20/11/2009 à 12h30

Stéphane et Stéphane, récit d'une love story sur glace

Têtu"
Têtu.com | Le site des gays et des lesbiennes


Deux crosses de hockey tatouées sur une épaule (Ryan Frost/Flickr).

Notre partenaire Têtu fête son 150e numéro. Nous publions la touchante histoire d’un hockeyeur amoureux d’un autre, choisie parmi les nombreux témoignages que le magazine a reçus depuis le début de l’été célébrant le bonheur et la fierté d’être homo malgré l’histoire, malgré l’homophobile, malgré l’adversité.

Un soir d’octobre, l’an dernier, à la patinoire de Bordeaux. Le comité directeur du club de hockey sur glace se termine. Les sentiments se mélangent dans ma tête, je suis à la fois heureux et nostalgique. Je me demande ce que Stéphane serait en train de faire, en ce moment précis. Serait-il sur la glace, avec l’équipe professionnelle, pour l’entraînement ? Où à la maison, avec Jordi, mon fils, notre fils ?

Le président me sort de mes pensées. « Pour l’apéro, c’est ta tournée ! » Mon élection comme numéro 2 du club va me coûter cher. Je me sens bien avec mes collègues dirigeants, j’ai toujours pu évoluer dans le club malgré ma différence, dans un milieu -­ le sport de haut niveau- ­ d’ordinaire homophobe, ou en tout cas peu ouvert à l’homosexualité. L’entraînement se termine, nous sortons. Sur la même glace, dans le même club, des années plus tôt, j’ai connu tant de joies. Quelquefois aussi, des heures plus sombres...

Flash immédiat

Juin 1993. Le championnat du monde des juniors se déroule en Suède. Je suis capitaine de la sélection nationale suisse des moins de 20 ans. Cette compétition, importante sur le plan sportif, le sera aussi pour ma vie. Lors d’une conférence de presse d’après-match, je suis présent sur la tribune à côté du capitaine de l’équipe nationale danoise.

Ce mec, je l’ai repéré dès le premier jour de la compétition. Sa beauté toute naturelle, sa personnalité m’ont fait flasher immédiatement.

Je passe à côté de l’interview. L’euphorie de la victoire, peut-être... Ce mec qui me trotte dans la tête, plus sûrement... Je bois ses paroles. A la fin de la compétition, nous terminons vice-champions du monde des moins de 20 ans. Les équipes encore présentes concluent ce dernier soir en boîte de nuit.

Nous faisons connaissance avec mon homologue danois. Nous partageons le même prénom, Stéphane, nous bénéficions chacun de deux nationalités, dont une nous est commune : nous sommes, aussi, français tous les deux. La nuit se terminera à deux...

Du couple à la famille de quatre

Juin 1994. Un an après notre rencontre, notre couple se porte bien. Nous avons des projets à la pelle : nous installer ensemble, fonder une famille. Ce rêve prendra forme plus tôt que nous le pensions. Nous avons tous deux signé un protocole d’accord avec Bordeaux. Il me devancera d’une saison, le temps pour moi de terminer l’année de contrat qu’il me reste à effectuer en Suisse.

Quelques mois plus tard naîtra un petit garçon, Jordi, grâce au concours d’une amie bienveillante. Père biologique, j’en suis le père légal. Mais Stéphane prendra pleinement part à son éducation, sans oublier Valérie, la mère, qui tiendra toute sa place dans ce trio...

Septembre 1995. Nous venons d’aménager, Stéphane et moi. Je découvre la ville. L’appartement, payé par le club, est en plein centre, grand et spacieux. Officiellement, nous avons chacun notre chambre, mais cette illusion ne trompe pas grand monde. Notre relation commence à faire le tour du petit monde du hockey français.

Ma famille est au courant depuis bien longtemps déjà. Stéphane, de son côté, est plus discret par nature. Cela m’a freiné, à regret, dans ma volonté de sortir officiellement notre couple du placard, Stéphane y étant opposé. Je cherche la lumière, non seulement par militantisme, par souci de visibilité, pour faire évoluer les mentalités, mais aussi pour crier mon amour de ce garçon dont je suis fou.

La nuit où tout s’effondre

Octobre 1997. La sonnerie stridente du téléphone me réveille en sursaut. Il est minuit. Un ami, jeune interne de permanence, me prévient que Stéphane vient d’être admis aux urgences dans un état critique, victime d’un accident de la route. Je me précipite à l’hôpital. L’état de Stéphane n’est pas terrible, il est placé dans un coma profond.

