Enquête 07/12/2009 à 10h31

Ces salariés forcés de devenir auto-entrepreneurs

Guillaume Gesret | Journaliste


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Le régime de l’auto-entrepreneur présente des atouts pour ceux qui souhaitent se lancer à leur compte ou compléter leurs revenus. Mais certaines entreprises poussent leurs employés à prendre ce statut pour s’affranchir de leurs cotisations sociales. Plutôt que d’encourager la création d’entreprise, le statut d’auto-entrepreneur contribue alors à la précarisation du travail.

Pour maîtriser leur masse salariale, certaines entreprises ont vu dans le statut d’auto-entrepreneur un bon moyen de bénéficier de collaborateurs sans supporter les coûts et les risques d’un contrat de travail : elles n’ont plus à s’acquitter des charges sociales et jouissent d’une totale flexibilité.

« J’ai pris le statut d’auto-entrepreneur pour ce qu’on peut appeler une période d’essai »

Dérive du système, des employeurs suggèrent à leurs jeunes recrues de devenir auto-entrepreneurs. Au lieu d’embaucher, ils demandent de facturer des prestations.

Stéphane, 46 ans, est à l’essai, mais n’a pas été embauché

 :

« Je cherchais du travail, un jeune entrepreneur dans l’informatique m’a demandé de l’aider à développer sa société en septembre. Il n’a pas proposé de m’embaucher, il a préféré que je facture des prestations mensuelles fixes.

J’ai pris le statut d’auto-entrepreneur pour faire, ce qu’on peut appeler au final, une période d’essai. J’aurais préféré qu’il me salarie, notamment pour pouvoir être garant de mes enfants qui cherchent à se loger en ce moment. Mais j’accepte cette situation, je me dis que c’est une phase de transition. Et si je remplis les objectifs, je devrais être embauché au terme des quatre premiers mois de collaboration. »

Stéphane se raccroche à cette promesse pour donner le meilleur de lui-même dans ce travail à plein temps.

Florence, 58 ans, accepte de perdre des droits

 :

« Je suis comptable et je ne trouvais pas de travail. Un architecte m’a promis qu’il me ferait travailler si je prenais le statut d’auto-entrepreneur. Il m’a dit ouvertement qu’il ne voulait pas payer de charges, que la gestion des congés payés et l’URSSAF étaient sa hantise.

Il procède de la même manière avec tous ses collaborateurs depuis la mise en place du statut d’auto-entrepreneur. J’ai accepté cette solution même si je ne suis pas autant protégée qu’à l’époque où j’étais salariée. A 35 ans, je n’aurais peut-être pas fait ce choix, mais à mon âge, il est difficile de trouver un emploi. »

Licencier pour faire travailler en auto-entrepreneur

D’autres entreprises licencient et promettent à leurs anciens salariés de poursuivre la collaboration s’ils optent pour le statut d’auto-entrepreneur.

Baptiste, 48 ans, a subi ce tour de passe-passe :

« J’étais en poste depuis sept ans dans une collectivité territoriale, je travaillais au sein du service de la communication. Pour faire des économies, la direction m’a licencié. Durant la négociation des indemnités de départ, on m’a dit qu’on me prendrait comme prestataire et que je continuerais à travailler pour leurs supports de communication. Le statut d’auto-entrepreneur leur convenait très bien.

A présent, j’ai perdu mes droits de salariés, je n’ai plus de congés payés, je ne cotise plus pour le chômage et notre collaboration peut s’arrêter du jour au lendemain sans que je ne touche aucune indemnité. Et en plus, c’est à moi maintenant de payer les charges sociales et de m’occuper de toute la paperasserie auprès de l’URSSAF. »

Baptiste a vécu cette manœuvre comme une contrainte, « j’étais coincé ».

Selon un employé du Pôle emploi, son cas n’est pas isolé.

« Si je vais au procès, la collaboration s’arrête »

Ce procédé est-il légal ?

Les règles de l’assujettissement établies dans le code du travail sont le rempart pour les employés. La jurisprudence précise que la réalité de l’existence d’une relation de travail dépend de l’exercice de l’activité des travailleurs qui se trouvent dans un lien de subordination et non pas seulement de la volonté des parties ou de la dénomination donnée aux contrats.

Les entreprises qui utilisent ce procédé risquent donc de voir requalifié le contrat de prestation en un contrat de travail. L’URSSAF a les moyens d’effectuer un contrôle.

A la Caisse nationale des URSSAF, l’agence centrale des organismes de sécurités sociales, on nous dit que le phénomène est surveillé.

« La mise en place du statut d’auto-entrepreneur est récente, on évalue la proportion de cet effet pervers du dispositif. »

Pour l’heure, aucun employeur ne se serait fait encore épingler. Les employés ont de leur côté la possibilité de se retourner vers les Prud’hommes.

