Tribune 16/11/2009 à 11h06

Burkina Faso, le développement humain vu du bas du tableau

Observateur Paalga | Burkina Faso


Dominique Strauss-Kahn visite une école de Ouagadougou avec Mariam Traore, son directeur (Stephen Jaffe/FMI/Reuters)


Le Rapport mondial sur le développement humain 2009 du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) vient d’être rendu public.

Si un pays comme la Norvège occupe le premier rang à l’issue de cet exercice qui a porté sur les données de 2007, ce n’est pas du tout le cas du Burkina Faso, malheureusement, qui continue de se démener dans les profondeurs du classement avec un rang peu enviable de 177e sur 182 pays. Le « Pays des hommes intègres » fait légèrement mieux que le Mali (178e), la République centrafricaine (179e), la Sierra Leone (180e), l’Afghanistan (181e) et le Niger (182e).

Comme on le voit, le Burkina Faso devance des pays qui sont en bute aux troubles sociaux, voire en guerre. En effet, le Mali et le Niger ont maille à partir avec leurs rébellions touarègues respectives. Ce qui n’est pas propice à tout projet de développement. La République centrafricaine contrôle difficilement une rébellion. L’Afghanistan est en guerre depuis, et la Sierra Leone sort à peine d’une longue guerre civile.

Alors si on ne dépasse que ces pays en guerre, il n’y a pas de quoi se frotter les mains.

L’éducation tire le Burkina vers le bas

Rappel important : les indices du développement humain (IDH) permettent de disposer d’une évaluation globale des accomplissements d’un pays dans différents domaines du développement humain.

Pour le cas du Burkina Faso, il ressort que l’éducation, l’alphabétisation et l’enseignement secondaire constituent le ventre mou de nos actions de développement. Et là-dessus, nous [L’Observateur Paalga, ndlr] titrions, d’ailleurs, le 12 novembre, que « La variable éducation tire le Burkina vers le bas ».

Sans vouloir se dédire, on se demande si cette titraille n’est pas, en fait, en déphasage avec les profondeurs qu’a toujours occupées notre pays au niveau du classement.

Le plus grave, c’est la petite flèche vers le bas qui figure devant la ligne du Burkina Faso dans le tableau de classement 2009, et qui signifie une « détérioration du classement et le nombre de place(s) perdu entre 2006 et 2007 ».

Il y a deux ans, le gouvernement avait contesté la méthode du Pnud

On se rappelle, il y a deux ans, ces mêmes résultats avaient suscité une vive polémique ; le gouvernement burkinabé ne s’était aucunement gêné de réfuter publiquement certains critères et la pertinence des statistiques nationales transmises au Pnud.

Pourtant, Dieu seul sait que ce sont les mêmes critères qui sont imposés sans complaisance aucune à l’ensemble des pays des cinq continents. Alors pourquoi autant de tergiversations inutiles si c’est pour adopter un profil bas peu après ?

Il est temps que nos gouvernants sachent qu’on n’a pas besoin du Pnud pour reconnaître que le Burkina ne se porte pas bien. Il se porte même très mal, avec une paupérisation qui gagne chaque jour du terrain. Au Burkina, la misère semble la chose la mieux partagée.

Ce récent classement reste un cinglant démenti, voire un aveu d’impuissance. Il est temps de reconnaître que le Burkina est bel et bien malade, de misère, de pauvreté, afin de travailler à lui administrer la bonne cure.

Un plan décennal de développement de l’éducation contesté

Il est ainsi inconcevable que l’éducation, entre autres, fasse plonger notre pays dans l’abysse du classement et que, dans le même temps on débauche de nombreux enseignants pour les nommer préfets.

Et où en est-on avec notre fameux Plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB) dont la gestion, plus qu’opaque, a suscité, à une époque donnée, le courroux de certains partenaires techniques et financiers !

Des avancées significatives ont été faites dans certains domaines pour sortir du gouffre, mais le chemin reste encore bien long. Il va falloir ranger les beaux discours et se mettre résolument au travail. C’est la seule porte de sortie, enfin ! , celle de l’espérance...

En partenariat avec L’Observateur Paalga


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  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 11h16 le 16/11/2009
    • Internaute 18202

    Au secours !

    C’est DSK sur la photo ? J’espère bien que les Burkinabés ont mis leurs filles aux abris.

