15/11/2009 à 15h39

Et si la tombola devenait banque pour les pauvres ?


Inspiré du « Susu », une forme de tombola, un système de banques communautaires permet aux Vénézuéliens qui n’ont pas accès à des services financiers ou au microcrédit de s’autofinancer. Et le modèle s’exporte.


Bidonvilles à Caracas en septembre 2009 (Jorge Silva/Reuters)

(De Caracas) Plus de la moitié des Vénézuéliens n’ont pas accès à des services financiers : aucune banque ne leur prête d’argent en cas de nécessité, ils n’ont pas de carte de crédit, pas d’assurances, pas de compte en banque... La seule chose qu’ils peuvent obtenir d’une banque est un livret d’épargne.

Le microcrédit a été mis en place pour eux. Mais le microcrédit est réservé au faible pourcentage d’entre eux (10% en moyenne au Venezuela) qui crée ou développe une micro-entreprise. Qu’en est-il des petits employés et des chômeurs ? Qu’en est-il de ceux qui ont besoin d’un emprunt pour aller chez le médecin ou réparer leur maison dévastée par le dernier ouragan ?

L’idée

Au Venezuela existe une pratique que l’on appelle le « Susu » : un groupe de personnes se réunit, chacun met la même somme dans une cagnotte, et après un tirage au sort une personne du groupe empoche la somme qui a été réunie. C’est une forme de tombola.

L’idée de Salomon Raydan a été d’utiliser cette capacité des communautés pauvres à réunir un capital pour créer des « banques communautaires ». Chaque membre de la communauté investit la même somme pour constituer un capital. Ce capital est utilisé sous deux formes : il est investit dans des actions sans risque et prêté à ses membres. Les membres reçoivent les dividendes des actions et ont l’opportunité d’emprunter.

La première banque a été créée en 1998 avec douze femmes de l’île de Margarita, au Vénézuela. 140 banques communautaires ont été créées depuis. Elles regroupent 10 000 associés et font des prêts d’en moyenne 100 bolivars fuertes (30 euros au taux officiel). L’investissement minimal est le prix qu’aura à payer la banque pour acheter une action, soit dix bolivars fuertes (trois euros au taux officiel).

Et si les gens ne remboursent pas ? La banque est entièrement gérée par la communauté, qui est formée et assistée par la Fundefir, jusqu’à être laissée indépendante. C’est donc elle qui prend en charge le contrôle du bon remboursement des prêts. Les communautés étant de faible effectif, le lien social est fort et la pression du groupe suffit généralement pour assurer le remboursement. Les chiffres sont éloquents puisque les emprunteurs ne font défaut qu’à 0,5%.

Comment la mettre en pratique

Salomon Raydan est devenu membre du réseau d’entrepreneurs sociaux Ashoka et travaille à dupliquer son modèle : le système des banques communautaires de la Fundefir a été mis en place en Colombie, en Bolivie, au Sénégal, au Portugal, en Espagne et au Brésil.

La Fundefir travaille à la création des banques communautaires et les laisse ensuite s’autogérer de façon entièrement indépendante. « Certaines ne donnent même plus de nouvelles », confie-t-il. La mise en place d’une banque se fait en quatre étapes :

  • La promotion. Il faut aller auprès des populations pauvres expliquer le principe des banques communautaires. « C’est très dur de convaincre ». Les gens mettent du temps à saisir leur intérêt et leur fonctionnement.
  • La création. Ceux qui souhaitent s’associer définissent ensemble le règlement de la banque ainsi que les procédures de contrôle. Viennent alors les premières opérations. « C’est le meilleur moment, quand la banque prouve qu’elle peut marcher. »
  • La formalisation. Une fois les premiers prêts effectués, il s’agit de formaliser les étapes de fonctionnement du prêt, de son recouvrement, de répartition des dividendes entre les associés, de façon à ce que la banque puisse continuer à fonctionner de façon indépendante.
  • Le suivi. la Fundefir suit ensuite l’évolution de la banque communautaire et lui propose un appui logistique, théorique et financier.

« Notre principal travail est éducatif, assène Salomon Raydan, c’est d’apprendre aux gens à s’autofinancer. »

Ce que l’on peut faire

Les banques communautaires sont un bon moyen pour les sans papiers de pouvoir bénéficier de services financiers minimaux. Déjà testées en Espagne, les banques communautaires d’immigrants illégaux semblent être une réussite. En France, elles seraient une solution intéressante pour des sans papiers sans recours financiers et sans accès légal à des banques.