Mais comme l’indique Baptiste :

« Si je vais au procès, la collaboration s’arrête nette et je n’ai plus de rémunérations du tout. »

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  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 10h46 le 07/12/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Oui mais le statut d’auto-entrepreneur est à double tranchant pour les employeurs qui l’utilisent à ces fins dévoyées : leur « employé » peut vendre à la concurrence et en toute légalité le fruit de son travail.

    Sans compter que la rémunération mensuelle peut être renégocier chaque mois (pour compenser la précarité, c’est le minimum !). Je ne suis pas sur que l’employeur se retrouve vraiment dans une position de force dans ce rapport. Une période d’essai (interruptible n’importe quand sans motif) me parait bien plus vulnérable pour l’employé.

    • Eliott
      Eliott répond à Iv
      • Posté à 11h21 le 07/12/2009
      • Internaute 24550

      Tout dépend du contrat. Un client peut exiger une confidentialité, et interdire la revente à d’autre.

      • Iv
        Iv répond à Eliott
        Roboticien utopiste
        • Posté à 11h41 le 07/12/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Oui mais est-ce le cas ? Si ça l’est je pense que l’employeur peut être en effet épinglé. Confidentialité et exclusivité sont la norme pour un salarié, mais pour un indépendant ça se négocie souvent très cher. Un prix trop bas peut facilement éveiller des soupçons de pratiques illégales.

    • Anastaze
      Anastaze répond à Iv
      inconsolable
      • Posté à 11h22 le 07/12/2009
      • Internaute 53186
        inconsolable

      C’est vrai dans un marché « théorique », mais la réalité est beaucoup plus « salace ».

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 10h46 le 07/12/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    J’ai plusieurs potes qui se sont mis en « auto entrepreneur », séduit par cette « offre » façon travail-à-la-façon-libérale ! Vous savez quoi ? Malgré leur savoir pointu à chacun et leurs années d’expérience évidente, ils sont tous soit au chômage soit en galère. Ahhhh quel merveilleux gouvernement nous avons là ! ? ? Il fait absolument tout comme il faut pour réussir le démontage tranche par tranche de tout ce qui permettait à la France de surnager dans le chaos global.

    L’objectif final ? : plus une seule nation, que des « grandes régions “, dans une Europe élargie aux USA, Mexique, Canada et Japon. Une gros machin, plein de gens massifiés, à qui on aura conscieusement imposé une ‘culture’ de masse au ras des paquerettes et avec une langue façon ‘franglish’.

    Parlez-nous encore du ‘beau projet Europe’ les amis, vous allez nous trouver....

    • pablico
      pablico répond à Vuedechezmoi
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 11h04 le 07/12/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      auto-entrepreneurs et free-lance ne durent pas longtemps. C’est souvent un mirage.

      un employeur de main d’œuvre peut-il embaucher que des free-lance ou auto entrepreneurs ?

      ainsi de défaire de toutes les lois sur le travail ?

      • eden-saga.com
        eden-saga.com répond à pablico
        webmestre
        • Posté à 11h23 le 07/12/2009
        • Internaute 89905
          webmestre

        Mirage du free-lance, mirage de l’auto-entrepreneur, mirage du boulot, aussi, non ?
        Lien

      • Eliott
        Eliott répond à pablico
        • Posté à 11h28 le 07/12/2009
        • Internaute 24550

        La loi est pourtant claire sur ce point. Une société ayant son CA basée majoritairement sur un unique client peut être soupçonnée d’un montage afin d’éviter des cotisations sociales.

        Le problème, c’est qu’il n’y a pas de contrôle.

        Mais bon, si le problème se résumait qu’à cela.

        Le pire à mon avis, est l’embauche des « sous-salariés », ils font le même boulot qu’un salarié, mais ils ne sont pas payés.

      • titou31
        titou31 répond à pablico
        titou31
        • Posté à 11h29 le 07/12/2009
        • Internaute 33796
          titou31

        En fait, ça dépend l’activité. Celles où le savoir-faire est important, cela présente des risques. Par exemple, dans le cas d’un développeur informatique, cela peut être dangereux si c’est lui qui connait le mieux l’application que vous vendez. Ce genre de personne, on essaye plutôt de les garder dans l’entreprise et on y met le prix. Pour des activités annexes ou facilement remplaçable, par contre...

      • naofan
        naofan répond à pablico
        j'aimerais bien le savoir
        • Posté à 11h32 le 07/12/2009
        • Internaute 77535
          j'aimerais bien le savoir

        Oui, c’est de plus en plus le cas dans le domaine hi-tech poussé du traitement automatique de l’information (3D, studio pour applicatifs iphone/gphone/metavers/cinéma/...) malheureusement.

