29/11/2009 à 09h35

Pourquoi le « Climategate » a fait un flop en France

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Une cycliste à Francfort le 28 novembre 2009 (Johannes Eisele/Reuters).

Vu de France, le « Climategate », cette campagne contre certains climatologues basée sur un piratage d’échanges d’e-mails, n’a été qu’un épiphénomène. Est-ce parce que le scepticisme sur la réalité d’un réchauffement climatique a du mal à percer ou parce qu’il n’est pas simple de conclure sur les révélations contenues dans ces e-mails ? Un peu des deux.

La divulgation d’un millier d’e-mails échangés entre d’éminents climatologues inspirateurs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui agit au nom de l’ONU et recommande une réduction drastique des émissions de gaz à effets de serre, a d’abord été revendiquée sur le blog The Air Vent, puis reprise par une foultitude de blogs avant de faire les gros titres de la presse britannique et américaine. On y apprend que les chercheurs auraient délibérément masqué un récent déclin des températures pour prouver la gravité du réchauffement climatique et l’urgence à agir.

Une enquête de police va tenter de découvrir qui sont les pirates. The Guardian explique que la fuite pourrait avoir été organisée de l’intérieur de la communauté des climatologues du Climate Research Unit de l’université de West Anglia.

La discrétion des grands médias français

En France, l’affaire a été longuement commentée sur la blogosphère par des sceptiques du réchauffement climatique, regonflés à la veille du sommet de Copenhague. Pour eux, le « Climategate » apporte la preuve que les pouvoirs en place manipulent l’opinion pour nous forcer à des mesures drastiques remettant en cause notre modèle de développement économique. Mais les grands médias sont restés quasi muets.

Libération a d’abord estimé sur son site que les e-mails avaient été « piratés pour faire capoter Copenhague » puis a publié dans son édition papier un article alarmiste sur « la dernière alerte de climatologues » avant le sommet : un scénario de réchauffement encore plus effrayant que les pires prévisions du Giec, nous prévoit 4 à 7°C de plus d’ici 2100 si l’on ne fait rien.

Le Monde de son coté a choisi de donner la parole à la défense avec une interview d’un membre du Giec, Thomas Stocker, qui accuse les « négateurs du réchauffement » d’ignorer des faits établis. Le reste des médias minimise globalement la portée de l’événement et le voit comme une douteuse tentative de discréditer la communauté scientifique.

En Grande-Bretagne, des appels à la démission

Outre-Manche, le débat a été nettement plus vif. Pour le New Scientist, ces e-mails prouvent les comportements anti-déontologiques de chercheurs qui nuisent à la manifestation de la vérité, et ostracisent systématiquement tous ceux qui critiquent leurs thèses.

Certains, comme George Monbiot, acerbe blogueur du Guardian, pensent que Phil Jones, le directeur du centre de recherche incriminé, devrait démissionner. Il ajoute que la défense de ce dernier a été très maladroite :

« Prétendre qu’il n’y a pas de crise ne va pas l’apaiser. (...) Il aurait dû faire le tour des studios télé pendant 36 heures, se confronter aux critiques, se défendre et s’excuser. »

La demande d’interview faite à Phil Jones par Rue89 n’a reçu comme réponse qu’un renvoi vers le communiqué de presse publié par son université (East Anglia) qui ne répond pas aux accusations et se justifie ainsi :

« Nos séries sur les températures mondiales coïncident avec celles de scientifiques totalement indépendants travaillant pour la Nasa ou le National Climate Data Center entre autres. Les faits parlent d’eux-mêmes, inutile de les manipuler. »

Seule avancée de l’université : la promesse de la publication prochaine des données brutes qui ont conduit à conclure au réchauffement climatique et que ces chercheurs refusaient de divulguer depuis des années.

« La science se fait avec des bouts et des trucs »

L’article que Rue89 a consacré à l’affaire a déchaîné les passions, avec 373 commentaires reflétant bien l’état d’une opinion partagée, mais globalement satisfaite que les méthodes de travail des chercheurs soient mises à jour. Rigas, sociologue, faisait justement remarquer ceci :

« Nous savons, en scientifiques, que la science, cela se fait avec des bouts et des “trucs”. La science de la modélisation est un art particulièrement complexe. (...) Et les climatologues sont des gens particulièrement précautionneux, et pour cause : modéliser un climat est une tâche pénible et périlleuse. »

D’autres nous ont écrit directement. Comme Alexandre Stegner, du laboratoire de météorologie dynamique du CNRS qui nous a fait part de son « malaise », estimant que nous avions été trop durs avec les climatologues piratés :

« Le changement climatique ne se limite pas à “une seule courbe”. (...) Si un chercheur essaye de “maquiller” ou “bidonner” des résultats, cela se verra tôt ou tard car tous les articles et travaux sont accessibles aux chercheurs du monde entier. Il peut y avoir des erreurs ou des défauts méthodologiques mais les “faux” manifestes sont extrêmement rares et suicidaires pour ceux et celles qui les pratiquent. »

Serge Galam, physicien que nous avions interrogé sur les incertitudes des prédictions scientifiques, s’est félicité de cette révélation :

« Le débat n’est pas clos, même parmi les “réchauffistes” [convaincus qu’il y faut d’urgence baisser nos émissions de CO2, ndlr], mais il aurait dû être public comme tout débat scientifique. Ces mails montrent un décalage entre l’affirmation spectaculaire d’une vérité scientifique établie, d’un débat proclamé clos, et le fait que ses propres adeptes reconnaissent entre eux que des incertitudes demeurent et que certaines données dérangent. »

« Un climat passiogène et catastrophiste »

Quand bien même les chercheurs auraient délibérément masqué le déclin des températures depuis dix ans, cette histoire semble surtout prouver qu’à trop vouloir donner un message politique clair, on simplifie des données complexes.

