Les Inrocks 23/11/2009 à 11h25

Qui sont les exclus du haut débit ?



Dix ans après la généralisation d’Internet, qu’en est-il de la « fracture numérique » ? Selon le rapport du gouvernement accompagnant, l’année dernière, le plan numérique 2012, entre 2 et 4 millions de personnes en France sont aujourd’hui exclues de l’internet haut débit.

La fracture numérique recoupe et aggrave les fractures sociales (90% des cadres sont équipés, contre seulement 30% des non-diplômés) et territoriales. Dans le monde virtuel, la frontière continue d’exister entre zones urbaines et zones rurales.

A l’origine de cette inégalité : l’architecture du réseau téléphonique, sur lequel s’appuie la grande majorité des accès haut débit. Les « zones blanches », inéligibles à l’ADSL, concernent 2% du territoire et 8% des lignes téléphoniques. Avec un débit limité à 512 kbits/seconde, elles ne permettent qu’un accès lent à de nombreux sites.

La fracture existe même dans les zones moyennement denses : ainsi, en région parisienne, 25% des lignes ne peuvent avoir un débit ADSL supérieur à 5 Mbits.

Une nécessité pratique et sociale

Pourtant, réduire la fracture numérique est un enjeu de société fondamental. Comme le disait récemment Christophe Honoré dans Les Inrocks :

« Internet réalise une utopie qui me faisait rêver quand j’étais un ado breton un peu isolé, à savoir l’accès à la culture depuis n’importe où dans le monde. »

Savoir, services, développement économique, tout passe par Internet. L’accès au réseau est devenu une nécessité pratique mais aussi sociale, comme l’explique Régis Bigot, sociologue du Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) :

« Aujourd’hui, ne pas savoir se servir d’Internet peut provoquer un sentiment d’infériorité, car il devient crucial de maîtriser Internet pour être à la hauteur socialement. »

L’arrivée du haut débit semble un facteur décisif dans le désenclavement des zones rurales, reculées ou déshéritées. Du succès foudroyant du rappeur Kamini, qui a fait découvrir au monde son village de Marly- Gomont via Internet, au projet Soho Solo d’aide à l’accueil des télétravailleurs dans le Gers ou aux innombrables sites d’e-commerce de petits producteurs, les exemples abondent.

Comme l’écrit Philippe Vidal, maître de conférences en géographie et aménagement à l’université du Havre :

« Le désenclavement numérique s’inscrit dans une logique de maintien de la ruralité, de préservation et de renforcement des spécificités, de mise en valeur du patrimoine architectural ou mémoriel, de soutien au tourisme vert, de formation des agriculteurs ou d’équipements des écoles. »

« Que manque-t-il ? L’usage de et le sens »

A la fracture territoriale vient se superposer une fracture sociale, car disposer d’un accès Internet satisfaisant ne règle pas tout. Pour le blogueur Bernard Duperrin, le web 2.0 est au coeur de cette deuxième fracture : « Aujourd’hui, n’importe qui peut comprendre comment laisser un message sur Twitter, mettre à jour son profil Facebook, écrire sur un blog », constate-t-il. Pour preuve : l’arrivée en masse des quinquas sur Facebook :

Pourtant, « la fracture demeure. Que manque-t-il ? L’usage et le sens. Tout le monde peut se servir d’une application “nouvelle génération” mais peu voient à quoi elles servent. »

Le cas typique s’avère être un réseau social comme Twitter, très simple d’utilisation, mais dont la grande majorité des gens avouent ne pas comprendre l’utilité. Bernard Duperrin poursuit :

« La fracture numérique serait donc aujourd’hui une fracture sociale dans la mesure où elle concerne la capacité à s’impliquer dans des dynamiques “sociales”. En plus de l’équipement technique donc, reste, afin de réduire réellement la fracture numérique, tout un travail de compréhension des enjeux du web... sur la durée. »

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  • 64 réactions
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  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 11h30 le 23/11/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    par contre pour les gens en surendettement ils seraient contents de ne plus être en « haut débit »

    • mOUNETTE
      mOUNETTE répond à nono le simplet
      retraitée
      • Posté à 15h11 le 23/11/2009
      • Internaute 96753
        retraitée

      Juste demander a repasser en 56K tu verras c’est génial. 20 euros par mois en illimité en 56K . Pour ce prix la tu as ou un internet tortue, ou ta ligne téléphonique.

      • nono le simplet
        nono le simplet répond à mOUNETTE
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)
        • Posté à 05h47 le 24/11/2009
        • Internaute 9767
          nihil scio nisi scio quod nihil (...)

        ma boutade ( de dijon ) portait sur les débits de comptabilité :)))))

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h08 le 23/11/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    « Aujourd’hui, ne pas savoir se servir d’Internet peut provoquer un sentiment d’infériorité, car il devient crucial de maîtriser Internet pour être à la hauteur socialement. »

    ah on comprend mieux pourquoi l’industrie de la voiture se casse la gueule.. ; -)

    la mode est de ne plus parader dans son 4X4 ou sa 12 cylindres en V , pour être socialement reconnu

    (ironie)

    moralité : internet a tué l’automobile.....

    internet m’a tuer ! ! ! !

    une question se pose : qui aura la peau d’internet dans le futur ? ?

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à pablico
      • Posté à 12h20 le 23/11/2009
      • Internaute 12674

      Nos enfants sont totalement redéfinis par Internet. Et ceux et celles qui cultivent encore l’illusion de bloquer l’internet aux enfants doivent bien réfléchir
      Lien
      et autocritiquer leur regrettable outrecuidance.
      Paul Laurendeau

      • egide
        egide répond à ysengrimus
        Littéral
        • Posté à 16h26 le 23/11/2009
        • Internaute 45067
          Littéral

        Votre argumentaire pour favoriser une approche libérale de l’accès à Internet pour des enfants est extrêmement intéressant.
        Je crois qu’il convient parfaitement à des enfants qui ont 12 ou 13 ans, ceux dont on dit, en France qu’ils sont pré-adolescents.

        À cet âge, il faut cultiver l’intelligence de l’autonomie et parier sur la confiance. Ce que vous proposez est rude car cela impose aux parents d’offrir une véritable culture au sein de la famille qui permettent aux plus jeunes de garder une bonne distance et des capacités critiques quelque soit d’ailleurs le média et le support de l’information et de la connaissance.