En raison de son état et vu l’heure tardive, je ne peux pas le voir. En rentrant, je craque. Cet accident, intervenu alors qu’il rentrait d’un déplacement chez ses parents, je m’en sens responsable. Nous nous étions engueulés, Stéphane était parti. Kristina, sa mère, m’avait appelé pour me dire combien il était mal. Elle se doutait que je devais l’être aussi. Son discours m’avait touché. C’est en partie grâce à elle que nous nous sommes reparlés, réconciliés même.

Stéphane restera dans le coma trois semaines. Trois semaines de cauchemar, à ne plus manger ni dormir. Un soir d’entraînement, le directeur sportif fait signe à l’entraîneur. Ils me regardent, puis m’appellent. J’ai peur de comprendre. Ces quelques secondes m’ont paru une éternité. C’est la fin pour Stéphane. Je me précipite à l’hôpital, accompagné de plusieurs joueurs de l’équipe, nos potes les plus proches. Ses parents sont en route vers Bordeaux. J’ai réussi à obtenir que Stéphane ne soit pas débranché avant l’arrivée de nos proches (famille, parents et amis), afin qu’ils puissent le voir vivant une dernière fois.

Juin 2009. Jordi est désormais un jeune homme ; je suis fier de ce gamin. J’ai une pensée émue pour ses deux autres parents. D’abord pour Stéphane, mon premier grand amour. ensuite, pour Valérie, sa mère, partie beaucoup trop tôt elle aussi, des suites d’une maladie longue et douloureuse. Je les imagine dans un monde idéal, sans souffrance. Je pensais ne jamais me relever de leurs départs successifs. Pourtant, je suis toujours debout. Ils m’ont enrichi de leur amour, chacun à sa manière. Et avec le plus beau des cadeaux : ce fils, qui est une partie d’eux-mêmes.

En partenariat avec Têtu

Photo : deux crosses de hockey tatouées sur une épaule (Ryan Frost/Flickr).

Publié initialement sur
Têtu
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  • Joli grain de sable
    Joli grain de sable
    ni loup ni mouton
    • Posté à 12h33 le 20/11/2009
    • Internaute 72829
      ni loup ni mouton

    « Quelques mois plus tard naîtra un petit garçon, Jordi, grâce au concours d’une amie bienveillante. »

    C’est beau la société de consommation... Moi j’ai un ami bienveillant qui m’a donné sa télé...

    • Numerosix
      Numerosix répond à Joli grain de sable
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 12h45 le 20/11/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Si vous la mettiez en veilleuse ?

      • Joli grain de sable
        Joli grain de sable répond à Numerosix
        ni loup ni mouton
        • Posté à 12h52 le 20/11/2009
        • Internaute 72829
          ni loup ni mouton

        Pardonnez-moi de ne pas penser comme vous, je sais que c’est mal mais je ne peux pas m’en empêcher... Je vous laisse dans votre consensus compassionnel...

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 13h33 le 20/11/2009
          • Internaute 29846
            menuisier

          Vous avez l’inconscient diablement lacanien, cher joli,

          « con s’en suce » c’est superbe, dans un tel sujet !

          Par ailleurs, « compassionel » c’est bien l’adjectif que l’on utilise (en alternance avec politiquement incorrect) lorsque l’on veut disqualifier sans en avoir la capacité, je crois, non ?

          • Joli grain de sable
            • Posté à 14h06 le 20/11/2009
            • Internaute 72829
              ni loup ni mouton

            enfin, si je vous comprends bien, je serais un-con-chiant.

            • Adéménagé le 3 janvier 2011
              • Posté à 14h22 le 20/11/2009
              • Internaute 29846
                menuisier

              On ne se connait pas, j’éviterai tout commentaire père amptoire.

            • Silers
              Silers répond à Joli grain de sable
              Un garçon
              • Posté à 14h38 le 20/11/2009
              • Internaute 78846
                Un garçon

              Les gens qui se vantent d’être politiquement incorrect, qui se prétendent en dehors des troupeaux de moutons bien-pensants, sont sans doute ceux qui font le plus consensus aujourd’hui. Ces gens là ne choquent (plus) personne et font encore moins réfléchir. On les applaudit parce que par principe, le politiquement incorrect se présente comme une sorte de rebelle et que le grand public aime les rebelles. C’est surtout auprès des « petites gens » que le politiquement incorrect fait ses plus gros succès. Le politiquement incorrect, c’est en vérité tout a fait politiquement correct aujourd’hui ; il y a tellement de gens qui prétendent être politiquement incorrect, qui prétendent le dénoncer, qu’on a parfois l’impression que c’est le politiquement correct qui est complètement minoritaire et étouffé ! C’est en quelque sorte tendance, à la mode. En gros, tout ça est tellement galvaudé qu’il y a belle lurette que ça ne provoque plus rien. Au mieux, un léger agacement de voir tous ces gens prétendre « faire bouger la société », la « provoquer », alors qu’en vérité, ils ne font que l’enfoncer dans le quelconque et le commun. Présentez-vous comme un trouble fête si vous voulez mais la réalité est que vous êtes en quelque sorte le comble du politiquement correct.
              Dire « bonjour » à un flic pourra bientôt être du politiquement incorrect grâce à vous ! Et tout ça sans rien risquer devant un tribunal !