Le « sceptique » Vincent Courtillot, de l’Institut de physique du Globe, invité ce vendredi de l’émission Parlons Net, dont Rue89 est partenaire, estime quant à lui :

« On a créé un climat passiogène et catastrophiste... qu’il faille être économe et raisonnable oui, mais pas forcément en raison du gaz carbonique. (...) La vérité scientifique n’est jamais née du consensus. »

Photo : une cycliste à Francfort le 28 novembre 2009 (Johannes Eisele/Reuters).

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  • jcm
    jcm répond à Yellocab
    • Posté à 12h21 le 29/11/2009
    • Internaute 22032

    Ah la belle référence de Courtillot ! ! !

    Allez donc voir ici : Lien (et vous en trouverez d’autres pour peu que vous cherchiez) ce que valent ses élucubrations !

    • Yellocab
      Yellocab répond à jcm
      anti réchauffiste
      • Posté à 12h54 le 29/11/2009
      • Internaute 97426
        anti réchauffiste

      Et une augmentation de 0,73°C sur un siècle... sur la base de 4 milliards d’années...

  • Jdeuxf
    Jdeuxf répond à Yellocab
    enseignant
    • Posté à 00h05 le 30/11/2009
    • Expert 77278
      enseignant

    au sujet du caractère scientifique de Courtillot :

    Lien

    Lien’ordre-de-la-terre-plate-part-ii-courtillots-geomagnetic-excursion/

    Au sujet de la prétendue « pause » dans le réchauffement climatique :

    Lien

  • Papcha
    Papcha
    Etudiant
    • Posté à 11h53 le 29/11/2009
    • Internaute 96818
      Etudiant

    il me semble qu’il est relativement évident pour tous le monde que le climat change, plutôt rapidement d’ailleurs, le débat n’est donc pas la. Par contre j’ai toujours était surpris par les affirmation du GIEC, les systèmes chaotiques ( comme l’atmosphère) ne sont modélisable efficacement que sur des durées très courtes. Toute tentative de modéliser un système chaotique - même extrêmement simple- sur des périodes de 100 ans me parait à proprement parlé incroyable, tellement que je n’y crois pas ...

    Après, je suis moralement d’accord avec les conclusions des écologues, il est nécessaire pour préservé notre espace de vie, de diminuer la pollution, de changer notre manière de se déplacer.
    La planète a des ressources limités et il y va de notre bon sens de les préserver. Le pseudo catastrophisme me donne l’impression (peut être à tord) de n’être la que pour donner du poids à leurs arguments.

    La position des climatologues sur le sujet me parait donc moralement défendable. Le problème, c’est que ce n’est pas le rôle d’un scientifique de publier des résultats orientés et de se servir de son statut pour enfiler la tenue d’un politicien représentant la planète Les scientifiques doivent garder leur objectivité, ne doivent pas orienter leurs résultats ce n’est pas leur rôle. Ils font aujourd’hui un travail de lobbyistes de politiciens, de moralistes, mais certainement pas celui d’un scientifique.

    • ubt513
      ubt513 répond à Papcha
      • Posté à 12h14 le 29/11/2009
      • Internaute 74125

      « Toute tentative de modéliser un système chaotique - même extrêmement simple- sur des périodes de 100 ans me parait à proprement parlé incroyable, tellement que je n’y crois pas ... »

      Ah bon, vous n’y croyez pas ? Mais les scientifiques ne se contentent pas de « croire », eux, ils font le calcul ! Et vous pensez montrer qu’ils ont tort avec votre « croyance ? Sur quoi la basez vous ?

      Je suis étonné de voir que même sur Rue89, les gens se croient capables de démonter le boulot des scientifiques en deux phrases lancées comme ça, sans réel argument, et c’est bien triste.

      • Tarkus
        Tarkus répond à ubt513
        Passant désabusé
        • Posté à 23h59 le 29/11/2009
        • Internaute 50977
          Passant désabusé

        T’es étudiant en quoi ubt513 ?

        En mécanique des fluides ? météorologie ? en mathématiques appliquées ? en physique quantique ? en biologie moléculaire ? ou tu es juste en première année de psycho ?

        Parce que si tu avais le moindre petit vernis de culture mathématique et physique, tu ne te permettrais pas de critiquer ceux qui disent que la prédiction à 100 ans sur des systèmes météo d’une complexité infinie est tout simplement... impossible !

        Les plus gros calculateurs mondiaux sont au service de la météo... et celle-ci est fiable à 10 jours à peine.... Alors, tu peux être convaincu que 100 ans de prévision sont une utopie pure et simple... Maintenant, si tu préfères regarder le journal de TF1....

         
        • newsome
          newsome répond à Tarkus
          • Posté à 01h54 le 30/11/2009
          • Internaute 93179

          Vous faites l’erreur commune de confondre météoro- et climato-logies. Entre les deux, y a accointance, mais pas identité,

          Cf. la question #2 de la Lien du GIEC. Avec, entre autres, une analogie avec la distinction entre l’espérance de vie d’un individu particulier (<-> la météo) et l’espérance de vie moyenne des individus, par ex., d’Europe occidentale (<-> la climato). La première est très indéterminée, la seconde déterminée de façon assez précise.

          Les variables d’un système chaotique n’ont pas toutes un comportement imprédictible. C’est particulièrement vrai pour les variables moyennes, auxquelles s’interessent précisément les climatologues.

        1 autres commentaires
  • marc b
    marc b
    anarchiste communautaire
    • Posté à 11h55 le 29/11/2009
    • Internaute 47521
      anarchiste communautaire

    La science est faite de controverse. Encore à ce jour, la formation du système solaire a été plusieurs fois remise en cause et semble t’il avec raison. Faut-t’il en déduire que le soleil tourne autour de la terre ?

    • Kris.m
      Kris.m répond à marc b
      • Posté à 12h01 le 29/11/2009
      • Internaute 20003

      En modifiant quelques chiffres et équations et en ajoutant une ou deux constantes, on doit pouvoir...