    Et dire que cet homme risque d’être candidat pour le PS, enfin, c’est une boutade, on sait qui le sera à Gauche en 2012 Lien mais chut.

    Bon, les organisations internationales comme le FMI notamment, tuent l’Afrique et ne servent que les intérêts occidentaux.

    • ecor1
      ecor1 répond à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      sur le fil
      • Posté à 11h57 le 16/11/2009
      • Internaute 25388
        sur le fil

      Moi aussi je me demandais qui était le type ressemblant à DSK se cachant sous un abat-jour ...

      • samivel51
        samivel51 répond à ecor1
        Jeune insolent
        • Posté à 14h15 le 16/11/2009
        • Internaute 28345
          Jeune insolent

        L’abat-jour en question est un chapeau Peul.

         
        • nilocas Zarkosy
          nilocas Zarkosy répond à samivel51
          Âne à la retraite
          • Posté à 15h53 le 16/11/2009
          • Internaute 13422
            Âne à la retraite

          moi je croyais que c’était une capote ...

          • samivel51
            samivel51 répond à nilocas Zarkosy
            Jeune insolent
            • Posté à 17h33 le 16/11/2009
            • Internaute 28345
              Jeune insolent

            Vous n’avez pas tout à fait tort : ce chapeau est le logo métaphorique qui figure sur les boites de capotes les plus répandues au Niger, pays voisin du Burkina.
            Le message est « Sortez couvert ». Comme chez nous d’ailleurs, sauf que là-bas montrer une capote hors de son emballage serait un peu trop « hard »...
            En tous cas le DSK, dont on connait la vigueur, est apparemment sorti couvert ! : -)

            • ecor1
              ecor1 répond à samivel51
              sur le fil
              • Posté à 08h51 le 17/11/2009
              • Internaute 25388
                sur le fil

              Généralement qu’est ce qu’un trouve sous une capote.....
              DSK n’aurait pas pu mieux choisir son galurin.

        • dinlay
          dinlay répond à samivel51
          (Mai 68 pas mort)
          • Posté à 10h37 le 17/11/2009
          • Internaute 33286
            (Mai 68 pas mort)

          Oui, Peul.
          Et il n’est pas « typique du Burkina » comme le disait un voisin.. On le trouve partout où se promène les Peuls - Niger, Mali Sénégal, etc...

        4 autres commentaires
    • ysengrimus
      • Posté à 12h07 le 16/11/2009
      • Internaute 12674

      DSK, absolument. C’est parlant... Tandis qu’ils se balade dans le coin, qu’il commence donc par VRAIMENT décoloniser

      Lien

      On ment effrontément aux français sur la ci-devant conjoncture économique africaine

      Paul Laurendeau

  • Pictulo
    • Posté à 11h47 le 16/11/2009
    • Internaute 23785

    La photo du patron du FMI pour illustrer l’échec burkinabé, il faut l’interpréter comment ?

    • samivel51
      samivel51 répond à Pictulo
      Jeune insolent
      • Posté à 14h30 le 16/11/2009
      • Internaute 28345
        Jeune insolent

      D’ailleurs le journaliste burkinabé ne mentionne pas le FMI. Et si ce n’est pas DSK, c’est toujours un « Blanc » sur la photo.
      Comment interpéter le choix de cette photo ?
      Réponse :
      Dans la tête du (journaliste) francais de base, et aussi du Burkinabé de base, malheureusement, le sous-développement est entièrement la faute du « Blanc ». Même 60 ans après les indépendances. D’où l’absence de progrès.

      • Yann Guégan
        Yann Guégan répond à samivel51
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 23h15 le 16/11/2009
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        Non, là en fait c’était juste pour le chapeau : -)

        (Et le fait que DSK visite une école, le système scolaire étant un des points faibles du Burkina, expliquant en partie son mauvais classement)

  • brawd
    brawd
    contemplateur
    • Posté à 11h59 le 16/11/2009
    • Internaute 89491
      contemplateur