          • big némo
            big némo répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            charcutier- coiffeur et je m'en (...)
            • Posté à 18h27 le 20/11/2009
            • Internaute 86763
              charcutier- coiffeur et je m'en (...)

            ne serais pas le votre qui s’exprimerait d’inconscient ?
            Non , moi ce que je trouve rassurant c’est que les gays peuvent eux aussi donner des prénom a la con a leur enfant....
            Mais c’est vrai que jordi, il était tellllleeeeeeeement mimi

        • Numerosix
          Numerosix répond à Joli grain de sable
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h39 le 20/11/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Je vais pas vous demander de lire les commentaires que j’écris d’habitude , je ne suis pas mégalo à ce point la , on peut me reprocher bien des choses , mais pas d’avoir un langage compationnel envers les homosexuels ou qui que soit d’autres ...
          Non , c’est juste que votre remarque était totalement con et inutilement blessante, désolé ..

          • Valparaiso-Cerro-alegre
            Valparaiso-Cerro-alegre répond à Numerosix
            PISCOLOGUE
            • Posté à 16h06 le 20/11/2009
            • Internaute 64360
              PISCOLOGUE

            compationnel <==== deux SS, ne provoquons pas l’histoire, c’est compassionnel.
            L’amourr c’est beau... dommage que cela finisse mal ! Bonne chance à Jordi... il a déjà foiré sa vie de chanteur.

        7 autres commentaires
    • Albedo
      • Posté à 12h50 le 20/11/2009
      • Internaute 7121

      Votre réaction est répugnante. Heureusement, vous appartenez au passé.

    • Tyb
      Tyb répond à Joli grain de sable
      (par ici, par là)
      • Posté à 12h51 le 20/11/2009
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      Il aurait mieux fait de vous donner un cerveau.

    • Gom
      • Posté à 12h58 le 20/11/2009
      • Internaute 36244

      C’est tout ce que vous avez à dire après avoir lu une histoire comme celle là ? Vous êtes l’exemple type de ce que produit la société de consommation, déshumanisé et aigrit.

    • minghton
      • Posté à 15h18 le 20/11/2009
      • Internaute 21310

      pauvre naze

  • Fersen
    Fersen
    Pédé militant
    • Posté à 13h13 le 20/11/2009
    • Internaute 95881
      Pédé militant

    C’est beau tout simplement, ça me touche peut-être davantage parce que je suis gay aussi.

    Mais je trouve cette histoire belle, bien qu’un peu triste.

    Quand on voit tout ce que l’on peut se prendre dans la gueule... Je ne cherche pas à me victimiser, mais tout simplement quand on lit une histoire pareille, peut-on me dire ce qui dérange ?

  • huberte
    huberte
    prof
    • Posté à 13h21 le 20/11/2009
    • Internaute 51203
      prof

    Trop dure cette histoire. Pourquoi Rue89 a choisi celle-ci où tout le monde (ou presque) meurt à la fin ?

    • edo
      edo répond à huberte
      et alors ?
      • Posté à 13h48 le 20/11/2009
      • Internaute 50350
        et alors ?

      Pour toucher les gens ? Pour montrer une facette trop cachée des (couples) homos ? Ils ont aussi des souffrances tout aussi tragique que n’importe quel couple...

      • neopingouin
        neopingouin répond à edo
        seul
        • Posté à 16h52 le 20/11/2009
        • Internaute 40173
          seul

        oui, mais peut-être n’est-ce pas inutile d’insister sur le fait qu’ils sont normaux, bêtement normaux ?

    • Albedo
      Albedo répond à huberte
      • Posté à 14h22 le 20/11/2009
      • Internaute 7121

      Le bonheur est égoïste alors qu’on reconnait plus facilement ses semblables dans le malheur. Ce drame met le doigt sur ce qui nous rassemble tous, dans nos parcours de vie, plutôt que ce qui nous différencie.

      • Valparaiso-Cerro-alegre
        Valparaiso-Cerro-alegre répond à Albedo
        PISCOLOGUE
        • Posté à 16h07 le 20/11/2009
        • Internaute 64360
          PISCOLOGUE

        Sur quoi, cette histoire met-elle le doigt svp ?