Photo : bidonvilles à Caracas en septembre 2009 (Jorge Silva/Reuters)


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  • ecor1
    ecor1
    sur le fil
    • Posté à 18h53 le 15/11/2009
    • Internaute 25388
      sur le fil

    « Plus de la moitié des Vénézuéliens n’ont pas accès à des services financiers “

    Bin nous, pour notre malheur, on y a accès, la plupart du temps a des taux d’usuriers. Mais c’était sans compter sur la crise et, pour avoir l’insigne privilège de conserver le petit pécul que certains on pu se mettre de coté, il a fallu qu’on ait recours, à l’instar des vénézuéliens au ‘Susu’ : on s’est cottisés (et pas qu’un peu) et on a filé le pognon a nos banques et a celles des autres aussi et maintenant, miracle, on a le droit d’emprunter, comme avant, a des taux d’usuriers....vous en conviendrez, le monde est bien fait quand meme.

    • Ehim
      Ehim répond à ecor1
      http://ehim.over-blog.com
      • Posté à 09h33 le 16/11/2009
      • Internaute 9598
        http://ehim.over-blog.com

      Encore une belle faute de Français dans le titre d’un article !
      « substituait les banques » ne veut rien dire.
      On pourrait dire « remplaçait les banques » ou « se substituait aux banques » mais en aucun cas « substituait les banques ».
      On ne vous apprend pas à parler correctement votre langue dans les écoles de journalisme ?

  • Nochmimi
    Nochmimi
    AA en 3ème degré ! ; )
    • Posté à 17h39 le 15/11/2009
    • Internaute 71089
      AA en 3ème degré ! ; )

    il s’en passe des choses au Venezuela ! le sistema, le susu... un pays qui bouge par le peuple et pour le peuple, ça vous rapelle rien ? en tout cas bonne continuation, c prometteur !

    • Aloïs
      Aloïs répond à Nochmimi
      .
      • Posté à 17h57 le 15/11/2009
      • Internaute 39938
        .

      Je pense que l’Amérique Latine met en place une politique relativement alternative à nos politiques Occidentales. (à l’exception notable du Brésil)

      Ils nous apporteront peut être une alternative crédible à nos sociétés galvanisées de capitalisme consumériste.

      • jami9276
        jami9276 répond à Aloïs
        travailleur
        • Posté à 12h04 le 16/11/2009
        • Internaute 95810
          travailleur

        Tout à fait. Le problème des politiques capitalistes actuelles c’est qu’elles proposent des services financiers à ceux qui en ont le moins besoin : les riches qui ont déjà du cash ! ! ! Les pauvres, quant à eux, on leur interdit d’avoir un projet d’aquisition de résidence principale (sauf aux USA avec subprime, on avu ce que ça a donné...) ou quand on leur propose un crédit, c’est avec un taux usurier qui les écrase pour enrichir nos voleurs de banquiers.
        Une alternative à cela est la finance islamique qui vient exactement contrecarrer la folie des subprimes aux USA.

        Elle se développe sérieusement en UK et verra le jour bientôt en France si ce n’est déjà le cas ? ! !
        cf.
        Lien

         
        • theshadedcucumber
          theshadedcucumber répond à jami9276
          justicier potager
          • Posté à 15h17 le 16/11/2009
          • Internaute 93575
            justicier potager

          La finance islamique est déjà présente en France. Elle s’est beaucoup développée au UK car c’est la principale place financière du monde, mais elle est présente partout et commence à se développer.

          Mais la finance islamique n’est au fond pas si différente de la finance occidentale (je dis bien au fond, donc dans le but recherché). On l’appelle finance islamique principalement parce que nombre de ses règles sont dictées par les préceptes de l’Islam (l’interdiction de pratiquer un taux d’intérêts sur les prêts d’argent par exemple, qui est contrebalancée par d’autres mécanismes ayant la même finalité).

