Sur le terrain 22/11/2009 à 10h51

Ces écrivains indignés par l'Europe du chacun chez soi

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Ce week-end se tient la première édition du salon littéraire méditerranéen de Marseille. Des écrivains des deux rives parlent littérature, paix et politique.

« - Mais pourquoi avoir invité une Française [Lydie Salvayre, ndlr] à un festival littéraire méditérranéen ?
- Parce que la Méditerranée, c’est aussi en France...
- Oui mais c’est tout en bas de la France ! »

Cet échange est raconté par Pierre Assouline. Le directeur du festival littéraire méditerranéen tient cette anecdote pour gage de la difficulté à définir une identité euroméditerranéenne.

« Européen, Méditerranéen, Français, banlieusard... moi, j’ai 25 ans et je m’y perds », intervient un lecteur, alors que les écrivains invités tentent, au cours d’une table ronde, d’apporter des éléments de réponse.

Le débat est progressivement passé de littéraire à très, très politique. A mesure que chacun exprimait sa Méditerranée idéale, les indignations se sont faites plus prononcées.

Sarkozy : « Si la Turquie était européenne, ça se saurait. »

D’abord Nedim Gürsel. Le Franco-Turc a immédiatement fustigé une autre assemblée méditerranéenne ; l’Union pour la Méditerranée (UPM) de Nicolas Sarkozy :

« Quand le président Sarkozy l’a lancée, cette initiative a été ressentie comme une stratégie pour détourner la candidature de la Turquie. La Turquie pose problème.

On peut être contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, il y a des hommes politiques qui ont des arguments. Mais à travers le discours de Sarkozy, c’est un rejet de l’autre. Il a dit : “Si la Turquie était européenne, ça se saurait.”

Je pense que la France a un problème identitaire. J’aime la France, ce pays qui m’a accueilli mais je trouve déplacé ce débat sur l’identité nationale. Je me demande si la France n’a pas perdu confiance en elle. »

Il évoque Nazim Hikmet, poète joliment topographe : « La Turquie, ce pays venu au galop de l’Asie lointaine ressemble à une jument qui trempe sa tête dans la Méditerranée. »

« Le guide nous a montré des ossements : “Voilà ce que les Turcs ont fait.” »

Ce que Nedim Gülser souhaiterait que l’on retienne de l’histoire commune de ces deux rivages, ce sont les amours. Il se souvient de Venise où il a écrit l’érudit « Turbans de Venise » :

« J’avais loué un studio lugubre pour écrire. J’ai alors accepté une invitation dans le sud de l’Italie. Pour le soleil.

On nous a emmené, avec d’autres écrivains, dans une église. Le guide nous a montré des ossements et a dit : “Voilà ce que les Turcs ont fait.” Moi qui espérais trouver le soleil... »


En rentrant à Venise, Nedim Gürsel a trouvé matière à écrire.

Renonçant à relater les conflits entre Turcs et Italiens, l’écrivain a fait de son personnage principal un passionné d’histoire de l’art et de Bellini, peintre vénitien, allé à Istanbul faire le portrait du sultan Mehmet le Conquérant (ci-contre, visible actuellement dans l’expo « de Byzance à Istanbul », dans les Galeries du Grand Palais, à Paris) :

« Ce bassin, ce ne sont pas que des guerres. Ce sont aussi des échanges. »

La Méditerranée, ce lieu de mort

L’intervention d’Andrea Bajani, jeune écrivain italien, rappelle brutalement que d’un pays l’autre, on ne parle pas de la même mer :

« Pour les Italiens, la mer Méditerranée, c’est l’endroit où l’on meurt. C’est l’endroit où meurent ceux qui veulent entrer en Europe, en Occident.

Les photos que l’on voit, en grand, de la Méditerranée, ce sont celles où l’on voit des morts. »

Résidant à Malaga, au sud de l’Espagne, Antonio Soler acquiesce :

« Ce que dit Andrea est juste. Depuis Tanger, on voit l’autre. L’autre monde. A la télévision, dans les publicités... C’est vrai, la Méditerranée est un lieu de mort, c’est vrai.

Il y a vingt-cinq ans, c’étaient nous, les Espagnols, les immigrés. »

Andrea Bajani, dont le roman se déroule en Roumanie, fait observer l’impossibilité aujourd’hui de parler d’une maison européenne commune :

« J’étais en Roumanie pour mon roman en 2007. On parle toujours des immigrés qui viennent chez nous, jamais on ne parle de ce que nous faisons là-bas. On parle d’intégration des peuples étrangers chez nous, mais on ne parle jamais de nous là-bas.

