Décryptage 28/11/2009 à 11h12

Loyer, abonnements... la moitié de nos dépenses pré-engagées

Guillemette Faure | Journaliste


Ordinateur, téléphone mobile, télé, loyer : la moitié de nos dépenses sont pré-engagées (Angélique/Flickr).

La moitié des revenus des ménages français sont aussitôt dépensés. On appelle ça les « dépenses contraintes ». Logement, impôts, pensions alimentaires, assurances... D’après une étude réalisée par la société LaSer, elles représentent maintenant 51% des dépenses des ménages Français.

Particulièrement remarquable, le poids croissant qu’occupe le crédit immobilier. 29,4% des Français sont en train d’en rembourser un. Et ce crédit mange une part de plus en plus grosse des revenus disponibles, passant d’un peu plus de 30% au début des années 1980 à plus de 50% aujourd’hui.

Curieusement, fait valoir Philippe Lemoine, PDG de LaSer, le sujet fait peu polémique alors que le crédit à la consommation, qui occupe une part plus stable autour de 10%, fait lui l’objet de débats politiques. « Parce qu’une France de propriétaires, c’est un sujet qui fait consensus », explique Philippe Lemoine de Laser « alors que le crédit à la consommation ne fait pas consensus ».

Plus de dépenses contraintes, moins de marge de manœuvre

L’Insee va plus loin et parle de « dépenses pré-engagées » y ajoutant les télécoms, la cantine, la télévision (abonnements et redevance), en fait des dépenses réalisées dans le cadre de contrats difficilement renégociables. Explication de Cécile Gauffriau de LaSer :

« Le développement de ce type de dépense diminue le “reste à vivre”, limitant de plus en plus la marge de manœuvre des ménages au quotidien. Cela favorise d’autant plus le sentiment de précarité. »

Internet rentre dans les dépenses incompressibles toutes catégories confondues, observe Cécile Gauffriau, « même chez les précaires » :

« C’est maintenant de l’insertion sociale, c’est comme le mobile chez les jeunes. Les jeux vidéos se rapprochent du préengagement. Un écran, cela demande un budget alloué à ce type de reconduction. »

Et les services à la personne n’en sont pas loin non plus. « Allez expliquer à votre femme de ménage que vous ne la prenez plus ! »

La dernière étude de Laser montrait que ces abonnements au sens large font partie des dépenses que les ménages pensent couper en priorité quand ils veulent réduire leurs dépenses, mais qu’ils conservent finalement. « Un abonnement, c’est une manière de tenir le consommateur », souligne Cécile Gauffriau.

C’est ce qui explique selon elle le sentiment d’avoir « une faible marge de manœuvre », sentiment qui n’est pas forcément en lien avec ses revenus. Dans ses études, LaSer distingue le sentiment d’aisance du niveau de vie. Une étude précédente de LaSer montrait qu’en moyenne, la baisse de revenus commence à être un vrai problème à partir de moins 200 euros par mois pour les plus précaires alors que ce seuil de précarité commence seulement à être significatif à moins 400 euros pour les plus aisés.

Photo : ordinateur, téléphone mobile, télé, loyer : la moitié de nos dépenses sont pré-engagées (Angélique/Flickr).

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  • barbouille
    barbouille répond à _cib_
    surfeuse
    • Posté à 18h15 le 28/11/2009
    • Internaute 62861
      surfeuse

    deux beaux trolls en tout cas. Si ils se reproduisent entre eux, je ne vous dis pas la gueule des mioches.

    Quel dommage d’avoir fait bac+10 ( d’ailleurs je ne vois pas quelles etudes necessitent tant d’année.. medecine avec internat ?) pour choisir si mal ses employeurs, ou tenir des propos si lamentables.

  • Deamon7
    Deamon7 répond à _cib_
    Petit agité
    • Posté à 21h50 le 28/11/2009
    • 49273
      Petit agité

    Vous avez tout compris, mon commentaire était un plaidoyer contre la procréation. Chapeau, c’est ce que j’appelle lire entre les lignes.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 17h11 le 28/11/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Quand on voit les impots et les logements sociaux qui sont paye avec et pas mal de gens dedans qui s’en foutent royalement, qui ne les entretiennent jamais (ben je suis pas chez moi je m’en branle disent ils), qui les vandalisent et qui se plaignent.