          • jami9276
            jami9276 répond à theshadedcucumber
            travailleur
            • Posté à 16h41 le 17/11/2009
            • Internaute 95810
              travailleur

            Bonjour theshadedcucumber. Je ne suis pas d’accord lorsque tu écris « Mais la finance islamique n’est au fond pas si différente de la finance occidentale ».
            Elle a au contraire des différences fondamentales car elle repose sur une éthique, un certain humanisme je dirai. En voici quelques principes :

            1) Elle interdit par exemple la vente d’une dette à un tierce partie : la vente des dettes a été le socle même des subprimes aux USA. Les banques ont vendu sous forme « édulcorée » les dettes des ménages cachées dans des produits financiers complexes appelés « ACTIFS » malgré tout. On a vu le résultat catastrophique : les ménages n’ayant pas pu rembourser leur dette, les actifs correspondants s’en sont trouvé affectés.

            2) Le taux d’intérêt est interdit. Vous me diriez : mais comment font les gens pour acheter un bien ? Eh bien, la banque fait tout simplement l’acquisition du bien à la place de l’acheteur et le lui revend en faisant une plus value. Le coût total est lissé sur plusieurs années, ce qui n’a rien avoir avec des intérêts, car l’intérêt pénalise le client avec le temps : le temps joue contre lui pour résumer.
            nb : d’ailleurs les subprimes étaient un combiné de vente de dettes et de taux d’intérêt usurier.

            3) Lorsqu’un entrepreneur a besoin d’un crédit pour monter une affaire, il est partenaire avec sa banque et non son subordonné : en effet, la banque « s’associe » avec le client et partage autant qu’elle peut perdre à 50/50 les fruits de l’entreprise pour un certain temps ! C’est une vision plus égalitaire.

            4) Les actions ou titres sont dits « hallal » lorsqu’ils sont conformes aux principes islamiques. Par exemple une société qui fabrique des bombes à sous munition ne rentre pas dans des critères éthiques acceptables du point de vue islamique, car la finalité est de nuire à l’homme. Il en est de même pour le tabac, l’alcool, etc ...

            Conclusion : aucune banque classique n’observent une de ces 4 règles.

            Maintenant il faut reconnaitre qu’avec ce fonctionnement, les banques seraient beaucoup moins riches, notamment à cause du point 2 et 3 mais il y aurait en revanche moins de pauvres. Mais devons-nous plaindre les banques quand on a vu les milliards qu’elles engrangent sur notre dos et qu’elles ont toujours un filet sur lequel retomber : L’ETAT donc NOUS ? ?

        2 autres commentaires
  • charlik
    charlik
    employé
    • Posté à 18h29 le 15/11/2009
    • Internaute 87403
      employé

    Ca n’a absolument rien de nouveau, ca s’appelle le CREDIT MUTUEL.

    • malpoli
      malpoli répond à charlik
      Homme de paille
      • Posté à 19h33 le 15/11/2009
      • Internaute 37834
        Homme de paille

      Oui enfin précisons que ce n’est pas la banque du même nom... On parle également de tontines, très fréquentes dans la tradition chinoise notamment..

  • Oscar D Leon
    Oscar D Leon
    Plongeur en mer tropicale
    • Posté à 19h43 le 15/11/2009
    • Internaute 96052
      Plongeur en mer tropicale

    Certains s’emballent devant l’existence d’un tel système. Mais la réalité est plus triste. La majorité des vénézuéliens sont privés d’accès aux services financiers car le taux d’inflation dépasse les 30%. Les taux d’intérêts sont de l’ordre de 40%. Le vénézuélien de base ne peut donc pas emprunter, et il a intérêt à dépenser immédiatement son argent quand il arrive à en avoir. Il n’a donc aucune raison d’avoir des relations avec le système financier.

    Cette situation s’explique par la gestion économique calamiteuse de Chavez, au pouvoir depuis 10 ans. Il s’approprie et gaspille les devises qui rentrent à flots grâce au pétrole, alimentant ainsi l’inflation.

    Les initiatives type « susu » n’existent que pour compenser un minimum les désastres du gouvernement corrompu et incompétent en place. Il n’y a vraiment pas de quoi s’extasier.

    • umff
      umff répond à Oscar D Leon
      ...
      • Posté à 21h22 le 15/11/2009
      • Internaute 83477
        ...

      Malheureux ne dites pas ça ici ! Vous êtes sur rue89 l’auriez vous oublié ? Là ou il est difficile de dire du mal de notre Chavez adoré sans prendre une volé de bois vert !

      Ceci dit je suis en total accord avec vos propos.

