Droit de suite 03/12/2009 à 15h50

Climategate : le climatologue mis en cause se met en congé

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


2009_12_03_climategate.jpg

Le Climategate n’a finalement pas fait un flop : le principal scientifique mis en cause dans cette affaire de piratage d’e-mails, Phil Jones, directeur du Climate Research Unit de l’université d’East Anglia, vient de suspendre ses fonctions.

Accusé d’avoir manipulé les données pour démontrer le réchauffement climatique, il avait dans un premier temps minimisé l’ampleur des révélations contenues dans les e-mails. Il jurait qu’il ne manipulait pas les chiffres pour dissimuler un « déclin des températures » et que le prétendre était une « ânerie » :

« Nos séries sur les températures mondiales coïncident avec celles de scientifiques totalement indépendants travaillant pour la Nasa ou le National Climate Data Center entre autres. Les faits parlent d’eux-mêmes, inutile de les manipuler. »

Les collègues climatologues le plombent

Phil Jones semble désormais lâché par sa communauté scientifique.

Michael Mann, le directeur du Earth System Science Center, de l’université de Pennsylvanie, mis en cause par Phil Jones comme auteur d’une « astuce » destinée à « masquer le déclin des températures » a nettement pris ses distances. A propos de la demande de Phil Jones d’effacer des échanges d’emails, il dit :

« Je ne peux justifier une telle action, je peux seulement supposer qu’il se sentait tellement attaqué [par les climato-sceptiques] qu’il a pris de mauvaises décisions, franchement c’est clair. »

James Hansen, climatologue à la Nasa et l’un des premiers scientifiques à avoir prévenu des dangers du réchauffement climatique dans les années 80, a déclaré au quotidien The Guardian qu’il était préférable que le sommet de Copenhague soit un échec. Une sorte de stratégie du pire qu’il explique ainsi :

« Toute l’approche [de Copenhague] est si fondamentalement erronée qu’il serait mieux de réévaluer la situation. Si c’est pour avoir une chose comme le (protocole) de Kyoto, alors nous allons passer des années à essayer de déterminer exactement ce que cela signifie. »

Déjà, la semaine dernière, le centre de recherche britannique mis en cause avait accepté de révéler les données brutes longtemps restées confidentielles, malgré la demande insistante de scientifiques sceptiques comme Vincent Courtillot.

Résultat, Phil Jones a décidé de ne plus exercer ses fonctions tant qu’une enquête indépendante sur l’affaire ne sera pas bouclée. De quoi satisfaire sans doute George Monbiot, blogueur du Guardian qui avait réclamé la tête des climatologues mis en cause. Mais pas Sylvestre Huet, journaliste à Libération avec qui j’ai débattu sur le plateau d’Arrêt sur Images et qui défend mordicus la qualité du travail de Phil Jones.

Récupération chez les climato-sceptiques américains

Quoi qu’il en soit, depuis que le millier d’e-mails circule sur le Net, les climato-sceptiques ont le vent en poupe. Ils passent désormais à l’action aux Etats-Unis. A la Chambre des représentants, le républicain James Sensenbrenner (Wisconsin), a déclaré :

« Si les courriels sont authentiques cela est très troublant, car ils remettraient en question toute la science du changement climatique. A un moment où les membres du Congrès se préparent à prendre des décisions qui affecteront l’économie américaine durant des décennies, nous devons avoir des données scientifiques exactes (sur le climat) et il semble qu’il y ait suffisamment de doute à cet égard. »

Au Sénat, le républicain James Inhofe (Oklahoma), a demandé une audience sur l’affaire des e-mails piratés.

On ignore toujours par qui ces e-mails ont été piratés et dans quel but, si ce n’est vraisemblablement de compliquer un accord sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre à Copenhague.

Quant à savoir s’ils révélaient effectivement un complot des climatologues en vue « d’inventer » le réchauffement, c’est plus qu’exagéré. Disons qu’ils ont mis à jour des divisions au sein de la communauté des climatologues, divisions qui n’apparaissent pas assez explicitement dans les conclusions à destination des politiques qu’ils rendent dans leurs rapports au sein du Giec.

Mis à jour le 4/12 à 9h32 avec précisions sur James Hansen.

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  • 168 réactions
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  • Kris.m
    Kris.m répond à Le Yéti
    • Posté à 22h03 le 03/12/2009
    • Internaute 20003

    Tiens, c’est étrange, j’ai cru lire que ce qui avait fait polémique, c’est qu’il avait défendu la théorie d’une influence majeure du soleil, c’est a dire hors de sa science a lui...
    Inutile que je vous mette le lien, il y est déjà dans les réactions.

    Et, petit nota parce que je sent un amalgame :
    Être septique sur l’histoire du changement climatique n’induit pas automatiquement qu’on approuve les cheminées d’usines et les tuyaux d’échappement de milliards de véhicules à pétrole.

    Le vrai problème c’est justement la pollution associé a l’augmentation de la population.
    La, les études sont nettement plus précises, et les résultats sont bien plus alarmant...
    Et la ça mériterait des actions et engagements immédiat

  • Rhino
    Rhino
    retraité
    • Posté à 20h50 le 03/12/2009
    • Internaute 81288
      retraité

    Pour ce qui est des publications scientifiques, peer reviewed, voici in lien vers plus de 45o articles qui contestent les thèses du GIEC.
    Lien

    • blagapart
      blagapart répond à Rhino
      • Posté à 22h37 le 03/12/2009
      • Internaute 97983

      Pur non-sens que cette liste d’articles. Si on y retrouve un bon paquet des papiers des s(c)eptiques habituels (Soon, Courtillot, Spencer, Christy, Lindzen, etc), la liste comporte des papiers qui n’ont STRICTEMENT rien à voir avec ce que j’imagine être les « antithèses » du GIEC.
      N’est il pas étonnant par contre que ces antithèses ne soient pas encore synthétisées et publiées avec la même transparence que celles du GIEC ?

      • piecam
        piecam répond à blagapart
        capenoule
        • Posté à 23h02 le 03/12/2009
        • Internaute 60079
          capenoule

        Lidzen et Christy ont travaillé avec le GIEC ; ils le connaissent donc de l’intérieur.
        Ils ne sont pas d’accord avec les conclusion du « Résumé à l’intention des décideurs ».
        Et il y en a d’autres qui ont démissionné (pas Christy).

        « Pourquoi, par exemple, une page entière est-elle consacrée à des graphiques d’évolution des températures de surface montrant un réchauffement considérable, avec une demi-page supplémentaire de commentaires, alors que les changements dans l’ensemble de l’atmosphère, autrement plus important pour la physique des gaz à effet de serre, n’occupe que sept phrases ? » (Christy)

        Conclusion : les travaux du GIEC sont orientés par des préjugés et leur formulation laisse à désirer, surtout en ce qui concerne les résumés destinés aux décideurs et aux relais d’opinion.

        Le consensus scientifique est une légende.

         
        • blagapart
          blagapart répond à piecam
          • Posté à 00h44 le 04/12/2009
          • Internaute 97983

          Synthèse ne veut pas dire consensus. Et les incertitudes sont quantifiées dans les rapports du GIEC.

          Mais si je vous lis bien, c’est le résumé pour décideurs et la mise en page du GIEC qui vous pose problème ? vous n’avez pas l’air naïf, et pourtant vous pensez que sur les presque 3000 scientifiques impliqués, il n’y en n’aura pas un ou deux de déçus par les formulations retenues à la fin ? étonnant, non ?

          • piecam
            piecam répond à blagapart
            capenoule
            • Posté à 01h09 le 04/12/2009
            • Internaute 60079
              capenoule

            C’est le GIEC qui parle de consensus des climatologues.