        Pour autant, il ne faut pas disqualifier une certaine forme de filtrage parentale actif.

        Pour les enfants les plus jeunes les médias, et en premier lieu les télévisions et les producteurs de film ont la fâcheuse manie de dresser nos mômes à devenir des consommateurs précoces. Trop précoces.

        Je censure la publicité sur les chaines de télévisions et les DVD
        en profitant de la numérisation des émissions et des films.

        Pour les enfants jusqu’à 10 ans, j’utilise un filtre basé sur une liste blanche.
        Je n’interdis pas de surfer mais je censure tous les sites commerciaux.

        Cela m’oblige à intervenir souvent pour permettre l’accès à des sites au fur et à mesure que mon enfant les découvre. Car je lui ai appris l’usage des moteurs de recherche.

        Quand j’interdis l’accès à un site, j’explique soigneusement pourquoi. Surtout quand il s’agit, suite à une proposition commerciale induite par l’achat d’un jouet à participer à des jeux en ligne qui ne sont jamais gratuits.

        Par gratuit, j’entends qu’il demande pour accéder à de soi-disant contenus des informations personnelles.

        Les enjeux commerciaux de ces pratiques malfaisantes sont difficiles à appréhender par les jeunes enfants malgré les explications.

        Et j ne veux pas fermer les yeux au prétexte d’un libéralisme éducatif qui ne ferait que laisser soumettre l’enfant à une insidieuse propagande commerciale au profit de marques.

        L’éducation et la culture de mes enfants sont de ma responsabilité parentale. Dans le cadre du Droit.

        Par contre, je ne veux pas déléguer le filtrage parental à un organisme extérieur qu’il soit d’état ou bien service commercial.

         
        • ysengrimus
          ysengrimus répond à egide
          • Posté à 17h04 le 23/11/2009
          • Internaute 12674

          Cette procédure va vous couter cher à l’adolescence...
          P.L.

          • egide
            egide répond à ysengrimus
            Littéral
            • Posté à 19h18 le 23/11/2009
            • Internaute 45067
              Littéral

            Non je suis très mauvais payeur.

            Un des rites de passage à l’adolescence a consisté et consistera pour mes enfants, en tout cas, à acquérir une liberté de fait.

            L’adolescence s’accompagne bien par plus de liberté, c’est à dire moins de surveillance, plus d’autonomie, plus de responsabilités aussi, contrairement aux idées reçues.

            Et par des discussions, mais des discussions ...

        2 autres commentaires
  • Unglorious worker
    Unglorious worker
    sceptique à temps partiel
    • Posté à 12h05 le 23/11/2009
    • Internaute 89331
      sceptique à temps partiel

    « La fracture existe même dans les zones moyennement denses : ainsi, en région parisienne, 25% des lignes ne peuvent avoir un débit ADSL supérieur à 5 Mbits. »
    Faudrait peut être pas pousser le bouchon trop loin, on vit très bien avec un débit ADSL inférieur à 5Mbits. Que vous fassiez un sujet sur ceux qui n’ont pas accès à internet et l’isolement que cela induit (souvent lié à l’isolement géographique d’ailleurs), mettons, de la à y inclure les gens qui l’ont « en bout de ligne », c’est peut être l’argument de trop.
    Dans ces cas, ce n’est pas une fracture, c’est un petit bobo.

    • Iv
      Iv répond à Unglorious worker
      Roboticien utopiste
      • Posté à 12h51 le 23/11/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      A noter d’ailleurs que l’article considère qu’à 512 Kbit, on n’est pas en haut débit !
      L’époque du 56K n’est pourtant pas si loin...
      Avec 512 Kbit, on peut accéder à toutes les infos, on peut même regarder du youtube en basse qualité. Il serait interessant de voir combien de personnes n’ont pas accès à autre chose que du 56K, mais à mon avis ça doit aujourd’hui être assez faible.

    • Homer555
      • Posté à 19h27 le 23/11/2009
      • Internaute 45141

      Pour internet simple, oui. Mais l’internet actuel est à grande majorité du triple play et en dessous de 5M, vous payez comme les autre mais, comme la télé manque, vous ne recevez que 66% des services inclus dans le prix. Pourquoi pour le même prix on a pas le même service ? Théoriquement ce n’est même pas légal de vendre un service qu’on est pas en mesure de fournir.

  • 100 000 d entre nous
    100 000 d entre nous
    meurent de faim chaque jour
    • Posté à 12h06 le 23/11/2009
    • Internaute 95182
      meurent de faim chaque jour

    Moi je sais pas, j’ai pas Internet.

  • Teuve
    Teuve
    Informaticien
    • Posté à 12h14 le 23/11/2009
    • Internaute 80734
      Informaticien

    J’ai grandis avec le 56k.
    Mon premier ADSL, c’était du 128k.
    Révolution au passage du 512k, amplement suffisant.

    Pour tout le reste, je n’ai vu le changement qu’au niveau du téléchargement... Et c’est amplement suffisant pour être connecté au web, pour afficher très rapidement des sites, j’en passe et des meilleurs.

    Je pensais que l’article allait parler des personnes n’ayant pas internet HAUT débit, plutôt que TRES haut débit. Je m’étais dis : Ah tiens, ils parleront peut être des intérêts économiques qui poussent les relais à être installés dans des zones à population suffisante (et oui, dans l’absolu, il faut relier les communes les plus grandes et aller vers les plus petites, et à condition que suffisement de gens soient intéressés.. Parce que c’est pas gratuit.)

    Malgré mon métier, et malgré ma connexion permanente au net, quand je veux des nouvelles de mes amis, je leur fais un petit chat, où je les appelle. Mais le débat n’est pas sur Twitter ou Facebook, je me devais juste de le signaler car je ne suis pas un fracturé numérique.

    • ajuga
      ajuga répond à Teuve
      informaticien champêtre
      • Posté à 12h25 le 23/11/2009
      • Internaute 52255
        informaticien champêtre

      Je te rejoins complètement !

      J’ai commencé avec du 4K sur les réseaux de BBS
      Je n’ai en ce moment, quoique pas loin d’une très grande ville, que du 1024, et j’aimerais que l’on m’explique quel est le problème par rapport à la « fracture numérique » ?

