Vie de bureau 08/12/2009 à 12h11

Prof et séropo, j'ai appris à pratiquer mon métier autrement

Cedric P. | Enseignant certifié sur poste adapté


Un immeuble à Varsovie lors de la Journée mondiale contre le SIDA en novembre 2009. Crédit : Kacper Pempel / Reuters

Trente ans après le début de l’épidémie, le VIH/sida reste en France une pathologie taboue, on est considéré comme le pestiféré, le lépreux d’autrefois. Ce qui m’oblige à témoigner sous un faux prénom pour me protéger (et protéger ma famille).

J’ai découvert ma séropositivité en 1999, et ce fut pour moi une annonce de mort : le médecin avait beau m’expliquer que cela se soignait bien grâce aux trithérapies, je me suis vu dans le trou ! Je n’ai pas eu le temps de me laisser aller car trois jours plus tard je me retrouve aux urgences, puis hospitalisé pendant un mois et demi pour traiter, et guérir, ma pneumocystose qui trainait déjà depuis plusieurs mois sans que je le sache.

Mes amis sont restés mes amis, mais hélas, je sais que ce n’est pas toujours le cas. Il faut trouver les bons mots et le bon moment pour le dire. On ne dit pas entre le fromage et le dessert : « Ah au fait, faut que je vous dise, je suis séropo ! ». Je sentais bien que je les faisais entrer là dans mon intimité, et cela nécessitait que je trouve le bon moment pour le faire. C’est une annonce très violente pour soi-même aussi bien que pour les autres.

Je reprends le travail le plus vite possible

C’est dans le travail que ma séropositivité a eu les plus grandes répercussions. J’ai démarré ma trithérapie au printemps 1999, à la fin de mon hospitalisation pour pneumocystose, forme très grave de pneumonie, qui apparaît fréquemment lorsque l’on entre en stade sida. J’ai pu reprendre le travail quelques mois après ma sortie de l’hôpital car j’avais une grande volonté de m’y remettre, mais mon séjour à l’hôpital, précédé de l’annonce de mon VIH, m’avait beaucoup secoué et j’avais besoin de souffler.

J’étais quand même entré en phase sida C4 avec 26 T4 survivants et une charge virale de 1,6 millions de copies par millilitre de sang (pour plus de détails sur la charge virale, je renvoie à ce document qui explique assez clairement de quoi il s’agit exactement) Ça calme ! Sans les médicaments antirétroviraux, je ne serais sans doute plus là.

J’ai donc repris mon travail d’enseignant à la rentrée 1999 et j’ai tenu bon, car j’aime mon métier, que j’ai pratiqué dans différents contextes par le passé avant d’être titularisé en 1998 suite à mon Capes. Mais peu à peu, les choses sont allées en se compliquant : sournoisement, mes traitements antirétroviraux, très toxiques, ont fait des dégâts par les effets secondaires qu’ils ont provoqués dans mon corps.

Les lipoatrophies (perte des tissus adipeux) ont ravagé mes jambes progressivement, à mon insu, sans compter ma cythopathie mitochondriale qui a stoppé ma centrale énergétique interne, d’où mes fréquents coups de barre me laissant KO.

Prendre ses médicaments en cachette

Début 2003, j’étais au bout du rouleau, épuisé par mes traitements, d’autant plus que je travaillais dans un collège difficile, avec des classes très dures, qu’il me fallait tenir à bout de bras au quotidien. Déjà que quand on est en pleine forme le métier d’enseignant est épuisant nerveusement aussi bien que physiquement et intellectuellement (je me rends compte aujourd’hui que l’on forme un tout et que l’on ne peut pas se saucissonner, lorsque le psychique est atteint c’est le physique qui trinque aussi).

Alors quand on souffre d’une pathologie qui implique un traitement lourd, handicapant et socialement stigmatisant, cela devient une vraie galère, d’autant plus que les élèves sont impitoyables et s’engouffrent dans la moindre de vos vulnérabilité, qu’ils sentent comme s’ils avaient des antennes. Je prenais alors mes médicaments du midi en cachette dans les toilettes, pour éviter les questions des collègues pendant le déjeuner, questions qui n’auraient pas manqué de surgir.

Il n’était évidemment pas question que les élèves de mon collège apprennent ma séropositivité, car cela se serait immanquablement retourné contre moi, certains élèves, voire certains parents, en profitant pour me vulnérabiliser.

De la classe au tutorat pédagogique par internet

Heureusement que je bénéficie d’un statut protecteur, sinon je me serais retrouvé au chômage, placé au mieux en Allocation adulte handicapé, avec un revenu d’environ 700 euros nets par mois. Je serais devenu pauvre et précaire, comme c’est le cas pour une majorité de personnes séropositives, la moitié étant sans emploi.

Il ne m’était pas possible physiquement ni mentalement de faire face à la classe. La rupture était telle que j’aurais couru à l’abattoir ! J’ai donc été placé en congé de longue maladie, avec maintien de mon salaire, début 2003, congé que je faisais renouveler tous les 3 mois.

Depuis 2007, je travaille en poste adapté à domicile, étant reconnu travailleur handicapé avec une Reconnaissance de quotient de travailleur handicapé accordée par la Maison des personnes handicapées, anciennement Cotorep, et je corrige des copies à domicile pour le Cned. Il me faut impérativement un poste assis.

Plus handicapé que malade

Personnellement, ma séropositivité me fait sentir plus handicapé que malade, car je ne suis pas malade à proprement parler, puisque je prends des médicaments pour ne pas l’être (mais ce sont justement ces médicaments qui m’ont porté préjudice tout en me sauvant, c’est tout le côté paradoxal de mon traitement).

Grâce à ce poste qui me convient très bien, j’ai la chance de pouvoir me former à de nouvelles compétences, car en plus de mes copies je m’investis dans le travail à distance par Internet et participe à divers groupes de travail avec des collègues.

Je peux continuer à exercer mon métier tout en le pratiquant autrement, c’est-à-dire sans être en présence d’élèves dans un établissement classique mais en suivant des élèves vivant dans le monde entier, dont je corrige les copies et à qui je suis aussi amené à proposer du tutorat pédagogique par Internet.

C’est une chance incroyable, car je ne cesse de me former depuis que je suis sur ce poste, et d’enrichir mon expérience et mes compétences. Pour éviter de broyer du noir, j’essaie de ne plus penser à longue échéance. Je suis toujours de ce monde et c’est déjà énorme.

Cette clandestinité vis-à-vis de mes collègues, j’aurais préféré l’éviter. Mais être malade est source de suspicion dans le monde du travail, qui plus est quand on est séropositif au VIH. Pourtant, cette pathologie concerne tout le monde, tous les âges, toutes les catégories sociales, les hommes aussi bien que les femmes, les hétéros aussi bien que les homos.

I have a dream : je rêve qu’un jour une campagne telle que « 2 millions de héros ordinaires » pour le cancer soit possible pour les personnes séropositives.

  • 23030 visites
  • 56 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 12h24 le 08/12/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Chapeau.

  • A déménagé le 21-11-2011
    • Posté à 12h30 le 08/12/2009
    • Internaute 73102
      non connue

    Bon courage, et merci pour votre témoignage.

  • gadge
    gadge
    enseignante
    • Posté à 12h53 le 08/12/2009
    • Expert 94663
      enseignante

    Sachez aussi que de nombreuses personnes conçoivent de contoyer un(e) séropositf(ve) sans que cela ne pose le moindre problème.

    Votre témoignage fait mieux connaître une certaine situation et donc aide à faire reculer l’intolérance et la peur liées à l’ignorance.

    Courage !

    • Cedric P.
      Cedric P. répond à gadge
      Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
      • Posté à 13h22 le 08/12/2009
      • Expert 98248
        Enseignant certifié sur poste (...)

      Disons que dans le monde du travail, il faut encore se montrer extrêmement prudent. Je pense que les personnes séropositives ne sont pas encore pleinement reconnues par la société, leur pathologie étant encore très taboue.

