A débattre 23/11/2009 à 19h46

L'histoire-géo victime de la réforme du lycée de Luc Chatel


La hausse des heures d’histoire-géo en première annoncée la semaine dernière masquait leur suppression en terminale S.


Luc Chatel en visite dans le lycée Fenelon de Cambrai le 15 octobre (Pascal Rossignol/Reuters)

La semaine dernière, on annonçait le passage de 2h30 à 4 heures hebdomadaires d’histoire-géographie pour toutes les classes de première -y compris la série scientifique. Tambours, trompettes, certains se réjouissaient d’avance de l’ouverture d’esprit que représenterait cet effort dans le tronc commun. Or un « détail » manquait, et pas des moindres : en terminale S, l’histoire-géo devient facultative, à raison de deux heures par semaine.

En fait, l’idée de cette suppression n’est pas complètement sortie de nulle part puisqu’on l’avait déjà évoquée l’an dernier, alors que Xavier Darcos occupait le poste de Luc Chatel. Mais la mobilisation avait alors eu raison des velléités ministérielles.

Cette année, le projet semble autrement plus abouti puisque le changement figure dans la grille des horaires dévoilée le 19 novembre dernier à l’occasion d’un point presse au ministère. La mesure doit entrer en vigueur en 2012, date retenue pour la réforme de l’année de terminale.

« Chatel s’est fait bourrer le mou par les mathématiciens et les physiciens »

Ce lundi, les profs de la discipline ont commencé à se mobiliser sur le Net contre cette mesure. Dans le secondaire comme dans le supérieur. Jacques Sapir, économiste de formation et directeur de recherches à l’EHESS, est monté au créneau (pour info, son épouse est prof d’histoire-géo et impliquée dans l’associations des enseignants de la discipline). Interviewé par Rue89, l’universitaire dénonce le manque de professionnalisme de Luc Chatel :

« Darcos était un vrai professionnel de l’éducation, il avait compris que ça n’avait pas de sens d’imposer cela. Chatel, lui, n’est même pas un professionnel de la politique : c’est un professionnel du marketing. Si je peux me permettre, il s’est fait bourrer le mou par les mathématiciens et les physiciens. »

L’argument principal, côté ministère, c’est qu’il était temps de revaloriser les filières L (littéraire) et ES (économique et sociale). En rendant l’histoire-géographie facultative en terminale S, on espère dissuader les candidats à des études comme Sciences-Po de passer par la série scientifique sous prétexte qu’elle serait plus réputée. Là encore, Jacques Sapir dénonce l’inconsistance du raisonnement au nom de l’éveil des ouailles :

« Ils ne passeront peut-être plus par la série S pour préparer Sciences-Po mais ils feront quand-même S pour faire HEC ou Polytechnique, où il y a bien des formations en management culturel, que je sache ! Ils ont besoin d’avoir de meilleures bases. »

Un élève sur deux en terminale S

Numériquement, le passage à un enseignement optionnel est loin de concerner une minorité : aujourd’hui, un élève sur deux fait une terminale S. L’objectif du gouvernement est de rééquilibrer pour arriver à un ratio de l’ordre d’un gros tiers -le ratio concerne les filières du bac général, pour précision.

Pour eux, l’histoire-géo sera sanctionnée par une épreuve anticipée au bac qui se passera dès la classe de première. Autant dire que la probabilité qu’un grand nombre d’élèves prennent la matière en option est faible. Pour les services de Luc Chatel, ce n’est pas vraiment un problème dans la mesure où le but explicite est de doper la spécialisation des élèves.

On ignore cependant encore tout de la ventilation des futurs programmes. A ce jour, c’est toute la période après 1945 qui fait l’objet de l’enseignement en terminale.

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  • ag_
    ag_
    Etudiant
    • Posté à 20h03 le 23/11/2009
    • Internaute 64758
      Etudiant

    C’est une honte de supprimer l’Histoire-Géographie au Lycée (un premier pas est en Scientifique car la majorité se contrefiche de cette matière). En sortant de ES avec quatre heures par semaine en Première et en Terminale, on a déjà des connaissances minimes (si surtout c’est pour prendre l’étude de documents au Bac). Etant en khâgne et en spé histoire-géo aujourd’hui (je sais, c’est pas le même niveau), on voit qu’au lycée on aurait besoin de plus de connaissances mieux organisées, pas de cours en moins.
    Au moment où l’on parle de l’« identité nationale », c’est mettre une balle en plein coeur aux futurs citoyens que forme le lycée. L’exemple le plus frappant est le chapitre sur le « devoir de mémoire ». Cela permet de porter un débat sur nous en classe (seule utilité que peuvent avoir les cours d’ECJS s’ils ne complétent pas les heures manquantes...) Surtout que le programme de Terminale concerne le monde post-1945...
    Le but de ce gouvernement semblerait alors clair : faire des consommateurs-voteurs pour lesquels les films polémiques comme « Apocalypse » seront la seule source historique...
    Il faut lutter pour conserver un socle critique qui existe au Lycée.

