TRIBUNE 20/10/2007 à 16h04

France-Rwanda : le colloque de la négation au Sénat


Ironie de l’histoire, c’est au Sénat français, dans la salle Monnerville, du nom de l’ancien président du Sénat et militant de Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, que se tient aujourd’hui samedi le colloque, très politique, intitulé : « La France et le drame rwandais : politique, acteurs et enjeux (1990-1994) ». En effet, Pierre Péan, dont le livre « Noirs fureurs blancs menteurs » fait actuellement l’objet d’une plainte de SOS Racisme et de l’Association des rescapés du génocide des Tutsis du Rwanda pour incitation à la discrimination raciale, sera incontestablement l’invité vedette de la rencontre.

A ses côtés, des militaires français « acteurs » au moment du « drame rwandais » (Jean-Claude Lafourcade, Jacques Hogard, Michel Robardey), des politiques (Paul Quilès, Xavier de Villepin, père de l’ancien premier ministre) et des opposants rwandais, se sont mobilisés pour « défendre l’honneur de la France ». Curieuse association d’intervenants, dont le dénominateur commun est certainement leur détermination à réviser l’histoire du génocide des Tutsis du Rwanda. Seul chercheur attendu, M. Lionel Pourtau, sociologue, est sans aucun doute le plus compétent en la matière : spécialiste de la « consommation de stupéfiants », des raves-parties, des « Sound Systems technoïdes », de la « transe fonctionnelle » et de la « criminalité ferroviaire ». A ce titre, il interviendra sur le thème suivant : « Le génocide, entre identité contemporaine de la guerre et choix politique »…

S’il est bien un « choix politique » indiscutable, c’est celui de tenir un tel colloque au moment même où le contentieux franco-rwandais connaît quelques avancées positives. Pierre Péan avait déjà sonné la mobilisation le 11 septembre dernier dans Libération, en exprimant sa crainte d’une réconciliation franco-rwandaise, parlant d’ « erreur » de Bernard Kouchner qu’il tentait ainsi de rappeler à l’ordre. Ce sont précisément ces développements nouveaux qui inquiètent Pierre Péan et ceux qui interviendront avec lui à ce colloque. Pour rappel, la nouvelle arrestation le 5 septembre en France de deux auteurs présumés du génocide au Rwanda, l’abbé Munyeshyaka et l’ancien préfet Laurent Bucyibaruta sont les signes d’une volonté longtemps attendue d’une coopération de la France dans l’exécution des décisions prises par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda. Avec le séjour mi-septembre de la mission technique envoyée par le ministre à Kigali, les dernières avancées dans les domaines judiciaire et diplomatique, si elles se confirmaient, réduiraient à néant les vains efforts de M. Péan et de ceux qui oeuvrent avec lui pour une « révision » de l’histoire du génocide.

Au moment même où la Commission rwandaise chargée de réunir les preuves de l’implication de la France dans le génocide au Rwanda doit clôturer ses travaux, ce colloque ressemble donc fort à un dernier baroud d’honneur des partisans inconditionnels de « l’honneur » de la France. Au contraire, l’honneur de la France ne devrait-il pas se mesurer à l’aune de son courage ? Le courage de juger les génocidaires présents sur son territoire, le courage aussi de refuser la diffusion de thèses négationnistes, le courage enfin, que l’O.N.U., les Etats-Unis et la Belgique ont eu en reconnaissant leurs responsabilités dans le génocide.

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  • Anonyme

    Ce qu’il y a de pratique dans ce probleme franco-rwandais c’est que le sujet ne peut etre traité par le TPI puisqu’antérieur à sa ratification par la France.Alors selon l’humeur et entre soi on peut changer facilement les vérités en non lieux.Que dire des Canadiens qui à l’époque du génocides prétendaient ne rien voir à cause de la foret qui masquait les massacres ! ! ! On dit même que l’eveque de Kigali aurait obtenu d’un collegue belge (de Liège) une traduction de « Mein Kampf » ou le mot « juif » avait été remplacé par « Tutsi »,tout simplement pour que ca glisse mieux.La vérite franco-française est que ce dernier génocide du XX° siecle est une honte absolue pour l’armée française que nulle eau bénite ne pourra jamais laver.Et que cherchions nous au Rwanda au fait ? Sans doute simplement une route pour contrer les anglais : 800.000 morts ca fait cher du kilomètre.

