07/12/2009 à 11h41

Sauver la planète ou s'occuper des hommes ? Ou les deux ?

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Photo : « Sad Earth », à l’occasion d’une action de sensibilisation au réchauffement climatique à Chicago, en septembre 2007 (Jo

Qu’on m’autorise un peu de cynisme. Il y a trois semaines, un Sommet mondial était réuni à Rome autour d’un problème grave : le fait que plus d’un milliard d’habitants de notre planète souffrent de la faim, un chiffre record atteint cette année. Pas un seul chef d’Etat n’a fait le déplacement et les engagements pris ont été minces ; à Copenhague, en revanche, ils se pressent pour figurer sur la photo de famille et pour faire des engagements précis.

Comment expliquer le fait que la planète soit si mobilisée autour de son sauvetage à long terme, et si peu concernée par le sauvetage des hommes aujourd’hui ?

Il ne s’agit pas ici de minimiser ou de nier les changements climatiques : c’est un autre débat et je pense que, au-delà des polémiques sur les données scientifiques, nous avons tout à gagner à faire évoluer nos comportements individuels et collectifs de manière écologiquement vertueuse. Et on me rétorquera que l’absence de solution à long terme n’améliorera pas le sort des hommes qui souffrent aujourd’hui.

Il n’empêche, comment peut-on fermer les yeux sur les impasses des dirigeants du monde face à des problèmes criants et immédiats ? Prenez les « Objectifs du Millénaire » visant à éliminer la pauvreté de la surface de la terre en 2015, un engagement solennel de la communauté internationale : il suffit de se rendre sur le site dédié des Nations unies pour réaliser le retard colossal pris sur ce chemin.

« Bien que l’aide au développement ait atteint un niveau record en 2008, il manque encore 35 milliards de dollars par an aux contributions des donateurs, par rapport à leur promesse faite en 2005 à propos des flux annuels d’aide par le Groupe des Huit à Gleneagles, et 20 milliards de dollars par an sur l’aide à l’Afrique, d’après les estimations des Nations unies. »

Le G8 de Gleneagles, c’était en 2005. Trois ans plus tard et la photo de famille faite, les engagements ne sont pas tenus... Cela signifie autant de retard sur des programmes visant à éliminer la mortalité colossale des femmes à l’accouchement par manque d’infrastructure sanitaire, à lutter contre des maladies propres au Sud, ou encore à améliorer la sécurité alimentaire des pays les plus fragiles, trois des objectifs du Millénaire.

Exit Bono, vive Hulot et Arthus-Bertrand

La machine médiatique est telle que l’on passe d’un gros titre à l’autre -Rue89 n’échappe pas à ce travers, ayant royalement ignoré le Sommet de Rome sur la faim...-, d’une mobilisation à coup de rockstars sur la faim dans le monde, à une autre mobilisation sur le réchauffement climatique, écolostar en tête, sans se soucier du suivi des décisions précédentes. Exit Bono et ses campagnes sur la dette ou le sida passées de mode ; in, Hulot ou Arthus-Bertrand, ou encore Gore, et la planète en danger.

Sommes nous obligés de choisir ? Le réchauffement climatique OU la faim dans le monde ? La dette des pays en développement OU la santé publique ? La réalité est que la gouvernance mondiale est en déshérence, et a été largement remplacée par des rendez-vous hypermédiatisés dans lesquels s’engouffrent les hommes politiques hypocrites en mal de visibilité, et les journalistes en manque d’imagination.

Plutôt que de dramatiser chaque enjeu comme s’il n’en existait qu’un, de crier au loup sur l’extinction de notre monde quand des hommes souffrent ici et aujourd’hui, peut-être pourrait-on réfléchir à relier les causes et trouver une approche plus équilibrée ?

C’était une modeste contribution au débat, plutôt que de rajouter une note consensuelle de plus autour de la fin du monde dont nos journaux débordent.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h29 le 07/12/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Faut-il sauver la planète ou s’occuper des hommes ?

    tout est dans cette question.

    un homme ne peut pas vivre sans sa planète, ni même survivre.
    l’homme fait parti intégrante de sa planète, tout comme la minuscule fourmis.