    Et la gauche qui veut tjs plus de fonctionnaires, tjs plus de logements sociaux, ... et donc plus d’impots.

    • amerti
      amerti répond à obey-
      \°[-]°/
      • Posté à 18h39 le 28/11/2009
      • Internaute 94351
        \°[-]°/

      quel raccourci !
      c’est énooorme comme dit l’autre ;)

      on ne peut pas juger les gens quand on les loge dans des cages à lapins. Avez vous vécu dans ce genre d’habitation ?

      « Et la gauche qui veut tjs plus de fonctionnaires, tjs plus de logements sociaux, ... et donc plus d’impots. »
      simplement, nous sommes de plus en plus nombreux sur terre, en France...c’est pas une question de gauche, mais une question essentielle pour l’avenir.

      • obey-
        obey- répond à amerti
         : -\
        • Posté à 16h34 le 30/11/2009
        • Internaute 66286
           : -\

        T’inquiete pas, ce n’est pas que des cages a lapin, faut sortir du reportage de 1mn30 de tf1 qui montre des infiltrations d’eau dans un appart pour en deduire une generalite.

        TRES TRES peu sont insalubres ... et d’ailleurs sont repares TRES vite.

    • caoua
      caoua répond à obey-
      sur la lune
      • Posté à 20h02 le 28/11/2009
      • Internaute 95100
        sur la lune

      je vais redire ce que j’ai dis plus haut des fois que tu n’ai pas lu :

      « moi, je veux payer des impôts pour que mes enfants aillent dans des bonnes écoles publique, pour que je puisse vivre en “harmonie” dans ma ville, pour que mes impôts servent de solidarité (secu par exemple), et non qu’ils soient dillapidé par des sociétés (qui eux même ne doivent pas connaitre l’impact de leurs actes) d’assurance santé complémentaire, d’assurance retraite, d’assurance de chier droit..., et que sais je encore !
      JE VEUX PAYER DES IMPOTS POUR ETRE SOLIDAIRE
      et non être un égoiste profond pour amasser
      bordel !
      excusez ma colère vraiment »

      également payer des impôts pour que mes congénères humains puissent être logé le plus décemment possible, avec tout le respect qu’on leur doivent (on = nous tous)

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 17h53 le 28/11/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    Je n’ai pas de voiture, pas de 2 roues (ni même de vélo), pas de mutuelle (seulement la sécu !), pas de machine à laver, pas de chaîne stéréo et pas de télé ! Juste un ordi, petit ! !

    Je me déplace essentiellement à pied dans Paris, et au-delà, je prends les transports en commun ce qui me permet de prendre mon seul luxe : un taxi le soir tard : -)) !

    En matière de produits divers, je n’achète que le nécessaire. Tous les produits en couleur, à odeurs synthétiques, sous vide, etc... ne sont que des substituts à des trucs plus simple que nos grands mères connaissaient très bien.

    A l’évidence, on peut se passer de beaucoup de chose sans avoir l’air d’un pauvre type ni d’un ringard. Je fais ; des économies considérables par rapport à mon entourage.

    Ce qui pousse à la surconsommation de milliers de trucs inutiles c’est l’ENNUI profond que craint la majorité des « modernes ». La compulsion est devenue courante, pourtant c’est une véritable pathologie. On en crève progressivement...

    • caoua
      caoua répond à Vuedechezmoi
      sur la lune
      • Posté à 20h08 le 28/11/2009
      • Internaute 95100
        sur la lune

      oh putain ! ,
      comment ça fais plaisir de te lire, comment on se sent moins seul d’un coup, ouf je te remerci vraiment du plus profond d’mon coeur.
      Merci

      Vraiment à mon sens, Vuedechezmoi a vue « juste » à mon sens sur ce coup la, oui, j’vais le redire a ma façon qui n’est vraiment pas à sa hauteur, et bien loin de la mais :

      Réveillez vous svp, rendez vous compte simplement de ce qui se passe chez vous svp !

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 17h56 le 28/11/2009
    • Internaute 48453

    Humm !
    Comment expliquez-vous que le crédit immobilier représente en moyenne 50% des revenus disponibles alors que la règle pour obtenir un emprunt est que sa charge mensuelle ne dépasser pas 30% des revenus ?

    y a un truc que je ne pige pas.