    • palmer
      palmer répond à ag_
      passant
      • Posté à 21h34 le 23/11/2009
      • Internaute 51482
        passant
      • Carlito_Gaucho-
        Carlito_Gaucho- répond à palmer
        AUVERGNAT
        • Posté à 22h10 le 23/11/2009
        • Internaute 87606
          AUVERGNAT

        tu cites aimé cesaire dans un post sur les cours d histoire geo

        curieux, mais on ne m’a jamais enseigné le passé colonialiste nefaste francais en cours
        rappelons nous l’episode tragicomique lors de la sortie du film indigenes, et surtout les remarques du dit ministre des anciens combattants et de chirac lui meme

        d ailleurs, cela m evoque une remarque

        si on ne lobotomise pas les futurs pensionaires d hec ou science po des le lycee, l etat francais ne risque t il pas de creer de futurs revolutionnaires en costume cravate ?

      • mauser
        mauser répond à palmer
        • Posté à 08h24 le 24/11/2009
        • Internaute 4683

        Peut être pas sans avenir mais bien plus facile à pousser dans la direction décidé par certains .Je ne sais pas si l’histoire se repette ou béguaie mais dans bien des cas elle permet d’éclairer ce que certains veulent cacher .

    • Papycool-
      Papycool- répond à ag_
      graphiste
      • Posté à 06h11 le 24/11/2009
      • Internaute 74319
        graphiste

      Sale coup pour l’histoire.....

      Mais comment nos enfants vont-ils faire pour apprendre la fabuleuse histoire de notre président ? ? ? ?

      Non j’y crois pas. Ils vont se rendre compte de leur erreur.

  • ninaneux
    ninaneux
    retraité
    • Posté à 20h04 le 23/11/2009
    • Internaute 60234
      retraité

    IL FAUT BIEN PRENDRE A PAUL POUR SERVIR PIERRE,nous appelons cela une reforme ; la rupture, tout un langage honteux et ridicule d’un gouvernement au désarroi.

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 20h10 le 23/11/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    « La semaine dernière, on annonçait le passage de 2h30 à 4 heures hebdomadaires d’histoire-géographie pour toutes les classes de première -y compris la série scientifique. »

    Ceci explique cela. En terminale, les scientifiques pourront s’investir davantage dans leurs matières spécifiques. En première, ils auront pu tout à leur aise approfondir le français et l’histoire-géo. Pas de quoi fouetter un chat.

    • Moi Meme
      • Posté à 20h21 le 23/11/2009
      • Internaute 96797
        Glandeur

      Bah oui, c’est le réflexe de pavlov.

      Il faut râler pour râler, c’est malheureusement habituel.

      • A déménagé le 1-6
        • Posté à 22h16 le 23/11/2009
        • Internaute 61755

        c’est pourtant pas compliqué d’aller sur wiki se renseigner sur pavlov...

      • Tintinac
        Tintinac répond à Moi Meme
        • Posté à 23h56 le 23/11/2009
        • Internaute 15124

        Supprimer l’histoire est un sacrilége.

        Comment allons nous apprendre à la population les actes héroiques de notre président ?

        # Qui saura qu’il a détruit le mur de Berlin ?
        # Qui pourra imaginer qu’il a sauvé le monde, qu’il a marché sur l’eau et multiplié les pains ?
        # Qui saura qu’il a augmenté la dette et les déficits ?

        # Qui pourra imaginer qu’il prend aux pauvres pour donner aux riches ?

        # Qui comprendra qu’il a mis la France en faillite ?

         
        • Majesté
          Majesté répond à Tintinac
          On respire enfin
          • Posté à 10h10 le 24/11/2009
          • Internaute 77564
            On respire enfin

          Pourtant, il vient toujours un moment où on finit par comprendre.

          De gré, ou de force.

          Mais quand c’est de force, ça se fait dans la douleur...

        1 autres commentaires
    • Irfan
      • Posté à 21h50 le 23/11/2009
      • Internaute 30779

      Et ne pas en faire pendant une année entière ne changera rien, ils auront tout retenu de leur année de première, et seront de toute façon aussi matures en première qu’en terminale.

    • ydcl
      • Posté à 11h10 le 24/11/2009
      • Internaute 17421

      Tu nous manquais ! J’attendais avec impatience, ton trait de génie ! Preuve que l’encéphalogramme plat, a encore de beaux jours devant lui !

    • Nondupe
      • Posté à 11h40 le 24/11/2009
      • Internaute 16772

      Ca ma glace toujours le sang (qui n’est pas bleu) de constater que certains n’ont d’horizon que le bout de leur mocassins à glands.

