A débattre 19/10/2007 à 13h00

Nouveau branle-bas de combat chez les chercheurs du CNRS

Pascal Riché | Redchef Rue89


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Les bureaux et labos du CNRS sont de nouveau en ébullition : ils soupçonnent le gouvernement de profiter du ramdam général de la rentrée sociale pour lancer l’offensive en vue de modifier le statut de leur centre. Selon eux, le gouvernement fait une grave erreur en cherchant à organiser la recherche autour de “ projets” , articulés autour des universités, et non plus autour d’ » équipes » , comme c’est le cas actuellement. Les chercheurs, farouchement accrochés à leur autonomie et à la recherche fondamentale, parlent de nouveau de « grève, de “ démission globale des directeurs de laboratoires” ou de “ blocage administratifs des labos” ...

Le 10 octobre, Yves Langevin, qui dirige la conférence des présidents du comité national du CNRS, a pris sa plume pour alerter ses collègues (lire sa lettre en PDF) :

“ Les nouvelles orientations gouvernementales indiquent une volonté de mettre les universités au centre du dispositif de recherche, et la question du transfert total des UMR (unités mixtes de recherche) aux universités est posée. (...) Les épisodes récents concernant le plan stratégique du CNRS, qui aurait dû être examiné pour avis au Conseil scientifique des 9 et 10 octobre, apportent des éléments extrêmement inquiétants sur les intentions de nos dirigeants.”

La France, il est vrai, a façonné au fil des ans un système d’enseignement supérieur et de recherche complètement dysfonctionnel. En principe, dans le monde entier, l’Université remplit trois fonctions : former et sélectionner, attribuer des dipômes, faire de la recherche. En France, en caricaturant un peu, ces différentes fonctions ont été dissociées : les prépas et les grandes écoles sélectionnent les meilleurs étudiants, les universités s’occupent de la collation des diplômes, le CNRS se charge de la recherche...

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a donc été chargée de s’attaquer à ces aberrations. Elle a commencé cet été par un texte accroissant l’autonomie des universités. Mais ce n’est que la première pièce, modeste, d’une réforme que Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était candidat, avait promis très ambitiueuse.

“ Vous placerez les universités au centre de l’effort de recherche

En juin dernier, un premier vent de panique a soufflé au sein du CNRS et de l’Inserm : le gouvernement entend découper ces deux grands instituts en morceaux et répartir les chercheurs dans les universités.

Pour calmer les esprits, le ministère a fini par jurer que les chercheurs resteraient sous l’autorité’ de leur directeur. Mais ceux-ci n’ont été qu’à moitié rassurés. D’autant que la lettre de mission que le Président a envoyée à Valérie Pécresse, le 5 juillet, maintient le cap choisi :

‘ S’agissant de la recherche, vous ferez évoluer nos grands organismes de recherche vers un modèle davantage fondé sur celui d’agences de moyens finançant des projets. Vous
placerez les universités au centre de l’effort de recherche, en confortant notamment leur responsabilité dans les laboratoires mixtes de recherche.’

Pour Yves Langevin, la menace se précise : toutes les modifications apportées au plan stratégique du CNRS (2008-2020) vont dans le même sens, écrit-il, celui d’une ‘ restriction de l’autonomie du CNRS dans sa capacité à développer des partenariats’ . La notion d’ ‘ unité de recherche’ a été gommée du vocabulaire, ‘ la structuration nationale de la recherche s’effectuant par la relation directe du porteur de projet et de son équipe avec l’Agence nationale de la Recherche’ , remarque-t-il.

Le 9 octobre, le conseil scientifique du CNRS devait se prononcer sur le texte amendé du plan stratégique, et le Conseil d’administration devait l’adopter par la suite. Tout cela a été reporté sine die, car le ministère a souhaité un peu plus de temps pour que ce texte puisse ‘ prendre en compte les orientations du gouvernement qui seront précisées dans les prochains mois’ . Notamment sur les questions du ‘ partenariat avec l’enseignement supérieur’ , sur les ‘ principes sur le pilotage des unités aujourd’hui mixtes’ , sur le ‘ recrutement et gestion du personnel face à des universités autonomes’ , sur les” principes de gestion des personnels dans les unités rattachées aux universités » , et enfin sur le « degré de globalisation des dotations d’un CNRS ’agence de moyens’ aux universités dans un contrat unique sous la tutelle de l’Etat » .