      En revanche si j’étais encore avec Numéris à 64 K, c’est vrai que je serais un peu embêté.

      • SlyTheSly
        SlyTheSly répond à ajuga
        • Posté à 12h35 le 23/11/2009
        • Internaute 24414

        Bah moi aussi je vais jouerl es vieux de la vieille et dire que j’ai commencé avec du 14k , mais moi j’aimerais bien que tout le monde dispose du confort que constitue le 12M que j’ai aujourd’hui.

        Télécharger ? Pourquoi pas, mais pas seulement.
        Tout le multimédia, etc... bien plus agréable quand il n’y a presque pas de délai entre le clic et le chargement, et qu’on ne met pas une demi-heure à obtenir son média, etc.

        Je connais pas mal de gens (famille et amis) à la campagne qui aimeraient avoir la radio sur le web sans qu’elle soit coupée de temps en temps, pouvoir revoir une émission de TV sans avoir à la charger pendant des heures pour éviter une coupure toutes les 2 secondes, ou pouvoir voir mon album photo en haute-qualité sans avoir à passer une minute à charger chacun d’entre elles, etc...

      • Ellington
        Ellington répond à ajuga
        • Posté à 16h12 le 24/11/2009
        • Internaute 27898

        Le problème, comme dit plus haut, c’est que sans haut débit réel, alors que tu paies le même prix, tu dois payer ton téléphone et ton équipement télévision en plus.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h18 le 23/11/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h31 le 23/11/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Qui sont les exclus du haut débit ? »

    ►..........................
    I l ....y .........a ......
    ..............................
    ................................l.e..s
    .........................................
    .........c.o..r...s....e.....s

    • KfC
      KfC répond à Pierrrrre
      struggling for life
      • Posté à 21h03 le 23/11/2009
      • Internaute 84462
        struggling for life

      Osef :)
      C’est parmi les plus favorisés sur pas mal de plans ...
      Le FLNC pourrai agir :)

  • VinceDeg
    • Posté à 12h38 le 23/11/2009
    • Internaute 36941

    Les conditions imposées par France Télécom et les FAI pour ouvrir un contrat, même en zone éligible, restent un frein méconnu pour l’accès à internet chez les étudiants, qui pourtant en ont bien besoin... Ou du moins l’étaient il y a 2-3 ans, je ne sais pas si la situation a changé avec le dégroupement total. Je m’explique : quand on ouvre une ligne, on est obligé de prendre un contrat d’un an. Or beaucoup d’étudiants changent de logement plus rapidemment que cela - l’intervalle entre le début et la fin des cours est généralement de 9 mois, sans compter les périodes de stage ou l’on est ammené à changer de ville - et donc certains ne prennent pas de ligne pour éviter de payer les pénalités de rupture de contrat. Deuxième gros frein : les frais d’ouverture de contrat et d’installation. Je viens de regarder sur le site de France Télécom : étant étudiant, c’est 27€ pour ouvrir un contrat. Ceci dit, si il n’y a pas déjà de ligne dans le logement, il faut payer 55€ de frais d’installation en plus... Or gaffe : si la ligne n’a pas été utilisée depuis longtemps, FT fait de toutes façons payer ces frais d’installation pour « réactiver » la ligne. Donc, dans un logement, si plusieurs locataires de suite ne payent pas d’abonnement, le suivant va être dissuadé d’ouvrir une ligne (ce qui lui coûterait 75€ pour quelques mois), etc, etc... Bon, bref, tout ça dissuadait pas mal de monde autour de moi qui renoncaient à internet à domicile - et causait des problèmes en fin d’année à ceux qui avaient quand même pris internet, au final ils se retrouvaient souvent à continuer à payer leur abonnement pour finir le contrat. Mais je ne sais pas si ça a changé avec la montée en puissance de Free & co : combien pour la mise en place d’une connexion dans un logement qui n’en a jamais eu ? Peut-on casser un contrat en moins d’un an ?

    Sinon, pour tous ceux qui sont dans des résidences étudiantes, ça reste pas mal le scandale au niveau du débit. Généralement, internet est compris dans le loyer et on se branche simplement par des prises éthernets dans le mur. Mais les loueurs sont assez rats sur le débit général des résidences, et quand tout le monde se connecte en même temps (vers 18-19h et après 21h) le temps de chargement des pages se fait sentir. Ben, oui, forcément, 200 personnes qui pompent sur 5 lignes ADSL, ça le fait pas... Du coup, on se fait souvent bloquer le p2p pour éviter d’engorger le réseau.

    Bref, tout ça pour dire que généralement, internet en étant étudiant, ça reste la grosse loose, et ce n’est pas à cause de la disponibilité en haut débit. Que tous ceux qui sont étudiants par ici confirment, complètent ou infirment cela...

    Y’à peut-être une erreur dans l’article : « Les “ zones blanches ”, inéligibles à l’ADSL, concernent 2% du territoire et 8% des lignes téléphoniques. Avec un débit limité à 512 kbits/seconde, elles ne permettent qu’un accès lent à de nombreux sites. »

    512kb, c’est déjà de l’ADSL et donc du haut débit (Wikipedia me dit que le haut-débit est fixé par l’OCDE à 256kb)... Le vrai bas-débit, c’est le bon vieux 56k avec le bruit du modem qui numérote pour accéder au serveur... Donc je suppose que l’article voulait dire que 8% des lignes téléphoniques ne peuvent avoir qu’une connexion à 56k. Ouch ! Ou alors voulait-il dire que tout le territoire est déjà en 512k et que seulement 8% des lignes ne peuvent pas passer au dessus ?

    Bon, en même temps, c’est vrai que c’est relatif, tout ça, il y a quelques années 512k c’était le summum du haut débit (certaines lignes pouvaient avoir l’ADSL mais étaient bloquées à 256k), alors que maintenant le 20 mégas est presque la norme en ville (40X plus de débit !)...