    • Papcha
      Papcha répond à marc b
      Etudiant
      • Posté à 12h10 le 29/11/2009
      • Internaute 96818
        Etudiant

      en même temps si on change de référentiel ...

    • gnobos
      gnobos répond à marc b
      promeneur
      • Posté à 14h52 le 29/11/2009
      • Internaute 68733
        promeneur

      La terre tourne autour du soleil : résultat d’observations.

      Il fera 4°C plus chaud dans 100 ans : résultat issu de la tentative de résolution d’un système d’équations différentielles couplées dont on ne connait que très imparfaitement les constantes de couplage, ce résultat étant un parmi d’autres et qui est mis en avant par un groupe politique.

      Il y a une différence me semble-t-il.

      • Jdeuxf
        Jdeuxf répond à gnobos
        enseignant
        • Posté à 00h16 le 30/11/2009
        • Expert 77278
          enseignant

        Le climat du Pliocène avec un peu plus de CO2 dans l’atmosphère est également une observation (à partir de proxies). Pour voir à quoi ressemblait le climat du Pliocène (période entre -5 et -2 millions d’années, période d’étude : -3,3 ; -2,9 millions d’années)) : Lien

      • newsome
        newsome répond à gnobos
        • Posté à 01h50 le 30/11/2009
        • Internaute 93179

        C’est quoi ces constantes de couplage ? Les équations qu’utilisent les climatologues sont les équations exactes de la physique : diffusion, évaporation, condensation, rayonnement, réflexion, etc... Les différentes équations portent sur les mêmes variables (température, densité, pressions, pressions partielles, etc...). C’est le seul couplage que je vois. Sans constantes évasives.
        Il y a par ailleurs certaines modélisations : effets des nuages, albédos. Amha.

  • alain graume
    alain graume
    citoyen lucide
    • Posté à 12h04 le 29/11/2009
    • Internaute 76985
      citoyen lucide

    Le climagate fait un flop en France parce que les medias traditionnels sont aux ordres. Point.
    Sur le net , ça chauffe , si je puis dire ;
    C’est d’ailleurs révélateur de l’indépendance de la presse anglo-saxonne , de sa liberté de parole vis-à-vis des politiques au pouvoir,parce que le dogme réchauffiste est désormais dans le camp du pouvoir , ne vous en déplaise .
    Même que c’est drôlement pratique pour faire avaler de nouveaux impots !
    Il est évident qu’une histoire comme le Watergate ne pourrait en aucun cas éclater dans un pays à la presse formatée, comme l’est aujourd’hui la France.

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 12h13 le 29/11/2009
    • Expert 24356
      Chercheur

    « Pour eux, le “ Climategate ” apporte la preuve que les pouvoirs en place manipulent l’opinion pour nous forcer à des mesures drastiques remettant en cause notre modèle de développement économique. »

    Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer quel est l’intérêt pour les pouvoirs en place de remettre en cause le développement économique ?
    Autant c’était logique il y a 10 ans quand les gouvernements faisaient cause commune avec les multinationales pétrolières pour nier le réchauffement climatique et continuer à polluer en toute impunité afin de « ne pas freiner la croissance économique » ; autant c’est débile pour un gouvernement de faire un complot qui va contre l’intérêt des multinationales et contre l’intéret économique. Je trouve que certains complotistes ont tellement l’esprit de contradiction qu’il seraient prêt à nous faire croire que le fait que la Terre est ronde est un complot des scientifiques pour manipuler les gens et cacher que la Terre est plate.

    • Kris.m
      Kris.m répond à kevangel
      • Posté à 12h33 le 29/11/2009
      • Internaute 20003

      Ce serait vrai si TOUS les scientifiques étaient d’accord, hors on en est très loin...

      Et j’aime de plus en plus ces tentatives d’amalgame avec les « complotistes », sorte de nouveaux hérétiques.

      • newsome
        newsome répond à Kris.m
        • Posté à 02h14 le 30/11/2009
        • Internaute 93179

        Scientifique, c’est pas une marque déposée : n’importe-qui peut s’autoproclamer scientifique. Et même si on se limite à ceux qui ont suivi une formation spéciale, tous ces gens n’ont pas nécessairement voix au chapitre. On ne demande pas l’unanimité. Y a juste des consensus, qui dégagent des vérités qui sont toujours provisoires. Ce qui importe, c’est pas l’avis de tel ou tel, c’est le résultat de la démarche scientifique.

        Les « complotistes », eux, sont surtout considérés comme des crétins.
        Il me semble pas que ça ait jamais été le cas pour les hérétiques...

  • Anaximandre
    Anaximandre
    Sous la voûte étoilée
    • Posté à 12h13 le 29/11/2009
    • Internaute 61809
      Sous la voûte étoilée

    Oui, pourquoi le « climategate » a fait un flop en France ? Dans ce pays autrefois peuplé de gaulois portant un casque en prévision de la chute du ciel ?
    En premier lieu, parce que l’information télévisuelle est réductrice, puisque soumise au double impératif du nombrilisme et du chronomètre. Chaque journal s’ouvre sur une page internationale, centrèe essentiellement sur les Etats-Unis, puis nous distille les faits et gestes du leader minimo, pour s’achever sur une note d’espoir (sportive, vie des animaux, le bonheur rural, etc.)
    En second lieu, parce que le Français n’est pas attiré par le fait scientifique. En effet, notre culture est principalement littéraire. Les grands esprits de notre histoire hexagonale sont tous des écrivains et des poètes, non pas des scientifiques. Qui, en France, se souvient encore des travaux fondamentaux des Lagrange, Langevin, De Broglie, Rocard, et dans un passé plus lointain des Laennec, Papin, Pascal ? pour les plus connus.

    Quant à la question du réchauffement climatique, il faut se poser la question fondamentale : comment peut-on modéliser le climat terrestre, alors qu’on est dans l’incapacité de prévoir la situation météorologique à plus de trois jours ?

