A la Une 24/10/2007 à 12h30

A Paris, les campements bulgares du périph » évacués


Les occupants, travailleurs du bâtiment et désormais citoyens européens, sont plongés dans un trou noir administratif.


Dans le campement Porte de Montreuil, avant l’évacuation (Audrey Cerdan/Rue89).

Parisiens, vous ne verrez plus aujourd’hui les petites tentes que vous aperceviez furtivement de votre voiture, sur les bords du périphérique, entre la porte de Montreuil et la porte des Lilas. Ceux qui vivaient là, des Bulgares, donc citoyens de l’Union européenne, ont été évacués par la police.

« L’expulsion des occupants sans droit ni titre, pour la plupart des ressortissants bulgares, a été prononcée le 5 octobre 2007 par le tribunal de grande instance de Paris », dit le communiqué de la Préfecture de Police. La situation de 194 personnes a été examinée ; selon la préfecture, 169 ont accepté un rapatriement volontaire, et ont été conduits dans un centre de transit. Neuf autres devraient être régularisés après une formation. La situation des 16 restants doit être « réexaminée ».

Des hommes, tous costauds, font bouillir de l’eau dans boîtes de conserve

Nous sommes allés rendre visite à ces Bulgares, avant leur évacuation, Porte de Bagnolet. Il fallait contourner une palissade pour découvrir, derrière, les tentes, une cinquantaine, qui s’alignaient le long d’un sentier. C’était le matin, des hommes, tous costauds, « pomaks » (musulmans pour la plupart) faisaient bouillir de l’eau dans des grosses boites de conserve. Pas de femmes en vue. Au bout du chemin, en territoire roumain (une poignée de tentes bien séparées des autres), un tricycle cassé témoignait du passage d’enfants. Une poule picorait. Les conditions sanitaires étaient pitoyables.


Le campement bulgare, Porte de Bagnolet à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

« Je suis en France depuis cinq ans, et ici depuis cinq mois », nous a raconté Reyhan H., 35 ans. « J’ai dormi à droite et à gauche, chez des amis ou dans des tentes comme celles-ci. » Sa femme et ses enfants, âgés de 3 et 5 ans, sont en Bugarie, dans un village près de Varna. Comme tous les autres, Reyhan travaille sur les chantiers. Comme tous les autres, il fréquente quelques bars, dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis.

C’est souvent là qu’il trouve du travail : « C’est par exemple un patron turc qui nous place dans des chantiers conduits par des portugais », dit-il. Carreleur, il gagne 100 euros par jour, ce qu’il gagnerait en un mois s’il était resté à Varna. Il retourne chez lui une ou deux fois par an.

Ces Bulgares ne se considèrent pas comme des SDF. Ils ont un toit : chez eux, en Bulgarie ; ils ne sont là que pour des périodes provisoires, dures, mais lucratives. Les associations de sans-abris ne les voient d’ailleurs quasiment jamais passer sur leur écran radar. « Nos réseaux les croisent très rarement », reconnait Nicole Maestracci, la présidente de la Fnars.

En situation régulière, avec un travail régulier, mais sans logement

Depuis le 1er janvier, ils sont, de part leur nationalité, en situation régulière. Ils se lavent dans les bains-douche de la rue des Haies. Pour ces européens, trouver du travail n’est jamais un gros problème. Le bâtiment a besoin d’eux. Sauf que c’est illégal.

Chez Tony, un bar près du métro Strasbourg-Saint-Denis, des Bulgares sont dans la salle, mais aussi sur le trottoir, devant des deux-roues. Des grappes d’hommes qui ne parlent pas beaucoup.


Ils viennent boire des bières après le travail. Hassan est au bar, devant une bière, il fume des « GD blue ».

Agé de 33 ans, il est maçon, généralement dans des appartements ou des pavillons de banlieue ; arrivé il y a un an et demi, de la région de Varna lui aussi ; deux enfants et une femme auxquels il rend visite de temps en temps. Lui ne dort pas sous une tente, « mais chez un ami ». « En dix jours, je gagne autant qu’en six mois en Bulgarie », témoigne-t-il.

« Je n’ai pas de permis de travail, c’est vrai, mais faut bien manger. Certains essayent d’avoir les papiers, ils vont à la préfecture, ils essayent un mois, deux mois, et puis ils se rendent comptent que cela n’aboutit pas. C’est toujours compliqué : à l’agence d’interim, ils demandent un permis de travail de la préfecture ; à la Préfecture, ils demandent une adresse et une promesse d’embauche... »

Pour les banques, ce sont les même cercles vicieux : « Il faut prouver une adresse, avec une quittance EDF », mais pour trouver un logement, il faut un bulletin de salaire... Sans compte, il doit faire tous ses paiements en liquide.

