décryptage 02/12/2009 à 07h47

Afghanistan : Obama choisit de « finir le boulot » laissé par Bush

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Le président américain a annoncé l’envoi de 30000 hommes supplémentaires et un début de retrait dès l’été 2011.

Barack Obama a donc fait le pari de l’escalade militaire en Afghanistan, prenant le risque de plonger l’Amérique dans une guerre ingagnable, un potentiel nouveau Vietnam. Et en se prononçant sur la stratégie américaine, après des semaines de tergiversations, il a aussi décidé, bien que ceux-ci s’en défendent, de celle de ses alliés, au premier rang desquels la France qui vient de reprendre sa place en fanfare au sein des institutions militaires de l’Otan, l’alliance militaire en première ligne en Afghanistan.



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Le pari d’Obama est colossal : il a décidé de porter le nombre de soldats américains en Afghanistan à près de 100 000 hommes, soit 30 000 de plus d’un seul coup, une escalade majeure dans un pays où aucune armée étrangère n’a jamais réussi à gagner une guerre depuis la défaite cinglante des Britanniques dans la première moitié du XIXe siècle en passant par l’armée soviétique dans les années 80.

A ces 100 000 soldats américains il faut ajouter 42 000 soldats des autres nations coalisées, auxquelles Obama demande un effort supplémentaire. L’infographie de notre partenaire laGraphique sur la montée en puissance du nombre de GI’s est de ce point de vue très parlante. (Cliquez sur l’image pour l’animer)



Sauver la campagne électorale 2012

Si Barack Obama veut « finir le boulot », selon sa propre formule, il entend aussi amorcer le retrait des troupes dès l’été 2011, sans en spécifier la fin - un calendrier destiné à « sauver » sa campagne électorale de 2012. Annoncer la fin de la mission d’entrée de jeu est tactiquement dangereux, comme l’ont aussitôt fait observer les Républicains, et rappelle justement toutes les escalades guerrières précédentes, à commencer par celle du Vietnam.

« Finir le boulot », c’est évidemment une question de définition : pour les Etats-Unis et leurs alliés, qui sont engagés dans ce conflit depuis déjà huit ans, depuis le renversement du régime des talibans au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, il s’agit, au minimum, de laisser une armée nationale afghane et une administration capables d’empêcher le retour des fidèles du Mollah Omar à Kaboul.

Le pari est loin d’être gagné car l’histoire des escalades militaires montre qu’on sait quand elles commencent, pas quand elles s’achèvent... Que se passe-t-il si le « boulot » n’est pas fini en 2011 ?

Gérer l’héritage de George W. Bush

Barack Obama a fait de l’Afghanistan « sa » guerre alors que ce conflit fait partie de l’héritage empoisonné de George Bush. Obsédé par l’Irak, Bush et son entourage d’idéologues néo-conservateurs (Cheney, Rumsfeld, Wolfowitz...) ont rapidement délaissé l’Afghanistan après leur victoire de 2001, pour s’attaquer à Saddam Hussein, un enjeu plus à leur mesure pensaient-ils.

L’administration républicaine a laissé derrière elle un champs de ruines en Irak, une Amérique épuisée et discréditée, et, surtout, un Afghanistan en proie depuis 2006 à une incroyable résurgence des talibans qu’elle croyait avoir éliminés.

Obama a choisi d’assumer cet héritage, au grand dam d’une partie de ses partisans. estimant sans doute qu’il ne pouvait pas faire un choix qui donnerait aux auteurs du 11 septembre la chance de crier victoire, et d’encourir le reproche d’avoir « perdu l’Afghanistan ».

Le président américain a ensuite pris son temps pour redéfinir sa stratégie, période d’attentisme pendant laquelle le soutien des Américains à cet engagement militaire a fondu dans les sondages, rendant sa tâche plus complexe encore.

Barack Obama espère faire en dix-huit mois ce que George Bush n’a pas fait en huit ans :

  • faire émerger une armée et une police afghanes crédibles, ce qui est loin d’être le cas (voir la récente note d’un chercheur français de retour de Kaboul) ;
  • s’appuyer sur un gouvernement et une administration relativement « propres » et efficaces susceptibles de reconquérir les « coeurs et esprits » des Afghans désenchantés par la corruption et l’absence de progrès ; Là encore on est loin du compte et les Occidentaux manquent singulièrement d’un allié local crédible après avoir eux-mêmes conclu que Hamid Karzaï était corrompu et mal réélu, comme Obama l’a vertement rappelé dans son discours mardi soir ;
  • faire reculer les talibans qui ont enregistré depuis trois ans des avancées dans tout le pays et pas seulement dans leurs fiefs du Sud et des régions frontalières avec l’Irak ;
  • obtenir du Pakistan qu’il « nettoie » les zones tribales du Nord des talibans afghans et des membres d’Al Qaeda qui s’y sont refugiés après leur éviction de 2001, et ont pu prospérer depuis grâce aux liens avec les tribus locales et avec le soutien évident d’éléments du régime pakistanais. Là aussi, Obama a été clair mardi soir.