  • Young_Crazy26
    Young_Crazy26
    Lycéen
    • Posté à 20h20 le 23/11/2009
    • Internaute 70666
      Lycéen

    C’est également un moyen pour baisser le budget en supprimant des postes. Prenons exemples sur nos voisins européens qui sortent de leurs études avec des connaissances et des acquis qui leurs permettent d’être plus compétitifs. Il paraît que dans ces pays là des écoliers vont en cours en Juin et qu’ils sont bilingues...

    On a du retard et ce n’est pas faisant des pseudos-réformes d’amélioration du système pour liquider des profs que ça va avancer.

    Parole de lycéen, attendez-vous à une belle génération de br*nleurs.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 20h29 le 23/11/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    pas grave :
    ils auront des cours de rattrapage en identité nationale
    après ça on va devenir aussi inculte que des américains moyens
    la geographie pour le gouvernement c’est neuilly et paris
    que notre pays ait une histoire ça les ennuie
    des fois que des gens s’y intéresseraient

  • Fnork
    Fnork
    |
    • Posté à 20h44 le 23/11/2009
    • Internaute 47244
      |

    Selon mon expérience pas si lointaine du lycée section S, l’histoire géo n’est pas vraiment l’endroit où l’on développe son indépendance d’esprit ou que sais-je. Pour moi, l’histoire sur le collège et le lycée ce fut 3 ou 4 fois la même suite de date sans but à apprendre, avec pour les veinards un prof qui vous parlera du contexte historique sans juste débiter son programme en mode « automatique ». Et un film des fois.
    Pour la géo... France, USA, Japon (brièvement) et URSS-Russie. Point.

    Alors, supprimer ce cours pour des sections S... J’ai moi-même commencer à m’intéresser à l’histoire, la géographie et ce curieux truc nommé « éducation civique » (totalement squizzé, jamais eu le temps dans les programmes) APRÈS avoir eu mon bac. On en découvre des choses sur le monde et son histoire... D’ailleurs, c’est le cas de mes amis : j’en ai deux qui ont préparé science-po, eh ben sans une année complète de cours dédiés à ces matières faut pas trop compter pouvoir passer le concours (un sortait de S spé math, l’autre a eu un bac L mention bien). Considérant qu’on vient pas franchement d’une ZEP mais d’un joli établissement « européen » avec des moyens.

    Selon moi ces matières sont EXTRÊMEMENT importantes, mais cela fait des lustres que leurs programmes sont d’un désuet à pâlir. Mais ici n’est pas le débat : Chatel interdit, en face profs et intellectuels grondent, au milieu les lycéens apprennent un ersatz d’histoire et de géographie sans même savoir combien ces matières sont vastes et impactantes sur les sociétés.

    Ya comme un soucis...

    • LG240
      LG240 répond à Fnork
      • Posté à 22h24 le 23/11/2009
      • Internaute 23978

      Assez d’accord avec vous. Je me rappelle avoir dû me farcir en terminale la cartes de l’URSS avec les gisements de gaz et de charbon ( ? ! ! !)...Je pense pas que ca a tellement contribué à éveiller mon sens critique ; -)

      • lifka
        lifka répond à LG240
        • Posté à 00h41 le 24/11/2009
        • Internaute 37623

        Le problème c’est qu’en règle générale, les professeurs n’expliquent pas l’importance de ces gisements dans les politiques nationales et internationales. Il n’est pas sans importance par exemple de savoir qu’en Irak, le pétrole est en pays kurde, qu’en Russie, il est surtout dans les Républiques asiatiques, ce qui explique que la Russie était moins prête à leur laisser leur indépendance qu’aux Républiques baltes...

        En ce qui me concerne, si on me l’avait expliqué à l’époque, je me serais davantage intéressée à cette cartographie.

         
        • LG240
          LG240 répond à lifka
          • Posté à 09h33 le 24/11/2009
          • Internaute 23978

          C’est clair qu’on peut toujours trouver un intérêt dans tout. Après ce type d’information est-il vraiment de nature à éveiller le sens critique de jeunes de 17 ans ? j’en doute.
          Ce que je voulais surtout dire c’est que n’importe quelle matière peut favoriser l’ouverture d’esprit lorsque l’enseignement favorise la réflexion personnelle. Mais que toutes les matières sont abêtissantes lorsqu’elles ne sont enseignées que par bourrage de crâne et bachotage. A la limite, j’aime autant que les terminales scientifiques aient un peu d’épistémologie et d’histoire de la pensée scientifique dans leur programme de physique ou de svt plutôt que 2 heures d’histoire-géo dont ils ne retiendront qu’une liste de chiffres et de dates sans queue, ni tête à apprendre par coeur la veille du bac...