    • ubt513
      ubt513 répond à Anaximandre
      • Posté à 12h24 le 29/11/2009
      • Internaute 74125

      « comment peut-on modéliser le climat terrestre, alors qu’on est dans l’incapacité de prévoir la situation météorologique à plus de trois jours ? »

      Je sens qu’il va falloir le répéter plus de trois fois à ces ignares de rue89. vous avez déjà entendu un climatologue prévoir que le 11 mai 2064 à Nice en fin d’après midi il y aura de l’orage ? Vous n’avez pas bien dû saisir ce qui s’appelle modéliser le climat, d’ailleurs je crois que peu de gens ici n’a compris le sujet.
      Modélisez le climat ca veut dire trouver des tendances générales, la précision (tant au niveau spatial que temporel) n’a strictement rien à voir avec la météo !

      C’est bizarre, on n’arrive pas bien à reconstituer la vie de Mr truc, paysan breton au début du 20ème siècle, comment les historiens pourraient connaitre ce qui s’est passé il y a 1500 ans ? Il doit y avoir conspiration ! Meuhhh !

      • Kris.m
        Kris.m répond à ubt513
        • Posté à 13h01 le 29/11/2009
        • Internaute 20003

        Paf, dans le mil !
        Justement, c’est bien la le problème.
        La grosse « contestation » (scientifique !) vient des « modèles » utilisés par les climatologues pour nous annoncer la catastrophe.
        Utilisation de constante pour des phénomènes inconstants, utilisation d’approximations non vérifiées et même (objet du « Climatgate ») « biaisage » des données.

         
        • jcm
          jcm répond à Kris.m
          • Posté à 13h26 le 29/11/2009
          • Internaute 22032

          Vous n’avez probablement aucune conscience de l’inanité de votre commentaire ! ! !

          « Utilisation de constante pour des phénomènes inconstants, utilisation d’approximations non vérifiées...

          Et, selon vous, comment devrait-on tenter de modéliser le climat sans passer par ces étapes ?

          En sachant que le nombre de variables à prendre en compte est a priori infini et cela s’illustre par la question du maillage approprié par exemple.

          Su quel maillage du globe peut-on se baser afin de restituer une image correcte de l’évolution du climat ?

          La question doit bien entendu être examinée en rapport avec les capacités de calcul disponibles et avec le nombre de paramètres dont nous disposons pour caractériser les mailles retenue.

          Cela renvoie donc aux données disponibles et à leur propre maillage, cela pour chacun des paramètres retenus pour les calculs.

          Doit-on choisir un maillage de 2000 km, de 1000 km, de 100 km... et pourquoi ?

          Et quelles données assigner à ces mailles si parfois elles manquent (on ne dipose pas de relevés de température (de surface, à -10m à -100m etc...) pour chaque unité de surface océanique sur de longues séries) de pression, de salinité....

          Quel que soit le type de donnée choisi on se heurtera à ce genre de problème, qu’il faut pourtant parvenir à résoudre pour aboutir à une modélisation.

          Alors effectivement pour combler ces manques il est indispensable de faire appel à des constantes déterminées avec autant de soin que possible, mais qui ne sont que des images approximatives de certains phénomènes.

          De faire appel à des variables que l’on fera évoluer au cours du temps avec une certaine incertitude malgré tout le soin apporté à la détermination des variabilités à faire agir.

          Etc etc...

          Mais c’est en travaillant ainsi que l’on parvient, petit à petit, à ajuster les modes de calcul pour qu’ils donnent des résultats capables de reproduire de façon de plus en plus fiable les variations climatiques observées dans le passé (caractérisation de la modélisation) afin qu’il devienne possible d’appliquer le système de modélisation au futur pour obtenir des résultats aussi fiables que possible, mais qui devront sans cesse être révisés, améliorés...

          Visiblement vous ignorez cela, ce qui rend votre commentaire d’un vide...

          • Kris.m
            Kris.m répond à jcm
            • Posté à 13h57 le 29/11/2009
            • Internaute 20003

            Rhooo le malpoli enfonceur de portes ouvertes.

            Bien entendu qu’il faut faire des modèles, et bien entendu, ils ne peuvent être qu’approximatifs.

            Et JUSTEMENT, certains SCIENTIFIQUES contestent l’utilisation de certaines constantes ou valeurs utilisées dans ces modèles avec des arguments SCIENTIFIQUES.
            Et la modification de ces constantes et/ou valeurs modifient totalement le résultat de ces modèles.

            Alors avant de vous jeter sur les gens comme un inquisiteur sur un hérétique, essayez de réfléchir un peu...

            • jcm
              jcm répond à Kris.m
              • Posté à 17h45 le 29/11/2009
              • Internaute 22032

              Ah non, pas malpoli et pas enfonceur de portes ouvertes ! ! !

              Relisez bien votre phrase, celle sur laquelle je base ma réponse : j’y réponds de façon exacte ! ! !

              Et cette phrase exprimait un reproche à l’encontre des scientifiques.

              Qu’il y ait controverse entre les scientifiques sur l’utilisation de telle ou telle valeur fait juste partie du débat scientifique normal et habituel, qui n’est pas clos dans ce domaine.

              En d’autres termes nous assistons à une science en marche qui anime de très nombreux débats : rien de plus normal ni de plus satisfaisant, aussi longtemps que l’on n’a pas établi une « vérité » sur laquelle tout le monde tomberait d’accord parce-qu’elle se vérifierait systématiquement.

              Comme nous en sommes loin il y aura encore beaucoup de batailles, mais à chacune il y aura eu progrès de la connaissance.

          • Yellocab
            Yellocab répond à jcm
            anti réchauffiste
            • Posté à 14h27 le 29/11/2009
            • Internaute 97426
              anti réchauffiste

            Monsieur JCM,

            que pensez vous alors des autres périodes bien plus anciennes où le climat variait ? Je vais pas vous faire le coup du Groenland, bien trop surfait à vos yeux j’imagine...Mais que dire des chutes de température au moyen âge ?

