A DEBATTRE 29/05/2007 à 18h04

Inhabituel consensus pour la réforme de l'université

Julien Martin | Ex-Rue89

La réforme promise par la ministre Valérie Pécresse semble faire l’unanimité des syndicats étudiants.


AG d’étudiants à Jussieu, en avril 2006 (Benoit Tessier/Reuters)

La loi sur l’autonomie des universités est « peut-être la plus importante » du quinquennat. Dixit le Premier ministre, François Fillon. A peine arrivée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse a ouvert les négociations avec les syndicats étudiants. Et, surprise, aucune opposition ne semble poindre pour le moment. A un bémol prêt tout de même : le calendrier.

Dans une interview au JDD, la nouvelle ministre confirme que cette réforme sera votée dès la session extraordinaire du Parlement au mois de juillet. Motif : « Le projet est aujourd’hui politiquement mûr. » Un timing serré qui n’est pas du goût de l’Unef (Union nationale des étudiants de France, à gauche) et de son président Bruno Julliard :

Sur le fond, Valérie Pécresse dit vouloir « lancer en même temps quatre grands chantiers. Le premier traitera des conditions de vie étudiante et se penchera sur les questions d’hébergement, de cantines, de bourses, de santé, d’intégration des élèves handicapés. Le deuxième s’attaquera aux carrières de tous les personnels de l’université (progression, statuts, mobilité, traitements, égalité hommes-femmes). Le troisième volet sera consacré aux conditions matérielles de travail. Trop d’enseignants, de chercheurs et d’élèves travaillent dans des conditions indignes, qui rebutent les professeurs et étudiants étrangers que l’université française devrait pouvoir séduire. Dernière réforme, celle du statut des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs. »

Promis donc, elle n’instituera pas de sélection à l’entrée de la fac, ni n’augmentera les frais de scolarité. Une condition sine qua non pour que les négociations s’ouvrent, selon Bruno Julliard :

Le cinquième chantier, lancé prochainement, sera la professionnalisation des études. Et ce, à la demande des syndicats étudiants, comme l’explique Alexandre Hascouet, délégué national de l’Uni (Union nationale interétudiante, à droite) :

Valérie Pécresse confirme également la mise en œuvre d’une autre promesse du candidat Sarkozy : la hausse de 50% du budget de l’enseignement supérieur en cinq ans, en plus du milliard d’euros supplémentaire accordé à la recherche. L’Unef ne demande qu’à voir :

Celle qui se veut « la ministre des étudiants » devra continuer à se montrer diplomate dans les semaines à venir, lors des prochaines rencontres avec les organisations syndicales. Pour l’heure, Bruno Julliard se réjouit « des différences majeures entre la qualité d’écoute de Valérie Pécresse et celle de Gilles de Robien ». Un début de consensus semble donc se dégager, ce qui étonne jusque dans les rangs de l’Uni :

Et le son de cloche est identique du côté de la Confédération étudiante (syndicat dissident de l’Unef). La présidente Julie Coudry s’est montrée tout aussi satisfaite à l’issue de sa rencontre avec Valérie Pécresse : « La ministre a compris les attentes exigeantes des étudiants qui souhaitent que les changements qui concernent leur avenir se fassent avec eux. »

Lire aussi le Sarkoscope sur la loi d’autonomie des universités.

A lire :
Inquiétant consensus autour d’une réforme a minima
Par l’historien Frédéric Bozo.

  • 16345 visites
  • 54 réactions
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  • Anonyme

    Si ce projet est « politiquement mûr », qu’il est aussi « populaire » et merveilleux, je ne comprends pas pourquoi il ne passe pas dès maintenant, avant les législatives. Personne ne s’opposera à un projet s’il est excellent. Comme cela, le doute serait levé et Monsieur Sarkozy pourrait augmenter encore sa popularité en obtenant, à coup sûr, une majorité parlementaire très forte. En juillet, les étudiants sont en vacances...

  • Anonyme

    nous avons ici bruno julliard

    Lien

  • Anonyme

    Autonomie des universités = diplômes locaux

    Génial, non ? c’est le début de la fin de l’éducation NATIONALE et la voie ouverte aux privatisations, aux accords avec les entreprises pour avoir des sous et former les cadres dont elle a besoin dans les bassins d’emplois locaux. C’est la mainmise du patronat sur l’enseignement, surtout les sciences, qui voudra subventionner les Lettres, les sciences dites humaines qui ne sont pas rentables ?

    Les étudiants auront du mal à changer d’université en cours de route et les diplômes n’auront pas la même valeur partout.

    • Anonyme

      Mais n’est-ce pas deja le cas ? Les diplomes de toutes les universites ne se valent pas. Mais il s’agit de nuances, un titre de docteur reste un titre de docteur. Et puis cela perd vite de l’importance au cours des annees apres la fin des etudes, en entreprise comme dans le milieu academique (du moins c’est mon impression).

      Aujourd’hui deja les places dans les sciences sociales et les lettres sont cheres. est ce vraiment un mal si pour ceux qui ne sont pas retenus une alternative plus professionelle est proposee ? un peu comme dans les ecoles d’ingenieurs dont les eleves ont une facilite si jalousee a trouver un bon boulot ?
      Aujourd’hui enfin on se plaint, et a raison, de finir avec un bac+5 ou 8 dans les rangs des serveurs McDo.
      Il est de toute facon delicat de determiner le poids que doivent tenir les differents champs du savoir, en tenant compte des aspirations individuelles, et des choix de societe. J’avoue ne pas avoir d’idee sur la question.