    Mais l’homme contrairement à ses alter égo animaux, c’est toujours pris pour un dieu, ou l’image de dieu..

    son égo est incommensurable, son humilité est nulle ou feinte. Sa cupidité est souvent plus forte que sa bonté,sa fraternité, son égalité, son ’humanité’.
    Ses dirigeants étant les plus âgés, pensent toujours comme dans leur jeunesse (quand ils ont été formés, avec les paradigmes du moment d’il y a longtemps) et agissent frileusement déchirés entre leur vision idéaliste et la vision nouvelle..
    donc si on a la chance d’avoir des décisions elles seront en demie teinte.

    ce constat fait, je souhaite bonne chance à l’homme dont je fais parti...

    Faut-il sauver la planète ou s’occuper des hommes ?

    faut-il sauver le contenant ou le contenu ?
    comment sauver le contenu si le contenant est cassé ?
    cela devient cornélien..... surtout si nous sommes le contenu...

    on est le contenu...l’homme est le contenu dans cette affaire..

    comment réagir ?

    mettre un naze, et aller prier..
    mettre un naze , et dire que les savants se sont trompés
    mettre un naze, et dire qu’on va s’en sortir,
    mettre un top, ouvrir la fenêtre et sauter

    (ironie)

    • 14240
      14240 répond à pablico
      retraité
      • Posté à 12h53 le 07/12/2009
      • Internaute 95774
        retraité

      Nous sommes des « cons-ténus »...bien loin du contenant... !
      A force de prendre nos distance avec notre planète...nous nous retrouvons dans le « VIRTUEL »...crée pour nous seul...pour les intérêts de quelques un ! ! !
      Faudra bien un jour parler de la surpopulation ? ? ? trop de monde ! ! ! pas assez de ressources ! ! ! de moins en moins ! ! !
      Alors le climat ? ? ? le CO2 ? ? ? et les « VERTS »...pollués ! ! ! ..tout cela n’a pas une très grande importance ! !
      +1

      • tecole74hs
        tecole74hs répond à 14240
        passe repasse trépassera...
        • Posté à 14h37 le 07/12/2009
        • Internaute 59167
          passe repasse trépassera...

        D’accord avec vous, mais ne parlez pas de surpopulation.Il y a en ressources agricoles largement de quoi nourrir au moins 10 milliards d’etres humains, mais il faudrait que les riches mangent autrement (moins ou plus du tout de viande) et que l’on se partage les richesses au lieu de se les accaparer. Mais nous sommes effectivements, des cons-vecteurs de notre propre bêtises et de nos peurs.

         
        • Quidamdidam
          Quidamdidam répond à tecole74hs
          Etudiant
          • Posté à 15h01 le 07/12/2009
          • Internaute 69794
            Etudiant

          Mal lu autant pour moi : D

        • trappeur
          trappeur répond à tecole74hs
          jeune voyageur
          • Posté à 15h33 le 07/12/2009
          • Internaute 95321
            jeune voyageur

          Il faudrait plutôt d’une agriculture novatrice, qui ne souci pas d’alimenter un système agroalimentaire toujours en quête de profits mais plutôt de donner les ressources premièrement nécessaires, deuxièmement locales, troisièmement étant plus en phase avec l’environnement.

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 15h58 le 07/12/2009
            • Internaute 41144

            Impossible ! La seule façon de nourrir 10 milliards d’humains, c’est une agriculture productiviste, avec tous les ravages qui vont avec. Sans compter que tecole oublie l’essentiel : il n’y aura pas assez d’eau pour tout le monde.

            • alaixih
              • Posté à 16h05 le 07/12/2009
              • Internaute 19775

              L agriculture productiviste est vouée à la disparition faute de pétrole qui est sa base de fonctionnement ( Carburant, pesticides et fongicides et engrais sont à base de pétrole ).

              A terme ce type d’agriculture est condamné.

            • Tassin
              • Posté à 16h13 le 07/12/2009
              • Internaute 70606
                Inquiet

              Idée reçue complètement fausse.
              Techniques culturales simplifiées et moins de bétails permettraient d’en nourrir bien plus.

            • trappeur
              trappeur répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
              jeune voyageur
              • Posté à 16h37 le 07/12/2009
              • Internaute 95321
                jeune voyageur

              Les laissés pour compte du système habitent des pays où généralement le fait de vivre est déjà difficile au regard des conditions climatiques (déserts, zones touchées par les cyclones) ; et donc où une agriculture productiviste (par raccourci ne tenant pas compte de son environnement) est tout simplement économiquement, écologiquement et moralement inacceptable...

              Et je parle même pas des autres problèmes pour les populations locales (corruption,...)