Hassan entend bien être régularisé un jour. Mais il ne fera rien pour. Tant d’autres ont essayé en vain avant lui. Il sait que cela ne marche pas. Qu’attend-il alors ? « Une nouvelle loi ».

« Hassan » : à sa demande, le prénom a été changé.

Zineb Dryef et Pascal Riché
Photos : Audrey Cerdan

Mis à jour le 24/10/2007 à 14h00 : ajout du bilan chiffré de l’évacuation.


Dans le campement Porte de Montreuil, avant l’évacuation (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • Anonyme

    il va devenir nécessaire que rue89 choisisse.

    j’aime beaucoup le détail des « GD blue » !
    Ça donne du sirupeux sentimental, sans rien apporter au sujet.
    en plus la loi interdit ce genre d’image. Mais les lois, Rue89 par ses écrits à depuis longtemps signifié qu’elle faisait un tri selon ce qui l’arrangeait pour pondre du papier partisan.

    • r_v
      r_v
      • Posté à 13h22 le 24/10/2007
      • Internaute 9634

      Je trouve étonnant que la chose qui vous semble la plus choquante sur cette page est le fait qu’il y ait un paquet de clope ! Moi c’est pas ça qui me choque mais bon il est vrai que je lis aussi les textes.

      • Anonyme répond à r_v

        ce que je retiens de mon côté c’est que l’article sous entend que la France est xénophobe, que ces pauvres gens sont maltraités, etc...
        On glisse rapidement sur leur statut de hors-la-loi (même pour les Européens elles existent les lois !), sur les filières et sur les employeurs.

        au total l’article ne fait qu’effleurer le sujet, picorant des faits et anecdotes bien loin de la réalité, uniquement pour complaire au type de population majoritaire sur Rue89, qui ne demande qu’à bouffer et stigmatiser les gouvernants.

         
        • mathieu-s2
          • Posté à 14h13 le 24/10/2007
          • Internaute 18461

          Alors là, non, pas question de bouffer du Tsarko, ni du Devedjan, ni du Fillon
          quelle horreur...

          Remettez moi plutôt une tartine d’amiante, patron.

        • Anonyme

          quand les gouvernants nous renvoyent au pires heures de notre pays dixit le new york times, on ne peut que tenter de contourner la censure pour tenter de soigner nos blessures morales ! !
          des infos chocs sur Lien

          • Anonyme

            C’est toujours étonnant de voir les fluctuations de l’anti-américanisme, selon ce qu’écrivent les journaux américains

        • r_v
          r_v
          • Posté à 14h18 le 24/10/2007
          • Internaute 9634

          Desole mais je fais parti des bouffeurs de gouvernants qui pensent que les gouvernants sont les complices du patronat (difficile de dire le contraire avec SAS SARKOSI 1er), que ces mêmes gouvernants sont laxistes avec les patrons qui embauchent au noir des etrangers corveables a merci.

          En revanche je les trouve beaucoup moins laxistes quand il s’agit d’expulser les etrangers tout en les accusant de tous les maux pour satisfaires les trop nombreux xenophobes votant en france !

          • Anonyme répond à r_v

            Et en plus, l’expulsion est en contradiction avec leur amour des patrons. A moins bien sur qu’un flux régulier ne viennent alimenter la masse des travailleurs au noir.

            Ce qui est scandaleux, c’est que ces gens sont moins bien traités que ceux que nous faisions venir dans les années 70, alors que s’ils trouvent du travail, c’est qu’on a besoin d’eux.

            Alors, si on a besoin d’eux, autant les faire vivre dans des conditions décentes, c’est-à-dire leur donner un permis de travail et le permis de séjour associé, un salaire légal grêvé des charges sociales, suffisant pour pouvoir se loger, comme les Français qui font le même travail (s’il en reste).

        • Anonyme

          « Alors, nos amours sont mortes
          Envolées dans l’au-delà
          Laissant la clé sous la porte
          Sous la porte des Lilas

          La fauvette des dimanches
          Cell’ qui me donnait le la
          S’est perchée sur d’autres branches
          D’autres branches de lilas »

          (Brassens)

        • Anonyme

          Heu, cher Alviano-on-t’a-reconnu... et qui devrait agir sur les filières clandestines et les employeurs marrons, sinon les députés des gouvernants, la police des gouvernants et la justice des gouvernants ?