            Faut il lancer la « Taxe Astéroïde » afin de ressusciter les dinosaures ? ? ? ? (bon ok la je rigole...)

            Expliquez moi tout cela je vous en prie. Donnez moi une explication rationnelle et une corrélation entre l’activité humaine et tout ceci. Le réchauffement des température est indéniable sur une période donnée, ce qui m’agace c’est le lien avec l’homme et ses activités...

            A ce jour rien ne le prouve. Le GIEC lance un 90% de chance Personne n’est capable de le prouver.

            • jcm
              jcm répond à Yellocab
              • Posté à 17h53 le 29/11/2009
              • Internaute 22032

              Monsieur Yellocab,

              Je ne vous expliquerai rien du tout... car je ne suis pas capable d’extirper une « vérité » sur le climat, ses variations à venir et l’influence du CO2...

              Pas plus que vous n’êtes capable de me démontrer quoi que ce soit dans ce domaine.

              Soumet-on au vote démocratique le choix des matériaux dans lesquels on réalisera des prothèses de la hanche ?

              Au vote démocratique ou à l’avis de tout un chacun ?

              La climatologie est également une affaire de spécialistes, il faut en avoir conscience !

              Vous trouverez un développement sur ce sujet ici : « Contestation du GIEC : l’inaccessible seuil de compétence... » => Lien

        5 autres commentaires
      • Tarkus
        Tarkus répond à ubt513
        Passant désabusé
        • Posté à 00h06 le 30/11/2009
        • Internaute 50977
          Passant désabusé

        Mais c’est le retour de ce bon ubt513...

        Une tendance générale dis-tu ? Merci de nous expliquer, à nous autres les ignares...

        L’ennui, c’est que le rapport du GIEC ne donne pas une « tendance générale » mais des chiffres précis. Une fourchette comprise entre 1,8 et 4 degrés d’ici 2100... 1,8 degrés.... C’est pas beau ça ? et en plus, ils qualifient cette hypothèse d’une probabilité supérieure à 0,9... ça laisse de la marge....

        Heureusement qu’on a pas des prévisions comme celles-là en mécanique des fluides dans l’aéronautique, il y aurait 10 crashes par jour !

        Je me demande si tu ne fais pas Meuh encore plus fort que tous les autres : o)

         
        • newsome
          newsome répond à Tarkus
          • Posté à 02h56 le 30/11/2009
          • Internaute 93179

          L’expression « tendances générales » n’est pas peut-être très bien choisie, mais l’idée est correcte : distinguer l’évolution au jour le jour du temps qu’il fait à tel endroit précis de l’évolution du temps moyenné sur de longues périodes et sur de grands volumes.
          De même qu’en mécanique des fluides, on ne peut pas suivre les détails d’un écoulement turbulent, mais tout de même prédire l’évolution de quantités moyennes comme le transfert de chaleur par convection.

        1 autres commentaires
  • SuperCopter
    SuperCopter
    Chômeur (provisoirement durable) (...)
    • Posté à 12h14 le 29/11/2009
    • Internaute 97162
      Chômeur (provisoirement durable) (...)

    Bonjour,
    Moi, il me semble que les changements climatiques ont toujours été(avec réchauffement ou refroidissement) donc on pourrait se dire : ’’ Bof, c’est com’ d’hab’’’. Mais le truc, c’est que maintenant l’activité humaine a pris une telle envergure qu’elle influe sur l’écosystème. Après de quelle importance... allez voir les sites professionnelles dessus ! ^^ Donc si le climat tend vers un réchauffement, il faut tenir compte des variables standards : vous savez soleil, circulation océanique... mais aussi des émissions humaines, etc... Et c’est ça qui fait flipper puisque y a pas d’antécédents dans les modèles climatiques. Et pis les calculs des hausses de températures, les prévisions pour tant de CO2 éjectés donnent parfois des résultats alarmants donc ils flippent.
    Les politiques flippent aussi rassurez-vous mais pas pour le climat mais pour le mode de profit qu’il va falloir abandonner ! : P
    Bon là c’est plus trop sérieux mais en fait les politiques sont géniales, ils nous accusent nous les cloportes d’avoir conduit à ce réchauffement alarmant et ils nous demandent de nous serrer la ceinture(déjà qu’ils voulaient qu’on la serre pour d’autres raisons) donc payer. Sauf que le hic c’est que les responsables sont ceux qui ont les masses financières, foncières... et qui imposent une forme de production où les cloportes viennent travailler et dont ils tirent les biens de consommation.
    Enfin, je m’égare. Mais l’emballement médiatique avait conféré aux visions alarmistes ses unes et une diffusion avec appuis etc... qui a eu pour résultat que les gens croient au changement climatique, croient qu’il faut agir et acceptent de payer alors qu’ils sont pas les premiers responsables.
    C’est fantastique mais gageons que ces prêcheurs de l’apocalypse soient un peu mis de côté pour laisser la place à l’information scientifique débattu à présent que l’on sait les falsifications de certains résultats.
    Désolé de la longueur, me suis encore emballer.

  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 12h53 le 29/11/2009
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    je trouve cet article excellent et dépassionné. le renvoi en fin d’article au Parlons net de Courtillot met un terme à une polémique stérile, ce qu’il dit est cohérent contrairement à certains discours se réclamant du même camp que lui. Il dit entre autre que le CO² n’est pas un polluant et que l’effet de serre n’a rien à voir avec la pollution contre laquelle il faut lutter avec d’autres moyens et d’autres budgets que ceux consacré à la sauvegarde du climat. Le réchauffement climatique ne représente pas à ses yeux une priorité absolue et démontrée, ce en quoi il me semble avoir raison. La montée des eaux sur les terres basses littorales est un problème réel mais doublé d’une érosion constante des bords côtiers contre laquelle il faut lutter même si le niveau des océans ne montent que peu, ça veut dire planter des arbres et des végétaux pour retenir le sol côtier.