              Pour l’eau je suis ok par contre mais c’est l’agriculture productiviste et le système de la course à la performance qui oblige le gestionnaire à ne pas se soucier de l’état des ressources à la sortie de l’usine...

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 16h46 le 07/12/2009
                • Internaute 41144

                Je suis d’accord avec vous. Attention, je ne prône pas l’agriculture productiviste, je fais un constat : ce serait la seule façon de nourrir globalement 10 milliards d’habitants. Les techniques « traditionnelles » ont toujours été des causes de famine. Par exemple, cette année il n’y a pas eu de pommes de terre bio, parce qu’elles ont été détruites par un parasite contre lequel les pratiques traditionnelles ne savent pas lutter. Et bien, c’est ce genre de drame qui a causé la « potato famine » en Irlande et a entraîné la mort ou le départ de millions d’Irlandais. Si on n’avait cultivé que des pommes de terre bio cette année, on n’aurait pas eu de pommes de terre du tout.

                En d’autres termes, je ne pense pas qu’il soit possible d’être à 10 milliards sur terre sans que les problèmes déjà existants ne s’aggravent considérablement. Donc il faudrait tout de même aborder ce sujet très sensible qu’est la surpopulation, dont personne n’ose plus parler depuis 40 ans. Et la solution étant l’éducation des filles, autant dire qu’elle n’est pas pour demain.

                • Tassin
                  • Posté à 22h23 le 07/12/2009
                  • Internaute 70606
                    Inquiet

                  « Attention, je ne prône pas l’agriculture productiviste, je fais un constat : ce serait la seule façon de nourrir globalement 10 milliards d’habitants. »

                  Je répète : c’est une idée reçue. D’ailleurs la bio peut très bien se marier avec le productivisme, c’est le cas pour tout le bio qu’on trouve au supermarché. Pour certaines cultures par exemple, la bio consomme 50% de plus de fioul pour la même production (à cause du désherbage mécanique entre autres). Ou est le gain écologique ?

                  Les solutions à l’avenir passent par les semis directs et le BRF qui permettent de diminuer considérablement la consommation de fioul, l’atteinte à la biodiversité et l’irrigation.

                  Lien

                  Lien

                  • Compte supprimé le 4 janvier 3
                    • Posté à 00h25 le 08/12/2009
                    • Internaute 41144

                    « Pour certaines cultures par exemple, la bio consomme 50% de plus de fioul pour la même production (à cause du désherbage mécanique entre autres). Ou est le gain écologique ? »

                    J’en suis bien consciente. Le gain c’est de manger des fruits et légumes contenant moins de pesticides, mais ça ne tient pas la route au niveau global.

                    Vos liens sont très intéressants, mais franchement, je ne suis pas convaincue du tout que ce soit la solution à la nécessité de nourrir 10 milliards d’humains. Pour tout dire, je crains qu’il n’y ait pas de solution à ça.

                • trappeur
                  trappeur répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                  jeune voyageur
                  • Posté à 22h36 le 07/12/2009
                  • Internaute 95321
                    jeune voyageur

                  « Si on n’avait cultivé que des pommes de terre bio cette année, on n’aurait pas eu de pommes de terre du tout. » C’est pour ca que pendant longtemps on avait une grande variété de légumes de la même espèces (de fruits aussi d’ailleurs)...

                  • Compte supprimé le 4 janvier 3
                    • Posté à 00h20 le 08/12/2009
                    • Internaute 41144

                    C’est pour ça aussi qu’autrefois tant de gens crevaient de faim, y compris chez nous, malgré toutes nos variétés de fruits et légumes, qui pouvaient être toutes décimées la même année. C’est arrivé régulièrement au cours de l’histoire.

                    Je ne prône pas l’agriculture intensive, je suis contre - mais je ne crois absolument pas que l’agriculture « traditionnelle » nourrira 10 milliards d’humains, qui dix ans plus tard seront 12, puis 20. C’est exponentiel, étant donné que la grande majorité des habitants des pays pauvres ont moins de 15 ans. La population mondiale a plus que doublé ces 40 dernières années.

                • Christophe V.
                  Christophe V. répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                  déserteur de la guerre (...)
                  • Posté à 23h13 le 08/12/2009
                  • Internaute 98383
                    déserteur de la guerre (...)