        Croire que l’entreprise y perd en secret industriel est du mythe. Car l’on est dans l’obligation de signer des nda qui garantissent la confidentialité pendant 2 voir 3 ans des process, méthodes, normes etc. Le violer c’est se retrouver sans mission ou au moins sans mission rémunératrice car comme pour tout il y a une hiérarchie dans ce que l’on peut obtenir.

        L’on est sur la pente glissante à chaque minute. Voir apparaitre une offre au moins disant sur des sites comme rentacoder et il faut se dépêcher d’avoir autre chose sous la main (heureusement il y a les activités persos, enseignement, production en nom propre d’applicatif jetable pour terminaux grand public etc).

        Avantage, néanmoins, la neutralité du net permet même à des petits de monter des projets lourd pour pas grand chose en coût. Et l’internationalisation fait que vous pouvez aisement agir dans plusieurs pays. L’usage de norme communes permet aussi de grandement facilitée la vie en relookant un travail et en le replaçant.

        L’auto entrepreneuriat n’a fait que faire augmenter une tendance déjà présente. En rendant le discours plus simple « et ce sera plus simple pour vous, regardez vous en avez pour 10 minutes à faire la déclaration ce n’est pas comme avant (sic) ou vous auriez du passer des heures à faire de la paperasse et des déclarations ».

        Quand a ne pas durer longtemps je n’y crois pas. Cela me semble au contraire être une tendance lourde.

        Le vieil article de X Ternissien sur les forçats du web dans le journalisme nous à fait bien rire, je ne dis pas qu’il y a pas plus malheureux, ni que les journalistes web n’ont pas des difficultés.

        mais qu’ils ne s’inquiettent pas ... leur situation actuelle pourrait bien paraitre bien agréable à leurs petits frères ou petites sœurs tiens à ce propos, les journaux utilisent ou pas l’auto entrepreneuriat ? :)

         
        • nicolas.boulay
          nicolas.boulay répond à naofan
          ingé
          • Posté à 15h52 le 07/12/2009
          • Internaute 94389
            ingé

          Tant que la main d’œuvre est abondante, les entreprises y gagnent. Mais dés qu’il va y a voir pénurie, je pense que le système va montrer ses limites et que les entreprises vont aller chercher des bons salariés pas cher sur le long terme.

          • youri18
            youri18 répond à nicolas.boulay
            18
            • Posté à 18h22 le 07/12/2009
            • Internaute 63618
              18

            La main d’oeuvre sera toujours de plus en plus abondante en raison de la démographie galopante, et de l’augmentation du niveau d’études.

        2 autres commentaires
      • Armand_de_Maupertuis
        • Posté à 11h35 le 07/12/2009
        • Internaute 41272

        C’est ce qui s’est passé dans la boutique d’une amie : les anciens salariés ont été passés en auto-entrepreneur, d’un « commun accord ». Argument : « sinon la boutique coule » : on se demande bien comment une boutique qui va mal pourra aller mieux avec l’auto-entrepreneriat, si ce n’est à réduire les salaires des gens.
        Les auto entrepreneurs travaillent comme avant, mais payent un loyer pour louer leur bureau et sont payés à la commission.
        Plus d’heures sups, plus de 35h, plus vraiment de droit du travail, de congés.

        Le moteur est bien sûr l’espoir de faire un gros chiffre, mais je doute que cela retombe vraiment dans la poche des anciens salariés. Rendez vous dans un an.

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 10h50 le 07/12/2009
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    Priviligiez le système S.C.O.P à celui de l’auto-entrepreneur... cela vous évitera de vous retrouvez en slip...En cas de succés pas de problème mais en cas d’échec il n’ya aucune sécurité et certains ne le savaient et se sont fait avoir !

  • WarrantMarrant
    WarrantMarrant
    Trader Blogueur
    • Posté à 10h51 le 07/12/2009
    • Internaute 58823
      Trader Blogueur

    Intéressant... et pas étonnant ! D’ailleurs, j’ai du mal à comprendre les commentaires dans les médias du style :

    « Grâce au statut d’auto-entrepreneur, Jean peut maintenant travailler aussi la nuit, ce qui lui permet de pouvoir payer son loyer et nourrir ses enfants, quel succès ! »

    Ce qui serait aussi intéressant de savoir c’est la différence de paie entre « salarié » et « prestataire ». Logiquement en tant que prestataire on devrait récupérer une bonne partie des charges non payées par l’employeur.

    Mais j’imagine que c’est « même salaire plus précaire » (un nouveau slogan pour Nico Sarko ?)