« 80% des laboratoires (du CNRS) sont des unités mixtes implantées dans les universités »

Autant de fronts qui ont mis le centre de recherche en émoi. Le choix du mot « aujourd’hui » , dans le passage sur les « unités aujourd’hui mixtes » , n’est pas passé inaperçu. Analyse de Langevin :

« La seule interprétation possible (...) est une volonté de transférer aux universités la gestion de l’ensemble des unités de recherche ’aujourd’hui mixtes’, ce qui impose bien évidemment de ’réfléchir au recrutement et à la gestion des personnels CNRS’ dans ces unités nouvellement rattachées aux universités. Ces décisions sont envisagées ’dans les prochains mois’, ce que confirme le retrait à la dernière minute d’un point capital de l’ordre du jour du Conseil d’administration du CNRS. Plus grave encore, le principe même d’un plan stratégique du CNRS est remis en cause, car il devra ’s’intégrer à un plan stratégique national’ (défini, cela va sans dire, exclusivement par le ministère). »

Et le président de la Conférence du Comité national, parlant de « faits graves » d’appeller à diffuser l’alerte : « Il n’est pas admissible que les 26000 agents CNRS puissent être confrontés dans quelques mois à un changement de tutelle sans la moindre concertation préalable » , conclut-il, jugeant qu’il ne sera pas possible de rester « passif » .

Dans une interview au journal Le Monde daté de jeudi, Valérie Pécresse a tenté de rassurer les chercheurs : le CNRS « est déjà une agence de moyens au service de la recherche » , a-t-elle minimisé. Déjà « 80% des laboratoires (du CNRS) sont des unités mixtes implantées dans les universités » , affirme-t-elle, en jurant que les statuts des personnels n’étaient pas en cause.

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  • Anonyme

    « ramdam », en français « bruit, tapage », rien à voir avec le Ramadan !
    Faut arrêter d’écrire n’importe quoi...

    • Dora
      • Posté à 14h11 le 19/10/2007
      • Internaute 12847

      Juste l’étymologie...
      Mais l’article ne considère que le premier sens que vous donnez.
      La tactique du gouvernement est d’attaquer sur tous les fronts, en faisant beaucoup de bruit médiatique sur certains sujets, pour mieux passer en catimini quelques mesures sur des domaines moins visibles du grand public. De l’art de la manipulation de l’opinion. Et celui de l’absence totale de débats, notamment sur l’évolution de la recherche, qui est fondamentale pour notre avenir.
      Ceux qui sont compétents, qui ne sont pas à la solde des intérêts financiers (OGM ?), on leur coupe les vivres et les moyens de travailler. Donc d’argumenter scientifiquement.
      Le diable est dans les détails.

  • Anonyme

    Les universités ne s’occupent pas que de la collation des diplômes, ceci est en effet caricatural. Ce qui mobilise celles-ci pour chaque plan quadriennal c’est bien « la partie recherche » dont le contenu est travaillé avec précision, car en effet la majorité de ses laboratoires sont des unités mixtes Université-CNRS. Le poids du Président et de ses collaborateurs directs (Vice-Présidents) peut être très important, s’ils le souhaitent, dans la structuration de la recherche, la politique affichée, etc...C’est évident !
    L’attaque sur le CNRS, qui n’est pas la première, doit être cherchée ailleurs, vers une définition beaucoup plus centralisée des grands axes de recherche...par exemple.
    « L’indépendance » de réflexion du CNRS agace, cet organisme aux racines profondes a depuis longtemps son autonomie scientifique.
    En tant que DR retraité de cet EPST, j’assure de mon soutien les 26000 agents qui se trouvent à nouveau dans la tourmente. Ce sont des nantis comme on le sait bien.

    • Anonyme

      Merci, « souteneur » anonyme, mais dans cette lutte il faudra s’engager à visage découvert !
      Raymond Le Moal

    • Anonyme

      26.000 agents au CNRS ? Vous ne trouvez pas que ça fait un peu beaucoup et que c’est précisément la raison pour laquelle l’aide de l’Etat à la recherche revient à du saupoudrage ? Ne serait-il pas préférable d’encourager l’excellence, la vraie, c’est-à-dire d’en sélectionner deux ou trois mille parmi les meilleurs qu’on soutiendrait rééllement en laissant les poussifs se recycler là où ils le pourront ?

      • Hadès
        • Posté à 14h06 le 19/10/2007
        • Internaute 19436

        Excellente idée !

        Faisons un élevage de chercheurs, trayons les meilleurs et abattons les autres !

        PS : on pourrait aussi faire ça avec les internautes. Par exemple si le Courageux Anonyme de 13H59 pouvait partir...

         
        • Anonyme répond à Hadès

          Je suis novice en la matière. Il fallait pas vous vexer. J’essayais de comparer par rapport à mon secteur. Rue Lepic, là où je travaille, il y a deux nouveaux charcutiers-traiteur qui on ouvert l’an dernier. Mais comme ils étaient moins performants que nous, ils ont vite fermé boutique. C’est pas comme ça que ça marche chez vous ?

        1 autres commentaires
      • Grégory
        • Posté à 14h32 le 19/10/2007
        • Internaute 12569

        Oh, voilà qui est très intelligent. D’ou viens ce chiffre de 3000 ? Pourquoi pas 300 ? Attendez, non, 3, mais vraiment bon alors.