    • k_reno
      k_reno répond à Oscar D Leon
      Voyageur
      • Posté à 21h33 le 15/11/2009
      • Internaute 15813
        Voyageur

      Je suis un peu surpris du cheminement qui conduit du microcrédit au Vénézuela à la situation des sans-papiers illégaux en Europe. Il me semble qu’il n’y a pas de rapport, même en cherchant bien... J’ai plutôt l’impression que le concept de communauté auquel il est fait référence en espagnol n’a rien à voir avec le « communautarisme » tel que nous le concevons en français, mais plus avec les collectifs comme les « communautés de voisins » - « comunidad de vecinos »).

      En ce qui concerne le microcrédit, l’intérêt social de l’aide au microentreprenariat semble avoir été maintes fois démontré, mais en est-il de même de l’aide d’urgence ? D’ailleurs le site de Fundefir à l’air de mentionner la première, mais pas la deuxième. l’entraide vaut certainement au mois autant que la tombola, ceci dit.

      Quant aux propos haineux que ne manque pas de déclencher systématiquement l’évocation du nom de Chavez, qu’il suffise de rappeler qu’avant lui, le gouvernement du pays ne se caractérisait pas particulièrement par une grande tolérance démocratique, une grande probité ou des politiques économiques d’une grande finesse. Il semblerait même que la politique d’ajustement structurel du FMI du gouvernement de Carlos Andres Perez ait permis, in fine, l’éléction de Chavez. Même s’il est évident que le pays n’est pas sorti d’affaire, comme l’illustre superbement la photo tellement vraie qui accompagne l’article.

      • Oscar D Leon
        Oscar D Leon répond à k_reno
        Plongeur en mer tropicale
        • Posté à 22h44 le 15/11/2009
        • Internaute 96052
          Plongeur en mer tropicale

        @ k_reno : Certes, la gabegie économique existait au Vénézuela avant Chavez. Et les différents soubresauts économiques depuis le vendredi noir de 1983 ont abouti à l’élection, par défaut, de Chavez.

        Mais, alors que le pétrole est arrivé à des niveaux jamais atteint depuis le 2eme boom pétrolier de 79 (la bas c’était un boom, pas un choc...), Chavez gaspille les revenus du pays, pour financer sa politique clientéliste, les FARC, ses alliés (comme les Kirchner), le sur-armement de son pays, et évidemment ses fonds personnels. La corruption a atteint des sommets jamais atteints dans les gouvernements précédents.

        Les vénézuéliens ne s’y trompent pas, qui ont baptisé « robolucion » la « révolution » de Chavez (robo voulant dire vol en español)

         
        • k_reno
          k_reno répond à Oscar D Leon
          Voyageur
          • Posté à 18h49 le 16/11/2009
          • Internaute 15813
            Voyageur

          Cher Oscar,

          Je suis plus que d’accord sur le fait que la corruption est un fléau condamnable. Je sais aussi que la situation s’est dégradé ces dernières années au Vénézuela (d’après les rapports de Transparency International par exemple), ce qui est fort regrettable. Et que la France n’a pas de leçons à donner aux autres pays en la matière, au vu par exemple des scandales liés au financement de ses partis politiques.

          En revanche, il faut faire la part des choses, et la politique économique du gouvernement semble être plus favorable au plus grand nombre que par le passé, en matière de santé par exemple, même si le rééquilibrage se fait au détriment de l’élite. Je suis preneur d’informations factuelles sur le sujet, dans un sens comme dans l’autre.

          Le Caracazo date de 1989, mais sauf erreur de ma part, au Vénézuela, la dette extérieure a toujours augmenté plus vite que les revenus du pétrole depuis 1945. Quant aux dépenses d’armement, si l’on se base sur les données du SIPRI, elles ne connaissent pas vraiment une croissance exponentielle.

        1 autres commentaires
  • lorem-ipsum
    lorem-ipsum
    empereur de transpatagonie
    • Posté à 21h07 le 15/11/2009
    • Internaute 46772
      empereur de transpatagonie

    J’ignore ce qu’il faut penser d’une tombola qui substitue aux banques ; mais peut-être vaudrait-il mieux tout de même qu’elle _s_’y substitue ou qu’elle les remplace. La grammaire y trouverait son compte.