          • lifka
            lifka répond à LG240
            • Posté à 00h08 le 25/11/2009
            • Internaute 37623

            Jusqu’à ce que vous disiez « à la limite » j’étais assez d’accord. Mais je ne crois pas que l’histoire de la pensée scientifique - au moins enseignée comme est enseignée l’histoire de la pensée philosophique au lycée (je parle de mon temps, ça a peut-être changé) ouvrirait l’esprit à qui que ce soit. Elle est d’ailleurs d’une certaine façon enseignée, je crois.

            Par contre l’histoire et la géographie font partie me semble-t-il de la culture minimale de ce qu’on appelait autrefois « l’honnête homme », et l’une et l’autre aident certainement à réfléchir au moins plus tard quand on est sorti de l’école.

            • LG240
              LG240 répond à lifka
              • Posté à 14h54 le 26/11/2009
              • Internaute 23978

              Ben, j’enlève « à la limite », alors ; -D

        3 autres commentaires
    • Miss Bouzland
      Miss Bouzland répond à Fnork
      Cow girl
      • Posté à 22h53 le 24/11/2009
      • Internaute 53215
        Cow girl

      Eh bien moi, je me rappelle de cours super intéressants, vivants, avec une bonne dose de réflexion et d’introduction à l’esprit critique (et en terminale S, en plus de ça). OK, mon prof était un génie ! Il n’empêche que l’histoire géo en terminale ne nous a pas servi qu’à ramasser des points au bac : les connaissances restent encore ! Et le pire, c’est que toute la classe travaillait à fond (des S ! ! !).

  • REMARQUEUR -Compte bloque-
    • Posté à 20h46 le 23/11/2009
    • Internaute 78816
      freelance

    Ne cherchez pas : l’éducation nationale selon les droitards néo-libéraux se résume à la fabrique de Steevy en série, Michael Vendetta en tas, de Nadine Morano au kilo, de Laurent Vauquiez en paquet et de Rama Yade en salade.
    Ils veulent des cons : incultes, inconsistants et manipulables.
    Un Albert Jacquard ou un Axel Kahn, c’est plus compliqué à éduquer et ça leur fait mal au crâne.

    • lifka
      • Posté à 01h21 le 24/11/2009
      • Internaute 37623

      « Un Albert Jacquard ou un Axel Kahn, c’est plus compliqué à éduquer et ça leur fait mal au crâne »

      Ils sont pourtant à ma connaissance à quelques 20 années de distance directement issus du système éducatif français tel qu’il a été conçu par des « droitards ». L’éducation, c’est au moins autant ce qu’on en fait que ce qui vous est donné.

      Et pour ma part, je trouve Rama Yade non seulement très belle, mais aussi remarquablement intelligente, pas du tout inculte, et elle fait justement partie de ceux qui ont semble-t-il su tirer parti du système éducatif.

      Contrairement aux deux que vous appréciez, Nadine Morano, n’est pas née avec une cuiller en argent dans la bouche et elle a, à mon avis, beaucoup de mérite. Elle a fait de belles études et une belle carrière pour une fille de chauffeur de poids lourds et une mère de famille. J’en redemande des kilos de mères de famille et filles d’ouvrier qui réussissent comme elle.

      Quant à Laurent Vauquiez, il est arrivé premier à l’agrégation.... d’histoire. Il est diplômé de l’IEP, a un DEA de Droit public et est sorti premier de l’ENA. On voudrait bien en avoir des paquets !

      Mettre ces gens là au niveau d’un clown comme Michaël Vendetta ou Steevy, je crois que ça en dit surtout long sur vous.

      • Gotch
        Gotch répond à lifka
        • Posté à 07h49 le 24/11/2009
        • Internaute 15306

        Qui est Michaël Vendetta ?

        Pour Steevy, on sait. Hélas.

         
        • lifka
          lifka répond à Gotch
          • Posté à 23h52 le 24/11/2009
          • Internaute 37623

          Un gamin qui n’a pour l’instant encore rien fait sauf créer un site Internet où il tente de se vendre comme le plus beau, le plus intelligent....

        1 autres commentaires
      • Jaydi
        Jaydi répond à lifka
        Sûr de ne pas être certain
        • Posté à 09h53 le 24/11/2009
        • Internaute 79502
          Sûr de ne pas être certain

        Hum...vous parlez de la réussite de Nadine Morano. Très bien, mais pouvez-vous me donner votre définition de la réussite ?

        Et ne vous en déplaise, beaucoup de fils de routiers s’en sortent dans leur études ou réussissent leur vie comme ils l’entendent. C’est pour Jean Sarkozy que c’est dur d’être le fils de...c’est bien connu non ?

         
        • lifka
          lifka répond à Jaydi
          • Posté à 23h50 le 24/11/2009
          • Internaute 37623

          « beaucoup de fils de routiers s’en sortent dans leur études »

          Ce n’est pas ce que disent les statistiques.

          En plus, je ne parle pas des « fils » mais des « filles », qui plus est qui réussissent à mener en même temps une vie politique, une vie professionnelle et une vie de mères de familles.

