La députée UMP Edwige Antier veut interdire la fessée
La pédiatre et députée UMP Edwige Antier a déposé mercredi dernier une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels, dont la fessée. C’est ce qu’elle annonce dans Le Parisien/Aujourd’hui en France de ce dimanche :
« On ne peut plus laisser entendre que ce n’est pas grave ou, même pire, que ça a une vertu éducative alors que c’est exactement le contraire. Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient sournois, menteur et agressif. »
Un argument qu’elle détaille sur son site :
« Le pédiatre que je suis a vu, en 30 ans, augmenter les morsures à la crèche, les rixes dès la maternelle, les jeux cruels à l’école primaire, les petits caïds qui font régner la terreur au collège, et les bandes à la sortie qui violent les filles... Mais c’est la violence faite à l’enfant qui les rend violents à leur tour ! »
En juin 2008, le Conseil de l’Europe avait lancé une campagne de sensibilisation contre les châtiments corporels des enfants, dont le slogan était : « Levez la main contre la fessée. » L’institution avait alors argumenté :
« Aucune religion, situation économique ou méthode d’éducation ne saurait justifier de frapper un enfant, de le gifler, de lui donner la fessée, de le maltraiter, de l’humilier ou de recourir à toute pratique qui porte atteinte à sa dignité. »
Le Conseil de l’Europe avait appelé ses Etats membres à interdire la fessée. Selon Edwige Antier :
« Dix-huit Etats l’ont déjà fait. Certains, comme les pays scandinaves, depuis longtemps, mais aussi des pays latins comme l’Italie ou l’Espagne, et même Chypre, dès 1994, la Croatie, la Roumanie... La France est à la traîne ! »
L’élue de Paris préconise une interdiction dans le Code civil,
« comme en Allemagne », et non dans le Code pénal : « Il ne s’agit pas
d’envoyer les parents en prison ni de les en menacer » :
« L’article serait lu aux parents lors du mariage. Une loi, c’est dire que l’Etat pose une interdiction. Et la faire connaître, c’est changer les mentalités. Quand la Suède l’a interdite, en 1979, 70% des parents étaient opposés à l’interdiction. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 10%. »
Une fois sa proposition de loi officiellement déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale, rien ne garantit qu’elle soit débattue en séance publique. Il faut en effet que le texte soit inscrit à l’ordre du jour par le groupe UMP ou le gouvernement.
En France, la question reste controversée. D’un côté, l’association Ni claques ni fessées milite pour cette interdiction, de l’autre l’Union des familles en Europe revendique ce droit. Refusant de se prononcer pour ou contre les fessées, elle demande que les choix éducatifs des parents soient respectés.
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Mystère
Mystère
Je trouve cette proposition de loi déplacée, très déplacée même. C’est aux parents et non à l’état de faire l’éducation des enfants. Une telle loi serait une atteinte au droit des parents et une ingérence difficile a expliquer. Une fessée, ce n’est pas de la maltraitance, sinon 90 % des parents seraient maltraitants ! Or ce n’est pas le cas évidemment. La fessée est plus un moyen de discipliner un enfant turbulent ou qui cherche la limite.
Je suis père de 4 enfants et je leur donne parfois la fessée, et force est de constater que cela peut régler plusieurs problèmes quand les simples mots échouent ou que l’enfant a dépasser les bornes. Parfois un enfant a besoin d’être recadrer, surtout quand il est en bas âge, la fessée peut remplir ce rôle. Qu’est ce que cette députée préconise quand un enfant pique sa crise et que la raison ne s’appliquer pas à un enfant trop jeune pour la comprendre ? Je pense que beaucoup de parents dans ce genre de cas extrême dise a leur enfant de se calmer et de faire attention. Mais si la fessée disparait, l’avertissement également. La fessée peut aussi servir de rappel quand la limite ne rentre pas chez l’enfant.




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