    • Virgule de Guillemet
      • Posté à 18h30 le 28/11/2009
      • Internaute 83260
        avec un s !

      Bien vu. Il est possible que certains emprunteurs voient leurs revenus diminués par une période de chômage, d’où la part affectée aux remboursement atteignant 50% des revenus, mais ce n’est certainement pas le cas de 100% des acheteurs. Ou alors, l’article part des revenus d’une personne pour en déduire le remboursement d’un couple, ce qui n’est pas sérieux.

    • Homer555
      • Posté à 19h07 le 28/11/2009
      • Internaute 45141

      Le crédit immobilier c’est un contrat de confiance entre la banque et vous.

      Actuellement, ce n’est pas rare d’avoir un loyer qui représente plus de 50% de vos revenus. Votre banquier, voyant que vous vous en sortez avec un loyer très lourd sans découvert et même en réussissant à mettre de coté pendant plusieurs années, sera plus enclin à vous accorder un crédit immobilier sur les mêmes bases.
      De plus, contrairement au loyer, le crédit n’augmente pas, en taux fixe, au fil des années. La situation ne peut que s’améliorer. C’est juste de montrer au banquier que vous avez une gestion « de père de famille » , que vous avez la tête sur les épaules, et que vous savez où vous mettez les pieds

      j’ai réussi de cette manière à obtenir mon crédit, en calculant en reste à vivre, et non en taux d’endettement et en lui montrant que mon fichier de « compte du mois » était beaucoup plus précis que le sien.

      • Virgule de Guillemet
        Virgule de Guillemet répond à Homer555
        avec un s !
        • Posté à 20h19 le 28/11/2009
        • Internaute 83260
          avec un s !

        Mais l’article implique que 100% des emprunteurs remboursent maintenant 50% de leurs revenus en crédit immobilier. C’est beaucoup.

         
        • Homer555
          • Posté à 22h06 le 28/11/2009
          • Internaute 45141

          Pour moi, ça reste logique. 50% de taux d’endettement c’est actuellement normal. D’un coté, il reste bien sur des foyers aisés qui arrivent à passer en dessous. Mais il y a un cas qui ne doit pas être si rare : Il y a 2 ans, les banques prêtaient à tour de bras .La bulle immobilière se portait bien et emprunter sur 25 ou 30 ans à taux variable n’était pas dur. manque de bol, la crise et les taux d’intérêt qui remontent d’un coup sec et beaucoup de gens ont due voir leurs intérêts de crédit exploser. Le problème c’est que le commun des mortels ne gagne pas des milles et des cents : 10% de taux d’endettement, c’est moins de 150€ pour un célibataire et 300€ pour un couple. C’est vite atteins.

          • Virgule de Guillemet
            Virgule de Guillemet répond à Homer555
            avec un s !
            • Posté à 23h49 le 28/11/2009
            • Internaute 83260
              avec un s !

            Si on ajoute les crédits à la consommation, les 50% sont en effet vite atteints pour les personnes qui n’ont pas de revenus famamineux. Mais l’article parle bien de crédit immobilier :

            « Particulièrement remarquable, le poids croissant qu’occupe le crédit immobilier. 29,4% des Français sont en train d’en rembourser un. Et ce crédit mange une part de plus en plus grosse des revenus disponibles, passant d’un peu plus de 30% au début des années 1980 à plus de 50% aujourd’hui. »

            Il doit y avoir une erreur.

            • A déménagé le 19-12-2011
              • Posté à 10h02 le 29/11/2009
              • Internaute 48453

              Je suis d’accord, les arguments de Homer ne suffisent pas à expliquer cette phrase. Une réponse de l’auteur de l’article serait la bienvenue... ou une correction de l’article.

            • verotanf
              verotanf répond à Virgule de Guillemet
              père de famille
              • Posté à 10h11 le 29/11/2009
              • Internaute 25369
                père de famille

              il s’ agit de 50% des revenus disponibles. Je pense qu’il s’ agit des revenus diminués des dépenses contraintes

              • A déménagé le 19-12-2011
                • Posté à 08h01 le 01/12/2009
                • Internaute 48453

                Si c’était 50% des revenus restant après dépenses contraintes, ce ne serait pas choquant. Selon cette définition hypothétique, mon crédit immo dépasse largement 50% de mes revenus, et pourtant, je m’estime aisé puisque je dégage malgré tout une bonne capacité d’épargne.(et sans me contenter de patates tous les jours)

        5 autres commentaires
      • xaxa
        xaxa répond à Homer555
        • Posté à 12h15 le 30/11/2009
        • Internaute 88669

        « Actuellement, ce n’est pas rare d’avoir un loyer qui représente plus de 50% de vos revenus. Votre banquier, voyant que vous vous en sortez avec un loyer très lourd sans découvert et même en réussissant à mettre de coté pendant plusieurs années, sera plus enclin à vous accorder un crédit immobilier sur les mêmes bases. »

        Ouh là.