    « La faim a toujours été un problème très difficile à résoudre pour l’ancienne Chine semi-coloniale et semi-féodale. Le niveau du développement agricole était extrêmement bas. 80% de la population s’est trouvée longtemps dans un état de famine et de semi-famine. Lors des calamités naturelles, les morts de faim jonchaient les champs. Au moment de la fondation de la Chine nouvelle en 1949, la production de céréales par hectare était seulement de 1 035 kg dans l’ensemble du pays, et la quantité de céréales par habitant, de 210 kg. ».
    Texte trouvé au hasard sur internet, auteur inconnu, décrit assez bien comment un pays/continent peut résoudre ses problèmes
    L’Afrique possède les mêmes handicaps que la Chine d’avant 1949.
    Les « Présidents » locaux se comportent, pour beaucoup, comme des roitelets, encouragés par les pays occidentaux qui sont avides des ressources naturelles locales.
    Faudra t’il un « grand timonier » pour fédérer, réformer et éliminer la féodalité des roitelets et permettre à l’Afrique l’auto suffisance alimentaire ? Kadhafi en rêve,, Merci pour le cauchemar
    Quel homme politique Africain est capable de fédérer le continent, seule solution pour résoudre les problèmes endémiques

  • herselves
    herselves
    http://www.youtube.com/watch ? (...)
    • Posté à 12h53 le 16/11/2009
    • Internaute 27093
      http://www.youtube.com/watch ? (...)

    Quand on cherche à y voyager, on lit rapidement au sujet du Burkina Faso qu’il est un des pays comptant le plus d’ONG.

    Je trouverais intéressant de connaitre, par exemple, le taux de scolarisation réalisé grâce à ces ONG, ... ou, d’une manière ou d’une autre, la mesure dans laquelle ces organisations améliorent la situation dans ce pays ; avant que des petits malins en viennent à conclure que leur action est nulle vu que ce pays reste en bas du tableau.

    C’est beau cet article aux lendemains des discours de Blaise Compaore pour la paix en Guinée... c’est vrai que Monsieur le président Compaore semble détenir quelques secrets intéressants pour la paix, qu’il sait maintenir dans son pays à l’état catastrophique, alors que la population, quand on échange avec elle sur place, donne à entendre un grondement sourd mais certain...

    Et qui fera le médiateur quand à force d’avoir essoré son peuple et soigné ses intérêts personnels Blaise Compaore ne saura plus juguler la colère populaire ?

    • mr_megot
      mr_megot répond à herselves
      .
      • Posté à 14h05 le 16/11/2009
      • Internaute 53015
        .

      Bah, les ONG et associations diverses ont beau avoir la meilleure volonté du monde, leur travail ne remplacera jamais les actions sensées être mises en place par l’Etat, ce que ce dernier ne se presse pas de faire...

      Un contre exemple parlant : une des actions classiques des ONG au Burkina (et ailleurs, sans doute) est de construire des salles de classe (école primaire) et des logements de maitre, en brousse. Une fois la salle et le logement construits, l’Etat burkinabè est sensé nommer un instituteur pour la rentrée suivante (ce qu’il fait , en tous cas dans le cadre de ma maigre expérience).
      Mais il y a deux ou trois ans une loi est passée, stipulant que lorsque le maitre dispose d’un logement fourni par l’état, un « loyer » est automatiquement déduit de leur salaire. Cette loi est stupide parce qu’elle dissuade les maitres de s’installer en brousse, alors qu’ils y sont déja peu enclin (conditions de vie difficiles, ils vivent loin de leur famille, ils sont plus peinards en ville ou ils peuvent se faire des à cotés en donnant des cours particuliers, voir se lancer dans la politque, etc...). Mais il est en plus relativement décourageant pour les ONG ou les associations de réaliser que le logement de maitre, qu’elles ont payé et dont elles ont organisé la construction, va rapporter du pognon à l’Etat burkinabè qui lui, se foule assez peu pour construire des écoles et développer l’éducation dans son pays...

  • nijolly
    nijolly
    agacé
    • Posté à 14h12 le 16/11/2009
    • Internaute 70904
      agacé

    Je suis en train de charger le tableau sur le site mis en lien : pas mal le format du fichier est celui d’un tableur célèbre, mais fermé et propriétaire. De mon point de vue, cela ternit l’image de l’ONU.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à nijolly
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 23h21 le 16/11/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Je suis le premier à défendre le logiciel libre, mais on s’en fout un peu, là, non ? D’autant qu’OpenOffice, suite bureautique libre et gratuite, lit sans problème les fichiers aux formats Microsoft Office.