        Avez vous une idée de la difficulté à être pris au CNRS, amigo ? Du nombre de candidature pour un poste (entre 400 et 700, tous bac +5 s’ils postulent en chercheur) qui rend l’entrée à n’importe quelle grande école (ou n’importe quel embauche) une douce plaisanterie en comparaison ? Avez vous une idée du nombre de domaines de recherches, de la taille d’une équipe, et du nombre de gens nécéssaires en conséquences pour avoir une recherche non pas exhaustive (impossible...) mais couvrant une variété de domaines ? Ce serait pourtant la première chose à faire pour estimer la taille souhaitable pour le CNRS.

        Mais je pense que vous n’avez pas idée de ce dont vous parlez. 26000 membres du CNRS... dont 11 000 chercheurs, déjà, le reste étant justement à compter dans le « soutien réel ». Je pense aussi que vous n’avez aucune idée de la manière dont fonctionne la recherche, et de combien il y a par exemple de chercheurs aux Etats Unis ?

        Lien

        2. Les laboratoires fédéraux (48.000 scientifiques et ingénieurs)
        3. Le secteur universitaire (186.000 scientifiques et ingénieurs)
        - Les enseignants-chercheurs
        - Les post-doctorants et les étudiants
        4. Les institutions de recherche (11.800 scientifiques et ingénieurs)

        Bien sur, ce chiffre (un total de 245800 personnes) ne correspond pas directement à celui du CNRS (il y a déjà un secteur universitaire en France), mais pour un pays ou la recherche hors privée est censée être organisée autour des universités, on voit bien que votre fantasme de « l’élite des 3000 » est ridicule. Ce n’est tout simplement pas comme ça que ça marche.

         
        • Anonyme répond à Grégory

          Bien répondu.
          Mais ce n’est pas à bac+5 que l’on rentre au CNRS en tant
          que chercheur. Un doctorat c’est bac+8 minimum. En pratique
          il faut avoir fait de une à 3 années de post doc (à l’étranger en général) en plus. Bref on rentre rarement
          au CNRS avant 30 ans. Maintenant regardez donc la grille des salaires qui commence environ à 1700 euros net et
          j’espère que vous cesserez d’insulter les 11000 heureux élus. Sinon sur le fond, si il fallait décimer les chercheurs du CNRS pour n’en garder qu’un sur 3, pouvez-vous nous dire lesquels il faudraient choisir et qui les choisiraient ? Vous dans votre omniscience ?
          Les exemples pullules dans l’histoire des sciences de chercheurs inféconds pendant des années qui ont finalement abouti à des découvertes marquantes.

          • Anonyme

            J’ai un C.A.P. de charcutier (certif’ + 2). Je me suis mis à mon compte. J’ai 2 ouvriers, une caissière et un apprenti (il prépare le boudin et gagne lui aussi 1.700 euros). Je fais 120.000 euros de chiffre d’affaires mensuel, j’habite dans le VIIIe et je roule en Mercedes. Dans cinq ans je liquide mon affaire et je me retire dans ma villa à Cannes. Permettez-moi de vous dire que vous êtes une belle bande de cocus !

            • Anonyme

              Cocus nous le sommes sans doute.
              Nous nous payons de gloires confidentielles et d’exaltations intellectuelles, qui, me semble-t-il sont difficilement accessibles par la manipulation quotidienne du boudin.
              Mais je ne sais pas car je n’en fréquente pas.

              • le-vilain-petit-canard
                • Posté à 07h39 le 20/10/2007
                • Internaute 19295

                chers chercheur et charcutier
                Comment ! cher chercheur vous ne fréquentez pas les petites mains boudinées, mais quelle erreur funeste ! !
                Vous disposeriez d’ un laboratoire(eh oui c’ est le même mot) un magnifique labo dans une villa à Cannes, et d’ une mercédés de fonction...le bonheur ! !
                une unité de recherche fondamentale du pâté de tête (le boudin c’est dépassé !)
                Par contre le contrat d’ apprentissage à 1.700 euros ? ? en princpe c’ est 50/80% du SMIC non ? dernière question : le p’tit personnel va-t-il profiter de la villa et de la berline allemande ? ? ?

                • Anonyme répond à le-vilain-petit-canard

                  Le fromage de tête (c’est comme ça que ça s’appelle) ce sera pour ton petit Noël, professeur Nimbus dans la dèche ! T’as bonne mine avec tes lunettes en peau de saucisson ! Je t’invite à exhiber ta tronche dans ma vitrine avec du persil dans les narines !

            • Tintinac
              • Posté à 10h40 le 20/10/2007
              • Internaute 15124

              Un apprenti à 1700€, félicitations, j’ai cependant un doute sur vos propos. Sortir des énormités de la sorte me laisse à penser que vous n’avez pas la responsabilité d’une entreprise.

              Quand on avance des affirmations, il faudrait au préalable vérifier qu’elles soient crédibles.