Quatre facteurs-clé sur lesquels l’échec des huit dernières années est patent, et sur lesquels le succès ne dépend pas seulement du nombre de GI’s supplémentaires.

Le dilemme français

Barack Obama n’entend pas aller seul à l’escalade. Il s’est tourné vers les principaux alliés des Etats-Unis, et principalement ceux de l’Otan, déjà présents en Afghanistan, en leur demandant 10 000 hommes supplémentaires. Les Britanniques, malgré leurs lourdes pertes enregistrées cette année et l’impopularité de la guerre, ont déjà annoncé qu’ils enverraient 500 hommes de plus. On est donc loin du compte.

Et les Français ? La communication française sur le sujet a été passablement brouillée ces derniers jours, de manière quelque peu invraisemblable sur un sujet dont chacun savait qu’il serait posé à cette date.

Jusqu’à lundi, la ligne de l’Elysée était celle qu’avait définie publiquement Nicolas Sarkozy : pas un soldat français de plus, mais engagement total des quelque 3 700 hommes qui y sont déjà, jusqu’au bout. Et tout d’un coup, on ne sait plus.

On sait simplement que le forcing américain est (téléphoniquement) intense, Hillary Clinton sur Bernard Kouchner, et Barack Obama sur Nicolas Sarkozy lundi. Le résultat est sans doute l’annonce ambigüe faite mardi par Thierry Mariani, l’improbable Réprésentant spécial français pour l’Afghanistan et le Pakistan, qui a déclaré dans le même souffle que la France n’enverrait pas de renforts en Afghanistan, mais enverrait des « formateurs militaires » pour former l’armée afghane.

Si on traduit le Mariani en langage clair, ça signifie bien des renforts, quoique non combattants, ce qui sera sans doute jugé sévèrement à Washington.

L’attitude de Nicolas Sarkozy a de quoi surprendre. Meilleur élève de l’Otan l’an dernier, lorsqu’il bombait le torse pour rejoindre le commandement militaire intégré de l’Alliance, il laisse entrevoir aujourd’hui une mauvaise humeur vis-à-vis d’un Barack Obama qui ne fait sans doute pas assez de cas de son « ami » français. En tout cas, le président n’a pas expliqué aux Français les raisons pour lesquelles il refuse d’engager plus de troupes combattantes.

Pourtant, Nicolas Sarkozy n’aurait pas été à un virage stratégique près sur l’Afghanistan. On se souvient évidemment de son commentaire réservé de la campagne électorale de 2007, à propos de la présence des troupes françaises en Afghanistan :

« Il était certainement utile qu’on les envoie, dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme, mais la présence à long terme des troupes françaises dans cet endroit du monde ne me semble pas décisive. » (Voir la vidéo)

Une fois élu, et une fois entamé le rapprochement avec l’Otan -et avec l’administration Bush-, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à annoncer l’envoi d’un millier d’hommes en renfort, avec cette déclaration martiale prononcée en mars 2008 à Londres, un an à peine après la précédente :

« Ensemble, nos deux pays (la France et le Royaume Uni, ndlr) sont déterminés à rester engagés, côte à côte, avec tous nos alliés, en Afghanistan, et je n’ai pas peur de le dire, en Afghanistan se joue une partie essentielle.

La France a proposé à ses alliés de l’Alliance Atlantique une stratégie
pour permettre au peuple afghan et à son gouvernement légitime de construire la paix. Si ces propositions sont acceptées, la France proposera lors du Sommet de Bucarest, de renforcer sa présence militaire. »

Position ferme et déterminée ensuite expliquée ainsi aux Français. (Voir la vidéo)

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a plus que doublé les effectifs engagés dans le conflit afghan, renvoyant en particulier les forces spéciales qui en avaient été retirées par Jacques Chirac (j’ai encore en mémoire un briefing à l’Elysée en 2006, au cours duquel un conseiller du Président nous expliquait que les Américains suivaient une stratégie similaire à celle des Français en Algérie, et que pour cette raison Jacques Chirac avait décidé de se désengager), et envoyant récemment 150 gendarmes supplémentaires.