      Le connard anonyme

  • Anonyme

    Répondant aux Présidents d’Universités qui lui avaient adressé une lettre ouverte publiée par le Figaro (26/11/06), N.Sarkozy affirmait sa volonté de doter l’Enseignement Supérieur et le Recherche de moyens conséquents de sorte qu’ils soient en mesure « de rivaliser avec le reste du monde ».

    Bien, très bien Même !

    Il précisait cependant :

    « Nous devrons également mieux réguler le financement des filières sans débouché.
    L’attribution des dotations de l’Etat tiendra compte, dans la limite d’un certain
    nombre de places, des conditions de réussite et d’insertion professionnelle des
    étudiants. Libres aux universités de prendre plus d’étudiants que les effectifs
    financés par la collectivité, mais elles devront alors assurer leur prise en charge par
    leurs propres moyens. A l’inverse, les filières qui offrent débouchés et emplois
    servnt encouragées. Nous doublerons par exemple le nombre de place dans les IUT
    et les licences professionnelles. »

    Si l’Etat cible son financement, il n’est pas necessaire d’instituer une sélection à l’entrée de la Fac, ni de décider d’augmenter les frais d’inscription : le nombre de places-financées dans les filères n’offrant « pas de débouchés » étant limitées, les étudiants non selectionnés mais désireux de suivre un enseignement dans ces filières devront très certainement payer pour accéder à la formation de leur choix.

    Bref, il n’est en l’occurrence pas nécessaire « d’instituer », ce qui découlera effectivement, de l’orientation des dotations de l’Etat.

    Je pense qu’il va falloir être vigilant et s’intéresser de très très près à la manière dont vont être réparties les sommes allouées par ce gouvernement.

    • Vigilante
      Vigilante
      levoyageverslest.wordpress.com
      • Posté à 11h40 le 29/05/2007
      • Internaute 1125
        levoyageverslest.wordpress.com

      Dans le journal gratuit « 20 minutes » du 16 avril, figure une interview de Nicolas Sarkozy. Entre autres sujets, il y parle de l’université et prend pour exemple de filière inutile, et qui ne devrait plus être prise en charge par les fonds publics, l’enseignement de la « littérature ancienne » : « Le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne. L’Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois que dans des filières où on a 5 000 étudiants pour 250
      emplois. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable, mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes. »

      ... Oui mais si les universités passent des accords avec les entreprises pour financer la recherche dans ce genre de filières - il me semble évident que les entreprises ne financeront pas une thèse de littérature ancienne - et que l’Etat aussi finance les filières citées par N.S. il reste quoi pour les sciences humaines ? Ne sommes nous pas tout simplement en train de les marginaliser et de transformer l’entretien du patrimoine et de la culture française en études poussiéreuses et marginales ?

      • Anonyme répond à Vigilante

        Tu as raison : poussièreuses, marginales, et finalement réservées à quelques priviligiés...

        Ce que N.Sarkozy semble ignorer( ?), c’est que ces filières (Lettres, Sciences-Humaines), ne sont pas forcément choisies par les étudiants en vue de l’obtention d’un diplôme leur permettant d’accéder au monde du travail.
        Les enseignements de Psycho par exemple, sont souvent suivis par ceux ou celles qui souhaitent intégrer L’IUFM, préparer un concours d’entrée en Ecole d’infirmière, entamer une Formation d’Educateur Spécialisé, ou tout simplement obtenir un niveau BAC+...pour se présenter à certains concours administratifs. Ils choissisent à l’université, l’enseignement qui semble être le plus en adéquation avec leur orientation professionnelle à venir.

        Le choix de certaines filères ne s’effectue pas forcément en fonction des débouchés professionnels qu’elles offrent, mais s’inscrivent dans un parcours de formation qui se veut cohérent.

      • soignante désespérée
        • Posté à 21h30 le 29/05/2007
        • Internaute 2213

        il me semble clair que le projet affiché de notre nouveau président est de faire passer, avant tout, la « productivité ». Dites-moi en quoi une thèse de littérature ancienne peut être productive ? De plus, la culture ne semble pas être sa qualité première... Qui oserait avoir une longueur d’avance sur lui, quel que soit le domaine ?
        Vous avez raison, la culture française va devenir un luxe que plus personne ne pourra s’offrir (sauf les amis de N.S., ce qui bien sûr ne les intéresse pas, trop occupés à faire de l’argent).

  • ender
    ender
    Instituteur des écoles
    • Posté à 09h47 le 29/05/2007
    • Internaute 3356
      Instituteur des écoles

    L’autonomie des universités signifie surtout à terme une autonomie de financement et de recrutement.

    C’est la fin de l’enseignement unique et accessible à tous ceux qui ont un bac en poche. Et de fait, si on lit les déclarations tant des responsables que des soit-disant syndicats étudiants c’est le but recherché.

    Tout simplement pour pouvoir voir remonter dans la liste des meilleures universités du monde la prestigieuse Sorbonne que des hordes d’étudiants en sciences-humaines font choir depuis maintenent des décennies.

    Une fois qu’elle sera remontée dans les 10 premières à grands coups de hausse des droits d’entrée et de selections drastiques à l’inscription (sous couvert d’une pré-orientation plus fine) on pourra enfin laisser le prestige de l’université française rayonner à l’étranger.
    En d’autres mots « vendre » le « concept marchand Sorbonne » à l’étranger comme on l’a déjà fait au moyen-orient, et comme le font les structures anglo-saxonnes.