  • Anonyme

    Pour ma part, je ne crois pas que ce colloque soit un baroud d’honneur. Tous les actes de nos pouvoir et diplomatie actuels, disent le contraire. J’ai écrit récemment un article là-dessus (Lien), et je ne crois pas que l’avenir me démentira, malheureusement. Toutes ces affaires entre l’Afrique et la France, sentent tellement mauvais, que la seule chose à faire pour l’etat français est, si ce n’est les défendre sans cesse, comme l’ont toujours fait les pouvoirs en place en France, de les ignorer ou de les ridiculiser (voir le discours de Sarkozy à Dakar, ou ses copinages avec Bongo et Sassou Nguesso, notamment).
    Si un jour, l’opinion publique arrive à être plus forte que des lobby à la Pierre Péan, peut-être que cela changera.
    Mais ce jour n’est pas arrivé... Il n’y a qu’à voir le nombre de commentaire sur votre article.
    SylvainD.

  • Anonyme

    Je ne pense pas que les participants à ce colloque soient des « négationnistes », mais ils veulent que tous les crimes commis au Rwanda soient dénoncés et condamnés. Or, la France est attaquée ici même par des compatriotes pour Turquoise, mais aucun de ceux-ci ne parlent des crimes commis par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) lorsqu’elle a repris la guerre en avril 1994. Le rapport Gersonny, du nom de son auteur, envoyé spécial des Nations Unies au Rwanda a clairement établi ces crimes de guerre, contre l’humanité, etc.. Pourquoi a-t-il été mis aux oubliettes ? ,n’oublions pas que l’Espagne enquête sur l’assassinat de ses 9 ressortissants par l’APR, qui en parle en France ?
    Quand le TPIR poursuivra-t-il les militaires de l’APR pour leurs crimes commis en 1994, alors que des enquêtes ont été diligentées par Mme Carla Del Ponte - ce qui lui a valu son éviction -les dossiers d’accusation eux aussi dorment. Il faut jouer la montre, le TPIR, fermant en 2008, sera « contraint » de remettre ses dossiers à la justice rwandaise qui elle même jugera sa propre armée ! ! ! quel bel exemple d’impartialité de la part du TPIR. Et dire qu’un procureur adjoint a déclaré que le TPIR ne recevait d’instruction de quiconque lors des recommandations du magistrat français Bruguière.

  • Anonyme

    Petrus.
    Dans les conditions d’adhésion au TPI la diplomatie française avait posé comme condition à son appartenance, l’interdiction pour le TPI de la juger pour des actes antérieurs à adhésion.De ce fait la France ne peut etre jugée par le TPI.
    Les USA avaient réclamés pour leur part d’interdire de juger un ressortissant US pour crime contre l’humanité.Il n’était même pas nécessaire de le demander car bien entendu la chose est manifestement impossible.Ainsi ils ne participent pas TPI.
    Enfin précisons la différence entre le comportement barbare d’une armée et un génocide organisé.

  • Anonyme

    Le drapeau de la république française est entaché de sang, mais les portes drapeaux le cachent.
    les machettes rwandaises avaient un manche turquoise,
    et personne ne le reconnait
    L’honneur de la nation des uns est la honte des autres.

    Mais qui sait ? On dissimule l’histoire aux Français. On leur ment et on continue à leur faire croire que leur pays est celui des droits de l’homme !