    Décidément y en a qui devraient se dépêcher de souscrire une assurance spéciale patron ! ; -)

    Lien

  • Moujik
    Moujik
    dentiste équin
    • Posté à 10h51 le 07/12/2009
    • Internaute 53078
      dentiste équin

    Bienvenus au club ! tous ces auto entrepreneurs connaissent maintenant le statut des artisans. C’est la qu’ils peuvent estimer le confort qu’il y a à être salarié...

    • geff
      geff répond à Moujik
      www.ecapote.com
      • Posté à 11h22 le 07/12/2009
      • Internaute 17855
        www.ecapote.com

      Et oui.

    • Armand_de_Maupertuis
      • Posté à 11h28 le 07/12/2009
      • Internaute 41272

      La vie d’un artisan n’est certes pas forcément facile, mais ce n’est pas tout à fait pareil : l’artisan n’est pas un salarié caché de l’(ancienne) entreprise. Il a toujours l’espoir d’augmenter son chiffre d’affaire pour bien gagner sa vie.
      L’auto-entrepreneur cumule un peu les désavantages des 2 systèmes.

      • KLeM75
        KLeM75 répond à Armand_de_Maupertuis
        artisan
        • Posté à 12h09 le 07/12/2009
        • Internaute 75079
          artisan

        L’espoir fait vivre c’est bien connu.
        L’auto-entrepreneur est un statut pourri qui sert les entreprises à ne pas payer de charges, d’heures sup, de congés payés etc...

        Et en plus c’est une concurrence déloyale envers le statut d’artisan.
        Car si vous êtes artisan déficitaire vous payez des charges. Alors qu’en tant que auto-entrepreneur vous payez zéro si vous faites pas de chiffre.

        De toute façon dans qlqs temps l’état instaurera une petite taxe pour le statut auto-entrepreneur, oh un petit rien du tout qui augmentera comme toute les taxes au fil du temps. Et la boucle sera bouclée.

        Que vive l’auto exploitation capitaliste bienveillante... beeeeuark

    • Eliott
      Eliott répond à Moujik
      • Posté à 11h30 le 07/12/2009
      • Internaute 24550

      Je ne vois pas le rapport.

    • weenana
      weenana répond à Moujik
      locataire baobab26
      • Posté à 22h22 le 07/12/2009
      • Internaute 55687
        locataire baobab26

      L’auto-entrepreneur est la nouvelle version crise du « salarié déguisé » tel qu’il apparaît dans les rapports de nos inspecteurs du travail. Bon ! sans suite le rapport. Pourquoi ceux qui les emploient (exploitent) se gêneraient-ils ?

  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 11h01 le 07/12/2009
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    Merci pour cette enquête édifiante. Après le CNE et ses abus, bienvenue dans le monde merveilleux des entrepreneurs libres.

    Du Succès au RSA, l’auto-entrepreneur de demain
    Lien

    Un revenu inférieur au SMIC où les heures supp n’existent pas.

    Bravo Un statut pour les fonctionnaires, chômeurs, et faire mentir les statistiques.

  • t_senay
    t_senay
    Consultant IT
    • Posté à 11h27 le 07/12/2009
    • Internaute 22114
      Consultant IT

    Concerné par le sujet mais travaillant a l’étranger, c’est effectivement une pratique à double tranchant. Si vous êtes sur de fournir une prestation de qualité, vous avez possibilité de négocier de bon tarifs. Dans le cas inverse, vous êtes le dindon de la farce ! Dans l’IT c’est relativement courant et c’est la règle en Angleterre et aux Pays-Bas. A mon avis, travailler en mode libéral s’applique bien aux travailleurs très qualifiés, les autres, passez votre chemin

    • Eliott
      Eliott répond à t_senay
      • Posté à 11h32 le 07/12/2009
      • Internaute 24550

      Oui.

      Sauf que cela intéresse bien les potentiels clients, qui trouvent plus de concurrence et négocient plus le prix des prestations.

      • Armand_de_Maupertuis
        • Posté à 11h44 le 07/12/2009
        • Internaute 41272

        À mon avis, le terme « très qualifié » est synonyme de « non concurrentiel » :)

    • minuipile
      minuipile répond à t_senay
      testeur info
      • Posté à 11h53 le 07/12/2009
      • Internaute 97838
        testeur info

      Cela s’applique également à certaines compétences dont la demande est forte mais l’offre très peu existante. Ex développeur flash très demandé mais très peu de personnes maîtrisent.

  • Disciple ressucité
    • Posté à 11h24 le 07/12/2009
    • Internaute 71674

    Et en avant pour le grand bond en arrière !
    Après la soupe populaire et les ventes de charité, réouverture des bureaux d’embauche !
    Pauvres, venez nombreux ! Entremetteurs et maquignons vous attendent !