    C’est la marchandisation de l’enseignement supérieur.

    Que Sarkozy tente de l’imposer très bien, il respecte son programme.

    Que les « syndicats » étudiants courbent l’échine... Cela ne me surprend pas. Mais qu’il passe directement au PS en ce cas. Ils pourront ensuite tranquillement rentrer au gouvernement.

  • Anonyme

    Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer cette histoire de recrutement des enseignants ? Les universités recrutent déjà absolument qui elles veulent (et pas toujours les meilleurs, cf. recrutement local et tout ce genre de choses...). Il n’y a d’agrégation du supérieur que dans quelques très rares disciplines (éco, droit).
    Cela signifie-t-il que le CNU ne qualifiera plus les candidats, auquel cas on va voir revenir les candidats tellement minables qu’ils n’avaient même pas passé cette barre ?

    • Anonyme

      La pire des choses qui pourrait arriver serait une généralisation des agrégations des sections 1 à 6. Ces concours sont complètement bidon, ils créent de mauvaises dynamiques. Voir notamment ceci :
      Lien

      Quant à la qualif, le meilleur moyen d’éviter la corruption et les recrutements en famille, ce n’est pas forcément une bureaucratie archaïque. La concurrence entre universités est un bien meilleur aiguillon pour les obliger à utiliser au mieux leurs ressources. Tant qu’on n’aura pas compris cela, on n’aura rien compris, qu’on soit de droite ou de gauche.

      • Anonyme

        Le CNU comme bureaucratie archaïque, ça me fait bien marrer. C’est un dossier simple, et un comité national, où les magouilles les plus énormes ne passent pas. Simplement celles-là, mais c’est déjà pas mal.

        Et sinon, la concurrence en sciences humaines, vois-tu, je n’y crois pas tellement. Si l’autonomie ne va pas avec l’évaluation, on court simplement à la catastrophe... et l’évaluation nécessite des critères partagés, et une masse critique minimale pour que tout ne se passe pas entre copains. Aucun de ces deux critères n’est rempli (dans ma section en tout cas).

        PS pour Rue89 : je ne suis pas inscrite non par désintérêt mais parce que, pour écrire ce genre de trucs, j’ai pas trop envie de donner mon nom. Déjà que j’ai une forte tendance à l’ouvrir en public : -)

         
        • BATTANTE
          • Posté à 15h11 le 29/05/2007
          • Internaute 1492

          Réponse à la Courageuse anonyme de 11h46 : ici, on n’est pas obligé de donner son nom quand on s’inscrit. Il suffit de choisir un pseudo et de donner une adresse mail pour recevoir la confirmation d’inscription.
          Si vous vous inscrivez, cela nous permet d’avoir des échanges plus clairs, car parfois de nombreux « Courageux anonymes » se renvoient la balle et au bout de quelques échanges, on ne sait plus qui est qui...En espérant vous compter bientôt parmi les fidèles de Rue89 enregistrés sous un pseudo !

          • BATTANTE
            BATTANTE répond à BATTANTE
            • Posté à 17h15 le 29/05/2007
            • Internaute 1492

            Précision importante pour « Courageuse anonyme de 11h46 » et aussi pour ceux qui hésitent à s’inscrire :
            Si vous vous inscrivez sous un pseudo, NE REMPLISSEZ PAS les infos concernant votre bio ou d’autres renseignements personnels, si vous ne voulez pas qu’ils se retrouvent aussitôt sur Google ! ! !
            C’est en lisant le commentaire d’un « Courageux anonyme » au-dessous de l’article de Rue89 intitulé « Google, un Big Brother », que j’ai appris que, chaque fois que notre nom est mentionné sur un site, toutes les infos données se retrouvaient sur Google.
            Je croyais que cet internaute, qui a signé GBG, exagérait ; alors, j’ai aussitôt fait l’expérience en allant moi-même sur Google et j’ai été sidérée du résultat ! ! !

            • Ferdinand.Bardamu
              • Posté à 18h55 le 29/05/2007
              • Internaute 2975

              Effectivment ! ! ! Merci de cette précision, j’ai fait une recherche sur Google et mon nom s’étalait, bien visible....bonjour.
              Enfin, quelqu’un qui veut vraiment savoir qui est qui (les RG par exemple), peuvent retrouver n’importe qui via l’adresse IP utilisée. Quoi qu’il y ait d’autres moyens pour la cacher, mais bon, je n’ai rien à cacher précisément. Je ne veux simplement pas qu’un éventuel employeur ou client connaisse mes opinions, qui ne regardent que moi.

          • soignante désespérée
            • Posté à 21h35 le 29/05/2007
            • Internaute 2213

            Tout à fait d’accord. Entre ceux qui pensent que « courageux anonyme » n’est qu’une seule et même personne.... il en a du temps dans une journée... et ceux qui ont le même pseudo, on ne s’y retrouve plus.
            A une autre fidèle de Rue 89, merci

        4 autres commentaires
      • Anonyme

        Le document cité est très intéressant, j’aime particulièrement la proposition n°3 :

        « Que des mesures règlementaires interdisent que des futurs Maîtres de Conférences
        puissent êre recrutés, au titre de leur première affectation, dans l’Université où ils
        ont soutenu leur thèse de doctorat. »

        ça, oui, ça changerait vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup la vie ! !

  • Anonyme

    Etudiants, au lieu de dépenser votre argent de poche chez McDO, courez vite acheter des actions chez « Vaseline », car on a pas fini de vous entuber...