                  « la surpopulation, dont personne n’ose plus parler depuis 40 ans »

                  Bien sûr qu’on en parle, peu dans les medias (pas assez scoop, pas assez choc de photos) mais on n’en parle. Et comme tu dis, cela passe d’abord par l’éducation, la contraception, le planning familial, des hommes comme des femmes mais aussi du travail à l’égal de l’homme pour les femmes.
                  Il n’y a pas eu besoin de mesures coercitives dans les pays développés pour réduire la démographie (même au contraire : allocations familliales plus importantes au delà de 2 enfants en France ! ! ! !). Aidons-les à se développer, « vert » si possible, et la démographie se stabilisera d’autant plus rapidement puis décroitra.

                  La nouveauté est que avec la crise écologique, même l’avenir des riches et de leurs enfants risquent d’en prendre un coup. Pas besoin d’aller jusque l’utilisation des quelques milliers de tes nucélaires disponibles représetnant 660 000 fois la bombe de Nagasaki pour leur pourrir la vie.

                • reflexions
                  • Posté à 11h53 le 11/12/2009
                  • Internaute 73953
                    observateur

                  Entièrement d’accord avec vous sur le fait qu’il faudrait enfin aborder le sujet de la surpopulation, c’est LE problème numéro 1. Contrairement à l’espèce animale qui s’autorégule par l’écosystème, l’homme se reproduit de façon exponentielle...Il ne faut alors pas s’étonner de la mysère, de la faim et de la polution dans le monde...C’est tout simplement la résultante de la surpopulation...

        • 14240
          14240 répond à tecole74hs
          retraité
          • Posté à 16h22 le 07/12/2009
          • Internaute 95774
            retraité

          Sauf qu’aujourd’hui...1 milliard reste sur le carreau ! ! ! ..+ le manque d’eau ! ! ! ...cela représente...2 milliards de gens ! ! ! ..alors 10 milliards ? ? ? je me pose quelques questions ! ! ! ..avec le système actuel ? ? ? les sols pollués...les terres affaiblies par la surproduction ! ! ! ..10 milliards ? ? ?

        14 autres commentaires
    • Counch
      Counch répond à pablico
      Citoyen en résistance en (...)
      • Posté à 13h21 le 07/12/2009
      • Internaute 23248
        Citoyen en résistance en (...)

      Je suis tellement d’accord avec vous De Pablico. Je ne comprend pas cette mauvaise notation à votre post... Moi je vous ai mis un Top mais ça ne se voit pas...

      Il s’agit bien de sauver les hommes et non la planète. La planète Terre a déjà vécu sans nous et il me semble qu’elle ne s’en portait pas plus mal à l’époque....Elle nous survivra.
      Allez donc demander à Jupiter ou Saturne si elles se portent bien (pour ne prendre que les plus proches). L’homme se contre-fout de ces planètes-là puisqu’elles n’influent en rien sur son existence (et...pourtant...qui sait...)...

      C’est bien l’homme qui est malade et non la terre...

      • ecor1
        ecor1 répond à Counch
        sur le fil
        • Posté à 14h30 le 07/12/2009
        • Internaute 25388
          sur le fil

        Egalement d’accord De Counch...

    • tobernite
      tobernite répond à pablico
      • Posté à 13h29 le 07/12/2009
      • Internaute 13822

      La question n’est ni cornélienne, ni métaphysique : nous sommes ici dans la très basse politique. La FAO verse des hectolitres de larmes (de crocodile) sur la faim dans le monde et se frappe la poitrine en déclarant qu’il va falloir faire quelque chose, mais elle censure les demandes (soutien aux méthodes agricoles locales et protection des semences-populations) exprimées par les ONG. La FAO s’acharne à glorifier les biotechnologies, sans tenir compte de leur bilan calamiteux sur pas loin d’un demi-siècle, et vient d’élire un président de syndicat productiviste à la tête de son Conseil. L’ontologie s’est noyée dans le portefeuille des grossistes en bidoche et produits laitiers.

      Mais le poison va peut-être exsuder son remède puisque le dérapage climatique et l’absurdité alimentaire se sont donné rendez-vous dans la forêt amazonienne. Où l’on s’acharne à produire toujours plus de soja ... pour l’élevage intensif, qui est justement une source de gaz à effet de serre !

    • Quidamdidam
      Quidamdidam répond à pablico
      Etudiant
      • Posté à 14h00 le 07/12/2009
      • Internaute 69794
        Etudiant

      Encore de l’autoflagellation consensuelle...

      On dirais ces hordes de pénitant médiévaux qui se fouettaient lors de processions pour « expier » le mal qu’était la peste.