    Sont prévues dans les prochains mois, les mises en service d’ateliers de charité, d’ouvroirs, de lazaret et de maladreries.
    En avant, en avant, en avant !

    • Compte supprimé le 2 janvier
      Compte supprimé le 2 janvier répond à Disciple ressucité
      Hideux - http://ici-blog.net
      • Posté à 11h29 le 07/12/2009
      • Internaute 98143
        Hideux - http://ici-blog.net

      Ah mais ça, comme statut pourrave, c’est vraiment gratiné, auto-esclave : j’en suis un.

      Tu nages totalement dans le vague en raquant tes putains de taxes en sachant sans même sortir la calculette que quand tu seras vieux tu n’auras jamais pu cotiser suffisamment pour avoir droit à autre chose que la misère des vieux.

      Encore un dispositif bâclé à l’arrache par un gouvernement qui pue la fauverie.

      • Disciple ressucité
        • Posté à 11h35 le 07/12/2009
        • Internaute 71674

        Un dispositif bâclé, un gouvernement naïf ?
        Mon cul, oui ! Un retour au XIXème siècle, de quand les usines étaient bien tenues. Un patron aux affaires, une patronne et un curé à la charité et ça roulait.

         
        • Compte supprimé le 2 janvier
          Compte supprimé le 2 janvier répond à Disciple ressucité
          Hideux - http://ici-blog.net
          • Posté à 11h47 le 07/12/2009
          • Internaute 98143
            Hideux - http://ici-blog.net

          Ah ça ! Ils sont effectivement les dignes héritiers des criminels maîtres de forges qui ont envoyé des générations de mes aïeux mineurs silicosés bouffer les pissenlits par la racine avant l’âge légal de la retraite.

          J’ai bien du mal à exprimer la haine viscérale qui m’étreint quand je les évoque, ces fainéants aux culs bordés de nouilles de la caste des vautours.

          • depassage102
            • Posté à 05h56 le 08/12/2009
            • Internaute 58299
              mieux !

            « criminels maîtres de forges “

            Vous voulez parler des membres de l’UIMM ?

            Ceux qui financent à grands coups de valises de billets TOUS les syndicats ?

            Ben perso, de ces deux mafias, je ne sais pas laquelle est la plus haïssable, en terme de dévoiement...

        2 autres commentaires
  • Nadja.R
    Nadja.R
    Clown lyrique
    • Posté à 11h30 le 07/12/2009
    • Internaute 19039
      Clown lyrique

    Super article !
    Il serait aussi intéressant (pour moi et beaucoup d’autres) d’avoir des infos sur le cumul RSA et les différents statuts entreprenariaux. Je m’explique : il y a quelques années j’ai touché le RMI. Etant artiste, j’ai vendue quelques oeuvres et donné des cours de dessin et peinture. Voulant faire pour le mieux, je me suis inscrite aux impôts en micro-entreprise pour déclarer tout ça. Tous les 3 mois je déclarais absolument tous mes gains à la CAF en précisant par écrit l’origine des gains. Je n’ai pas pensé à leur envoyer le papier officiel des impôts, vu que je déclarais tout je pensais qu’ils me le demanderaient si besoin...
    Ce qu’ils ont fait un an plus tard...Je leur envoie...Résultat : suspension du RMI (évidemment indexé sur mes gains consciencieusement déclarés) et surtout dette de 2000 euros à leur rembourser.
    Ils m’ont expliqué que le changement de statut impliquait des droits différents. Ils ont refusé d’annuler ma dette. Je n’avais pas cet argent.
    Qu’en est-il aujourd’hui du cumul RSA- indépendance ?
    J’ai déclaré une céssation d’activité l’année dernière et j’aimerai me relancer bientôt, mais voilà, j’hésite car j’ai peur de ne plus pouvoir payer le loyer si mon affaire ne propère pas...

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 11h31 le 07/12/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    Je connais plusieurs auto-entrepreneurs. Personne ne les a forcés à l’être, et, contrairement à ce qui est dit, ils sont très contents de l’être. Evidemment, ils n’ont pas un profil d’assisté pleunichard ou de fraudeur à la Sécu ou aux allocs chômage. Il est très sain que l’on moralise le travail et qu’on soutienne ceux qui ont envie de travailler...

    • Disciple ressucité
      • Posté à 14h12 le 07/12/2009
      • Internaute 71674

      - Ma chère Walburge, j’ai rencontré ce jour ce qui ressemblait à un ouvrier. Nous avons même échangé quelques propos.
      - Mon Enguerrand, mon Enguerrand... allez donc vous laver les mains , on ne sait jamais.

    • didier1
      • Posté à 16h25 le 07/12/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      Reconnu Luis miguel ! ! !