              • Anonyme répond à Tintinac

                C’est comme ça de nos jours, un bon apprenti charcutier qui prépare le boudin c’est plus difficile à trouver qu’un chercheur bac + 12. Tout ça c’est à cause de la politique menée pendant 14 ans par la gauche.
                La politique, disait le bon Edouard Herriot (dans un banquet en l’honneur de notre corporation), c’est comme l’andouillette, ça doit sentir la m... mais pas trop ! Là, je crois qu’à gauche, on a largement dépassé la dose prescrite !

            • Anonyme

              J’espère que vous faites de la bonne came, parce que des bouchers/charcutiers qui vendent de la semelle de pataugas en guise de tournedos, ça a tendance à courir les rues aujourd’hui.

              Je propose qu’on mette en place un Agence Nationale d’Évaluation de la Boucherie. On trouvera bien quelques hauts-fonctionnaires désoeuvrés pour faire ce boulot. ’Sûr qu’à l ’ENA on apprend à juger si le boudin est bon.

              Sans blague, la France a autant besoin de bons bouchers que de bons chercheurs. D’ailleurs je me demande si un chercheur peu être un bon chercheur s’il n’a pas un bon boucher...

      • Anonyme

        Courageux anonyme de 13H59 : est ce que tu crois que bac + 12 (bac + 8 et un ou deux post doc) pour un chercheur ne sélectionne pas déjà l’excellence ? D’autant plus que le concours CNRS est assez « select ».

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 17h10 le 19/10/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      « Les universités ne s’occupent pas que de la collation des diplômes ».
      Ce n’est pas ce que j’ai écrit. Ce que je dis, c’est que le CNRS est le principal pourvoyeur de recherche, le système des prépas le principal pourvoyeur de sélection, et l’Université la principale pourvoyeuse de diplômes...

      Les meilleurs élèves, après le Bac, vont dans les prépas, mais ils reviennent ensuite vers l’université pour obtenir des diplômes. Beaucoup de ceux qui entrent en première année d’université, en revanche, ne vont pas jusqu’aux diplômes...

      Le système est absurde : les élèves qui ont le moins besoin d’être encadrés, ceux qui seraient les mieux armés pour se prendre en charge dans un système universitaire, restent dans un système « lycéen » : les prépas. Ceux qui, en revanche, auraient le plus besoin d’être accompagnés s’inscrivent à la fac, en attendant que les autres -les prépas- reviennent vers l’université et leur passer devant.

      Mais on s’éloigne du CNRS...

  • Anonyme

    Petite goutte d’eau dans mare...
    qui n’a peut être rien à voir avec le sujet, mais j’y tiens.
    je travaille au cnrs depuis 7 ans en tant que vacataire et parfois en cdd.
    Suite au départ de 3 personnes pour la retraite, un poste a été créé. J’ai passé le concours au début de la semaine : verdict
    16 à l’oral
    9,5 à l’écrit (j’ai 51 ans face à des jeunes -qui ont aussi leur place évidemment-)
    total : 13/20
    Pas à la hauteur à l’écrit, mais à la hauteur depuis 7 ans ! !
    La déhumanisation est de mise partout.
    La Planète est devenue une poubelle et les humains sont pris pour des kleenex ...
    merci de bien vouloir faire paraître ce« chiffon » sur Rue89

    • Anonyme

      Vous vous êtes fait virer (et pas « viré ») du CNRS. Eh oui, malheureusement, les fautes d’orthographe pénalisent plus à l’écrit qu’à l’oral...

      • Anonyme

        Il y a de saine colère ! !
        Je pense que réagir bêtement au sujet d’une « coquille », avec sarcasme et mépris,
        ne peut provenir que d’un internaute s’étant tromper de site. Nous sommes sur Rue89 et non pas sur le blog de sarko.

    • David de Lyon
      • Posté à 19h50 le 19/10/2007
      • Internaute 17864

      Je n’ai pas compris...
      Après avoir passé un concours, et échoué, vous travaillez ou travailliez au CNRS ?
      Et le jury n’a pas tenu compte de votre expérience et de vos compétences ?

      • Anonyme répond à David de Lyon

        eh bien non !
        mon contrat se termine fin novembre, je continue donc à faire mon travail. Après, je ne sais pas ce qui m’attends...entretien avec un « conseiller » anpe et la queue aux assedic.

  • Anonyme

    Je crois qu’il est important de noter que ce qui mobilise les chercheurs n’est pas une simple question de statut ou une querelle de chapelle.

    Ce qui m’inquiète, c’est la possible dénaturation de notre métier. Je suis convaincu que l’avancée des connaissances est une valeur en soit, indépendant de toute application. De même qu’on ne demande pas à un peintre ou à un philosophe « à quoi ça sert », on ne devrait pas poser cette question à un scientifique.

    Cependant, je suis également convaincu que l’innovation dépend de la recherche fondamentale : les technologies d’après-demain se fonderont sur les découvertes fondamentales de demain. Les personnes qui seront capables de développer ces technologies seront celles qui auront compris en profondeur ces découvertes. Il faut donc maintenir en France une recherche fondamentale d’excellence. Les résultats de cette recherche fondamentale ne peut pas se commander d’en haut ou même se prévoir. Il s’agit d’un champ d’exercice « à risque », car il n’est pas possible d’estimer à l’avance les retombées économiques ou culturelles qu’auront tel ou tel investissement.