  • malpoli
    malpoli
    Homme de paille
    • Posté à 13h29 le 29/11/2009
    • Internaute 37834
      Homme de paille

    Déprimant ce débat : sujet compliqué, peu de faits, aucun argument étayé, beaucoup de passion, des intérets économiques énormes de part et d’autre, un fond de morale judéo-chrétienne (nous avons péché par notre société de consommation et nous serons punis), une pincée de Sarkozy par dessus : ça va être difficile d’y voir clair.

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 13h37 le 29/11/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    Bien difficile de se faire une idée nette compte tenu du fait que toutes les infos, et en particulier celles qui font peur, sont diffusées par le « dit » et « l’écrit » médiatique. Aucun « clampin de base » (nous, en sommes !) n’est présent lors des situations dont on nous rebat les oreilles. Les médias fonctionnent en grande partie à partir de rumeurs (ce qu’on nomme « buzz », histoire de faire plus correct...). Pour étayer et faire vrai, on mentionne à tour de pages les scientifiques, les experts et autres « sachants » qui seraient, du coup, d’une crédibilité propre à clouer le bec à tout autre hypothèse.

    Du coup, le « climategate » (le « coup du climat », quoi !) traduit plusieurs choses intéressantes :
    1/ les français, baignant dans la culture de la suspicion, n’aiment rien tant que la Science. En bon matérialistes, ils attendent des chiffres, de preuves matérielles béton, si l’on peut dire ! , pour affirmer ensuite que la Vérité est ici ou là.
    = La science n’est pas une science exacte. C’est le résultat d’hypothèses, suite à des modélisations dans des labos. Pas de bol ! le phénomène du Vivant, le climat en faisant partie, n’est et ne sera jamais réductible à des modèles rationnels.

    2/ Il serait dommage, par ailleurs, de ne pas s’interroger effectivement sur le surgissement de ce « coup du climat » quelques jours avant la réunion de Copenhague... on connaît l’influence des rumeurs fortes sur le déroulement d’un événement qui lui succède.
    = Là, sur ce point, les français n’aiment pas trop vu qu’ils sont absolument convaincus que l’idée même de « complot » est un pur fantasme. Ils préfèrent qu’on parle de « calcul »... Même s’ils relisent la moitié des bibliothèques de l’histoire dans laquelle les complots de tous ordres sont légion pour garder le pouvoir, et bien non ! sous les lumières de la post-modernité, les complots sont devenus du pur délire...

    3/ Que le CO2 produit par les activités humaines soit responsable partiellement des dérèglements climatiques ou pas, il n’empêche que les mortelles pollutions que ces activités génèrent, suffisent en elles-mêmes à justifier que l’on change vraiment ce mode de survie, essentiellement économique et politique d’ailleurs.
    = Les français sont quasiment tous d’accord pour changer les comportements destructeurs... à conditions que ce soit les autres qui changent mais pas eux !

    On comprend mieux pourquoi tous les très grands changements ne viennent jamais ni du haut (politique et finance) ni du bas (les peuples en général). Les premiers vivent amplement grâce au système en place, ils n’ont donc pas vraiment intérêt à ce que ça change sur le fond, et les seconds sont apeurés de plus en plus facilement. Cette terreur, qui s’empare des foules (terrorisme, maladies, climat...), est devenu d’autant plus facile à déclencher que les esprits post-modernes ne se cultivent plus que par articles de journaux écrits à la rentabilité du sujet ! Plus le temps d’approfondir grand chose quand on doit cavaler pour bouffer.

    La démographie (6 milliards 3 d’individus) en constante augmentation pose LE vrai problème. Comment fait-on lorsque d’un côté, les terres disponibles sont achetées par des pays puissants pour faire des cultures industrialisées, et de l’autre les mêmes occupants de ces terres achetées sont chassés et n’ont d’autres choix que celui de chercher survie dans les mégapoles ? ?

    Relire : « L’occidentalisation du Monde » Serge Latouche (Ed La découverte Poche)

    • Strawman
      Strawman répond à Vuedechezmoi
      Scientocrate
      • Posté à 14h17 le 29/11/2009
      • Internaute 96130
        Scientocrate

      Un point de vue très intéressant, cependant :

      « les français, baignant dans la culture de la suspicion, n’aiment rien tant que la Science. En bon matérialistes, ils attendent des chiffres, de preuves matérielles béton, si l’on peut dire ! , pour affirmer ensuite que la Vérité est ici ou là. »

      Ca dépend de quels français vous parlez, il m’arrive encore de batailler pour expliquer à des gens que le CO2 ne provoque pas de trou dans la couche d’ozone... La majorité (le « clampin de base ») n’a ni le bagage de connaissances ni la rigueur logique scientifique nécessaire pour avoir un avis aussi complet sur la question que celui des scientifiques qui y consacrent leur vie. Il ne faut pas pour autant les croire aveuglement, mais de là à renier leur travail au nom de la majorité démocratique... Comme au bon vieux temps de Galilée ou des bûchers de sorcières...

