Afrique 17/11/2009 à 11h42

Guinée : après le massacre, l'économie étouffe

Tribune des droits humains"
Fabienne Martin | Infosud/Syfia


Une vendeuse de pain attend les clients dans une rue de Conakry en octobre 2009 (Luc Gnago/Reuters).


Après la répression, le 28 septembre dernier, d’une manifestation pacifique de l’opposition, qui a fait au moins 150 morts à Conakry, la Guinée est aux aguets. Sanctionné de toutes parts, le régime militaire en place depuis le coup d’Etat de décembre 2008 fait désormais face à une situation économique et sociale désastreuse.

Sous d’immenses manguiers, les yeux rivés sur le portail de son entreprise, un agent technique d’une trentaine d’années s’inquiète pour son avenir. Transco, situé à Lambanyi, en banlieue de Conakry, jusque-là fleuron des entreprises de transit, de manutention et de transport, est en effet sur le point de mettre la clé sous la porte. Un responsable de la société qui compte au total près de 1 000 employés explique :

« Nous avons plus de 600 camions immobilisés faute de marchés. Depuis un mois, nous avons licencié une trentaine de personnes pour motifs économiques et cela doit continuer. »

Cette entreprise n’est pas la seule frappée en Guinée. Selon les services des douanes, le volume des importations transitant par l’aéroport de Conakry a chuté de moitié depuis les événements du 28 septembre dernier. La répression sanglante d’une manifestation pacifique de l’opposition dans un stade avait, ce jour-là, fait plus de 150 morts selon l’ONU. Les gens protestaient contre la candidature à la présidentielle prévue en janvier 2010 de Moussa Dadis Camara au pouvoir depuis le coup d’Etat du 23 décembre 2008, qui, après avoir promis de confier le pouvoir à un président civil, envisage d’être candidat.

Un pays au ralenti

A Kaloum, centre d’affaires de Conakry, le responsable d’une agence de communication se lamente :

« Nous nous battons en vain pour faire passer nos dernières factures chez nos clients. »

Un mois après les atrocités commises par des militaires, tout ou presque semble être arrêté. Un chef d’entreprise constate :

« La Guinée est devenue une destination risquée. Depuis que le président a annoncé qu’il ne maîtrisait pas l’armée qui a tué de nombreuses personnes, les investisseurs préfèrent rentrer chez eux. »

Fin octobre, à la demande de leurs ambassades, 17 experts occidentaux ont ainsi quitté la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), une société minière détenue en majorité par l’Australienne Rio Tinto et l’Américaine Alcoa. Ces départs, selon les spécialistes, poseront des problèmes techniques à la CBG qui verse entre 60 à 180 millions de dollars par an au Trésor public guinéen.

Cette situation a provoqué une nouvelle baisse du franc guinéen (FGN). Il y a un mois, il fallait 6 000 FGN pour obtenir un euro. Aujourd’hui, il en faut plus de 7 300. L’incidence sur les prix des produits de première nécessité, surtout importés, est forte. Le prix du sac de 50 kilos de riz local est passé d’environ 210 000 à 280 000 FGN pendant la même période.

Depuis fin septembre, nombreux seraient les Guinéens à s’expatrier, estime Alassane Barry, gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) pour qui ce flux migratoire serait l’une des causes de la flambée des devises étrangères sur le marché local. « Ils ont besoin de devises étrangères pour envoyer leurs familles à l’étranger et y payer les frais de scolarité des enfants », avance le patron de la BCRG.

Planche à billets

Pour la majorité des gens, qui n’ont pas les moyens de partir, la situation est plus que précaire. C’est le cas de cet agent de développement, marié et père de deux enfants, jusque-là opérateur dans un projet financé par l’AFD (Agence française de développement), qui vient de recevoir sa lettre de mise en congé technique.

Son seul espoir est de trouver un emploi d’enseignant dans une école publique. En effet, l’Etat, privé d’aides budgétaires et de recettes fiscales conséquentes, à défaut de payer régulièrement ses fournisseurs, arrive tout de même à payer ses fonctionnaires. Un économiste indépendant explique :

« Quand ses recettes sont insuffisantes, l’Etat a recours à la planche à billets [création de monnaie, ndlr] pour faire face à ses dépenses et payer ses fonctionnaires afin d’éviter des remous sociaux. »

Celui-ci estime que d’ici quelques mois, cette politique aboutira à une chute vertigineuse de la monnaie et à une forte hausse des prix :

« Les gens seront obligés de redescendre dans la rue. »

D’autant plus que la communauté internationale accentue sa pression. Après la répression du 28 septembre, l’Union européenne, qui, dès les premières heures du coup d’Etat, avait suspendu une aide au développement d’environ 230 millions d’euros, a décrété de nouvelles sanctions contre des membres et proches de la junte ainsi qu’un embargo sur les armes.