      Non, ce qui m’a marqué, moi, c’est que le résumé du rapport du Pnud soit disponible en langue basque... Et le breton, alors ?
      Lien

  • mr_megot
    • Posté à 14h14 le 16/11/2009
    • Internaute 53015
      .

    Je me souviens avoir été surpris lors de mon séjour la bas d’avoir pu lire une presse particulièrement libre et critique envers le pouvoir (notamment le « Journal du Jeudi », journal satirique dans le genre charlie hebdo/canard enchainé, particulièrement drole et irrévérencieux).

    Je me suis étonné de ce fait devant mon hote, lui demandant pourquoi le « patron » (surnom donné à blaise compaoré) laissait paraitre une presse aussi virulente, alors qu’il aurait pu, à l’image d’autres pays à la démocratie toute relative, censurer sans vergogne ces journaux pour ne laisser paraitre que « Le pays », quotidien affilié au pouvoir.

    Voila ce qu’il m’a répondu : « Il s’en fiche bien, que la presse critique vertement son gouvernement, 80% de la population ne sait pas lire »...

    • Jeune Cadre Dynamite
      Jeune Cadre Dynamite répond à mr_megot
      Au bord de l'implosion
      • Posté à 16h27 le 16/11/2009
      • Internaute 63455
        Au bord de l'implosion

      Intéressant et à mettre en regard du classement liberté de la presse de RSF.
      Le Burkina Faso se classe 57ème (sur 175).
      Lien

  • samivel51
    samivel51
    Jeune insolent
    • Posté à 17h35 le 16/11/2009
    • Internaute 28345
      Jeune insolent

    Le Burkina est certainement le pays qui connait la plus grande concentration d’ONG humanitaires occidentales (et islamiques). Il recoit également un flux soutenu d’aide publique au développement venue de nombreux pays.
    Ce qui démontre que le développement ne s’importe pas, même à coups de milliards de dollars. Les dollars n’aident qu’une fois que le peuple en question fait lui-même le choix résolu du développement.
    Pour l’instant, le Burkina a surtout choisi l’attentisme et la corruption. Deux fléaux auquel les ONG « humanitaires » ont d’ailleurs beaucoup contribué, en versant leur aide sans contrepartie ni contrôle.
    Sankara, reviens !

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 14h22 le 16/11/2009
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Vive Blaise Campaoré, assassin avec l’aide de son voisin et de la France, du Grand Thomas Sankara, l’Homme Intègre, qui, en à peine deux années, avait fait faire un bond immense à son pays quant à l’éducation, la redistribution des terres, l’émancipation des hommes et ...surtout, des femmes ! (Relire ses discours 4/10/84 ONU, 8/3/87 (les femmes), 29/7/87 Adis-Adeba (la dette ...),
    Gloire éternelle à l’un, Honte à l’autre !

    PS : Que Dsk garde son truc sur la tête, c’est fait pour lui.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 15h05 le 16/11/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    On s’aperçoit qu’un pays même massivement aidé (il semble que ce soit le cas ici, je ne suis pas spécialiste) ne « s’en sort » pas.

    C’est peut être qu’il a moins besoin d’aide que de ne pas être pillé par les grands groupes transationnaux, comme une bonne partie du Continent, non ?

    Que Total, Bolloré, Bouygues, Exxon, les groupes chinois dégagent, que l’on supprime la pseudo dette qui les étrangle, et ma foi, ça ne produira surement pas de miracle,mais peut être l’éloignement de la malédiction.

    Ce qui serait déja pas si mal.

    Mais ce serait mauvais pour les bourses.

    Autant dire que la prospérité de l’Afrique est rendue oxymorique par les politiques du G20.

    • samivel51
      samivel51 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Jeune insolent
      • Posté à 19h03 le 16/11/2009
      • Internaute 28345
        Jeune insolent

      Cet argument ne marche pas vraiment dans le cas du Burkina. Ce pays n’a jamais eu aucune ressource minière ou forestière que les « multinationales » auraient pu piller. (seulement de l’or, en quantité anecdotique) Les multinationales n’y possèdent pas non plus de plantations.
      La question de la dette se pose, par contre. Mais alors il faut se demander comment cet argent a été utilisé par les dirigeants Burkinabé.
      Concernant le commerce, le Burkina bénéficie de l’Accord de Cotonou qui l’autorise à exporter vers l’Union Européenne sans droits de douane, tout en maintenant des taxes sur ses importations.