        Dans le cas de la location, la règle des 33% est un conseil donné aux propriétaires par les agences, afin d’éviter de se retrouver avec un impayé. Les assurances, elles, refusent les dossiers ne respectant pas cette règle.

        En plus, en cas de litige, le propriétaire est en mauvaise posture devant le TI.

        Pour les banques, c’est un peu pareil. C’est une règle de prudence, mais ce n’est pas gravé dans le marbre non plus. La banque évalue en fonction du profil de chacun. Avec un bon dossier (ex : une épargne de secours, des ascendants dans la même banque, ou des revenus avec un reste à vivre plus que décent, ou encore une très forte probabilité d’une amélioration des revenus), ca passe, mais ce n’est pas la majorité des cas, loin de là.

        Une banque qui accepte un dossier générant un endettement initial de 50% se retrouve en très mauvaise position en cas de passage en commission de surendettement. Il peut même se voir reprocher un manque dans son devoir de conseil, qui entache le prêt.

        Le banquier doit donc avoir de solides raisons pour prendre un tel risque en France. C’est vraiment du cas par cas. N’en faites pas une généralité.

         
        • Homer555
          Homer555 répond à xaxa
          • Posté à 13h59 le 30/11/2009
          • Internaute 45141

          En France, pour bénéficier d’un F2, c’est 450€ minimum. La moitié des français gagnent moins de 1500€ par mois. Ils habitent sous les pont ? Non, ils se démerdent.
          Et les logements sociaux, ce n’est même pas la peine d’y penser si on a un emploi car on est pas prioritaire.

          Pour acheter c’est encore pire. 450€ pendant 20 ans permettent d’emprunter... 70 000€. Autant dire qu’on ne va pas loin. Pour un couple où les 2 travaillent c’est un peu plus simple. Seulement un peu car ça inclue vite des enfants.

          Les bas revenus aussi désirent accéder à la propriété, et donc ils font le forcing jusqu’à obtenir un crédit quitte à se mettre un peu en danger. C’est normal, tout le monde à compris que dans 40 ans ou moins, la retraite ne sera plus qu’un souvenir et qu’il ne fera pas bon être un locataire retraité. Et personne n’aime être tributaire d’un proprio qui s’amuse à augmenter le loyer tous les ans.

          C’est bien joli quand on à de l’argent, mais de nos jours rester sous les 33% du revenu pour se loger, c’est devenu impossible pour beaucoup. Heureusement, en un sens, qu’il reste des gens qui sont un peu plus coulant sur les conditions et qui regardent un peu plus que seulement les revenus (Accessoirement, ils y gagnent de l’argent aussi).

          Bien sur, aujourd’hui les boulons sont un peu resserrés, mais il y a 2 ans encore, emprunter n’était vraiment pas dur. La crise, elle vient de quoi ? Faut pas croire que ce que les américains faisait était impossible en France. Les banques prêtaient facilement puisque le marché de l’immobilier était en grosse hausse. Pour les crédits « limites », aucune assurance ne se portait caution donc : hypothèque obligatoire. En cas d’impayés, hypothèque et la banque revend le bien qui à pris de la valeur pendant ce temps en réalisant une plu value au passage. Ne parlons même pas des taux variables sur 25 ou 30 ans qui sont très risqués en eux même et super courant pour les bas revenus.

          Enfin, peu de personnes du bas de la classe moyenne se payent le luxe d’aller au tribunal. Déjà parce que peu savent comment marche le système, peu connaissent les lois et parce que les frais de justice, ce n’est pas gratuit. Alors quand on à peu de revenus, on est habitué à fermer sa gueule.