Cette escalade qui n’a jamais dit son nom et n’est que furtivement débattue au Parlement, devrait donc se poursuivre à l’aimable insistance de Barack Obama. Nicolas Sarkozy, qui se vantait en 2008 d’avoir « proposé une stratégie » à l’Otan, n’aura d’autre choix que de suivre celle que vient de définir avec ses généraux le président américain. Pour le meilleur, ou pour le pire.

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  • moguerou
    • Posté à 09h35 le 02/12/2009
    • Internaute 12815

    Obama est décevant, ; je le croyais plus lucide. Il est pourtant éclairé par toutes les déculottées dont vous faîtes etat.
    Quant à son petit toutou Sarko il est prisonnier de ses rodomontades et de son égo.
    Tant mieux s’il n’envoie pas de nouveaux combattants mais si la raison en est que Obama le snobe on mesure une fois de plus la vanité du personnage et on peut être inquiet , une fois de plus ,sur sa capacité à diriger la France.

    • Désinscrit le 15-7
      • Posté à 09h44 le 02/12/2009
      • Internaute 992
        nc

      Obama est décevant, ; je le croyais plus lucide.

      c’est bien le probleme...tous on croyait ceci et cela il y a un an apres l’election de reve, sans remarquer que pour etre president des USA la derniere chose a avoir c’est de la compassion pour l’humanité...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Désinscrit le 15-7
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 17h23 le 02/12/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Je ne suis pas d’accord avec toi ce ce plan là, Kawa !

        Obama a des difficultés à appliquer son vrai programme, car il est budgétairement obligé de ménager la chêvre et le chou !

        ...mais il arrivera à faire entendre raison à ce peuple pertubé, qui est encore sous le choc du 11 septembre et qui a du mal à imaginer qu’un jour, il ne soit plus le plus puissant du monde.

        Pour comprendre leur comportement, il faut réussir à admettre qu’ils se sont toujours considérés comme les premiers, et qu’on n’accepte pas facilement lorsqu’on a été le premier, de se retrouver au fond de la classe, près du radiateur, et sans bon point !

        En ce moment, ils s’accrochent à la religion aussi !
        « Les Premiers seront les derniers...

        Puisque c’est marqué dans leur Bible, pourquoi s’y opposent-ils ?

    • soif
      soif répond à moguerou
      • Posté à 11h18 le 02/12/2009
      • Internaute 51401

      Je suis également assez déçu. Premièrement par sa décision d’envoyer de nouvelles troupes mais aussi par sa justification et son discours qui me fait plus penser à son prédécesseur.

      • Troll-en-folie
        Troll-en-folie répond à soif
        Parano chronique
        • Posté à 11h34 le 02/12/2009
        • Internaute 87214
          Parano chronique

        Ce ne sont pas les présidents qui gouvernent, ce sont les lobbies et les banques. Le président n’est qu’une marionnette ; on a changé de marionnette, mais les marionnettistes sont toujours les mêmes.

         
        • soif
          soif répond à Troll-en-folie
          • Posté à 12h23 le 02/12/2009
          • Internaute 51401

          Oui je sais mais franchement, j’ai été naïf en pensant qu’il ne se laisserait pas faire. En gros j’ai été manipulé héhé

        1 autres commentaires
  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 09h38 le 02/12/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    « Barack Obama espère faire en dix-huit mois ce que George Bush n’a pas fait en huit ans »

    Si l’objectif d’Obama est de se retirer dans dix-huit mois d’Afghanistan, ça ne faisait pas partie des objectifs de Bush, qui, en huit ans, en a changé comme de marque de bretzel :

    - anéantir les forces du mal
    - sauver la femme afghane
    - tuer Ben Laden
    - imposer la démocratie en Afghanistan
    - punir les talibans
    - créer une économie de guerre durable et profitable
    - contrôler la culture du pavot
    - assurer une rente aux entreprises privées de l’industrie guerre
    - faire passer un oléoduc
    - imposer le dogme néolibéral aux zones tribales
    - et dieu sait quoi encore...

    • Désinscrit le 15-7
      • Posté à 10h10 le 02/12/2009
      • Internaute 992
        nc

      December 4, 1997 : Taliban Representatives Visit Unocal in Texas.