    • Anonyme

      On ne va pas se laisser faire

  • Santiano
    • Posté à 10h57 le 29/05/2007
    • Internaute 5417

    D’abord reconnaissons que l’universite francaise est a bout de souffle et que maintenir le systeme en place serait suicidaire ; ensuite a partir de ce diagnostic partage par tous, si un consensus large s’exprime on ne peut que s’en rejouir ; si a la fois nous parvenons a combiner libre acces de l’universite (frais d’inscription bas & absence de selection) et managment a l’americaine (autonomie, initiative... et les syndicats etudiants seront a meme de jouer un role plus important dans ce cadre) alors nous aurons sauve l’essentiel de nos valeurs et de notre culture universitaires humaniste tout en permettant a l’universite d’affronter les defis du 3 millenaire ; que Valerie Pecresse soit unanimenet appreciee est de bon aloi. Enfin je n’ai jamais cru a la selection a l’entree de la fac : test de selection pendant l’ete ou examen des dossiers tout cela est inapplicable ; une seule solution rehausser le bac ou considerer que l’universite selectionne elle-meme en ecartant a chaque session les moins bons elements ; sur ce point la suppression ou la limitation de la seconde session d’examen de septembre me paraitrait salutaire car la fac redevriendrait selective et exigente selon ses propres modes operatoires mais peut-etre beaucoup d’etudiants voient-ils les examens a la fac comme autant de bacs pour lesquels un fort taux d’admission doit etre artificiellement maintenu - ce qui tue la fac c’est bien cette obsession egalitariste sur fond de massifiaction - exigence et massification ne sont pas contradictoire si les moyens suivent ; ils sont meme synergiques - la fac a les moyens d’etre selective par elle-meme ; il serait vain et contre-productif d’ajouter des tests d’entree sorte de bric-a-bac bis completement absurde ! L’etat doit s’engager derriere les facs en restant comme on dit l’actionnaire majoritaire qui pourrait sanctioner la mauvaise gestion des cadres si d’aventure ceux-ci dans l’optique d’une planification sur 3 ou 5 ans ne parvenait pas a remplir des objectifs clairs : amelioration des conditions de travail, augmentation des personnels pour eviter des classes surchargees, une politique de la recherche equilibree (quand on sait ce que coute une these en science appliquee par rapport a une these en lettres ou histoire il serait important au lieu de vilipender les humanites de leur fournir des compensations - sur ce point Nicolas Sarkozy - dont je defends l’action - m’inquiete tant il a fait preuve de demagogie sur la question par exemple des lettres classiques - a suivre donc) et l’elaboration d’une politique universitaire qui reconnaisse enfin a l’universite une fonction sociale vitale et lui confere une mission civilisationelle autre que de valider des UV en fin d’annee - mission qui devrait etre inscrite dans la constitution ! ; enfin que les profs de fac se bougent un peu au lieu de rester confits dans leur attentisme habituel pour mieux preserver leur carriere... bref qu’on ne puisse plus etre prof en fac a vie que cela devienne contractuel comme c’est le cas aux USA car la fac francaise creve de cette disymetrie structurelle : les plus precaires (les etudiants) en face des plus privilegies (les mandarins titulaires de chaire ; aux syndicats etudiants d’exiger plus de prerogatives et de responsabilites dans la politique du personnel de la fac - mais pour etre credibles, encore leur faudra-t-il ne pas rester des chevaux de Troie politiques... bref en route pour une revolution copernicienne de l’universite !

    • Anonyme répond à Santiano

      Tout cela est très bien dit, mais enfin vous devez d’abord vous posez la question du financement !
      Comment faire la politique fiscale de Mr Sarkozy d’une part, et engager des réformes ambitieuse et couteuse (et bien sur nécessaires) d’autre part ? ? Plusieurs économistes de renom avaient soulevé ces questions pendant la campagne.
      Il me parait illusoire de penser que cela se fera sans augmenter les droits d’inscriptions. Cela dit ils sont actuellement très bas et on pourrait les relever un peu tout en revalorisant les bourses par exemple. Ce qui grève vraiment le budget des étudiants sont les pbs de logements pas les frais de scolarité. Mais bon, cela ne suffira pas.
      Les faire dépendre des collectivités territoriales, des entreprises locales ? ? Inégalités en perspective...
      Mais, Mr Sarkozy et Mme Pecresse ont promis....

      Une prof de lycée plutot pessimiste sur l’avenir de l’éducation nationale.

  • Anonyme

    Attendre et voir...
    Les syndicats étudiants sont pour le moment dans l’expectative, dans l’attente des réformes qui vont vraiment être engagées. De plus, il est difficile de mobiliser aux mois de mai et de juin avec les partiels, le bac et les vacances qui arrivent. C’est sans doute pour cela que le gouvernement veut aller vite. Je me félicite qu’il existe un dialogue qui semble constructif mais je me demande si les syndicats étudiants ne sont pas en train de s’endormir. L’autonomie des université est la porte ouverte vers sa privatisation même si je conçois qu’il faille donner quelques pouvoirs décisionnaires à chaque faculté.
    L’augmentation des budgets est une belle chose sur le papier mais je présume que cela va s’accompagner de contraintes de dépenses qui ne vont pas aller de pair avec la recherche. N« oublions pas que l’actuel président de la République a affirmé au collectif “sauvons la recherche” que le financement de la recherche passera aux deux tiers dans les grandes entreprises qui auront ainsi un énorme pouvoir de décision sur les axes de recherches. L’université, je le crois, va devenir à terme, une sorte de machine à fabriquer des collaborateurs de rentabilité pour les grandes entreprises. Mais que vont donc devenir les sciences humaines ou la rentabilité n’est pas d’ordre financier ?
    Soyons donc vigilant devant les premières pierres de la nouvelle societé étudiante que veut mettre en place notre gouvernement car les premières mesures, si honnêtes soient-elles, nous mène vers des dangers bien plus graves pour notre culture.
    J’aimerais bien lancer un cri envers les syndicats qui, parce qu’il croivent avoir gagner devant l’oublie d’augmentation des droits d’entrée par exemple, oublie le principal...qu’une société se construit par la connaissance, le savoir, la maîtrise de nos erreurs...