          • xaxa
            xaxa répond à Homer555
            • Posté à 19h19 le 30/11/2009
            • Internaute 88669

            Je ne nie pas qu’avec 450 euros de budget, vous n’allez pas loin à l’achat. C’est une évidence. Et puis 450 euros, c’est un tiers de 1500, et non 50%. Le taux d’endettement est calculé sur le net imposable.

            Là vous nous expliquez tranquillement qu’avec un revenu net de 1500 euros, il est très courant de pouvoir emprunter avec une mensualité de 750 euros.

            J’avoue être curieux des adresses d’agence bancaire que vous allez nous donner et qui accepte des dossiers comme celui ci.

            Personnellement, je ne connais d’ailleurs aucun dossier dont le taux d’endettement dépasser les 37%, et qui ne soit ni un client avec un TMI élevé soit un client avec des garanties importantes, ce qui exclut de fait, vous en conviendrez, le commun des mortels.

            J’attends de voir quel banquier se permet de risquer le défaut vis à vis de son obligation de conseil, en acceptant un endettement de plus de 50% sur un revenu de moins de 1500 euros.

            Donnez nous donc les agences qui pratiquent ce genre de sport, ainsi que les dossiers si courants correspondant, qu’on se fasse une idée.

            Sur les loyers, c’est un peu le même problème. Rien n’interdit à un proprio d’accepter un locataire à 1000 euros de salaire, dans un appart à 500 de loyer. Mais en cas d’impayé, encore une fois, devant le TI, il est mal. d’ailleurs, même si le locataire gagne 3x le loyer, devant le TI un propriétaire a du mal à récupérer son dû.

            « Faut pas croire que ce que les américains faisait était impossible en France. »

            Il ne faut pas croire non plus que ce qui est autorisé aux USA l’est en France. Le crédit immobilier est un produit réglementé, beaucoup plus que dans les autres pays européens. Les banques ne peuvent pas faire tout ce qu’elles veulent.

            « En cas d’impayés, hypothèque et la banque revend le bien qui à pris de la valeur pendant ce temps en réalisant une plu value au passage »

            Négatif.

            Primo, un commandement de payer DOIT annoncer les possibilité du débiteur (vente volontaire, commission de surendettement, aide juridictionnelle en prévision du passage devant le TGi), à peine de nullité de la procédure.

            Deuzio, le débiteur peut faire un dire, pour fixer le prix de vente initial du bien au niveau de la dette (le juge, et non le créancier, est alors seul juge du prix de mise en vente : il tranche entre les deux propositions de mise à prix)

            Tercio, en cas de plus value sur saisie, la banque ne peut garder cette plus value pour elle même : ce serait du dol (Cf code pénal).

            Vous croyez peut être que le législateur et les juges n’ont pas prévu le cas « vous nous devez 30k, c’est pas grave, on va saisir votre logement, le vendre à 150k, et garder pour nous les 120 de trop, et tant pis pour vous, vous n’aurez rien » ?

            Ce n’est pas parfait, le débiteur ne récupère pas toujours un petit capital, mais tout de même. N’exagérez pas dans le sens « on spolie les petites gens ».

            « Enfin, peu de personnes du bas de la classe moyenne se payent le luxe d’aller au tribunal. “

            La saisie vente nécessite un titre exécutoire ... signée d’un juge, donc un passage au tribunal.

            Et puis le commandement de payer, nécessaire pour obtenir un titre exécutoire, doit préciser les possibilités du débiteur, à peine de nullité. (Maintenant, si le débiteur ne sait pas lire, je ne sais pas comment la banque justifie qu’il ait pu relire un contrat de prêt).

            Et puis, le barreau, sur toute demande de renseignement (par exemple pour savoir si on a droit à l’aide juridictionnelle) renseigne immédiatement sur les associations pouvant apporter leur aide dans le cas ‘pas d’aide’. La mairie fait de meme, comme le TI et le TGI.

            Devant le juge, pour obtenir son titre exécutoire, la banque devra fournir les éléments du dossier de prêt .... dont les revenus du débiteur au moment du prêt, le montant de la mensualité.

            Et si elle montre que le débiteur était dès l’origine en limite surendettement ...................