          « anecdotes bien loin de la réalité » ? Tu veux dire que les gens qu’a vus ce gros truqueur de Riché, ce seraient des figurants comme chez les gros pourris de TF1 ou de Match ? Oh là là, on m’en aurait menti ?

          PMB

          • Anonyme

            Ce n’est pas de moi, je suis désolé de vous contredire...Ne soyez pas obsédé par ma prose...
            D’ailleurs je la pensais reconnaissable
            Pour ma part, je pense que tout travailleur, y compris en situation irrégulière et qui dénonce son employeur devrait immédiatement voir sa situation régularisée.
            J’ajoute que les employeurs devraient relever de la correctionnelle quelque soit le nombre de clandestins employés.
            Par ailleurs les donneurs d’ordre dans le cas de sous-traitance devraient également relever de la même peine.
            C’est curieux comme la vertu se mettrait à régner à toute allure...
            Voilà c’est une solution simple...mais attention, il n’y a pas que des capitalistes à gros cigare dans ce pays...Il n’y a pas que des mémères à chienchien à bonnes Philippines ou Marocaines... Il y aussi des restaurants, couscous, Chinois, « Japonais », Français aussi à la plonge, des ateliers de confection, des épiceries ouvertes 24H/24, des artisans plombiers, des électriciens, des déménageurs, des paysans au moment des récoltes.
            En un an plus d’expulsions qui vous choquent tant elles deviendraient vite inutiles, je dirais même inexistantes.
            Moi je suis un partisan de la douceur et je signe toujours mes posts quitte à me faire plagier.
            C’est curieux je ne voulais plus écrire sur ce thème et je me rends compte que j’ai un public fidèle, c’est trop d’honneurs, je vous proteste que je ne le mérite pas.
            Alviano

        • pierrejcallard
          pierrejcallard
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 16h43 le 24/10/2007
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Il faut surtout être cohérents avec la choix qu’on fait. Ce n’est pas être xénophobe que de vouloir maintenir un espace qui est culturellement « chez-nous », mais il faut mettre la frontière quelque part et, là où elle est mise, elle doit protéger « en dedans » la solidarité qui doit accompagner l’appartenance. On a dit OUI à la Bulgarie, traitons les Bulgares comme des Français. L’heure est à poser les limites de l’Europe. Une Europe sans Turquie, sans Maghreb, sans immigration. Avant de me dire de droite, lisez donc ce lien : Lien

          Pierre JC allard

        • Anonyme

          Alors moi, je dois être un peu bête, ou je n’ ai pas bien lu entre les lignes, mais à quel endroit de l’ article peut-on lire que la France est xénophobe ?

        • Anonyme

          Les réactions précédentes ne peuvent que nous inciter à continuer, ces gens là sont dérangés par une information qui parle de la réalité quotidienne du monde dans lequel nous vivons.
          J’aurai souhaiter quand même, (désolé d’être aussi exigeant) d’en savoir un peu plus.
          J’ai un peu de doute pour les 100 euro par jour à moins que celui que vous aviez interrogé soit un caporal, chargé de regrouper ses co-nationaux pour les conduire sur les chantiers. En général je crois, ces ouvriers au noir, travaillent pour de petites sociétés souvent gérées par d’autres immigrés muni de permis de séjour sous-traitantes pour d’autres sociétés du bâtiment plus grosses, qui elles sont dirigés par des « gens bien de chez nous », ça serait intéressant de savoir quelles sont ces entreprises et à qui elles appartiennent.

          • Anonyme

            Perso je me faisais 100 euros par jour au black il y a qqes années, c’est plus ou moins le tarif partout.

            • Anonyme

              ouais, je confirme,
              c’est 100 euros, comme c’etait 100$ en californie il y a 6 ou 7 ans. mais bon, a ce prix la, tu bosses une bonne dizaine d’heures par jour, tu ne te plains pas, tu n’as aucune assurance sur quoi que ce soit, et demain, on verra.... il fera jour normalement....

