Tribune 05/12/2009 à 12h37

Humanitaire : qui sont ceux qui ne donnent pas ?

Frank Hourdeau | Directeur Général Adjoint, Mediaprism Group

30% des Français se déclarent non-donateurs. Et pourtant 90 % d’entre eux disent reconnaître l’utilité des associations humanitaires.

Qu’est-ce qui les retient donc de donner ?

A l’occasion de la 4e Journée nationale d’information sur les générosités, nous avons lancé, en tant que partenaire de l’association France Générosité (syndicat professionnel des organismes faisant appel aux générosités) une étude* portant sur le profil et les motivations des non-donateurs aux associations et fondations.

Les « non-donateurs » se divisent en deux populations :

  • « les irréductibles » (17% des personnes interrogées) qui ne franchiront pas la barrière du don
  • Les « espoirs » (12%) qui sont finalement des donateurs potentiels avec lesquels les associations doivent apprendre a communiquer …

Les principales raisons de ne pas faire un don sont :

  • Les doutes sur les usages faits des dons récoltés (87% des non-donateurs),
  • Le fait de ne pas avoir soi-même assez d’argent pour donner (76%)
  • Le fait de préférer garder son argent pour sa famille (70%)

Ils seraient prêts à donner si...

Au-delà des deux raisons les plus citées sur « l’utilisation de l’argent ? » et le « manque de transparence des associations » nous arrivons aujourd’hui à mieux comprendre le sens du « non-don », car les non-donateurs déclarent à hauteur de 67 % qu’ils donneraient à une association s’ils recevaient une somme d’argent inattendue.

Mais plus important, et c’est là que les associations doivent s’interroger sur les nouveaux leviers de générosité à lever… les « espoirs » seraient prêts à donner, s’il s’agissait d’une association dont la cause les touchait personnellement ou quelqu’un de leur famille proche (58%) ou si une personne de l’association venait leur parler personnellement.

Oui, il faut s’interroger sur comment mieux créer une nouvelle proximité entre les Français et les organisations caritatives, comment leur donner une meilleure notion de la gestion de celles-ci et comment démontrer l’utilité et la réalité concrète de leurs actions.

L’Etat du Bouthan a mis en place un indicateur : le Bonheur national brut. Peut-être devons nous travailler nous aussi sur un indicateur, le BDD : le Bonheur du donateur ?

*Enquête online réalisée du 29 octobre au 3 novembre auprès d’un échantillon de 2 990 individus âgés de 25 ans et plus, échantillon provenant de la base de données d’internautes de 18 ans et plus acceptant de participer au programme d’enquêtes MediaprismGroup.

Mediaprism est un groupe de conseil en communication et marketing.

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h55 le 05/12/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Les commentaires , j’ai déjà donné ..

  • ApollonduRéverbère
    • Posté à 12h57 le 05/12/2009
    • Internaute 15757

    Je ne donne pas, je n’ai jamais donné. D’abord à cause des arnaques aux dons, et ensuite parce qu’enfant je devais subir la générosité des biens-pensants dont je ne pouvais évidemment faire partie adulte.
    L’année dernière, j’ai donné à une ONG reconnue qui fait de la formation vétérinaire partout dans le monde. Cette donation visait à remplacer l’adhésion à un parti politique. C’était la première fois que je donnais pour ne pas gaspiller inutilement de l’argent. Je le referai sans doute mais pas forcément à la même ONG dont je n’ai pas la conviction que les dons soient si bien employés. Mais n’est-ce pas le cas d’un peu toutes.

    • le_lapin
      • Posté à 18h15 le 05/12/2009
      • Internaute 637

      vous commencez par « je ne donne pas, je n’ai jamais donne » pour dire le contraire « j’ai donne a une ONG reconnue » quelques lignes plus loin.
      Vous n’aviez peut etre pas relu avant de publier, c’est ca ?

  • chenmawon
    chenmawon
    Pécore en stage d'observation (...)
    • Posté à 13h03 le 05/12/2009
    • Internaute 39820
      Pécore en stage d'observation (...)

    autre cas....