      • raphael.w
        raphael.w répond à Cedric P.
        • Posté à 11h57 le 09/12/2009
        • Internaute 65284

        Bonjour,
        je conçois qu’il y ai encore un tabou envers cette maladie. Cependant n’est ce pas en brisant ces tabous que les choses avanceraient ?
        La peur vient de l’ignorance,le tabou la renforce.
        Il m’est difficile de me mettre à votre place évidemment, mais je pense que c’est en affrontant le regard des autres et en brisant ces tabous que la reconnaissance viendra, non en cachant

         
        • Badgud
          Badgud répond à raphael.w
          Athée
          • Posté à 14h17 le 09/12/2009
          • Internaute 75022
            Athée

          Plus facile à dire qu’à faire.

        • Cedric P.
          Cedric P. répond à raphael.w
          Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
          • Posté à 17h13 le 09/12/2009
          • Expert 98248
            Enseignant certifié sur poste (...)

          on brise les tabous progressivement, il faut aussi se protéger...

        2 autres commentaires
  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 13h19 le 08/12/2009
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    La rédaction de Rue89 aurait-elle changé d’avis en publiant ce beau témoignage ?
    Lien

    • tobernite
      tobernite répond à ON M RSA2012
      • Posté à 14h04 le 08/12/2009
      • Internaute 13822

      Sidaction relève de la société du spectacle, alors que ce témoignage nous instruit et nous incite à ne rien lâcher sur la recherche médicale. Et celle-ci n’a pas besoin de charité puisqu’elle est déjà confortablement appointée par l’État, c’est à dire nous.

      J’ai été d’autant plus touchée par cet article, que je connais moi-même un jeune prof du secondaire séropo, qui tient tête aux virus, au traitement, aux petits fauves de ses classes, aux préjugés, aux injustices en tous genres ... et aux aléas de la création photographique. De quoi dynamiser tout son entourage !

      • ON M RSA2012
        ON M RSA2012 répond à tobernite
        Touché en plein coeur
        • Posté à 14h14 le 08/12/2009
        • Internaute 85545
          Touché en plein coeur

        Je n’ai rien à rajouter sur la posture de la rédaction de Rue89 concernant le 1er décembre : Journée mondiale de lutte contre le SIDA.

        Tout a déjà été écrit dans le lien que j’ai précisé

      • de passage
        de passage répond à tobernite
        • Posté à 20h11 le 08/12/2009
        • Internaute 30356

        j’ai du mal à admettre que se retrouve en commentaire sélectionné ce commentaire qui nomme les élèves des « petits fauves » (tout en dénonçant juste après les « préjugés », vive les contradictions !). Je dirai simplement que mon expérience m’a montré que les profs qui s’en sortent sans problèmes avec les élèves ne sont certes pas les plus « fragilisés » (comme le dit l’article, les enfants ont des « antennes »), mais pas non plus les plus rigides, ce sont celles et ceux qui considèrent leurs élèves comme des êtres humains et non des animaux... et alors, sans exception, leurs élèves le leur rendent bien.

  • nanouD
    nanouD
    citoyenne
    • Posté à 13h59 le 08/12/2009
    • Internaute 71941
      citoyenne

    Bravo pour votre combat contre la maladie et votre méfiance à l’école : on vous aurait écorché vif...

    Pensez aussi à cette chance, que vous reconnaissez d’ailleurs, de pouvoir poursuivre votre métier.
    Dans le privé,c’est la porte et la misère ensuite.

    Bien à vous

    • Cedric P.
      Cedric P. répond à nanouD
      Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
      • Posté à 14h23 le 08/12/2009
      • Expert 98248
        Enseignant certifié sur poste (...)

      « Dans le privé,c’est la porte et la misère ensuite. »

      ce qui démontre que le modèle à suivre n’est pas le privé, mais le public : quel intérêt a la société à ce que les personnes souffrant de pathologies chroniques handicapantes vivent dans la misère ? aucun... car si je suis bel et bien handicapé, je peux travailler, sous réserve d’être sur un poste de travail adapté à ma situation de handicap ; en travaillant, je touche un salaire décent et je peux faire vivre l’économie tout en subvenant à mes besoins de base.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h34 le 08/12/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Merci pour ce témoignage détaillé et si réel.
    C’est vrai que si travailler dans l’enseignement est plutôt un avantage pour des maladies longues, compte tenu des possibilités d’aménagement, il n’en demeure pas moins que c’est un métier très physique.
    C’est une bonne chose que vous ayez trouvé des satisfactions dans ce nouveau poste. J’espère que vous avez aussi des contacts de visu, professionnels ou non, qui vous maintiennent dans un relationnel « ordinaire ».
    La clandestinité souvent de mise dans ce genre de situation est probablement plus facile à gérer. Mais il faut reconnaître qu’elle participe, bien involontairement, à la baisse de vigilance. Tout ça entretient les mêmes tabous de notre civilisation, dans laquelle la mort, la maladie, la vieillesse sont bien cachées et faussement ignorées.
    Peut-être que des philosophies venant d’autres civilisations pourraient donner un éclairage différent et optimiste ?

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 15h04 le 08/12/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Ne devrait-on pas pouvoir bénéficier immédiatement d’une forme de retraite quand on se retrouve condamné par un virus ?

    • barbouille
      barbouille répond à Iv
      surfeuse
      • Posté à 19h55 le 08/12/2009
      • Internaute 62861
        surfeuse

      l’isolement n’est pas la meilleure solution. Gardé une vie professionnelle, c’est vivre aussi.

      • Iv
        Iv répond à barbouille
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h17 le 09/12/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Y avoir droit ne veut pas dire la rendre obligatoire. Il y a pas mal de boulots qui sont une contrainte...

  • Pictulo
    • Posté à 15h31 le 08/12/2009
    • Internaute 23785

    Difficile de quitter cet article sans laisser un commentaire, ce serait comme claquer une porte.
    Mais que dire ? Que votre courage me touche, et que je vous souhaite, à vous et à votre entourage, le meilleur pour la suite.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h28 le 08/12/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est sur qu’avec ces cons de lycéens c’est pas une bonne idée que d’avouer avoir le sida.

    Mais si un de mes collègues était séropositif, je lui serais gré de m’en informer, premièrement pour rester loin de lui le jour où je choppe une grippe ou une gastro et éviter d’avoir sa mort sur la conscience ; et deuxièmement pour rester loin de lui le jour où il se vide de son sang pour éviter d’avoir ma mort sur la conscience.

    Le sida, c’est pas la lèpre, c’est quand même nettement moins contagieux, mais vu que c’est mortel et sans espoir, faut quand même faire gaffe.

    • Cedric P.
      Cedric P. répond à Keldan
      Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
      • Posté à 18h01 le 08/12/2009
      • Expert 98248
        Enseignant certifié sur poste (...)

      « et deuxièmement pour rester loin de lui le jour où il se vide de son sang pour éviter d’avoir ma mort sur la conscience. »

      dans le genre ignorant, et même ignare, des modes de contamination, vous faites très fort ! ! !

      comment peut-on se protéger de votre bêtise ?

      • Keldan
        Keldan répond à Cedric P.
        Now future & karpe diem
        • Posté à 13h54 le 09/12/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Ha ouais ? Le sang ne transmet pas le sida ? Ça c’est une grande nouvelle qui va faire plaisir à Fabius !

        La connerie dont il faut se protéger ce n’est pas de la mienne, mais celle de ceux qui osent prétendre qu’une giclée de sang dans l’œil est sans risque !

    • samivel51
      samivel51 répond à Keldan
      Jeune insolent
      • Posté à 19h14 le 08/12/2009
      • Internaute 28345
        Jeune insolent

      Keldan, toi aussi tu mourras un jour. Peut-être même avant lui. Et ta maladie à toi ne laisse vraiment aucun espoir.