        2 autres commentaires
  • Merlin42
    Merlin42
    divers
    • Posté à 23h53 le 28/11/2009
    • Internaute 71779
      divers

    Recession Survival Tip(s) :
    1# Stop Buying Useless Shit

  • 23jfk-
    23jfk-
    casse-couilles
    • Posté à 01h09 le 29/11/2009
    • Internaute 44598
      casse-couilles

    Jolie description de l’esclavage moderne. Esclave et heureux de l’être ; Ce n’est donc pas demain la veille que l’on va faire honneur à nos ayeux de 1789.

  • Cool
    • Posté à 04h59 le 29/11/2009
    • Internaute 31596

    Dis moi ce dont tu as besoin, je te dirai comment t’en passer.

  • LG240
    • Posté à 12h28 le 29/11/2009
    • Internaute 23978

    Je suis fascinée qu’on puisse faire un article et deux pages de commentaires sur « les dépenses contraintes » sans jamais évoquer le poste nourriture...A moins que vous vous nourrissiez de mégaoctets, il me semble que ca reste la première des contraintes.
    Conclusion, si on ajoute ce poste à toutes les autre dépenses évoquées, le « reste à vivre » se rapproche de ...peanuts !

    • Bonjour24
      Bonjour24 répond à LG240
      ouvrier malpoli
      • Posté à 14h08 le 29/11/2009
      • Internaute 84236
        ouvrier malpoli

      l’article porte sur les dépenses pré-engagées. pas sur les depenses contraintes

      quand au poste « nouriture » il depent du reste a vivre. SI je n’est pas grand chose, mes repas auront tres peut de viande et de legume et fruit frais. Avec plus de moyen, je pourais aller dans de bons restos tous les jours et manger varié et equilibré.

      • LG240
        LG240 répond à Bonjour24
        • Posté à 15h59 le 29/11/2009
        • Internaute 23978

        Première phrase de l’article :
        « La moitié des revenus des ménages français sont aussitôt dépensés. On appelle ça les “ dépenses contraintes ” ».
        il y a confusion dans l’article (et plus encore dans les commentaires qui le suivent) entre dépenses pré-engagées ( abonnement internet, salaire femme de ménage) et dépense contrainte (manger, se loger, se chauffer..). Du coup, on a des commentaires ubuesque sur le fait que les 49% de revenus non-préengagés constituerait un « bénéfice ».
        J’aurai aimer, au contraire, savoir, quelle est réellement la part moyenne du revenu qui reste disponible en « achat plaisir » une fois les contraintes de la survie évacuées

         
        • Bonjour24
          Bonjour24 répond à LG240
          ouvrier malpoli
          • Posté à 17h46 le 29/11/2009
          • Internaute 84236
            ouvrier malpoli

          même dans les achats pré engagées ou contraintes il est difficile de faire la part du plaisir. Mon abonnement a Internet je le met ou , (dans mon cas facile,j’en ai besoin pour travailler) La redevances TV (et l’abonnement a canalsat) ? . Mon appartement de 3 pièces alors que 2 pièces peuvent me suffire ? Et je chauffe a combien de degré. A quelle température commence le plaisir ; (avant 37.2 j’espère) Ma Mégane pour le travail, une Twingo devrai suffire. Pour les vêtements je prend le moins cher ou j’achète un vêtement de meilleur qualité dans le quel j’ai un peut d’allure et je me sens bien. Je mange un filet de bœuf ou un morceau d’abat ? (j’adore les rognons).
          On peut multiplié les exemples, et seul celui qui dort a la dur a la belle étoile et ce nourrit d’un bol de riz peut prétendre ne pas faire d’achat de plaisir

        1 autres commentaires
    • caoua
      caoua répond à LG240
      sur la lune
      • Posté à 10h11 le 30/11/2009
      • Internaute 95100
        sur la lune

      Je suis bien d’accord avec toi,
      vous autres être humain dis « civilisé », préfère inconsciemment privilégier d’assouvir les pulsions de leurs « démons » plutôt que de s’occuper concrètement de nos corps physique, qui lui même est le « terrain de jeux » de nos « âmes ».
      Si bcp de gens n’arrive pas a se rendre compte que leur « terrain de jeux » est essentiel pour que leurs « âmes » puissent v ivre en paix avec eux même et par extension avec autrui, alors comme tu le dis, le « ’reste à vivre’ se rapproche de ...peanuts ! » chez eux.