      • napoko
        napoko répond à samivel51
        expat
        • Posté à 19h27 le 16/11/2009
        • Internaute 50898
          expat

        La masse de l’aide est effectivement colossale. Qu’elle soit publique ou privée (ONG). Il faut se demander comment elle est utilisée par les dirigeants avec la complicité des partenaires financiers.
        Les partenaires financiers des pays sous développés savent comment les fonds sont utilisés, ils savent qu’une grande partie sert à des dépenses de fonctionnement, aux paiements des experts, des réunions, colloques et autres « appuis institutionnels ».
        D’autre part on ne peut bâtir une économie nationale sans un marché intérieur.

  • Lairderien
    • Posté à 16h07 le 16/11/2009
    • Internaute 22751

    Et allez donc, une photo de DSK, une !

    Pouvez pas le laisser ou il est avec les riches qui font crever les peuples !

    On n’en veut pas de celui la !

  • SOMUD
    SOMUD
    Activiste palestinophile (...)
    • Posté à 16h12 le 16/11/2009
    • Internaute 69550
      Activiste palestinophile (...)

    Il s’agit du chapeau de SAPONE

    Taper cela sur votre moteur de recherche préféré

    L’article n’ayant pas été écrit pour les « Blancs », certaines phrases et sous-entendu ne leur sont pas totalement compréhensibles.

    « Y’a pas de problème » est une rengaine quotidienne dans les bouches des Burkinabè (mot invariable).

    Mais malheureusement ils pullulent ; et un des plus graves d’entre eux est que, faute de place dans les écoles publiques surchargées, les parents pauvres doivent, s’ils le peuvent , se saigner pour mettre leurs enfants en écoles privées. Et parfois les directeurs y embauchent comme instits des copains (compétents ou non) mieux payés que dans le public.

    Un burkinabèphile

    • Boris Carrier
      Boris Carrier répond à SOMUD
      cogito ergo sum
      • Posté à 18h17 le 16/11/2009
      • Internaute 67367
        cogito ergo sum

      j’ai tapé sapone et ça m’a renvoyé à un site web espagnol de savons artisanaux. Il y a aussi un Sapone à facebook bref : je ne sais toujours pas ce qui est Sapone.

      Et sinon je suis partagé entre le plaisir de découvrir un article original car étranger et la déception de rester sur ma faim, les raisons de la situation burkinabée restant floues.

      Par ailleurs j’aurais aimé que l’on m’explique la photo par une légende pertinente.

      • napoko
        napoko répond à Boris Carrier
        expat
        • Posté à 18h55 le 16/11/2009
        • Internaute 50898
          expat

        Saponé est un village où on fabrique ces chapeaux. C’est le chapeau typique du Burkina, différentes ethnies en font, il est en paille et en cuir.

      • Yann Guégan
        Yann Guégan répond à Boris Carrier
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 23h24 le 16/11/2009
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        La légende qui figure en bas de l’article me semblait pertinente. Mais d’autres internautes ont été plus complets dans leurs commentaires : -)

  • Crepitus
    Crepitus
    Retraité
    • Posté à 16h19 le 16/11/2009
    • Internaute 85789
      Retraité

    M’ouais, enfin, bof ! Si au moins l’article nous avait donné quelque explication sur les causes ; peut-être un semblant pour l’enseignement, les profs nommés préfets. Pourquoi, pour quelle raison, l’on ne sait. La seule information étant que ce pays le plus pauvre en excluant les pays guerre, et encore pas tous.
    Un article plus documenté aurait intéressant.

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 16h35 le 16/11/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    « Mon peuple burkinabé...
    Revenez au pays...
    Et surtout.
    Revenez avec de bonnes idées... »

    La prière de Victor Deme pour son pays...

  • lorem-ipsum
    lorem-ipsum
    empereur de transpatagonie
    • Posté à 19h31 le 16/11/2009
    • Internaute 46772
      empereur de transpatagonie

    Notez tout de même que, si l’Idh est parfois présenté comme une alternative au classement des pays par PIB, son calcul est essentiellement une synthèse de celui-ci, d’une mesure du niveau éducatif et de l’espérance de vie*. Comme ces deux dernières grandeurs sont largement dépendantes de la première –- sans surprise, on vit plus vieux et on se paie de meilleures études quand on est plus riche –- le classement de l’Idh revient en fait par des voies détournées à une comparaison du degré de richesse des pays. Que le Burkina-faso, malgré toute la sympathie que m’inspirent ses habitants, ne soit pas parmi les régions les plus prospères du globe n’est vraiment une nouvelle pour personne.