    alain Gaulon

  • Anonyme

    Je ne saisis pas très bien, le consensus a l’air de se faire, mais les sujets qui fachent n’ont pas été abordé ? ? ?
    Le sourire des syndicats étudiants, comme nouvelle opération de com’ pour les législatives ?
    Ne me dites qu’ils sont tombés dans ce panneau... : D
    Pierre.

  • Anonyme

    Une seule chose m’inquiète réellement, l’autonomie des universités ne va-t-elle pas donner un enseignement à deux vitesses ? Les riches dans les meilleurs facs et les autres dans celles où il restera de la place. N’est ce pas le même problème que pour la carte scolaire ?
    Je souhaiterai tout de même réagir (vivement !)à une idée qui se répand et qui est devenue trop populaire...la recherche (et les crédits alloués) ne concerne (presque) que les sciences dites fondamentales. Or, force est de constater (pour y être) que la recherche en sciences humaines ouvre autant de débouchés que les autres. C’est à l’étudiant de faire ses preuves, de « bosser » et de prendre les contacts nécessaires à la bonne réalisation de son projet. Trop d’étudiants (que je connais et cotoie chaque jour) sont en DEA ou thèse de philo ou de psycho et n’ont pas d’idée professionnelle autre que l’enseignement et la recherche. Mais ils oublient que les places sont limitées et que chacun n’aura pas la chance de pouvoir y accéder. Que vont-ils faire ensuite ? Là est le problème principal. C’est ce genre d’étudiants qui discréditent l’investissement et le travail des autres, de ceux qui savent pourquoi ils sont là et qui n’attendent pas qu’on leur propose un poste à la fac. Alors oui, nous devrions faire une « vraie » sélection, après la licence. Un dossier qui ne tient pas compte des résultats mais uniquement de la motivation et du projet professionel à long terme. J’en suis un bon exemple. J’ai traversé la France pour avoir LE dir. d’étude que je voulais, mais ce dernier (Dir. au CNRS) voulait que je lui fasse un CV, une lettre de motivation, 2 lettres de recommandations et que je lui présente un projet professionnel. Cela est une VRAIE sélection, et quoi qu’en disent les syndic. étudiants (qui crient à tout va que la sélection n’est qu’à partir du DEA/DESS), elle s’applique dès la 4eme année...et c’est pas un mal. Résultat, je suis le seul qu’il est accepté de suivre cette année et non pas parce que j’avais eu la meilleure licence, mais parce que j’avais défendu le meilleur projet. Et pourtant je ne suis pas dans une filière pro. mais bien dans une filière recherche. Je sais que j’aurai de toute façon un boulot dans mon domaine -l’archéologie-(une entreprise m’a déjà contacté pour un CDD de 6 mois) parce que je bosse sans relâche (et n’ayant plus de parents, je travaille à côté pour payer mes études), j’en veux et je prends le maximum de contacts.
    Alors avant de parler d’autonomie à d’université, parlons plutôt du recrutement des étudiants. Oui, sans réserve jusqu’à la licence mais après, recherche ou professionnel, l’accès au master 1 devrait être sélectif, et non pas sur les résultats mais sur le projet professionnel et la motivation. Vous verrez qu’on aura du coup beaucoup moins de diplômés errants après. Moins d’étudiants => plus de résultats, plus d’argent pour la recherche.

    Sylvain
    Master recherche Archéologie

    • pointenoire
      • Posté à 14h26 le 29/05/2007
      • Internaute 2880

      Je suis tout à fait d’accord avec vous.
      Je suis intervenue auprès de Bac +5 en sociologie et auprès de doctorant tous secteurs confondus. Dans l’ensemble j’ai été stupéfaite de découvrir des étudiants qui « passaient leur temps » là sans aucun projet. Beaucoup n’avaient aucune aptitude à des postes de hauts niveaux principalement en raison de leur absence totale de motivation et de maturité.
      Relativisons tout de même : en école d’ingénieur où j’interviens également, ce n’est pas toujours mieux. J’ai parfois l’impression que les étudiants sont dans une fuite en avant, accumulant des diplômes sans véritable projet. Ne faudrait-il pas prendre le problème dès l’entrée dans l’enseigment supérieur ?

  • Anonyme

    Donc, si l’on voit les choses d’un angle différent, ceux qui auront été diplômés ces cinq, voire dix dernières années par n’importe quelle université populaire de France et de Navarre aura donc un diplôme et un niveau inférieur aux étudiants qui sortiront de la fac après cette réforme miraculeuse !

    Né 30 ans trop tard, ou 5 ans trop tôt ? ...

  • la thilde
    • Posté à 12h34 le 29/05/2007
    • Internaute 922

    sur la forme... c’est étrange, on a l’impression de lire les notes d’un sujet radio
    mais bon, ça change du petit complément son qui accompagne parfois les articles sur internet et qui n’apporte aucune valeur ajoutée !