      • Keldan
        Keldan répond à samivel51
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h07 le 09/12/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        En effet, un petit cancer surprise et express peut m’enterrer dans moins de cinq ans. Et pour éviter de le filer aux autres, je ne fume pas dans les lieux publics.
        De même que je fais gaffe quand j’ai une grippe, une gastro, n’importe quoi que de contagieux, je fais tout pour ne pas en faire profiter le reste du monde.

         
        • Cedric P.
          Cedric P. répond à Keldan
          Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
          • Posté à 17h15 le 09/12/2009
          • Expert 98248
            Enseignant certifié sur poste (...)

          le sida n’est pas contagieux mais transmissible... vos hypothèses sur la giclée de sang dans l’oeil relèvent plus de la paranoïa que de la réalité (il faudrait une sacrée quantité de sang ET que la personne soit hautement contaminante, avec une CV élevée)

          • Keldan
            Keldan répond à Cedric P.
            Now future & karpe diem
            • Posté à 17h52 le 09/12/2009
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Ouais, il y a surement une différence dans l’esprit des toubibs, et ça doit les éclater de définir avec précision chacun de leurs termes.

            Sauf que je suis pas toubib, et qu’au final ça revient au même : on peut le chopper à partir d’un type qui l’a déjà choppé.
            C’est comme le cancer de la clope, ça beau ne pas être un virus, c’est contagieux : un fumeur rendra malade les gens autour de lui.

            Quant à la paranoïa, soit. Mais c’est la paranoïa qui permet d’éviter les erreurs, parce que je sais aussi qu’une relation sexuelle ne donne qu’une petite chance de contamination.
            C’est pas pour autant que je tirerais un coup sans capote !

            C’est comme rouler sous LSD qui ne provoque pas forcément d’accident, boire pendant la grossesse ne provoque pas forcément de malformation, se piquer à l’héro ne provoque pas forcément une overdose, jouer à la roulette russe n’étale pas forcément la cervelle sur les murs (sauf avec un semi-auto : D).

            Je suis peut être un pur produit de ma génération à laquelle on a présenté le sida comme le pire des fléaux qui soit, qu’il ne faut vraiment mais vraiment pas déconner avec ça et qu’on ne doit jamais hésiter à demander sa stéribox, mais on ne me sortira jamais de la tête que le sang et le sperme sont dangereux.

            Et vaut largement mieux penser comme ça, car trop de précaution ne nuit pas, plutôt que comme les débiles qui pensent qu’une douche et une prière sont une protection efficace.

        2 autres commentaires
    • barbouille
      barbouille répond à Keldan
      surfeuse
      • Posté à 19h55 le 08/12/2009
      • Internaute 62861
        surfeuse

      Les collégiens sont pires.

    • kikoo79
      kikoo79 répond à Keldan
      Ca va bien merci
      • Posté à 21h04 le 08/12/2009
      • Internaute 95074
        Ca va bien merci

      « Mais si un de mes collègues était séropositif, je lui serais gré de m’en informer, premièrement pour rester loin de lui le jour où je choppe une grippe ou une gastro et éviter d’avoir sa mort sur la conscience ; et deuxièmement pour rester loin de lui le jour où il se vide de son sang pour éviter d’avoir ma mort sur la conscience. »

      C’est vrai, qu’on l’avoue ou pas, le sida ça fait peur. Ou plutôt, c’est de la mort et de la souffrance dont on a peur. Moi je sais que j’aurais beau essayer de me contrôler, si j’apprends qu’un de mes collègues est séropo, j’essaierai de l’éviter je pense.

      C’est très con, mais n’est-ce pas profondément humain ?

      • Cedric P.
        Cedric P. répond à kikoo79
        Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
        • Posté à 21h10 le 08/12/2009
        • Expert 98248
          Enseignant certifié sur poste (...)

        et pourquoi essaieriez-vous de l’éviter ? alors que vous ne risquez strictement rien... vous pouvez même boire dans son verre et manger dans son assiette, dites-donc ! ! les idées fausses sur le VIH/sida et les personnes séropositives sont encore légion en 2009 : -(

        (votre propos confirme les craintes exprimées dans mon texte, hélas...)

      • Keldan
        Keldan répond à kikoo79
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h25 le 09/12/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Il ne s’agit pas de l’éviter, mais d’être au courant d’un fait qui peut porter un grave préjudice dans certains cas.
        Par exemple le mec se blesse méchamment, il saigne abondamment, on veut comprimer la plaie, ça gicle dans les yeux et si on manque de chance c’est foutu (même si l’autre naze ose prétendre le contraire).

        Mais tu peux bien lui serrer la main, y’a pas de soucis (enfin sauf si il a une serpillère à la place de la main : D). C’est juste comme pour toutes les maladies contagieuses, y’a des précautions à prendre, d’autant plus lorsqu’il n’existe aucun remède.

         
        • Cedric P.
          Cedric P. répond à Keldan
          Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
          • Posté à 17h15 le 09/12/2009
          • Expert 98248
            Enseignant certifié sur poste (...)

          le VIH/sida n’est PAS contagieux, mais TRANSMISSIBLE ce qui n’est pas la même chose...

        1 autres commentaires
  • vol19
    • Posté à 17h18 le 08/12/2009
    • Internaute 13492

    Un témoignage important pour rappeler ce que fût la violence sociale pour les malades du Sida à un moment ou de plus il n’y avait pas de protocole médical.
    Il n’empêche que ce témoignage pose aussi le problème du « regard des autres », des activités professionnelles qui se situent dans la relation à un groupe... enseignement, formation, animation d’une équipe...et comment effectivement les groupes d’élèves, à un moindre degré stagiaires perçoivent vite les failles et comment celà peut rapidement produire des réactions. Certains antidépresseurs produisaient l’effet d’une bouche sèche, ce qui se perçoit dans l’élocution. Un jour dans un session de formation avec des cadres de ressources humaines, une des participantes est venue me voir pour me dire qu’elle aussi avait du prendre des antidépresseurs qui lui donnaient un bouche sèche pendant des mois ou elle avait du assurer un plan de licenciement... Comme l’usage est d’être évalué en terme de satisfaction en fin de formation et comme l’usage est de virer les intervenants qui n’ont pas 80% d’évaluations positives... La question qui se pose, c’est la réaction selon les métiers, statuts... Pour un fonctionnaire statutaire, le statut est plutôt protégé, par contre pour les statuts plus précaires contractuels, vacataires, intérimaires, freelance et selon certains métiers le risque de glissade sociale, de tomber dans la grande précarité est beaucoup plus important... ce qui finit par exclure également. S’il est possible sur un plan médical, social de survivre à certaines épreuves, redéfinir un projet de vie avec des activités sociales, professionnelles intéressantes est parfois plus difficile.

  • Abdu
    Abdu
    OSNI
    • Posté à 17h37 le 08/12/2009
    • Internaute 92397
      OSNI

    C’est déjà dis, mais je le redis : bravo et merci.

    Bravo car ce témoignage est d’une grande précision tout en n’imposant rien au lecteur (morale, sentimentalisme ou autre).
    Merci car il est indispensable pour faire connaître et comprendre cette situation.

    Du coup, je suis très heureux d’avoir un enfant étudiant au CNED.

    Mais j’ai un peu plus les boules pour les ressources gaspillées sur le H1N1...

    Bon courage et bonne chance !

  • samivel51
    samivel51
    Jeune insolent
    • Posté à 19h17 le 08/12/2009
    • Internaute 28345
      Jeune insolent

    Ce témoignage nous rappelle aussi l’immense nécessité de se faire dépister régulièrement.
    Quand le VIH est décelé avant le stade SIDA, ca se passe quand même beaucoup mieux. (Ma remarque n’est évidemment pas un reproche à l’auteur)

    • Cedric P.
      Cedric P. répond à samivel51
      Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
      • Posté à 20h51 le 08/12/2009
      • Expert 98248
        Enseignant certifié sur poste (...)

      tout à fait et c’est parce que moi-même je ne me suis pas fait dépister à temps, et que j’ai manqué de prudence, que je l’ai choppé et que je suis entré en phase sida... mais quand on investit sa sexualité (je suis homo) après l’avoir refoulée et s’être contraint à une abstinence quasi totale pendant des années (entre 15 et 25 ans, en gros) on oublie sa santé, hélas... la capote et le dépistage (à deux, ça peut aider, car c’est une démarche difficile) régulier restent deux éléments essentiels pour se protéger

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 20h16 le 08/12/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    qu’en pense pierre bergé ?