            Au sujet des 3000 scientifiques :
            « quand des fonctionnaires chargés des relevés météo en Nouvelle-Zélande ou en Tanzanie se voient désignés comme ’des scientifiques du climat de renommée internationale’, il n’est pas étonnant qu’ils en viennent à soutenir le processus ».
            (Lidzen)

            La synthèse des idées des climat-sceptiques est vite faite ; elle tient en une phrase.
            Les modèles utilisés par le GIEC sont trop imprécis, voire faux, et leur validation est inexistante.

            Je n’est pas fait d’occurence sur les termes « probable », « vraisemblable » et leurs adverbes concernant le CO2 responsable unique du réchauffement, qui émaillent le résumé mais c’est impressionnant.
            Si vous appelez ça la conclusion d’une démarche scientifique rigoureuse...

            • blagapart
              blagapart répond à piecam
              • Posté à 10h03 le 04/12/2009
              • Internaute 97983

              Merci de me dire à quelle page vous avez lu « consensus » dans le rapport du GIEC.

              Que Lindzen soit méprisant vis à vis de scientifiques Néo-Zélandais, c’est son droit (d’ailleurs il peut partager ce trait avec d’autres professeurs du MIT).

              Ecrire que les modèles ne sont pas validés est encore une fois la preuve de votre méconnaissance des travaux des modélisateurs.

              Quelle est donc votre théorie magique sur les origines du réchauffement climatique du XXe siècle ?

          • Sophie Verney-Caillat
            Sophie Verney-Caillat répond à blagapart
            Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
            • Posté à 09h55 le 04/12/2009
              rédacteur
            • Journaliste 50753
              Journaliste

            C’est tout le sujet ! pourquoi personne n’a rien dit sur le fait que le résumé pour les décideurs gommes les différences, les nuances, les doutes exprimés dans la version longue... pour mon collègue Sylvestre Huet, c’est le moment où les scientifiques se transforment en « experts », c’est-à-dire en quelque sorte conseillers. Je pense aussi que les médias ont résumé les certitudes du Giec qui comportaient des marges d’erreurs.

            • blagapart
              • Posté à 12h59 le 04/12/2009
              • Internaute 97983

              Le dernier rapport du GIEC a été publié en 2007, cela fait donc deux ans qu’il est sorti. Le premier rapport date de 1990. Les procédures du GIEC sont en ligne et consultables par tout citoyen qui veut se faire une opinion éclairée du mode de rédaction de ces rapports (Lien). Où est l’obscurantisme supposé du GIEC ?

              Et les scientifiques ne sont pas pétris de certitudes, ils observent les données, essaient de comprendre les mécanismes qui collent le mieux à ces données, les mettent en équation pour tester ces mécanismes (les fameux modèles climatiques), modèles qu’ils confrontent aux données. Oui, il y a des incertitudes, mais qui sont connues et discutées. Il suffit de prendre la peine de lire le rapport du GIEC et les articles qui y sont référencés.

            • Duncan
              • Posté à 14h58 le 04/12/2009
              • Internaute 981

              Le résumé du rapport du Giec à destination des politiques n’est pas aussi catégorique que je l’entends dire. Le voici ici en anglais et en pdf Il fait 22 pages :

              Lien

              Toutes les assertions sont introduites par les termes mis en italique dans le rapport pour les mettre en valeur : likely, very likely, with high confidence... afin de caractériser le degré de certitude On y retrouve toujours en italique les termes « much evidence », « medium evidence »

              La page 8 propose plusieurs scénarios d’évolution de la température (certes où dans tous les cas la température augmente) avec les marges d’erreurs indiquées.

              La page 13 envisage plusieurs conséquences au changement climatique avec une colonne réservée à leur degré de certitude.

              Après ce qui transparait dans les médias est une autre histoire.

        6 autres commentaires
  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 22h41 le 03/12/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Aucun doute, c’est d’origine anthropique...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 22h46 le 03/12/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Extravagant
    A chaque grande cause mondiale, réchauffement climatique de la planète, pandémie de grippe H1N1, les lobbys se déchainent et contre attaquent.
    Il n’y a pas un jour sur la « toile » où des messages pro et anti vaccination, pro et anti Copenhague, pro et anti Tetethon, pro et anti sidaction ne fleurissent. Chacun y va de ses arguments scientifiques et apocalyptiques pour détruire l’argumentation et surtout les réflexions de l’autre
    Imparfaites, puisque d’essence humaine, les propositions des « commissions théodule » ont le mérite d’exister, il ne faut surtout pas le négliger

  • rocheclaire34
    rocheclaire34
    animatrice socio-culturelle (...)
    • Posté à 22h52 le 03/12/2009
    • Internaute 88038
      animatrice socio-culturelle (...)

    Qui manipule qui ? Ca tombe ben toute cette histoire pour les gouvernements qui n’ont pas envie ou qui ne peuvent pas prendre des mesure... La fonte de la banquise c’est tout de même bien une réalité, les tornades, les cyclones, qui augmentent c’est bien une réalité, alors que cela soit de la faute des humains ou un processus normal climatique, il y a des conséquences graves pour des peuples et des animaux et des mesures à prendre non ? !

    • TienTien
      TienTien répond à rocheclaire34
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 22h57 le 03/12/2009
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      « Les tornades et les cyclones qui augmentent... »

      Assertion tout à fait inexacte ! A moins que vous puissiez nous fournir des liens qui tendraient à prouver ce que vous avancez ?

      • blagapart
        blagapart répond à TienTien
        • Posté à 00h56 le 04/12/2009
        • Internaute 97983

        Les spécialistes indiquent que la probabilité d’avoir des tornades plus intenses (et plus destructrices) s’élève avec le réchauffement des eaux de surface océaniques.

        En lire plus sur le site du labo de modélisation des fluides géophysiques à Princeton :
        Lien

         
        • piecam
          piecam répond à blagapart
          capenoule
          • Posté à 02h26 le 04/12/2009
          • Internaute 60079
            capenoule

          Dans votre modélisation, on n’est pas loin de 1878.
          C’est concluant ?

          Une ré-analyse homogénéisée des enregistrements satellitaires de cyclones entre 1983 et 2005 conclut qu’il n’existe aucune tendance globale à la hausse d’intensité au cours des 23 dernières années. Le seul bassin où cette tendance est observée est l’Atlantique tropical, mais il représente moins de 15 % des cyclones annuels.

          Références
          Landsea C.W. et al. (2006), Can we detect trends in extreme tropical cyclones ? , Science, 313, 452-54.
          Kossin J.P. et al. (2007), A globally consistent reanalysis of hurricane variability and trends, Geoph. Res. Lett., 34, L04815.

          • blagapart
            blagapart répond à piecam
            • Posté à 13h05 le 04/12/2009
            • Internaute 97983

            Bien joué le copié-collé ! (la source prémachée est ici : Lien )

            Seulement, depuis votre prémachage d’autres articles ont été publiés par certains des auteurs que vous citez ! et ils ne disent pas tout à fait la même chose...

            The increasing intensity of the strongest tropical cyclones, Elsner, et al., Nature
            Lien

        2 autres commentaires
      • rocheclaire34
        rocheclaire34 répond à TienTien
        animatrice socio-culturelle (...)
        • Posté à 08h01 le 06/12/2009
        • Internaute 88038
          animatrice socio-culturelle (...)

        En France ces dernières années il y a eu des mini tornades que l’on n’avaient jamais vue auparavant. Moi j’écoute les infos, et les commentaires de ceux qui subissent des inondations jamais vues... mais je ne suis pas une scientifique !

    • Kris.m
      Kris.m répond à rocheclaire34
      • Posté à 23h08 le 03/12/2009
      • Internaute 20003

      Exactement !
      Et c’est la que ça devient drôle.
      On crée une commission théodule (merci !) qui nous désigne un ennemie pas sympa et un objectif, le CO2.
      Et un responsable : nous.
      Donc on va mobiliser une énorme énergie a diminuer les émissions de CO2 (tout en asphyxiant et en culpabilisant les pays « pauvres » en pleine « révolution industriel ») dont tout le monde s’accorde a dire (GIEC compris) qu’on ne pourrait que ralentir la progression.