      Déjà, on sais pas ce que pensent nos alter ego les animaux. Il sont certainement bien plus égoiste, odieux, ignoble que nous le sommes (viol, meutres, moeurs, exclusion, destruction,...). Simplement ils n’ont pas la même quantité de population, ni les mêmes moyens techniques (car oui, certaines espèces ont des moyens techniques). Et heureusement, nous avons la consience et la réflexivité.

      Au lieu de fustiger l’homme de tout les noms et de toutes les horreurs de la nature (Zazie, si tu m’entends : p) peut être vaudrai-t-il mieux oeuvrer à pousser ses bon côté vers un idéal qui serais humaniste et donc écologiste ?

      • pablico
        pablico répond à Quidamdidam
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 16h50 le 07/12/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        se regarder dans un miroir, n’est pas se fustiger.
        on pousse vers un idéal humaniste. surement depuis avant Platon...
        il faut se faire une raison.

        mais on en est pas moins homme...avec les défauts et les qualités des hommes et de l’humanité...le tout est de les connaitre et les reconnaitre (ce qui est le plus dur)

         
        • Quidamdidam
          Quidamdidam répond à pablico
          Etudiant
          • Posté à 19h31 le 07/12/2009
          • Internaute 69794
            Etudiant

          Sauf que la plupart ne se regardent pas dans un miroir, mais cherchent bien l’autocritique consensuelle, et la critique facile. Critiquer, voir insulter l’homme, ou l’humanité en génral, ça permet la mise à distance. Dire « ce sont eux, pas moi », et pour certains « oui je fais le mal honte sur moi » et ? Et quoi ? s’il n’y a rien derrière, si c’est juste pour la forme, ça sert à rien, en outre, ça sert à quoi de le crier partout haut et fort comme ça ? A brandir les victimes ? être intolérant avec qui ose la critiques, ou le regard différent ?

          Quand à l’idéal humaniste, oui, il existe très certainement d’avant platon, sans doute même depuis les premiers hommes. Mais ça n’est pas parce que quelque chose existe que tout avance forcément. Pour tout dire, je ne crois pas au progrès.

          L’humanisme doit se construire partout et tout le temps. Il ne sera jamais ni donné ni hérité, car oui, c’est une question morale.

          Et j’admet aussi que l’utopie n’est pas réalisable, tout le monde a ses petites faiblesses, ses petites bassesses, etc.

          Pourquoi ne pas dire simplement qu’il y a des mesures à prendre et les prendre ? Plutôt que de donner dans la grande messe tous cagoulé de noir un fouet à la main en se meurtrissant le dos.

        1 autres commentaires
    • eden-saga.com
      eden-saga.com répond à pablico
      webmestre
      • Posté à 07h37 le 08/12/2009
      • Internaute 89905
        webmestre

      « Son égo est incommensurable, son humilité est nulle ou feinte. » Et pourtant, nous sommes des nains sur les épaules de géants
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  • Suzanna
    • Posté à 11h53 le 07/12/2009
    • Internaute 17779

    Combien vous avez raison M. Haski !
    Pourquoi ne pourrait-il y avoir sur Rue 89 une rubrique permanente où serait tenu le compte des engagements pris, et en face ce qu’ont réellement fait les politiques ? Il n’y a pas vraiment de média qui se préoccupe du suivi des décisions, tout pour les effets d’annonce et si peu pour l’information réelle...

    • Zeki
      Zeki répond à Suzanna
      Curieux de tout
      • Posté à 12h26 le 07/12/2009
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      Parce si le peuple avait une mémoire et n’était pas plongé dans ce flux tendu de paroles, les protestations rendraient impossible l’exploitation de la masse par la synarchie.

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à Suzanna
      • Posté à 12h52 le 07/12/2009
      • Internaute 12674

      Je seconde à fond votre sens du geste humanitaire ordinaire. C’est que le réchauffement global...

      Lien

      entre lui et moi, il y a un froid. Je crois au concret, comme vous. Non à l’écolo-pharaonisme.
      Paul Laurendeau …

      • trappeur
        trappeur répond à ysengrimus
        jeune voyageur
        • Posté à 16h28 le 07/12/2009
        • Internaute 95321
          jeune voyageur

        Juste pour dire que depuis quelques temps les médias évoquent le fait que la température des océans n’augmente plus aussi significativement depuis 10 ans et que le soleil se met aussi à nous jouer des tours... Non je ne suis pas ecolo-sceptique, j’ai juste été surpris d’entendre ca ce matin même (source : France Inter). Et c’est très en contradiction avec les faits de ces dernières semaines, c’est-à-dire un mois de novembre chaud-chaud-chaud en Europe (j’ai ENFIN vu du givre samedi matin et j’habite en Alsace !) et de l’autre côte de l’Atlantique de la neige, à Washington mais surtout à Houston...