  • Anonyme

    Lecteur regulier de rue 89, je suis decu ( deja ! ?) par le titre de cet article qui ne colle pas avec l utilisation frequente du conditionnel de la part de julliard

    de plus, qu en est il des positions de Sud Solidaires etudiants ? de la CNT FTE ?
    comme le dit un commentaire plus haut, les syndicats n engagent que eux meme.

    quant a l UNI, il n est pas etonnant d entendre leur accord.. ce syndicat est peuple de jeunes pop ( orga de jeunesse de l ump) quand ce n est pas plus a droite.. donc leur intervention dans l article est ininterressante, puisque le fait de montrer leur avis donne une impression de consensus qui n est pas la.. ce syndicat n est de plus pas tres representatif ( sauf dans les facs de droit et d economie a la limite..)

    ce projet sera epluche par les individus militants hors syndicats et par les orgas combattives et progressiste de gauche etudiante ! nous ne nous laisserons pas manipule par un julliard qui fricote avec Dati et qui n a pour seul but une bonne place au ps.

    a bon entendeur..

    • olivier p
      olivier p
      face à la mer
      • Posté à 15h59 le 29/05/2007
      • Internaute 625
        face à la mer

      UNEF (les « SE » et « ID » en sont où après la « réunification », julliard et son parcours politique, sa majorité au sein de l’unef), la mutuelle des étudiants (ex mnef, c’est fini la politique ? un croisement des organigrammes dans le temps et entre les organisations...), la confédération étudiante (quels liens avec la cfdt ou dsk et pourquoi la scission avec l’unef), quels intérêt pour les administrateurs dans la futrure « autonomie » ou dit autrement quel est l’état de la « co-gestion », quelle participation aux élections étudiantes (quelles réformes sont envisagées ?), quel est le financement des syndicats en général (quels problèmes cela pose-t-il ?) ? quels investissements privés et dans quelles filières ? ... bref, un consensus... pourquoi ?

      il se dit que le nouveau déboûché professionnel pour les étudiants en psycho s’appel « veolia » ! une privatisation ? quelles conséquences ? quels profits et pour qui ?

      nb : il serait aussi intéressant que les autres syndicats dits de gauche soient en mesure de s’auto...critiquer, nul besoin de trouver chez « les traîtres » les raisons de ses propres échecs !

  • Nicolas Brousse
    Nicolas Brousse
    Etudiant à Paris
    • Posté à 13h06 le 29/05/2007
    • Internaute 118
      Etudiant à Paris

    Bruno Julliard est, à mon avis, un très mauvais représentant – du moins il est insupportable. Lors de la mise en place du CPE, il a été le « leader » des grèves contre ce projet libérale. Quand Villepin a décidé de supprimer le CPE, à cause du bordel dans les rues, Julliard s’en est félécité en disant haut et fort : c’est une victoire. Certes, c’est pour lui une victoire, mais pendant qu’il fêtait cette « victoire », la France reste dans une situation assez inquiétante. Il est donc anti-réformes, prêt à rendre le gouvernement fou.

    En ce qui concerne les projets qui verront le jour prochainement, je me demande bel et bien comment on va pouvoir augmenter le budget de 50%. Je ne connais pas bien le dossier, mais peut-être que quelqu’un aurait la gentillesse de m’expliquer. Ce qui m’épate, c’est qu’on a une dette importante à rembourser. Qui dit dette dit réformes (en France).

    • Anonyme répond à Nicolas Brousse

      Quand on a pas de sous pour payer ses dépenses, on fait quoi ? On vend ce qu’il nous reste. Parfois tout doucement, tout en finesse, pour que tout se passe le mieux possible.
      Monsieur Sarkozy semble prendre comme modèle les USA. Très bien ! Les USA ont des tas de choses que nous pourrions copier. Par exemple, ils savent, eux, donner leur chance aux jeunes. Ils savent investir dans de nouvelles idées. D’ailleurs tant d’idées typiquement « américaines » ne viennent-elles pas d’içi ? Le « blue demin », pour ne nommer que ça, ne vient t-il pas de « Nîmes » ?
      Les Américains ont aussi des tas de choses que nous devrions EVITER de copier : l’université à des prix exorbitants pour les moins favorisés, sauf si on est champion de foot ou de basket,l’assurance maladie pour riches, les retraites style « Enron »...
      De toute façon, la France ne sera JAMAIS les USA, quoi que puisse rêver ou faire Monsieur Sarkozy. Faudrait donc, au moins, essayer de garder ce qui nous rend unique. La solidarité, par exemple. L’amour de la connaissance,aussi, même quand cela ne « rapporte » pas nécessairement beaucoup d’argent. A quand la suppression de la philo pour le bac ? Aux USA, il n’y a pas de philo au bac...

      • Nicolas Brousse
        Nicolas Brousse
        Etudiant à Paris
        • Posté à 19h27 le 29/05/2007
        • Internaute 118
          Etudiant à Paris

        C’est très intéressant ce que vous dites.

        Il est vrai que les universités aux Etats-Unis sont très couteuses, et sont parfois au dessus des moyens des étudiants aux Etats-Unis. Mais, saviez-vous que les bourses sont attribuées très facilement à ceux souhaitant faire des études aux Etats-Unis ? Ce qui est tout le contraire de la France. En effet, en France, les bourses sont attribuées assez rarement, et sont en général très médiocre. Mais, puisque les écoles ne sont pas chères, il est normal que les bourses en France soient attribuées plus rarement aux étudiants. Le problème, c’est qu’en faisant des écoles/universités Françaises accessible à « petits prix », l’éducation nationale rentre en déficit.