  • ninas
    ninas
    retraitée
    • Posté à 18h03 le 29/11/2009
    • Internaute 65791
      retraitée

    Justement en ce moment comme j’ai demandé un emprunt et pour cela changer de banque car la mienne ne me prêtait qu’une somme dérisoire et un remboursement de plus de 590 par mois et ceci pendant 5 ans j’ai trouvé mieux avec l’espoir de pouvoir rembourser mais pour cela je suis obligée de me désabonner d’internet et de canal plus et de plusieurs autres abonnements j’ai pas d’autre solution car nos pensions n’augmentent plus et la vie est de plus en plus chère ! si ça continue même le gaz et l’electricité ce sera pareil car ça devient catastrophique on retourne en arrière ! peut être la lampe à huile et le bois pour se chauffer le bon vieux poële de nos ancètres et qui se trouvait au centre de la pièce principale allez on va y arriver en faisant quelques sacrifices et après quant il n’y aura plus la télé on se réchauffera en se réunissant avec les voisins pour les veillées pour discuter ou jouer aux cartes !

    • LE MIEL PLATONICIEN
      LE MIEL PLATONICIEN répond à ninas
      fonctionnaire
      • Posté à 19h09 le 29/11/2009
      • Internaute 64071
        fonctionnaire

      Les dépenses augmentent ?
      Les revenus stagnent ?
      Comment peut il en etre autrement ?
      La France n’a pas de pétrole. Elle a raté, dans les années 70 le tournant des nouvelles technologies.
      Au début des années 90, coche aussi raté des bio-technologies.
      Nous allons vers une société ou le niveau de vie de la très grand majorité de la population va diminuer.
      Que faire ?
      Il n’y a rien a faire ! !
      Ce n’est pas en modifiant l’impot ou faire une réforme fiscale qui changera la donne.
      Une seule solution :
      La réforme de l’Etat, mais la vraie, pas celle proposée actuelleent.

      De 36000 communes, on passe a 5000 (et pas de regroupement de communes, des fusions ! ! !
      On supprime les départements (la région a la personnalité morale, ca suffit )
      Suppression du Sénat.
      Suppression du cumul des mandats.
      Mise en place du salariat pour les medecins qui s en mettent plein les fouilles...
      ETC ETC
      Voila des réformes véritables
      Un vrai tremblement de terre.

  • Anonyme

    Depuis le passage à l’euro, les prix ont explosé, et à cause de la smicardisation de la France, de l’emploi de centaines de milliers d’étrangers sans papier qui tirent les salaires vers le bas, et amoindri notre pouvoir d’achat chaque jour davantage.
    Nos impôts directs et indirects ont également explosé depuis les années 80 pour financer une politique nataliste et sociale qui nous a conduit dans le mur (plus de 5 millions de chômeurs, 1er pays pour la production de bébés en série = de + en + de mères au foyer vivant aux crochets de l’Etat et 25% des jeunes restent sur le carreau au pôle emploi).
    Et comme il est interdit de dire les choses telles quelles sont, et bien on n’a pas fini de payer toujours plus en regardant la France s’appauvrir de plus en plus en multipliant les problèmes complexes des effets délétères de la pauvreté.
    Ceux qui ont pu bénéficier d’une bonne formation n’hésitent plus à exercer leurs talents à l’étranger pour être largement mieux rémunérés et ainsi échappent au racket fiscal !

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h04 le 30/11/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    sur 5 jours ouvrables, vous bossez 4 jours,pour pas ètre dans la misère

    ils vous restent une journée dans vot poche ,pour survivre

    • caoua
      caoua répond à jmc06
      sur la lune
      • Posté à 13h04 le 30/11/2009
      • Internaute 95100
        sur la lune

      lol,
      personnellement, sur 5 jours ouvrables, je bosse ces 5 jours ouvrables,
      et les 2 derniers jours de la semaine me servent a « survivre » !
      Le sens survivre comme je le dis, n’est certes pas survivre tel un humain au milieu du désert, hein, on est bien d’accord, mais ce sens mérite analyse bien sur.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 11h02 le 30/11/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    la femme de ménage est heureuse elle n’a pas de dépenses contraintes pour son ménage
    c’est déjà ça ! ! !
    si vous avez des dépenses contraintes, epousez votre femme de ménage, comme ça le ménage sera gratuit
    mais épousez sa femme de ménage diminue le PIB
    (et ce n’est pas un gag)
    (mais ça me fait marre quane meme)
    ouarff ! ! !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h30 le 30/11/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est très bien les prélèvements, ça simplifie la vie.