          Vous pouvez m’en citer beaucoup des filles de routiers qui sont devenues ministres ? Qui plus est à 40 ans ?

          C’est surement quelqu’un qui a travaillé très dur, qui a très jeune montré son énergie. On a le droit de ne pas l’aimer et de ne pas aimer ses idées, mais parler d’elle comme d’une marionnette et la comparer à Steevy est d’une arrogance achevée.

          • Jaydi
            Jaydi répond à lifka
            Sûr de ne pas être certain
            • Posté à 09h56 le 25/11/2009
            • Internaute 79502
              Sûr de ne pas être certain

            Non, non, je ne cherchais pas à dénigrer Nadine Morano ou à faire croire qu’elle n’a pas travaillé pour en arriver où elle en est.

            Ce qui me gêne dans vos commentaires ce sont les préjugés que je crois sentir.
            Par exemple, je pourrais vous parler des « fils de » qui réussissent à mener une vie de père famille, une vie politique et une vie professionnelle de front. Hé oui, la vie de famille n’est pas réservée aux femmes.

            Pareillement, être ministre ne me semble pas être une plus grande réussite qu’autre chose. Certains font le choix d’être professeur des collèges ou dentistes et ont travaillé tout autant que cette ministre. Même certains routiers doivent travailler plus dur que Mme Morano.

            Voila où je souhaitais en venir, concernant la réussite : chacun voit midi à sa porte. Croyez bien que pour moi, être ministre à 40 n’est aucunement une réussite.

            • lifka
              lifka répond à Jaydi
              • Posté à 10h57 le 25/11/2009
              • Internaute 37623

              Allons, vous plaisantez ? Aucun préjugé, juste des statistiques. Nier qu’il est plus difficile pour une femme d’arriver à un poste élevé quel qu’il soit c’est simplement nier des faits abondamment documentés.

              Toutes les études montrent par exemple que dans les associations il y a un maximum de femmes comme militantes, mais dès qu’on arrive aux représentations régionales ou nationales, on ne trouve plus - ou presque plus - que des hommes. Ne serait-ce que parce que pour en arriver là, il faut accepter des réunions fréquentes et très tardives à des km de chez soi, ce que beaucoup de femmes ne font pas et que leur mari n’accepte pas.

              C’est tout aussi vrai dans les partis politiques et ça se retrouve aussi sur les bancs de l’Assemblée nationale : 107 femmes sur 577 députés en 2007, et encore à cause des quotas. Il y en avait 71 sur 577 en 2002, 63 en 97... et pour les ministres rappelez-vous des « jupettes » !

              Mais c’est vrai aussi dans toutes les professions, sauf peut-être dans celle de professeur que vous citez où on trouve beaucoup de femmes à cause de la disponibilité qu’offrent les horaires aux mères de famille.

              C’est si vrai que dès qu’une profession prend du prestige, elle se masculinise. Pour ne citer que cet exemple, à l’époque où l’accouchement était une affaire de femmes, il y avait des sage-femmes. A partir du moment où on a commencé à s’intéresser aux risques de la grossesse et où c’est devenu un geste chirurgical, ce sont les obstétriciens qui ont pris le relais. Et comme les études de médecine ont été longtemps fermées aux femmes, les obstétriciens étaient tous des hommes. Aujourd’hui encore, je crois qu’il y a plus d’hommes obstétriciens et la majorité des sages-femmes sont des femmes. Les hommes sont médecins et les femmes infirmières.

              Selon les dernières statistiques de démographie médicale, « les médecins (nouveaux inscrits) “en activité régulière” forment une population plus âgée, plus masculine et plus spécialisée. Les cadres d’activité de type “temporairement sans activité” et “remplaçants” touchent davantage de jeunes femmes »

              Quant aux dentistes dont vous parlez aussi, « avec une femme pour deux hommes actifs, elle reste aussi la moins féminisée des professions de santé réglementées »

              Je n’ai pas recherché le nombre de filles d’ouvrier dans ces statistiques, mais il est certain qu’elles ne sont pas nombreuses.

              « Par exemple, je pourrais vous parler des “fils de” qui réussissent à mener une vie de père famille, une vie politique et une vie professionnelle de front. Hé oui, la vie de famille n’est pas réservée aux femmes. »

              ==== quand dans l’histoire la vie de famille a-t-elle empêché un homme d’occuper une haute fonction et de passer la plupart de ses soirées hors du domicile conjugal ?

              De qui vous moquez-vous ?