      « Que le CO2 produit par les activités humaines soit responsable partiellement des dérèglements climatiques ou pas, il n’empêche que les mortelles pollutions que ces activités génèrent, suffisent en elles-mêmes à justifier que l’on change vraiment ce mode de survie, essentiellement économique et politique d’ailleurs.
      = Les français sont quasiment tous d’accord pour changer les comportements destructeurs... à conditions que ce soit les autres qui changent mais pas eux ! »

      Absolument, cela fait 30 ans que les scientifiques tirent la sonnette d’alarme, le réchauffement climatique est un point parmi d’autres, il y a aussi la couche d’ozone, la pollution des sols et des eaux, l’épuisement des ressources non renouvelables...
      30 ans que l’humanité montre qu’elle est trop immature pour changer son comportement consumériste, en sachant pertinemment qu’elle condamne les générations futures. Les français disent qu’ils faut consommer moins et plus intelligemment, et ils achètent des téléphones sans fil qui durent 2-3 ans et contient des produits toxiques non recyclables, alors qu’un téléphone filaire dure 20-30 ans, « mais avec un sans-fil on peut se déplacer et afficher les numéros... »

      Alors on fait quoi ? On explique aux 6 milliards d’humains que leur mode de vie n’est pas viable et qu’ils doivent impérativement en changer ? Déjà fait depuis plusieurs décennies avec les résultats qu’on connaît... Des réunions internationales pour imposer des réglementations sur la pollution à l’échelle mondiale ? Déjà fait depuis plusieurs décennies avec les résultats qu’on connaît...
      Il reste 2 options : soit on attend que les humains changent tous seuls (soit quelques millénaires, alors qu’il nous reste pour moins d’un siècle de pétrole), soit on leur « fait peur » pour qu’ils consomment moins sous un prétexte fallacieux, ils comprendront plus tard (dans quelques siècles) que c’était la seule solution.

      • Kris.m
        Kris.m répond à Strawman
        • Posté à 14h34 le 29/11/2009
        • Internaute 20003

        Limiter l’avenir a deux options c’est un peu raide pour un Darwiniste non ?

         
        • Strawman
          Strawman répond à Kris.m
          Scientocrate
          • Posté à 14h47 le 29/11/2009
          • Internaute 96130
            Scientocrate

          En effet, mais la théorie darwiniste repose sur des phénomènes s’échelonnant sur des millions d’années, et sachant que nous avons moins d’un siècle pour changer la donne, c’est malheureusement le point de vue le plus réaliste. Si vous avez d’autres propositions, qui ne reposent pas sur l’utopie de la bonté humaine et de la prise de conscience mondiale, je serais ravi de les entendre.

          • Kris.m
            Kris.m répond à Strawman
            • Posté à 15h08 le 29/11/2009
            • Internaute 20003

            La théorie Darwiniste repose aussi sur le phénomène d’adaptation.

            L’homme (moderne) est sur la planète depuis 40000 ans.
            Il a survécut a des variations de température bien plus large que ce qu’on nous annonce alors qu’il n’avait pas de mobylette ni de four a micro-ondes.
            Par contre je ne dis pas que ça vas bien se passer...

            • Strawman
              Strawman répond à Kris.m
              Scientocrate
              • Posté à 15h17 le 29/11/2009
              • Internaute 96130
                Scientocrate

              L’homme d’il y a 40000 ans n’avait pas non plus une force nucléaire capable de détruire 100 fois toute vie sur Terre pour protéger son territoire avec ses réserves d’eau. Ce n’est pas le réchauffement climatique qui me préoccupe, mais le comportement des humains face à l’épuisement des ressources énergétiques et même vitales. Si un conflit éclate, la température va monter de plusieurs milliers de degrés, mais ce ne sera pas à cause du cycle climatique de la Terre...

              • Kris.m
                Kris.m répond à Strawman
                • Posté à 15h23 le 29/11/2009
                • Internaute 20003

                Oui, je suis d’accord, c’est un des possibles.
                Mais bon, ça en laisse quand même plein d’autre...

        4 autres commentaires
      • malpoli
        malpoli répond à Strawman
        Homme de paille
        • Posté à 14h47 le 29/11/2009
        • Internaute 37834
          Homme de paille

        Faire le bien des masses incultes et irresponsables contre leur gré, ça rappelle de mauvais souvenirs. Néanmoins dans ce cas, il faut être sur du sens dans lequel on doit aller.

        Lien

         
        • Strawman
          Strawman répond à malpoli
          Scientocrate
          • Posté à 15h09 le 29/11/2009
          • Internaute 96130
            Scientocrate

          Votre article est très intéressant, mais pointe un autre aspect : comment la science peut-être prédire l’avenir ? Un domaine extrêmement complexe où nombre de grands esprits se sont cassés les dents. Or la consommation de ressources non renouvelables est juste un problème de mathématiques niveau collège : nous consommons en 100 ans le pétrole que la Terre met des millions d’années à produire, et nous voulons continuer cette consommation et même l’augmenter pour notre confort...pas besoin de se prendre pour Nostradamus pour voir que ça coince... Si même ça ne suffit pas à raisonner les gens pour qu’ils comprennent que notre mode de vie est une aberration, alors tout est bon à prendre pour les convaincre : le réchauffement climatique, le trou dans la couche d’ozone, même le croque-mitaine s’il le faut, ce sera toujours mieux que de jouer « Soleil Vert » avec 10 milliards d’acteurs...

        1 autres commentaires
  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 14h03 le 29/11/2009
    • 49273
      Petit agité

    Parce que les médias français ne font pas leur boulot et n’ont aucun esprit critique quand il s’agit de discuter une vérité « établie ». Ils préfèrent discuter sur ceux qui contestent pour les décrédibiliser.

    Comme dit une semaine plus tôt, heureusement qu’il y a les médias anglo-saxons pour engager le débat, avec un peu de chance les médias français suivront mais seulement si la polémique prend assez d’ampleur aux US et UK.

  • Laurien
    Laurien
    ...des villes et des champs
    • Posté à 14h16 le 29/11/2009
    • Internaute 84031
      ...des villes et des champs

    « Outre-Manche, le débat a été nettement plus vif. »
    A la lecture des extraits de presse française dont vous faites part, il apparait que de ce côté-ci de la Manche, de débat il n’y en a pas.
    La science est en soit critiquable dans le sens qu’elle part d’« échantillons » pour tenter d’expliquer l’universel.
    Si ce qui en ressort est tronqué à la source même par les chercheurs, puis, faut-il supposer, sous l’influence de lobbies (politique, économiques ou financier -qui bien souvent sont les mêmes-), filtré par les médias...que nous reste-t-il pour comprendre cet univers ?
    Et si nous commencions à nous pencher sur nos intentions...