      Par contre pas de commission exceptionnelle pour prendre des mesures planétaire pour gérer les effets actuel du réchauffement (anthropique ou pas), sans parler des effets des autres polluants sur l’eau et l’air... Mais peut être que ce débat la remettrait bien plus en cause notre modèle de société et la distribution des richesses...

      • rocheclaire34
        rocheclaire34 répond à Kris.m
        animatrice socio-culturelle (...)
        • Posté à 12h33 le 06/12/2009
        • Internaute 88038
          animatrice socio-culturelle (...)

        Je suis entièrement d’accord avec vous, c’est ce que je voulais dire, peut importe quelle est l’origine du changement climatique et certainement que le CO2 est un bouc émissaire (sans jeu de mots), mais que va-t-on faire pour les conséquences de ce changement plus ou moins rapide, la surpopulation dans certains endroits de la planète change complètement la donne par rapport au passé lointain... Peut-on s’en laver les mains en disant c’est un processus naturel !

    • piecam
      piecam répond à rocheclaire34
      capenoule
      • Posté à 23h41 le 03/12/2009
      • Internaute 60079
        capenoule

      « La fonte des banquises », c’est déjà arrivé et sans activité humaine responsable.

      La fonte des glaciers ? Elle a commencé au début du XIXè.

      Les cyclones ? Si vous pensez à Katrina, car depuis il n’y a rien eu d’extraordinaire, il faudrait plus se pencher sur le rôle de la mafia détournant l’argent nécessaire à l’entretien des digues, l’urbanisation galopante et l’industrie pétrolière entrainant l’assèchement du bayou autour de la Nouvelle Orléans. Le bayou qui servait de tampon naturel à la montée de la mer lors des cyclones.

      Le réchauffement n’est pas responsable, mais l’homme et sa cupidité.

      Nota : à ce jour, la mafia locale a détourné 800 millions de dollards versés normalement pour la reconstruction de la Nouvelle Orléans.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 23h19 le 03/12/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    L’Anglais Phil Jones est accusé d’avoir manipulé certaines données pour démontrer le réchauffement climatique.

    L’Anglais Tony Blair est accusé d’avoir manipulé certaines données pour démontrer la nécessité d’envahir l’Irak.

  • Peureux anonyme
    • Posté à 23h26 le 03/12/2009
    • Internaute 24415

    On a bien tord de critiquer les climatologues pour avoir ajusté leur chant.

    Contrairement à ce que l’on entend dire çà et là, la Climatologie n’est pas une science, mais un département de la Poésie.

    Ses poètes célèbrent la température de la Planète. Cela n’a aucun fondement rationnel, (quelle est la température de la planète à l’instant où j’écris ces lignes ?). Mais quelle image au niveau de l’affect !

    Les oeuvres de Berthelot, de Kelvin et d’Albert Einstein (en matière de mécanique statistique) ont permis de cerner clairement la notion de température. Elle n’a rien à voir avec la Poésie Climatique, laquelle est au delà de la Science. Cette « Température » de la planète qui n’est pas définie et encore moins mesurée, les poètes en déterminent la vitesse de croissance. Mieux, les plus audacieux en apprécient l’accélération !

    Le CO2 conduisant à la catastrophe climatique aurait certainement inspiré Alfred de Musset : « les chants les plus désespérés sont les chants les plus beaux » .

    La montée des eaux de l’Océan sous l’effet du réchauffement était déjà dans l’esprit du grand Victor Hugo : « comme une onde qui bout dans une urne trop pleine »...

    Peut on critiquer le Cercle des Poètes pour avoir ciselé son poème ?

    L’utilisation de la messagerie électronique pour parfaire le chant n’a rien de répréhensible, au contraire !

    • XavXav
      XavXav répond à Peureux anonyme
      • Posté à 20h48 le 05/12/2009
      • Internaute 28444

      Une publication de juin 2008, Lien reprise sur Lien compare les mesures des 30 dernières années d’un certains nombre de variables (population, pollution, produciotn pétrolière...) avec les prévisions du rapport Meadows du MIT (1972) plus connu sous le nom « rapport du club de Rome ».

      On faisait dans le texte de 1972 un certains nombres de scénario d’évolution, basés sur des mécanismes connus à l’époque. L’article de l’an dernier revient dessus et compare avec la réalité des 30 dernières années. C’est inquiétant de perfection.
      Voici, représentées sur une courbe, les valeurs prédites en 72 pour l’évolution de la population.
      Les gars de 72 ont fait
      -un scénario « business as usual“=standard (en gros ressources infinies)
      -un scénario ‘recyclage parfait=techy (en gros technologies optimum)
      -un scénario stabilisation=(en gros croissance zéro).

      Résultat sur la population :

      Est-ce une réduction douce’ de la population ? non, ça coïncide avec des baisses de l’espérance de vie (pollution) ou de la nourriture disponible (famine). ici la bouffe dispo par tête de pipe : (violet=mesure)

      Et également avec la fin du pétrole (courbe violette du haut : hypothèses de réserves optimiste -pétrole+bitume+charbon-consommation mesurée. Courbe violette du bas : hypothèses pessimistes-conso mesurée)

      Et la pollution résultante, mesurée par le CO2 dégagé dans l’atmosphère :

      Bref, dans tous les cas, on a la prévision d’un effondrement dans le modèle de 1972, et dans tous les cas, les mesures de notre évolution réelle depuis 72 nous mettent dans l’un des deux pires scénarios. A gauche du pic certes, mais la droite du pic (ie, la famine et la guerre) sont pour nos petits-enfants.

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 23h55 le 03/12/2009
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    Franchement, cette histoire de climat c’est juste un truc pour noyer le poisson (ou le poison ?).
    C’est la pollution sous toutes ses formes qu’il faut combattre.

  • zorrino
    zorrino
    étudiant en sciences de la (...)
    • Posté à 00h01 le 04/12/2009
    • Internaute 35119
      étudiant en sciences de la (...)

    Attention, James Hannen ne parle pas du tout des méthodes scientifique dans l’article du guardian. C’est la lecture politique qu’il juge erronnée. Le système cap and trade en particulier et les concepts de droits de polluer sont montrés du doigt. Pas l’approche scientifique.
    Vous avez dû sauter une ligne.

    Bien à vous

    ps. sur le site du guardian
    Lien

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à zorrino
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 09h50 le 04/12/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Merci, c’était ambigu en effet, j’ai ajouté un mot pour que ce soit plus clair, merci de votre vigilance.

  • alaixih
    • Posté à 00h30 le 04/12/2009
    • Internaute 19775

    Comme par hasard cela se passe maintenant.
    Je n’y crois pas un instant.....
    Comme si le climat ne changeait pas.

  • tous_les_plaisirs
    tous_les_plaisirs
    et pas que du chocolat
    • Posté à 00h52 le 04/12/2009
    • Internaute 73078
      et pas que du chocolat

    trop de CO² ?

    Coca-Cola, bière
    Perrier, Badoit...
    pain, gâteaux (levure, bicarbonate)
    Champagne et autres roteuses

    Qui commence à réduire ses émissions ?

  • Un_Citoyen_de_plus
    • Posté à 01h55 le 04/12/2009
    • Internaute 29956
      individu

    C’est bidon cette histoire, c’est encore pour gagner du temps. Ils veulent gagner du temps, c’est tout.

    C’est un peu comme pour les procès des vieux nazi ou des tueurs a grande échelle...

    Il y en a certains, les vieux nazi par exemple qui n’ont plus rien à perdre car vieux et nazi.
    Ils n’ont besoin que d’une seule chose : gagner du temps.

    La stratégie est simple : on dit une connerie qui fait douter tout le monde pendant X temps et c’est toujours ça de gagné.