        Sinon l’écolo-phraonisme ca peut quand même faire changer les hommes

  • tonioinparis
    • Posté à 11h54 le 07/12/2009
    • Internaute 64879

    Bonjour

    La planète se sauvera toute seule, qu’elle soit recouverte de glaces ou de déserts. Il s’agit plutôt d’éviter qu’elle devienne invivable pour les hommes, ce qui en pratique se traduirait par plus de malnutrition, de conflits pour les ressources restantes, etc. Votre edito me semble donc complètement à coté de la plaque.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à tonioinparis
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 12h01 le 07/12/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Mais réaliser ce louable objectif à long terme doit-il nécessairemet entraîner, comme on le fait aujourd’hui, l’abandon des objectifs à court terme pour éliminer les souffrances actuelles ?

      • Zeki
        Zeki répond à Pierre Haski
        Curieux de tout
        • Posté à 12h34 le 07/12/2009
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Pire les miséreux qui subissent des catastrophes climatiques sont instrumentalisés.
        L’amalgame se produit dans de nombreux discours et têtes.
        Lutter contre le réchauffement climatique c’est lutter contre la misère du tiers monde ! ! ! FOUTAISE !
        Les émeutes de la faim seront vaincues en limitant la spéculation sur les denrées alimentaires et non en limitant le CO2.
        CO2 dont les données du GIEC avant manipulation par les chercheurs de l’ONU montraient que le CO2 suivait la température et non l’inverse.

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 16h02 le 07/12/2009
          • Internaute 41144

          Ach ! Comme le monde est simple (simplet, simpliste) pour les conspirationnistes ! Et dire qu’il suffirait de supprimer les dirigeants du grand complot interplanétaire pour trouver la solution à tous les problèmes du monde ! Pourquoi diable n’y avons-nous pas pensé plus tôt ?

          • Zeki
            Zeki répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
            Curieux de tout
            • Posté à 06h56 le 08/12/2009
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            Vos analyses fines et documentées me manquaient...

            D’où vient ce besoin de parler de « dirigeants du grand complot interplanétaire » ? Une source ?
            Avez vous du mal à argumenter sans l’invocation d’un conspirationisme aussi absurde que creux ?

            Comprenez l’anglais ou souhaitez vous une traduction ?
            Lien

        2 autres commentaires
      • tonioinparis
        • Posté à 12h42 le 07/12/2009
        • Internaute 64879

        Que les engagements anti-pauvreté ne soient pas tenus ne me semble pas être une conséquence de Copenhague. Mais ca fait effectivement douter que ce sommet soit suivi de mesures concrètes.

         
        • voila-voila
          voila-voila répond à tonioinparis
          j'enrage
          • Posté à 10h48 le 08/12/2009
          • Internaute 62940
            j'enrage

          Zéro confiance.

          Depuis le temps que ’l’élite’ se réunit aux 4 coins du monde... Voyons et jugeons les résultats. Ils se moquent sérieusement de nous.

          Déclarations, discours, communication, photo-journaux = un bel écran de fumée pour continuer le même business avec un joli marketing.

          Les dirigeants ne sont pas des demi-dieux...

          Zéro confiance + 100% doute

      • nixar
        nixar répond à Pierre Haski
        informaticien, Paris
        • Posté à 12h55 le 07/12/2009
        • Internaute 31373
          informaticien, Paris

        Fausse dichotomie : vous semblez presenter ca comme si l’un empechait l’autre. Or non seulement l’un n’empeche pas l’autre, mais je vois mal ce que vont bouffer 100 millions de bangladeshi recouverts par l’ocean, ou autant d’africains soumis a des secheresses record.

        J’ajoute que les energies alternatives decollent grace a la prise en compte des externalites des energies fossiles, et en particulier le solaire, les pays emergents en profiteront plus, directement, que le Nord.