    • screugneugneux
      screugneugneux répond à VinceDeg
      râleur-NRV
      • Posté à 14h49 le 23/11/2009
      • Internaute 43534
        râleur-NRV

      « combien pour la mise en place d’une connexion dans un logement qui n’en a jamais eu ? Peut-on casser un contrat en moins d’un an ? »

      Ma toute récente expereince me dis que :

      Seule France telecom peut ouvrire ou réactiver une ligne qui a été résiliée il y a longtemps ( combien de temps...... ? ? ? ? ? ? ?) même si on on a le N° FT en bas de porte.
      Le cout d’ouverture, en gros c’est plutot dans les 150€ quand on aditionne les différents frais...
      On peu toujours résilier, mais il faudrat s’acquiter du cout des 12 mois d’abonnements, sinon ils n’ouvrent pas la ligne à un autre fournisseur.

      utilisateur d’une live box, j’ai jamais réussis à avoir la ligne tel, malgrès le cout d’abonnement supperieur à la concurence, le cout de déplacement d’un technicien, comptez environ 100 €... et ça marche toujours pas...

      j’ai zappé FT ( ça m’aé couté un oeil pour ps grand chose en terme de service) et je me suis raccordé à Free, et là, ça marche.... y’a pas d’engagements, le techos est gratuit, l’abbonnement est moins cher.......

      Que demande le peuple...... ;)

    • KfC
      KfC répond à VinceDeg
      struggling for life
      • Posté à 21h09 le 23/11/2009
      • Internaute 84462
        struggling for life

      Je suis étudiant mais pas en résidence Universitaire, avec une bonne connexion Free (15M environ) mais des amis en résidence connaissent bien le problème et il est vrai que c’est assez scandaleux, surtout lorsqu’on suit un cursus orienté web : /
      (Je précise que c’est une petite ville où le campus se compose d’un IUT, un IUFM plus 4-5 écoles d’ingénieurs soit - de 2000 étudiants)

  • tvargentine-
    • Posté à 12h59 le 23/11/2009
    • Internaute 17486

    Encore une fois un article de bobo qui cherche à instrumentaliser un sujet de société pour le réduire à de l’anti-sarkozysme sournois qui n’ose le dire

    J’habite à Colombes (Hauts de Seine) dans une rue ou il y a eu 3 nouvelles constructions de maison en octobre 2009

    Et bien,FRANCE TELECOM qui gére le poteau et les infrastructures n’a pas estimé bon d’adapter ses équipements téléphoniques sur un poteau téléphonique qui relie tous les habitants (nouveaux inclus) sur ce poteau

    RESULTAT : Le débit divisé par 2 ! ! ! ! ! !

    FRANCE TELECOM sert dabord ses clients en débranchant les utilisateurs qui ne sont pas ’orange’ (je suis à SFR) et ensuite il ne fait rien mais VRAIMENT RIEN R I E N pour adapter ses
    équipements à l’environnement de la population

    1 mois sans internet ,sans aucune explication : RIEN et même à SFR ils sont obligé de passer par FRANCE TELECOM après avoir envoyé un sous-traitant vérifié le cablage interne

    1 long mois sans téléphone !

    LA SOLUTION ? ? ? ? ? ? ? ? FRANCE TELECOM à la réponse

    Nous voyons bien dans cet exemple précis que la « fracture numérique » n’est en rien ’social’ mais tout simplement le résultat de la politique de FRANCE-TELECOM qui n’a pas envie de partager le gateau du Haut-débit avec la concurrence et qui ne se gene pas pour débrancher des utilisateurs sans prendre le soin d’informer la raison de ce débranchement

    Qui est responsable à FRANCE TELECOM quand vous êtes chez FREE ou SFR ? ? ? ? ?

    Oui,si comme moi ,vous avez la même expérience,je suis demandeur de connaitre l’identité de la personne de FRANCE TELECOM afin de l’amener devant un tribunal car c’est très facile pour eux de faire des transferts de problèmes techniques vers l’utilisateur final qui perdra énormement de temps et d’argent avec son portable téléphonique pour appeler sa Hot-line SFR

    Quand à « vos réseaux sociaux » ,je me permet en tant qu’informaticien de dire aux utilisateurs ,de ne pas remplir les formulaires avec vos vrais identitées et vos modes de vie car généralement derrière vous avez tout un bizness d’échange et de vente d’information à des sociétés privées et il n’y a vraiment rien de « social » dans ce type de produit marketing

    Donc,à la question posée :

    « un réseau social comme Twitter, très simple d’utilisation, mais dont la grande majorité des gens avouent ne pas comprendre l’utilité »

    Si,les gens ont une conscience,ils savent et comprennent l’utilisation de leurs données personnelles et ne partagent donc pas votre analyse

    Lien

  • Tyb
    Tyb
    (par ici, par là)
    • Posté à 12h58 le 23/11/2009
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    « Le cas typique s’avère être un réseau social comme Twitter, très simple d’utilisation, mais dont la grande majorité des gens avouent ne pas comprendre l’utilité »

    Mauvais exemple, parce que Twitter, à part pour les journalistes ayant besoin d’une réactivité aux news de l’ordre de la dizaine de seconde ou pour les drogués à Internet farcissant leur vide existentiel de milliers de messages sans intérêt, ça n’a effectivement strictement aucune utilité !

    Je trouve ça justement parlant le test qui consiste à demander à un non initié quel usage il voit à un service après lui en avoir expliquer les grandes lignes...

    • kevangel
      kevangel répond à Tyb
      Chercheur
      • Posté à 12h59 le 23/11/2009
      • Expert 24356
        Chercheur

      C’est énorme, vous avez posté exactement la meme chose que moi à la meme minute. On croirait presque un bug...

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 12h57 le 23/11/2009
    • Expert 24356
      Chercheur

    « Le cas typique s’avère être un réseau social comme Twitter, très simple d’utilisation, mais dont la grande majorité des gens avouent ne pas comprendre l’utilité. »

    Je dois dire que ce passage me surprend. Je ne vois pas pourquoi c’est parce qu’un logiciel est simple qu’il est utile. C’est bizarre ce ton méprisant qui consiste à dire que si on ne comprend pas à quoi sert Twitter on est inculte (ou de l’autre coté de la « fracture sociale »). J’ai beau avoir bac +8, je suis désolé mais j’ai toujours pas compris à quoi sert Twitter. A part pour les jounralistes peut-etre...