En Roumanie, j’ai vu l’Europe A et l’Europe B. Et ça nous arrange de maintenir l’Europe B dans la pauvreté. On va là-bas parce que c’est pauvre. »

« L’Europe a seulement un passé en commun »

Une mer à l’histoire guerrière, aujourd’hui encore. L’Israélien Abraham B. Yehoshua parle du succès de la littérature et du cinéma de son pays. Il le lie évidemment à la guerre, à ce qu’elle apporte de puissance aux oeuvres.

La Palestine, elle, n’est pas représentée. Une poétesse a dû se décommander pour des raisons d’agenda. L’autre ne souhaitait guère se retrouver face à un Israélien.

Pessimistes nos écrivains méditerranéens ? Du tout. Tous semblent rejoindre le constat de Camille de Toledo, auteur d’un essai sur la tristesse européenne :

« Lorsqu’il demande ce que les pays européens ont en commun, la réponse est que l’Europe a seulement un passé en commun, la dernière guerre et là voilà, la tristesse européenne, l’incapacité à regarder devant. Ce qu’il dit, c’est qu’il faut avoir un avenir en commun.

C’est vrai. D’ailleurs il invente un mot assez juste pour parler de l’Europe, l’ontologie avec un “h”, la hontologie. »

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  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 11h00 le 22/11/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    mare nostrum , mère de nôtre civilisation , devenue piscine de l’Europe et bientôt fosse sceptique ...
    nostalgie ! Capri c’est fini !

    • yoruk
      yoruk répond à nono le simplet
      au fil de l'eau
      • Posté à 11h21 le 22/11/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      Bonjour
      J’ai bien aimé l’évocation de Nazim Hikmet : « La Turquie, ce pays venu au galop de l’Asie lointaine ressemble à une jument qui trempe sa tête dans la Méditerranée. »

      C’est tout à fait çà. Pour qui a la chance de pouvoir naviguer dans ces eaux, et de se rendre compte à quel point ces fils de nomades se sont parfaitement intégrés aux portes de la méditerranée, des nomades accueillant des marins, l’avenir de l’Europe méditerranéenne n’est pas si sombre que cela.
      On retrouve ici, même si Nazim Hikmet, en a payé le prix fort, le goût de l’entraide et de l’altruisme propre aux peuples méditerranéens. Considérants les ravages économiques et humains actuels, nés de l’égoïsme anglo saxon, il ne faut pas désespérer de la méditerranée

      Yoruk

      • MichelK
        MichelK répond à yoruk
        sans paroisse
        • Posté à 12h02 le 22/11/2009
        • Internaute 38762
          sans paroisse

        Quel lyrisme... pour faire oublier que la Turquie est quand même le pays qui a réussi une épuration ethnique presque totale depuis un siècle. Arméniens, Grecs, Juifs, Chrétiens. Il n’y a que les Kurdes, qualifiés de « Turcs des montagnes » qui ne sont pas passés à la moulinette. Mais ils ont « payé le prix fort, le goût de l’entraide et de l’altruisme propre aux peuples méditerranéens »...

         
        • Buzzinette
          Buzzinette répond à MichelK
          (^_^)
          • Posté à 13h13 le 23/11/2009
          • Internaute 87732
            (^_^)

          « pour faire oublier que la Turquie est quand même le pays qui a réussi une épuration ethnique presque totale depuis un siècle »

          sur la base de cet argument là, il faudrait sans doute reconsidérer la place de l’Allemagne (entre autres) en Europe.

          Et je ne dis pas ça pour lancer une polémique, mais plus un coup de projecteur : dès qu’on en arrive à parler de la Turquie en Europe, les critères sont toujours plus contraignants.

          • MichelK
            MichelK répond à Buzzinette
            sans paroisse
            • Posté à 21h54 le 23/11/2009
            • Internaute 38762
              sans paroisse

            On ne peut pas dire que l’Allemagne, ou même l’Autriche, soient aujourd’hui des pays mono culturels. En plus - sur le chapitre des critères - si on dit « Europe », personne ne pense à ne pas y inclure l’Allemagne.