  • de passage
    • Posté à 20h30 le 08/12/2009
    • Internaute 30356

    Le titre et le sujet de cet article ont attiré immédiatement ma curiosité. Et pourtant je suis déçu par l’article. ce n’est pas un reproche formulé à l’auteur qui livre là un témoignage, et ne saurait donc raconter autre chose que ce qu’il vit. Mais un article plus complet sur le sujet me paraitrait nécessaire (Au boulot, les journalistes de la rue ?).
    Je suis frustré sur deux points :
    - d’abord j’attendais des éléments d’infos sur la réalité vécue par un séropo dans le milieu professionnel de l’éducation. Or l’auteur a cessé de bosser en collège ou lycée, et n’a pas eu le temps de laisser connaitre sa maladie dans ce milieu. Je ne doute pas que cela aurait généré des problèmes, mais en l’absence de situation vécue je ne peux savoir précisément lesquels. l’article est donc vain sous cet aspect-là.
    - deuxio, l’auteur a trouvé un poste adapté d’enseignement par correspondance et je m’en réjouis pour lui. Mais ce faisant, il laisse penser dans son article que la situation dans la fonction publique est idéale. Certes sans doute plus que dans le privé. cependant, l’article laisse dans l’ombre deux faits : premièrement le dispositif congé long / poste adapté est limité dans le temps, et donc hélas le sursis accordé par le statut de fonctionnaire est relatif et provisoire ; deuxièmement les postes disponibles pour accueillir les travailleurs handicapés n’ont cessé de se réduire, et aujourd’hui pour beaucoup d’entre eux leur situation dans la fonction publique est tout aussi précaire que dans le privé.
    Ceci par souci de précision et d’élargissement du propos. Bon courage quand même, bien sûr, et toute ma solidarité dans votre lutte pour la « visibilité » de votre maladie (et même dans notre chère rue, certains commentaires ont montré qu’il y a des sacrés cons)

    • Cedric P.
      Cedric P. répond à de passage
      Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
      • Posté à 20h47 le 08/12/2009
      • Expert 98248
        Enseignant certifié sur poste (...)

      Merci de votre réaction à mon texte. Pour des raisons de longueur, je ne pouvais pas aborder tous les aspects de la question. Sur le premier point que vous soulevez, en effet, je ne peux pas affirmer que les conséquences auraient été négatives ou positives si j’avais affirmé ma séropositivité dans mon collège. Avant de passer à l’affirmation ouvertement assumée de cette pathologie, il faut intégrer beaucoup de choses difficiles : le traitement, lourd et contraignant (surtout à la fin des années 90), le suivi médical régulier ; il faut aussi se reconstruire car on ne sort pas indemne du sida, mais il est déjà énorme que l’on s’en sorte grâce aux traitements ; il faut réinvestir sa sexualité avec ce nouvel élément et c’est loin d’être simple... bref, l’urgence n’est pas à s’assumer ouvertement en tant que séropo ; je pense aussi que j’ai préféré jouer la prudence et rester discret sur ma pathologie...

      sur le deuxième point, vous avez complètement raison : je viens de terminer mon PACD (poste à courte durée) d’un an renouvelable 3 fois et je viens de postuler au PALD (poste à longue durée) de 4 ans renouvelable et je ne sais pas si mon dossier sera retenu, malgré mon certificat médical béton et mon statut de travailleur handicapé, et comme vous le précisez, les postes adaptés vont en se réduisant en nombre à l’Education Nationale... bref, je dois dire que c’est assez angoissant pour moi, car en tout état de cause je ne suis plus en mesure physiquement de reprendre un poste face à des élèves ; je préfère donc ne pas trop penser à ça, et j’essaie de positiver malgré mes craintes ; cordialement

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 21h58 le 08/12/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Cher Cédric,
    Merci pour ce témoignage.
    Ne m’en voulez pas si je poste, qu’au moins , dans votre malheur, vous êtes un des profs qu’on qualifie de positif. Maigre consolation. Mais si ça peut vous faire sourire.
    Cordialement.
    Bon courage à vous !

  • Désinscrit le 7-4
    • Posté à 21h55 le 08/12/2009
    • Internaute 72436

    Merci pour votre témoignage

  • chapolin
    chapolin
    scoresdownload.com
    • Posté à 21h55 le 08/12/2009
    • Internaute 41320
      scoresdownload.com

    Bonne chance et courage ! je compatis et j’èspère que dans le futur les mentalités vont évoluer en bien.

  • Badboys
    • Posté à 05h59 le 09/12/2009
    • Internaute 57482

    Je ne comprends pas.

    Moi, en tout bien, tout honneur. J’aurais été fier d’être votre ami.

    Avec ou sans maladie. Puisqu’ainsi va la vie.

  • Sandek
    Sandek
    -////- ^^^^
    • Posté à 09h51 le 09/12/2009
    • Internaute 47260
      -////- ^^^^

    Cette année, pour la Journée mondiale de lutte contre le sida, dix réalisatrices donnent la parole à des femmes confrontées au virus. Les dix courts métrages parlent quasiment tous du poids du secret pour ces femmes qui vivent avec le VIH.
    Lien
    Dans leur vie privée ou dans la sphère professionnelle, les personnes qui parviennent à dire leur séropositivité, à en parler et l’assumer au yeux des autres, sont toutes des personnes qui s’inscrivent dans un collectif, associatif ou autre, et qui se sentent ainsi plus fortes parce que soutenues et non isolées. Parler, c’est prendre le risque d’être rejeté et mis à l’écart, et il n’est possible à prendre que lorsqu’on sait qu’on ne se retrouvera pas seul.
    C’est donc en parlant de son état autour de soi qu’on permettra à d’autres de parler à leur tour. Merci pour votre témoignage et votre engagement, oh combien nécessaires.

    • Silers
      Silers répond à Sandek
      Un garçon
      • Posté à 13h12 le 09/12/2009
      • Internaute 78846
        Un garçon

      *post déplacé*

  • Silers
    Silers
    Un garçon
    • Posté à 13h12 le 09/12/2009
    • Internaute 78846
      Un garçon

    Quand même un truc me chiffonne. Je ne suis pas certain de savoir mettre le doigt dessus, mais tentons.
    Je crois quand même que le séropositif a une certaine responsabilité vis-à-vis du citoyen, et en particulier du citoyen « discriminé » autre que le séropositif. Je pense notamment vis-à-vis des homos puisque vous avez abordé vaguement le sujet dans les commentaires. Il me semble qu’au-delà des discriminations dont sont victimes les séropos, c’est bien l’ensemble des discriminations qu’il faut condamner. Et quand vous séparez sciemment votre homosexualité et votre séropositivité, je trouve que vous ratez une occasion de lutter contre toutes les discriminations.
    Viendra un jour où, espérons le, le VIH aura disparu. L’homophobie sera toujours là elle. C’est pas une maladie contre laquelle un vaccin suffirait…
    Votre article est bien, mais il lui manque peut être cette ouverture vers toutes les autres luttes qui resteront à faire après que le VIH ait disparu.
    Alors peut être que votre homosexualité ne pose pas autant problème que votre séropositivité. Ce n’est effectivement pas aussi « grave ». N’empêche, les principes qui régissent la discrimination se soucient peu de savoir si c’est un malade, un vieux, un homo, un jeune ou un noir qu’on discrimine. Les principes (et parfois les conséquences) sont les mêmes pour tous.
    Alors bien entendu, j’ai bien compris que vous vouliez (qu’on vous avait demandé, peut être) parlé de votre vécu de malade dans le monde professionnel. Mais en gommant volontairement votre homosexualité de la problématique, ou du moins en refusant (à moins qu’il ne s’agisse que d’une contrainte éditoriale ? Ou d’une volonté de bien rappeler que tous les homos ne sont pas séropos et que tous les séropos ne sont pas homos ? C’est pas en tout cas comme ça que je l’ai perçu dans vos commentaires…) d’ouvrir le débat plus largement, je trouve que vous perdez une occasion n’ont pas de vous taire, mais d’en dire plus justement… Votre double statut homo/séropo vous permet d’en dire plus que l’homo de base ou que le séropo hétéro. Sans aller jusqu’à pondre un texte à la Ac up, y aurait peut eu moyen de prolonger la réflexion dans votre texte…

    Amicalement (en espérant que ma critique ne soit pas perçu comme une agression !)