    Le CNRS est en France à ce jour l’organisme qui permet de fédérer la recherche au niveau national. Il permet de développer des projets pluridisciplinaires qui sont une étape nécessaire pour la valorisation de l’effort de recherche.

    Je crains qu’un affaiblissement du CNRS ne se traduise par une diminution de la qualité du travail de recherche effectué en France, qui aurait un impact important à la fois sur le rayonnement culturel de la France et sur son économie.

    Thibaut Paumard, chercheur.

    • PetitPiteux
      • Posté à 15h05 le 19/10/2007
      • Internaute 2528

      A ce propos (central), deux choses :

      Dans une interview de Pecresse au monde (Lien@2-3244,36-967840@51-967946,0.html), elle le dit texto : « La science est au service de la société ». Tout le principe autour duquel se font les réformes est là, et c’est une prise de position extrêmement lourde. Que la technologie soit au service de la société soit, mais la science ? C’est comme dire « La litterature est au service de la société », ça n’a pas de sens...

      Une « Lettre ouverte d’un jeune astronome au Président de la République » sur le cite de sauvons la recherche qui est jolie et très accessible :
      Lien
      Mais franchement, essayer de convaincre Sarko qu’il faut des gens qui revendique leur inutilité et leur absolu liberté, tout en demandant de l’argent sans pouvoir rien garantir en retour, alors que la mode n’est qu’à l’évaluation, aux rapports coûts/bénéfices, et à l’indexation des revenus sur le résultat, il faut avouer que c’est gonflé. Et absolument indispensable...

      • Anonyme répond à PetitPiteux

        Un comble d’hypocrisie. Cela fait au moins 20 ans que la recherche fondamentale française n’est pas libre (si elle l’a jamais été), ni non plus au service de la société car elle est sous la tutelle de mandarins (ou d’apparatchiks, barrez la mention inutile en fonction de vos convictions politiques) qui définissent les politiques de recherche et les moyens attribués à leur profit.

        Ce sont les mêmes personnes qui décident des crédits auto-attribués et de leur évaluation, et sont les premiers à descendre dans la rue au cri de la « recherche en danger » quand ce n’est plus eux, mais le gouvernement qui décide du pilotage de la recherche.

    • Anonyme

      Je suis parfaitement d’accord avec vous. Et c’est bien le sens de ma lettre ouverte, citée plus bas, sur le site de Sauvons la Recherche :

      Lettre ouverte d’un jeune astronome au Président de la République
      LienLien

      Cordialement,

      Cédric Foellmi

      • Anonyme

        En effet, j’avais lu votre lettre et je l’avais trouvée très intéressantes. Il est d’ailleurs possible mais je ne saurais le dire de mémoire que certains passages de mon intervention soient inspirés par la vôtre.

        Cordialement, Thibaut.

      • Anonyme

        là est tout le problème : comment faire comprendre à nos dirigeants qu’ils sont à coté de la plaque ? qu’il n’y a pas de sciences au service de la société sans recherche fondamentale ? ? votre lettre explique cela très bien : le role de la recherche publique n’est pas de rapporter de l’argent mais de faire avancer les connaissances quels que soient les domaines...
        Myriam (doctorante)

         
        • Redab
          Redab
          Genève
          • Posté à 20h26 le 19/10/2007
          • Internaute 15769
            Genève

          La recherche en France est le continent oublié de la politique de développement de pays. Regarder la place qu’elle occupe dans les médias, dans la formation de l’opinion publique des enjeux de notre monde. Qui avait entendu parler de M. Albert Fert en dehors du cercle d’initiés, avant qu’il partage le dernier prix Nobel de Physique avec M. Peter Grünberg ? Que connaît-on de cet homme ? Avant qu’un sportif devienne un champion, on parle de lui dans les gazettes. Il en est de même d’actrices, acteurs, chanteuses et chanteurs, politiques et même hommes et femmes d’affaires. Des scientifiques, non. Pourtant la conceptualisation de notre environnement est la clé de tout temps de la prospérité : elle repousse dans la folie les pensées et les phrases guerrières favorisant toutes les dérives outrancières, manichéennes et fournissant de la légitimité à toutes sortes de violences qui n’en demandent pas tant ! Qui connaît les combats de chercheurs pour ne pas tomber dans l’argent facile, reposant le plus souvent sur des paradigmes bidons mais à la mode. Qui sait que des chercheuses et chercheurs font un travail terriblement astreignant sans penser à leur régime de retraite, à fortiori à des régimes spéciaux de retraite, sans penser à leurs stock-options ? Qui sait dans quel désert ils se retrouvent sans aucun soutien sociétal, si ce n’est leur courage, leur motivation car ils se sentent au contact avec un palpitant de notre existence, qui, s’il est entendu, est source de prospérité. La France est un des rares pays à avoir mis en place une recherche fondamentale. Les salaires y sont dérisoires compte tenu de leurs apports. Mais, à la croisée des chemins, où tous les fondamentaux de nos existences économiques et sociales sont remis à plat, ce pays possède-t-il des personnes politiques à la hauteur de ces enjeux et des legs magnifiques léguées par les scientifiques des générations précédentes ? Si oui, ces politiques vont chercher une voie qui tient compte de la spécificité de la recherche fondamentale française. Si non, ces « politiques » vont aligner le système français sur les autres dans la situation confuse où recherche fondamentale, recherche appliquée, technologie, commerce et finances sont inextricablement et confusément mélangés.