De leur côté, les Etats-Unis, un mois après le coup d’État, avaient suspendu leur aide non humanitaire (plus de 20 millions de dollars par an) et viennent de limiter l’entrée de certains membres de la junte et du gouvernement sur le sol américain. La CEDEAO et l’Union africaine ont opté pour le refus de délivrer des visas aux membres de la junte et le blocage de leurs avoirs. La CEDEAO a de plus décrété un embargo sur les armes, approuvé par les Etats-Unis.

Commentant ces mesures, un opposant estime :

« les sanctions ciblées contre les membres de la junte sont plus efficaces que l’embargo sur les armes ». « La Guinée en importe des pays qui ne sont pas sous contrôle. »


Photo : une vendeuse de pain attend les clients dans une rue de Conakry en octobre 2009 (Luc Gnago/Reuters).

Publié initialement sur
Tribune des droits humains
  • 7043 visites
  • 14 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h56 le 17/11/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Pouvoir, que de crimes l’on commet en ton nom...

    on fait des « sacrifices humains » pour plaire aux dieux, et garder le pouvoir.

  • kafountine
    kafountine
    Libérable
    • Posté à 11h59 le 17/11/2009
    • Internaute 76704
      Libérable

    Le nombre de réactions est assez significatif du dégout et de sentiment d’impuissance que l’on peut ressentir à la lecture d’un tel article...

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 12h41 le 17/11/2009
    • Internaute 86373
      Républicain

    C’est uniquement à cause des blancs que l’Afrique va mal.

    L’esclavage a rendu exsangue ce continent et il lui faudra au moins un millénaire pour qu’il s’en remette.

    Et encore je ne parle pas de la colonisation qui a enchainé les rares survivants des rafles esclavagistes.

    Si vous êtes un blanc occidental vous devez vous repentir pour le mal que vous et vos ancêtres avez fait à ce continent ,et nous devons (c’est bien le minimum que nous pouvons faire) donner 10% de notre PIB chaque année à l’Afrique.

    N’écoutez pas les propagandistes blancs à le solde du grand capital colonialiste ; ils veulent vous faire croire qu’il y aurait des dictateurs corrompus en Afrique ,C’est faux ! ! !

    OH oui toi le noir frappe moi encore encore... plus fort ....

    Quoi j’en fais un peu trop ?

    • Arma hatoma
      Arma hatoma répond à Duc du Granlac
      étudiant
      • Posté à 13h19 le 17/11/2009
      • Internaute 96179
        étudiant

      IL faut arrêter de dire des âneries de ce type enfin, comme si c’est le blanc qui a fait que la guinée est le pays le plus pauvre de la planète, même avec des richesses qui dorment dans nos sous sols.IL faut arrêter de penser que les idiots en kakis qui croient nous gouverner depuis la mort de Sékou Touré sont des gens biens ; c’est des profitars, des voleurs : sinon, comment pouvez vous m’expliquer qu’un simple capitaine de l’armée (Dadis) avec moins de 100 dollars par mois comme salaire puisse avoir une fortune et construire des immeubles de plusieurs millions de francs ; comment le général (Conté) avant Dadis a pû se constituer une fortune colossale et des domaines d’exploitations immenses en guinée indépendamment du trafic de drogue de ses enfants.Comment expliquer vous que des pays moins riches que la guinée arrivent à faire mieux que nos dirigeants sans cervelle, qui sont imbus de leur personne, croyant être des dieux alors qu’ils pètent comme tous de leur puanteur.Alors, arrêter de dire que ce sont les blancs qui sont la cause de nos soucis...la vérité est qu’on est nuls à l’intérieur et qu’il va falloir changer les mentalités et donner la chance à ceux qui ont acquis de la connaissance et de l’intelligence du monde qui bouge qui innove pour gouverner ce pays qui se meurt.
      Ramener Dadis et ses bérets rouges dans les fôrets si les singes ne les rejettent pas, mais enfin loin de notre pays qui se veut civilisé, et en accord avec la réalité de l’Afrique, du monde qui nous entoure.