    Il y avait un régime fasciste soutenu par la France avant 1994. Il y a eu le génocide.
    Il y a à présent un pays où les survivants ne peuvent refermer leus plaies. Ils voient la France soutenir les génocidaires. Ils ne peuvent rien, même demander justice leur paraît impossible. Parce que les « grandes nations » ne sont jamais jugés pour leurs actes dans les « petites nations ». Même quand le bilan est d’un million de morts.

    Julien A.

    • Anonyme

      Il est étonant de voir comment le monde entier s’ acharne à dénier le droit de justice à une partie de la population rwandaise. Dans ce colloque dont vous mentionez, j’ y étais et j’ ai rien attendu qui van dans le sens du négationisme. La majorité des personnes présents n’ a demande que la justice soit rendue à tous les rwandais sans discrimination. Alors mes chers amis français arrête de vous acharnez sur votre goeuvenement car ce ne sont pas eux qui ont demande les rwandais de s’ entretuent. Vous ne rendez pas service aux rwandais en refusant à une partie de victimes de pleurent leurs morts et de demander que justice soit faite.Il est jamais tard de reconnaitre son erreur, malheuresement pour une grande parite des rwandais il est déjà trop tard.
      Le Patriot

      • mama mia
        • Posté à 00h08 le 26/10/2007
        • Internaute 20401

        Cher courage anonyme,

        Je suis tout à fait d’accord avec toi, la justice pour tous.
        Victime=victime
        Laissons tout rwandais pleurer ses proches qui sont morts, peu importe qui les a tués.
        Les tutsis, les hutus qui ont perdu les leurs dans le drame Rwandais ont le droit de demander une limière là dessus.
        Et le Gouvernement français à l’époque a essayé d’intervenir pour arreter les massacres, chose que le monde ancien n’ a pas fait.

        Est ce que le gouvernement en place à Kigali accepte que les hutus se sont fait aussi tués ? Pourquoi les refuser la chance de pleurer lees leurs s’ il est vraiment un gouvernement d’unité nationale ? mais plutôt il cherche l’origine du problème à l’étranger « en France ». c’est pas logique.

        Courage et ésperons que la justice finira par remporter.

  • Anonyme

    Qui a soutenu le regime de Habyarimana kusqu’au bout ? Qui a permi a sa femme Agare et aux membres de l’ de quitter tranquillement le pays quand les troupes du FPR encerclaient Kigali ? Qui a formé les milices interahamwe et les soldats Rwandais pendant des années ? Qui a lancé une opération « humanitaire » pour au mieux ralentir l’avancée du FPR au pire les combattre ?

    La France qui voulait defendre à tout prix cette dictature fasciste et francophone contre les anglophones tutsis refugiés en Ouganda...

    Ce qu’a fait la France n’est pas justifiable, ceux qui parlent de double génocide sont des criminels qui ne meritent aucun respect...

    On parle de 800,000 de morts, pour beaucoup tués à la machette, pour une bonne partie à la grenade ou par balles... ! 3 mois, 800,000 morts, dont une bonne partie lors du 1er mois.

    La position de la France est tout simplement gerbante...

    La fière armée s’est retrouvée complice de milices génocidaires, quel bel exemple... ! Quand on sait que la police française faisait en Octobre 1961 on se rend compte que finalement peu de chose ont évoluées malheureusement...

  • Anonyme

    Voici ce que Pierre Péan qui participera à ce colloque a écrit (entre autre) dans son livre « Noires fureurs, blancs mensonges » (page 40) :

    « Les associations de Tutsi hors du Rwanda ont fait ainsi un très efficace lobbying pour convaincre les acteurs politiques du monde entier de la justesse de leur cause. Elles ont infiltré les principales organisations internationales, et d’aucuns, parmi leurs membres, ont su guider de très belles femmes tutsi vers des lits appropriés... Leur brillante intelligence a su parfaitement se jouer de nombreux milieux intellectuels. »