          • Anonyme répond à Redab

            La place de la recherche dans les médias n’est pas totalement nulle. Par exemple, on parle beaucoup d’Axel Kahn alors qu’il n’aura jamais le prix Nobel (ni le Lasker, etc....). Mais peut-être que le manque de crédibilité des chercheurs est lié à l’absence de découverte des chercheurs médiatiques.

          • Anonyme répond à Redab

            La place de la recherche dans les médias n’est pas totalement nulle. Par exemple, on parle beaucoup d’Axel Kahn alors qu’il n’aura jamais le prix Nobel (ni le Lasker, etc....). Mais peut-être que le manque de crédibilité des chercheurs est lié à l’absence de découverte des chercheurs médiatiques.

            • Redab
              Redab
              Genève
              • Posté à 23h18 le 19/10/2007
              • Internaute 15769
                Genève

              Excusez moi d’insister.
              « le manque de crédibilité des chercheurs est lié à l’absence de découverte des chercheurs médiatiques » : c’est justement une raison de ce continent oublié. Les chercheurs « médiatiques » ne le sont qu’au regard de ce qui intéresse les médias vis-à-vis de la recherche : les Découvertes, pour que le public ne soit pas trop intelligent. NON, l’importance de la recherche du point de vue sociétal est dans le processus continu de la recherche : du côté média, c’est complètement oublié, et pourtant il y a des reportages d’investigation fantastiques à faire, bien plus que le divorce de qui vous savez. Y-a-t-il une formation de base des journalistes dans ce domaine ?

              Si non il n’y a qu’à aller faire faire des boudins et se promener en Mercédès. Mais tout le monde du travail dans ce pays sera en misère.

          • Anonyme répond à Redab

            Bien sûr on ne peut qu’être entièrement d’accord avec cette analyse, mais je pense que les chercheurs du privé (cela existe) ne sont pas tellement mieux considérés. Ce travail terriblement astreignant (oui) exige une rigueur intellectuelle permanente qui ne prédispose absolument pas aux pitreries médiatiques, à commencer par la publicité qui manipule les consommateurs avec des arguments scientifiques dignes de Coluche (mais lui était un formidable observateur de ce petit monde).

        5 autres commentaires
    • pikasso02
      • Posté à 15h31 le 19/10/2007
      • Internaute 10134

      Cher monsieur Thibaut P
      J’ai posé une question relative à Picasso et à la science de l’art. (Voir plus bas)
      Un de vos futurs collègues m’a envoyé balader, jugeant sans doute ma question sans intérêt.
      Peut-être me répondrez-vous différemment ! Merci

  • pikasso02
    • Posté à 14h49 le 19/10/2007
    • Internaute 10134

    J’aimerais poser une question aux chercheurs.
    Pourquoi n’ont-ils jamais pris au sérieux, une phrase désormais célébre de Picasso et concernant la « Science de l’Homme, cette science qui cherchera à pénétrer plus avant à travers l’homme-créateur...Je pense souvent à cette science, et je tiens à laisser à la postérité une documentation aussi complète que possible...Voilà pourquoi je date tout ce que je fais.“(Propos sur l’art, Gallimard). L’art est exclus de la recherche ! Pourquoi ?

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    • Sebly
      Sebly répond à pikasso02
      Intermittent de la recherche
      • Posté à 14h55 le 19/10/2007
      • Internaute 9810
        Intermittent de la recherche

      en fouinant et en sortant un peu vous verriez qu’il existe des expos/conférences entre arts et sciences.

      • pikasso02
        pikasso02 répond à Sebly
        • Posté à 15h29 le 19/10/2007
        • Internaute 10134

        Cher Sebly, vous mettez naze, mais ne répondez pas à ma question. Si des chercheurs s’étaient intétessés au cas Picasso, j’en aurais entendu parler ! Si je suis passé à côté, merci de me citer mes oublis. Hélas, je ne peux plus me déplacer. Donc fouiner et sortir, ça tombe mal ! Faites l’exemple ! Téléphonez au CNRS, et posez leur la question que je viens de vous poser. Ils vous rient au nez ! Et que répondent-ils ? Vous n’êtes pas aux Beaux-arts ! Voilà la réponse du CNRS ! J’en espérais un peu mieux de vous ou d’un autre chercheur. Salutations !