  • tranchedefoie
    tranchedefoie
    artiste
    • Posté à 13h01 le 23/11/2009
    • Internaute 64552
      artiste

    Je suis en rase campagne et 512 c’est quand même le moyen-âge. De plus dès qu’il y a un petit coup de vent tout s’arrête pour quelques heures, inutile d’essayer de profiter aussi de la télé vendue avec le pack, et ce qui est rageant c’est qu’on paye la même somme que les autres (quoique modique, symboliquement ça craint.)

    Mais le 5 méga à la campagne ne résoudra pas la fracture numérique. Je regarde l’usage que les jeunes font d’internet dans le village et c’est navrant. Ils n’utilise ni facebook ni twitter ni wikipédia, rien de tout cela, ils vont sur skyblog et sur le site des marques dont ils entendent parler à skyrock, seule radio dans le village et seule radio qu’ils n’aient jamais écouté de leur vie.

    Que leur importe un fenêtre ouverte sur le monde s’ils n’ont pas l’ouverture culturelle pour aller voir autre chose ?

    L’éducation a donc un grand rôle à jouer pour promouvoir une utilisation enrichissante d’internet. De plus comme ces jeunes décrochent en 5e pour partir dans CFA faire des apprentissages, l’éducation nationale aurait intérêt à intégrer les pratiques web dés le plus jeune age.

  • numeroSeptduvillage
    numeroSeptduvillage
    media-citoyenne et ecologeek
    • Posté à 13h11 le 23/11/2009
    • Internaute 83942
      media-citoyenne et ecologeek

    « La fracture numérique recoupe et aggrave les fractures sociales » : et oui ! ça fait plus de 10 ans que les sous du gouvernement atterrissent dans les poches des industriels sans passer par la case des animateurs scolaires, des centres de formation informatique, espace multimedia. C’est le néant, le grand hold-up. D’un côté on se forme pour former de l’autre il n’y a pas les emplois : seulement 3 étudiants par ville en stage non rémunéré sur des sujets stériles (ex : blogs et orangeLab, indiquez moi où est le projet de société et les acquis fondamentaux là hum ?) ; de l’autre des ingénieurs réseaux qui ne pouvant pas sacrifier leur compétences techniques (normal) délaissent toute la partie aménagement du territoire et des usages. Bref c’est comme les routes : des milliards pour des tronçons de route et rien pour les autres. Ce sont donc toujours les villes qui sont équipées (je suis passée de la ville à la campagne là, c’est l’horreur le main mise FT), toujours les même métiers qui peuvent utiliser et s’exprimer avec ces outils (pas facile de rendre visible les autres métiers donc). Je parle même pas des femmes qui sont repoussés de ces réseaux et clubs VIP du tuyau. Voilà. On est content. On a des routes super merci...mes les contenus ça fait des décennies qu’on voudrait les mettre ces fichus contenus.

    « l’arrivée en masse des quinquas sur Facebook » : réduire la fracture numérique c’est également parler correctement et clairement. Il n’y a pas que facebook à citer en boucle comme élément sur le net : merci de penser aussi à wikipedia et les contributions participatives, merci de citer ubuntu comme logiciel libre qui a fait faire un bond dans la visibilité des outils utilisateurs et participatifs (et ouverts).

    « La fracture sociale »...elle est toujours et sera toujours là tant que 100% du pognon et choix de gouvernement sera sur FT, Orange, Bouygues et consor. C’est pratique pour faire bosser gratuitement les petites mains et compenser la fracture sociale, c’est pratique pour faire croire que c’est encore « le social » qui demande du soutien. Le social souffre car il est l’éternel oublié dans les projets de société. Le pion sarkozy posé tente d’achever le social. Toutes les mesures de son gouvernement son anti-sociale et vont jusqu’à la criminaliser pour mieux vendre le bazar de faux service de ses copains (les gadgets sur Orange, Bouygues...). Luttons ! ce n’est pas Hadopi que l’on veut mais un territoire mieux maillé en accès internet et le droit de produire de l’information sur ce territoire.

  • Libelluless
    • Posté à 14h32 le 23/11/2009
    • Internaute 19697

    Personnellement, je ne comprends pas pourquoi, en tant qu’habitante rurale élibible à l’Adsl 8Mo, je reçois qu’à 2,5 voire 3Mo sans acces à la Tv alors que je paie plus cher que les citadins (42,50 € au lieu de 30 € dans les villes) ?
    Je paie plus cher pour moins de service, et chez FT !

    • screugneugneux
      screugneugneux répond à Libelluless
      râleur-NRV
      • Posté à 15h01 le 23/11/2009
      • Internaute 43534
        râleur-NRV

      « je reçois qu’à 2,5 voire 3Mo sans acces à la Tv alors que je paie plus cher que les citadins (42,50 € au lieu de 30 € dans les villes) ? »

      La réponse est simple : vous tes chez FT..... et vous vous faites bananer...

      C’est vrai qu’une live box pro bénéficie un peu de services ++, mais pour un particulier, payer plus cher chez FT n’apporte rien de plus ( si ce n’est des motifs d’insatisfaction..)

      A ce que j’ai pu constater, dans les zones dites « rurales “ ( hors aglomerations quoi..) il sembles que certains fournisseurs puissent etre prépondérents sur une zone donnée et donc le concurent directe de FT au niveau local, meme si au niveau national ce n’est pas le cas, interrogez les gens autour de vous, voyez ce qu’ils utilisent.

      • Libelluless
        • Posté à 09h16 le 27/11/2009
        • Internaute 19697

        Sauf que si j’opte pour la concurrence, je n’aurai pas mieux et devrai payer un supplément car zone non degroupable ! Mieux : dernièrement bouygue tel propose un forfait groupe tel adsl tv mais si vous lisez le contrat, le débit de la box est limite a un nbre de 2go max de données telechargeables. Les nouveaux fournisseurs brident le téléchargement. Faites gaffe quand vous changez de fournisseur.

  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 14h48 le 23/11/2009
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    Les exclus y en a partout :

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 14h48 le 23/11/2009
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Merci de consacrer un article sur le sujet. Mon canton du Maine et Loire ne figure dans aucun projet de dégroupage total. Nous restons donc en plan, sans pouvoir accéder aux services complets des différents opérateurs. La raison ? Mystère et boule de gomme. J’ai vaguement l’impression que la conception qu’ont nos responsables politiques et économiques d’internet se fonde sur la rentabilité plutôt que sur le service rendu. Dans des pays comme la Suède, où une partie de la population est isolée des grands centres urbains par la géographie et le climat, internet a été pensé comme un outil de désenclavement, de lutte contre l’isolement et donc, à terme de revitalisation des régions éloignées.
    En France, on n’a pensé que rentabilité. C’est triste à dire mais cela donne bien l’état de ce pays, incapable de penser les nouveaux outils.