    • Cedric P.
      Cedric P. répond à Silers
      Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
      • Posté à 20h37 le 09/12/2009
      • Expert 98248
        Enseignant certifié sur poste (...)

      pour une raison de limitation en nombre de caractères qui m’a été imposée par la rédaction de Rue89, et parce que j’ai choisi de n’aborder qu’un aspect de la question (VIH et travail), je n’ai pas pu aborder tous les aspects d’une question très vaste et très complexe... mais vous avez raison sur le fond... cordialement

  • Kenckejo
    Kenckejo
    Employé de banque
    • Posté à 13h23 le 09/12/2009
    • Internaute 98411
      Employé de banque

    Beau témoignage en effet... je ne peux rien rajouter de plus vu tous les commentaires... sauf que ce message m’a ému.

    Merci.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 16h53 le 09/12/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    je trouve ce témoignage très touchant, et en même temps plein
    d’ espoir. Je souhaite à ce prof de vivre mongtemps, car on va bien finir par trouver un médicament ou un vaccin Ce qui est épatant, c’ est de voir combien sa nouvelle façon de travailler lui a apporté de riches expériences et de nouvelles et enrichissantes possibilités Bravo, tenez le coup et félicitations.

    • Cedric P.
      Cedric P. répond à alberte
      Auteur(e) de l'article Enseignant certifié sur poste (...)
      • Posté à 17h18 le 09/12/2009
      • Expert 98248
        Enseignant certifié sur poste (...)

      Merci ! : -)

  • walpole
    • Posté à 13h15 le 10/12/2009
    • Internaute 28031

    Emouvant témoignage.
    Pour aborder l’autre face cachée du Sida, BiBi a écrit 3 articles sur l’Humanitaire vu du Pouvoir avec trois articles sur Grégoire Verdeaux, conseiller Com de Carla Bruni Sarkozy

    Lien

    Lien

    Lien

    Et BiBi a aussi posé 11 questions-citoyennes sur cette Lutte contre le Sida. BiBi s’étonne que peu de médias ne se précipitent vers Carla, Pierre Bergé ou R.Sadki qui sont sortis de la Réunion du Premier décembre à l’Hotel Marigny tout guillerets alors que le Plan du Pouvoir est clairement défini par Madame Henriette Martinez députée UMP ( en accord avec GV, NS et CBS) : « Faire des coupes dans le budget d’Unitaid et dans celui de ONU-Sida »
    Pourquoi ce silence ? Que s’est-il décidé ce 1er décembre ? Où est passée cette lettre de protestation du 27 octobre d’Act-Up Paris, Sidaaction Avocats pour la Santé, Solthis envoyée à Monsieur Nicolas Sarkozy ?

    Comment se fait-il que les médias si prolixes sur Carla se taisent là-dessus. Pour toute opinion contraire aux interventions non discutées, contraires aux prises de position non contestées de Carla (Le Monde, Paris Match, TV5 en trois jours ! ! !), c’est un incompréhensible désert....

  • walpole
    • Posté à 13h22 le 10/12/2009
    • Internaute 28031

    A chaudLiliane Bettencourt ne sera pas placée sous tutelle
    LePoint.fr
    09/12/09 | 16h17
    Europcar accuse la ville de Paris de contrefaçon
    Challenges.fr
    08/12/09 | 17h00
    L’industrie agro-alimentaire songe à quitter le Medef
    LeFigaro.fr
    08/12/09 | 11h32
    Blanchiment : la banque du Vatican dans le collimateur
    LeFigaro.fr
    08/12/09 | 10h39
    Les Suédois n’auront pas de jeans de Corée du nord
    Rtbf.be
    07/12/09 | 10h25
    plusCAC40 = 3 785,85 + 28,46
    Pétrole 75,17 - 0,21
    € / $ 1,4726 $ - 0,06
    CHOMAGE 9,1 %
    INFLATION - 0,2 %
    CROISSANCE - 2,4 %

    zapnet eco
    ► EDF-Veolia : ce que pensent les députés du salaire de Proglio

    ► Les avions polluent, il pleut des ours blancs

    ► Estrosi ignore le prix du timbre, et vous ?
    plus

    10/12/09 | 11h33
    Twitter et Facebook débarquent sur PlayStation et Xbox
    10/12/09 | 10h56
    La Chine se met au vert pour sauver son modèle économique
    09/12/09 | 15h25
    Les évadés fiscaux contestent la liste volée de Woerth
    09/12/09 | 12h40
    LeWeb’09 : le patron de Twitter victime de « l’effet démo »
    09/12/09 | 11h29
    Pourquoi les 10 timbres Johnny à 0,56 coûtent-ils 10,91 euros ?
    plusEco89 ContactInformations exclusives, vidéos étonnantes, témoignages de votre vie professionnelle...

    Annonces Google
    Cotisation AGEFIPH
    Diminuez votre contribution AGEFIPH en conformité avec la loi !
    Lien
    Assistant vétérinaire
    Formation accessible toute l’année dès 16 ans et sans diplôme !
    Lien
    Date de ta mort
    Découvre la date de ta mort Combien de temps te reste-t-il ?
    longevitycal.com

    walpole
    > Se déconnecter
    Vous êtes au 28031 Rue89
    La carte de la criseFermetures, licenciements, chômage technique : les entreprises qui trinquent.

    VigieLecoinbio.com
    10/12/09 | 11h47 

    Votez pour le nouveau logo bio européen
    Du 8 décembre 2009 au 31 janvier 2010, tous les internautes sont invités à voter pour le nouveau logo bio européen. Ce signe de reconnaissance officiel figurera sur les produits alimentaires bio préemballés produits dans l’Union européenne à partir du 1er juillet 2010. Les consommateurs européens peuvent voter ici pour leur logo préféré parmi les 3 proposés.

    LeMonde.fr
    09/12/09 | 16h34 

    Pourquoi les entreprises Internet naissent et meurent si vite ?
    Avez-vous encore un avatar sur Second Life, surfez-vous sur Internet avec Netscape ou regardez-vous vos émissions de télévision préférées sur Joost TV ? C’est peu probable, et pour cause. Ces sociétés, un temps vedettes de l’Internet, ont brutalement chuté de leur piédestal. (Ouf, l’article ne parle pas de Rue89).

    Europe1.fr
    08/12/09 | 17h53 

    « La pomme de terre contre l’ennui, pensez-y », vraiment ?
    Anne Roumanoff appelle le syndicat de la pomme de terre et se plaint de continuer à s’ennuyer malgré toutes les pommes de terre qu’elle mange.

    biep.gouv.fr
    08/12/09 | 16h44 

    Offre d’emploi : veilleur d’Internet pour le ministère de la culture
    Le chargé d’étude, dit l’offre d’emploi, « participera aux activités de veille d’opinion et d’actualité sur Internet (surveillance des publications web, détection des signaux faibles, analyse de la tendance de l’opinion au regard de l’activité du ministère et à l’image du ministre) ».