         
        • Sebly
          Sebly répond à pikasso02
          Intermittent de la recherche
          • Posté à 15h59 le 19/10/2007
          • Internaute 9810
            Intermittent de la recherche

          Cher pikasso02 je ne vous ai pas noté.
          Veuillez excuser ma réponse succincte et certes peu cordiale, mais je pense que votre poste n’est pas du tout en adéquation avec le problème qui nous intéresse ici. De plus je vous avoue que dans nos laboratoires l’ambiance est assez tendue pour le moment.
          Très franchement je serai ravi que la thématique que vous suggérez soit un jour plus étudiée. Le problème c’est qu’en ce moment nous luttons dejà pour trouver de la thune pour développer des recherches fondamentales de base. Je rêve d’un monde dans lequel nous pourrions travailler sur ce que vous suggérez, mais on est loin, très loin du compte.

          • pikasso02
            pikasso02 répond à Sebly
            • Posté à 17h16 le 19/10/2007
            • Internaute 10134

            Cher Sebly, je préfère cette réponse.
            J’espère que pour vous tout finira par s’arranger.
            Mais la France est un vieux pays, un futur musée.
            Et la recherche dans cet avenir muséal, je l’avoue, subjectif, y a-t-elle sa place ?
            J’ignore si vous travaillerez à ce monde que je suggère, et que vous ne rejetez pas. Qui sait ?
            En tout cas, j’y ai travaillé plus de dix ans. Et j’en offre les résultats sur mon blog.

            Lien

        2 autres commentaires
    • Anonyme répond à pikasso02

      >pikasso02 : l’art n’est pas exclu de la recherche. je considère que la recherche scientifique est une forme d’art.
      Les buts de l’art et de la recherche sont d’explorer des terrain inconnus, d’utiliser des techniques nouvelles, chercher le détail, essayer de recréer une mécanique complexe.... j’en passe et des meilleures. Je crois que notre cher Picasso s’est trompé en affirmant cette phrase.

  • Anonyme

    S’il n’ est pas possible de publier une opinion contraire a celle des pouvoirs en place, pourquoi ne pas envisager la création d’un labo independent subventionné par l’argent des citoyens qui se sentent concernés
    DB

  • Sebly
    Sebly
    Intermittent de la recherche
    • Posté à 16h02 le 19/10/2007
    • Internaute 9810
      Intermittent de la recherche

    Comme dis plus haut, inutile de chercher bien loin pour comprendre le problème essentiel ici, il s’agit avant tout d’une idéologie - ni plus ni moins. C’est écrit en toutes lettres par Mme notre Ministre (le Monde, 17/10/07) : « la science est d’abord au service de la société » - donc par extension au pouvoir politique - donc par extension à la volonté de notre omni-président, spécialiste de la génétique, de l’économie, de l’histoire de l’Afrique et de la colonisation, de l’hypnose et du blingbling. De bien belles théories de fille à papa bien moulée dans l’esprit « grandes écoles françaises ». Exit les concepts totalement incompréhensibles pour eux de progrès fondamental des connaissances, de développement du savoir, même le plus inutile.

    Bref, CQFD comme on dit chez nous. Que dire de plus sinon que ces guignols ont complètement perdu les pédales ? Vous verrez qu’ensuite ils nous diront la même chose pour l’art et la culture.

    Bon sur ce, je retourne à mes manips, il faut bien que je justifie mon salaire mirobolant (en CDD bien entendu, pour disons 40-45h par semaine sans les heures sup, non comptées) de 1897€ pour Thèse de Biophysique + 5 ans d’expérience postdoctorale dans des labos de réputation internationale. Ah oui il faudra aussi que je m’occupe des étudiants avec que je forme, et puis cette nuit et ce WE il faudra que je pense à écrire des publications, préparer mes prochains concours, tout en me faisant suer à passer les barrières administratives pour déposer mon brevet. Heureusement que c’était la semaine dernière la fête de la science (bénévole les trois jours, dont le WE, et pas même un ticket restaurant), sinon on pourrait croire qu’on ne fout pas une rame au CNRS. Heureusement je serai bientôt au chômage (bien entendu sans prime d’aucune sorte), comme ça je vais pouvoir profiter du système - puisque 0 entreprises privées emploient des docteurs et que mon métier ne figure même pas sur les bases de données de l’ANPE.

    • David de Lyon
      David de Lyon répond à Sebly
      • Posté à 17h01 le 19/10/2007
      • Internaute 17864

      Salut Sebly,

      Si ce n’est pas trop indiscret, dans quelle discipline es-tu ? Quant aux concours d’entrée au CNRS, j’ose à peine le demander, mais j’imagine que tes pairs (bien installés eux !) t’ont largement suggéré et encouragé de te présenter devant des jurys.