         
        • nanouD
          nanouD répond à nixar
          citoyenne
          • Posté à 18h03 le 07/12/2009
          • Internaute 71941
            citoyenne

          J’ai déjà une pompe à chaleur, mais la mairie (de droite)vient de me refuser la pose de panneaux pour un chauffe-eau solaire : si ce n’est pas une contradiction entre ce qu’on nous préconise et ce qui s’applique réellement, je veux bien être pendue...

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à nanouD
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 07h56 le 08/12/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Peut-être qu’il serait astucieux de laisser entendre que tes panneaux, tu les achèterais chez un copain de tes édiles.

        2 autres commentaires
      • kevangel
        kevangel répond à Pierre Haski
        Chercheur
        • Posté à 12h56 le 07/12/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        C’est vrai que la remarque de cet internaute est juste. Il ne s’agit pas de sauver la planète OU les hommes, comme le dit votre titre. Mais plutot sauver les hommes de la misère à court terme OU éviter que la misère augmente à long terme.
        Donc : 1) La planète n’a pas besoin d’etre sauvée, elle s’en sortira bien sans nous. 2) L’écologie comsiste non pas à sauver la nature mais à sauver nos civilisations, et l’avenir de nos descendants. J’ai du mal à mettre ca au meme niveau que la lutte contre la pauvreté en Afrique comme vous le faites, meme si c’est aussi un problème important.

      • citrouille
        citrouille répond à Pierre Haski
        gerboulade permanente
        • Posté à 13h09 le 07/12/2009
        • Internaute 33365
          gerboulade permanente

        Si une seule espèce était devenue aussi nuisible pour les dégâts causés à la planète à ceux que l’homme a faits, les hommes l’auraient supprimé.
        Conclusion : si l’humanité disparait, la planète sera sauvée. C’est l’homme ou la Planète.

        « L’humanité disparaîtra, bon débarras ». C’est pas de moi, c’est de Yves Paccalet.

        Comment croire que qch va changer à Copenhague ?

        Leur forêt brûle, mais ils continuent de ramasser des champignons au lieu d’aider les pompiers.

         
        • ni soumise ni rebelle
          ni soumise ni rebelle répond à citrouille
          sans profession
          • Posté à 15h27 le 07/12/2009
          • Internaute 60828
            sans profession

          peut-etre que c’est ca le Destin que l’homme s’est inconsciemment ordonne : faire sauter la planete avant qu’il ne disparaisse ! ! !
          vanite ! ! !
          detruire Mere Nature pour etre sur qu’il n’y en ait pas un petit qui arrive apres nous,meilleur et mieux aime ! ! !
          bon ,c’est vrai ,je delire mais enfin quand on observe le degre d’immaturite des dirigeants,il y a de quoi delirer ! ! ! qui,pour les plus puissants,sont elus par nous ! ! !

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à citrouille
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 19h48 le 07/12/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          La « Gerboulade permanente » a déjà du vécu et elle n’a pas d’enfants. Les enfants des autres, elle s’en fiche aussi ! , n’est-ce pas ?

        2 autres commentaires
      • damienorway
        damienorway répond à Pierre Haski
        descroissants.org
        • Posté à 14h45 le 07/12/2009
        • Internaute 64135
          descroissants.org

        Comme beaucoup l’ont déjà dit, l’article est un peu à la ramasse puisque l’on parle de sauver la planète...

        Or l’objectif de Copenhague (après on peut remettre en question la stratégie, les objectifs...) n’est pas de sauver la planète mais de sauver la vie sur Terre et donc les hommes sur la Terre.
        La terre existait sans nous et existera encore après nous.

        Donc on ne veut pas sauver la planète avec Copenhague mais on veut sauver les hommes. Le titre devient alors :
        Sauver les hommes ou s’occuper des hommes ? ...Ca n’a pas trop de sens...

        Ensuite s’il s’agit de parler du long terme face au court terme... De mon point de vue, il est largement faux de dire : l’ « objectif à long terme doit-il nécessairemet entraîner, comme on le fait aujourd’hui, l’abandon des objectifs à court terme »

        Alors là, j’aimerais beaucoup avoir des exemples de long terme qui prennent le dessus sur les objectifs court terme. D’où vient cette vérité que le long terme entraine l’abandon du court terme. Nous sommes dans la société du « tout » tout de suite et le court terme n’a jamais été aussi réduit et omniprésent.
        Où est le long terme lorsque nous brulons toutes les ressources d’énergies fossiles, toutes les matières premières, lorsque nous polluons la planète... Si l’humanité survit à notre époque, nous serons connus comme les générations voraces qui ont dilapidé en quelques années ce que la Terre a mis des millions d’années à constituer.
        Nous n’avons aucun objectif long terme, car nous abordons ces questions dans une société individualiste (voir : Lien ) et nos méchanismes de pensées ne peuvent subvenir seuls à des objectifs long terme.