    Vivant assez régulièrement et de manière prolongée dans des pays dits en développement (2 ans au Niger, 4 ans en Haïti), je ne donne jamais aux ONG ! Tout simplement car j’aide ponctuellement des gens avec qui j’ai créé une amitié sur place : aider à se faire sa propre activité, créer un job me convienne mieux qu’un don anonyme !

    Donc si j’avais répondu à ce genre d’étude, je serais dans la case « ne donne pas », pourtant même si ma solution n’est sûrement pas la meilleure, elle est celle qui me permet de faire un petit geste de solidarité....
    Même si parfois ça me coûte un bras (là je dois changer le joint de culasse de mon taptap reliant PaP aux Cayes....)
     ; -)

  • Brainwasher
    Brainwasher
    Beauf de France
    • Posté à 13h03 le 05/12/2009
    • Internaute 97205
      Beauf de France

    « 30% des Français se disent non-donateurs »

    Si 70% donnent, vu l’état d’individualisme ou l’on est de plus en plus plongé en France, je trouve ça pas mal.

    • I.P
      I.P répond à Brainwasher
      Flat4
      • Posté à 23h25 le 05/12/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      70% donnent vraiment ou ont donné une fois dans leur vie ? Ce n’est pas vraiment la même chose, ça m’étonnerait que 70% des français donnent au moins une fois dans l’année.

      Par exemple, un jour j’ai fait un don à une grosse assoc, inutile de la citer, depuis je me fais harceler de courriers de sa part et je pense que le montant de mon don a été largement dépensé en affranchissement et frais d’impression. Bref, j’ai donné et je ne donnerai plus, je coche quelle case ?

  • LIVIA
    LIVIA
    intermittente du spectacle
    • Posté à 13h06 le 05/12/2009
    • Internaute 32798
      intermittente du spectacle

    Pour donner à des associations, faudrait-il encore en avoir les moyens ! ! ! !
    Et l’état, au lieu de filer du fric aux plus riches devrait déjà faire son boulot de base, à savoir au minimum nourrir la population et lui donner du boulot ! ! ! !
    Ca fermerait quelques associations déjà ! .....

    • Irfan
      Irfan répond à LIVIA
      • Posté à 15h19 le 05/12/2009
      • Internaute 30779

      Et c’est surtout à l’Etat de remplir ses engagements : seuls 5 pays de l’OCDE consacrent au moins 0,7% de leur PIB à l’aide au développement, contrairement aux engagements pris par les Etats.

      De même, l’Assemblée Générale de l’ONU a voté une résolution visant à réduire de 10% les dépenses d’armement dans le monde (Lien).
      Elle estime aujourd’hui que si cela était fait et que cet argent était investi dans le développement, les Objectifs du Millénaire pour le Développement pourraient être remplis. Mais de 2004 à 2008 on est passé de 1000 à 1480 milliards de dollars dépensés dans l’armement par les gouvernements ; le montant de l’aide, lui, a baissé.
      Après, allez dire aux individus que c’est bien de donner, et que ce sont des salauds s’ils ne le font pas. Mieux, faites-le par la télé (des gens payés, parfois très cher, pour un emploi pas si pénible - je pense aux présentateurs et animateurs, pas aux journalistes) et par des salariés dans la rue, eux-mêmes souvent étudiants paupérisés. Et ne vous offusquez pas de prêter aux banques, et de voir des salaires à plusieurs millions par an.

      Personnellement, je donne à Aides, parce que leur travail me semble plutôt transparent, et aussi pour me donner bonne conscience, je dois bien l’avouer. Je donne peu parce que j’ai peu de moyens, et donc mon don ne sert quasiment à rien, par le coût de fonctionnement qu’il implique. Si les gouvernements donnaient ce qui était prévu, les associations n’auraient quasiment plus besoin d’argent ; et surtout les dépenses de fonctionnement, publicité, logistique, etc., seraient largement diminuées.
      Comme dans beaucoup de domaines, la mise en place civique ou associative ponctionne énormément le budget de fonctionnement ; avec une aide réelle de la part des Etats qui l’avaient promis, tout le monde serait gagnant, même le pays aidant, s’ouvrant un marché plus important. Mais les Etats concernés n’osent pas prendre « le risque » de payer pour améliorer la santé et les infrastructures de pays dans lequel d’autres pourraient ensuite investir ou vendre. C’est une application typique de la « théorie des jeux » où on se trouve dans la non-coopération, alors que tout est là, instances, intérêts, opportunités, appels, pour faire coopérer les acteurs.