         
        • Mamz
          Mamz répond à Valparaiso-Cerro-alegre
          Etudiante
          • Posté à 13h10 le 21/11/2009
          • Internaute 50318
            Etudiante

          Il me semble que malgré le fait que cette histoire ne finisse pas dans le traditionnel happy end que les médias nous vomissent en permanence dans la gueule, elle est pleine d’espoir. La force du courage de cet homme qui a élevé son fils en dépit des drames qui l’entourent s’apparente au courage de chacun, qui espèrent et vivent une vie qui n’est pas rose tout les jours. Au final on est tous concernés par les mêmes soucis, que l’on soit homo ou pas. Ce qui est navrant c’est qu’on soit encore obligé de médiatiser des témoignages pour que certain s’en rendent comptent.

          J’apprécie beaucoup ce genre de témoignage, ça change des happy end habituellement rabachés, comme si la vie se passait réellement comme ça. On a tous des histoires plus ou moins compliqués, ça ne fait pas de nos vie des vies « tristes », d’ailleurs la mort des autres n’empêche pas d’être heureux avec ceux qui restent.

        1 autres commentaires
    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à huberte
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 16h11 le 20/11/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Parce qu’il me semblait peu commun que des sportifs de haut niveau parlent de leur homosexualité aussi ouvertement, parce que le ton m’a touché, parce que cette triste fin m’a touché...

      Mais aussi je l’avoue parce que l’on avait choisi une autre histoire avec une happy end mais que son auteur n’a pas voulu que son texte passe ailleurs que sur Têtu (j’imagine à cause du type de commentaires que l’on voit au début de cette conversation).

    • menalahy
      menalahy répond à huberte
      Tel Quel
      • Posté à 15h18 le 21/11/2009
      • Internaute 96592
        Tel Quel

      - Parce que la mort fait aussi partie de la vie même si nous évacuons la mort des autres par peur de notre propre mort,

      - Parce que dans le mot « homosexuel » il n’ y a pas que le mot « sexuel »,

      - Parce que l’enfant de ce trio, si je peux m’exprimer ainsi, est la continuité de cet amour entre Stéphane et Stéphane et que la mère porteuse n’était pas seulement « un ventre » pour porter le fruit de leur amour (au duo et aussi au trio).

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 14h24 le 20/11/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Très belle histoire d’Amour, il est peu fréquent que des sportifs de haut niveau parlent avec autant de talent de leur vie privée.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h03 le 20/11/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    à la patinoire de bordeaux
    Avec une majuscule, ça fera moins pinard : D

    Et ce témoignage est bien. Cela permet d’effacer les derniers doutes, les homos sont les égaux des hétéros. Du moins dans la mièvrerie...

    Sans dec, il nous a rien épargné, on a même le droit au refrain du coup de foudre (la seule chose qui choppe la foudre, c’est la braguette, le love at first sight c’est surtout le divorce at first problem).

    Franchement au début je pensais tomber sur un récit qui parlerait des homos dans le hockey, avec tout le machisme et les problèmes que ça peut provoquer.
    Mais non, que dalle, juste une histoire à deux balles pour faire pleurer les chaumières.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Keldan
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 16h16 le 20/11/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Hips ! C’est corrigé ! Hips !

      Pour le reste, la commande de Têtu était « racontez nous vos plus belles histoires d’amour » ou quelque chose comme ça pas « racontez-nous vos galères ». Pour une fois, je trouvais que c’était sympa.

    • neopingouin
      neopingouin répond à Keldan
      seul
      • Posté à 17h19 le 20/11/2009
      • Internaute 40173
        seul

      c’est un peu réducteur de qualifier de mièvre l’expression de sentiments dont on n’a plus beaucoup l’occasion de lire le témoignage en dehors des romans de hall de gare. Et puis, dire que c’est « du moins dans la mièvrerie » que les homos se comparent aux hétéros, c’est un gros, gros sous-entendu que ce ne sont que des femmelettes au coeur de midinettes !
      C’est faire l’impasse sur toutes les qualités réputées viriles ou même simplement humaines dont beaucoup d’homos ont déjà fait preuve ; ne parlons pas de certains grands hommes qui n’ont jamais affiché leurs sentiments pour un homme mais qui ont démontré -s’il en était besoin- que les homos se comparent aux hétéros dans ce qu’il y a de plus beau dans l’homme , Platon, encore que l’homosexualité en son temps était loin d’avoir les couleurs sombres qu’on lui a ensuite prêtées ; mais Atatürk, par exemple, immense réformateur d’un empire éclaté.
      Mais vous avez raison, si Achille est un symbole, dans toute l’Antiquité et jusqu’aux temps modernes, du combattant courageux, intrépide, inlassable -c’est tout de même un coeur de pervenche qui pleure la mort de Patrocle, ou qui fait la gueule quand on le prive d’une partie de son butin, pas macho du tout, ça, de faire la gueule au lieux d’envoyer son poing dans celle du ravisseur ! Et d’ailleurs, que peut-on attendre de viril de la part d’un mec qui, poussé par sa maman, avait fait le travello chez le roi Lycomède ? Cambacérès est loin de manquer de courage sous la Terreur ; mais quel opportuniste sout l’Empire, un vrai pédé qui retourne sa veste ! Henri III, bien sûr, réunit le Royaume de France -pardon si vous estimez que le mot royaume ne mérite pas de majuscule- qu’il pourra laisser enfin à peu près pacifié, mais quelle lope !
      On continue ? J’en ai encore une bonne centaines sous la main.