  • derrick
    derrick
    Par exemple : (médecin)
    • Posté à 21h30 le 15/11/2009
    • Internaute 76943
      Par exemple : (médecin)

    On devrait utiliser ce système à l’échelle mondiale et retirer aux banques le monopole du droit de nous plumer ! En France un citoyen est obligé d’avoir un compte en banque et doncde mettre son argent à disposition des traders pour qu’ils fassent des benefices pour eux mêmes, et en nous facturant cette mise à disposition obligatoire. Et puis quand une crise arrive des suites des irrésponsabilités des traders, le citoyen est encore obligé de payer pour sauver les riches ! drôle de système. Un vaste système de racket en somme.

  • Loïc89
    • Posté à 22h22 le 15/11/2009
    • Internaute 21632

    Trop fort le gars, il a réinventé la tontine !

  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 22h50 le 15/11/2009
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Cette forme de prêt existe depuis longtemps dans la communauté asiatique, je crois que cela s’appelle la tontine ?

    • katou5
      katou5 répond à Art-35_Constitution-1793
      (esclave de la mode)
      • Posté à 09h14 le 16/11/2009
      • Internaute 52292
        (esclave de la mode)

      Non, dans la communauté africaine, de 10 a 30 femmes qui donnent le même montant tous les mois et se réunissent pour savoir quel personne va recevoir l’argent récolté du mois, cela permet de griller Cetelem et ses taux d’usurier.
      Chez les Chinois c’est très opaque, mais ils magouillent beaucoup
      avec les banques, qui sont complices.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 00h09 le 16/11/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    L’avantage avec la tombola étant que ce n’est pas toujours le même qui gagne, je trouve l’idée intéressante.
    Au Venezuela, elle semble appliquable car « la misère aidant », les gens sont peut être plus solidaires.
    Je ne suis pas certain qu’elle le soit en France, pour l’instant. Et je ne compte pas sur leur débat sur l’identité nationale pour arranger cela.

    Le saviez-vous ?
    La quasi-totalité des organismes de notre beau pays refusent aux personnes seules de plus de 70 ans, le paiement en 10 fois sans frais car on les trouve trop agés.
    Magnifique, le degré de reconnaissance de la mère patrie à ses fidèles citoyens/sujets.

  • Benoît Granger
    Benoît Granger
    Chercheur en microfinance
    • Posté à 09h15 le 16/11/2009
    • Expert 1916
      Chercheur en microfinance

    je l’ai relu 3 fois, mais je ne comprends toujours pas le titre, grammaticalement parlant.

    pour le reste, je suis, hélas, assez d’accord avec les commentaires ironiques : un mélange de naïveté et de volontarisme hors d’usage. Aucune mise en contexte. Aucune référence à ce qui fonde culturellement ce type de construction... Bref, déçu !

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 10h41 le 16/11/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    le système de la tombola pour la survie,c’est toujours les pauvres qui jouent à « perdant-perdant ! »...

  • alain vidal
    alain vidal
    enseignant
    • Posté à 12h13 le 16/11/2009
    • Expert 54609
      enseignant

    Nous appelons les Etats à porter plainte contre les banques
    pour prise illégitime d’intérêts sur la monnaie.
    Une loi doit garantir le contrôle public des banques, pour une monnaie sans intérêts.

    Autrefois, toute monnaie papier correspondait à une quantité équivalente d’or dans les banques.
    Pour ce service de gardiennage de l’or, les clients donnaient des intérêts au banquier.
    La monnaie n’est plus convertible en or ET POURTANT, les banquiers prennent encore des intérêts.
    Ce faux monnayage provoque des crises mondiales d’endettement.
    Endettés, les Etats réduisent les services publics, les entreprises font faillite

    « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. » Maurice Allais, prix Nobel d’économie.
    On ne met pas de timbre sur un courrier électronique, MAIS ALORS…
    Pourquoi payer des intérêts sur la monnaie électronique ?
    Quelque soit le support, la monnaie revêt des chiffres et des lettres réglementant les échanges « acheteurs-vendeurs. »
    Supports et transports virtuels rendent gratuits monnaies et courriers dématérialisés. Or et papier deviennent inutiles.
    La monnaie électronique est une grande invention. Sans elle, nos échanges seraient très difficiles. Pourquoi ?
    Parce que l’or des banques ne correspond qu’à 1 % des biens et services circulant sur la planète sur une année !