      Ainsi, on parle plus de la grippe A que du palu, de la rougeole, et de toutes ces maladies « oubliées » qui tuent chacune 2 à 2,5 millions de personnes par an, souvent des jeunes (grosse ponction démographique), quasi-exclusivement dans les PMA, en Afrique. En 25 ans, sur 1400 médicaments créés, 16 concernaient les « maladies tropicales négligées », responsables pourtant de plus de 12% des morts, et surtout d’une proportion beaucoup plus grande des années de vie sans incapacité perdues (la vraie mesure en santé à mon avis).
      Lien

      Franchement, je ne comprends même pas qu’on en arrive à cette situation. A mon niveau, je fais ce que je peux ; mais bon « spread the word » comme on dit en bon français... le palu peut être vaincu avec moins de 2 milliards de dollars supplémentaires par an ; la rougeole, la diarrhée, qui font ensemble près de 4 millions de victimes, peuvent être vaincues par un meilleur encadrement des populations...
      Tant que les va-t-en guerre de toutes sortes (militaires, spéculateurs sur la faim ou les armes...) ne seront pas justement et sévèrement punis, cela ne changera pas.

  • bart94
    bart94
    technicien
    • Posté à 13h13 le 05/12/2009
    • Internaute 47630
      technicien

    je n’aime pas donner aux associations.

    je suis mal à l’aise avec la charité et la bonne conscience facile et chrétienne qui est derrière.

    donner c’est reconnaître que les sociétés ont failli et que les états laissent tomber leurs devoirs de protection des plus faibles et des improductifs.

    • le_lapin
      le_lapin répond à bart94
      • Posté à 18h22 le 05/12/2009
      • Internaute 637

      « donner c’est reconnaître que les sociétés ont failli et que les états laissent tomber leurs devoirs de protection des plus faibles et des improductifs. »
      Pas forcement, c’est aussi rediriger une aide que l’Etat n’aide pas assez. Les maladies dites orphelines par exemple sont dans ce cas et leur donner, sachant que l’Etat rembourse 66% du don, permet cette redirection.
      L’Etat c’est tout le monde, plus il aide, plus on aide mais parfois des ajustements sont necessaires d’ou la necessite d’associations.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 13h25 le 05/12/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
    • Compte supprimé le 3 janvier
      • Posté à 13h29 le 05/12/2009
      • Internaute 87673
        Hideux

      C’est dégueulasse, le riche. Tu boufferais du magret de Kouchner, toi ?

      • Numerosix
        Numerosix répond à Compte supprimé le 3 janvier
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 13h37 le 05/12/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Marcellin, Pain et Vin…

        En Amérique plus de bisons
        En Atlantique plus de poissons
        Mais y a des flics, des flics et des flics…
        Oh Bon Dieu ! , qu’est-ce qu’y a comme flics…

        En Alsace y’a plus de cigognes
        Plus de voyeurs au bois de Boulogne
        Mais y a des flics, des flics et des flics…
        Oh Bon Dieu ! , qu’est-ce qu’y a comme flics…

        J’ai lu le livre de Ralphy Nader
        Plus de viande dans mon hamburger
        Mais y a des flics, des flics et des flics…
        Oh Bon Dieu ! , qu’est-ce qu’y a comme flics…

        Quand y’aura plus rien à manger
        On pourra plus rien y changer
        Mais y aura des flics, des flics et flics
        Alors bon Dieu, bouffons les flics !