         
        • Anonyme répond à Nicolas Brousse

          Beaucoup d’étudiants américains et canadiens prennent des prêts pour financer leurs études, quand leurs parents, même s’ils se saignent aux quatre veines, ne peuvent pas subvenir - surtout dans le cas ou ils ont plusieurs enfants.

          En France, nous payons énormément d’impôts, directs et indirects. Se peut-il que si ces sommes colossales étaient mieux gérées, nous pourrions avoir de meilleurs écoles publiques et de meilleurs universités ?

          Que je sache, les autoroutes de France étaient très rentables. Pourtant, elles ont été vendues. Pourquoi ?
          Je trouve plutôt curieux qu’un pays ne soit pas propriétaire de ses routes... A quand les aéroports ? Il en est de l’université comme pour le reste. On trouvera toujours une bonne raison pour les privatiser. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Si au moins toutes ces privatisations, ça faisait baisser les impôts ! Mais non, il y aura toujours une bonne raison pour qu’ils augmentent, eux, non ?

        • Anonyme répond à Nicolas Brousse

          S’il y avait tant de bourses que cela accordées, il n’y aurait pas autant de jeunes qui prennent des prêts bancaires pour financer leurs études, non ? Plus une université est réputée, plus les frais d’inscription y sont chers. Bon, on peut faire pareil en France, après tout, mais faudrait pas non plus aller dire que les « chances seront pareilles pour tous »...

          • Nicolas Brousse
            Nicolas Brousse
            Etudiant à Paris
            • Posté à 12h18 le 30/05/2007
            • Internaute 118
              Etudiant à Paris

            Aujourd’hui également on ne peut pas dire « chances sont pareilles pour tous ». Ceux des banlieues n’ont pas forcément les mêmes chances que ceux d’un quartier riche... Tout ceci vient de l’éducation du plus jeune âge. Le prix peut en effet être une contrainte, mais, même en France, un pays où les universités sont financièrement accessibles, les chances dans les universités ne sont pas données à tout le monde.

            Mais j’en reviens à ce que j’avais dis avant. Si les universités se privatisaient, on verrait donc les prix augmenter, mais les bourses seront distribuées plus fréquemment et plus facilement à plus de personnes. Il est mieux donc, à mon avis, de privatiser les universités.

            • cardamome
              • Posté à 14h22 le 30/05/2007
              • Internaute 8519

              Pourquoi y aurait-il plus de bourses si les facs sont privées ? ? ?

              Aux Etats-Unis, certaines universités sont privées, d’autres sont publiques – et cela n’influe guère sur leur niveau d’exigence (fort ou faible). Toutes sont SANS but lucratif (enfin, il y a des exceptions, qui n’ont pas l’air très convaincantes).

              Dans tous les cas, c’est très cher, il y a des bourses... mais surtout beaucoup d’étudiants qui s’endettent jusqu’au cou et qui, par conséquent, n’ont pas le choix de leur carrière ultérieure (il faut forcément qu’ils gagnent beaucoup pour rembourser). De ce que j’en ai vu, il y a surtout beaucoup de bourses partielles.

              Evidemment les universités privées sont le plus souvent plus chères que les publiques, mais ce n’est pas toujours une question de financement de la fac : ainsi, Stanford est hors de prix, alors que son patrimoine lui permet de se financer sans souci du lendemain. C’est une question de statut social.

              • Nicolas Brousse
                Nicolas Brousse répond à cardamome
                Etudiant à Paris
                • Posté à 17h19 le 30/05/2007
                • Internaute 118
                  Etudiant à Paris

                Les bourses offrent la possibilité d’un remboursement en une vingtaine d’année, voir plus. Mais, il est vrai, que dépendant de la profession exercé par l’emprunteur, il risque d’être endetté. Ceci est comme même rare – du moins aux Etats-Unis.

        5 autres commentaires
  • Anonyme

    ok avec l’ETUDIANT DE STRASBOURG
    Causette fait des promesses, tout le monde est content, pourquoi pas dépenser plus, pour etudier plus !
    De toute façon la dette on s’en fout on est élu.
    Une réforme en juillet, vive la rentrée !
    chaque fois qu’on fait des réformes en été ce n’est pas un fait du hasard, personne pour contester, personne pour préparer la rentrée, un joli bordel en perpective.
    On s’est beaucoup moqué de Mme Royal qui disait nous ouvrirons une négociation à chaque proposition, que fait ce gouvernement ! ¨Pire, des négociations avec des projets, incohérents, non étudiés et approximatifs au niveau social, fiscal et juridique, de plus économiquement nuls !

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 18h17 le 29/05/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Le CPE n’a pas été une victoire, puisqu’il a été juste mis au placard (il peut ressortir) et le CNE (sur le même modèle) n’a pas été aboli.

    Ca n’a plus d’importance, puisque notre brave gouvernement nous prépare un contrat unique = un employeur licencie quand il veut, comme il veut -> plus de code du travail pour protéger les salariés -> plus d’inspecteurs du travail (ils auront d’autres fonctions que surveiller l’application du code) -> plus de prud’hommes. Ca arrange qui ? Le MEDEF qui pleure depuis 5 ans pour obtenir ces réformes.

