07/11/2009 à 10h53

« On ne peut pas prévoir comment va évoluer le climat »

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Peut-on douter du réchauffement de la planète ? Décrié pour sa tribune dans Le Monde, Serge Galam affirme son droit au scepticisme.


Image extraite du film « Le Jour d’après » de Roland Emmerich (DR)

Le simple fait de poser la question expose ses auteurs à une inquiétante mise au pilori. Théoricien du désordre et physicien, Serge Galam n’a rien du « complotiste “. Il travaille depuis vingt ans sur les mouvements d’opinion et a observé à partir de 2007, la montée en puissance du catastrophisme sur le climat avec l’affirmation que l’homme était coupable d’une apocalypse programmée (à venir).

Il s’est senti gêné par la présentation des faits : d’abord l’unanimité, sans cesse mise en avant, des 2 500 scientifiques du Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (Giec), ensuite la culpabilité s’appuyant sur un fait ‘scientifique’.

Or quand Serge Galam s’est penché sur la climatologie et ses preuves, il a remarqué qu’elle n’était pas (encore) une science capable de prédiction exacte et que les dites preuves n’étaient que des résultats de modèles simulés sur gros ordinateurs. (voir la vidéo)

Il a alors écrit une tribune dans Le Monde, où il s’en expliquait longuement, avec toutes les précautions d’usage sur le fait qu’à ce jour, il n’y a pas de certitude scientifique de la culpabilité humaine dans le réchauffement climatique global de ces dernières années :

‘Il y a seulement l’intime conviction de milliers de scientifiques. Et ce n’est pas parce que le débat serait clos au sein de la communauté institutionnelle des climatologues que la question est dépassée. Elle n’est toujours pas résolue scientifiquement, même si elle l’est politiquement’, du moins en principe.”

Des attaques sur le plan moral

Quelle ne fut pas sa surprise face aux réactions nombreuses et violentes venant de toutes parts (collègues, amis, inconnus...) :

“Un hallali. On demandait des sanctions contre moi, j’étais attaqué sur le plan moral.”

Invité par un éditeur à approfondir la question, il a alors écrit “Les scientifiques ont perdu le Nord, Réflexions sur le réchauffement climatique” (Plon 2008).

Dans ce passionnant opus, qui analyse les ressorts de l’unanimisme ambiant sans tomber dans la théorie du complot, on renoue avec les vertus du doute.

Car il n’y a pas d’un côté les alarmistes, et de l’autre les sceptiques : on n’entend en fait qu’une parole, celle qui nous annonce la fin du monde, comme les deux livres reçus ce matin sur mon bureau “La catastrophe climatique” (Robert et Maya Kandel, Hachette Littérature) et “Alerte. Changement climatique : la menace de guerre” (Gwynne Dyer, Robert Laffont). Quant à la conférence de Copenhague en décembre, son objectif affiché est de nous éviter le pire.

“90% de certitude = 0% de preuve”

ONG, scientifiques, politiques, tous prédisent le même avenir avec le même degré de certitude décidé par le Giec. Serge Galam temporise :

“Dire à 90% de certitude que l’homme est la cause du changement climatique revient à 0% de preuve. Car on n’a qu’une planète, un seul climat dont on ignore le fonctionnement et donc les probabilités n’ont pas de sens. Et pourtant les décisions que l’on prendra nous concerneront tous.”

Que dit Serge Galam de si répréhensible ? Que le climat est bien trop complexe pour se réduire à un seul paramètre, le CO2, que la climatologie est une science jeune, pas du tout exacte, et que “pour qu’elle devienne une science dure, il faudrait qu’elle soit capable de faire des prédictions réfutables par l’expérience”. Ce sera peut-être le cas dans deux ou trois cents ans.

“L’effet de serre est bien plus compliqué qu’on ne le dit. Bien sûr que le CO2 y contribue, mais on ne parle quasiment jamais du méthane, de la vapeur d’eau, qui y contribuent encore plus, et surtout on ignore les effets inattendus que pourraient avoir d’autres données sur le climat.”

Une bonne cause, mais de faux arguments

Animé d’aucun présupposé politique, il revendique la lutte contre la pollution, le gaspillage, les inégalités. Mais, la science n’est pas la morale et de la confusion entre les deux peuvent naître des troubles graves :

“Quand, au nom d’une bonne cause, on utilise de faux arguments, ça aboutit à la catastrophe. C’est comme le colonialisme où l’on allait piller les ressources au prétexte de sauver les âmes.”