        2 autres commentaires
    • eden-saga.com
      eden-saga.com répond à nono le simplet
      webmestre
      • Posté à 11h24 le 22/11/2009
      • Internaute 89905
        webmestre

      …Voire fausse sceptique, cher Simplet le Nono. Car l’autre, celle des déjections, s’écrit sans c. Fosse septique. Comme antiseptique. Et non anti-sceptique. Ça serait quelqu’un qui supporte pas les dubitatifs. Enfin Bref (javellisant)

      • nono le simplet
        nono le simplet répond à eden-saga.com
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)
        • Posté à 16h20 le 22/11/2009
        • Internaute 9767
          nihil scio nisi scio quod nihil (...)

        mon « sceptique » était volontaire , mare nostrum n’en croyant pas ses yeux de devenir la poubelle à ciel ouvert , elle qui est encore la grande bleue .
        merci tout de même de corriger mon effet poétique car je suis trés pouet !

    • pablico
      pablico répond à nono le simplet
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h32 le 22/11/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      le monde est un tout. C’est une évidence.

      mais certains s’échinent à en faire un rien.. ou des petits riens éparpillés sur la terre.

      On appelle cela de la géo politique..

      (ironie)

      • Jerem59-
        Jerem59- répond à pablico
        • Posté à 20h28 le 24/11/2009
        • Internaute 26909

        c’est tout a fait ca :

        à force de dessiner des pointillés sur des cartes on en vient à ce que 2 frères habitants la même planète se regardent comme 2 étrangers...

        et tout cela a cause de nos « dirigeants » et leur vaines luttes de pouvoir...

        y’a des fois je me demande : mais que suis-je donc venu faire sur cette terre ?

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 11h24 le 22/11/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Hontologie, voilà un concept qui fera florès !
    A bien y réfléchir, il est drolement pertinent. L’Europe, telle qu’ elle a été pensée, au sortir de la seconde guerre mondiale, outre le libéralisme, l’atlantisme, porte en elle l’hontologie.
    Bravo Camille de Toledo. Merci Zineb.

    • alain graume
      alain graume répond à spleenlancien
      citoyen lucide
      • Posté à 11h26 le 22/11/2009
      • Internaute 76985
        citoyen lucide

      Ah, ben non alors !
      Quelle honte y a-t-il à avoir ?
      Par ailleurs, que vient faire la Roumanie dans la littérature méditerranéenne ?

      • alberich
        alberich répond à alain graume
        fumiste
        • Posté à 12h13 le 22/11/2009
        • Internaute 84604
          fumiste

        Le fait que le roumain est une langue latine ... je ne vois que ça.

      • guerzit-
        guerzit- répond à alain graume
        Incomprenant majeur
        • Posté à 11h08 le 23/11/2009
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        Vous pensez vraiment qu’on peut faire un colloque centré uniquement sur la littérature de la mer noire ?

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à spleenlancien
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 12h09 le 22/11/2009
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Juste une précision : Camille de Tolédo n’était pas présent. Il a été cité par deux écrivains présents (Bajani, Gürsel).

  • eden-saga.com
    eden-saga.com
    webmestre
    • Posté à 11h21 le 22/11/2009
    • Internaute 89905
      webmestre

    Shalom, Salam, salut !

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h36 le 22/11/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Juba II, fils adoptif d’Octavie sœur de l’empereur romain Auguste, roi berbère de la Césarée du centre, époux de la gréco-romaine Cléopatre Séléné, elle même fille de la Grecque Cléopatre reine d’Égypte, et du général romain Marc Antoine, nous fait paraitre ces préoccupations bien futiles.

    ... et nous rappelle que certain Hongrois époux d’une Italienne a Lien, aussi .

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 11h37 le 22/11/2009
    • Internaute 95774
      retraité

    La Méditerranée...c’est pas une MER...presque fermée ? ? ? ..par l’espagne et le maroc ? ? ? ..polluée à l’extrême ! ! ! ..par bon nombre de pays riverains ! ! ! ..déversant sans compter leurs immondices...et ou(c’est le pompon)..l’été une nuée de vacanciers vient y faire trempette ? ?

  • lavoine
    lavoine
    région parisienne
    • Posté à 12h02 le 22/11/2009
    • Internaute 27439
      région parisienne

    Marseille est plus près d’Alger que Paris...heureusement il y a la méditerranée à traverser.