              « Pareillement, être ministre ne me semble pas être une plus grande réussite qu’autre chose. Certains font le choix d’être professeur des collèges ou dentistes et ont travaillé tout autant que cette ministre. Même certains routiers doivent travailler plus dur que Mme Morano. »

              Tout dépend évidemment de où on place la réussite. Les routiers travaillent dur (au fait, il y a peu de femmes parmi les routiers), mais ont-ils le sentiment d’avoir « réussi » ? La réussite est une question très subjective. Pour certains simplement trouver du travail est une réussite, pour d’autres, c’est devenir son propre patron est une réussite. La réussite est aussi une question de reconnaissance.

              Mais vous ne pouvez nier que vu la rareté statistiques des fils ou filles d’ouvrier qui atteignent des postes élevés, particulièrement au sein de l’appareil d’état, devenir ministre EST une réussite sociale particulièrement éclatante. L’un des critères objectifs de la réussite est la notion d’exceptionnalité. Et madame Morano n’est pas arrivée là où elle est par le piston de son papa.

              Vous pouvez considérer que par rapport à vos objectifs personnels être ministre n’est pas une réussite, mais ça l’est certainement selon les objectifs de madame Morano, et ça l’est objectivement s’agissant d’abord d’une femme, ensuite d’une mère de famille et pour finir d’une fille d’ouvrier.

        3 autres commentaires
  • 222diablo222
    • Posté à 20h46 le 23/11/2009
    • Internaute 24482

    Mais...ils avaient pas dit qu’ils réfléchiraient pour cette réforme là ?

  • SuprazZz
    • Posté à 20h47 le 23/11/2009
    • Internaute 88130
      X

    Par pitié, n’écorchez pas Polytechnique en « Polythechnique ».

  • Bault
    Bault
    Etudiant
    • Posté à 20h50 le 23/11/2009
    • Internaute 95485
      Etudiant

    Ya pas de place pour l’Histoire quand on se remet à fabriquer du roman national.

  • jiemo
    jiemo
    123 ignition lift off
    • Posté à 20h54 le 23/11/2009
    • Internaute 21993
      123 ignition lift off

    Ah ben tiens, là c’est plus que révisioniste !
    C’est comme qui dirait du nihilisme !

  • A. Nonym
    • Posté à 20h58 le 23/11/2009
    • Internaute 15090

    Comme disait l’autre : « Les cons toujours plus cons, les riches toujours plus riches ! »

    • Gotch
      Gotch répond à A. Nonym
      • Posté à 07h49 le 24/11/2009
      • Internaute 15306

      Mais c’est les mêêêêmes !

  • 4rthur
    4rthur
    Interne
    • Posté à 21h00 le 23/11/2009
    • Internaute 82127
      Interne

    Une réforme intelligente !
    Plutôt que de revaloriser les autres filières et comprendre pourquoi elles n’attirent plus, on dévalorise un peu la filière S.
    Très ambitieux...

    • papy55
      papy55 répond à 4rthur
      prof. en province
      • Posté à 11h33 le 24/11/2009
      • Internaute 24237
        prof. en province

      Tout-à-fait d’accord........ !
      Et les enseignements de détermination en seconde qui deviennent des enseignements d’exploration et qui passent de 3 heures à 1,5 heures ?
      Qu’attendre comme exigences de la part des élèves ?
      Il ne restera plus qu’à faire de l’animation, du spectacle, de la garderie et des opérations de police pour éviter l’explosion de la marmite !

  • Irfan
    • Posté à 21h03 le 23/11/2009
    • Internaute 30779

    C’est un projet connu d’assez longue date (mon professeur d’histoire en prépa m’en parlait il y a deux ans), et qui est effectivement problématique. J’ai fait une terminale S, parce que j’étais bon en maths et en physique, mais aussi en histoire et en géo, et peu doué en dessin, et pas intéressé par l’économie. J’ai fait ensuite une prépa littéraire, puis Sciences Po, en histoire. Si j’étais resté aux matières scientifiques, je n’aurai pas eu la chance de découvrir ces merveilleuses matières que sont l’histoire et la géographie, puisqu’il faut bien reconnaître qu’on ne les enseigne pas vraiment au lycée, vu la forme qu’elles y prennent (mais ça doit être pareil en maths et physique, j’en ai conscience).
    Devoir choisir dès 15-16 ans si on va ne faire plus que des sciences ou plus que des lettres, c’est vraiment con (déjà que le faire à 17-18 ans c’est assez bête aussi). Ceux qui veulent déjà faire plus de sciences et moins de lettres peuvent aller en STG, il me semble que c’est ce à quoi cette filière doit servir. Après, la question est peut-être de mieux mettre en valeur les filières autres que les trois grandes générales !

    Darcos, au moins, on savait qu’il roulait pour les latinistes, pour les autres rétrogrades de ce genre, et que chez lui séparer les sciences humaines des sciences dures avait un rôle assez net. Pour Chatel, aucune idée, ce type est une brêle. Que connait-il du sujet ? Qui a-t-il consulté ?