    • Kalaallit Nunaat
      • Posté à 17h34 le 07/12/2009
      • Internaute 92249
        Décroissant

      Ah ! oui les bons entrepreneurs et les salopards de salariés assistés !
      Tiens ça me rappelle l’autre jour à la station service je rencontre une de mes connaissances. Il fait le plein de son 4x4 rutilant et qui coûte un « paquet » et au moment de payer son plein, il dit a la charmante caissière
      - bon comme d’habitude vous me mettez ça sur le n° « untel » de la voiture de mon entreprise, d’accord...
      - oui m’sieur !
      Ben moi comme un con de salarié j’ai été payé mon plein de gasoil...
      Si vous voulez d’autres petites histoires, j’ai ça en réserve.
      Ciao !

    • framboise92
      framboise92 répond à Compte supprimé le 3 janvier 2
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 07h21 le 09/12/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      le mien, il collectionnait les pinceaux et les couteaux de peinture.
      Il finit au crochet de l’EN avec moi. Alors, comme quoi !
      Il a du bon, le public feignasse qui remplace la Sécu de l’entrepreneur !
      Cocace, non ?

  • minuipile
    minuipile
    testeur info
    • Posté à 11h40 le 07/12/2009
    • Internaute 97838
      testeur info

    L’entrepreneuriat en France est souvent associé à une image d’aventure pleine de risque où celui qui se lance doit assumer sa décision... Tel Indiana Jones largué en pleine jungle (Adm, eco et sociaux...). Il est le héros à lui de se démerder...

    Alors comment expliquer que tout ça ça n’est que du cinéma ? Lorsqu’on vous bassine avec des réussites sans parler des échecs ? Évidemment tout le monde aura vu le reportage sur telle ou telle marque qui a réussi et qui a fait son succès à l’étranger ma bonne dame ! Alors que personne ne remarque les boutiques qui viennent de fermer en bas de chez eux...

    Je caricature à peine. On peut aussi parler de la « formation » des entrepreneurs... On ne peut que réaliser l’ampleur de la tâche qu’une fois dans le circuit. Concrètement tout le monde apprend sur le tas... La différence, c’est que lorsque vous êtes salariés cela vous coûte votre poste. Lorsque vous êtes entrepreneur il n’y a pas de poste cela peut vous entre autre, votre toit, votre voiture etc. Dans le cas d’auto entrepreneurs ils sont d’autant plus vulnérables qu’ils sont encore soumis à leur employeur qui deviennent leur client... le rapport de force n’est plus du tout le même. Et apprendre à diversifier sa clientèle c’est pas vraiment le cours qu’on vous apprend en premier...

    Je rajoute un tit chiffre : Lien

    • nicolas.boulay
      nicolas.boulay répond à minuipile
      ingé
      • Posté à 15h57 le 07/12/2009
      • Internaute 94389
        ingé

      On peut ajouter aussi que l’on perd sa retraite si on change de caisse. Cotisé 2x20 ans, et vous aurez 2 fois rien et non l’équivalent de 40 ans.

  • Strelok
    Strelok
    Humain
    • Posté à 11h34 le 07/12/2009
    • Internaute 51074
      Humain

    Vu la rigidité de la loi du travail en France, c’était prévisible. Dans notre pays, un employeur y regarde à deux fois avant d’embaucher quelqu’un sachant qu’il aura toutes les peines du monde à s’en débarasser en cas de baisse d’activité, ou tout simplement si le salarié ne bosse pas bien (mais pas assez mal pour justifier une faute grave...).

    Quand on surprotège les salariés, faut pas s’étonner d’en arriver à de tels abus. Dans les pays anglo-saxons, tout est plus flexible. Résultat ? C’est 10 fois plus facile de trouver du boulot, et donc, se faire virer n’est pas une catastrophe comme chez nous.

    • I.P
      I.P répond à Strelok
      Flat4
      • Posté à 13h47 le 07/12/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      C’est vrai que les salariés sont grave surprotégés :

      Les abus de CDD à la chaîne ? Ça n’existe pas
      Le recours à l’intérim avec la même personne qui rempile sur le même poste ? Une invention des syndicats
      Les CDI à 20h par semaine avec des horaires qui interdisent toute autre activité ? Une légende urbaine

      Et le pire dans tout ça c’est qu’un patron qui embauche un CDI temps plein est pris à la gorge et doit garder le salarié jusqu’à la retraite dans possibilité de le virer.

      Salauds de pauvres.

      • Strelok
        Strelok répond à I.P
        Humain
        • Posté à 14h30 le 07/12/2009
        • Internaute 51074
          Humain

        Les abus de CDD à la chaine participent du même problème : les CDI étant beaucoup trop contraignants, les employeurs abusent du CDD. C’est exactement le même problème.