    Exactement la stratégie utilisé par les ogm, le nucléaire, par arreva ou par les colons sionistes d’israel, etc... et.... les vieux nazis.

    Gagner du temps. Après ils sont morts et le reste n’est pas leur problème, c’est le problème des générations suivantes.

    Seulement voilà au final, années après années le temps passe et les bonnes décisions ne se prennent pas.

    Dans l’industrie c’est aussi la même stratégie. On parle de transparence et ça ne veut rien dire, on ne fait rien.

    Le nucléaire par exemple. Une technologie primitive qui ne fonctionne que par une succession de coup de chance...une sorte de roulette russe collective.
    Combien d’accidents cette année ? Tricastin, ardèche, Fesseinheim...)
    Un jour probablement proche on va subir une catastrophe bien pire encore que Tchernobyl.

    L’amiante et l’ethernite dont la terrible toxicité était connue bien avant les années 80.. combien de temps avant de l’interdire et indemniser les victimes ? ? ?

    Et Azf, toulouse..... ? ? ? Mmh ? Indemnisé ? et les responssables ?

    Et Bophal en inde, les responsables n’ont jamais été mis en cause, des centaines de milliers de morts.... Et les kurdes ? les arméniens ? Et Arreva, Edf et les mensonges nucléaire ?

    Et les pesticides issus des camps de concentration ?

    Et toutes les décharges d’ordure radioactive ou chimique dans les océans partout et de part le monde.... Mmmmh ?

    Il faut arrêter de discuter avec de la manière d’éteindre le feu pendant que la maison brule et il faut casser le mouvement.
    On nous prend pour des cons et pour eux nous ne sommes que de la merde, du gros rouge qui tache, du bétail.

    Il faut arrêter le libéralisme et arrêter de tourner autour du pot.
    Ils faut les arrêter, casser leur machine.

    Il faut redéfinir des règles identiques pour tout les travailleurs dans le monde.
    il faut faire circuler cette information et cette idée.
    Il faut rendre le cout de la main d’œuvre égale pour les entreprises partout dans le monde de grès ou de force.

    Il faut faire une vrais grève collective et interprofessionnelle ! En allant du fonctionnaire au travailleurs sans papiers et au chômeurs exclus sans autre revendication que l’égalité des droits de Paris à Pékin et de pékin à dakar en passant par new york.

    C’est possible.

    Les délocalisations c’est la mort des démocratie. C’est le retour à un moyen age moderne et aussi horrible que triste.

    C’est là l’urgence. C’est là que se trouve la plus grande consommation d’énergie mais aussi la source de l’exploitation des populations et de destruction des démocratie qui déjà ne sont plus que des parodies.

    C’est dans les transports et dans les délocalisations que se trouve les plus grandes émissions mais aussi la plus grande aliénation, les plus grand dangers contre la démocratie.

    Sarkosy, berlusconi et compagnie ne sont pas les dignes représentants de la démocratie mais sont au contraire l’expression de sa déliquescence tout comme un bouton sur le visage est l’expression d’un déséquilibre intérieur.

    Il faut cesser d’accepter le chantage du commerce et des industriels sur les démocraties et sur les populations et il faut reprendre le pouvoir aux idiots et aux populistes.

    Au noms de toutes les victimes de l’immigration et du commerce international, des victimes des cancers due à la multiplication des pollutions et de tous ceux qui sont morts au travail ou dans la misère et au noms des générations à venir.

    Lien

    Qu’ont se le dise

  • alain_de_grenoble
    alain_de_grenoble
    Vue sur les Alpes
    • Posté à 03h22 le 04/12/2009
    • Internaute 97931
      Vue sur les Alpes

    Les champs de patates donnent la grippe. C’esr pourquoi elles seront gardées par des hommes ou des femmes en uniforme avec des passoires sur la têtes. Et pendant ce tant que pompent les chats doc...(Professeur Vers Laine ?)

  • no pasaran
    no pasaran
    psychosociologue
    • Posté à 03h58 le 04/12/2009
    • Internaute 67440
      psychosociologue

    « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme “ disait le philosophe .
    sans vouloir minimiser l’apport des scientifiques sur la question du réchauffement climatique , il serait temps qu’ils se démarquent nettement des intérêts ou des groupes de pression pro ou anti-écologistes . Je donnerai sur ce plan raison à Claude Allègre qui se réfère aux critères de vérité scientifique de Karl Popper en disant que le réchauffement climatique relève pour l’heure plus de la vérité sociale et du consensus majoritaire que de la vérité scientifique . Les scientifiques , autrement dit , ne sont pas en capacité de dire avec une certitude absolue que le réchauffement climatique sera une réalité d’ici quelques décennies . Et par manque de certitudes , la communauté scientifique est divisée .
    Si Copenhague peut servir à quelque chose , c’est lancer et financer un programme de recherche sur le changement climatique , programme dans lequel travailleront les climatologues penchant pour l’une et l’autre hypothèse .

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 05h04 le 04/12/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    c’est une nouvelle à la fois réjouissante et infiniment triste .
    Réjouissante car cela mettrait en défaut toutes les mesures anti CO2 bidon que nos dirigeants tentent de mettre en place à grands coups de politique spectacle .
    Infiniment triste car les pollueurs de tout poil vont se sentir des ailes , se déculpabilser et la formidable prise de conscience écologiste mondiale risque de disparaître ou tout du moins de s’aténuer.
    car la terre crève à petit feu de la pollution , de l’industrie , de l’agro-alimentaire , du nucléaire , du pétrole , de la déforestation et même peut-être du CO2 ...

    Par contre , en France , le Climategate fait un flop pour des raisons évidentes : le Phare de Nôtre Pensée Républicaine a pris fait et cause dans la guerre contre Al Carbone et il faudra attendre de connaître sa position officielle .
    Et puis les trucages de chiffres , hein , on y est tellement habitués chez nous que ça ne nous choque plus tellement ...

  • Gotch
    • Posté à 06h17 le 04/12/2009
    • Internaute 15306

    Si Copenhague n’est que l’occasion de marchander des droits à polluer, autant rester chez soi et utiliser l’argent de ce sommet pour apprendre à moins polluer. Déjà, que les pays les plus irrespectueux de l’environnement se mettent à produire moins d’effluents, moins de déchets. On pense à l’Australie, les USA, ensuite à l’Europe....

    Le secret est déjà dans le moins consommer-mieux consommer. Cela implique un changement dans les mentalités. Car même si le réchauffement est un mythe, la pollution et l’épuisement de nos ressources ne le sont pas.

  • Redab
    Redab
    Genève
    • Posté à 07h33 le 04/12/2009
    • Internaute 15769
      Genève

    Compte tenu de toutes les situations critiques de notre environnement il est important de constater qu’au niveau international il faut un socle « scientifique » pour rentrer en matière : alors il faut « prouver » le réchauffement climatique, il faut « prouver » l’augmentation du CO2 et sa provenance humaine. Pour « prouver » il faut des supercalculateurs, des trésors d’ingéniosité pour construire des modèles approximants : autant d’énergies humaines et de ressources financières (le 2, très importantes) distraites ! ! Alors qu’en fin de compte, le grand « savant » ne pourra se trouver que dans la position du grand manitout : interprêter les résultats ! ! ! Science ? ? ?

    Par contre d’autres approches recensant toutes les formes de pollution au niveau mondial, ne sont pas acceptées sous prétexte que « pollution » n’est pas scientifique mais morale ( ! !). Pourtant elles expliquent clairement les situations, concrètement : et ces situations jamais les approches avec les grands modèles ne pourront les capter ! !

    C’est une question de méthode scientifique : la Science ne peut être un instrument d’une politique. La politique sera toujours une question de courage : on l’affronte
    ou on l’esquive avec de « bonnes » raisons (par exemple scientifiques : réchauffement de le Terre prouvé ou bien manipulations dans les études « scientfiques » qui prouvent le réchauffement...).