      Representatives of the Taliban are invited guests to the Texas headquarters of Unocal to negotiate their support for the pipeline. Future President George W. Bush is Governor of Texas at the time. The Taliban appear to agree to a $2 billion pipeline deal, but will do the deal only if the US officially recognizes the Taliban regime.
      +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
      (Trad.) Des representants Taliban sont invités au quartier general d’Unocal au Texas pour negocier leurs support pour le projet d’oleoduc. Le future president George W.Bush etait gouverneur du Texas a l’epoque. Les Talibans semblent avoir dit oui au projet d’oleoduc d’une valeur de 2 milliards de dollards, mais ils finaliseront l’accord que si le gouvernement des USA reconnait officiellement le regime Taliban.

      PS : Karzai est un ancien « consultant » d’Unocal...

      Lien

  • A déménagé le 13-10-2012 2
    • Posté à 09h41 le 02/12/2009
    • Internaute 85164
      non connue

    10 contre un que les talibans vont gagner à la fin , eux ne font pas de détails , ils ont Allah avec eux .
    Le Dieu des Américains est trop gentil .

    • Azza
      Azza répond à A déménagé le 13-10-2012 2
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h28 le 02/12/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      D’abord, c’est le meme dieu.

      Ensuite, je ne suis pas sur que votre derniere phrase soit egalement la derniere qui ait traverse l’esprit des civils qui etaient en train de se faire carboniser sur « l’autoroute de la mort » en 1991.

      Et justement, la force des Talibans est precisement de faire du detail, de choisir leur cible avec soin, dans une region dont ils connaissent parfaitement les mentalites et ou ils peuvent mesurer precisement l’impact de leurs actions avant meme de les perpetrer.

      En clair, ces gars, ils savent parfaitement ce qu’ils font, contrairement aux occidentaux, qui depuis le debut on fait parfaitement n’importe quoi.

  • breakfast
    • Posté à 16h44 le 02/12/2009
    • Internaute 24025

    En même temps obama avait-il le choix sous la pression des nombreux islamophobes de son pays ? ,Il va envoyer des noirs et des asiatiques de préférence catholicistes comme bon lunch aux afghans ? ...Ah ces démocrates...

    Lien

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 09h50 le 02/12/2009
    • Internaute 95774
      retraité

    l’Histoire se répète...encore et encore ! ! ! ..les même mots...les même meaux ! ! ! ..
    Au nom de l’argent (rien d’autre)...vous allez mourir demain ! ! !
    Il n’est pas question de Talibans ! ! ! ..de terroristes ! ! ..(cela c’est le discours officiel..)..juste d’argent ! ! money..flouze..pognon ! ! ..
    Tous les commentaires du monde ne changeront rien à cette décision d’Obama ! ! ! ..il n’est qu’au service de l’argent ! ! comme tous les autres politiques de ce monde ! ! !
    OUI...l’Histoire se répète ! ! ! et les peuples...n’ont toujours rien compris ! ! !

  • simao
    simao
    (pfff)
    • Posté à 10h11 le 02/12/2009
    • Internaute 84384
      (pfff)

    Et dire que comme le soulignait Ponfilly dans l’excellent « Massoud l’Afghan », les Etats Unis ont refusé de rencontrer Massoud parcequ’il ne parlait pas anglais...Du coup maintenant on essaie le langage des armes, au moins c’est sur sûr que tout le monde le parle...

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 10h16 le 02/12/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    PRIX NOBEL DE QUOI ? ...

    Obama, « prix Nobel de la paix »... [soupirs à la hauteur de notre désillusion sur ce type]

    Quand un chef d’équipe - ou d’Empire - se sent obligé de déclarer dans un discours : « La guerre n’est pas perdue »... c’est que la situation sur le terrain est vraiment mal barrée !

  • Blogobic
    Blogobic
    Bolg dessin de presse
    • Posté à 10h21 le 02/12/2009
    • Internaute 97785
      Bolg dessin de presse

    « Prix Nobel de la paix » j’avais pas vraiment compris ; -)

    Dôrle de dessin Lien

  • theshadedcucumber
    theshadedcucumber
    justicier potager
    • Posté à 10h22 le 02/12/2009
    • Internaute 93575
      justicier potager

    Et oui, Obama, érigé en Dieu vivant par beaucoup en France, prix Nobel de la paix, nous démontre qu’il est bien un président comme les autres. Les Démocrates ne sont pas très éloignés des Républicains (mais ça, on le savait déjà). En plus, il utilise les mêmes ficelles que W. !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 10h32 le 02/12/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
  • Anonyme

    des renforts ne déterminent pas une nouvelle stratégie,
    pourtant c’est bien ce qui avait été promis.
    L’annonce de dates de retrait en plus, doit faire bondir de joie les insurgés. gageons même que le recrutement va s’améliorer pour aider les occupants à partir plus tôt !

    il est amusant de voir les dirigeants occidentaux s’imaginer qu’il suffira de former policiers et soldats.
    les données dont on dispose avouent que 25 à 30% des recrues « quittent » l’armée ou la police avec arme et bagage dans l’année qui suit leur « engagement » ! un turn over inquiétant non ?