      • Duc du Granlac
        Duc du Granlac répond à Arma hatoma
        Républicain
        • Posté à 14h18 le 17/11/2009
        • Internaute 86373
          Républicain

        Vous avez raté l’ironie de mon commentaire.

        Mais c’est vrai qu’une telle prose est trés courante chez le bobo moyen alors c’est facile de se tromper.

    • Humain
      Humain répond à Duc du Granlac
      • Posté à 16h06 le 17/11/2009
      • Internaute 21387

      Blanc occidental ?

      Et si vous êtes non occidental ?

      Et quoi de la lilière esclavagiste orientale ? Doit-on l’oublier ?

      En fait ; sous vos couverts egalitaristes, vous etes encore plus sectaire que ceux que vous voulez attaquer ! !

  • lecok
    • Posté à 12h52 le 17/11/2009
    • Internaute 16946

    Un poème pour que jamais ne soit oublié le 28 septembre 2009 !

    ***

    Combien il est désolé, le Président auto-promu !

    Pour le maintien du Président auto-promu, des Guinéens ont été tués.
    Et même s’il a dit en être désolé en ce qui le concerne, très, très désolé,
    Il faudrait sans délai entamer une procédure afin de le faire destituer
    Plutôt que feindre d’espérer, demain ou après-demain, le voir évoluer.

    L’histoire se passe de nos jours, je m’en vais vous la raconter telle quelle !
    Ayant débuté assez festive pour finir dans la tragédie, elle est bien celle
    De femmes, d’hommes et d’enfants qui avaient rallié le Terrain des Jeux.
    Au Capitaine et Président, ils voulaient rappeler, là-bas, le seul vrai enjeu :
    Devient Président celui-là même qui, par la majorité des citoyens, est élu
    Et non avec des galons si à une camarilla, l’heur de complaire il a eu.
    Contre les manifestants, le Capitaine fait donner toute l’artillerie lourde
    Prêt à commettre les pires crimes si leur répugnaient ses moindres bourdes.
    Des personnes par ses soudards drogués et avinés sont violées, massacrées.
    En une seule journée, ses sbires nouveaux auront égalé les anciens, exécrés.

    Et, après, comment se sent-il, pensez-vous ?
    Il en est, pour solde de tout compte, désolé,
    Le Capitaine, Président auto-promu, voyez-vous !
    Apprenti poète, j’en suis, moi, par la colère interpellé !

    Du Capitaine, Président auto-promu, je n’avais pas une idée nette.
    Je ne suis pas friand des images tant prisées sur la Toile par certains,
    Je me détourne toujours de la télé exhibant les horreurs de la Planète
    Aussi bien celles causées par les éléments déchaînés que par les humains.

    Après avoir visionné quelques extraits de son fameux Show
    Tranchant mécaniquement à propos de tout et de rien, à chaud
    Par sa parole décousue fustigeant, humiliant sans s’interrompre,
    Se faisant par conséquent applaudir plusieurs fois à tout rompre,
    Devant l’effroi de quelque Entrepreneur jugé pas du tout scrupuleux
    Ou le désarroi d’un Collaborateur à vrai dire un Serviteur peureux,
    Après l’avoir vu, tel le Roi Soleil, recevoir du fond de son lit
    Et brandir, peut-être à l’envers, un livre que, prétendument, il lit
    Un écrit à forte probabilité de relent sectaire : « La pensée positive »,
    J’ai pris la possible mesure de son action, à tout parier, négative.

    Alors, je suis révolté !
    Révolté que des ambassadeurs lui aient remis des lettres de créance
    Et qu’affairistes de tous bords, pour obtenir des concessions minières
    Ou pour les conserver, s’abaissent à maintenir leur piètre allégeance
    Au mépris des règles les plus simples de l’art et des bonnes manières.

    Il dit : je suis désolé ?
    Je lui réponds : je suis attristé.

    Il est désolé ?
    Je suis blessé.

    Il est désolé ?
    Je suis chagriné.

    Il est désolé ?
    Je suis consterné.

    Il est désolé ?
    Je suis déchiré.

    Il est désolé ?
    Je suis écœuré.