    • Anastaze
      Anastaze répond à lavoine
      inconsolable
      • Posté à 12h16 le 22/11/2009
      • Internaute 53186
        inconsolable

      ... encore plus heureusement entre l’OM et le PSG, il y a la France.

  • elebeau
    elebeau
    enseignant
    • Posté à 12h05 le 22/11/2009
    • Expert 72516
      enseignant

    L’Europe étant riveraine de la méditerrannée on aurait pu inviter un/une écrivain venant de l’Oural, non ?
    D’autre part, si on retrouve des thons, en méditerrannée, avec, planté aux lèvres, des hameçons américains, et les courants étant ce qu’ils sont, l’eau de mer du monde entier se retrouve en méditerrannée.
    Pourquoi ne pas y inviter des écrivains du monde entier ?

  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 12h20 le 22/11/2009
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    Vu d’en haut la France peut passer pour un département...

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 12h22 le 22/11/2009
    • Internaute 29241
      Observateur.

    L’ écrivain sacré et l’ intellectuel engagé ont eu un pouvoir dans... le passé. N’ est pas Victor Hugo qui veut, ni même Chateaubriand. On peut toujours organiser des débats entre écrivains pour maintenir l’ illusion et même se demander si leurs écrits pourraient influencer la politique (on sait bien que non et on se demande d’ ailleurs en quoi l’ avis d’ un écrivain serait plus important que celui d’ un garagiste au pays de l’ égalité des voix). Ce qui est sûr, c’ est que ce ne sont pas des écrivains qui ont fait parlé d’ eux à propos de la construction européenne mais un certain plombier polonais... Et si on sortait des salons pour agrégés ventripotents pour demander au vendeur de parapluies ou au comptable qui doivent se sentir bien seuls ce qu’ ils pensent de l’ Europe ou de la méditerranée ?

    • MichelK
      MichelK répond à Albufera
      sans paroisse
      • Posté à 12h32 le 22/11/2009
      • Internaute 38762
        sans paroisse

      D’accord avec vous sur la faillite des intellectuels. Mais votre programme est déjà réalisé. Les gesticulations de nos politiques sont l’expression des humeurs populaires. Un peu relookées. Sinon, ça s’appelle du populisme et là, je pense que vous serez d’accord pour dire que c’est un peu limite...

      • Albufera
        Albufera répond à MichelK
        Observateur.
        • Posté à 11h48 le 23/11/2009
        • Internaute 29241
          Observateur.

        Il y a d’ un côté le danger du populisme mais de l’ autre celui de l’ illégitimité : que penser d’ un pouvoir politique européen auquel personne ne comprend rien alors qu’ il sort de son chapeau à la fois des lois contraignantes pour les états et des représentants qui ressemblent plus à des lapins qu’ à des représentants élus. Que penser d’ un pouvoir avec une légitimité démocratique diluée par délégation comme des doses homéopathiques et surtout sans aucune responsabilité devant aucune assemblée élue ?

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 12h56 le 22/11/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    La Turquie n’a jamais fait partie de l’Europe. On sait bien que l’on vit à une époque d’analphabètes compassionnels qui ne pensent qu’à rabaisser la France et à criminaliser son histoire, mais quand même !

  • anini
    anini
    terrienne de souche !
    • Posté à 14h15 le 22/11/2009
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    J’aurai aimé assister à ces échanges ! La civilisation du bassin méditerranéen m’a toujours passionnée même si parfois je n’en partage pas toutes les idées !

    • guerzit-
      guerzit- répond à anini
      Incomprenant majeur
      • Posté à 11h12 le 23/11/2009
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Vous ne partagez pas toutes les idées de la civilisation du bassin méditerranéen ?

      Vous n’aimez pas l’huile d’olive ou c’est la feta que vous ne digérez pas ?

  • misanthrope
    misanthrope
    bucheron
    • Posté à 15h48 le 22/11/2009
    • Internaute 96659
      bucheron

    Quand j’écris « cà m’en rappele une » j’ai cru inutile de préciser une blague, Desproges avait raison, on peut rire de tout mais pas avec tout le monde

    • brut
      brut répond à misanthrope
      • Posté à 20h52 le 22/11/2009
      • Internaute 25915

      pourrait on déclarer un moratoire sur cette phrase de Desproges, citée à tout propos, et même (et surtout), sur le fait d’en appeler à Pierre Desproges comme à un penseur dont les citations font autorité.merci

  • Bardamu
    Bardamu
    difficile
    • Posté à 18h03 le 22/11/2009
    • Internaute 25491
      difficile

    C’est pas mal, la « hontologie », pour désigner ce masochisme ridicule et cette autoflagellation permanente qui caractérisent ces pauvres intellectuels européens, tout tremblants, se répandant en excuses d’être ce qu’ils sont, auprès des autres peuples...