              Alain pacifique

          • Anonyme

            Dans le cas des Chinois elles appartiennnent à la mafia, c’est une triade du centre-ouest dont j’ai oublié le nom.
            C’est pour ça que les clandestins Chinois résistent aux expulsions ou manifestent en masse ou...se jettent par la fenètre, c’est qu’en cas d’expulsion ils risquent leur peau pour ne pas pouvoir rembourser leurs frais usuraires de passage en France.
            Alviano

        14 autres commentaires
    • Anonyme

      papier partisan rue89..... fcht la c est la cerise sur le gateau de la mauvaise foi ! ! !
      rue89 vous assurez les mecs ! ! !
      des infos chocs sur Lien

    • celine_auriolles
      • Posté à 14h06 le 24/10/2007
      • Internaute 16297

      En tout cas, vive l’UE ! Discriminer des citoyens européens, faut le faire. C’est qui les prochains sans-papiers ? Les Bretons qui voudront aller travailler à Paris ? Si on ne voulait pas des Bulgares, alors il ne fallait pas laisser entrer la Bulgarie dans l’UE. Que je sache ces gens-là sont là pour travailler. On ne voit guère de Bulgares faire brûler des voitures jusqu’à preuve du contraire.

    • Anonyme

      pardonnez moi monsieur MAIS RUE 89 est le seul endroit ou l’on peut s’exprimer, ou cas ou vous ne l’auriez pas remarqué ! MOI JE PREFERE VOIR UN PAQUET DE GLOPE QUE LA TETE DU PETIT NAIN DE JARDIN TOUS LES SOIRS SUR LES CHAINES DE TV !

  • Mour59
    • Posté à 13h04 le 24/10/2007
    • Internaute 20300

    on le voit bien, le fait d’appartenir à l’UE ne change pas le statut de nombreux travailleurs de l’Est : des employés à bas prix !
    L’Europe n’a pas que deux vitesses, mais plusieurs face à ce qu’on appelle la mondialisation qui dessert plus que ne sert.
    Sauf celles et ceux qui ont une « ferrari ».
    On est vraiment mal barré !
    La mondialisation serait-elle comme l’Univers en perpétuel expansion et si non, comme je le crois, à quand le big bang ! ? !

    Mour

    • Anonyme répond à Mour59

      Ce que vous dites est faux : il y a aussi des cadres, j’en connais depuis longtemps. Mais on ne parle pas d’eux, car ils ne vivent pas dans des tentes sous les viaducs du périph.

  • Anonyme

    J’ai pas trop compris. Quand on est ressortissant européen on a besoin d’avoir un permis de travail ou de résidence pour aller dans un autre pays européen ?
    Je dis ca parcequ’il m est arrivé de travailler en espagne et en allemagne et je n’ai fais aucune démarche. Et c’était du travail légal, et la société qui m’embauchait était local, pas une annexe d’une boite francaise.

    Ou alors il n’y a que pour l’espace shengen où l’on a pas besoin de papiers ?

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 14h07 le 24/10/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Pour travailler en France, les étrangers doivent posséder un titre de séjour et une autorisation de travail. L’Acte d’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’Union européenne prévoit une période transitoire en matière de libre circulation des travailleurs.

      « Pendant la durée de cette période transitoire, les travailleurs bulgares et roumains, comme les travailleurs des Etats membres ayant adhéré à l’UE le 1er mai 2004 auxquels sont appliquées des mesures transitoires, restent soumis à l’obligation d’obtenir préalablement une autorisation de travail dans les conditions prévues par la législation nationale pour exercer une activité professionnelle salariée sur le territoire français ».


      Plus ici :
      Lien

      • Anonyme répond à Pascal Riché

        Merci, c est ce que je voulais savoir.
        Vu qu’on les a deja accepté dans l’europe, autant tout faire pour leur faciliter le passage au lieu de mettre des batons dans les roues, mais bon..

         
        • superBOB
          • Posté à 15h46 le 24/10/2007
          • Internaute 18754

          Certes, mais le problème c’est qu’à droite on aime pas les étrangers et à gauche on a peur du plombier polonais...

        • Anonyme

          ok pour les etrangés en france mais que ceux qui les soutiennent les prennent chez eux et subviennent a leurs moyens (nourriture logement etc)

        • Anonyme

          Oui, mais nous n’avons pas assez de demande pour employer quelques dizaines de millions de gens payés 100 Euros par mois chez eux, pour qui le SMIC paraît la fortune.

          Mieux vaut les aider à remettre leur pays sur pied et s’enrichir chez eux, où les besoins sont plus grands. C’est d’ailleurs bien à ça que tendent les subventions européennes et les prêts de la BERD et autres banques de ce type.