         
        • Armand_de_Maupertuis
          • Posté à 15h32 le 07/12/2009
          • Internaute 41272

          Votre argument massue est que le CDI est trop contraignant : supprimons le, donc ?
          J’ai dans ma famille plusieurs personnes qui ont supportées des CDD durant des année (parfois jusqu’à la retraite) dans des boutiques comportant des centaines d’employés (à « masse critique »).
          Est ce encore, selon vous, parceque le CDI est trop contraignant ?

          La loi est, selon vous, faite pour freiner l’entrepreneur.
          Le seul souci, c’est que du point de vue du salarié, la loi est censée le protéger des abus : car le monde du travail n’est pas le monde merveilleux de Candy la gentille entrepreneuse qui respecte ses salariés.

          En outre, il existe déjà des systèmes qui flexibilisent l’emploi : interim, CDD, stage etc.

          • Patou355
            Patou355 répond à Armand_de_Maupertuis
            Turco-italo-charento-limousin, (...)
            • Posté à 19h02 le 07/12/2009
            • Internaute 46857
              Turco-italo-charento-limousin, (...)

            Juste un point qui m’intrigue :
            « interim, CDD, stage » c’est le jeu de l’intrus ? en quoi un stage flexibilise quoi que ce soit ?
            C’est, dans le cadre d’un stage ingénieur (je ne parle que de ce que je connais) faire le travail d’un ingé en étant payé au lance-pierres. De l’exploitation, oui, pour la flexibilité, je vous fait part de mon incertitude...

            • Armand_de_Maupertuis
              • Posté à 17h39 le 10/12/2009
              • Internaute 41272

              Les stagiaires sont flexibles du point de vue salariale : pas payés ou quasi rien payés.
              Ils sont flexibles du point de vue droit du travail, puisque rien n’oblige à les embaucher à la fin et qu’on s’en débarrasse comme on veut.
              Cela est bien sûr d’autant plus vrai que le boulot à effectuer et basique et répétitif.

        • I.P
          I.P répond à Strelok
          Flat4
          • Posté à 15h53 le 07/12/2009
          • Internaute 25391
            Flat4

          En quoi les CDI sont trop contraignants ?

          Parce qu’ils ne mettent pas de date butoir au contrat d’un employé qu’on a pu tester pendant 3 ou 6 mois suivant son statut ?

          C’est trop contraignant en effet, ça serait tellement mieux si on pouvait le virer du jour au lendemain sans explications.

          • xaxa
            xaxa répond à I.P
            • Posté à 12h38 le 08/12/2009
            • Internaute 88669

            « En quoi les CDI sont trop contraignants ? »

            Le CDI était un contrat de durée indéterminé, avec possibilité de licencier le salarié lorsque son emploi n’était plus d’actualité.

            Lorsque l’on recrute en CDI, on le fait parce qu’on a une perspective d’activité sur un terme long (sinon, on prend des CDD). Au bout de 1 à 6 mois, selon l’échelon, la branche, etc..., on sait si le salarié correspond humainement et techniquement au poste.

            Mais on ne sait toujours pas si l’activité permettra de pérenniser l’emploi sur 10 ans, ou sur 4 ans, ou sur 2 ans.

            Le job de l’employeur, c’est non seulement de prendre le risque, de prévoir l’activité à long terme et donc les emplois qu’il peut créer, mais c’est aussi de maintenir les emplois actuels de ses salariés et ne pas les mettre en danger en recrutant trop tôt, trop vite, des nouveaux salariés dont il ne prévoit pas l’activité à terme.

            Dans l’ancien système, l’employeur savait qu’il pouvait se séparer d’un employé pour maintenir son activité (et donc pérenniser les autres emplois), donc il n’hésitait pas à recruter lorsque le besoin se faisait sentir.

            Or les lois successives sont venus renforcer les règles encadrant le licenciement, dans une optique de limitation des abus tout à fait justifiée de mon point de vue. Et certains demandent même à ce qu’il soit formellement interdit de licencier si la société est bénéficiaire. La protection « ultime ».

            Mais ce renforcement a engendré une dérive : on ne peut vraiment licencier un salarié que si on le prend en faute, ou si on se retrouve en situation économique suffisement critique pour justifier un licenciement économique.

            Du point de vue du salarié, cela peut sembler être une avancée : on ne peut pas le virer comme ça.

            Du point de ve de l’entreprise, cela implique soit « d’obtenir la faute » (traquer la moindre petite erreur du salarié, pour pouvoir le licencier pour faute, c’est déplorable sur l’ambiance en entreprise, sur le stress des salariés et par répercution sur la productivité), soit d’être dans une situation économique déjà suffisement problématique pour invoquer le licenciement économique.