  • Pierrolasti
    Pierrolasti
    Travailleur dans le monde réel
    • Posté à 15h13 le 23/11/2009
    • Internaute 72724
      Travailleur dans le monde réel

    Parler d’une fracture numérique pour des foyers qui n’ont qu’un débit de 5 mégas c’est un peu tiré par les cheveux.

    Puis, il faudrait savoir si on parle de débit ascendant ou descendant, c’est à dire reçu et émis.

    Parce que 5 M en débit reçu c’est pas non plus l’age de glace.

    Est ce que twiter serait un objet culturel ?

    Comme si vivre sans jamais se connecter à TWITER était impossible.

    Prendre comme référence de la fracture numérique des reseaux comme twiter ou facebook c’est typiquement geek ou parisien.

    « dynamiques “sociales”, quelle connerie.

    Dans quelle bulle est Bernard Duperrin ?

  • Jerohm
    • Posté à 15h20 le 23/11/2009
    • Internaute 32764

    « La fracture numérique recoupe et aggrave les fractures sociales (90% des cadres sont équipés, contre seulement 30% des non-diplômés) et territoriales. »

    Ce chiffre impressionnant n’est pas du à la fracture numérique. C’est une question de thune et de centre d’interêt. Car l’accès au haut débit reste cher.

    « Les “ zones blanches ”, inéligibles à l’ADSL, concernent 2% du territoire et 8% des lignes téléphoniques. »

    8% des lignes téléphonique sont sur les 2% du territoire le moins bien deservi donc. Mmmm. Ne serait-ce pas parceque les gens qui ont accès au numérique ont de moins en moins de ligne fixe ? Par exemple, tous les abonnés dégroupés n’ont plus de ligne fixe par définition. Mais ils ont quand même un erzatz de ligne fixe de par la téléphonie « via internet » fournie par la freebox (ou autre).

    « Avec un débit limité à 512 kbits/seconde, elles ne permettent qu’un accès lent à de nombreux sites. »

    C’est lent, mais pas non plus handicapant. Cela suffit pour faire, par exemple, une conférence vidéo.

    « La fracture existe même dans les zones moyennement denses : ainsi, en région parisienne, 25% des lignes ne peuvent avoir un débit ADSL supérieur à 5 Mbits. »

    Mais c’est déjà très satisfaisant !

    Avez vous comparé les chiffre de la france avec ceux des américains (qui sont pourtant de bien plus gros utilisateurs du web « 2.0 » que nous ?)
    D’après l’OCDE, débit moyen versus prix par mois pour 1 Mbps :
    France : 18 Mbps / $1.64
    Etats unis : 4.8 Mbps / $3.33
    Lien

  • Wallabys
    • Posté à 15h29 le 23/11/2009
    • Internaute 32035
      V

    Je connais, dans la région de Perpignan, un musée (géré par une assos) dédié à l’art, peinture et sculpture, qui accueille pas mal de monde à chaque saison, avec en plus des expos, des tables rondes, des conférences, des projections de films commentées par les réalisateurs etc... qui n’a pas internet, alors qu’un lotissement situé à moins de 700 m à l’ADSL.
    Malgré de nombreuse demandes justifiées c’est une find e non recevoir, car ce ne serait pas « rentable » pour FT...
    Dans un endroit culturellement désertique, on se fait opposer l’argument de la rentabilité… à méditer sur la fracture numérique et sur la moins médiatique, fracture culturelle…

  • mat49000
    mat49000
    Etudiant
    • Posté à 15h33 le 23/11/2009
    • Internaute 78190
      Etudiant

    Je pense quand même qu’il y a surtout une fracture purement économique plutôt que territoriale.
    Je pense tout d’abord que beaucoup de gens ne peuvent pas se permettre financièrement de posséder chez eux un ordinateur et tous ses accessoires. Mais surtout je pense qu’ils ne peuvent surtout pas se permettre de payer 30 euros par mois un abonnement internet.
    A mon avis le problème se trouve quand même essentiellement ici. Payer 30 euros par mois pour avoir la possibilité de surfer sur le net chez soi est un coût largement excessif ( 30 euros par mois pour avoir le droit d’aller sur Facebook ou Twitter c’est quand même énorme ). D’ailleurs sur quels motifs les fournisseurs d’accés se fondent pour imposer une telle somme ? Ils ne fournissent pourtant quasiment aucune prestation.
    Pour qu’il y ait plus d’utilisateurs d’internet, les fournisseurs d’accés devraient avant toute chose cesser de taxer à ce point les usagers.

    • KfC
      KfC répond à mat49000
      struggling for life
      • Posté à 22h52 le 23/11/2009
      • Internaute 84462
        struggling for life

      Hmmm Hmmm On est un des pays les mieux fournis / avec les prix parmi les plus faibles, permettez moi cher collègue de douter de votre crédibilité.
      Surtout qu’Internet ne se limite pas à FB et Twitter (ou c’est vous qui êtes limité :) )
      Amicalement

      • mat49000
        mat49000 répond à KfC
        Etudiant
        • Posté à 00h43 le 24/11/2009
        • Internaute 78190
          Etudiant

        Ce n’est pas parce le prix d’un abonnement internet est plus onéreux à l’étranger, que l’on ne doit pas se plaindre.
        Je ne comprends franchement pas, les gens se plaigent du prix de l’essence qui augmente, du prix des courses, mais pas des 3O euros volés chaque mois par les fournisseurs d’accés, sachant que ceux-ci ne fournissent aucune prestation ( à ce que je sache ce n’est pas ces fournisseurs qui créent les sites internet que nous consultons ).
        La baisse du pouvoir d’achat se trouve pourtant en partie ici ( nous ne dépensions pas cette somme il y a encore quelques années ). Mais non apparemment ça ne dérange personne ne dépenser 30 euros inutilement.
        Car oui internet est inutile pour les particuliers ( utile à l’inverse pour certains professionnels il est vrai ), inutile mais particulièrement addictif comme peut l’être la cigarette. Les sites les plus consultés sont quand même les sites de réseaux sociaux, et les sites pornographiques évidemment ( wouah c’est vraiment génial internet, du cul virtuel et des amis virtuels ).
        Ah mais si, internet a une utilité, par son intermédiaire, on peut télécharger des films ou des séries. Ah non c’est vrai c’est interdit. Dommage on avait trouvé le moyen de rentabiliser son onéreux abonnement.
        Mais en tout cas je constate on vous lisant ; cher confrère qu’internet est très pratique pour insulter des gens que l’on ne connaît pas, tout en restant dans l’anonymat ( vous m’accusez d’être un individu limité ). Amicalement.