        3 autres commentaires
    • Anonyme

      Helas ! Il faudrait prévenir les prefectures françaises de quelques evolutions qu’a connu notre continenet depuis peu (création de l’europe, espace shengen...) Car je peux témoigner, en tant qu’espagnole, que l’administragtion française a quelques « ratés » du coté de la libre circilacion des travailleurs en Europe. J’en ai personnellement fait les frais lorsque je me suis installée en france, renvoyée de la rpefecture à la sécu et de la sécu à la rpefecture pour obtenir ce qui m’était du : la possibilité de travailler librement en France (je précise que j’avais déjà un emploi dans un service public et que j’ai travaillé plusieurs mois dans cete sorte d’« illégalité »)

      • Anonyme

        Et au contraire, quand je suis parti en Espagne (Ténérife est peut etre différent du reste du territoire à ce niveau, mais ca m’étonnerait), on ne m’a rien demandé. Peut etre que j’aurais du aller a la préfecture pour prévenir, mais en tout cas je n’ai jamais eu de problèmes, ni meme avec la police.

        Personnellement je me sens mal a l’aise que la France demande autant de papiers aux étrangers alors qu’on nous fout la paix quand on va chez eux...

  • mina33
    • Posté à 13h31 le 24/10/2007
    • Internaute 20303

    J’ai du mal à comprende ce qu’il se passe en France en ce moment ! J’ai l’impression d’être dans une quatrième dimension ! Mais comment est-ce possible que des gens au 21ème siècle vivent dans la misère ? ? ? Mais je voudrais aussi comprendre quelque chose ! Tous ces artistes qui se mobilisent pour les SANS-PAPIERS, sont-ils prêts à accueillir chez eux certains d’entre eux, juste le temps qu’ils puissent « sortir de l’eau » ?
    Comment se fait-il que dans une mairie socialiste, on ne fasse pas de social ?
    Aidez moi à comprendre, je suis dépassée par notre civilisation... euh...non ! pas civilisation ! ! !

    • romi45
      romi45 répond à mina33
      découvre l'information
      • Posté à 13h38 le 24/10/2007
      • Internaute 20205
        découvre l'information

      ca c’est une bonne question ! !

      est ce que les gens qui passent à la tele pour denoncer les conditions misérables dans lesquelles vivent certains ressortissant européens (et non européens) sont pret à les accueillir chez eux.

      • Alexad
        Alexad répond à romi45
        • Posté à 14h02 le 24/10/2007
        • Internaute 8145

        Non ce n’est pas la bonne question ! !
        La question est : est-ce que sous prétexte que vous êtes logés, bien rémunérés, vous devez alors détourner votre regard, ignorer et vous taire ? ? ?

         
        • romi45
          romi45 répond à Alexad
          découvre l'information
          • Posté à 14h22 le 24/10/2007
          • Internaute 20205
            découvre l'information

          Je ne suis pas prétentieux au point de dire c’est LA bonne question

          Je dis juste que c’est UNE bonne question

          Maintenant je ne détourne pas les yeux je travaille je tente de vivre à peu prés décemment

          Mais je ne vais pas hurler sur tous les medias que le monde est deguelasse, que ce n’est pas normal, qu’il faut faire quelque chose, et après je rentre sagement chez moi au chaud en regardant ce que mon passage dans les medias suscite comme réactions.

          Cdlt

        1 autres commentaires
      • Jean-Jacques Louis
        • Posté à 22h10 le 24/10/2007
        • Internaute 2277

        Oui ! Je l’ai fait. J’ai logé un Nigérian qui avait toute la police d’Antwerpen aux fesses.

      • Anonyme répond à romi45

        Recel d’étranger en situation irrégulière, si j’ai bien lu, ça vaut 5 ans fermes. Je ne crois pas que ça ait jamais été appliqué, mais ça incite plus a conspuer qu’à agir.

    • Anonyme répond à mina33

      La misère dans les pays de l’est, c’est facile à expliquer : 50 ans de communisme.

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 13h37 le 24/10/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Travailleurs du bâtiment sans logement mais une misère que l’on veut « loger » ailleurs... loin très loin des regards !
    Lien

  • Anonyme

    Je travaille en banlieue ouest.
    On sait qu’ils travaillent au black mais pendant que les gens se focalisent sur les grands noms du BTP ils ne regardent pas les petits sous-traitants, portugais il est vrai pour une grande part.
    Ceux que je vois ne travaillent pas sur les chantiers mais pour les sous-traitants de matériel de chantier. C’est encore plus vicieux.