    Il est désolé ?
    Je suis éploré

    Il est désolé ?
    Je suis éprouvé.

    Il est désolé ?
    Je suis mortifié.

    Il est désolé et même très, très désolé ?
    Plus que jamais, moi, je suis navré.

    Effroyables, donc, sont mes trop longues et nombreuses nuits blanches.
    Puissent-elles me procurer beaucoup de force et de lucidité seulement
    Pour pouvoir témoigner en direct des multiples horreurs du moment,
    Retracer, de la généalogie des familles sacrifiées, toutes les branches,
    Imaginer surtout pour les petits Guinéens des histoires à lire et à relire,
    Des poèmes, des contes et des légendes qui leur redonneront le sourire
    Qui ne raconteront pas des torrents de larmes et de sang qui coulent
    Mais du miel et du lait qui, partout sauf dans les caniveaux, s’écoulent
    Quand ils sont déversés par des producteurs de pays riches, excédés
    De ne pas voir leurs gains bien acquis, à leur juste hauteur, rétrocédés.
    Des récits pleins de miel et de lait pour les enfants en aide à leurs mères
    Avec aussi des rivières qui charrient des engrais pour fertiliser les terres !

    Il est… désolé ?
    Je suis, au choix
    Ou tout à la fois :
    Accablé, affligé, bouleversé, brisé, effondré, éploré, endeuillé,
    horrifié, peiné, sidéré, stupéfié !
    Soit, pour chaque joueur de foot d’une équipe guinéenne, un état d’âme
    Dû à la barbarie de la répression militaire particulière à l’égard des dames.

    Mais, plus que jamais, je suis déterminé
    Avec les seules armes qui sont les miennes, les mots,
    À mettre des noms exacts sur nos petits et grands maux
    À guerroyer contre toutes les brutalités faites hommes.
    S’ils méritent toujours et encore qu’ainsi on les nomme,
    Les monstres ayant en cette « matrie » dénommée la Guinée,
    C’est-à-dire la femme, par qui eux-mêmes en principe sont nés
    Violenté, humilié des femmes dans un stade plein comme un œuf
    En cette date désormais triplement symbolique du 28 septembre 2009.
    Il n’en est, hélas, que désolé, tout désolé, très, très, très désolé, je le sais !
    C’est la seule mesure d’empathie à sa disposition face à tous ces décès.

    Cheick Oumar KANTÉ

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 13h26 le 17/11/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    J’apprécierais un article sur la Guinée qui fasse une nette distinction entre ce qui se passe en ville et ce qui se passe à la campagne, parce qu’il y a un gouffre énorme entre les deux.

    Nous avons des amis qui sont en coopération là-bas depuis presque deux ans, ils doivent normalement rentrer en France en janvier prochain. Ils s’occupent d’une école d’insertion professionnelle pour des handicapés, le but étant de mettre les Guinéens sur les rails pour qu’il gèrent cette école seuls, sans l’aide de coopérants étrangers.
    Bref. Toujours est-il que malgré les recommandations du gouvernement français, ils ont décidé de rester jusqu’au bout de leur mission. Pourquoi ? Parce que là où ils sont, ils ne risquent à peu près rien. Les troubles touchent essentiellement les zones urbaines, mais au beau milieu de la campagne, loin de la capitale, ce n’est pas du tout la même agitation.

    J’ai l’impression que les media français font beaucoup d’amalgames en ce qui concerne la Guinée. Je ne cherche absolument pas à minimiser l’ampleur des troubles qui secouent ce pays, mais il faut adapter son discours à la réalité du terrain.

    Je cite leur blog, dans un article où ils font part d’un petit séjour à Conakry, où ils ont rencontré le consul :
    « Au cours de la discussion avec le Consul, nous échangeons bien évidemment sur la situation en Guinée. Il nous précise que la recommandation de départ (toujours d’actualité) faite aux français n’est là qu’en raison de l’instabilité politique qui rend l’avenir difficilement prévisible en Guinée. Qu’il n’a été recensé aucune exaction à l’encontre des français présents en Guinée et qu’à ce niveau, il nous avoue même que le taux de criminalité à l’encontre des étrangers est encore aujourd’hui bien plus important à Dakar qu’à Conakry ! Amis volontaires réfugiés au Sénégal, bon courage ! ! »
    (en effet, un certain nombre de volontaires français se sont réfugiés notamment au Sénégal à cause de la recommandation des autorités françaises de quitter le pays ; mais ce sont surtout des volontaires qui travaillent à la ville)

    • slvbod
      slvbod répond à bleuet1
      formatrice
      • Posté à 17h52 le 17/11/2009
      • Internaute 59393
        formatrice

      Je crois que la question ici n’est pas celle du sort des français en Guinée mais plutôt celle des guinéens, et même si les choses ne se sentent pas autant en milieu rural, le sort politique de la Guinée se joue à Conakry.
      J’apprécie particulièrement cet article qui nous informe du quotidien des guinéens, à la suite des derniers évènements.

