Enquête 06/12/2009 à 11h50

Pourquoi le Rwanda a renoué avec la France

David Servenay | Ex-Rue89

Après trois ans de brouille, Paris a donné des gages sur plusieurs dossiers sensibles des relations franco-rwandaises.


Un manifestant anti-français en novembre 2006 à Kigali (Arthur Asiimwe/Reuters)

Quelle mouche a donc piqué Paul Kagamé ? Le week-end dernier, le président rwandais a signé l’adhésion de son pays au Commonwealth, tout en rétablissant les relations diplomatiques avec la France. Un aller-retour de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, à Kigali a-t-il suffi à effacer trois ans de brouille ?

Même Alain Gauthier a été surpris. Le président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda ne s’attendait à une reprise aussi rapide des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda.

« L’annonce a été abrupte et je ne sais pas si on en tirera bénéfice. Mais nous avons l’espoir qu’il y ait moins de freins politiques, côté français. »

Depuis Reims, d’où il traque avec sa femme Daphrosa les anciens génocidaires réfugiés en France, il avait eu écho des négociations en cours pour rapprocher les points de vue. Mais pas aussi vite. En fait, c’est le président rwandais qui a pris l’initiative, « point d’aboutissement d’un processus de deux ans de contacts », analyse un observateur.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est allé deux fois à Kigali, mais cette fois-ci Paul Kagamé a souhaité voir un proche de Nicolas Sarkozy. Le secrétaire général de l’Elysée a donc fait un saut jusqu’à Kigali, accompagné du nouveau conseiller Afrique de la présidence, André Parant. (Voir la vidéo, en Anglais)

Trois points noirs à éclairer

L’entretien, qui a duré une heure et demi, n’a fait qu’effleurer les dossiers noirs des relations franco-rwandaises. Paul Kagamé a simplement dit :

« Il y a une nouvelle administration en France, qui donne des signes très positifs par rapport à l’ancienne. Les raisons qui m’avaient conduit à rompre les relations diplomatiques n’existent plus. »

Sans être plus explicite, le président rwandais a donc indiqué clairement sa volonté de tourner la page. « Quand ? », ont demandé ses interlocuteurs. « Maintenant, si vous le souhaitez », a répondu Kagamé.

Officiellement, il n’a donc pas été question des affaires judiciaires en cours. Elles restent pourtant « problématiques » pour les deux exécutifs. Retenons-en trois.

Le dossier Bruguière sur l’attentat contre le Falcon 50 d’Habyarimana

Le dossier sur l’attentat qui coûta la vie au président Juvénal Habyarimana en 1994, point de départ des massacres, est le plus emblématique, car il comportait en 2006 la demande de diffusion de mandats d’arrêt internationaux contre Kagamé et neuf de ses proches. Depuis, plusieurs témoins accusateurs se sont rétractés, mais surtout, la chef du protocole de la présidence rwandaise, Rose Kabuyé, a été mise en examen. Ce qui permet à Kigali d’avoir accès au dossier. L’affaire est donc en train de se dégonfler.

Les génocidaires réfugiés en France

C’était le dossier sur lequel Paris pouvait facilement faire un pas en avant. Depuis 1994, aucun génocidaire n’a jamais été renvoyé devant une cour d’assises française, là où les Belges ont déjà conduit quatre procès. Il existe aujourd’hui quinze informations judiciaires contre des Rwandais installés en France : un prêtre, un ancien préfet, des médecins... etc. Tous soupçonnés d’avoir joué un rôle d’instigateur dans les massacres qui ont fait plus de 800 000 morts en trois mois.

Le dossier Turquoise contre les militaires français

L’information judiciaire pour « complicité de génocide et/ou crimes contre l’humanité » est ouverte depuis décembre 2005. Elle vise à déterminer la responsabilité de plusieurs crimes et viols survenus entre le 22 juin et le 21 août 1994, dans la zone contrôlée par l’armée française. Après des débuts tonitruants, l’enquête est aujourd’hui complètement enlisée.

Un pôle génocide comme préalable ?

L’hypothèse d’un « deal » entre Paris et Kigali est séduisante. La chronologie tend à la conforter. Le 26 octobre dernier, la ministre de la Justice fait une annonce aussi inattendue que discrète à la fin d’un discours sur les JIRS (juridictions interrégionales spécialisées). Michèle Alliot-Marie annonce la création d’un « pôle génocide et crime contre l’humanité » :

« Le traitement judiciaire du génocide et du crime contre l’humanité connaît des difficultés analogues à celles du crime organisé : dispersion des informations et des compétences, nécessité d’une expertise de haut niveau face à des contentieux de grande technicité.

Pour lever ces difficultés, j’ai décidé la création d’un pôle génocide et crime contre l’humanité au sein du tribunal de grande instance de Paris. Je présenterai cette mesure dans le cadre du projet de loi sur la spécialisation des juridictions et des contentieux, qui sera prochainement discuté au Parlement. »

Rompant avec quinze ans d’immobilisme, le gouvernement veut apparemment donner un coup d’accélérateur sur les quinze procédures visant les Rwandais installés en France. Concrètement, rien n’est pourtant décidé : ni les crédits, ni les moyens humains n’ont encore été débloqués pour ce projet qui devrait voir le jour en 2010. Aucun service d’enquête (policiers ou gendarmes) n’est, pour le moment, envisagé dans cette structure ad hoc.

La visite des juges françaises à Kigali

Deuxième signal reçu positivement à Kigali : la décision définitive de refuser le statut de réfugié à Agathe Habyarimana (la veuve du président assassiné). Dans une décision rendue le 16 octobre, le Conseil d’Etat a fermement rejeté le recours de celle qui fut pendant des années la patronne de l’Akazu (la petite maison), le centre du pouvoir réel de l’exécutif rwandais.