    Mais tout ceci n’est qu’une annonce qui masque ce qui va réellement se dérouler sur le terrain : Stanley McChrystal lui a défini une « stratégie » et cette donnée là n’est évoquée par personne. Le personnage n’a pas les mains propres.

    • mauser
      • Posté à 10h56 le 02/12/2009
      • Internaute 4683

      Les anglais fin connaisseur de la chose estiment qu’il faut environ 20 policiers militaires et auxiliaires sur le terrain par tranche de 1000 habitants
      Qui peut me donner une approximation de la population afghane plus le patchounes des zones tribales pakistanaise .
      Un taux de désertion de 30% est dans les standard de la région et de ce type de conflit.
      Qu’entedez vous par pas les mains propre ?
      Dans ce genre de guerre personne n’a les mains propres en gros c’est le plus dégeulasse qui gagne sauf si l’arrière flanche autant dire que vu un taux de perte infèrieur à un homme tous les deux jours l’armèe amèricaine peut continuer longtemps
      A moins qu’il régne une censure parfaite je n’entends pas parler de manifestation pour la paix N’oubliez pas que pour l’instant la guerre en Astan est une affaire de professionnels et le mètier des armes n’est pas très côtè aux states .

  • Pernambuco
    Pernambuco
    Journaliste web
    • Posté à 10h41 le 02/12/2009
    • Journaliste 97784
      Journaliste web

    Tant que les Etats-Unis et ses alliés n’obtiendront pas du Pakistan un jeu un peu plus clair, ils n’auront aucun résultat dans la région... On entend parler de possibles négociations avec les Talibans, pourquoi pas ? Une guerre contre eux peut durer des décennies, qui aurait envie de s’y coller ? (Lien)
    A part ça, super le graphique animé de Rue89 ! Enfin une nouvelle génération de graph sur Internet. Dessiné, ludique, plein d’infos, vraiment sympa comme innovation...

  • pierrot123
    • Posté à 10h44 le 02/12/2009
    • Internaute 10449

    « Finir le boulot » ?

    oui, bien sûr...Mais c’est QUOI ce boulot, en fait ?

    Le plus marrant c’est que personne, au Pentagone comme sur le terrain, n’est capable de donner une réponse claire.

    Parce que la réponse, et ils ne peuvent pas la dire, c’est : « ne pas laisser la place libre. »

    1)Pas laisser la place aux Russes (ça déjà été assez dur de les déloger.)
    2)Pas laisser la place aux Chinois.
    3)Pas laisser la place au Pakistan.
    4)Pas laisser la place à l’Inde.

    Et cela à cause de la position géographique cruciale de ce malheureux pays dans pour l’acheminement du pétrole pour les prochaines années.

    (Le pétrole qui, faut-il le rappeler, est en voie de raréfaction rapide (30-40 ans d’après pas mal de spécialistes) et qui n’est toujours pas remplacé pour distribuer de l’énergie.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à pierrot123
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 11h03 le 02/12/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      1) Pas laisser la place aux Russes (ça déjà été assez dur de les déloger.)
      2) Pas laisser la place aux Chinois.
      3) Pas laisser la place au Pakistan.
      4) Pas laisser la place à l’Inde.

      Vous avez totalement raison sur la vraie raison :
      - Les droits de la femme au sein des droits de l’homme, c’est bidon...

      (sans vilain jeu de mot, pour le « bidon » de pétrole)

      Quant à la soi-disant instauration de je ne sais quelle démocratie façon occidentale, laissez moi rire...et à gorge déployée !

    • 14240
      14240 répond à pierrot123
      retraité
      • Posté à 11h44 le 02/12/2009
      • Internaute 95774
        retraité

      +1

  • clive
    • Posté à 10h46 le 02/12/2009
    • Internaute 27908

    Les USA, qui n’agissent qu’en fonction de leur interêt exclusif, ont annoncé dans les années 90 qu’ils entendaient prendre le contrôle de cette région.
    Je ne vois pas même pas comment on peut envisager un retrait (non contraint) de leur part...

  • Azza
    Azza
    Ingénieur en informatique (...)
    • Posté à 11h06 le 02/12/2009
    • Internaute 25467
      Ingénieur en informatique (...)

