Détecter un homo à vue de nez, c'est possible ?
Peut-on réellement savoir si un garçon est gay, simplement en le regardant ? Une étude très sérieuse a tenté de le savoir. Et, selon ses résultats, la réponse est plutôt oui... Vraiment ?
Peut-on réellement savoir si un garçon est gay, simplement en le regardant ? Une chercheuse très sérieuse en psychologie sociale de l’université de Tufts, dans le Massachusetts, a tenté de le savoir en mesurant à quelle vitesse une personne détecte l’orientation sexuelle de quelqu’un.
Nalini Ambady a donc montré à un groupe d’étudiants les visages de 90 hommes -la moitié gay, l’autre hétéro, et leur a demandé si chacune de ces personnes était gay ou pas, selon eux. Les photos « sources » étaient trouvés sur des sites de rencontres et surtout sur Facebook, dont on savait déjà qu’il pouvait révéler votre orientation sexuelle à votre insu.
La durée d’exposition à chaque photo variait entre 10 secondes et 33 millisecondes, et les photos étaient tronquées afin de dissimuler la coiffure et les vêtements, ainsi que tout élément de contexte. Et il en résulte que dès 50 millisecondes, les étudiants étaient capables de donner un résultat, évidemment pas correct à 100%, mais plus que ce que le hasard, seul, pourrait expliquer.
Deux tiers de réponses justes
En effet, le seul hasard, estime la chercheuse, donnerait une probabilité de trouver la « bonne » réponse dans 50% des cas. Et dès 50 millisecondes, les étudiants ont répondu sans se tromper dans 57% des cas. Dans les cas où ils avaient la liberté de regarder les photos aussi longtemps qu’ils le voulaient, ils tombaient juste dans presque 70% des cas.
Comment expliquer, malgré le taux d’erreur, une telle efficacité ? Nalini Ambady l’explique par l’instinct naturel à rechercher un partenaire. Les femmes chercheraient à exclure un partenaire inapproprié, tandis que les hommes chercheraient à éliminer un potentiel rival.
Relativisons tout de même : on ne sait rien des étudiants cobayes, qui sans doute étaient gays pour certains d’entre eux, puisque jusqu’à preuve du contraire, les mieux placés pour reconnaître un gay sont encore... les autres gays !
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- Sur tetu.comL'article original sur le site de TÊTU
- Sur tetu.comArticle de TÊTU : "Comment Facebook peut révéler votre homosexualité"
- Sur rue89.comLe « kiss-in » : lutter contre l'homophobie par un baiser
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doctorant
doctorant
Je vais regarder l’article scientifique de très près, mais cela m’a tout l’air d’une grosse farce.
- en faisant appel à notre bon sens, mais si vous désirez des sources, référez vous aux travaux classiques en sociologie quantitative ou aux réflexions de Ian Hacking sur les catégories, nous pouvons dire que de poser la question incite à plus d’attention à l’objet d’étude. Exemple : si je vous dis qu’il y a des fautes d’orthographe dans mon texte, vous les trouverez plus facilement que si je vous ne dis rien.
- deuxièmement, en tant que statisticien, je peux vous dire qu’un taux de 57% sur un groupe d’étudiants dont on ne connait pas la taille ne permet pas de conclure que c’est significativement différent de 50%, C’est même très peu sur 15 personnes (pour 90 visionnages) (généralement un ordre d’idée de taille de groupe test), plus tangible sur 100 personnes. Donc c’est peut être bien un hasard. Mais je lirai l’étude pour vérifier cela.
- Enfin 57%, s’ils n’étaient pas du au hasard, ça reste en soit 43% de chances de se tromper, donc les conclusions sont assez peu pertinentes, surtout au vu de la première remarque.
Au final, une étude qui ne dit rien de notre vrai jugement social, et qui se fait mousser en surfant sur une polémique. j’attends le prochain article sur le cannabis ou le vote des français...




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