La plus haute juridiction administrative estime « sérieuses » les « raisons de penser qu’elle s’est rendue coupable d’un crime contre l’humanité ».

Mieux : selon Hirondelle, agence d’information basée à Arusha, ce même 16 octobre, les deux juges françaises chargées d’instruire les dossiers des présumés génocidaires sont en Tanzanie. Elles cherchent auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) des éléments de preuves pour confondre les suspects. Sans oublier Agathe Habyarimana qui, n’ayant jamais été inquiétée par le TPIR, n’en reste pas moins un élément central de la nébuleuse qui activa le génocide.

Enfin, le samedi 21 novembre, les deux juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia se rendent pour la première fois à Kigali. Malgré la rupture des relations diplomatiques, elles sont parvenues à effectuer ce déplacement, là encore pour étayer leurs dossiers. C’était sans doute la dernière condition pour que Paul Kagamé revienne sur sa décision de rompre avec Paris. Reste à nommer les ambassadeurs et rouvrir les bureaux.

Photo : un manifestant anti-français en novembre 2006 à Kigali (Arthur Asiimwe/Reuters)

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  • lavoine
    lavoine
    région parisienne
    • Posté à 12h07 le 06/12/2009
    • Internaute 27439
      région parisienne

    « Une heure et demi »...

    le temps de signer un gros chèque et de délivrer des visas

    .

    • jabier
      jabier répond à lavoine
      consultant dans les Landes
      • Posté à 12h29 le 06/12/2009
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      Non pas ça à midi. On mange et dans une assiette propre SVP

      • lavoine
        lavoine répond à jabier
        région parisienne
        • Posté à 12h56 le 06/12/2009
        • Internaute 27439
          région parisienne

        tu vas encore en mettre partout...aucune manière ces gauchos !

         
        • 14240
          14240 répond à lavoine
          retraité
          • Posté à 13h11 le 06/12/2009
          • Internaute 95774
            retraité

          Gauchos.cavaliers émérites en Argentine ! ! ! ..les coves-bois du sud de l’Amérique...
          Font bouffer de « lavoine »...à leurs cheveaux ! ! !

        1 autres commentaires
    • ysengrimus
      ysengrimus répond à lavoine
      • Posté à 14h12 le 06/12/2009
      • Internaute 12674

      Qu’ils commencent donc par VRAIMENT décoloniser

      Lien

      On ment effrontément aux français sur la ci-devant Françafrique…
      Paul Laurendeau

  • Merak
    Merak
    pré retraité
    • Posté à 12h18 le 06/12/2009
    • Internaute 59409
      pré retraité

    Nul doute que la raison humaniste ait éclairé nos gouvernants.

    Et si on parlait du sous-sol ? Le Commonwealth c’est bien une certaine idée de l’Europe non ?

  • princesse dauphin
    • Posté à 12h19 le 06/12/2009
    • Internaute 58201
      punk

    Ah la grandeur de la France ! Et une petite marseillaise pour glorifier tout ça :
    Lienenvoyé par Lien. - Lien

  • Aloïs
    Aloïs
    .
    • Posté à 12h33 le 06/12/2009
    • Internaute 39938
      .

    Quel pourri ce Kagame ! « les témoins se sont retractés », bah tu m’étonnes, il a dû leur proposer la vie ou la mort. Le choix était vite fait, dénoncer Kagame et être sûr d’être assassiné (que ce soit par le FPR ou par la CIA -qui tient le Rwanda), ou alors se rétracter et pouvoir continuer à vivre...

    Quelle honte pour la France que de renouer des contacts avec un pourri de cette envergure...

    • malpoli
      malpoli répond à Aloïs
      Homme de paille
      • Posté à 13h16 le 06/12/2009
      • Internaute 37834
        Homme de paille

      N’oublions pas tout de même que jusqu’ici le rôle de la France n’a pas été neutre : on peut lui reprocher au minimum le laissez-faire et sans doute de ne pas avoir anticipé la tournure des événements alors qu’elle soutenait clairement le régime de Juvénal Habyarimana qui allait se révéler génocidaire. Il s’agit tout de même du plus grand génocide de ces vingts dernières années et je pense que les français devraient s’en sentir nettement plus coupables. Kagamé n’est cetainement pas un saint, mais c’est tout de même lui qui a réussit a stopper cette horreur. On peut comprendre qu’il ai gardé des griefs à l’égard de la France. Personnellement je trouve donc que cette initiative va dans le bon sens (et je ne suis pas sarkozyste...) et qu’il faudrait aller plus loin en donnant un éclairage plus cru sur le rôle réél de la France. Historiens : réveillez-vous ! .

      • Aloïs
        Aloïs répond à malpoli
        .
        • Posté à 13h19 le 06/12/2009
        • Internaute 39938
          .

        Pour avoir travailler sur le Rwanda, je partage nullement votre vision.

        Le FPR a tenté de déstabiliser le régime d’Habyarimana, non pas dans un but humaniste de redonner des libertés au peuple, mais parce que lui et sa clique correspondait à l’élite tutsi chassée par les manifestations des années 50 (en lien avec le manifeste des Bahutus).

        Kagame est tout sauf un sauveur. Il a été formé au USA, dans des écoles militaires, il a conduit le renversement du pouvoir en Ouganda (où un ami à lui a pris le pouvoir), il a été financé et organisé par les USA, il a créé les conditions possibles pour que le génocide découle. Ce massacre politique, est la conséquence des attaques incessantes du FPR (n’oubliant pas la guerre civile de 1991 et l’attaque de Ruhengeri.). Le FPR a voulu arrivé à un conflit armé, et l’assassinant de Juvénal était le point déclencheur -voulu- qui donna lieu au massacre.