    ElectronLibre.info
    08/12/09 | 15h47 

    Il faut réhabiliter Jean-Marie Messier !
    « Un visionnaire », « une sorte d’empereur des médais », quelqu’un qui « avait compris les temps à venir » : pour Electron Libre, le temps est venu de réhabiliter Jean-Marie Messier. Sans nier ses « défauts rédhibitoires » : son manque de sens politique… et sa nationalité française.

    plus

    Prof et séropo, j’ai appris à pratiquer mon métier autrement
    Par Cedric P. | Enseignant certifié sur poste adapt... | 08/12/2009 | 12H11

    Partager : Changer mon statut sur ’Twitter’Partager sur ’Facebook’Partager sur ’del.icio.us’Partager sur ’Reddit’Partager sur ’Digg’Partager sur ’Blogmarks’Partager sur ’LinkedIn’Partager sur ’Viadeo’Partager sur ’Netvibes’Partager sur ’Google’Changer mon statut sur ’HelloTxt’Buzzer ! sur Yahoo ! Ajouter l’auteur à mes voisinsAjouter à ma sélection

    Trente ans après le début de l’épidémie, le VIH/sida reste en France une pathologie taboue, on est considéré comme le pestiféré, le lépreux d’autrefois. Ce qui m’oblige à témoigner sous un faux prénom pour me protéger (et protéger ma famille).

    J’ai découvert ma séropositivité en 1999, et ce fut pour moi une annonce de mort : le médecin avait beau m’expliquer que cela se soignait bien grâce aux trithérapies, je me suis vu dans le trou ! Je n’ai pas eu le temps de me laisser aller car trois jours plus tard je me retrouve aux urgences, puis hospitalisé pendant un mois et demi pour traiter, et guérir, ma pneumocystose qui trainait déjà depuis plusieurs mois sans que je le sache.

    Mes amis sont restés mes amis, mais hélas, je sais que ce n’est pas toujours le cas. Il faut trouver les bons mots et le bon moment pour le dire. On ne dit pas entre le fromage et le dessert : « Ah au fait, faut que je vous dise, je suis séropo ! ». Je sentais bien que je les faisais entrer là dans mon intimité, et cela nécessitait que je trouve le bon moment pour le faire. C’est une annonce très violente pour soi-même aussi bien que pour les autres.

    Je reprends le travail le plus vite possible
    C’est dans le travail que ma séropositivité a eu les plus grandes répercussions. J’ai démarré ma trithérapie au printemps 1999, à la fin de mon hospitalisation pour pneumocystose, forme très grave de pneumonie, qui apparaît fréquemment lorsque l’on entre en stade sida. J’ai pu reprendre le travail quelques mois après ma sortie de l’hôpital car j’avais une grande volonté de m’y remettre, mais mon séjour à l’hôpital, précédé de l’annonce de mon VIH, m’avait beaucoup secoué et j’avais besoin de souffler.

    J’étais quand même entré en phase sida C4 avec 26 T4 survivants et une charge virale de 1,6 millions de copies par millilitre de sang (pour plus de détails sur la charge virale, je renvoie à ce document qui explique assez clairement de quoi il s’agit exactement) Ça calme ! Sans les médicaments antirétroviraux, je ne serais sans doute plus là.

    J’ai donc repris mon travail d’enseignant à la rentrée 1999 et j’ai tenu bon, car j’aime mon métier, que j’ai pratiqué dans différents contextes par le passé avant d’être titularisé en 1998 suite à mon Capes. Mais peu à peu, les choses sont allées en se compliquant : sournoisement, mes traitements antirétroviraux, très toxiques, ont fait des dégâts par les effets secondaires qu’ils ont provoqués dans mon corps.

    Les lipoatrophies (perte des tissus adipeux) ont ravagé mes jambes progressivement, à mon insu, sans compter ma cythopathie mitochondriale qui a stoppé ma centrale énergétique interne, d’où mes fréquents coups de barre me laissant KO.

    Prendre ses médicaments en cachette
    Début 2003, j’étais au bout du rouleau, épuisé par mes traitements, d’autant plus que je travaillais dans un collège difficile, avec des classes très dures, qu’il me fallait tenir à bout de bras au quotidien. Déjà que quand on est en pleine forme le métier d’enseignant est épuisant nerveusement aussi bien que physiquement et intellectuellement (je me rends compte aujourd’hui que l’on forme un tout et que l’on ne peut pas se saucissonner, lorsque le psychique est atteint c’est le physique qui trinque aussi).

    Alors quand on souffre d’une pathologie qui implique un traitement lourd, handicapant et socialement stigmatisant, cela devient une vraie galère, d’autant plus que les élèves sont impitoyables et s’engouffrent dans la moindre de vos vulnérabilité, qu’ils sentent comme s’ils avaient des antennes. Je prenais alors mes médicaments du midi en cachette dans les toilettes, pour éviter les questions des collègues pendant le déjeuner, questions qui n’auraient pas manqué de surgir.

    Il n’était évidemment pas question que les élèves de mon collège apprennent ma séropositivité, car cela se serait immanquablement retourné contre moi, certains élèves, voire certains parents, en profitant pour me vulnérabiliser.

    De la classe au tutorat pédagogique par internet
    Heureusement que je bénéficie d’un statut protecteur, sinon je me serais retrouvé au chômage, placé au mieux en Allocation adulte handicapé, avec un revenu d’environ 700 euros nets par mois. Je serais devenu pauvre et précaire, comme c’est le cas pour une majorité de personnes séropositives, la moitié étant sans emploi.

    Il ne m’était pas possible physiquement ni mentalement de faire face à la classe. La rupture était telle que j’aurais couru à l’abattoir ! J’ai donc été placé en congé de longue maladie, avec maintien de mon salaire, début 2003, congé que je faisais renouveler tous les 3 mois.

    Depuis 2007, je travaille en poste adapté à domicile, étant reconnu travailleur handicapé avec une Reconnaissance de quotient de travailleur handicapé accordée par la Maison des personnes handicapées, anciennement Cotorep, et je corrige des copies à domicile pour le Cned. Il me faut impérativement un poste assis.

    Plus handicapé que malade
    Personnellement, ma séropositivité me fait sentir plus handicapé que malade, car je ne suis pas malade à proprement parler, puisque je prends des médicaments pour ne pas l’être (mais ce sont justement ces médicaments qui m’ont porté préjudice tout en me sauvant, c’est tout le côté paradoxal de mon traitement).

    Grâce à ce poste qui me convient très bien, j’ai la chance de pouvoir me former à de nouvelles compétences, car en plus de mes copies je m’investis dans le travail à distance par Internet et participe à divers groupes de travail avec des collègues.

    Je peux continuer à exercer mon métier tout en le pratiquant autrement, c’est-à-dire sans être en présence d’élèves dans un établissement classique mais en suivant des élèves vivant dans le monde entier, dont je corrige les copies et à qui je suis aussi amené à proposer du tutorat pédagogique par Internet.

    C’est une chance incroyable, car je ne cesse de me former depuis que je suis sur ce poste, et d’enrichir mon expérience et mes compétences. Pour éviter de broyer du noir, j’essaie de ne plus penser à longue échéance. Je suis toujours de ce monde et c’est déjà énorme.

    Cette clandestinité vis-à-vis de mes collègues, j’aurais préféré l’éviter. Mais être malade est source de suspicion dans le monde du travail, qui plus est quand on est séropositif au VIH. Pourtant, cette pathologie concerne tout le monde, tous les âges, toutes les catégories sociales, les hommes aussi bien que les femmes, les hétéros aussi bien que les homos.

    I have a dream : je rêve qu’un jour une campagne telle que « 2 millions de héros ordinaires » pour le cancer soit possible pour les personnes séropositives.