Cette obligation de revoir notre modèle de développement capitaliste sous la menace du réchauffement climatique conforte Serge Galam dans son scepticisme : et si l’Occident était en train d’organiser sa propre perte, en se créant un ennemi, nous-mêmes ?

On va se demander de gros sacrifices, et cela a quelque chose de “rassurant”, estime-t-il, parce qu’à l’inverse, dire que le changement climatique a des causes naturelles “est beaucoup plus angoissant, car il n’est pas garanti que nous puissions y faire fac.” :

“Derrière ce consensus, il y a le mythe d’une nature idéale, où la terre débarrassée de l’homme aurait un climat qui ne bougerait pas. C’est faux.

Et ceux qui veulent mettre fin au capitalisme pour sauver la planète auront préparé les esprits pour demain mener une guerre salvatrice au nom d’un devoir supérieur d’ingérence de sauvegarde de la planète et du même coup... rétablir la suprématie de l’Occident sur le monde des humains.

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.”

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  • 456 réactions
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  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 10h59 le 07/11/2009
    • Internaute 25391
      Flat4

    Sans me prononcer sur le fond, quand le débat n’est plus possible sur une théorie alors elle devient un dogme.
    Et les dogmes ça n’a jamais donné rien de bon dans l’histoire de l’humanité...

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à I.P
      diptère
      • Posté à 11h02 le 07/11/2009
      • Internaute 45466
        diptère

      .
      .
      Cet article est bien fait. Je ris seulement parce que sur certains sujets, on est forcément un « complotiste » si on n’est pas d’accord ; sur d’autres pas. Tout est relatif.
      .
      .

      • NotBob
        NotBob répond à La mouche du coche-
        Inconnu de renom
        • Posté à 12h17 le 07/11/2009
        • Internaute 90241
          Inconnu de renom

        Petit exercice de géométrie dans l’espace :

        Soit le segment des années 1930 à 2000 ayant vu l’élévation du niveau des mers, l’extension des déserts et la libération de quantités dangereuses de CO2 dans l’atmosphere (entres autres hein).

        Tracez la droite se prolongeant dans le futur à partir de ce segment et sans véritable contrainte écologique mondiale de la part des pays...

        Ah oui, on obtient une évolution dans la continuité de ce qui c’est passé, c’est à dire moins de terres émergées, une fonte du permafrost en alaska et en Russie, des pôles friables et toujours plus d’usines ne gérant absolument pas leurs rejets de CO2 (toujours entre autres, ya pas qu’un gaz). Enfin je dis ça...

        PS : sous le permafrost se cache « pas mal » de méthane, qui comme le souligne l’auteur est beaucoup plus dangereux que le CO2. : D

         
        • Les Grands Champs
          Les Grands Champs répond à NotBob
          Retraité, le doigt là où ça (...)
          • Posté à 14h39 le 07/11/2009
          • Internaute 61722
            Retraité, le doigt là où ça (...)

          « Tracez la droite se prolongeant dans le futur... »

          Malheureusement ce n’est pas aussi simple.
          Il y a de nombreux exemples depuis que l’homme consigne des informations qui nous démontre que le climat à changer à plusieurs reprise sans que l’homme y soit pour quoi que ce soit à l’époque.

          A moins que le fait d’envoyer des pierres OU des flèches en l’air ne modifie le climat. Il y en a bien qui disent que les réacteurs d’avions modifie le climat en passant dans les nuages. ;)

          • kawouede
            • Posté à 15h33 le 07/11/2009
            • Internaute 27995

            Je suis peut-être hyper sceptique mais je soupçonne Galam d’en avoir rajouté pour se poser en victime d’un « hallali » comme il le dit... il me semble que c’est un peu dans sa personnalité (cela dit c’est bien de poser le débat et c’est donc bien d’avoir des scientifiques un peu critiques sur leur communauté comme lui).

        2 autres commentaires
      • D en haut on voit loin - d en bas on voit mieux
        • Posté à 13h32 le 07/11/2009
        • Internaute 64132
          artiste

        ^^^^^^^^^^^
        Co-signe ! !

         1 autres commentaires
    • dugenou
      dugenou répond à I.P
      en réflexion... et c'est dur.
      • Posté à 12h22 le 07/11/2009
      • Internaute 62442
        en réflexion... et c'est dur.

      « Quand le débat n’est plus possible sur une théorie alors elle devient un dogme. »

      Méfions-nous d’affirmations pareilles, la plupart des théories utilisées par les scientifiques et même la société civile ne donne pas lieu à débat... La mécanique quantique, statistique, la génétique, la relativité offrent bien moins de possibilités de débat que la science du climat, personne ne va les qualifier de dogmes. L’évolution est une bonne vieille théorie pleine de débats, mais les dogmatiques ne sont pas forcément du côté de la majorité...