    Je sais qu’entre le jour de paye et six jours après mon compte se fait automatiquement soulager de mille balles.
    Du coup je sais qu’entre temps je dépense pas de fric et je regarde ce qui reste à la fin de la période (enfin quand je pense à vérifier), c’est bien plus pratique de savoir par avance ce qu’on va payer.

    Mais surtout cela évite d’oublier, envoyer dix chèques par mois c’est impossible, on zappe toujours la date, on oublie toujours le montant bref faut être ultra-rigoureux pour faire ça et franchement ça casse assez les couilles de devoir l’être au taf pour se prendre la tête à la maison.

    Après la composition des charges fixes est basique (loyer, impôt, téléphone, internet, électricité, assurance) et représente environ 40% de mon salaire, part se réduisant d’année en année avec les augmentations de salaire, même si les impôts et le loyer grimpent fortement aussi.

    De toutes façons, je ne peux pas faire autrement que de payer car les services fournis sont soit obligatoires (impôt, loyer, assurance) soit nécessaires (électricité, téléphone, internet), donc si j’ai besoin de réduire les dépenses je tape sur les choses variables comme la bouffe ou la drogue (genre en évitant les bars ou d’acheter du foie gras, ça peut se diviser par deux ou par trois).

  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 15h38 le 30/11/2009
    • Internaute 43503
      retraité

    Une des grosses lacunes de notre enseignement c’est que l’on n’apprend JAMAIS aux jeunes à gérer un « budget » fut-il familial : 3 colonnes : recettes,dépenses ,solde (il doit y avoir TOUJOURS un solde positif !) .La précarité augmente certes mais combien tombent dans la précarité pour n’avoir pas su gérer leur budget ? N’avoir pas su apprécier l’incidence des crédits et autres abonnements ? N’avoir pas su résister à la tentation de suivre la « technique »,de suivre l’air du temps ? Je ne suis pas rétrograde mais homme de bon sens : quand je gagne 100 ,je dépense 99,99 mais jamais 100,01 !

  • Docteur Panel
    Docteur Panel
    Sondologue
    • Posté à 16h20 le 30/11/2009
    • Internaute 43290
      Sondologue

    Et la cafetière Nespresso, vous y avez pensé ?
    C’est vrai que le graal pour les entreprises, c’est les produits qui rendent le client captif et c’est source d’abus insupportables.
    Mais il faut aussi voir que cela correspond à des dépenses de « flux », de choses pour lesquelles les gens sont contents de ne s’occuper de rien et que l’abonnement leur donne accès à un service permanent plutôt que d’avoir à payer chaque unité (par exemple pour internet la connexion, voire chaque article qu’ils lisent, etc).
    C’est une mutation importante pour laquelle, à mon humble avis, il faudrait adapter la possibilité de se désengager /ajuster en fonction de ses besoins. La rigidité de l’engagement, ça allait quand ce n’était QUE les impôts le loyer et 12 francs par bimestre pour le téléphone. Mais si tout devient pré-engagé, il faut redonner par un autre moyen un peu de maîtrise de son budget à l’utilisateur.
    Beau combat à engager pour les associations de consommateurs...

  • Dans ta bulle
    Dans ta bulle
    intenable
    • Posté à 18h55 le 30/11/2009
    • Internaute 48899
      intenable

    En ce qui me concerne, les dépenses pré-engagées représentent plus de 85% de mon salaire... Ma bouteille de gaz vient de me lacher, et mes lunettes sont cassées, alors je considère que je n’ai pas de « marge de manoeuvre ». Pourvu que ma voiture ne me lache pas ce mois ci, sinon, c’est mes cadeaux de Noël vont illustrer à tous mon très faible sentiment d’aisance.

  • YoshiL7
    • Posté à 10h53 le 01/12/2009
    • Internaute 29840

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    « Pour dénigrer le Smic, lui refuser tout coup de pouce et encenser des palliatifs qui exonèrent les entreprises en pesant sur la collectivité, le gouvernement a trouvé une combine : s’appuyer sur des rapport d’experts qui abondent dans son sens... »

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    « La preuve avec le nouveau patron d’EDF dont la rémunération, par rapport à celle de son prédécesseur, équivaut à une hausse de 45%... »

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