  • Anonyme

    Comment ose t-on parler de négation à propos du Colloque au Senat ? J’y étais et non seulement personne n’a nié le génocide rwandais mais en plus il y avait des rescapés présents et la veuve d’un des pilotes de l’avion descendu le 6 avril 94. Henry Weill, historien juif qui présidait la première séance était particulièrement indigné d’apprendre qu’un officiel du FPR avait qualifié ce colloque de négationiste, et voila que comme par hasard quelqu’un reprend cette diffamation depuis Paris. En fait ce colloque, sans nier le crime des génocidaires hutu, à mis l’accent sur la responsabilité du FPR. C’est peut être orienté, mais ce n’est surement pas en bottant en touche, à accusant des gens ad hominem et en les diffamant, que l’histoire avancera. A moins que le FPR et ses amis n’aient point d’autres arguments. Dans ce cas la meilleure défense est l’attaque...

  • jzingiro
    • Posté à 14h43 le 22/10/2007
    • Internaute 20113

    Chère Yvette,
    Je m’associe à l’ensemble des intervenants sur ce forum ou ailleurs qui a manifesté son enthousiasme suite à la diffusion de ton article sur RUE89.
    Puisque tu nous invites à réagir sur cet article et plus généralement sur le colloque qui s’est tenu samedi 20 octobre au Sénat, je ne vais donc pas me priver. Pour aller directement à l’essentiel, j’aimerais faire 2 remarques : La première concerne la représentativité des rwandais de France ou d’en France. On peut en effet s’interroger sur la qualité des membres qui ont été reçu au Sénat. Qui représente-t-il ? A quelle fin ? Comment se fait -il qu’une haute instance accueille en son sein des individus dont on commais les écrits et les propos ? Pourquoi enfin, l’association Communauté rwandaise de France n’a-t-elle pas été associée à ce colloque ? Ce sera l’objet de ma deuxième remarque.
    Pourquoi en effet d’autres organisations aussi légitimes soient-elles sont reçues au Sénat et pourquoi pas demain à l’Elysée ? Que représente dans ces condtions la CRF aux yeux des autorités françaises ?
    J’en termine donc à ce qui m’a conduit à m’engager à vos côtés en tant que vice-pdt de la CRF Comme cela a été indiqué dans un communiqué, l’une de mes missions, pour ne pas dire la seule va conssiter à faire reconnaitre la CRF d’utilité publique. Le Sénat aura le dernier mot puique c’est l’autorité administrative qui est en charge d’apprécier la dite qualité. Qu’il me soit permis d’espérer, au vu des nombreuses réactions que vous vous associerez tous à cette démarche essentielle et qu’au delà de tout propos flateur ou désaprobateur, nous serons nous retrouver autour de cette déclaration d’utilité publique qui concerne un public qui va bien au-delà des Rwandais de France.

  • Anonyme

    Réponse à Karine :
    J’y étais aussi. Les rescapés présents étaient si peu nombreux ! Aucun, je crois. Des Tutsi ? Deux ou trois, dont un seul a pris la parole (sous une grosse houle de murmures réprobateurs)... sur un public de 200 personnes !
    Quant à la veuve d’un des membres de l’équipage de l’avion d’Habyarimana, oui, elle était là, mais elle n’a rien dit. Cette dame ne doit sevir d’alibi à personne !
    En fait, ce colloque était une réunion entre soi, où on n’a fait que dire et redire ce qu’on avait déjà dit dans des colloques précédents. Rien de nouveau sous le soleil ! Mais un point commun à (presque) tous les participants : une haine de Kagame, et c’est tout !
    Je vous rappelle que cela fait 13 ans que la guerre (par procuration) entre la France et le Rwanda est terminée. Que la France a perdu cette guerre, certes, mais il faut bien se l’avouer et le reconnaitre publiquement : nous étions du mauvais côté, comme l’a si bien écrit le Colonel Hogard, en réponse à une question de François Gonnet...
    N’allons pas nous mêler des affaires intérieures du Rwanda aujourd’hui, alors que nous n’avons rien fait en 1994 pour empêcher la mort d’un million de Tutsi et Hutu dits modérés. Avec Amaryllis, nous n’avons fait que venir chercher « nos » ressortissants, à ce moment-là... et ce n’est pas très glorieux !
    Quant au négationnisme, vous savez où il se niche ? Dans la thèse du double génocide. Oui, il y a eu un génocide, celui des Tutsi. Mais ensuite, c’est autre chose, qu’on peut qualifier en droit (et c’est de cela qu’on parle, n’est-ce pas ?) de « crimes de guerre » ou « crimes contre l’humanité », qu’ils aient eu lieu pendant ou après la sinistre période 7 avril-17 juillet 1994 !
    Et je vous rappelle que pendant des années, les Interahamwe, massés aux frontières ouest du rwanda (donc au Kivu zaïrois, ont exercé une menace extraordinaire sur les Rwandais, avec des incursions, des assassinats, des pillages...
    Il y en a encore d’ailleurs...