    Pourquoi dépenser tellement d’argent pour les facs, puisqu’avec l’immigration choisie, on pourra faire venir les têtes bien faites étrangères déjà formées ? Les étudiants français seront formés à être de bons manars aux ordres, à la limite des techniciens, sauf une élite qui pourra entrer dans des facs sponsorisées. Certains labos passent des contrats avec des entreprises et ne peuvent plus chercher que sur des sujets rentables. Ce n’est pas comme ça que la recherche pourra avancer !

    L’éducation est tournée vers la rentabilité, or ce n’est pas une marchandise. Certains semblent l’oublier...

  • Anonyme

    Comment faire une réforme des universités sans parler des classes préparatoires, des écoles d’ingénieurs, dee sections BTS en lycée ?
    On a de fait plusieurs systèmes d’enseignement supérieur hiérarchisées par la tradition et assez étanches. Bizarre que personne ne soulève cette spécificité française (où est baverez ?)
    JLS

  • Anonyme

    Le gouvernement ne veut fixer qu’un minimum de choses dans une loi cadre nationale, ce qui lui permettra de se défausser par la suite. Par exemple, il annonce qu’il n’y aura pas de relève des frais d’inscription ; or, il est tacitement prévu par la loi sur l’autonomie des universités que celles-ci pourront diversifier leurs ressources - donc fixer librement des frais d’inscription ; ce ne sera plus unedécision de l’état donc exit la contestation, qui sera affaiblie par la multiplicité de ses interlocuteurs. Dans les universités (dans les administrations) tout le monde le sait. La question qui se pose encore est celle de l’unanimité : la Conférence des Universités souhaite que la position soit unanime et ne veut surtout pas de l’« expérimentation » prévue pour l’instant. En attendant, on reçoit les visites des équipes « présidentielles “(des universités) qui viennent ‘rassurer’ les composantes...

  • Anonyme

    Je voudrais exprimer mon étonnement.
    Qu’un journal comme le Monde voit dans un Bruno Julliard un « hérault de la bataille du CPE », je peux le comprendre. J’en espérai par contre un peu plus de Rue 89...

    L’UNEF doit faire largement moins de 5% d’étudiants encartés, ce qui en fait le syndicat « majoritaire » - un terme qui a tendance à être confondu avec « représentatif“- mais uniquement parce que l’afiliation offre des réductions sur les sandwichs et le photocopies...
    Je ne parle même pas de l’UNI, sur une fac de 33 000 étudiants par exemple, ils sont environ... 7.

    Alors effectivement moi non plus je ne suis pas surpris.

    Cela me parait ainsi hasardeux, lorsque l’on cherche à établir un rapport plus démocratique à l’information (non pas au sens de vulgarisation mais bien au sens d’un exercice de citoyenneté, c’est-à-dire de sens critique, de raison, dans l’Espace Public), hasardeux donc, d’en conclure qu’il n’y aura pas d’opposition.

    Rassurez-vous les étudiants répondront présents.

    • Anonyme

      en juillet ! ! et ce n’est pas ironique (hélas)

      • Anonyme

        soit... avec un peu de retard, mais ils répondront :)

        deja pour la LEC la réaction s’est construite a posteriori

  • Anonyme

    Nous lutterons sans les syndicats majoritaires comme d’habitude ! Tous les mouvements étudiants ont débuté sans eux ! A chaque mouvements ils tentent désespérément de récupérer et de contrôler voire de casser les luttes ! Et ce depuis 1968,Syndicats=cogestion...Mais,nous sommes beaucoup à vouloir résister à la sarkomania qui déferle en France...Nous organiserons des assemblées générales avec ou sans syndicats pour dire non au projet de société que nous concocte Sarko avec une sauce travail, famille ,patrie !
    Nous ne sommes pas tous des moutons !
    Alors rendez-vous à la rentrée...

    • soignante désespérée
      • Posté à 21h41 le 29/05/2007
      • Internaute 2213

      le problème c’est que le gouvernement n’attendra pas la rentrée pour voter ses lois sur l’Université. Et pendant que vous serez en train de travailler (chez Mc Do au hasard...) les lois passeront. Vous reviendrez en Septembre, et bizarrement, tout aura changé sans même que vous ne l’ayez vu venir !
      Et vous n’aurez plus qu’à suivre, même si vous n’êtes pas des moutons.
      Alors, réveillez-vous avant, il y a encore des élections en Juin !

  • Anonyme

    Attention, l’idée de ce projet est quand même de modifier le droit de grève à l’université en même temps que l’on ferait passer la loi sur l’autonomie des universités...

  • Anonyme

    Arrêétez de croire que l’UNEF et l’UNI sont les seuls syndicats étudiants, et surtout les plus actifs sur le terrain. C’est comme dire qu’il n’existe que le PS et l’UMP sur la scène politique...

  • Anonyme

    ils risquent d’être un peu déçu, car je pense qu’ils se sont fait franchement endormir....
    en juillet eux seuls feront encore attention au véritable texte voté et la ils se rendront compte et pour mobiliser les jeunes déjà tous en vacances...
    ils risquent donc de se faire baisé en beauté..
    de plus pecresse n’est pas la plus tendre, pas la plus diplomate.. je me rappelle d’une fois au grand journal de canal+ ou si je ne la connaissais pas je l’aurai prise pr une candidate FN...
    attention a elle......

  • Vespéral
    Vespéral
    Étudiant en tout
    • Posté à 09h41 le 30/05/2007
    • Internaute 4921
      Étudiant en tout

    Augmenter le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur, c’est la principale mesure qu’on attend ! Pourvu que ça vienne vraiment !

    L’université est en danger il faut au moins doubler ses crédits ! !

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