    Photo : un immeuble à Varsovie lors de la Journée mondiale contre le SIDA, en novembre 2009. Crédit : Kacper Pempel/Reuters

    A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
    ► Tous nos articles sur le sida
    ► Tous nos articles sur la vie de bureau
    Partager : Changer mon statut sur ’Twitter’Partager sur ’Facebook’Partager sur ’del.icio.us’Partager sur ’Reddit’Partager sur ’Digg’Partager sur ’Blogmarks’Partager sur ’LinkedIn’Partager sur ’Viadeo’Partager sur ’Netvibes’Partager sur ’Google’Changer mon statut sur ’HelloTxt’Buzzer ! sur Yahoo !
    55 votes
    15243 visites | 49 réactions
    Tags éducation entreprises santé sida Annonces Google
    Contribution AGEFIPH
    Tout savoir sur les majorations AGEFIPH applicables en 2010 !
    Lien
    Assistant vétérinaire
    Formation accessible toute l’année dès 16 ans et sans diplôme !
    Lien
    Date de ta mort
    Découvre la date de ta mort Combien de temps te reste-t-il ?
    longevitycal.com

    Votre nom : walpole (Ce n’est pas moi, se connecter)
    Votre témoignage : *

    49
    Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
    Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    Les commentaires sont fermés après quatre jours.

    De vol19
    awash | 17H18 | 08/12/2009 |

    Un témoignage important pour rappeler ce que fût la violence sociale pour les malades du Sida à un moment ou de plus il n’y avait pas de protocole médical.
    Il n’empêche que ce témoignage pose aussi le problème du « regard des autres », des activités professionnelles qui se situent dans la relation à un groupe... enseignement, formation, animation d’une équipe...et comment effectivement les groupes d’élèves, à un moindre degré stagiaires perçoivent vite les failles et comment celà peut rapidement produire des réactions. Certains antidépresseurs produisaient l’effet d’une bouche sèche, ce qui se perçoit dans l’élocution. Un jour dans un session de formation avec des cadres de ressources humaines, une des participantes est venue me voir pour me dire qu’elle aussi avait du prendre des antidépresseurs qui lui donnaient un bouche sèche pendant des mois ou elle avait du assurer un plan de licenciement... Comme l’usage est d’être évalué en terme de satisfaction en fin de formation et comme l’usage est de virer les intervenants qui n’ont pas 80% d’évaluations positives... La question qui se pose, c’est la réaction selon les métiers, statuts... Pour un fonctionnaire statutaire, le statut est plutôt protégé, par contre pour les statuts plus précaires contractuels, vacataires, intérimaires, freelance et selon certains métiers le risque de glissade sociale, de tomber dans la grande précarité est beaucoup plus important... ce qui finit par exclure également. S’il est possible sur un plan médical, social de survivre à certaines épreuves, redéfinir un projet de vie avec des activités sociales, professionnelles intéressantes est parfois plus difficile.

    3 votesRépondre | Alerter

    De Abdu
    OSNI | 17H37 | 08/12/2009 |

    C’est déjà dis, mais je le redis : bravo et merci.

    Bravo car ce témoignage est d’une grande précision tout en n’imposant rien au lecteur (morale, sentimentalisme ou autre).
    Merci car il est indispensable pour faire connaître et comprendre cette situation.

    Du coup, je suis très heureux d’avoir un enfant étudiant au CNED.

    Mais j’ai un peu plus les boules pour les ressources gaspillées sur le H1N1...

    Bon courage et bonne chance !

    6 votesRépondre | Alerter

    De samivel51
    Jeune insolent | 19H17 | 08/12/2009 |

    Ce témoignage nous rappelle aussi l’immense nécessité de se faire dépister régulièrement.
    Quand le VIH est décelé avant le stade SIDA, ca se passe quand même beaucoup mieux. (Ma remarque n’est évidemment pas un reproche à l’auteur)

    4 votesRépondre | Alerter

    à samivel51 De Cedric P. (auteur)
    Enseignant certifié sur poste adapt... | 20H51 | 08/12/2009 |
    tout à fait et c’est parce que moi-même je ne me suis pas fait dépister à temps, et que j’ai manqué de prudence, que je l’ai choppé et que je suis entré en phase sida... mais quand on investit sa sexualité (je suis homo) après l’avoir refoulée et s’être contraint à une abstinence quasi totale pendant des années (entre 15 et 25 ans, en gros) on oublie sa santé, hélas... la capote et le dépistage (à deux, ça peut aider, car c’est une démarche difficile) régulier restent deux éléments essentiels pour se protéger
    2 votesRépondre | Alerter

    De patrick du 14
    toujours naze et qui cotises pas | 20H16 | 08/12/2009 |

    qu’en pense pierre bergé ?

    0 voteRépondre | Alerter

    De de passage
    20H30 | 08/12/2009 |

    Le titre et le sujet de cet article ont attiré immédiatement ma curiosité. Et pourtant je suis déçu par l’article. ce n’est pas un reproche formulé à l’auteur qui livre là un témoignage, et ne saurait donc raconter autre chose que ce qu’il vit. Mais un article plus complet sur le sujet me paraitrait nécessaire (Au boulot, les journalistes de la rue ?).
    Je suis frustré sur deux points :
    - d’abord j’attendais des éléments d’infos sur la réalité vécue par un séropo dans le milieu professionnel de l’éducation. Or l’auteur a cessé de bosser en collège ou lycée, et n’a pas eu le temps de laisser connaitre sa maladie dans ce milieu. Je ne doute pas que cela aurait généré des problèmes, mais en l’absence de situation vécue je ne peux savoir précisément lesquels. l’article est donc vain sous cet aspect-là.
    - deuxio, l’auteur a trouvé un poste adapté d’enseignement par correspondance et je m’en réjouis pour lui. Mais ce faisant, il laisse penser dans son article que la situation dans la fonction publique est idéale. Certes sans doute plus que dans le privé. cependant, l’article laisse dans l’ombre deux faits : premièrement le dispositif congé long / poste adapté est limité dans le temps, et donc hélas le sursis accordé par le statut de fonctionnaire est relatif et provisoire ; deuxièmement les postes disponibles pour accueillir les travailleurs handicapés n’ont cessé de se réduire, et aujourd’hui pour beaucoup d’entre eux leur situation dans la fonction publique est tout aussi précaire que dans le privé.
    Ceci par souci de précision et d’élargissement du propos. Bon courage quand même, bien sûr, et toute ma solidarité dans votre lutte pour la « visibilité » de votre maladie (et même dans notre chère rue, certains commentaires ont montré qu’il y a des sacrés cons)

    4 votesRépondre | Alerter

    à de passage De Cedric P. (auteur)
    Enseignant certifié sur poste adapt... | 20H47 | 08/12/2009 |
    Merci de votre réaction à mon texte. Pour des raisons de longueur, je ne pouvais pas aborder tous les aspects de la question. Sur le premier point que vous soulevez, en effet, je ne peux pas affirmer que les conséquences auraient été négatives ou positives si j’avais affirmé ma séropositivité dans mon collège. Avant de passer à l’affirmation ouvertement assumée de cette pathologie, il faut intégrer beaucoup de choses difficiles : le traitement, lourd et contraignant (surtout à la fin des années 90), le suivi médical régulier ; il faut aussi se reconstruire car on ne sort pas indemne du sida, mais il est déjà énorme que l’on s’en sorte grâce aux traitements ; il faut réinvestir sa sexualité avec ce nouvel élément et c’est loin d’être simple... bref, l’urgence n’est pas à s’assumer ouvertement en tant que séropo ; je pense aussi que j’ai préféré jouer la prudence et rester discret sur ma pathologie...

    sur le deuxième point, vous avez complètement raison : je viens de terminer mon PACD (poste à courte durée) d’un an renouvelable 3 fois et je viens de postuler au PALD (poste à longue durée) de 4 ans renouvelable et je ne sais pas si mon dossier sera retenu, malgré mon certificat médical béton et mon statut de travailleur handicapé, et comme vous le précisez, les postes adaptés vont en se réduisant en nombre à l’Education Nationale... bref, je dois dire que c’est assez angoissant pour moi, car en tout état de cause je ne suis plus en mesure physiquement de reprendre un poste face à des élèves ; je préfère donc ne pas trop penser à ça, et j’essaie de positiver malgré mes craintes ; cordialement
    4 votesRépondre | Alerter

    De framboise92
    Je refleurirai un jour ! | 21H58 | 08/12/2009 |

    Cher Cédric,
    Merci pour ce témoignage.
    Ne m’en voulez pas si je poste, qu’au moins , dans votre malheur, vous êtes un des profs qu’on qualifie de positif. Maigre consolation. Mais si ça peut vous faire sourire.
    Cordialement.
    Bon courage à vous !