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 07h55 le 04/12/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Depuis les années 70, la montée des nuisances et donc l’écologie peut amener l’humain à se remettre en question profondément et donc à prendre conscience d’une autre façon de vivre pour lui-même et les autres.
    Chacun en perçoit aujourd’hui plus ou moins intensément l’urgence et tente d’y ajuster ses pratiques, il est bien temps.

    D’autres en font une nouvelle variante politicienne.
    Il est remarquable de constater que le film « Home » a certes sensibilisé beaucoup de monde, mais quand on parcourt les forums écolos dédiés, on s’aperçoit que très peu remontent des nuisances écologiques à leur cause profonde, qui est bien au-delà du système : sise en chacun de nous.

    Ce que l’on voit plutôt ressortir, ce sont des « programmes » autoritaires de nettoyage social/économique/écologique.
    Mais aucun programme, même non autoritaire, même ultra écologique ne changera le monde,
    si demeure dans les coeurs la « pollution » qui les contient toutes :
    le « péché » :
    nos vies détournées de la Vie.

    L’écologie prioritaire est celle de nos âmes.
    Lien

  • tvargentine-
    • Posté à 08h56 le 04/12/2009
    • Internaute 17486

    Il est évident qu’avec la fin de l’idéologie ,les partis politiques ont laissé libre court aux représentants du marketing politique qui se positionnement sur un creneau qui a permis à certain de se faire un maximum d’argent rien qu’en vendant de la « peur »

    La Terre a connu des réchaussements climatiques depuis sa création et nous n’en connaissons pas les raisons

    Vouloir laisser les manipulateurs du marketing vendre une image d’écolo à des groupes industriels qui délocalisent pour ne pas respecter les normes et le respect du travail c’est accepter la soumission à une nouvelle secte ou nouvelle religion : l’écologisme

    Ce mouvement sectaire,qui prêche la décroissance économique et le libéralisme des personnes pour mieux permettre aux flux migratoires de fournir des bas salaires aux entreprises de négriers qui ne les déclarent même plus

    Lien

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 09h37 le 04/12/2009
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Et bien, si j’étais à la place de ce Phil Jones et que des armées de positivistes méthode Coué me prenaient la tête, je partirai en vacances comme il l’a fait !

  • Alexandrassis
    Alexandrassis
    Journaliste
    • Posté à 09h52 le 04/12/2009
    • Journaliste 52381
      Journaliste

    C’est extrêmement grave !
    Tromper sciemment le public comme on le fait depuis des années depuis le film de « gore l’imposteur », en faisant taire la minorité de scientifiques « réchauffement-sceptiques », tout ça pour relancer le nucléaire et taxer les plus pauvres avec la taxe-carbone, c’est une escroquerie scientifique planétaire sans précédent !
    Voir une série d’articles contradictoires (dont les conférences du PR Courtillot) :
    Lien

  • manu777
    manu777
    Ingénieur
    • Posté à 09h57 le 04/12/2009
    • Internaute 97597
      Ingénieur

    James Hansen a effectivement déclaré qu’il était préférable que le sommet de Copenhague soit un échec. Toutefois M. Hansen n’est pas un sceptique du réchauffement climatique. Sa position est que le sommet de Copenhague ne peut déboucher que sur un compromis faible, bien loin des réductions d’émissions nécessaires (notamment dans les pays développer) pour influer favorablement sur le climat.

    L’utilisation de ces déclarations dans le sens : « même un éminent spécialiste doute du réchauffement » est simplement de la désinformation, inacceptable dans un tel contexte.

    Les mesures nécessaires à prendre en europe et aux US font mal (réduction de 30 à 50% des émissions d’ici 2030).

    Je peux comprendre que certains milieu préfèrent continuer le mode de consommation des ressources actuels pour divers raisons (conservation de l’outil industriels en l’état, prix de l’énergie faible, moins de prise de tête, etc). Evidemment, il faut être conscient qu’on bousille la planète dans un tel cas.

    Ce qui est difficilement admissible et qui dénote d’une absence de courage c’est de mettre en doute les résultats scientifiques dans le but de ne rien faire. Cette manipulation est assez grossière juste avant Copenhague, mais bon comme toujours, plus la ficelle est grosse, plus elle passe et les média comme d’habitude relaient l’info sans esprit critique.

  • TienTien
    TienTien
    impavide devant les ruines de (...)
    • Posté à 09h58 le 04/12/2009
    • Internaute 86881
      impavide devant les ruines de (...)

    Bizarre que personne, à commencer par ceux dont c’est le métier –les journalistes– ne nous parle des très juteux marchés de « compensation carbone » qui se mettent en place et donnent déjà lieu à d’énormes spéculations financières ! Devrons-nous attendre que, dans ce domaine également, une bulle spéculative nous explose en pleine figure pour prendre conscience de ces marchés bidons ?

  • jma14
    • Posté à 10h03 le 04/12/2009
    • Internaute 31729

    « les membres du Congrès se préparent à prendre des décisions qui affecteront l’économie américaine durant des décennies, nous devons avoir des données scientifiques exactes “
    C’est vrai que nous avons beaucoup de scénario pour expliquer au gens que les ressources naturelles ne sont pas illimités, que les bio carburants privent de nourriture les plus pauvres et que toute consommation a un effet sur la planète.
    On se croirait en France dans un débat d’enculeur de mouche.

  • brennec
    brennec
    retraité
    • Posté à 10h14 le 04/12/2009
    • Internaute 57326
      retraité

    « Quant à savoir s’ils révélaient effectivement un complot des climatologues en vue “ d’inventer ” le réchauffement, c’est plus qu’exagéré. »
    Il se peut que parler de complot soit exagéré (pour ma part j’en doute) mais il est certain qu’il y a eu une cabale pour évincer les scientifiques sceptiques des revues peer reviewed (ce qui permet de demander a ceux qui avancent des idées hérétiques : ou sont les papiers publiés dans les revues peer reviewed), cabale pour faire ejecter de ces revues les relecteurs insuffisamment ’mainstream’, cabale pour faire pression sur les revues qui publient des articles sceptiques, cabale pour faire perdre leur travail a des scientifiques sceptiques et pour faire perdre leurs subventions aux labos où ils travaillent.
    Un tel comportement justifie parfaitement les soupçons de trafic des données et de complot (c’est a dire accord entre divers labos pour présenter des résultats ’corrects’)

  • gérard lambert
    gérard lambert
    travailleur de - pour gagner+
    • Posté à 10h15 le 04/12/2009
    • Internaute 26631
      travailleur de - pour gagner+

    a qui va t on encore demander des efforts
    - a ceux qui roulent en grosse cylindrée
    - à ceux qui arment des facht énormes au large de monaco (ils s’en approchent en helicopteres)
    - à ceux (hein DSK,BHL etc...) qui passent leur week end à Marrakech.
    -à ceux qui pour aller de paris à Sablé (sarthe)prennent l’avion du Bourget à Angers (maine et loire)puis l’helicoptere d’Angers à Sablé ( hein fifi)
    - a ceux qui preferent les paris Lyon ou Montpellier en Air bus ( ben ouai ! la sncf ne délivre pas de Miles) plutot qu’en TGV
    - à ceux qui circulent en grosses berlines pour aller du ministere des finances a Matignon ou a l’assemblée nationale
    - au convoi escortant le Président (pas le camembert) dans tous ses déplacements (gardes du corps,journalistes,industriels etc...
    etc...............
    questions subsidiaire :
    Combien y aura t il de véhicules a Copenague ? ? ? ? ? ? ?
    ( à mille près !)

  • Papcha
    Papcha
    Etudiant
    • Posté à 10h22 le 04/12/2009
    • Internaute 96818
      Etudiant

    Je possède quelque modeste connaissance en physique et en modélisation mathématiques et il me semble ( mais je peux me tromper) que la modélisation de système chaotique sur de longues périodes est irréaliste, quelque soit la puissance de calcul dont on dispose.