        Il n’a stoppé aucune horreur. Après l’arrêt du massacre en aout (il me semble), Juvénal a poursuivi les rescapés hutus dans les pays voisins, et il continue encore aujourd’hui, il a volontairement bombardé des camps de réfugiés...

        La France dans tout ca, elle avait signé avec le régime de Juvénal un accord de protection militaire. Donc il est normal qu’elle ait fourni des armes. Si on prend une vision plus globale, on voit bien le néocolonialisme encore présent, à l’époque, le Rwanda était sous obédience française, les USA ont essayé de récupérer le Rwanda, chose réussie car aujourd’hui ils le controlent.

         
        • malpoli
          malpoli répond à Aloïs
          Homme de paille
          • Posté à 14h49 le 06/12/2009
          • Internaute 37834
            Homme de paille

          Comme vous l’avez remarqué, je n’ai pas dit que Kagamé était un homme recommandable. Il a bien sur participé aux luttes d’influences entre France et Etats-unis et a de nombreux coups tordus. Néanmoins les guerres, les luttes d’influences et les manipulations sont une chose, un génocide en est une autre beaucoup plus grave. Vous semblez complètement l’occulter et ce n’est pas normal.

          Quant a dire que c’est Kagamé qui a tout fait pour le déclencher je pense que ça va vraiment trop loin. Il n’aurait eu besoin que d’un petit incident de frontière pour intervenir et il aurait suscité le massacre de 500 000 personnes de son ethnie ? C’est un total contresens.

          Relisez ceci
          Lien

        • le soudanais
          le soudanais répond à Aloïs
          ici et là
          • Posté à 14h08 le 06/12/2009
          • Internaute 16438
            ici et là

          Rappelons tout de même qu’en octobre 1990, une fausse attaque de rebelles est organisée par le pouvoir à Kigali dans le plus bel esprit des manipulations gouvernementales pour justifier une présence française accrue...

          Entre 1990 et 1993, environ 150 militaires français ont pu ainsi former comme leurs prédécesseurs l’avaient fait en Argentine, au Brésil ou au Chili dans les années 70 et 80, les militaires rwandais aux techniques de la lutte anti-subversive, théorisée suite à leurs expériences en Algérie et surtout en Indochine par Trincquier et Galula notamment.

          On connait les principes de ces actions... Ces 150 hommes étaient majoritairement originaires du RPIMa, du 2ème REP qui sont les principales composantes de la 11ème division parachutiste... le creuset du service Action de la DGSE, anciennement dirigée par Aussaresses du temps du SDECE, qui a officié longuement en Amérique Latine avec les « succès » que l’ont connait :

          D’après le rapport parlementaire de fin 1998 sur le Rwanda, il apparait que l’enseignement français portait essentiellement sur : le quadrillage, la formation de milices, la mobilisation populaire et la guerre psychologique... Des termes bien familiers qui rappellent la guerre d’Algérie, celle du Vietnam, l’Argentine, le Chili, l’Algérie des colonels, etc...

          De plus l’armée rwandaise s’est retrouvée sous un quasi-contrôle français dès le 1er Janvier 1992, deux ans avant le début du génocide quand le lieutenant colonel Chollet chef du Détachement d’assistance militaire et d’instruction exerça simultanément les fonctions de conseiller du président de la république, chef suprême des armées rwandaises et les fonctions de conseiller du chef d’état major de l’armée rwandaise...

          Rien n’a été laissé au hasard, la France savait pertinemment ce qu’elle faisait, son rôle est loin, très loin de se liliter à respecter les clauses d’un contrat d’assistance militaire, affirmer cela est un mensonge grossier.

          Même si la France n’a pas tenu de machettes, elle a fourni les outils et les théories nécessaires aux génocidaires pour mettre leur plan au point durant de longues années ; on ne massacre pas 800 000 personnes en 100 jours sans méthodologie.

          La France a instruit les tueurs, sans état d’âme. Ces mêmes unités qui allaient devenir le fer de lance de la politique génocidaire du régime au pouvoir.

          Quand Kagame en septembre 1991 rencontre à Paris Jean Christophe Mitterrand et Paul Dijoud, directeur des affaires africaines au Quai d’Orsay, ce dernier aurait dit : « si vous n’arrêtez pas les combats, si vous vous emparez du pouvoir, vous ne retrouverez pas vos frères et vos familles, parce que tout auront été massacrés... » C’est marrant, ce même Dijoud a été ensuite nommé ambassadeur en Argentine... là où la France a activement participé à la formation des bourreaux de Videla qui ont transformée l’armée en boucher de son propre peuple... Classe la formation française dont bénéficient les régimes autoritaires, même les Américains ont longtemps été jaloux de ce savoir faire français si particulier...

          Last but not least, quand en avril 1994 les massacres font rage, une délégation du gouvernement intérimaire est reçue à l’Élysée, à Matignon, au quai d’Orsay... on y retrouve Jean Bosco Barayagwiza, propriétaire de la radio milles collines qui a été un des principaux facteur de préparation psychologique des massacres. La encore, seule la France a accepter de reconnaître ce gouvernement fantoche avant d’évacuer les responsables lors de l chute de Kigali.

          La France a sa part de responsabilité dans le génocide, elle a fournit les cartes aux génocidaires, et 50 ans d’expérience dans la « guerre moderne » anti-subversive alors que les américains lançaient une guerre subversive en finançant le FPR de Kagame qui a été formé à Cuba et Fort Braggs, ne l’oublions pas.