        David Mc Neil

         3 autres commentaires
      • fred0106
        • Posté à 14h05 le 05/12/2009
        • Internaute 98101
          Libraire

        De Kouchner, non, mais du Magret de Thatcher peut-être ?

         
        • Compte supprimé le 3 janvier
          • Posté à 16h17 le 05/12/2009
          • Internaute 87673
            Hideux

          Quelle faute de goût : ça sent la ferraille rouillée, la Thatcher... alors qu’une bonne brandade de Morano... tu m’en diras des nouvelles.

        2 autres commentaires
      • fred0106
        • Posté à 14h05 le 05/12/2009
        • Internaute 98101
          Libraire

         ?

         
        • 14240
          14240 répond à fred0106
          retraité
          • Posté à 08h51 le 06/12/2009
          • Internaute 95774
            retraité

          la dame de fer(à repasser)...

        1 autres commentaires
    • jyeden
      jyeden répond à Numerosix
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 14h39 le 05/12/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      en français ça aurait été mieux
      il y avait un bombage comme ça pres de chez moi
      il n’est pas resté longtemps

      quand à bouffer du riche bien gras, comme tapie, xavier bertrand et tous les autres beurk ! ! ! !
      a moins d’engraisser les cochons avec les membres de l’ump
      là ok

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 13h25 le 05/12/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    j’ais pas les moyens et je donnes en direct a des fauchmans comme moi et au moins j’en vois les bienfaits en direct ; en général c’est pour picoler , en hiver ça caille et en été fait soif

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h26 le 05/12/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    ayant fait partie pendant quelques années de Médecins du Monde, j’ai donné pour des opérations ciblées dont s’occupaient des médecins grenoblois. Je savais où allait l’argent.

    Je préfère donner ce que je peux à des associations locales, je sais comment l’argent est employé, je ne fais pas trop confiance aux grandes ONG et pourtant, elles ont besoin d’argent pour des actions dans les pays « en voie de développement » qui sont toujours en « développement » depuis tellement d’années ! C’est un puits sans fond maintenu par par les prédateurs des pays riches et leurs organisations OMC, FMI etc

    • BobLaMouche
      BobLaMouche répond à caro
      subversion+construction= (...)
      • Posté à 14h49 le 05/12/2009
      • Internaute 29754
        subversion+construction= (...)

      Ah ! le gros mot est lâché ! Développement ! Le développement, c’est un mot anodin à connotation positive qui ne signifie rien d’autre qu’« invasion par l’économie ». Faudrait peut-être qu’on arrête un peu de vouloir développer tout le monde, et qu’on laisse les populations se prendre en charge localement.

      • caro
        caro répond à BobLaMouche
        délinquante avérée
        • Posté à 17h31 le 05/12/2009
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        « laisser les populations se prendre en charge localement » ... le rêve, ça voudrait dire arrêter de pomper leurs richesses pétrolières, minières etc pour que ces richesses aillent au peuple et non dans la poche d’états étrangers.

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 13h31 le 05/12/2009
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    Je ne donne pas aux assos.
    Comme dit quelqu’un, c’est impersonnel, histoire de se sentir bien pour pas cher...
    De plus, les ONG, j’ai pas mal testé, à Phnom Pen, y’en avait 150 à l’époque...
    Pour les mieux, je dirais qu’ils venaient expliquer aux gentils sauvages comment c’est qui faut faire quand on est civilisé...
    Je ne parlerai pas des pires...
    Je préfère donner ou aider en direct.
    Parce qu’en plus, le pognon qu’on donne au assos, y’en une une grosse partie qui par en gestion, en pub...
    Et il y aurait encore beaucoup à dire.
    Donnez des sous, donnez des sous...
    Tiens, d’ailleurs, je vais monter une ONG : « sauver Willy ! »
    Envoyez des sous pour sauver les baleines !
    Après, j’irai jeter des miettes de pain à la mer, je ferais des belles photos, et je redemanderai des sous...

    • Spool
      Spool répond à manu2005
      ici
      • Posté à 14h28 le 05/12/2009
      • Internaute 52054
        ici

      Comme dit quelqu’un, c’est impersonnel

      peut être trop pour celui qui donne, mais peut être assez pour celui qui reçoit ?