    « Pardon ! Pitié ! Pardonnez-nous d’avoir eu des ancêtres qui vous ont conquis et qui ont dominé le monde en créant au passage la civilisation la plus avancée jamais vue sur terre ! »

    Ridicules jérémiades. Veulerie généralisée.

    Et effectivement, « si la Turquie était européenne, ça se saurait ». rien à redire à cette phrase de M. Sarkozy. La Turquie n’a jamais été européenne, et son entrée en Europe signerait l’arrêt de mort de l’idée européenne.

    C’est d’ailleurs pour cela que les Etats-Unis appuient de toute leur force la demande d’adhésion de la Turquie !

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à Bardamu
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 14h57 le 23/11/2009
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      1. Il existe une Turquie d’Europe et la Turquie a dominé les Balkans pendant longtemps (Europe turque).
      2. Chypre est aujourd’hui en Europe alors qu’elle est plus à l’est.
      3. Si les Turcs n’avaient pas conquis Constantinople et que la Turquie était restée chrétienne, il y a longtemps qu’elle serait en Europe.
      4. On parle d’« Europe », mais il est question d’« Union européenne ».
      5. La Suisse, la Norvège, l’Islande ne sont pas en « Europe/Union européenne »
      6. Les DOM (Martinique, Guyanne, etc) sont en « Europe/Union européenne ».
      7. La Russie est en Europe géographique et elle va jusqu’au Japon.
      8. etc. voir carte et articles : Lien et autre liens

      • MichelK
        MichelK répond à Jacques Bolo
        sans paroisse
        • Posté à 22h01 le 23/11/2009
        • Internaute 38762
          sans paroisse

        Vous êtes pour l’entrée de la Turquie dans l’UE ? C’est difficile à croire lorsque vos trois premiers arguments sont la domination des Balkans (où les enfants chrétiens ont été kidnappés pendant des siècles pour servir de fonctionnaires à cour ottomane), Chypre (pas tout à fait un modèle de processus démocratique) et la destruction de la civilisation byzantine...

  • le redresseur
    le redresseur
    comédien
    • Posté à 21h21 le 22/11/2009
    • Internaute 96694
      comédien

    le salon en question est parrrainé par euroméditérranée, que certains dans la ville qualifient volontiers d’euromerde ! C’est un opération immobilière géante, pudiquement qualifiée de rénovation, qui aura pour effet de mettre fin à la spécificité de marseille ( à mon avis) qui est d’être l’une des rares grandes villes françaises dans laquelle une partie des classes populaires vivent au centre ville. La taxe d’habitation augmente dans le périmètre de l’opération, pas mal d’expulsions se sont faites (confer émissions de Daniel Mermet il y a quelques temps sur france inter). Ca n’empêche pas les écrivains de tenir des propos intéressants mais je suis irrité du colon de voir euromerde se faire une belle image d’ouverture et d’humanisme en façace et de faire l’inverse à coulisses. Voila, si ça peut éclairer quelques lanternes...

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h12 le 23/11/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    J’ aime bien ce q’ à dit un des participants soit « serait - ce que la France n’ a plus confiance en elle ? “ je crois q’ il a raison, avec un pareil pantin aux commandes, on dirait une marionette animée par le marionettiste qui tient les fils, un coup ça va en l’ air un coup à gauche, un coup à la droite extrème ETC ETC, et le discours est incohérent. De plus en plus depuis q’ ils sent q’ il perd pied. La gauche aura un sacrè travail pour rattraper ses décisions iniques faites pour les seuls riches et très riches. Les autres ne l’ intéressent nullement, les chômeurs qui ne sont que des tricheurs et des fainéants, les fraudeurs de tous poils, mais pendant ce temps, les bonus sont de plus en plus élevés et les paradis fiscaux toujours aussi florissants, et les salaires des grands patrons toujours plus scandaleux. Jusques - à quand cela va - t - il durer ? ?

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h14 le 23/11/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    J’ ajouterai, que si la Turquie veut rentrer dans l’ Europe, cela ne me gêne nullement, et un jour bien sur, elle y rentrera.