          • Aloïs
            Aloïs répond à le soudanais
            .
            • Posté à 14h39 le 06/12/2009
            • Internaute 39938
              .

            Je ne nie pas ce que vous dîtes, ni l’implication française dans la formation des milices (reliés à des partis politiques). Mais selon moi, et selon l’ensemble des informations que j’ai pu parcourir, le FPR voulait en arriver à un affrontement armé (il a notamment réalisé plusieurs attentats contre des partis politiques tel que le PSD qui était d’avantage pour un règlement des tensions « ethniques » dans le pays). Le FPR a envahi en très peu de jours le Rwanda suite au massacre d’Habyarimana, il était volontairement prêt à cet affrontement, il voulait reprendre le pouvoir par un affrontement de masse.

            Ce massacre politique n’aurait jamais eu lieu sans le FPR.

            • le soudanais
              le soudanais répond à Aloïs
              ici et là
              • Posté à 21h20 le 06/12/2009
              • Internaute 16438
                ici et là

              Le but du FPR était de faire tomber le régime de Junvénal et Agathe, alors oui il était volontairement prêt à un affrontement, c’était même sa raison d’être. Cela faisait plusieurs années que le FPR et les FAR s’affrontaient.

              Si le FPR a gagné cette guerre, c’est surtout en raison du niveau assez faible des FAR (les forces armées rwandaises) ; c’est là le pendant de la guerre moderne, à force de se concentrer sur l’ennemi intérieur, les armées deviennent inopérantes pour combattre de réels adversaires. Une bonne illustration est encore l’Argentine, où les militaires excellaient à assassiner après torture des dizaines de milliers d’argentins pour la plupart innocents, mais lorsqu’il a fallu combattre un véritable adversaire, les Anglais, l’humiliation a été immédiate, ces armées se sont révélées incapables de combattre...

              Oui le FPR est une armée, non il n’a pas déclenché le génocide, les tenants du hutus power et leurs milices se préparaient au massacre depuis longtemps déjà... avec l’aide de la France.

              • cabral amilcar
                cabral amilcar répond à le soudanais
                peureux célèbre
                • Posté à 21h32 le 06/12/2009
                • Internaute 29973
                  peureux célèbre

                je suis quasiment entièrement d’accord avec le soudanais mais il manque une chose tant dans l’article que dans son commentaire. La france a tout fait, y compris le pire, pour garder le rwanda dans le giron francophone, la grandeur de la france devant rayonner via le rwanda jusqu’à madagascar, notez que ce n’est pas moi qui ai des problèmes de géographie mais nos dirigeants à l’élysée ou au quai d’orsay. Avec l’entrée du rwanda dans le commonwealth la france a définitivement perdu cette guerre, le rwanda est désormais anglophone et je parle avec mes amis rwandais en anglais. Le rapprochement avec paris est une politesse rwandaise au vaincu : la france. Le rwanda rétablit un vernis diplomatiques et donne diplomatiquement une façade polie aux relations franco rwandaises mais désormais le rwanda parle anglais.

          • Mandrin
            Mandrin répond à le soudanais
            • Posté à 12h25 le 07/12/2009
            • Internaute 21194

            Comme par hasard dans ce post on retrouve en copier-coller les thèses de D. Servenay sur la thèse contre-révolutionnaire…. Thèses qui font hurler de rire les historiens spécialistes de l’armée , de la guerre…

            Comme par hasard c’est votre contribution et elle seule qui est distinguée…Bizarre, bizarre…Parce qu’elle ressemble à un publi-reportage ?

            Il ya bien longtemps que l’armée ne véhicule plus les thèses des Trinquier Lacheroy et autres Aussaresses. C’était sous De Gaulle qu’on envoyait Aussaresses à Fort – Bragg pour enseigner la guerre contre-révolutionnaire c’est à dire les saloperies pratiquées en Indochine, en Algérie, au Cameroun…
            Réveillez-vous un peu, c’était…il ya 50 à 60 anset de Gaulle n’est plus là, pas plus que Foccart ou Messmer. Ne faites pas porter à d’autres tout ce que la France a fait de glauque sous de Gaulle. Les SAC, les barbouzes, les massacres en Afrique, que ce soit Sétif en 45 ou les Bamilékés de 59 à 61, c’était sous De Gaulle.

            Penser que la mentalité de l’armée française de 45 ou de 61 est la même en 1995 ou en 2010 est ridicule et injurieux. Qu’il puisse y avoir des milis nostalgiques de certaines époques et de certaines méthodes cela peut être le cas, comme il doit y avoir quelques magistrats, très rares, nostalgiques de la peine de mort, voire des Sections Spéciales. : mais l’immense majorité des officiers supérieurs et leur mentalité, n’a strictement rien à voir avec cette époque révolue.

            De même, la situation en termes de géo-politique a quand même évolué en 60 ans.

            C’est donc grotesque d’appliquer aux années 90 et 2000
            un grille issue de la guerre froide, basée sur certains réflexes indignes d’une armée par deux fois humiliée, (2eme guerre mondiale, Indochine),

            Tout cela est grotesque comme a été grotesque la prestation de Saint Exupéry à la 17eme Chambre il y près de 2 mois, quand le Colonel Hogard l’a assigné en diffamation car il l’avait déclaré sur la couverture de son ouvrage « Complice de l’inavouable », complice donc du génocide rwandais (verdict bientôt).