      • manu2005
        manu2005 répond à Spool
        Afghanistan,Lybie, la france (...)
        • Posté à 13h38 le 06/12/2009
        • Internaute 1805
          Afghanistan,Lybie, la france (...)

        Bon, vous avez raison, ce n’est pas clair.
        Il ne s’agit pas impersonnalité dans la relation (et par exemple, d’attendre un merci...)

        C’est juste qu’on donne 10/50/100 euros et voilà, hein, moi, j’ai fais ce que j’ai pu, je m’en lave les mains...

        Il m’apparaît plus important de s’impliquer, de chercher à comprendre les mécanismes, ce qu’on pourrait faire pour éviter que les gens se retrouvent éternellement dans le besoin.
        De comprendre, de partager, de s’impliquer.
        Pas juste d’acheter un peu de compassion, comme dans un supermarché.

  • A déménagé le 13-10-2012 2
    • Posté à 13h33 le 05/12/2009
    • Internaute 85164
      non connue

    C’est comme avec les mecs , y en a qui se vantent et d’autres à qui on ne peut pas arracher un mot , 70% disent qu’ils donnent , faut peut être diviser par deux .
    Moi je ne donne qu’aux collectes de la banque alimentaire , au moins je suis sûr que ma boite de petits pois extra fins sera mangée par quelqu’un .

    • jyeden
      jyeden répond à A déménagé le 13-10-2012 2
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 14h40 le 05/12/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      pourquoi des ultra fins ?
      pour les pauvres les fins ça suffit
      il n’ont qu’à faire la revolution ou de la reprise individuelle s’ils veulent du lusque

      au front national, à la banque alimentaire, ils donnent des boites de rillettes

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 13h42 le 05/12/2009
    • Internaute 84604
      fumiste

    « Les doutes sur les usages faits des dons récoltés »

    Il est certain que si les associations ne faisait rien que le quart de leurs efforts marketing pour communiquer sur leurs actions auprès des donateurs, le doute serait pour partie levé.

    D’un autre coté, les donateurs après avoir payé leur écot ne font pas le moindre effort pour voir par eux mêmes comment leur argent est employé.

    C’est bien dommage car quoi que l’on en dise et malgré quelques frasques qui peuvent paraître exagérées, en règle générale les associations usent des fonds pour leur objet social et font énormément avec peu de moyens.

    • darkmoon-désinscrit le17022010
      • Posté à 15h15 le 05/12/2009
      • Internaute 86863

      c’est bien trop connu, les mecs qui sont a la tête de ces asos se gavent pour la plupart, aller faire un tour à madagascar et demander leur pourquoi ils ont des genre de caddie inutiles (a plus savoir quoi en faire) au lieu d’avoir des brouettes à refiler au gens la bas pour qu’ils puissent bosser ?
      simplement parce que trop de gens se serve du prétexte de faire de la bonne action pour se prélever sur la bête.
      faut pas croire y a des salauds à tous les niveaux.
      c’est pour ça que ce genre de truc m’écoeure, tous ces gens qui courent après des médailles ou de la reconnaissance.......

      • ninas
        ninas répond à darkmoon-désinscrit le17022010
        retraitée
        • Posté à 17h57 le 05/12/2009
        • Internaute 65791
          retraitée

        Une question me vient à l’esprit à l’élysée prennent - ils les calendriers ou ils sont offerts ce qui seraient le comble ! et donnent -ils aux oeuvres humanitaires il faudrait demander à Kroutchner ?

  • watashi_baka
    • Posté à 13h43 le 05/12/2009
    • Internaute 47330
      ...

    Tiens une question,
    posseder une chevre où un Zébu, via l’association zébu.net
    c’est être donateur ou pas ?
    Acheter sa plaque sur rue89 c’est être donateur ou pas
    Filer 10 € a Wikipedia via un paypal anonyme c’est être donateur ou pas ?

    Berf c’est quoi quelqu’un qui fait un don ?