    Au départ j’étais assez étonné, ils avaient l’air européen, après j’ai compris qu’en effet il y avait une bonne raison, européens ils le sont sans avoir le droit de travailler. Encore quelques mois de patience pour eux et ils pourront être embauchés légalement mais de mon expérience des ressortissants des pays de l’Est, ça m’étonnerait qu’ils trouvent le bénéfice aussi intéressant que ça, ils vont devoir payer les charges salariales et ils verront leurs revenus chuter du même coup. Comme vous le dites dans l’article, ils font un peu ce que les Polonais avaient fait à une époque (il y a une quinzaine d’années), ils viennent travailler au black pour payer la maison et se permettre un meilleur niveau de vie, ce sont des coups vite faits mais ils savent où ils habitent, chez eux en Bulgarie pas en France. La tente en bordure du périph ne le coûte pas un cent, ils ne seraient pas disposés à payer 800 euros de loyer et payer des impôts.

    En tout cas, ça montre clairement que le travail au black est vraiment bien structuré depuis des années en France et qu’il y a des filières aussi efficaces que pour l’immigration clandestine.

    • Anonyme

      pas disposés à payer 800€ de loyer et des impôts ! ! ! mais combien croyez vous qu’ils gagnent ? Je crois que vous êtes à cote de la plaque cher 13H38 qui travaille en banlieue ouest... mon expérience, c’est qu’on est en général moins bien payé au black que déclaré dans le bâtiment, et pas de couverture sociale ni aucune aides (logement, transport, etc...). On dirait presque (peut être que je me trompe) que vous les considérez comme des profiteurs. Ils travaille et consomme en France, ils produisent de la richesse et payent de la TVA.
      riton

      • Anonyme

        On voit que vous ignorez tout du travail au black, 100 euros par jour je ne les gagne pas en étant déclaré. Bien le bonjour à « jesaistoutland », où l’école de l’éducation n’a pas eu l’heur d’avoir vu ériger ses fondations.

         
        • Anonyme

          Ils font peut-être plus d’heures d’un travail plus dur. Et comme le patron n’a pas de charges sociales, ni de taxe professionnelle à payer, lui, ça ne lui coute pas plus.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Si l’article dit juste, 100 Euros net par jour. 20 jours par mois = 2000 Euros. S’ils font un peu de rab, le Samedi, plus que ça. Mais comme ils viennent pour gagner du fric et pas pour s’installer, ils préfèrent vivre sous la tente que payer un loyer et des impôts.

        Faut pas prendre les gens pour des imbéciles : même un Bulgare, ça sait compter !

         
        • Anonyme

          Un Bulgare, cela sait plus que compter.... Cela sait surtout se débrouiller et garder le sens de l’humour dans des conditions dans lesquelles un Français se plaindrait et attendrait des aides de n-genres de l’Etat-providence....

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Et les grands du BTP savent très bien sous-traiter !

    • Anonyme

      Pourquoi tu vas pas couché dans une tente ? C’est l’hiver profite en..

  • Anonyme

    Il me semble que l’Union Européenne n’a pas encore ratifié le traité pour la libre-circulation des bulgares dans l’espace schengen (2009 ?).

    • Anonyme

      c’est fait depuis 2001....tu confonds avec le droit de travailler.

  • Anonyme

    Ces Bulgares ont des papiers, ils sont européens et ils travaillent. Ne serait-il pas bon, dans ces cas là de contraindre leurs patrons de faire un minimum pour les loger ? Si bien sûr ils ne sont pas employés au noir...
    Et dans ce cas là, il est sûrement facile non seulement de verbaliser ces patrons voyous, mais en plus les obliger d’engager en CDI ces travailleurs exploités...
    S’ils veulent ensuite les licencier, ils passeront par les Prud’hommes... Normal quoi !

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    • mathieu-s2
      • Posté à 14h26 le 24/10/2007
      • Internaute 18461

      Si vous lisez attentivement le papier, et si vous réfléchissez un peu à la situation concrète, vous voyez que la solution « évidente » que vous nous exposez n’a rien à voir avec les choix que ces personnes font, ont faits et feront...

      Vous dites d’ailleurs vous-même : « si d’ailleurs ils ne sont pas employés au noir ».

      Alors qu’évidemment ils sont « employés au noir » et qu’ils ne souhaitent pas qu’il en aille autrement...

      Le monde n’est pas parfait, ni les gens...

      Il aurait peut-être fallu prévenir ce genre de dérive avant d’intégrer la Bulgarie (comme quelques autres pays) à l’Union européenne.

      Qui sème le vent récolte la tempête...

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