      • Keldan
        Keldan répond à neopingouin
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h16 le 20/11/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        C’est clair, ce mec là est une « femmelette au cœur de midinette », aucun sous entendu, c’est haut et clair.
        Mais je ne parle que de lui, y’a que chez les gens bizarres qu’être homo est une façon de se comporter bien précise, et les gens étranges pour s’imaginer que lorsqu’on insulte un homo on est forcément homophobe (et si en plus il est noir ils me traiteraient de raciste).

        Et oui c’est mièvre, le coup de foudre, il trop mignon, je pense qu’à lui, on va fonder une famille, blablabla.
        On croirait lire le scénar du dernier film à l’eau de rose pour teenager ou les pensées d’une lycéenne.

        Bon j’admets que c’est un peu de ma faute, après tout fallait pas lire jusqu’au bout, mais que veux, tu j’attendais un truc bien à un moment ou un autre.

        Mais bon, continue quand même si tu veux, j’apprends des trucs.
        Putain ils s’en vantent pas les Turcs que leur héros national était gay, ça c’est bien drôle : D

    • menalahy
      menalahy répond à Keldan
      Tel Quel
      • Posté à 15h36 le 21/11/2009
      • Internaute 96592
        Tel Quel

      1) quand tu lis un article, quand tu regardes un film, une video, un seul conseil : oublie de t’attendre à lire et/ou à voir ce que tu veux lire/ voir. Et tu ne seras pas déçu car tu gardes les yeux ouverts et l’esprit libre de toute attente et de tout pré-jugé.

      L’attente de quelque chose crée l’illusion, et l’illusion engendre la plus cuisante des déceptions.

      2) je ne crois pas personnellement « au coup de foudre » tant côté hétero que côté homo. Mais je ne suis pas « le “Stephane qui a vécu ce coup de foudre comme il le décrit. Donc, je m’abstiens de juger ( c’est mièvre le coup de foudre) et de glisser sur la sémantique de ce qui est noble ou pas en sentiment (apparemment, le ‘sentiment amoureux’ n’est pas digne d’un être humain car trop mièvre, trop léger). Mais bon !

      Toutefois, il faut bien se dire que quelle que soit notre orientation sexuelle, voire politique, religieuse, philosophique ou que sais-je encore, nous ne pouvons pas faire autrement que d’utiliser des mots inclus dans la langue que nous parlons (ici, le français) et que nous sommes obligés de nous conformer à des schémas ‘éculés’ pour que celui (ou celle) qui aura l’obligeance de nous lire comprenne ce que nous ressentons.

      La Tour de Babel aurait existé, devrions-nous la reconstruire ?

      • Keldan
        Keldan répond à menalahy
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h57 le 23/11/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Il n’existe qu’une seule manière de ne jamais être déçu : s’attendre à la pire merde qui soit.
        Comme ça soit on a ce qu’on pensait avoir, soit on se retrouve avec une bonne surprise ou du moins quelque chose de moins pire que ce qu’on craignait.
        Le problème c’est que ça finit par tuer toute motivation, puisque ce sera pourri, et surtout comme on ne peut tout faire en une vie, cela fait passer à côté des trucs qu’on aurait aimé si on avait mieux choisi au préalable.

        Il est impossible de ne pas avoir de préjugés, à moins d’effacer totalement sa mémoire. La vie passée d’un individu, avec ses propres expériences, son éducation, sa culture et tout ça, lui fournit une grille d’évaluation qu’il appliquera malgré lui.
        Même si on se dit qu’on ne juge pas, c’est déjà porter un jugement puisqu’on estime que la situation est trop complexe ou que c’est une mauvaise chose de jauger.
        De toutes manières je le revendique clairement : dès que je suis confronté à quelque chose de nouveau, à l’instant même où je le découvre, je me fais une opinion de la chose, le plus souvent méfiante, qui bien sur évolue avec le temps et le nombre de contact.