  • GaDjOmAnO
    GaDjOmAnO
    Survivant
    • Posté à 14h50 le 17/11/2009
    • Internaute 96189
      Survivant

    Et pendant ce temps là, en France, on entend s’élever des voix douteuses :
    « La candidature de Moussa Dadis Camara ne pose pas de problème. C’est un citoyen guinéen comme les autres. Ce qui est important, c’est le respect de la forme. La régularité, la transparence des élections » P. Balkany

    Ce dernier a reçu le 17 septembre dernier un représentant du général Sékouba Konaté, numéro deux de la junte guinéenne … On se demande bien pourquoi un personnage comme Balkany se mêle des affaires Guinéens en apportant son soutien à la junte en place … en contradiction, d’ailleurs, avec le Quai d’Orsay …

  • flamouanni
    flamouanni
    Dans l'audio-visuel
    • Posté à 15h50 le 17/11/2009
    • Internaute 96183
      Dans l'audio-visuel

    Il est regrettable de constater que la situation de la Guinée devient de plus de en plus préoccupante..Le scandale géologique comme l’ont surnommée certains frères plonge dangereusement dans le chaos.A qui imputer cette desastreuse situation ? .A la mort de Sékou l’on a cru que le pays de Samory Touré retrouverait enfin la joie de vivre.Passée l’euphorie des professions de foi de Conté les réalités de la vie quotidienne nous réveleront une autre facette des nouveaux prophètes.Plusieurs années de plomb enta meront l’ardeur des Guinéeens.De Conté à Dadis que de soubre ssauts.La Guinée serait-elle victime d’un sort ? Le camp Boiro, le stade du 28 septembre que de gachis ! Pourquoi ne pas s’asseoir et conjurer le mauvais sort ? Certes les frères de la sous région viennent à la rescousse avec le President Blaise Compaore mais cela suffit-il pour calmer les esprits et réorienter la Guinée.La bou cherie qui a entrainé le carrousel diplomatique actuel eût été évité si chacun avait une haute idée de son pays.Cela fait mal au coeur de voir par-ci et par-là des individus qui ne« lavent“pas leur bouche le matin parler de la Guinée en des termes parfois méprisants.Ce n’est pas Dadis qui est à la base de cette histoire c’est bien ceux qui ont organisé cette fameuse marche.Honte à vous ; Dadis a-t-il declaré sa candidature ? Que le Tout Puissant Misericordieux aide ce valeureux peuple,stoîque à rétrouver la sérénité et la joie de vivre.Il le merite ! ! !

  • Aloïs
    Aloïs
    .
    • Posté à 17h21 le 17/11/2009
    • Internaute 39938
      .

    Plus facile de faire un embargo efficace quand il s’agit de la Guinée que pour d’autres pays... La France a surement moins de scrupules qu’en Birmanie. Vous me direz, il ne me semble pas que Total y soit implantée.

  • kidu
    • Posté à 23h45 le 17/11/2009
    • Internaute 29128

    c’est la triste situation de nb pays africains, même s’il n’y a pas de dérives comme en Guinée.

  • bomsky
    bomsky
    5 è étage
    • Posté à 09h22 le 18/11/2009
    • Internaute 49301
      5 è étage

    pourquoi on peut pas mettre des commentaires sur des articles anciens ?

    bon du coup je poste ici en rapport avec l’article : jupiter RDC

    un bon moyen de découvrir quelques perles de la musique en RDC, ce DVD crammed discs est top moumoute.
    Sobanza Mimanisa (« Orchestra Of Light ») live in Kinshasa, Democratic Republic of Congo. Directed by Vincent Kenis. From the Congotronics 2 (« Buzz ’n’Rumble From The Urb’n’Jungle ») CD/DVD, out on Crammed discs