      • Anonyme répond à David de Lyon

        « puisque 0 entreprises privées emploient des docteurs et que mon métier ne figure même pas sur les bases de données de l’ANPE. »

        Si tu choisis une discipline qui n’offre pas de débouché , a qui la faute ! est-ce qu’il arrive que tu te sentes responsable de quelque chose ! ! !

        Snifff snifff , je suis dresseur de girafe en Alaska et je n’ai pas de client ! ! !

         
        • Anonyme

          Il ne s’agit pas juste de discipline. Va faire un tour sur un site de recrutement, regarde comment rentrer ton CV, tu trouves la case « Bac + 8 » ?

          Pourtant aux US, les doctorants sont très prisés, y compris dans les grandes boîtes. Et un stagiaire chez Microsoft gagne un salaire supérieur à celui d’un maître de conférence en France. Mais les boîtes françaises restent sur l’idée que le système fac est mauvais (sans doute parce que la plupart ont fait prépa et n’ont aucune idée de ce qui s’y fait...).

          Chercheur en informatique, j’ai fait un tour dans le privé il y a deux ans, dans une grosse SSII (plusieurs milliers d’employés). Mon CV de normalien de la rue d’Ulm, et mon doctorat (4 ans d’expérience de la recherche) plus 5 ans d’expérience d’enseignant-chercheur n’a pas enthousiasmé les boîtes que j’ai contactées (150 envois, 3 retours). En travaillant pendant 4 mois chez eux comme ingénieur, j’ai pu constater la nullité, l’inexistence, de leurs méthodes de développement logiciel sur le site où j’étais (50 personnes), induite notamment par la nullité de leurs clients, incapables de juger de ce que nous faisions. Pour mémoire, le client du projet sur lequel je travaillais était un gros client dans le domaine de la santé... et c’est comme ça qu’on se retrouve avec un système SESAM-vitale plein de trous, les dossiers administratifs de tous les patients visibles sur Internet (le Canard Enchaîné avait ainsi pu montrer que le ministre de la santé n’avait pas choisi de médecin traitant) et d’ici quelques années les dossiers médicaux eux-mêmes (la SSII où je travaillais avait répondu à des appels d’offres sur le sujet et en a emporté certains peu après mon départ).

          Mais à part ça, l’informatique, c’est sûr, ça marche tellement bien qu’il n’y a pas de débouché pour les scientifique de haut niveau. De toute façon, une grande multinationale du logiciel a suffisamment dressé les utilisateurs pour qu’ils considèrent que les plantages sont normaux...

          C’est clair qu’il y a plus de débouchés les gens à être des cons(ommateurs), en Alaska ou ailleurs.

          Judicaël Courant.

        • Guillaumelécolo
          • Posté à 18h54 le 19/10/2007
          • Internaute 17836

          Je suis paysagiste écologique : je suis sans emploi, ce qui ne veut pas dire que je ne travaille pas ! ! !
          C’est quoi cette mentalité niveau zéro qui consiste à dire « tu fais un boulot utile mais pas rentable, tant pis pour toi ». Ce n’est pas parceque j’ai 20 ans d’avance sur « L’OPINION » que je dois retourner à l’usine, tuer mes convictions ! ! !

          J’ai également un bac +3 en psychologie (comme beaucoup), parceque je SAVAIS que la société avais un besoin énorme dans ce domaine : les politiques n’ont pas jugé nécessaire des créations d’emploi dans ce domaine . Pour Lepen, je suis un « parasite » : Je prend ça comme un compliment ! ! !
          Ce qui est réellement utile est rarement rentable, surtout pour les capitalistes ; Moi j’ai fait évolué la Société dans le bon sens, et tant pis si certains me prennent pour un crevard ! Je ne cherche pas faire proliférer le risque nucléaire dans le monde, je ne vends pas des avions de chasse aux dictatures, je ne prive pas les plus faibles du droit à la santé, à l’eau potable, aux aliments sains, aux énergies renouvelables...je ne vide pas les caisses des contribuables pour remplir les comptes en suisse de mes amis !

          • Anonyme répond à Guillaumelécolo

            Si tu postais pour dire « je ne dirais pas n’importe quoi dans n’importe quel sujet ! »

            Quel rapport entre paysagiste et le CNRS !

            T’as 20 ans d’avance sur l’opinion ? ? ? MDR là . T’as le Q.I. d’une salade

        • Anonyme

          mais qu’est ce que c’est que ce commentaire complètement ridicule ? ? ? j’ai envie de vomir devant ce genre de réaction..
          j’ai un doctorat de chimie (bac +8, le niveau requis pour etre chercheur) et quand je me suis inscrit à l’anpe, j’ai eu toutes les peines du monde à faire comprendre à cette brave dame qu’il n’y avait pas que des doctorats en médecine ! ! !
          mais suis je bete et irresponsable, j’ai choisi de faire des études qui me plaisent, c’est dingue non ? !

          • Anonyme

            Je te fais vomir ... la « brave dame » de l’ANPE aussi .

            Quel condescendance ! ! ! pauvre type ...

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