    Les banques privées créent 92% de la monnaie en circulation…sur ordinateur
    Cette monnaie est électronique, des chiffres et des lettres créés sur écran, ex nihilo (sans équivalent or).
    Les billets en papier, les pièces en métal vulgaire ne représentent que 8% de la monnaie en circulation.
    .
    Les intérêts ? Un péage illégitime sur les échanges, ce qui élimine massivement les petits producteurs.
    Les banquiers facilitent les crédits pour des gadgets ou des armes très rentables pour leurs actionnaires.
    Mais répondant à des besoins vitaux, des petites productions disparaissent par refus de crédit bancaire.
    En moyenne, 33% d’un prix payé par le consommateur correspond aux intérêts répercutés par les investisseurs.
    En moyenne, nous travaillons, le tiers de notre temps pour des lignes d’écritures sur ordinateur.
    Ce qui coûte cher, c’est le temps perdu à travailler gratuitement pour les banquiers et les financiers.

    D’un côté, on doit travailler pour payer les intérêts, de l’autre, les machines nous libèrent du travail.
    Cette contradiction reflète une crise de civilisation qui exige l’abolition des intérêts sur l’argent.
    Pareils à des fonctionnaires interdits d’enrichissement personnel, les banquiers devraient servir l’intérêt général.
    Ils ne seraient plus payés en fonction d’un pourcentage pris sur les richesses produites par les clients
    Les banquiers seraient payés en fonction de leur travail : création monétaire, ouverture et suivi des dossiers.
    Aux USA, de 1861 à 1865, Lincoln fit chuter la pauvreté en imposant la monnaie sans intérêts.

    Libérées du poids des intérêts (la dette), des régions sortiront de la misère, des productions locales renaîtront
    L’endettement des particuliers, des entreprises et des Etats disparaîtra.
    Les services publics se développeront en fonction du remplacement des hommes par les machines.
    Cette loi pour la fin de l’endettement par les intérêts est une première étape d’une absolue nécessité.
    C’est le point de départ de la construction d’une économie respectueuse des êtres humains et de la planète.
    Libérons La Monnaie (Nantes-Le Pellerin) Lien
    PREMIERS SIGNATAIRES
    Alain Vidal (économiste émancipé), Ernest Barreau (retraité du bâtiment), Rémy Drouet, (ajusteur retraité) Annie Mothes (enseignante), Isabelle Antoine (enseignante), Annette Hamon (éducatrice spécialisée), Claude Ravaud (Auteur compositeur interprète). 23/02/09
    PETITION
    Je soussigné(e), appelle les Etats à porter plainte contre les banques pour prise illégitime d’intérêts sur la monnaie. Une loi doit garantir le contrôle public des banques pour une monnaie sans intérêts, une monnaie d’intérêt général.
    Signature, cliquez sur le lien ci-dessous :
    Lien

    Pour être informés, inscrivez-vous sur notre liste de diffusion, écrivez nous à : vidal.mothes@wanadoo.fr

  • tvargentine-
    • Posté à 12h30 le 16/11/2009
    • Internaute 17486

    Il existe la même methode pour acheter un véhicule en Argentine

    Vous entrez dans un groupe d’acheteurs potentiels d’un véhicule et tous les mois ,une tombola est organisé et le gagnant à le droit d’accepter le véhicule et de payer une partie et ensuite le crédit restant du véhicule

    Le gagnant à le choix de passer son tour et d’attendre dans le temps (généralement quand il en aura les moyens)

    C’est une manière de permettre aux personnes qui n’ont pas accès aux crédits de pouvoir acheter quand même et en Argentine avec la grave crise des années 2000,les constructeurs avaient déjà mis cette méthode en pratique (c’est le cas chez Ford)

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  • Baurelyre
    Baurelyre
    Libelliste
    • Posté à 15h09 le 16/11/2009
    • Internaute 21869
      Libelliste

    Un peu de tenue !

    Vous vouliez peut-être écrire :
    « Et si la tombola se substituait aux banques »

    ou :
    « Et si la tombola remplaçait les banques »

    Vu ?

  • babel b
    babel b
    technicien
    • Posté à 19h16 le 16/11/2009
    • Internaute 96124
      technicien

    Les banquiers sont des faux monnayeurs qui créent l’argent a partir de rien et vous font payer des intérêts dessus.
    ca vous parait fou ? vous me me croyez pas ?
    allez voir la ! vous ne regarderez plus jamais les banques avec le même regard.
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