    Marianne

  • Veritas
    • Posté à 12h51 le 23/10/2007
    • Internaute 20192

    Chère Karine,

    Je suis heureuse de voir qu’il y a des personnes justes, intelligentes qui commencent à compendre les jeux du système FPR.
    Ce n’est pas donné à tout le monde.

    Je condamne toute personne qui nie le génocide rwandais.
    Mais je suis souvent surprise des réactions qui essaient de faire comprendre le soit disant role de la France dans le drame Rwandais. Lors de cet événement tragique, la communauté internationale n’a rien fait pour venir en aider à la communauté Tutsi qui se faisait massacrée par des extremistes Hutus. Seule la France est venue et -ça sera difficile de le nier- elle a sauvé des tutsis ( 6000 personnes dans un camp de Nyarushishi, et il y en a peut être d’autres dans d’autres regions).

    Les autres pays la Belgique, Les USA qui ont reconnu leur responsabilité dans le génocide rwandais, ils sont venus pour évacuer leurs ressortissants, mais la France est venu pour essayer de sauver les Tutsis et mettre le minimum d’ordre dans la region.

    Chère Karine, la bonne question à poser est : pourquoi les militaires des Nations Unies de La MINUAR se sont retirés du Rwanda quand le génocide començait et que personne ne s’en prenne à eux, mais plutôt à l’ armée française et à la France qui, elle a accepté de venir au Rwanda dans cette période difficile.

    Combien d’enfants rescapés du génocide rwandais vivant ici en Belgique ne cessent de dire comment ils ont été soignés par les militaires français dans le camp de réfugiés de Nyarushishi, où ces mêmes militaires les gardaient et protegeaient jours et nuits contre les extremistes Hutus.

    Le pouvoir de Kigali n’est pas aussi net comme on le laisse souvent entendre. Que fait il du cas de ce rwandais juste, courageux s/préfet Théodore Munyangabe qui a sauvé aussi des tutsis et a aidé l’opération humanitaire Turquoise ?

    Vu le mandat qu’avaient les militaires français (l’ojectif et le temp), les menaces du FPR et le peu de connaissance du tarrain miné par des haines et des jeux politiques, je salue le courage et la bonne volonté de la France dans son intervention au Rwanda.

    C’est quand même très curieux de voir les accusations portées contre l’opération Turquoise et voir que personne ou peu de gens (n’)accuse(nt) la communauté internationale qui n’ a rien fait pour aider les Tutsis Rwandais.
    Que faisons nous de « la non-assistance des personnes en dangers » ?