    C’est l’essence même de la notion de chaos, la dépendance aux conditions initiale est tellement fine que la moindre micro variation peut entrainer sur de longues périodes des résultats complètement différents. Hors c’est la ou je ne comprends pas la démarche des climatologue ( et je pose la question en toute sincérité ) : Comment on modélise des systèmes complètement non linéaire ?

    C’est très jolie d’émettre des supposition et de modéliser l’évolution du climat mais mais par principe les modélisations sont complètement biaisées non ?

    Après y a la question scientifique et la question politique. Je n’ai aucun moyen de savoir si le GIEC est scientifiquement pertinent, apparemment il est remis en cause, en tous cas il l’est politiquement. Il est urgent de protéger les ressources naturelles, réchauffement ou pas réchauffement. Est ce le rôle des scientifiques de se présenter en conscience de l’écologie quitte à perdre la rigueur du raisonnement scientifique ?

  • YoshiL7
    • Posté à 11h20 le 04/12/2009
    • Internaute 29840

    Ce qui est certain est que cette affaire a semble-t-il beaucoup d’écho dans les grands quotidiens des autres pays... par contre, en France, que dalle à vrai dire...

  • Stix
    • Posté à 12h52 le 04/12/2009
    • Internaute 15510

    Ils en ont peut-être trop fait avec leurs modèles dit scientifiques. A-t-on vraiment besoin de « modélisation » pour constater le réchauffement climatique et ses conséquences quelles qu’en soient les causes ?

    Non. La longueur d’une vie suffit à le constater : retrait rapide des glaciers, disparition de la banquise. Les analyses scientifiques fines et sans modélisation le confirment. Le phénomène de l’effet de serre est incontestable. De plus l’accroissement du CO2 dans l’air a bien d’autres effets indésirables sur l’écologie, dont la destruction de bon nombre d’organismes marins et toutes les conséquences sur la chaîne alimentaire.

    Il faut donc réagir et agir. Si Copenhague peut aider, pourquoi s’y opposer ? Le commerce de la consommation du carbone peut être dévoyé par certains, comme tout autre commerce est souvent dévoyé par la spéculation (thème pour une autre discussion), il n’empêche que l’action de replanter des forêts payée à sa juste contre-valeur peut compenser la production de CO2 causée par le consommateur d’un pays riche, consommateur comme vous et moi.

    Derrière le sensationnalisme de bon nombre de media populaires anglo-saxons se cache la très forte influence de l’oligarchie qui les contrôle. Une grande partie de cette oligarchie cherche à détruire l’esprit de Kyoto et de Copenhague parce que le réchauffement climatique sert leurs intérêts immédiats. Ils se foutent pas mal de l’état de la planète dans 50, 30 ou même 15 ans.

    Ce petit nombre de gens influents s’entend à merveille sans avoir besoin d’en arriver au complot. Comme par hasard ils se sont passé le mot pour choisir la période du pré-Copenhague et créer une cabale à partir de courriers volés dont les textes scientifiques sont mal compris et interprétés hors contexte. Toute science a ses discussions, ses hésitations, ses doutes et ses contre-thèses. De là à les utiliser pour annihiler des années de recherche fructueuse, il faut être voleur d’information et désinformateur à la solde de mécréants.

    Hélas il y a assez d’idiots sur terre (et jusqu’aux abords de ce forum comme je le constate) pour gober toutes cette perversité comme d’autres autrefois gobaient les paroles de dangereux tribuns. Les dissensions entre scientifiques sur le thème durent depuis des années. La minorité sceptique n’a jamais réussi à produire des résultats scientifiques probants. Elle s’est pourtant très souvent exprimée, voire même au travers d’ouvrages de vulgarisation, comme je l’ai constaté depuis 2007 sur internet et dans la presse. Alors, qu’on ne nous serve pas l’effet de surprise qui n’est là que pour faire mousser l’adrénaline des lecteurs et ainsi mieux manipuler leur volatile opinion.

    • Papcha
      Papcha répond à Stix
      Etudiant
      • Posté à 19h17 le 04/12/2009
      • Internaute 96818
        Etudiant

      Je me permet d’intervenir sur le sujet : les observations prouvent une modification du climat mais pas qu’il a pour origine l’effet de serre et scientifiquement c’est la qu’est le débat, car débat il y a.

      En fait le climat est loin d’être aussi immuable les glaciers peuvent se rétracter et se détendre dans un même siècle c’est une question de cycle et donc les observations ne prouvent rien. Je ne dis pas non plus qu’un réchauffement climatique n’en est pas la cause je dis juste que c’est beaucoup plus compliqué que ça.

      En fait, ce qui me dérange ce n’est pas les conclusions, que l’on pollue moi, qu’on préserve les ressources naturelles ou qu’on utilise des énergies renouvelable est de l’ordre du bon sens. Ce qui est génant c’est l’opacité du GIEC, c’est génant dans une démarche scientifique ...

  • plataneforever
    • Posté à 14h52 le 04/12/2009
    • Internaute 67389

    parler de « climategate » c’est déjà donner du crédit à cela ...
    ça me semble un peu présomptueux.
    attention aux titres vendeurs ...

    ne faites pas du marianne ... svp.

  • Cercle polaire
    Cercle polaire
    géographe
    • Posté à 14h53 le 04/12/2009
    • Internaute 97639
      géographe

    Je vous félicite pour votre premier article « Pourquoi le “ Climategate ” a fait un flop en France » du 29.11.2009 mais aussi les autres blogueurs qui ont publié leur propre billet, leurs commentaires voire même leur revue de presse...

    C’est une mauvaise semaine pour la démocratie et la liberté d’information en France alors que probablement la presse anglo-saxonne peut se targuer d’avoir obtenu l’éloignement provisoire de M. Jones...

    Serait-il déjà trop tard pour changer quoi que ce soit en France car il semble que les « écotartuffes » puissent tous s’écrier comme il est écrit dans l’un de ces posts piratés du CRU : « ...nous avons gagné la guerre. »

    La meilleure preuve de cette affirmation est de constater que ce sujet du « climategate » a fait un flop quasi total dans toute la presse Française et dans beaucoup de pays européens.
    Malgré l’intérêt des informations révélées par les post piratés du CRU, il y a eu un déni total... comme pour le nuage de Tchernobyl : à croire qu’il n’y a jamais rien eu à glaner de ce piratage... renversant !
    A-t-on lu ou entendu un élu politique faire une déclaration ? à part Mme Voynet qui -prudente- enfonçait le clou en souplesse...

    Ainsi au lieu de lire une contre-enquête digne de ce nom sur le CRU - c’est loin le royaume-uni ? on nous a asséné une incroyable campagne de presse en faveur des thèses climatiques alarmistes parmi les plus farfelues, les plus fausses : un vrai lavage de cerveau !

    Ce schéma tactique de matraquage médiatique est d’ailleurs bien décrit dans l’un des posts piratés du CRU. Ce sont des directives de communication à tenir à l’égard des médias dans les semaines précédant le sommet climatique de Kyoto en1997.
    Ainsi depuis quelques semaines, c’est exactement ce que nous expérimentons chaque fois que nous ouvrons le journal ou le bouton de la TV : une préparation d’artillerie groupée avant la visite d’inspection des généraux sur la ligne de front.
    Beaucoup d’articles ou de reportages incluent la désormais inévitable formule : « ...et d’après les experts, cela est dû au réchauffement climatique.. » ou bien encore « ...et cela est empiré par le réchauffement climatique.. » ou alors « ..les experts en climat sont unanimes..l’urgence est là », etc..