    1 voteRépondre | Alerter

    De HESTIA2
    à cheval | 21H55 | 08/12/2009 |

    Merci pour votre témoignage

    2 votesRépondre | Alerter

    De chapolin
    chapolin.fr | 21H55 | 08/12/2009 |

    Bonne chance et courage ! je compatis et j’èspère que dans le futur les mentalités vont évoluer en bien.

    1 voteRépondre | Alerter

    De Badboys
    chômeur à plein temps | 05H59 | 09/12/2009 |

    Je ne comprends pas.

    Moi, en tout bien, tout honneur. J’aurais été fier d’être votre ami.

    Avec ou sans maladie. Puisqu’ainsi va la vie.

    1 voteRépondre | Alerter

    De Sandek
    -////- ^^^^ | 09H51 | 09/12/2009 |

    Cette année, pour la Journée mondiale de lutte contre le sida, dix réalisatrices donnent la parole à des femmes confrontées au virus. Les dix courts métrages parlent quasiment tous du poids du secret pour ces femmes qui vivent avec le VIH.
    Lien
    Dans leur vie privée ou dans la sphère professionnelle, les personnes qui parviennent à dire leur séropositivité, à en parler et l’assumer au yeux des autres, sont toutes des personnes qui s’inscrivent dans un collectif, associatif ou autre, et qui se sentent ainsi plus fortes parce que soutenues et non isolées. Parler, c’est prendre le risque d’être rejeté et mis à l’écart, et il n’est possible à prendre que lorsqu’on sait qu’on ne se retrouvera pas seul.
    C’est donc en parlant de son état autour de soi qu’on permettra à d’autres de parler à leur tour. Merci pour votre témoignage et votre engagement, oh combien nécessaires.

    0 voteRépondre | Alerter

    à Sandek De Silers
    Un garçon | 13H12 | 09/12/2009 |

    *post déplacé*

    0 voteRépondre | Alerter

    De Silers
    Un garçon | 13H12 | 09/12/2009 |

    Quand même un truc me chiffonne. Je ne suis pas certain de savoir mettre le doigt dessus, mais tentons.
    Je crois quand même que le séropositif a une certaine responsabilité vis-à-vis du citoyen, et en particulier du citoyen « discriminé » autre que le séropositif. Je pense notamment vis-à-vis des homos puisque vous avez abordé vaguement le sujet dans les commentaires. Il me semble qu’au-delà des discriminations dont sont victimes les séropos, c’est bien l’ensemble des discriminations qu’il faut condamner. Et quand vous séparez sciemment votre homosexualité et votre séropositivité, je trouve que vous ratez une occasion de lutter contre toutes les discriminations.
    Viendra un jour où, espérons le, le VIH aura disparu. L’homophobie sera toujours là elle. C’est pas une maladie contre laquelle un vaccin suffirait…
    Votre article est bien, mais il lui manque peut être cette ouverture vers toutes les autres luttes qui resteront à faire après que le VIH ait disparu.
    Alors peut être que votre homosexualité ne pose pas autant problème que votre séropositivité. Ce n’est effectivement pas aussi « grave ». N’empêche, les principes qui régissent la discrimination se soucient peu de savoir si c’est un malade, un vieux, un homo, un jeune ou un noir qu’on discrimine. Les principes (et parfois les conséquences) sont les mêmes pour tous.
    Alors bien entendu, j’ai bien compris que vous vouliez (qu’on vous avait demandé, peut être) parlé de votre vécu de malade dans le monde professionnel. Mais en gommant volontairement votre homosexualité de la problématique, ou du moins en refusant (à moins qu’il ne s’agisse que d’une contrainte éditoriale ? Ou d’une volonté de bien rappeler que tous les homos ne sont pas séropos et que tous les séropos ne sont pas homos ? C’est pas en tout cas comme ça que je l’ai perçu dans vos commentaires…) d’ouvrir le débat plus largement, je trouve que vous perdez une occasion n’ont pas de vous taire, mais d’en dire plus justement… Votre double statut homo/séropo vous permet d’en dire plus que l’homo de base ou que le séropo hétéro. Sans aller jusqu’à pondre un texte à la Ac up, y aurait peut eu moyen de prolonger la réflexion dans votre texte…

    Amicalement (en espérant que ma critique ne soit pas perçu comme une agression !)

    0 voteRépondre | Alerter

    à Silers De Cedric P. (auteur)
    Enseignant certifié sur poste adapt... | 20H37 | 09/12/2009 |
    pour une raison de limitation en nombre de caractères qui m’a été imposée par la rédaction de Rue89, et parce que j’ai choisi de n’aborder qu’un aspect de la question (VIH et travail), je n’ai pas pu aborder tous les aspects d’une question très vaste et très complexe... mais vous avez raison sur le fond... cordialement
    0 voteRépondre | Alerter

    De Kenckejo
    Employé de banque | 13H23 | 09/12/2009 |

    Beau témoignage en effet... je ne peux rien rajouter de plus vu tous les commentaires... sauf que ce message m’a ému.

    Merci.

    0 voteRépondre | Alerter

    De alberte
    Sage-femme retraitée | 16H53 | 09/12/2009 |

    je trouve ce témoignage très touchant, et en même temps plein
    d’ espoir. Je souhaite à ce prof de vivre mongtemps, car on va bien finir par trouver un médicament ou un vaccin Ce qui est épatant, c’ est de voir combien sa nouvelle façon de travailler lui a apporté de riches expériences et de nouvelles et enrichissantes possibilités Bravo, tenez le coup et félicitations.

    0 voteRépondre | Alerter

    à alberte De Cedric P. (auteur)
    Enseignant certifié sur poste adapt... | 17H18 | 09/12/2009 |
    Merci ! : -)
    0 voteRépondre | Alerter

    De walpole
    13H15 | 10/12/2009 |

    Emouvant témoignage.
    Pour aborder l’autre face cachée du Sida, BiBi a écrit 3 articles sur le Pouvoir et l’Humanitaire avec trois articles sur Grégoire Verdeaux, conseiller Com stratégique de Carla Bruni Sarkozy

    Lien...

    Lien...

    Lien...

    Et BiBi a aussi posé 11 questions-citoyennes sur cette Lutte contre le Sida.

    BiBi s’étonne que peu de médias ne se précipitent vers Carla, Pierre Bergé ou R.Sadki qui sont sortis de la Réunion du Premier décembre à l’Hotel Marigny tout guillerets alors que le Plan du Pouvoir est clairement défini par Madame Henriette Martinez députée UMP ( en accord avec GV, NS et CBS). Axe principal : « Faire des coupes dans le budget d’Unitaid et dans celui de ONU-Sida »
    Pourquoi ce silence ? Que s’est-il décidé ce 1er décembre ? Où est passée cette lettre de protestation du 27 octobre d’Act-Up Paris, Sidaaction Avocats pour la Santé, Solthis envoyée à Monsieur Nicolas Sarkozy ?

    Comment se fait-il que les médias si prolixes sur Carla se taisent là-dessus. Pour toute opinion contraire aux interventions non discutées, contraires aux prises de position non contestées de Carla (Le Monde, Paris Match, TV5 en trois jours ! ! !), c’est un incompréhensible désert....

    Pour plus de détails....
    Lien

  • Aller à la page
  • 1
  • 2