    L’EducNat n’a pas besoin de réformes tous les deux ans pour s’entendre dire qu’il n’y a plus de fonds pour elle et qu’elle fonctionne à pertes : donnez-lui plus de profs par élèves, plus d’heures, et ça ira mieux tout seul.

    Par contre, si vous pouviez juste nous donner les arguments favorables à cette « réforme », ce serait assez utile, et plus honnête...

    • Toinou
      Toinou répond à Irfan
      à table
      • Posté à 22h39 le 23/11/2009
      • Internaute 59428
        à table

      « Darcos, au moins, on savait qu’il roulait pour les latinistes, pour les autres rétrogrades de ce genre, et que chez lui séparer les sciences humaines des sciences dures avait un rôle assez net ».

      Je fais partie des « autres rétrogrades de ce genre », et je n’ai pas souvenir que Darcos ait fait quoi que ce soit pour les langues anciennes.

      Pour tout dire, je suis un peu peiné de voir que quelqu’un qui a fait une prépa littéraire, puis « Sciences Po, en histoire » puisse dire de telles inepties sur les langues anciennes. A des personnes qui ne pensent qu’à l« utilité » d’une matière, j’ai l’habitude d’expliquer patiemment les choses ; mais quand quelqu’un qui a suivi une formation aussi ouverte intellectuellement que celle d’historien taxe les latinistes de « rétrogrades » (en ignorant totalement, soit dit en passant, ce qui se fait tous les jours dans les collèges et les lycées en cours de latin ou de grec, ou même à Sciences Po d’ailleurs, institution elle aussi rétrograde qui propose depuis quelques années des cours de latin), comment s’étonner qu’un Luc Chatel, de toute évidence peu familier de la culture humaniste, puisse agir ainsi avec l’histoire et la géographie ? « Que connaît-il du sujet ? Qui a-t-il consulté ? », cela ne vaut pas que pour Luc Chatel...

      Désolé de cette petite parenthèse, qui n’en est finalement pas vraiment une...

      • Irfan
        Irfan répond à Toinou
        • Posté à 02h46 le 24/11/2009
        • Internaute 30779

        Êtes-vous favorable au projet-pilote proposé par Darcos et de Villiers en Vendée (article sur Rue89 que je ne retrouve pas immédiatement) ? Pensez-vous qu’il faille obligatoirement avoir appris le latin ou le grec au lycée pour envisager une formation en classe préparatoire littéraire, voire en faculté de lettres ?
        C’étaient les personnes qui soutiennent ce genre de propos et d’idéologie que je visais, pas ceux qui estiment que le latin a sa place comme choix avec d’autres matières, non pas comme discipline déterminante des classes générales, mais comme option conseillée pour tel ou tel parcours.

        J’espère ne pas vous avoir trop peiné, ma formule, étant lapidaire (sinon j’écris trop, et on ne me lit pas, c’est triste), caricaturait ma pensée sur ce sujet. Mais je suis de ceux qui préfèrent dire « langues mortes » que « langues anciennes » par exemple. Et je connais beaucoup d’étudiants de « lettres classiques » qui sont de mon avis, qui aiment ce qu’ils étudient et en voient un intérêt pour eux-mêmes, mais savent bien que les mémoires qu’on leur propose ou demande d’écrire n’ont absolument aucune utilité pour la société ni pour eux. J’ai des exemples en pagaille, sur le personnage de Germanicus dans l’oeuvre de Tacite, l’ironie dans trois pièces d’Aristophane (encore que, dans ce cas), ou les classiques traitement de la vieillesse ou de l’amour chez tels auteurs satiriques.

        J’ai lu un texte de Nietzsche où il explique très bien en quoi avoir des connaissances inutiles est nécessaire à l’homme (sinon consubstantiel), et finalement utile à sa survie dans bien des cas ; c’est sans aucun doute vrai pour les langues et cultures autres que la nôtre, et en connaître plusieurs est toujours bénéfique.
        Si je n’avais pas étudié la pensée religieuse romaine, je pense que ma laïcité ne serait pas aussi forte qu’elle l’est aujourd’hui : j’estime par exemple qu’on a renversé les termes de religio et de superstitio, et que la superstition dangereuse et idiote domine face à une religion utile et belle, comme peut l’être notre religion républicaine. Je suis sûr que si Sarkozy avait lu les mêmes textes que moi, il n’aurait pas prononcé son discours de Latran.