    Des résumés de rapports scientifiques de dernière minute sont remis à la presse qui les publient light, façon M6/MSN par copier-coller sans en contrôler la validité, le tout agrémenté à tout hasard d’une photo choc puisque le poids des mots ne saurait mieux saisir cette immense étendue argileuse crevassée, digne de la grande époque de sécheresse sahélienne et qui pourrait être un lac de barrage probablement asséché pour cause de maintenance ou simplement de mauvaise gestion de la ressource hydrique, bref, on ne le saura jamais mais ça nous émeut
    ...
    Stupeur, on lit soudain des prédictions chiffrées qui ont doublé ou triplé et sont passées d’une à deux unités en quelques semaines, car vous comprenez « ...Les experts étaient décidément trop optimistes... », et de fait, c’est pire que le pire des scénarios envisagés... »
    Ainsi, l’hypothèse cède la place à la prédiction qui devient une certitude et le ton du conditionnel s’emploie sur le ton de l’affirmation péremptoire.

    Quelle exécrable vulgarisation scientifique ! le nauséabond Dr. Goebbels l’avait déjà professé : « plus c’est gros, mieux ça passe »...

    Sur la TV, pour continuer dans la veine propagandiste, on pourra s’attarder sur l’émission « sale temps pour la planète » de M. Cavada : un monument de contre-vérités assénées sur les déréglements et les réfugiés climatiques.

    Mr. Cavada cite entre autres : « ... chaque année près de 300 000 personnes meurent du déréglement climatique... »
    Triste statistique, j’ignorais cela. Mais que signifie ce nouveau concept de déréglement climatique ? Où existe-t-il une crise climatique majeure sur la planète comme la sécheresse du Sahel dans les années 1970 ? ou en éthiopie dans les années 1980 ? Nulle part.
    Alors de quoi parle-t-il ? où sont les morts du déréglement ? où sont les réfugiés climatiques ?
    Ce magazine TV réalisé sur commande sonne décidément bien creux d’exemples bidons, malgré la justesse des drames humains évoqués... mais dûs à la pauvreté et à d’autres causes naturelles que ce nouveau concept surréaliste de déréglement climatique impute au CO2 :
    Le Bangladesh ? très vaste sujet.... les boat-people qui quittent l’Afrique en barques partiraient-ils pour cause de déréglement climatique ? On se moque de qui ? convoquer un géophysicien, un hydrologue, un océanographe aurait été judicieux....

    Moi, je pense plutôt aux 1,2 milliards de personnes qui souffrent de la famine et de l’extrême pauvreté, sujet évoqué par une conférence à Rome il y a quelques semaines dans une indifférence totale de la part des écotartuffes..... Quid des maladies bénignes ou malignes mais hautement mortelles, aux 139 conflits armés de petite et moyenne intensité qui par exemple ont provoqué la mort de 4 ou 6 millions de congolais depuis la chute de Mobutu, etc...

    Par exemple, on nous en remet une grosse louche sur la montée dramatique des océans qui vont engloutir entre autres le Tuvalu ou les Maldives et 1600 autres îles, sans compter de nombreux rivages rognés par la mer...et tout cela plus rapidement que ce que les experts avaient prévu... alors que dans la réalité, cela renvoie à des phénomènes naturels d’une telle complexité qu’on ne saurait les résumer de manière aussi caricaturale et avec un niveau si alarmiste, car soit-dit en passant, le socle de ces îles a plutôt tendance à s’enfoncer dans un Océan par ailleurs déchainé alors que la Scandinavie émerge depuis 9000 ans, libérée de sa calotte glaciaire.

    Dans la même veine, un petit article sur l’invasion de méduses géantes sur les côtes japonaises que le journaliste -mal intentionné ou mal informé- attribue encore « d’après les experts, au réchauffement climatique.. » alors qu’un lecteur -apparemment mieux informé- lâche dans les commentaires réservés aux abonnés que les méduses se sont multipliées à cause de la surpêche et donc de la quasi extinction de leur seul prédateur, à savoir le thon rouge !

    Bref, au lieu de ces articles de propagande grossière, on aurait aimé lire aussi de vrais articles d’investigation en France pour réclamer des comptes aux membres piratés du CRU comme le fait cet éditorial du Wall Street Journal Europe originellement publié le 23 novembre 2009 sous le titre « Global Warming With the Lid Off » , traduit et commenté par Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari « Allons-nous enfin avoir droit à un vrai débat sur le climat ? :

    “... Nous disposons toutefois maintenant de centaines de messages qui donnent clairement l’impression que des climatologues renommés ont cherché de manière concertée et coordonnée à adapter les données pour qu’elles correspondent à leurs conclusions, tout en essayant de faire taire et de discréditer leurs critiques. Au palmarès des vérités qui dérangent [Note du trad. : le titre du film d’Al Gore est Une vérité qui dérange], celle-ci mérite sûrement que les médias, le Congrès américain et d’autres instances d’enquête s’y penchent plus sérieusement. ‘
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    Un rapport officiel au sénat américain de E.J. Wegman avait déjà épinglé en 2001 les mêmes scientifiques piratés (Mann, Bradley, Hughes) en démontrant l’usage délibéré et frauduleux d’un biais dans le choix des données et le traitement statistique générant le fameux graphique de crosse de hockey (reconstitution de la variation de la température moyenne du globe depuis 1 000 ans) qui a contribué à déclencher l’hystérie collective mondiale sur le réchauffement climatique.... Par ailleurs le même rapport Wegman avait aussi formulé d’autres critiques sur le manque d’indépendance des recherches et des chercheurs au sein d’un cercle restreint, et aussi sur la fausse assertion que les années 1990 et spécialement 1998 étaient les plus chaudes du millénaire...en comparaison de l’optimum médieval....
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    Optimum médiéval ? Il a été démontré que l’augmentation du CO2 précède celle des températures, lesquelles ont été beaucoup plus élevés lors de l’optimum médiéval jusqu’au 14e et que par conséquent toute cette hystérie sur le réchauffement climatique ou bien sur le changement climatique résulte à la fois d’une fraude scientifique, d’une manipulation des activistes écologiques souvent anti capitalistes et anti croissance et d’une récupération des politiques qui ont besoin d’instaurer une peur millénariste comme à l’époque des premières croisades, puisqu’il faut bien remplacer le grand vide laissée par la fin de la guerre froide. La peur octroie le pouvoir sur les foules...
    Certes l’acidification des océans est un fait avéré, probablement dû à l’augmentation du CO2 mais pour quelles raisons le CO2 a-t-il augmenté ? CO2 d’origine naturelle ou/et causes anthropiques ?
    Faut-il rappeler qu’au temps des dinosaures, la teneur en CO2 dans l’atmosphère était 5 fois plus élevée, ce qui a conduit au gigantisme des espèces herbivores pour compenser la diminution de la qualité nutritive des végétaux. A cette époque, le monde n’avait pas connu de révolution industrielle...

    Le Quotidien Le Monde relatait il y a quelques mois la survenue d’une sécheresse sans précédent en Chine, en l’attribuant sans faillir à l’inénarrable réchauffement climatique et ce toujours d’après l’avis-unanime-de-tous-les-meilleurs-scientifiques.
    J’imagine bien ces pauvres experts en blouse blanche accourant partout au chevet de toutes les catastrophes, et affirmer de manière péremptoire mais résignée en tâtant seulement le cul de la bête : ouais, c ’est le réchauffement climatique’ et s’en repartir tout fiers de leur sens innée du diagnostic... excepté que sur ce coup-ci, Le Monde a oublié volontairement de mentionner qu’à ce moment, le phénomène de l’oscillation pacifique la Nina/el Nino était actif, pas seulement en Chine mais aussi en Australie avec son cortège de sécheresse et d’incendies gigantesques... et que la Nina comme son frère El Nino existent depuis même avant la colonisation espagnole ou britannique. Oublier de mentionner cette oscillation pacifique ENSO est impardonnable pour Le Monde !