         
        • KfC
          KfC répond à mat49000
          struggling for life
          • Posté à 01h36 le 24/11/2009
          • Internaute 84462
            struggling for life

          Haha c’est parti :)
          Comme un commentaire mit plus haut, les US ont un cout moyen du Mbps 3 à 4 fois supérieur au notre.
          Par analogie donc, les USA qui ont un pris pour leur carburant très inférieur au notre devraient eux aussi montrer leur mécontentement ?
          Certes ce n’est pas parce que le voisin est plus mal loti que nous devons nous contenter de ce que nous avons, néanmoins cette habitude franco-française de toujours râler est un peu usante à la longue.
          Et puis la majorité des offres à 30 € proposent le triple play, donc s’affranchir du forfait France Telefuck à 15€, et de profiter de chaines pas forcément disponibles sur la TNT.
          Alors certes je suis d’accord sur le fait que FT / Orange se gave sur les tarifs. Mais en tant que client pour un des fournisseurs les plus innovants qui soit, j’ai nommé Free, et je ne suis pas une personne qui pense se valoriser par les marques / entreprises qu’il soutient, mais leur politique de coups de pied dans les fourmilières que sont Internet et bientôt le mobile ...
          Donc oui ça ne me dérange pas de payer 30€ par mois pour les services qui sont offerts, et si Free gagne un peu d’argent sur mon dos j’en ai bien conscience, et si cet argent peut compenser le manque à gagner qu’ils ont avec d’autres clients en zones plus « désertiques ».
          Par contre je comprendrais plus ton avis si ton coup de gueule était orienté contre les (voleurs) fournisseurs de téléphonie mobile.

          PS : J’ai dit « si tu limites Internet à twitter && FB c’est que tu es limité » or je suppose que tu as des cyber horizons plus étendus vu que tu consultes Rue89, que tu dois connaitre Wikipédia, Youtube, Google, etc ...

          Amicalement :)

          • mat49000
            mat49000 répond à KfC
            Etudiant
            • Posté à 12h15 le 24/11/2009
            • Internaute 78190
              Etudiant

            Oui tout à fait, mon coup de gueule peut tout aussi bien se diriger également vers la téléphonie mobile. En général je tiens d’ailleurs exactement le même discours sur les opérateurs.
            Parce qu’un abonnement internet + un abonnement téléphonique ça fait du 60 euros par mois. Et il y a ne serait-ce que 15 ans, cette somme n’était pas retirée de notre porte-monnaie tous les mois.
            Alors certes je pourrais faire le choix de ne pas dépenser cet argent en ne possédant pas internet chez moi, ou en ne possédant pas dé téléphone portable. Mais le problème c’est que je n’ai quasiment pas le choix, pour pouvoir travailler, il me faut un téléphone pour être contacté, il me faut internet pour consulter les offres d’emploi ( les offres qui m’intéressent ne se trouvent en général que sur internet ). Les étudiants boursiers doivent se rendre sur internet pour remplir leur demande, et pour passer un concours, l’inscription ne se fait désormais qu’en ligne.
            Nous n’avons plus le choix désormais, et c’est ça que je regrette. On nous oblige à posséder ces moyens de communication, tout en nous taxant sans le moindre scrupule.
            Alors peut-être qu’à l’étranger ils payent encore plus cher, mais bon je le redis, on trouve toujours pire ailleurs pour n’importe quel problème rencontré. A ce moment là plus personne ne peut se plaindre de quoique ce soit. Si à l’étranger ils payent plus cher et s’en contentent, tant mieux pour eux, mais à mon avis ils doivent certainement s’en plaindre également. Et puis concernant la téléphonie mobile, à l’inverse je sais que dans certains pays étrangers, les abonnements sont beaucoup moins onéreux. Ainsi il me semble qu’en Angleterre pour un forfait équivalent à un forfait 30 euros en France, eux ne payeront que 10 euros.
            Et puis bon le problème que l’on rencontre face à ces moyens de communication, c’est que ce sont de véritables drogues, particulièrement addictives. Moi le premier je suis un véritable drogué du net. Cette addiction selon moi est tellement forte chez certains individus qu’ils pensent qu’internet leur est utile. Mais en prenant un peu de recul, on se rend compte que la plupart des choses que l’on fait sur le net reste peu utile ( la recherche d’emplois et l’inscription aux concours qui sont des activités utiles n’occupent qu’une part minime du temps passé devant internet ). Dans l’ensemble les particuliers ne se servent du net que pour des choses relativement futiles ( ce qui est futile est bien aussi mais taxé à ce point non ).
            Mais bon c’est sûr que certains professionnels ont besoin d’utiliser le net pour leur travail, mais cela reste une part minime de la population. Et parmi les professionnels qui ont besoin du net, la plupart ( pas tous bien sûr ) ne servent que de leur boîte mail.
            Et concernant Free que tu cites, dans mon parcours universitaire ( fac de droit ) et le milieu dans lequel je bosse ( milieu juridique ), j’ai été amené à voir que Free était le fournisseur le plus condamné pour violation de contrat.

        2 autres commentaires
    • Wallabys
      Wallabys répond à mat49000
      V
      • Posté à 14h30 le 24/11/2009
      • Internaute 32035
        V

      Il ne faut pas oublier que l’ADSL était une possibilité d’étendre le haut débit à moindre coût en utilisant les infrastructures existantes et permettant (largement dit à sa sortie) de proposer un tarif très attractif aux personnes désireuses d’utiliser le haut débit.
      Pourtant au lieux de cela, nous subissons certainement une entente tarifaire entre les différents fournisseurs et ne pouvons que regarder un réseau qui, au lieu de se développer avec les bénéfices engendrés, est en passe d’arriver à saturation et surtout en passe de devenir totalement obsolète.
      Alors l’État peux bien en faire une priorité, oublierait-il qu’il s’adresse à des opérateurs privés qui n’ont comme consignes qu’un devoir de rentabilité vis-à-vis de leurs actionnaires... Donc la mission de service il me semble qu’ils s’en tamponnent le coquillart.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h33 le 23/11/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Et c’est quoi la réponse à la question ?