            Or lorsque l’on est dans cette situation, c’est 3 fois sur 4 parce qu’on n’a pas pû anticiper la crise, en allégeant la structure lorsque l’on pouvait faire quelque chose.

            Faisons une analogie. Les régles actuelles, c’est un peu être obligé d’attendre que le bateau prenne l’eau pour se poser des questions sur les fissures de coque repérée 6 mois plus tôt.

            Un exemple simple : une PME dans la métallurgie qui travaille en sous-traitance pour l’industrie automobile. En ce moment, elle a du mal à joindre les deux bouts.

            On pourrait se dire : licenciement économique. Et bien non. Cette entreprise a déjà été condamnée aux prud’hommes pour un licenciement économique. Pourquoi ? Parce que cette entreprise faisait 60k de bénéfices annuels, donc « n’était pas en situation de crise économique ».

            Quel CA ?

            5 millions.

            Alors que fait l’entreprise actuellement ? Elle garde ses salariés, pioche dans ses réserves, et va licencier dans 3 mois lorsqu’elle serait effectivement en crise économique. Mais elle licenciera 6 salarié sur 30, alors qu’en en licenciant 2 il y a 6 mois, elle aurait pû maintenir les 4 autres emplois pendant 15 à 18 mois de plus.

            Alors quelle est la dérive engendrée par ces règles ?
            - on recrute en CDD, parce que c’est plus facile de prévoir sa masse salariale en utilisant des contrats précaires.
            - on use et on abuse des prolongations de périodes d’essai ;
            - dans certains secteurs, on jongle avec les périodes d’essais de 6 mois (on change le salarié tous les 6 mois).
            - on ne recourt au CDI qu’en dernier ressort, et on met en place un suivi strict des règles

            Bref, on voulant éviter certaines dérives, on en a créé d’autres. Je ne suis pas convaincu que les salariés soient vraiment gagnant dans cette histoire. Ils sont plus difficile à licencier, certes, mais on recrute avec moins d’entrain, et l’ambiance est moins humaine.

            Qu’est-ce qu’on pourrait faire ?

            Et bien, on pourrait revenir au CDI originel : un contrat à durée indéterminé, et non « à durée infinie ». Et pour sécuriser les salariés, on pourrait supprimer les 45 jours de carence de la prise en charge des assedics. Et si on met en place un CDI avec une vraie possibilité de licencier, je ne vois pas pourquoi on conserverait les 25 autres contrats de travail créés essentiellement pour contourner les difficultés mises en place sur le CDI.

            Et pour les dérives, on pourrait demander aux juges de faire leur travail : juger au cas par cas des abus des employeurs indélicats (et dans ce cas, faire en sorte que les indemnités dues lors de ces abus soient véritablement dissuassives).

            Tiens ... C’est en gros ce que font ces esclavagistes de pays du nord...

        5 autres commentaires
    • didier1
      didier1 répond à Strelok
      retraité
      • Posté à 16h29 le 07/12/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      Et dans les pays anglo-saxons...il n’y a bien entendu ni chômeurs ni travailleurs pauvres...60 millions de personnes soit 20% de la population en dessous du seuil de pauvreté aux état-unis... gugus va !

      • xaxa
        xaxa répond à didier1
        • Posté à 12h39 le 08/12/2009
        • Internaute 88669

        Le code du travail suédois est infiniment plus souple que le code francais.

        Trouvez vous les suédois si mal lotis que ça ?

         
        • didier1
          didier1 répond à xaxa
          retraité
          • Posté à 17h47 le 08/12/2009
          • Internaute 66204
            retraité

          Le code du travail français que vous taxez de manque de souplesse permettait à Continental de licencier en « proposant » 0,6% du salaire annuel par année d’ancienneté...C’est la réaction violente des « contis » et non pas le code du travail français qui a obligé l’entreprise à prendre sur les profits des actionnaires (fainéants qui vivent du travail des autres) pour augmenter sensiblement les indemnités de licenciement des travailleurs (qui produisent de la plus-value)...

          Trouvez-vous les « entrepreneurs » français si mal lotis que ça ? Ce code du travail soi-disant obsolète a-t-il empêché un licenciement depuis le début de la crise ?

          Vous ne faites que reprendre sans vous en douter ou peut-être en le sachant une partie de l’argumentaire de Denis Kessler...idéologue du MEDEF dont le but est de détricoter toutes les protections des salariés initiées depuis le front populaire et le comité national de la résistance...Tranquillisez-vous...le boulot est pratiquement terminé et vous serez bientôt (puisque vous êtes cadre)... un salarié à poil devant son patron...

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