    • alberich
      alberich répond à watashi_baka
      fumiste
      • Posté à 17h33 le 05/12/2009
      • Internaute 84604
        fumiste

      Rue89 et Wiki, il s’agit de la rémunération d’un service dont vous êtes bénéficiaire, rien à voir avec un don désintéressé par nature.

      • gabriel12
        gabriel12 répond à alberich
        Etudiant
        • Posté à 20h00 le 05/12/2009
        • Internaute 42226
          Etudiant

        Donner à Wikipédia c’est donner à une fondation, pas l’image sociale/humanitaire que celui à une ONG mais c’est un don quand meme, déductible des impots je crois bien.

        Donner à Rue89 c’est payer une abonnement déguisé à une méchante entreprise capitaliste pas encore rentable mais qui n’attends que de le devenir, pas un don du tout.

         
        • Tinhinane
          Tinhinane répond à gabriel12
          Médiatrice scientifique
          • Posté à 22h43 le 05/12/2009
          • Internaute 4901
            Médiatrice scientifique

          Donner à Wikipédia, à Rue89, cotiser à un syndicat solidaire, à des associations où l’on s’active, etc. c’est s’associer directement ou indirectement à des collectifs qui œuvrent pour atteindre un idéal de société où les inégalités de divers natures (savoir, santé, droit, information, etc.) tendraient à s’amoindrir. C’est à mon sens un don (financier, temps, etc.) qui vaut largement, si ce n’est plus, celui que l’on fait pour « s’acheter » par exemple, une place au paradis, consciemment ou pas.

        1 autres commentaires
  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 13h52 le 05/12/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Il y a de nombreuses études sociologiques qui montrent que les Français ont un rapport particulier au caritatif, qui a à voir avec la notion qu’on a de l’Etat et de son implication dans la vie quotidienne des gens.

    Les Français ne donnent pas beaucoup (comparé à d’autres pays comme les pays anglo-saxons, par exemple), parce qu’ils attendent de l’État qu’il pourvoie lui-même aux besoins des nécessiteux (quelle que soit la nature du besoin) grâce à l’argent des impôts. Comme les Français donnent déjà beaucoup d’argent aux impôts, ils estiment ne pas avoir à donner beaucoup plus.
    Les Américains ou les Britanniques ont une approche tout à fait différente. Les organisations caritatives sont beaucoup plus puissantes là-bas que chez nous, parce que les gens leur donnent beaucoup plus que nous. Ça a à voir avec la culture de ces pays, qui s’appuie davantage sur la responsabilité individuelle, chevillée à la tradition protestante. Ils préfèrent décider eux-mêmes de la ou les causes qu’ils souhaitent défendre, alors qu’en France, on fait peut-être davantage confiance à l’État pour la répartition des fonds. ca ne veut pas dire que les Français ne donnent pas du tout de leur propre chef, mais dans la comparaison avec d’autres pays, c’est une question de culture.

    • Juggernaut
      Juggernaut répond à bleuet1
      intello précaire ?
      • Posté à 15h49 le 05/12/2009
      • Internaute 93472
        intello précaire ?

      Ayant vu plusieurs de ces études, je ne peut que confirmer : la tradition protestante de l’individualisme permet de responsabiliser plus les personnes, et ont pour conséquence une augmentation du don individuel.

      Je nuancerais tout de même en restant sur le fait religieux d’un côté, et le fait étatique de l’autre.

      Dans les pays de tradition catholique, le don aura plutôt tendance à se faire de manière directe : l’individu veux « voir » le bénéficiaire ou comment le bénéficiaire va avoir son don ( cf. l’exemple des petit pois plus haut, ou du don dans la rue directement... ou du scandale sur le Tsunami de 2003, ou des ONG ont été accusées... d’utiliser l’argent pour d’autres missions dans le tiers monde !). dans les pays de tradition protestante, par contre, l’individu étant seul à tendance à s’organiser pour faire face, l’action est plus pragmatique et la notion d’économie d’échelle n’y est pas exclue ( je vous encourage à relire Weber )

      Ensuite, vous avez aussi différentes traditions étatiques, avec d’un côté des pays très structurés par l’Etat ( qu’il soit centralisé ou décentralisé ), et d’autres des pays ou l’Etat à une vocation plus limité. Bref le cas d’école impose de comparer USA et France... Là encore, cette tradition pèse sur le choix des individus, comme vient de l’expliquer Bleuet.