    Et quid de l’Oscillation Nord-Atlantique et de l’Oscillation Arctique ?
    On n’entend jamais parler de ce phénomène atmosphérique et océanique majeur qui affecte l’immense région de l’Atlantique Nord... une perturbation cyclique décennale alternant phase froide ou chaude au sujet de laquelle l’océanographe-météorologue Mojib Latif annonce :

    ‘... nos résultats suggèrent que la température de surface globale pourrait ne pas augmenter
    durant la prochaine décennie,comme résultant des variations climatiques naturelles de l’Atlantique Nord et du Pacifique tropical qui efface le réchauffement anthropogéne projeté’

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    Et au fait de quel réchauffement parlait-t-on ?

    Le climatologue français Marcel Leroux -plutôt sceptique jusqu’à sa mort- déclarait ainsi dans un entretien (AGRICULTURE & ENVIRONNEMENT - N° 18 - OCTOBRE 2004) :
    ”... L’augmentation serait de 0,6° de 1860 à nos jours, soit la différence de température qu’on observe à l’échelle moyenne annuelle entre Nice et Marseille. Quel extraordinaire bouleversement ! Une telle valeur, donnée avec une fourchette de précision de plus ou moins 0,2° sur un siècle et demi, est ridicule, car elle est de l’ordre de la précision de la mesure... “

    En France comme ailleurs, les services de météorologie recourent aux techniques d’homogénéisation des séries de températures afin d’extraire le signal climatique corrigé en supprimant les différents biais dus à aux effets locaux et de mesure. L’un des exemples donnés par Météo France pour illustrer ces techniques complexes mais nécessaires concerne la station météo de Pau-Uzein (Pyrénées Atlantiques) :
    - Avant correction des températures maximum, la tendance sur le 20e siècle est de - 1,15 °C : ok, c’est du brut négatif, incluant tous les aléas des mesures sur un siècle d’histoire mouvementée : changement d’appareil ou de mode d’observation, déplacement de la station, évolution de l’occupation du sol, etc...
    Après correction avec le modèle, la tendance sur un siècle est de + 0,76 °C :
    c’est-à-dire 1,91 °C d’amplitude entre le brut et après élimination des bruits mentionnés ci-dessus.
    Ok + 1,91 °C.... mais c’est énorme ! comment peut-on passer d’une tendance négative à une tendance positive sur un siècle ?
    D’autant plus que les régions cartographiées selon les températures maximales corrigées sont franchement surréalistes alors que la cartographie des données brutes laisse apparaître des régions climatiques beaucoup plus familières...
    C’est ainsi qu’en généralisant à la France métropolitaine ces techniques d’homogénéisation pour supprimer les effets perturbateurs sur un siècle de mesures, Météo France anonce ainsi un réchauffement allant de 0,5°C à 1,4°C comme l’évoque Marcel Leroux.
    Loin de douter de l’honnêteté et de la compétence de nos météorologues rompus à cet exercice nécessaire, on peut se demander toutefois s’ils n’ont pas eu la main lourde sur le paramétrage du logiciel pour inverser à ce point une tendance centennale locale brute négative en tendance positive et donc s’interroger sur la valeur finale du réchauffement métropolitain si d’aventure cette inversion de tendance s’opérait sur d’autres stations ?
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    En conclusion, la stratégie de corruption des données brutes climatiques et de manipulation de l’information en général va se retourner contre ses auteurs et aura finalement desservie la cause de la planète et discrédité définitivement certains des acteurs clés de la plus grande opération de fraude et propagande depuis le déclenchement de l’invasion militaire occidentale en Irak ; scientifiques, politiques du GIEC, organisations d’activistes, presse et médias, gouvernements....

    Par ailleurs, Copenhague sera probablement le rendez-vous manqué des vrai enjeux planétaires tels que listés par le consensus de Copenhague mais n’est-ce pas d’ailleurs l’échec qui était souhaité par l’un des ultras alarmistes James Hansen ?
    Lien
    Lienéchec-affirme-james-hansen-nasa.html

    N’est-ce pas là le principal paradoxe de cette histoire ? ne serait-ce pas le signe majeur qui devrait nous alarmer si l’on se place d’un point de vue d’analyse HUMINT ?

    D’une part, nous avons des climato-sceptiques qui dans leur quasi-totalité ne rejettent absolument pas la réalité des pollutions atmosphériques, etc. et souhaitent simplement ouvrir le débat pour critiquer la théorie officielle du GIEC et envisager un autre diagnostic qui ouvrirait éventuellement sur d’autres solutions.... et du côté extrême des alarmistes, il y a ces ultras qui souhaitent bien évidemment l’aggravation des phénomènes extrêmes, à l’image de J. Hansen et qui envahissent par exemple l’hémicycle de l’Assemblée Nationale...

    Quid du prosélitysme ‘Ecologie profonde’ tendance vert brun ? même au gouvernement, des conseillers ont mentionné Arne Næss, le fondateur certainement incompris du courant de l’écologie profonde et probablement revisité à la sauce française par les bobos écotartuffes... Serait-ce bientôt la philosophie inspirant la prochaine révolution nationale de notre cher aimé grand leader qui a déjà vidé de sa substance son flan à l’extrême-droite et espère ainsi se rallier utilement le vote vert en se faisant le champion inconditionné de Copenhague ? Quand Yves Cochet commence à parler de climat, ça dérape sur l’eugénisme : thématique plutôt sulfureuse non ? Nos amis les verts commencent à laisser tomber le masque.....
    Après avoir connu la terreur religieuse et l’absolutisme, après le péril nationaliste puis national-socialiste, voire même le péril rouge, serait-ce désormais le péril vert des bobos écotartuffes qui nous menace ? Lesquels paraît-il - selon Claude Allègre - sont vert à l’extérieur mais rouge à l’intérieur puisque certains sont des néo-gauchistes recyclés à la cause de Gaïa et qui en leur temps n’auraient rien redit aux régimes terrifiants maoïstes et kmers... Que de promesses.
    Que doit-on craindre de ces nouveaux fanatiques croisés qui ne reculent devant rien pour se monter en mayonnaise leur propres terreurs millénaristes sur écran géant façon ‘2012’ : en angleterre, Ils auront manipulé des données scientifiques pendant 15 ans, en Europe, ils nous auront fait adopté la taxe carbone, le calcul de la empreinte carbone, bref toutes sortes de contraintes qui s’apparentent de plus en plus à vouloir résoudre le problème du péché de pollution par l’achat de sortes d’indulgences comme sous le pape Léon X au début du 16e siècle.

    Pour conclure, laissons le mot de la fin à Marcel Leroux :

    ‘...le problème dit du climat est en permanence confondu avec celui de la pollution, deux domaines pourtant bien séparés, qui ne seront bien traités l’un et l’autre que lorsqu’ils seront dissociés. Il sert également de prétexte pour imposer une restriction à l’activité humaine, considérée à tort comme à l’origine du réchauffement climatique. La connexion d’intérêt qui s’est établie entre certains laboratoires, plusieurs institutions internationales et certains hommes politiques, a imposé la notion de réchauffement global. Suivre aveuglément les recommandations pour décideurs ’ du GIEC fait passer à côté des phénomènes réels, dépenser vainement des sommes colossales pour des réunions par définition inutiles, et n’autorise pas des mesures de prévention efficaces contre les véritables aléas climatiques que nous allons connaître. A quoi sert de préparer l’économie d’un pays à un réchauffement, alors que tous ses thermomètres signalent un refroidissement ? Finalement, le réchauffement climatique revêt de plus en plus un caractère de manipulation, qui ressemble vraiment à une imposture ‘ scientifique ’, et dont les premières victimes sont les climatologues qui ne perçoivent de financements que lorsque leurs travaux vont dans le sens du GIEC...”
    (AGRICULTURE & ENVIRONNEMENT - N° 18 - OCTOBRE 2004)

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