    « faire reculer les talibans qui ont enregistré depuis trois ans des avancées dans tout le pays et pas seulement dans leurs fiefs du Sud et des régions frontalières avec l’Irak ; »

    Pas l’irak, le Pakistan.

    C’est un lapsus digne de W !

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 11h24 le 02/12/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    « Monsieur l’Afghan, quel effet cela fait-il de se faire bombarder par le prix Nobel de la paix ? »

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Tita
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h03 le 02/12/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Peut-être que toi, tu aurais attribué le prix Nobel de la paix à Gaston Flosse ? ....mais ça, j’men fous, c’est ta vie privée !

      • Tita
        Tita répond à Yvon le Zébulon
        oiseau
        • Posté à 22h17 le 02/12/2009
        • Internaute 7659
          oiseau

        On est 6 000 000 000 sur terre, pas uniquement deux.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Tita
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 22h28 le 02/12/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Pourquoi 2...
          Tu pensais à toi et moi....

          sur un atoll ensoleillé, avec mon popol dans le cirage ?

          • Tita
            Tita répond à Yvon le Zébulon
            oiseau
            • Posté à 23h05 le 02/12/2009
            • Internaute 7659
              oiseau

            Non. A te lire, le nobel de la paix ne pouvait être décerné qu’à Obama ou Flosse. Comme ces deux là ne sont pas plus que nous sur une île déserte, un choix binaire ignore le reste de la population.

        2 autres commentaires
  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 12h51 le 02/12/2009
    • Internaute 70782
      Sea lover

    Comme dans toutes les guerres menées par les yankees on ne sait que ce qu’ils nous laissent savoir. Ce qui est sur c’est pas pour les beaux yeux du peuple Afghans que les boys vont risquer leur vie mais c’est plutôt pour autre chose qu’on ne nous dira jamais. on le saura peut être à travers un documentaire de Michael Moore. Par ailleurs, Obama ne connaissait pas les dessous de la guerre avant de devenir président des USA mais maintenant, les faucons l’ont sûrement saisi et l’ont fait plier en se basant sur des arguments plus opportunistes pour les rapaces que sur ceux genre finish the job ou faire prévaloir la démocratie en Afghnistan.
    Chuuuttt ne dites à personnes qu’Obama a eu le prix nobel de la paix.

  • bt
    bt
    étudiant
    • Posté à 11h37 le 02/12/2009
    • Internaute 76375
      étudiant

    @ Pierre Haski

    « Barack Obama a donc fait le pari de l’escalade militaire en Afghanistan, prenant le risque de plonger l’Amérique dans une guerre ingagnable, un potentiel nouveau Vietnam »

    C’est dommage, vous n’expliquez pas comment. Pourquoi ne précisez-vous pas votre comparaison avec le Vietnam ?

    Je trouve l’article un peu maigre, et un peu trop partial. Vous n’essayez pas de peser clairement le pour et le contre de la présence militaire en Afghanistan. Vous ne faites état que de considérations électoralistes et de rapports de forces entre acteurs politiques - considérations réelles et pertinentes certes, mais insuffisantes pour une analyse sérieuse.
    Finalement, vous ne parlez que chiffres, « escalade » et « cadeau empoisonné », tout cela avec un parfum de pente glissante assez ennuyeux.

    Je pense qu’il aurait été plus intéressant que vous nous *expliquiez* en quoi l’envoi de 30 000 hommes supplémentaires est une mauvaise décision, si tel est ce que vous pensez. En montrant, par exemple, que beaucoup de difficultés viennent d’une mauvaise stratégique / organisation / coordination plutôt que d’un contingent trop faible un nombre.

    @nanabel

    Il n’y a pas de mission française, c’est une mission internationale, d’où les énormes difficultés de gestion. Et l’Occident n’est pas là pour annexer quoi que ce soit (surtout qu’apparament, Obama aimerait ne pas s’éterniser dans la région).

    Quant au but de cette mission, c’est certain, nous pouvons en discuter. Probablement, les justifications (de Bush) n’étaient pas excellentes : tuer Ben Laden, la croisade contre le Mal, etc, on connait le refrain. Il n’empêche : l’Afghanistan reste un nid de Talibans, autrement dit des fous furieux affublés de moyens colossaux et mus par une passion débordante pour le meurtre à grande échelle, accueillant de plus à bras ouverts tous les autres pyromanes fanatiques de la planète.