    *La formule précise qui agrège ces trois grandeurs est plus compliquée qu’une simple moyenne, mais elle s’appuie grosso modo sur la même idée de fusion de plusieurs grandeurs en une seule.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à lorem-ipsum
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 23h22 le 16/11/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      La formule complète de calcul de l’IDH (Wikipedia)
      Lien

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 18h30 le 16/11/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    c’est DSK le représentant du développement humain ? je croyais qu’il était au FMI...dont c’est pas la tasse de thé vu le nombre de pays qu’ils ont rendu exsangues, économiquement parlant...
    Il n’aime plus les hongroises,au fait ? il préfère les burkinabaises ? forcément vu le nom...

  • napoko
    napoko
    expat
    • Posté à 18h49 le 16/11/2009
    • Internaute 50898
      expat

    La photo a été prise lors du séjour de DSK et des autres au Forum Mondial du Développement Durable du 9 au 11 octobre 2009 et d’une remise de dons aux sinistrés des inondations du 1 Septembre. Il est avec la Ministre de l’action sociale.
    Lors de ce forum, il fallait voir sur le parking le nombre hallucinant 4X4 à 70 000 euros chacune, de tout ce beau monde venant défendre le développement durable. ONG comprises bien sûr.
    Les indicateurs du DHD du PNUD prennent en compte le revenu des habitants, la scolarisation, le taux d’alphabétisation ...
    Le taux de scolarisation est faible, la pauvreté ne fait que grandir malgré tous les programmes de lutte contre la pauvreté et les objectifs du millenium qui ne seront jamais atteints, la corruption est omni présente. Les riches sont ne plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.
    Les ONG sont nombreuses mais il y a peu de retombées sur le terrain. Construire des écoles c’est bien mais il faut payer la scolarité et les parents n’ont pas les moyens. Il faudrait d’abord que les parents aient des activités rémunératrices et ensuite ils pourraient envoyer leurs enfants à l’école et les soigner.
    Au livre de Bertrand Gobin « donateurs si vous saviez », ma réponse est vous ne donneriez plus. La seule solution est de donner directement. Sinon ..... Les frais de fonctionnement des ONG et institutions diverses sont trop élevées et le but n’est pas de réussir mais de faire ce qui a été prévu, peu importe qu’on fasse un forage à côté d’un autre forage en panne, le budget est prévu pour faire un forage pas pour le réparer.

    • samivel51
      samivel51 répond à napoko
      Jeune insolent
      • Posté à 19h13 le 16/11/2009
      • Internaute 28345
        Jeune insolent

      Si je vous comprends bien, le Burkina s’en sortira quand les ONGs paieront le forage ET l’entretien du forage. C’est ca ?
      C’est ce qu’on croyait naivement il y a 50 ans...
      Le Burkina s’en sortira plutôt lorsqu’il exportera des textiles au lieu de vendre du coton brut sans valeur ajoutée pour acheter ensuite des habits « made in China ». Les exemples de ce type sont nombreux...

      • napoko
        napoko répond à samivel51
        expat
        • Posté à 19h20 le 16/11/2009
        • Internaute 50898
          expat

        Non pas le forage et l’entretien, mais mettre en place une gestion du forage par les populations pour pouvoir l’entretenir. Le problème est que les ONG n’ont pas d’actions concertées entre elles. Si une arrive pour faire un forage dans un village et qu’elle voit qu’un forage existe déjà mais qu’il est en panne, elle ne va pas le réparer, elle va en faire un autre à côté. Et quelques fois la réparation c’est trois francs six sous.
        Pour le coton tout à fait d’accord.
        Mais mettre des usines en place suppose un marché local. Et les produits fabriqués ne seront jamais compétitifs par rapport à ceux importés de chine.
        De même que le riz produit sur place est plus cher que le riz importé.