  • désinscrit-
    • Posté à 14h21 le 29/11/2009
    • Internaute 736

    De toutes manières réchauffement ou pas, l’activité humaine a un impact (même faible) sur l’environnement et dans tous les cas de figure il vaut mieux réduire toutes nos pollutions au minimum. Alors que les experts et tous les tâchos de la planète se bidouillent les chiffres pour se faire mousser on s’en tappe.

  • Joe Liqueur
    Joe Liqueur
    Journaliste
    • Posté à 14h42 le 29/11/2009
    • Journaliste 46793
      Journaliste

    Essayant modestement de prendre de la hauteur, je voudrais avancer une hypothèse qui est peut-être un peu osée, voire scabreuse ; mais il me semble probable que le succès présent du malthusianisme économique (entre « décroissance » et « développement durable ») cache quelque chose de pas joli-joli.

    Mon hypothèse est la suivante : la croissance économique aurait un défaut : elle serait intrinsèquement défavorable à la rente, et favorable au travail. Surtout si elle se produit dans un cadre réellement démocratique. N’est-ce pas ce qu’a prouvé l’histoire des deux derniers siècles ? N’est-ce pas ce que Hegel (un des principaux inspirateurs de Marx) avait expliqué avec la dialectique du maître et de l’esclave ?

    Le réchauffement climatique serait alors un nouvel outil permettant ou bien de stopper la croissance (ou d’entrer dans la décroissance), ou bien, via la création d’un nouveau marché de la « pollution » (le terme est discutable s’agissant en particulier du CO2), de faire en sorte que la rente (le capital) conserve ou recouvre sa pré-éminence.

    • jcm
      jcm répond à Joe Liqueur
      • Posté à 15h57 le 29/11/2009
      • Internaute 22032

      « Le réchauffement climatique serait alors un nouvel outil permettant ou bien de stopper la croissance (ou d’entrer dans la décroissance)... »

      A terme (très incertain mais que l’on peut envisager aux assez proches années) il y aura beaucoup plus efficace pour stopper la croissance avec un prévisible renchérissement de l’ensemble des énergies.

      Par contre dans l’immédiat on sait que la forte teneur de l’atmosphère en CO2 provoque une acidification des océans dangereuse pour la vie marine, déjà menacée par la fonte des glaces : « Arctic Ocean undersaturated for calcium carbonate » => Lien

      Ainsi même si le réchauffement climatique avait été imaginé (ce qui me semble assez tordu comme hypothèse mais...) pour nous entraîner vers « la décroissance » il reste un motif très fort pour réduire vigoureusement nos émissions de CO2, et dans le même élan lutter contre cette prévisible augmentation du prix des énergies : épargner une vie marine sur laquelle, entre autres considérations, repose une part importante de nos économies et de nos ressources alimentaires.

      • Joe Liqueur
        Joe Liqueur répond à jcm
        Journaliste
        • Posté à 20h32 le 30/11/2009
        • Journaliste 46793
          Journaliste

        Je reconnais volontiers que mon hypothèse est un peu tirée par les cheveux ; c’est bien pourquoi je précisais qu’il s’agissait d’une simple hypothèse, en employant le conditionnel. Pour le reste, je suis plutôt d’accord avec vous. Sauf peut-être en ce qui concerne le renchérissement des énergies. A mon avis, cela dépend beaucoup de notre capacité d’investissement dans les énergies renouvelables. Après tout, entre la géothermie, le marémoteur, le houlomoteur, le solaire, l’éolien et j’en passe, on n’est pas près d’être à court, pour peu que la politique et l’économie réelle reprennent le dessus sur la finance. Le problème des matières premières et de leur recyclage me semble plus préoccupant, car pour le coup, et au moins à court terme, on ne peut pas compter sur des ressources extra-terrestres.

        Sans parler de l’eau et de l’agriculture…

    • malpoli
      malpoli répond à Joe Liqueur
      Homme de paille
      • Posté à 16h13 le 29/11/2009
      • Internaute 37834
        Homme de paille

      « faire en sorte que la rente (le capital) conserve ou recouvre sa pré-éminence ».

      Pourquoi il l’a perdue ? il est menacé ? Vous êtes comme la petite grand-mère de « goodbye lenin » vous venez de sortir d’un long coma ?

      • Joe Liqueur
        Joe Liqueur répond à malpoli
        Journaliste
        • Posté à 20h23 le 30/11/2009
        • Journaliste 46793
          Journaliste

        Il me semble que la pré-éminence du capital avait été quelque peu battue en brèche au sortir de la 2è guerre mondiale, au moins en Europe occidentale - et en particulier en France : voir le programme du CNR, voir le système monétaire et bancaire de la 4è République, voir ce fameux alinéa 9 du préambule de la Constitution de 1946 :

        « Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ».

        (Source Légifrance, Lien)

        A noter que le préambule de NOTRE Constitution actuelle (celle de 1958) affirme ceci : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004 ».

        Le tournant, à mon avis, c’est la présidence Giscard. Mitterrand n’a pas osé ou n’a pas voulu revenir aux fondamentaux. Il a prétendu faire une politique macro-économique sans outils macro-économiques, avant d’admettre bien vite que ce n’était pas possible. On en est encore là.

    • Laurien
      Laurien répond à Joe Liqueur
      ...des villes et des champs
      • Posté à 20h38 le 29/11/2009
      • Internaute 84031
        ...des villes et des champs

      Merci pour cette remarque : elle invite à aborder de front des questions incontournables et encore bien trop occultées dans les débats du sens commun.
      Ne pouvant m’empêcher d’ajouter mon grain de sel, je repose ma question : N’est-il pas temps d’examiner sans détour nos intentions et leurs conséquences ?

  • Hervé Torchet
    • Posté à 14h49 le 29/11/2009
    • Internaute 22891

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