    Le terrorisme n’est pas que le problème des Etats-unis ou de l’Occident. Je ne crois pas que l’on dépense des milliards juste pour parachuter des mcdo et des nike à la fin. Ou « éduquer à coup de bibles ».
    Vous dites : la liberté, ça ne se donne pas, ça se prend. D’accord, mais il faut les moyens de la prendre. Vous ne pouvez comparer avec une Révolution française ou autre où il suffisait de s’en prendre à un pouvoir bien défini, localisé, centralisé. En Afghanistan tout est disséminé, éparse, flou. Difficile aussi de rejeter hardiment les Talibans lorsqu’il vous donne de quoi vivre, et que vous n’avez aucun moyen de faire autrement. Pas d’armée, pas de police, pas de justice vers qui vous tourner pour avoir cette sécurité minimale que requiert la liberté.

    On a donné le Nobel à Obama peut-être aussi parce que notre présence en Afghanistan n’est pas complètement étrangère à un objectif de paix...

    • Azza
      Azza répond à bt
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 12h12 le 02/12/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      La question que je me pose depuis pas mal de temps, c’est celle des ressources financieres et materielles des combattants talibans.

      D’ou vient leur argent, d’ou viennent leurs armes, leurs explosifs, leur logistique.

      En corollaire, se pose la question du commerce de l’opium dans la region. Et des politiques publiques qui vont avec et qui impactent evidement sur le cours.

      Ce sont des choses dont on ne parle pas souvent, mais il me semble evident que sans financement, les talibans ne durerait pas bien longtemps, avec ou sans le soutient de la population.

      • Anonyme répond à Azza

        ça a commencé il y a quelques années. Mais en simplifiant on peut dire : le Pakistan, l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis ont financé cette mouvance, les uns pour contrer les Russes, les autres pour avoir le « calme » chez eux.
        Suite, avec les seigneurs de guerre (Gubuldin Hekmatyar, Ismail Khan a Hérat, Dostom l’Ouzbek, pour ne citer qu’eux) contrôlent chacun une province, et tout ce qui s’y passe y compris la drogue. Même la famille Karzai « en croque ».
        Viennent se mêler les influences ethnico-reigieuses (financées par d’autres pays) avec les Hazaras (chiites), Tadjiks (sunnites), Pachtounes (sunnites), et enfin (si l’on peut dire) les pays alentour qui aident comme le firent les EU contre la Russie, afin de planter des épines dans le pied du voisin avec lequel ils ont un différend : Inde/Pakistan, Russie/EUnis, Pakistan qui veut garder une profondeur de champ de bataille en Afghanistan, Iran, Ouzbekistan, etc... la carte géographique est un bon renseignement. Même la Chine qui a un bout de frontière avec l’Afghanistan n’est pas absente du jeu.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à bt
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 12h28 le 02/12/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Il me semble qu’envoyer massivement des renforts dans un pays dont on considére le dirigeant sur lequel on s’appuie comme un corrompu inefficace n’est pas le premier gage de succès garanti. Idem avec le rôle du Pakistan, crucial pour le succès de cette opération, mais dont la coopération est tout sauf acquise. Tout le monde sait que la solution ne sera pas militaire, ou du moins pas imposée par les seuls militaires étrangers : or je ne vois pas dans la stratégie d’Obama sur quelles autres forces il s’appuie pour réussir.

      • bt
        bt répond à Pierre Haski
        étudiant
        • Posté à 13h32 le 02/12/2009
        • Internaute 76375
          étudiant

        On n’instaure pas une démocratie propre et efficace en 10 ou 20 ans, et a fortiori encore moins si c’est une coalition étrangère qui s’en charge. Le poids politique de Karzai, de par la toute nouveauté du poste, reste d’un niveau très peu élevé. il est quasiment inévitable qu’il soit plus ou moins corrompu, et il faut faire avec : il y a nombre d’Etats qui ne sont un danger pour personne (à par pour leur population peut-etre) alors même que leurs dirigeants sont particulièrement corrompus.

        Ce que nous essayons de faire, c’est de donner à l’Afghanistan des moyens pour lutter eux-mêmes contre les talibans. Mais pour que cela soit réaliste, il faut avant tout réduire la menace au maximum, c’est à dire l’amener à un stade ou un pouvoir politique nouvellement créé sera en mesure de la gérer.

        Si l’on envoie des renforts militaires, c’est très justement pour tenter d’établir cette situation de sécurité minimale sur laquelle seule peut se bâtir un pouvoir politique stable capable à son tour de se charger de cette situation.