            Malgré les interrogations appuyées du Président, du Procureur, de l’avocat du Colonel Jacques Hogard, Saint Exupéry n’a pas été capable de donner un seul argument pour appuyer son accusation gravissime de « complice de crime contre l’humanité » qu’induisait le nom du Colonel Jacques Hogard sur sa couverture.

            En fait, il en a donné un : Jacques Hogard est complice du génocide de 94 parce qu’il est allé 12 ou 13 ans plus tard à l’Elysée avec d’autres milis protester contre le fait que le gouvernement de Kagamé fasse poursuivre les milis de l’Opération Turquoise.

            Quand on voit des accusations de ce niveau sans aucun début de preuve, quand on voit ses amalgames, on est effaré par la désinformation qui règne sur tout ce qui touche au dossier Rwanda et cette volonté de flztrir tous ceux qui n’embouchent pas les trompettes de la désinformation..

            Je note quand même que cet article, qui s’étonne du revirement de Kigali, ne fait nullement référence :

            • À l’œuvre de ce bienfaiteur de l’humanité qu’est Kagamé dans les 4 à 5 millions de morts dans l’Est du Congo (c’est quoi là-bas : une nieme version de la grippe qui a décimé des millions de congolais ?),
            • A l’impact dans ce conflit des matières premières très stratégiques de l’Est du Congo que lorgnent certains pays…qui sont loin d’être inactifs dans cette désinformation…(lire l’excellent roman de John le Carré « Le chant de la mission » qui démontre la duplicité des anglo-saxons dans ce dossier),
            • Aux positions de la France de 2009 dans ce débat pour s’approprier les richesses minières de l ’Est du Congo..

            Alors quand vous écrivez : « Quand Kagame en septembre 1991 rencontre à Paris Jean Christophe Mitterrand et Paul Dijoud, directeur des affaires africaines au Quai d’Orsay, ce dernier aurait dit : “si vous n’arrêtez pas les combats, si vous vous emparez du pouvoir, vous ne retrouverez pas vos frères et vos familles, parce que tout auront été massacrés...” C’est marrant, ce même Dijoud a été ensuite nommé ambassadeur en Argentine... là où la France a activement participé à la formation des bourreaux de Videla qui ont transformée l’armée en boucher de son propre peuple... Classe la formation française dont bénéficient les régimes autoritaires, même les Américains ont longtemps été jaloux de ce savoir faire français si particulier... »

            L’argentine de la fin des années 90 serait donc l’Argentine des années 70 : réveillez-vous quand même !

            Donc , si on vous suit, si un diplomate français est nommé en Allemagne en 2010, cela va en faire forcément un admirateur des thèses nazies des années 30 ?

            Il y a en a assez de ces amalgames puants : ces méthodes ne sont pas dignes et déshonorent leurs auteurs.

            • le soudanais
              le soudanais répond à Mandrin
              ici et là
              • Posté à 19h02 le 07/12/2009
              • Internaute 16438
                ici et là

              Je suis surpris d’apprendre que ces thèses font « hurler de rire » les historiens spécialistes de l’armée... Vous en toucherez un mot aux centaines de milliers de victimes des bourreaux et autres tortionnaires qui ont cru à ses méthodes, ils doivent trouver ces tactiques hilarantes.

              Je suis d’accord avec vous, il faut être complètement débile pour croire à l’efficacité de ces méthodes sur le long terme, le seul petit problème c’est que beaucoup n’étaient pas de cet avis. Loin de là.

              De plus, même si les militaires français ne recevaient plus cet enseignement à l’école de guerre depuis les années 70, à moins que le service action de la DGSE se soit transformé en repaire de hippies, les cours donnés aux Rwandais pour le coup reprenaient presque à l’identique les théories de la contre insurrection. Ça doit bien venir de quelque part tout de même.

              Au vu des récents scandales de la torture en Irak, il semblerait que les américains (et leurs alliés si peu regardant sur les questions des droits de l’homme) utilisent ces mêmes méthodes en 2009, où tout au moins une variante...

              Pour finir, je ne pense pas avoir dit que Kagame était un courageux démocrate au service de son peuple, croyez moi, j’ai pu constater de visu les conséquences de sa politique au Kivu ou dans la région des grands lacs, il est comme vous l’affirmez directement responsable de la mort de plusieurs millions de personnes. Cela ne devrait pas pour autant dédouaner la France de ses responsabilités au Rwanda, elle a été au cœur des cercles décisionnaires, et qu’elle le veuille au non a été complice d’un régime génocidaire à une époque qui laissait peu de doutes quant à la volonté des extrémistes hutus...

              Je reconnais m’être un peu emporté sur la fin de mon commentaire, je reste néanmoins persuadé que ces méthodes sont toujours utilisées par les armées occidentales et autres. Pour reprendre votre exemple, on ne trouve plus de dignitaires nazis en exercice en Allemagne, alors que nombreux sont les hauts gradés argentins responsables de dizaines de milliers de disparitions qui vivent en toute quiétude, quelques uns viennent à peine d’être inquiétés plus de 20 ans après les faits, ces 2 situations ne sont malheureusement pas comparables, les bourreaux argentins ont encore de nombreux amis dans les cercles du pouvoir.

              Pour en revenir aux stratégies de contre insurrections, si les Français ont théorisé ces méthodes dans les années 60, d’autres se sont chargés de les adapter au goût du jour tout au long des dernières décennies. C’est un peu notre héritage...