        Donc non, le long terme n’entraine pas l’abandon des objectifs court terme pour la simple raison que nous n’avons aucune vision long terme. C’est bien le contraire qui se produit actuellement, le court terme domine toujours le long terme.

        A la question de sauver les hommes ou sauver les hommes, j’ai vraiment beaucoup de mal à choisir...

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski répond à damienorway
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 15h06 le 07/12/2009
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          Je ne suis pas du tout d’accord avec vous. Je pense un peu cyniquement qu’il est plus facile à nos hommes politiques de s’engager sur des objectifs à très long terme, 2050 ou la fin du XXI° siècle, quand ils ne seront plus là et leurs électeurs tous morts, plutot que de reconnaître qu’ils sont impuissants à régler des problèmes immédiats sur lesquels les solutions « techniques » existent, mais il manque la volonté politique ou l’intérêt éléctoral immédiat. Alors oui, le long terme se fait au détriment du court terme.

          • A déménagé le 13-01-2012 5
            • Posté à 15h33 le 07/12/2009
            • Internaute 98137
              non connue

            « Alors oui, le long terme se fait au détriment du court terme. »

            J’ajouterais que, de plus, le long terme a cet avantage qu’on peut faire semblant de le faire ; on n’a pas à rendre compte des résultats...

          • alaixih
            alaixih répond à Pierre Haski
            • Posté à 16h07 le 07/12/2009
            • Internaute 19775

            Et bonjour le retour de boomerang.

          • alaixih
            alaixih répond à Pierre Haski
            • Posté à 16h08 le 07/12/2009
            • Internaute 19775

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          • Enki
            Enki répond à Pierre Haski
            alchimiste
            • Posté à 16h39 le 07/12/2009
            • Internaute 9562
              alchimiste

            Le long terme, ce serait si les représentants des peuples se rencontraient au delà des frontières pour définir comme but d’une gouvernance mondiale la régie consciente d’une symbiose planétaire de l’humanité.

            Le court terme est de poser des objectifs, sans même effleurer la nécessité de ce but. Copenhague, c’est la finalisation d’une étude de marché, le business plan d’une gouvernance d’opportunité, dont le message est :

            « Nous, usurpateurs d’une légitimité mondiale, définissons les objectifs qui permettront un renouveau de croissance pour la classe dirigeante. Nous rachetons la conscience globalisée des peuples en deux lettres et un chiffre : “CO²”, pour que les héritiers des propriétaires de mines investissent dans des éoliennes et des voitures électriques et que les héritiers des mineurs soient taxés sur le carbone. »

            A moyen terme, pour que ceux-là aient leur dessert, ceux-ci devront se passer de plat de résistance.

          • Tartitius
            Tartitius répond à Pierre Haski
            flâneur non salarié
            • Posté à 16h53 le 07/12/2009
            • Internaute 98038
              flâneur non salarié

            Entièrement d’accord avec vous. « L’humanité de l’homme, c’est de se soucier de son prochain » disait Levinas. Les humanistes étaient à la réunion de la FAO (peu de journalistes parmi eux), les cyniques sont à Copenhague (beaucoup de journalistes parmi eux)

          • kevangel
            kevangel répond à Pierre Haski
            Chercheur
            • Posté à 17h58 le 07/12/2009
            • Expert 24356
              Chercheur

            Il y a une subtilité. Damienorway parle d’actes et vous vous parlez de discours, ce qui est très différent. On est tous d’accord que les politiques font des beaux discours à long terme.
            Mais, comme le fait remarquer Damienorway, il n’ y a aucun acte réel pour améliorer les choses à long terme, et ceci parce que, contrairement aux discours, ce n’est pas rentable électoralement d’améliorer la vie dans 50 ans, c’est plus rentable de diminuer les impots pour l’année prochaine.
            Pour vous réconcilier tous les deux, je concluerai donc en disant : les politiques préfèrent s’engager sur le long terme dans les discours (surtout quand c’est difficile à réussir) mais ils privilégient toujours le court-terme dans les actes. Finalement, c’est un peu comme les chefs d’entreprise.

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