    Cetareh van der Hek

    • Anonyme répond à Veritas

      Cher Veritas,
      Ce n’est pas facile de trouver des arguments pour redorer le blason de la France dans ce drame.
      Vous ne manquer pas de vergogne en vous cachant derrière des enfants soignés par des militaires français.
      Ce ne sont pas les individus constituant l’armée qui sont en cause mais les décisions et actes politiques des responsables français : au choix, financement, livraison d’armes, formation des interhamwés, protection et exfiltration des génocidaires, reconnaissance et accueil officiel de responsables du génocide (à Matignon et à l’Elysée à l’époque) etc.
      La communauté internationale s’est excusée, la France non.
      J’en ai un peu ma claque d’avoir à assumer en tant que français des décisions qui n’ont pas été débattues ni votées au parlement (je parle du soutien à la dictature rwandaise, formation des miliciens etc.) Ma claque également de voir le drapeau français servir de cache sexe à des salopards trop honteux d’assumer personellement leurs actions.
      La buse

  • FREDERIC 67
    • Posté à 21h06 le 23/10/2007
    • Internaute 9970

    je n’y connais absolument rien mais je tiens à remercier rue 89 de permettre ces échanges sur un drame absolu

  • Anonyme

    Cher courageux anonyme,

    Je suis heureuse de lire ta réaction que pour être franche je n’ai pas très bien comprise.
    Peut être c’est dû à mon niveau de français qui est bas car je suis flamande (Nerlandophone).
    Dans le peu que j’ai pu comprendre, vous accusez plutôt les décisions prises par le les hautes autorités françaises, pas les militaires français (de l’opération turquoise).
    Si c’est le cas, nous sommes presque du même coté. Ma réaction a pour objectif de faire comprendre que l’opéraration Turquoise de l’ armée française a été pour moi un succès.
    Mon mari est medecin passioné de la situation politique dans la région de l’Afrique des grand lacs et nous avons la chance de côtoyer la communauté des rwandais vivant dans la partie flamande de Belgique.
    La plus part de ces Rwandais sont des rescapés Tutsis du Camp de réfugié de Nyarushishi (ça vous dit quelque chose ?).
    Quand je parle de l’aide médicale des médecins militaires français de l’opération turquoise, je sais de quoi je parle.
    Ces enfants, ces femmes ne connaissent probablement pas des décisions politiques de Matignon, Bruxelles, Strasburg ou de Washington... et j’ose dire aussi que pour eux ça n’a pas d’ importance.
    Ce qu’ils veulent c’est que quelqu’un les aide, les soigne et les protège. D’après leur témoignage, les militaires français n’ont fait que ça, au moment où mon pays retirait le contengeant des militaires belges qui constituait la MINUAR.
    Oui, cher courageux anonyme, mon pays s’est excusé de son rôle dans le drame rwandais, d’avoir abandonneé ces vies innocentes à la merci des extremistes Hutus.
    Cher courageux anonyme, soit fier de l’action des militaires français, soit fier d’être français à cause du courage de tes compatriotes qui ont fait ce que la communauté internationale n’a pas pu faire.

    On pourra discuter du rôle de la politique française en général dans des problèmes africains, mais j’éspère que tu es assez intelligent pour comprendre que ce n’est pas sur ce blog que la vérité sera dévoilée, du moins par les autorités occidentales.

    Avez vous lu le journal « Valeurs Actuelles » ? Que pensez vous de ces cas précis des rwandais qui souffrent parcequ’ils sont victimes du système politique de Kigali ? Peut être que leur cas ne sont pas connu par les autorités rwandaises ?

    Soyons capables de voir pas seulement les points négatifs de l’aide européenne envers les pays de l’Afrique mais aussi les points positifs et je vous l’ assure, il y en a beaucoup, surtout au Rwanda.

    Je vous remercie

  • leconcombrevert
    leconcombrevert
    La vraie vérité > : -))
    • Posté à 10h18 le 25/10/2007
    • Internaute 8843
      La vraie vérité > : -))

    Comme Frédéric67 je n’y pige pas gran’ chose, mais je regrette un peu que cette tribune, que je viens de découvrir, ne soit pas restée plus longtemps sur la page d’accueil.