      Mais les traditions religieuses et politiques sont très différentes et il vaux mieux éviter de les amalgamer. Sinon comment prendre en compte des cas comme l’Allemagne ( protestant mais très structuré ) ou du Japon ( ni protestant ni catholique, mais bouddhiste et Shintô ).

      –––––

      Je vais maintenant vous parler d’un cas d’ONG que je connais relativement bien, la Croix Rouge, étant donné que j’y suis depuis des années. On se heurte ici à un gros problème de communication : la Croix Rouge fait énormément de choses différentes ( urgence, aide alimentaire, vestiaire, pack hygiène, maraude, hébergement temporaire, sans compter toutes les missions à l’international !). Or on ne peut communiquer d’un bloc sur tout : d’une part on y passerait des heures, d’autres part et surtout - malheureusement - le passant que l’on démarche aurait la nette impression que l’on tente de noyer le poisson. Il est donc très difficile de démarcher les donateurs non institutionnels* dans la masse pléthorique de missions. Vous avez alors deux solutions. Soit vous jouez à fond la carte du lacrymal et du glauque ( relisez l’article sur les critique de Pierre Bergé concernant le Téléthon !), soit vous limitez votre com. au strict minimum dans la rue : ne parler que de UNE ou DEUX mission, si possible existant localement.

      * : au passage, l’article oublie un élément fondamental : beaucoup d’entreprises sont donatrices des grandes ONG. ces donations sont décidés soit par la direction ( sous la forme d’un contrat gagnant-gagnant, l’ONG recevant des fonds et l’entreprise communiquant sur son image ), soit par les C.E., ce qui est moins connu... mais assez important tout de même. et les décisions du C.E. sont prises de fait par les employés. quid de la personne qui va vous répondre « je ne donne pas mais mon C.E. le fait pour moi “ ?

      • Homer555
        Homer555 répond à Juggernaut
        • Posté à 16h50 le 05/12/2009
        • Internaute 45141

        La croix rouge envoie une plaquette à ses donateurs avec les actions de l’année, une fois par an. C’est ni trop, ni trop peu car moins on ne sait rien et plus c’est de l’argent foutu en l’air.

        En plus, j’ose espérer qu’une grande structure comme la croix rouge est à l’abri des gros écart, que tout y est codifié et comptabilisé. Qu’il n’y a pas une gestion d’amateur quoi.

        Une petite question si vous savez, quelle est la part environ de l’argent qui part effectivement aux causes à la Croix rouge ?

         
        • Juggernaut
          Juggernaut répond à Homer555
          intello précaire ?
          • Posté à 17h17 le 05/12/2009
          • Internaute 93472
            intello précaire ?

          En fait c’est une question très technique, comme toutes les ONG il y a différents niveaux de financement ( Etat, particuliers, collectivités, entreprises, mais aussi de manière autonome, via les postes de secours ). Le principe de base reste le suivant : un don collecté localement ira principalement aux missions locales, et le surplus ira au national. et rebelote à l’échelle nationale, ou un don national ira principalement aux missions nationales, le surplus étant reversé au CICR ( Comité International de la Croix Rouge ). Chacune ayant ses propres donateurs ( l’Etat va donner au CICR et au national, les collectivité plutôt au local, les particuliers au national, les entreprises selon le cas au national ou au local, etc. ).
          Et bien entendu toutes ont des coûts de fonctionnement très distinct selon leurs situations : dans certains cas les locaux d’une délégation sont loués ( aïe !), parfois elles sont mise a disposition gratuitement par les collectivité ou l’Etat ( comme pour beaucoup d’association ), et dans le cadre de la Croix Rouge, les délégations s’appuient beaucoup sur le réseau de formation professionnelle* ( la Délégation Locale de l’Urgence et du Secourisme de Toulouse est hébergé dans l’école d’infirmière, et on utilise son parking pour nos véhicules ).