    J’espère que ce n’est pas ce délire où ceux victimes de cette soit disant fracture sont ceux qui ne comprennent pas à quoi peut bien servir Twitter, sinon cela concerne un paquet de monde, qui pourtant traine déjà sur le Net depuis un bail.

    Franchement, qui n’a pas accès à Internet aujourd’hui ? Des gens qui ne veulent pas y avoir accès, tout simplement.

    Peut être reste-t-il une poignée de bourgades qui ne sont pas encore reliées, mais elles ne doivent pas être bien nombreuses quand on voit que même les bleds perdus de l’Aubrac ont leurs accès.
    Du coup ça ne doit pas être bien compliqué et ni bien cher de finir correctement le travail.

    Mais ensuite, le déphasage est volontaire, si on habite au somment de sa montagne, on sait très bien qu’on sera coupé du monde, et c’est justement ce que l’on y cherche. Ou alors on redescend dans la vallée près de la civilisation.

    Enfin quand je parle de connexion, je parle d’ADSL en 512k ! Faut arrêter le délire, aucun particulier n’a besoin de 5Mb/s, ça m’arrive une fois par mois à tout casser de télécharger plus vite que 500ko/s !

    On va quand même pas payer pour compenser l’incompétence et la stupidité de programmeurs qui sont pas foutu de faire un site web qui demande 10Mo de BP rien que pour afficher une photo de mariage avec un commentaire.

    Quant au manque d’éducation, c’est à se pisser dessus de rire.
    Un mec qui raconte qu’il ne comprend rien à Internet, mais qui possède les neurones suffisant pour faire marcher sa télé, sa voiture et comprendre les règles du foot, c’est qu’il se fout du monde.

    Apprendre à se servir d’une souris doit demander à peu près une heure de pratique. Une fois le double-clic maitrisé, c’est bon, on peut surfer.
    Pas besoin de se prendre la tête avec ces histoires d’OS, de version de soft, de drivers, de virus, l’ordinateur est juste une boite noire, on affiche le navigateur au démarrage et terminé.

    • O.
      O. répond à Keldan
      graphiste
      • Posté à 17h18 le 23/11/2009
      • Internaute 82572
        graphiste

      « Franchement, qui n’a pas accès à Internet aujourd’hui ? Des gens qui ne veulent pas y avoir accès, tout simplement. »

      J’ai bien ris, merci.
      Ce n’est pas si simple que ça. L’absence d’accès ADSL n’est pas l’apanage des « petites bourgades ». J’en veux pour preuve mes propres parents qui viennent de résilier leur abonnement, parce qu’avec les sites en flash, les pubs partout, cette manie des images toujours plus nombreuses, etc. ils ne pouvaient plus rien faire avec leur 56k. Charger le site de rue89 me prend une demi seconde (en fibre optique). Chez eux, on avait le temps de déjeuner avant qu’il soit chargé !
      Pourtant, mes parents habitent dans un ville de 70.000 habitants, pas vraiment un petit village donc. Et je doute qu’ils soient les seuls. Pourtant, effectivement, selon les chiffres de département, même le plus petit bled a accès à l’asdl, étrange.

      • Keldan
        Keldan répond à O.
        Now future & karpe diem
        • Posté à 12h45 le 24/11/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        La logique « accès au haut débit pour tous » implique seulement d’installer des serveurs ADSL dans chaque poche de population, la question étant de savoir quelle est la taille minimale.

        Mais à mon sens, le débat ne doit pas porter sur le fait que les infrastructures locales sont miteuses, ceci n’est pas du ressort de l’état mais de la commune voire du propriétaire de l’immeuble.

        En pratique je ne sais pas qui est responsable de quoi, mais je trouverais cela délirant que le câblage cuivre de chaque habitation de chaque commune se planifient au niveau national. Sinon autant arrêter de payer des impôts locaux.

  • amerti
    amerti
    \°[-]°/
    • Posté à 16h33 le 23/11/2009
    • Internaute 94351
      \°[-]°/

    expérience perso : le débit ne correspond pas à l’offre indiquée par le F.A.I., il y a pub mensongère ( même si on a pas besoin d’autant - 20 mo) mais bon ça rame trop chez moi ( campagne ; les deux sevres ) , j’en ai marre

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 16h36 le 23/11/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    La fracture numérique dans les zones blanches est un faux problème et un problème de faux-culs.

    Il y a très peu de gens aux revenus modestes qui peuvent se permettre d’habiter loin de toutes les infrastructures nécessaires à l’économie.

    En fait, les principaux demandeurs de l’égalité et de la péréquation tarifaire des services publics sont des gens aux revenus très confortables, assez pour posséder une ou plusieurs résidences secondaires dans des endroits magnifiques et éloignés de tout.
    D’où leur attrait.

    Je ne vois pas pourquoi les impôts des contribuables financeraient les travaux de couvertures réseau à des couts exorbitants pour qu’ils puissent rester en ligne pendant leur congés et leurs villégiatures.

    Plaidons pour qu’ils subsistent en France des zones zéro réseaux.

    Il n’y a rien de pire que la classe moyenne très supérieure CSP +++ qui ose sans honte se faire payer par les pauvres tous les frais de leur confort et pour la meilleure valeur de leur patrimoine immobilier.

    • amerti
      amerti répond à egide
      \°[-]°/
      • Posté à 17h02 le 23/11/2009
      • Internaute 94351
        \°[-]°/

      « Il y a très peu de gens aux revenus modestes qui peuvent se permettre d’habiter loin de toutes les infrastructures nécessaires à l’économie. »

      je peux ne pas partager ton opinion sur ce point, car les français n’habitent pas qu’à Paris,
      moi même j’habite à la campagne et je ressens cette fracture au niveau du débit, et je ne suis pas un CSP+++

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