        De fait, ce n’est pas une question de sémantique, il aurait pu écrire d’une autre façon cela n’aurait rien changé au fait qu’il étale sa romance à travers les paragraphes alors qu’une phrase aurait pu résumer très bien sa relation.
        Donc vu que je ne supporte pas le style fleur bleue larmoyant, et qu’en publiant son récit publiquement il le soumet à mon avis, je ne me gêne pas pour l’exprimer. Tout en étant bien conscient qu’en faisant cela à mon tour je m’expose ta propre opinion.

         
        • menalahy
          menalahy répond à Keldan
          Tel Quel
          • Posté à 20h33 le 23/11/2009
          • Internaute 96592
            Tel Quel

          Tu me sembles bien pessimiste dans ton argumentation : « Comme ça soit on a ce qu’on pensait avoir, soit on se retrouve avec une bonne surprise ou du moins quelque chose de moins pire que ce qu’on craignait. “ L’hiver approche et le pessimisme envahit les esprits, forcément... Vivement le printemps et la lumière qui vont éclairer nos esprits...

          Quand je parlais de ‘pré-jugé’ et non de ‘préjugé’, c’était toujours dans la perspective de la ‘non-attente’ et non d’un point de vue sociologique.

          En fait, ton problème viendrait du fait que Stéphane le survivant ‘ étale sa romance (à l’eau de rose ? je suppose) à travers les paragraphes alors qu’une phrase aurait pu résumer très bien sa relation. car tu ne supporte(s) pas le style fleur bleue larmoyant’. Bref, ‘mon fils, tu seras un homme’. Et un homme, ça ne pleure pas. Et un homme (un vrai de vrai, bordel de bordel) ça n’est pas ‘fleur bleue’ car ‘ça fait midinette, voire femmelette’ comme certains ont écrit. On est en plein négationnisme là. Négationnisme du sentiment amoureux entre deux hommes (ah, la mievrerie de l’amour).

          Je ne vois nulle part de ‘ style larmoyant’ sauf que ce témoignage peut, effectivement, être émouvant au point de faire larmoyer certains lecteurs. Chaque lecteur / trice a sa façon de réagir, de toute façon, par rapport à son vécu.

          De mon côté, je n’ai pas eu cette réaction larmoyante car ma compassion n’est pas dans les larmes mais dans la façon de partager les joies et les peines de ce survivant.

          Pour vivre heureux, vivons cachés... ? (et bouche cousue ?) ptdr

          • Keldan
            Keldan répond à menalahy
            Now future & karpe diem
            • Posté à 12h32 le 24/11/2009
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Bin oui, c’est exactement ça, que ce soit chez un homme ou une femme, je déteste le sentimentalisme, le romantisme et tous ces trucs de « midinette ».

            Et niveau non-attente, il est clair que je ne m’attendais pas à ça et que j’ai été aussi désagréablement surpris que si j’avais eu de l’eau de mer dans une bouteille de vodka.

            • menalahy
              menalahy répond à Keldan
              Tel Quel
              • Posté à 02h33 le 25/11/2009
              • Internaute 96592
                Tel Quel

              Je lis : « je déteste le sentimentalisme, le romantisme et tous ces trucs de “midinette”.

              Lol

              Pourtant, il t’arrive certainement, de re-trouver la paix (et un peu de larme au fond de tes yeux) quand tu poses ta tête si lourde des fardeaux de tes souffrances passées, sur l’épaule de ta compagne. Je me trompe ?

              Ne me fais pas croire que ton coeur ne bat plus la chamade. Arrête de jouer la comédie.

              Tu as bu de l’eau de mer en t’attendant à boire du vodka parce que tu n’as pas bien regardé la bouteille et l’étiquette. Tu t’es trompé toi-même en t’illusionnant. Tu t’es raconté une histoire et quand ta raison t’a fait lire une autre histoire (celle qui a été écrite en noir sur blanc), tu n’as pas supporté et ton dégoût t’es remonté à la gorge. Normal, qui pourrait boire de l’eau de mer (même sciemment) sans risquer de vomir ?

        3 autres commentaires
  • LaptiteBlan
    LaptiteBlan
    dilettante
    • Posté à 15h11 le 20/11/2009
    • Internaute 57314
      dilettante

    Malgré l’homophobie, on arrive à bien vivre. Mais bien vivre « malgré l’homophobile », ça c’est fort !

    Bon anniv à Têtu et à tous les amoureux !

    Lien

  • Lestorey
    Lestorey
    16H30
    • Posté à 15h12 le 20/11/2009
    • Internaute 83749
      16H30

    touchante ? écoeurante !