              • Mandrin
                Mandrin répond à le soudanais
                • Posté à 10h59 le 08/12/2009
                • Internaute 21194

                Les approximations graves de votre post, les facheux oublis comme les oeuvres humanitaires de Kagamé dans l’Est du Congo les affirmations péremptoires du genre « les cours donnés aux Rwandais pour le coup reprenaient presque à l’identique les théories de la contre insurrection »,

                sur ce thème qu’est-ce que vous en savez : vous y assistiez à ces soit - disant cours de « guerre contre-révolutionnaire » ?

                montrent à l’évidence que vous appartenez à cette école qui est prête à tous les amalgames, toutes les approximations pour salir et flêtrir ceux qui ne pensent pas comme vous.

                Une preuve supplémentaire : le début de ce post. Le bouquin de Servenay et de son collogue sur l’application par l’armée française dans les années 90 d’un concept mis au point par des vieilles culottes de peau ultra-réactionnaires dans les années 50, ne tient pas la route.

                Exactement comme si vous nous disiez qu’en Irak lors de la 2eme guerre du Golfe on a appliqué les thèses de de Gaulle explicitées dans « Vers l’armée de métier ».... au milieu des années 30 !

                Et vous sous-entendez que dans les années 80 et 90 des officiers français ont enseigné à des rwandais la torture car c’est aussi cela que ce grand gaulliste de’Aussaresses, si proche de Foccart, qui a noyauté le 11eme choc durant toute la 4eme République, enseignait, entre autres, à Fort-Bragg.

                J’espère que vous avez des preuves d’un autre calibre que cet autre grand diffamateur de Saint Exupéry, qui s’est ridiculisé, liquéfie lors du récent procès que lui a fait le Colonel Hogard devant la 17eme Chambre : il n’avait strictement rien à répondre sur l’accusation gravissime de « complicité de génocide » portée contre Jacques Hogard.

                Strictement rien sauf le fait qu’il soit allé à l’Elysée, 13 ou 14 ans après...Un peu court quand même...J’attends avec gourmandise le verdict, même si par expérience, je sais que la Justice « à la française » sait aussi faire preuve de plasticité pour obéir à ses maitres...les politiques.

                Et qu’est-ce que vous me renvoyez : les victimes...

                C’est assez pitoyable qu’en permanence on utilise ces immenses tragédies pour justifier n’importe quelle désinformation, n’importe quelle mystification ;

                D. Servenay eut été plus inspiré en allant chercher du côté de la lutte sans merci pour la possession des richesses minières de cette région, les raisons de ces drames qui durent depuis plus de 15 ans.

                Une passonaria de cette cause l’autre jour écrivait « Ah moi, je ne suis absolument pas au courant de ce qui s’est passé après le génocide de 94.. ».

                Ben voyons : elle dépense 60 % de son temps à désinformer mais le temps s’est arrêté dans cette région en 94...

                Et pourquoi écrit-elle cela ? bien évidemment parce que si elle s’intéressait à ce qui s’est passé après 1994 cela napalmiserait ses analyses et cela démontrerait l’inanité de ses croisades.

                • le soudanais
                  le soudanais répond à Mandrin
                  ici et là
                  • Posté à 23h05 le 08/12/2009
                  • Internaute 16438
                    ici et là

                  « vous y assistiez à ces soit - disant cours de “guerre contre-révolutionnaire” ?

                  Bien entendu non, en revanche le Colonel Gibert Canovas lui assez était assez au courant pour expliquer en détails sur quoi portaient les enseignements français depuis le 1er Octobre 1990. Il le détaille dans la mission d’enquête parlementaire de 1998 quand on lui demande des détails sur ses missions de conseil au Rwanda.

                  Je ne connaissais pas l’œuvre de monsieur Servenay, il semble que nos conclusions coïncident, je vais y jeter un œil très prochainement.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h54 le 06/12/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    pour normaliser il faudrait attendre que kagame soit d’abord jugé pour ses propres crimes

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 12h57 le 06/12/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    La France garde la même attitude cynique vis à vis de l’Afrique : seuls des intérets politiques et financiers la guident.
    Et si l’on parle du Rwanda aujourd’hui c’est que la situation devient intenable : la France est le refuge d’un paquet d’assassins qui dans d’autres pays, doivent rendre des comptes...

  • princesse dauphin
    • Posté à 13h20 le 06/12/2009
    • Internaute 58201
      punk

    Ouais c’est évident Alois que les dictateurs françafricains comme Deby, Sassou, Byia and co sont beaucoup plus humanistes et fréquentables que Paul Kagamé qui fit cesser le génocide des Tutsi en 1994. On est tous très convaincu de cela, pas besoin de vous fatiguer à argumenter et merci pour votre lucidité et impartialité envers notre bonne politique française. M’enfin pour ceux qui veulent bien regarder l’envers du décor c’est le dégout qui vous attend. Si dénoncer cela est soutenir la politique américaine on est pas sorti de l’auberge ! La France, membre permanent du comité restreint de l’ONU, exerce une influence pour limiter l’action du TPIR à l’année 1994. On remarque que cela permet de ne pas traiter la planification du génocide et donc d’écarter la complicité de la France auprès des génocidaires. Rusé non ? Là vous l’a reconnaissez la fine diplomatie française ? Afin de contrer ce cynisme il y a une pétition internationale à signer pour la révision du procès de Protais Zigiranyarazo dit « Z » : Lien
    Lien

    • Aloïs
      Aloïs répond à princesse dauphin
      .
      • Posté à 13h26 le 06/12/2009
      • Internaute 39938
        .

      Ai-je dit à aucun moment que Iris Debby et co étaient plus fréquentables que Kagame ? Il ne me semble pas non, tout simplement parce qu’ils sont aussi pourris que lui.

      Simplement, l’article traite de Kagame, je réponds donc au sujet. Si un article est produit sur Debby, ses massacres des opposants politiques, l’implication de la France pour le sauver d’un renversement de pouvoir...etc, dans ce cas, je donnerai mon point de vue.