        Tout cela dit, les réformes Darcos ont contribué à fermer un peu plus les « formations aussi ouvertes intellectuellement que celle d’historien », puisque je sais que je n’aurais jamais été pris dans mon hypokhâgne si j’y avais candidaté cette année. Je venais de l’avant-dernier lycée du 94 (selon l’Express), de section S, sans langue ancienne. Finalement, j’ai été admissible à l’ENS LSH en carré et en khûbe, et à 3 points de l’admissibilité à Ulm la même année (dont le latin (8/20), sans préparation !).
        Les réformes qui favorisent les langues anciennes me semblent favoriser la reproduction et limiter les cas dans mon genre, voilà tout, pour achever un message un peu indigeste en forme de dialogue entre littéraires ; -). (et de panégyrique à mon égard, mais à cette heure et dans cet état, je me permets cette faiblesse de l’âme)

         
        • Toinou
          Toinou répond à Irfan
          à table
          • Posté à 09h51 le 24/11/2009
          • Internaute 59428
            à table

          J’ai aussi un vague souvenir de ce projet vendéen, et je ne crois pas avoir été enthousiaste ; je ne suis pas favorable non plus au latin ou au grec obligatoire en lycée pour pouvoir s’engager dans une voie dite littéraire par la suite, en hypokhâgne ou à la fac, mais je pense que leur présence plus importante aurait été une des façons (pas la seule, hein, je ne suis pas un ayatollah non plus) de revaloriser la filière L.

          A mon avis, l’enseignement des langues anciennes a plutôt tendance à jouer contre la reproduction sociale ; au contraire, il permet, je crois, d’apporter de nombreux éléments de la culture des élites (pour aller vite) à des gens qui ne les ont pas à la maison (pour aller vite aussi), et je le trouve donc plus positif que discriminant socialement. C’est du moins ce qui ressort de ma petite expérience de l’enseignement de ces matières. Une goutte d’eau dans l’océan, mais c’est comme ça qu’on avance !

          Enfin, je reste pas d’accord sur l’idée des mémoires inutiles sur Germanicus dans Tacite, les chevaliers-paysans du lac de Paladru, etc. ; j’ai plutôt tendance à penser que tout savoir a une importance en tant que tel et pour lui-même. Mais bon, cet avis est rédigé de façon simpliste et lapidaire, on n’est pas obligés de s’accorder sur tout, et puis les messages trop longs entre littéraires, en effet...

        1 autres commentaires
      • Jaydi
        Jaydi répond à Toinou
        Sûr de ne pas être certain
        • Posté à 09h56 le 24/11/2009
        • Internaute 79502
          Sûr de ne pas être certain

        S’il y a des formations ouvertes intellectuellement, pourriez-vous m’indiquer quelles sont celles qui sont fermées intellectuellement s’il vous plait ?

         
        • Toinou
          Toinou répond à Jaydi
          à table
          • Posté à 10h31 le 24/11/2009
          • Internaute 59428
            à table

          Je ne pense pas qu’il y ait des formations « fermées intellectuellement » ; ça s’appellerait plus de l’endoctrinement, du formatage... Maintenant, la formation d’historien - je le dit d’autant plus facilement que je n’en suis pas issu - est, à mon avis, une formation extrêmement ouverte sur d’autres domaines que l’histoire et ses méthodes, et je crois qu’elle permet de toucher à beaucoup d’autres choses très différentes ; selon moi, beaucoup de formations sont plus techniques, plus directement pratiques, moins ouvertes sur le plan intellectuel, et ça n’est pas un reproche.

        1 autres commentaires
  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 21h15 le 23/11/2009
    • Internaute 26226
       ? ?

    Commenter les évènements,analyser les situations : cela doit être trop subversif pour avoir une place de choix dans l’enseignement selon Chatel et Sarkozy.
    Grignotons encore un peu plus la culture générale des étudiants,pour en faire des futurs salariés compétitifs.Mais qu’est-ce qu’ils auront comme conversation en dehors de leur boulot ? Quel esprit critique pour ces employés modèles ?

    • shaba
      shaba répond à Ishtar
      etudiant
      • Posté à 21h23 le 23/11/2009
      • Internaute 59626
        etudiant

      On étudie pour avoir un travail après c’est tout. T’es lyceen/ étudiant tu fermes ta gueule. T’es pas là pour apprendre à reflechir mais t’es là pour avoir un boulot plus tard.
      (c’est le raisonnement débile qui pousse à ce genre de reforme)

      • zazachavez
        zazachavez répond à shaba
        • Posté à 21h36 le 23/11/2009
        • Internaute 83209

        Félicitations, tu as bien compris la consigne...

        aux armes etc ...
         ; -))

  • shaba
    shaba
    etudiant
    • Posté à 21h15 le 23/11/2009
    • Internaute 59626
      etudiant

    Et apres ça parle d’identité nationale.
    L« Histoire et la geographie c’est la base pour vivre ensemble, avoir des racines communes, connaitre son histoire et s’ouvrir aux autres.

    • TienTien
      TienTien répond à shaba
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 21h25 le 23/11/2009
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Lors de la prochaine réforme l’histoire ne nécessitera plus que 2 heures de cours au total, l’an 1 correspondant à 2007 élection de Nullitude Suprême. Quant à la géo, tant que vous arriverez à situer le Fouquet’s sur un plan de Paris...

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