    • neopingouin
      neopingouin répond à Lestorey
      seul
      • Posté à 17h43 le 20/11/2009
      • Internaute 40173
        seul

      ce serait intéressant de savoir pourquoi vous jugez cette histoire écoeurante ?

      • menalahy
        menalahy répond à neopingouin
        Tel Quel
        • Posté à 15h50 le 21/11/2009
        • Internaute 96592
          Tel Quel

        Peut-être à cause d’ une homophobie qui n’ose plus dire son nom.

        Une histoire d’amour comme tirée de « Nous Deux » version homosexuelle, c’est encore trop choquant (écoeurant ?) pour certains.

        On aurait peut-être préféré une histoire « sexuel-homo » pour mieux les caricaturer encore plus et pour ne pas leur reconnaître, sauf du bout des lèvres, les droits qu’ils réclament pour être reconnus comme des citoyens à part entière et non des « sous-hommes » et des « sous-femmes ». Si on appliquait à tous les citoyens la devise de notre chère République...

        Il y a toujours ceux qui sont « plus égaux que les autres ».

         
        • neopingouin
          neopingouin répond à menalahy
          seul
          • Posté à 18h52 le 21/11/2009
          • Internaute 40173
            seul

          si on ne peut par parler de l’amour-homo, trop « Nous Deux », ni le cul-homo, trop caricatural et limite scandaleur, évitons donc les rapports que les gays peuvent entre eux, ce qui évitera tout dégoût et tout scandale. Je ne sais pas très bien comment on pourra en parler comme des hommes et des femmes normaux.

          • menalahy
            menalahy répond à neopingouin
            Tel Quel
            • Posté à 20h00 le 21/11/2009
            • Internaute 96592
              Tel Quel

            1) Je n’ai pas eu la prétention d’interdire quoi que ce soit ni qui que ce soit. Il n’est pas dans mes habitudes d’agir de la sorte. Nous ne sommes pas ici pour nous museler les uns les autres, mais pour exprimer nos réactions.

            2) le « cul-homo », comme tu dis, est très caricatural car c’est essentiellement vu sous l’angle de la sodomie. Or, dans un rapport sexuel entre hommes, il peut y avoir autre(s) chose(s) que cette obsession de la pénétration si chère aux heteros.

            3) je ne vois pas en quoi les rapports (sexuels ?) entre hommes peuvent créer « ton » dégoût et faire l’objet d’un scandale. Parce que les homosexuels ont inventé d’autres jeux qu’un penis dans un « trou » ? Parce que tu ne conçois pas qu’un homme puisse explorer le corps d’un autre homme avec ses mains, sa bouche ? Parce que les homosexuels se sentent plus libérés sexuellement que les heteros ? Il y a autant d’endroits reservés pour les heteros pour des « jeux sexuels » que de saunas ou bars pour les rencontres entre homos. La différence est que les endroits pour les heteros sont considerés comme « normaux » car les gens y reproduisent des comportements avalisés par la morale « normale », tandis que les endroits que les homos fréquentent sont entâchés par les mots « péché “anormal” voire “bestial”.

            4) La normalité, comme chacun, le sait est une mesure statistique qui correspond aux comportements du plus grand nombre. La sodomie entre un homme et une femme serait-elle moins dégoûtante, moins scandaleuse, plus “normale” qu’une sodomie entre deux hommes ?

            5) On pourra parler des homosexuel(le)s comme des hommes et des femmes normaux si et seulement si la société voudra bien accepter :

            5.1) leurs différences en tant qu’êtres sexués dotés du choix de l’être à aimer et avec qui copuler (on est entre adultes donc je mets le mot adéquat, faut pas que tu sois dégoûté ni scandalisé par ma franchise),

            5.2) que la forme de sexualité dominante ne soit pas imposée comme la norme en la matière mais que chaque individu, à un moment donné de sa vie, puisse avoir le libre choix de sa propre “norme sexuelle”.

            Mais la révolution des mentalités est longue à mettre en oeuvre et je constate que ce n’est pas pour demain surtout en sarkozie...

        2 autres commentaires
  • LSH
    LSH
    desamusée
    • Posté à 15h23 le 20/11/2009
    • Internaute 95230
      desamusée

    « Rue89, site d’information et de débat »
    Quel intérêt à cette histoire, qu’elle soit homo ou hétéro ?

    Un témoignage certes touchant, mais l’occasion des 150 ans de Têtu aurait pu donner lieu à une exploration de l’évolution de la perception des homosexuels, ou - mieux ! - de la survie et du développement de la presse LGBT dans le monde...

    A la place, Gala ?