          Idem selon les missions locales existantes, qui ont chacune un coût et une mise en place spécifiques ( qui finance les maraudes ? autonomie ou accord avec le samu social ? comment est géré l’épicerie sociale, avec un collectif d’ONG ou via les dons d’une entreprise agro-alimentaire ?).

          Les missions nationales sont différentes elles aussi, souvent ponctuelles ( tempête de 99, canicule de 2003, ... ), il faut des réserves financières pour pouvoir mobiliser des moyens rapidement. Et bien sûr c’est le national qui gère la quasi intégralité de la com. de la Croix Rouge en France. Conséquence en regardant « uniquement » le budget du national, on a l’impression qu’une grande quantité d’argent par dans la com... alors qu’il faut aussi compter que cette com. sert à toutes les délégations locales ! Idem pour les bâtiments : le national investit beaucoup dans l’immobilier... qui sert tant aux missions nationales qu’aux missions locales ou internationales ( bureaux de gestion, entrepôts de matériel, etc... )

          Bien sûr, ce qui est valable ici l’est pour toutes les ONG d’envergures nationales et internationales : le budget est assez complexe, et souvent les sceptiques iront récupérer quelques chiffres venant des institutions les moins « rentables » comme le national pour crier au loup, en zappant totalement le reste.

          * la Croix Rouge est le premier réseau d’école d’aide soignante et d’infirmière en France.

          • Homer555
            Homer555 répond à Juggernaut
            • Posté à 17h55 le 05/12/2009
            • Internaute 45141

            Merci d’avoir pris le temps de m’éclairer.

          • alberich
            alberich répond à Juggernaut
            fumiste
            • Posté à 18h56 le 05/12/2009
            • Internaute 84604
              fumiste

            Explication bienvenue du fonctionnement d’une ONG d’envergure internationale.

            Gérer France Telecom c’est de la petite bière à coté. Ces associations ont besoin de cadres de haut niveau tant au niveau de la gestion que de la logistique, il leur faut les meilleurs.

            Et quoi qu’on en dise, ils arrivent à recruter des gens qui gagnerait bien plus ailleurs avec de moindres soucis. Après que certains se servent de leur engagement comme tremplin pour une carrière ne permet pas de remettre en cause la sincérité et la qualité de ce qu’ils ont fait.

            Comme on dit chez moi : fait la même chose ou mieux et ensuite ramène ta gueule !

            • Juggernaut
              Juggernaut répond à alberich
              intello précaire ?
              • Posté à 03h09 le 06/12/2009
              • Internaute 93472
                intello précaire ?

              non, pas nécessairement. la plupart des systèmes sont géré localement. C’est un peu l’idée d’une grosse entreprise avec ses sous-traitant, ou mieux une grosse boîte de vente avec ses magasin locaux ( Leclerc, orange, etc... ) chacun se gérant de manière relativement autonome.

              le problème principal, c’est qu’on est dans un cadre associatif, et du coup en dehors des quelques professionnels ( l’écrasante majorité dans le national, plus parfois qques boulot à des niveaux départementaux ), les structures sont gérée par des BENEVOLES. et même si on s’arrange pour laisser la direction à des bénévoles qui font carrière dans la gestion, l’économie, le management ou d’autres éléments de direction, on est tributaire des bénévoles qu’on a sous la main. dans des grosses structures comme à Toulouse, Paris, Lyon, Marseille, Lille ou Bordeaux, on trouvera toujours qques bénévoles efficace dans le tas, mais sinon...

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Homer555
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 08h50 le 06/12/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Une chose est sure, c’est que pour leurs interventions sur le terrain, ils n’utilisent pas de 4 x 4 bas de gamme !

          ° Je pense aussi que les fils de PUB se prennent une bonne part du gâteau - ce qui en fait toujours moins pour les nécessiteux !

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