        Vous dites : « la solution n’est pas militaire ». En effet, mais cette solution ne peut se passer, au stade où nous en sommes, d’une très forte présence militaire.

        La question du Pakistan est en effet très préoccupante, mais je ne doute pas qu’elle soit sur le haut de la pile des préoccupations d’Obama dans sa gestion du conflit Afghan.

  • spartak
    spartak
    (comité libertaire lyophilisé)
    • Posté à 11h47 le 02/12/2009
    • Internaute 84113
      (comité libertaire lyophilisé)

    On va, en Afghanistan comme ailleurs, mettre en place la démocratie libérale, seul régime acceptable pour les libertés essentielles. Donc on doit pas mégoter avec les moyens - voilà la vérité officielle, qui a toute la force du constat d’évidence (que se passe-t-il maintenant si nos forces spéciales s’en vont ?)
    Mais les constats d’évidence ont aussi leurs faiblesses, parce qu’ils sont bornés sur le présent, soit sur l’idée que le réel s’est imposé tout seul, et qu’il faut bien faire avec.
    On peut aussi partir de l’idée que les milliers de milliards de dollars versés dans le surarmement occidental (dépense improductive en termes économiques) pourraient circuler dans les échanges pacifiques mondiaux, et irriguer les populations pauvres.
    Au lieu de ça, ils servent à asseoir l’impérialisme et les considérations stratégiques associées, cet impérialisme que l’on retrouve précisément en ferment de toutes les situations réelles qui appellent de l’« ingérence ».
    Pour se représenter les choses on peut recourir à un ethnocentrisme, et réfléchir à l’intervention d’une superpuissance dans l’Europe occidentale de la Guerre de Trente Ans : agir militairement en Afghanistan, c’est remplir une carafe percée, jamais un pays n’a trouvé un équilibre « démocratique » du fait d’une intervention étrangère.
    La seule voie crédible dans ce sens, c’est d’appuyer un pouvoir dictatorial (précédents d’Amérique latine par ex.), cela veut tout dire.
    Enfin, l’occident replié sur ses valeurs, son identité, ses flux migratoires à contrôler... n’a aucune crédibilité (du point de vue de la raison humaniste et des principes élémentaires de justice) pour imposer ses vues ailleurs dans le monde, sauf à entériner une vision supra-coloniale de la marche du monde.

  • Julia14
    Julia14
    professeure retraitée
    • Posté à 11h46 le 02/12/2009
    • Expert 97791
      professeure retraitée

    Merci pour cet article que je trouve très éclairant. J’ai apprécié aussi les rappels en vidéo et le graphique animé (original et « parlant », comme vous dites).

  • A. Nonym
    • Posté à 11h48 le 02/12/2009
    • Internaute 15090

    Prix Nobel de la paix ou pas, Obama n’est qu’une marionnette et c’est le complexe militaro-industriel qui tire les ficelles.

    Les Etats-Unis ont élu le premier président noir pour se refaire une virginité après le bilan apocalyptique de W. Bush.

    YES WE CAN... CONTINUE ! ! !

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 11h54 le 02/12/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    comprend pas là ,obama a eu l’prix nobel de la paix

    si il serait en vie Goebbels aurait reçu l’prix nobel de méd’cine ?

    • mauser
      mauser répond à jmc06
      • Posté à 12h02 le 02/12/2009
      • Internaute 4683

      Largement recomandè par une piqueuse du gouvernement . Somme toute il était question d’un vacin

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à jmc06
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h05 le 02/12/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Faux pas confondre :
      - Prix Nobel de la paix, ça veut pas dire prix du baissage de slip !

  • Marvin94
    Marvin94
    Observateur en pantoufles
    • Posté à 12h01 le 02/12/2009
    • Internaute 97800
      Observateur en pantoufles

    Escalade en trompe l’oeil ou pas, il y a de plus en plus de soldats américains présents sur le sol afghans. Le graphique est de ce point de vue très éclairant sur le sujet. Il est rare d’en voir d’aussi bien documenté et précis.
    En tout cas, cela montre bien l’impasse dans laquelle se trouvent les américains (merci Bush). Le fait qu’ils veuillent entrainer d’autres pays dans ce puits sans fond mériterait bien plus un débat que la pseudo-farce électoraliste sur l’identité nationale.

    • mauser
      mauser répond à Marvin94
      • Posté à 12h05 le 02/12/2009
      • Internaute 4683

      Donnez moi un chifre de la population et je vous donne le ratio des hommes à envoyer dans ce piège à C...
      Il existe bien des solution mais que vous ne pouvez pas approuver

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