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à LSH
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 16h17 le 20/11/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      « donner lieu à une exploration de l’évolution de la perception des homosexuels »

      Ça on le fait assez régulièrement. (cf il y a deux jours Lien) Pour une fois qu’on essayait d’être un peu fleur bleue, vous êtes cruel : -(

    • menalahy
      menalahy répond à LSH
      Tel Quel
      • Posté à 16h12 le 21/11/2009
      • Internaute 96592
        Tel Quel

      Têtu se veut d’être un magazine qui ratisse large (sans notion péjorative aucune). la communauté homosexuelle (on devrait écrire « les communautés homosexuelles) n’est pas uniforme. Idem pour les hétérosexuels.

      Il y a autant de communautés sexuelles (homo ou autres) que d’individus sexuellement fonctionnels.

      Je ne suis pas “actionnaire” de Têtu mais je comprends pourquoi la rédaction de Têtu a demandé à ses lecteurs de raconter “leur plus belle histoire d’amour”.

      La perception commune des homo-sexuels est limité au mot “sexuel”. C’est pour ça qu’ils préfèrent l’angliscisme “gay” car au moins ce terme évacue le sexe dans lequel on les enferme trop souvent.

      Je ne nie pas que le “sexuel” n’est pas une part importante dans la vie (homo autant qu’hetero), mais enfermer une population dans le sexuel uniquement, c’est lui dénier le droit aux sentiments (mièvres ou pas, c’est à chacun de définir la valeur des mots).

      Publier une enquête sur la perception de l’homosexualité en France en 2009 est une démarche très intéressante du point de vue socio-anthropologique voire sociétale tout court, mais les lecteurs de Têtu, à mon avis, ont aussi besoin d’un espace “sentimental” qui réflète leurs démarches pour trouver le bonheur à travers des rencontres qui commencent par le sexuel (relire l’article où Stéphane dit sans ambiguité : la nuit se termina à deux), histoire qui peut continuer sur d’autres plans plus pragmatiques car la vie c’est ça aussi (organiser la vie à deux, etc).

      Je ne doute pas un seul instant que Têtu publiera, ultérieurement, une enquête sur cette perception de l’homosexualité en 2009. Comme ça a été fait en d’autres temps et pour d’autres enquêtes concernant d’autres sujets de société (les comportements sexuels à risque par exemple).

      Il faudrait juste ne pas oublier qu’une enquête reste une enquête (sondage) avec tous les risques que ça comporte et que tout le monde connaît depuis une certaine élection... qui a fait mentir tous les sondages

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 15h26 le 20/11/2009
    • Internaute 24833

    Les homos vivent, se rencontrent, s’aiment, ont des enfants qu’ils aiment et qu’ils éduquent (plus ou moins bien, comme n’importe qui d’autre), se déchirent, se réconcilient, meurent... Leurs histoires sont à la fois banales et touchantes, faites de drames et de moments lumineux... L’homosexualité n’a pas à être rebelle ni rock’n roll, laissez nous VIVRE comme tout le monde !

    (Certains ici semblent découvrir une banale évidence qui les dérange...)

    • Valparaiso-Cerro-alegre
      • Posté à 16h14 le 20/11/2009
      • Internaute 64360
        PISCOLOGUE

      Je pense ( pas trop sinon après j’ai mal à la tête) que le « ont des enfants “ est abusif. Le ONT bien sûr.

    • Akaa
      • Posté à 20h44 le 20/11/2009
      • Internaute 9590

      Si tous les homos pensaient comme vous, c’est à dire ne revendiquaient qu’un « laissez nous vivre comme tout le monde », votre cause aurait sans doute avancé plus vite. Quand je vois qu’on peut être « fier » d’être gay, ça me laisse totalement dubitatif. Enfin je sais pas, je suis pas du tout fier d’être hétéro, je conçois pas comment on peut être fier de sa sexualité.
      Je rêve d’une société où on ne remarque pas les homos, parce que tout le monde s’en fout. La sexualité c’est pas grave, si on veut être mariés, soyons mariés, et si on veut être parents, soyons parents. En tout cas triste histoire...

      • monOpinion-
        monOpinion- répond à Akaa
        Coon & Friends
        • Posté à 21h05 le 20/11/2009
        • Internaute 22434
          Coon & Friends

        Arf.. je pense pas qu’on puisse vraiment reprocher à certains de « revendiquer » leur homosexualité, c’est un comportement bien plus naturel qu’il n’y paraît (je suis homo et pourtant très loin d’être le genre à revendiquer). Je ne voudrais pas me lancer dans la psychanalyse de super-marché, mais quand on est jeune et homo, à un moment ou à un autre, on a envie que ça sorte, on en a assez de se lamenter sur son sort, on a envie que tout ça explose et vivre sa vie comme on l’entend. En fait ce sentiment de fierté est une sorte de « réponse » logique à la pression de la société.

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