      A aucun moment je n’effectue une gradation entre Kagame et les autres. Merci de ne pas m’attribuer des propos que je n’ai pas tenu.

      • observeur
        observeur répond à Aloïs
        Libre penseur chez les ch'tis
        • Posté à 14h30 le 06/12/2009
        • Internaute 37812
          Libre penseur chez les ch'tis

        Que kagamé ait les mains plein de sangs est une chose !
        Mais le génocide ne s’est pas arrêté par l’opération du saint esprit, ni par la volonté de l’ONU ou de la France, c’est bien l’avancée des troupes de kagamé qui mettent en déroute les Far et les interamués ces armés de génocidaires qui interrompt les massacres contre les tutsi et des hutus qualifié de traites à l’époque !

        On peut toujours douter de la volonté de Kagamé de sauvé une partie de ses compatriotes du massacre, mais c’est bien son armé qui en mis en fuite les génocidaires dont certains sont venus se réfugier en France !

        Les héros qui le sont pour toute la planète, il n’en existe pas, mais au Rwanda Kagamé en est un pour beaucoup, tout comme l’a été et l’est encore MUGABE pour certains zimbabwéens ; cela est aussi vrai pour De Gaulle, napoléon, Churchil, kennedy...

        Pour ma part si ce rétablissement peut permettre d’amener certains soupçonner de génocide devant des tribunaux, et condamner si ils sont coupable, c’est tant mieux !

         
        • Mandrin
          Mandrin répond à observeur
          • Posté à 12h21 le 07/12/2009
          • Internaute 21194

          Vous écrivez : « Pour ma part si ce rétablissement peut permettre d’amener certains soupçonner de génocide devant des tribunaux, et condamner si ils sont coupable, c’est tant mieux ! »

          Des gens comme par exemple des gens de la clique de Kagamé, voire Kagamé lui-même car bien évidemment les 4 à 5 millions de morts dans l’Est du Congo sont dus à la grippe aviaire ?

          A partir de combien de millions de morts devient-on pour vous un criminel de guerre ?

          A moins que comme l’avait déclaré ce benêt de Rocard devant le commission parlementaire le fait ’avoir « libéré » le Rwanda (comme « la division Leclerc » avait dit notre Ambassdeur Picard Surgelé...), l’exempte ad vitam aeternam de rendre des comptes sur ses autres crimes ?

        1 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h24 le 06/12/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Quelle mouche a donc piqué Paul Kagamé ? Le week-end dernier, le président rwandais a signé l’adhésion de son pays au Commonwealth, tout en rétablissant les relations diplomatiques avec la France. »

    Quel mouche aurait piqué Paul Kagamé ?

    Pas une mouche tsé-tsé en tout cas, parce que dans ce coup là l’endormi n’est pas celui qu’on pense !

    - Il a juste choisi la naïveté française en matière de distribution de pognon sans contrepartie, et le réalisme anglais, en matière de projets d’avenir économique !

  • lavoine
    lavoine
    région parisienne
    • Posté à 13h47 le 06/12/2009
    • Internaute 27439
      région parisienne

    Quand on écrit « le Rwanda renoue avec la France »...
    il ne faut pas se tromper d’objectif, le pouvoir rwandais renoue avec le pouvoir français ; car les Français, c’est comme pour le téléthon ou le sidaction, ils veulent de moins en moins donner et bientôt ne plus donner du tout.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à lavoine
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 14h31 le 06/12/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      En effet : Des flux financiers, rares ceux qui en voient la couleur et en goûtent les douceurs. Les bidonvilles n’ont jamais pour origine (au niveau du mot) que les baraques faites grâce aux tôle des bidons de pétrole vidés...et mises à plat !

      ..bidons vidés par qui ?

      A certains le contenu, aux autres le contenant !
      C’est un peu comme si on vous piquait votre riz, et qu’on vous remettait simplement le vieux sac vide pour vous consoler.

  • duarn
    • Posté à 15h01 le 06/12/2009
    • Internaute 17322

    C’est comme pour ledebatsurl’identiténationale.

    Il faut faire croire aux Français que la politique étrangère de Nocoléon est un succès alors que c’est un colossal échec...

  • Roland Petitevarlope
    Roland Petitevarlope
    La moutarde me monte au nez
    • Posté à 20h02 le 06/12/2009
    • Internaute 55349
      La moutarde me monte au nez

    Vous etes passé à coté du plus important : l’adhésion de son pays au Commonwealth, ça va avoir des conséquences énormes sur l’influence de la France dans le monde.
    Ci dessous source AFP

    Il n’a jamais pardonné à la France ses positions troubles et fourbes dans le conflit qui les a opposés, lui et les siens, au régime Habyarimana (1973-1994). Parvenu au pouvoir, il avait rapidement tourné le dos à un monde francophone qu’il jugeait vassalisé par la France.

    Les faiblesses de la France se révèlent de jour en jour, et celle-ci a du mal à convaincre les nouvelles générations d’Africains. Les déceptions se multiplient : difficultés d’obtention des visas, mesures drastiques à l’endroit des immigrants, etc.

    Le recul de la langue française dans la communauté scientifique internationale et la pression multiforme du business international ne sont pas non plus de nature à encourager le maintien des Africains dans l’espace francophone, qui se résume à un club de politiciens complices.

    Le départ pour le Commonwealth d’un Rwanda francophone devenu bilingue constitue un désastre pour la France et sa francophonie. Avec ce choix, le Rwanda, qui sort d’une longue nuit de tourmente, s’assume et affirme son indépendance. Contrairement à la Francophonie, laxiste sur certains plans, le Commonwealth a ses critères et des valeurs à défendre.