         
        • samivel51
          samivel51 répond à napoko
          Jeune insolent
          • Posté à 10h34 le 17/11/2009
          • Internaute 28345
            Jeune insolent

          Je regrette, mais vous êtes toujours dans une approche d’assistanat, qui entrave le développement. Reprenons votre exemple du forage, qui est très illustratif.
          Il existe des petites entreprises locales (formées par des ONG américaines) qui savent creuser des forages manuellement et fabriquent localement des pompes à eau potable. Le tout pour seulement 300 à 600 euros tout compris, sans subvention. (tapez « manual drilling » et « rope pump » dans google pour vous en convaincre)
          Une somme largement à la portée d’une communauté villageoise. Malheureusement, les fonctionnaires concernés et les grosses ONG préfèrent offrir (ou subventionner à 95%) des forage industriels et des pompes importées, le tout pour 10 à 20 fois plus cher. Cela permet au premiers d’avoir leurs commissions à tous les étages (douane, installation, contrôle...) et aux seconds de justifier leurs gros budgets auprès des donateurs.
          Résultat : les villageois préfèrent attendre la pompe du prochain « projet » (qui ne sera pas entretenue puisqu’elle était « cadeau » et que les pièces importées coûtent cher) plutôt que d’investir dans leur propre pompe et créer des emplois locaux. Ces entreprises locales sont même directement torpillées par les fonctionnaires qui veulent maintenir le système actuel. D’autant qu’une fois que les pompes importées sont toutes en panne, on peut demander des fonds pour un « projet de réhabilitation ». Et se servir encore au passage : -)
          Cet exemple montre comment l’assistanat institutionnalisé tue dans l’oeuf le développement et maintient la dépendance. Cela se vérifie de la même facon dans presque tous les secteurs.
          Que le pays se développe vraiment serait même la pire qui puisse arriver aux apparatchiks et aux ONG de développement « compassionnelles » ! C’est consternant mais c’est la vérité.
          Compassion et générosité sont nécessaires pour les interventions d’urgence (type MSF, Action contre la Faim, etc.) mais PAS pour le développement. Le développement passe au contraire par la responsabilisation des acteurs (= fini l’assistanat), le soutien aux entrepreneurs locaux (transfert de technologie, capitaux - mais pas subventions) et aux mécanismes de marché.

          • napoko
            napoko répond à samivel51
            expat
            • Posté à 18h09 le 17/11/2009
            • Internaute 50898
              expat

            Non je ne suis pas dans une approche d’assistanat puisque je dis de créer des comités de gestion villageois.
            Mais effectivement le pire qui pourrait arriver serait que ces pays se développent. Il n’y aurait plus cette manne qui sert à tous les intermédiaires. Il y a 10 ans 15 % de l’aide arrivait réellement aux bénéficiaires. Depuis cela a du diminuer puisque les PTF (partenaires techniques et financiers) ont accepté que la partie joliment appelée « appui institutionnel » soit prépondérante. Sur un projet, une étude il y a environ 50% qui part dans cette rubrique. Pour financer des réunions avec indemnités journalières pour les participant, sinon personne ne vient. Pour être sûr que les gens viennent participer, on organise la réunion dans une petite ville, donc il y a l’hébergement, la restauration, le transport, et les fameux « per diem ».
            Ce sont les bailleurs qui sont complices, de plus qd ils voient qu’il y a eu un détournement ils remettent au pot sans rien dire. Alors d elà à penser que....

        2 autres commentaires
      • big némo
        big némo répond à samivel51
        charcutier- coiffeur et je m'en (...)
        • Posté à 12h04 le 17/11/2009
        • Internaute 86763
          charcutier- coiffeur et je m'en (...)

        le burkina , et les pays en voie de développement en général,s’en sortira quand l’interdiction qui lui est faite de subventionner ses matieres premieres ( le coton dans le cas du burkina) s’appliquera aussi aux autres pays, les états unis dans le cas du coton..
        Il est assez dingue de penser que l’omc interdise le burkina de subventionner son coton alors que les états unis ne s’en privent pas...
        Et effectivement, pouvoir vendre des produits manufacturés le sortirait surement plus de la merde que les ong...
        Continuons comme cela et on va relancer sérieusement l’industrie aéronautique européenne, va falloir en commander des charters pour renvoyer les clandestins chez eux.....parce que cela m’etonnerais qu’ils restent tous assis chez eux a regarder leurs gosses crever...