    Le camp anglo-saxon, avec sa langue, son respect de la culture des autres, son sens et son respect de la démocratie républicaine, son inventivité, force l’admiration. C’est un véritable choc pour un francophone que de se retrouver en milieu anglophone. Le Burkina, qui a une frontière avec un pays anglophone, le Ghana, en sait quelque chose. La multiplication des écoles bilingues au Pays des hommes intègres est en cela un signal fort.

    Avec le départ du Rwanda, la Francophonie doit se livrer à une introspection sérieuse et sans complaisance. La mauvaise gestion de la démocratie et des ressources par des dirigeants cupides et bénéficiant du soutien de la France est à ce point déconcertante pour les jeunes générations qu’il ne faut pas exclure à terme de nouvelles désaffections.

  • lanchois
    lanchois
    A la retraite
    • Posté à 06h59 le 07/12/2009
    • Internaute 95951
      A la retraite

    he ya quoi a leur piquer comme ressource moi ca m’interresse parceque la population on s’en branle

  • Gaétan Sebudandi
    Gaétan Sebudandi
    Journaliste
    • Posté à 11h00 le 07/12/2009
    • Journaliste 51280
      Journaliste

    Alois,

    Vous prétendez avoir travaillé sur le Rwanda. C’est évidemment un premier pas pour analyser correctement l’évolution politique dans ce pays.
    Cependant, je vous encourage à poursuivre vos travaux de recherches. Vous trouverez notamment que le président Kayibanda prédisait l’extermination des Tutsi dès 1964. Je ne pense pas que l’idée lui ait été suggérée à l’époque par Paul Kagame.
    Vous trouverez également que le philosophe britannique, Bertrand Russel, prix Nobel de la paix, stigmatisait le déroulement d’un génocide en cours contre les Tutsi dans les années 1963-1964 au Rwanda.
    Le rappel de ces faits suffit à tout chercheur de bonne fois d’acquérir la conviction que le génocide de 1994 n’a pas été préparé ni exécuté par le FPR et Paul Kagamé, comme le prétendent le juge Bruguière et Pierre Péan. N’en déplaise à leurs admirateurs.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h53 le 07/12/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Pourquoi ?
    Parce que Rwanda tout petit, tout pauvre, tout rien. Et que la France aime bien passer pour le gentil de service qui n’a rien à se reprocher.
    Donc échanger des trucs qui ne remplissent ni l’estomac ni les poches, comme l’histoire et la justice, par des bons gros euros, c’est un marché des plus intéressants.

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 01h23 le 08/12/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    Parce que la construction de l’union africaine est en marche et que la France est le pays collabo du nwo le moins détesté en Afrique.
    La France va jouer bcp de sa diplomatie dans les pays africains « stables » Rwanda ( a se demander si le génocide rwandais n’était pas voullu pour stabiliser le pays à la mode occidentale ), Ghana... De plus, la France doit séduire le Rwanda a nouveau, on y parle plus anglais que français...

  • Gaétan Sebudandi
    Gaétan Sebudandi
    Journaliste
    • Posté à 09h53 le 08/12/2009
    • Journaliste 51280
      Journaliste

    Alois,

    Certains de vos commentaires indiquent clairement où vous avez l’habitude d’aller puiser vos informations. Du côté des services de renseignement, si je ne me trompe.
    Vous affirmez, par exemple, que Paul Kagame et son armée n’avaient pas pour ambition de ramener au Rwanda un système politique respectueux de l’intérêt des populations de ce pays. A vous lire, il ne combattait que pour l’intérêt de l’élite tutsie.

    Serait-ce antidémocratique de vouloir promouvoir le bien-être de toutes les couches de la population de ce pays ? Les Hutu au même titre que les Tutsi ? Vous semblez mésestimer le fait que le nouveau pouvoir à Kigali compte au gouvernement de ce pays au moins autant de ministres Tutsi que de collègues Hutu. Cela n’avait jamais été le cas depuis l’indépendance du pays jusqu’à la victoire du FPR en 1994. Le même degré de participation aux décisions, pour les 2 groupes ethniques, se retrouve au sein de l’administration et des institutions publiques.

    Quant aux méfaits désastreux de la guerre en RDC, vous en attribuez la responsabilité aux seules troupes de Kagamé. Vous oubliez intentionnellement de signaler que l’installation des millions de réfugiés Hutu à quelques km seulement de la frontière rwandaise, était une décision en contradiction totale avec les prescriptions du HCR. Elle avait pourtant été admise par le régime Mobutu, sous la supervision du commandement de l’opération Turqoise, dans la région de Bukavu et de Goma. Mieux encore, le contrôle de ces camps, avec la bénédiction de la France et de multiples ONG humanitaires, avait été confié aux FAR et aux Interahamwe, armés jusqu’aux dents, en contradiction flagrante avec le statut des réfugiés, reconnus par le HCR.

    J’ajoute, pour votre information, qu’avant de déclencher des opérations militaires pour réduire cet abcès de fixation et de menaces contre la séccurité du Rwanda, Paul Kagamé avait fait appel à la communauté internationale, lui demandant de démenteler ou de déplacer ces camps de réfugiés loin de sa frontière. L’ONU, comme les Occidentaux, a fait la sourde oreille.

    Le pouvoir de Kigali a donc dû se charger de l’entreprise de nettoyage de la région, par des opérations militaires. Avec toutes les conséquences et les dommages collatéraux, notamment sur les populations civiles, qui n’avaient pu échapper à l’attention des stratèges occidentaux dans cette affaire.