  • filou64
    filou64
    fantaisiste
    • Posté à 20h57 le 16/11/2009
    • Internaute 2039
      fantaisiste

    Bonjour,
    A la question posée : que font les ONG ? je répondrais en tant que membre de l’une d’entre-elles qui essaie avec de très faibles moyens de développer les technologies de l’information dans le secteur éducatif.
    Nous avons formé des centaines d’enfants, des demandeurs d’emploi ainsi que des enseignants à l’usage de l’ordinateur, à l’utilisation de logiciels éducatifs, à la pratique d’outils bureautique.
    Quand je dis nous, cela comprend aussi et surtout des bénévoles burkinabè de l’association qui ayant reçu une formation considèrent qu’il est normal de la dupliquer.
    Mais le bénévolat a des limites. Nos moyens (nous ne bénéficions pas de subventions et les donateurs ou adhérents se font rares) ne nous permettent même pas d’indemniser les formateurs de leurs déplacements. Aussi, aujourd’hui, nous traversons une phase critique où nous interrogeons sur la pérennité de l’association alors que son objet nous parait utile.
    Il faut que l’Etat français, dans le cadre de l’aide publique au développement, délègue plus de financements aux ONG qui sont en contact avec les populations et qui garantissent que les fonds seront correctement employés.
    Il me semble également nécessaire que les gens comprennent que seule l’aide au développement permettra aux burkinabè de s’en sortir et de prendre en main leur destin.
    Mais ce discours est-il recevable à un moment où la seule chance de recevoir un don passe par le canal de l’émotion et de l’apitoiement ?

    Philippe Villette
    Vice-président NTBF France
    Lien

  • chapolin
    chapolin
    scoresdownload.com
    • Posté à 15h17 le 17/11/2009
    • Internaute 41320
      scoresdownload.com

    Je suppose que la plupart des lecteurs de rue 89 font comme moi, ils reçoivent la newletter et cliquent sur les sujets qui les intérêssent. Ainsi ils parcourent au moins une fois TOUS les sujets.

    Evidement il y a des problèmes intèrieurs au Burkina Faso, c’est d’une confondante évidence ... mais il n’y a pas que çà et loin de là.L’une des preuves c’est le nombre de votes qu’a sucité cet article en une journée : 10 avec le mien il y a un instant.

    La réalité c’est que le Burkina Faso est dans une misère abominable mais qu’en plus le monde l’ignore.

    Même sur un site comme rue 89 ou l’on traite de sujets sensibles et ou le droit d’expréssion est de mise, on semble ne pas vouloir s’interêsser à l’existence malheureuse d’un pays misérable.

    « Ils peuvent mourrir et souffrir çà ne nous interêsse pas. »

    La question qui se pose c’est : « Est-ce que si le monde s’interêssait au Burkina Faso, celui-ci serait dans la même misère ? »

    Et d’un autre côté, dans un monde ou une telle misère ne touche presque personne n’est-il pas normal qu’une telle misère puisse éxister et péréniser ?

    Enfin est-ce que cet état de misère est directement lié à notre ignorance. En quelque sorte est-ce que çà n’est pas nous qui la fabriquons directement ou bien nos destins sont-ils indépendant ?

    Est-ce que cette misère (presque insoutenable) est dangereuse pour nous ? N’est-elle pas l’un de nos plus sombres reflets ?

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 15h19 le 17/11/2009
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    « Notre révolution n’aura de valeur que si, en regardant derrière nous, en regardant à nos côtés et en regardant devant nous, nous pouvons dire que les Burkinabés sont, grâce à elle, un peu plus heureux. Parce qu’ils ont de l’eau saine à boire, parce qu’ils ont une alimentation abondante, suffisante, parce qu’ils ont une santé resplendissante, parce qu’ils ont l’éducation, parce qu’ils ont des logements décents, parce qu’ils sont mieux vêtus, parce qu’ils ont droit aux loisirs ; parce qu’ils ont l’occasion de jouir de plus de liberté, de plus de démocratie, de plus de dignité. (...) La révolution, c’est le bonheur. Sans le bonheur, nous ne pouvons pas parler de succès (1). » C’est ainsi que Thomas Sankara, président du Burkina Faso, définissait le sens de son action, treize jours avant le coup d’Etat du 15 octobre 1987 au cours duquel il devait être assassiné. (...)

    (par les sbires de Blaise Campaoré, son « meilleur ami’, actuel Président, avec les complicités franco-ivoiriennes que l’on sait).