      • Kurt
        Kurt répond à dugenou
        ––––
        • Posté à 13h27 le 07/11/2009
        • Internaute 31000
          ––––

        Je suis assez d’accord avec vous, mais dans le cas qui nous concerne ici, il semblerait bien qu’on ait affaire à un dogme : « L’activité humaine est responsable du réchauffement climatique ».

        Il ne s’agit pas d’une affirmation « scientifique » au sens de Popper :

        * Est-ce réfutable ? Non, personne en l’état actuel des choses, et pour longtemps encore, ne sera capable de montrer que l’être humain n’a pas d’influence sur l’évolution actuelle du climat. (On peut rapprocher cette affirmation de celle qui veut que « Dieu existe » : ce n’est pas réfutable, cela ne veut pas dire pour autant que Dieu existe...). C’est le cœur de la critique faite par Serge Galam.

        * Est-ce reproductible ? Évidemment non...

        * Est-ce prédictible ? Comme l’explique S. Galam, non, ça ne l’est pas de manière déterministe. Les « expériences » qui prédisent le réchauffement climatique du fait de l’activité humaine reposent sur des simulations numériques basées sur des modèles dont la fiabilité reste largement à prouver...

        Il est donc clairement d’utilité publique de débattre de ce sujet, or aujourd’hui il s’agit d’un tabou. Toute personne qui voudrait ne serait-ce qu’en débattre est classé parmi les salauds, dont on peut soupçonner la passion pour la politique de G.W. Bush ou la parenté avec C. Allègre...

         
        • illiera Trevisa
          illiera Trevisa répond à Kurt
          dépressive
          • Posté à 13h53 le 07/11/2009
          • Internaute 74681
            dépressive

          je ferai donc pour la première fois de ma vie le pari de Pascal en vous citant :

          « Je suis assez d’accord avec vous, mais dans le cas qui nous concerne ici, il semblerait bien qu’on ait affaire à un dogme : “L’activité humaine est responsable du réchauffement climatique”. »

          je me demande aussi en vous relisant si l’homme n’est pas devenu Dieu :)

          ps : toutefois , je garde des cartes dans ma manche pour tout débat car je me méfie des paris :)

        • newsome
          newsome répond à Kurt
          • Posté à 19h13 le 07/11/2009
          • Internaute 93179

          Dieu n’existe probablement pas. Et le réchauffement est probablement d’origine anthropique.
          Et les 2 affirmations sont réfutables. Les climatologues font des prédictions, probabilistes, avec différents scénarios de réduction
          des émissions de CO2 => On pourra déterminer si elles sont statistiquement compatibles avec le futur du climat.
          Et reproductibilité, il y a aussi. On peut demander aux programmes de simulation de ``prédire’’ certains épisodes climatiques passés. A partir du moment où c’est fait en aveugle, c’est parfaitement valable. D’ailleurs, c’est le principal argument mis en avant par le GIEC pour valider l’origine anthropique : sans CO2 anthropique, les simulations ne reproduisent pas l’histoire récente du climat.

          • lapinpin
            lapinpin répond à newsome
            humain
            • Posté à 20h35 le 07/11/2009
            • Internaute 95313
              humain

            « Les “expériences” qui prédisent le réchauffement climatique du fait de l’activité humaine reposent sur des simulations numériques basées sur des modèles dont la fiabilité reste largement à prouver... »

            Je ne suis pas d’accord avec vous kurt. L’effet de serre est un phénomène très simple à la portée du quotidien de tous (utilisé depuis des siècles en agriculture).
            Le phénomène est complètement décrit scientifiquement et l’impact du CO2, méthane ou autre gaz non perméables au rayonnement thermique terrestre évident. Quant à l’origine de l’augmentation de ces gaz dans l’atmosphère elle est évidente également. Donc oui le réchauffement global a une origine humaine.

            Les modèles dont vous parlez sont ceux qui prédisent l’évolution du climat. Et comme tout modèle qui cherche à décrire le futur, oui il y a des incertitudes. Mais encore une fois, sur le fait qu’il y ai un réchauffement global aucune hésitation puisque c’est une expérience reproductible à toute les échelles.

            • newsome
              newsome répond à lapinpin
              • Posté à 21h03 le 07/11/2009
              • Internaute 93179

              C’est plus compliqué que ça. La contribution du CO2 à l’augmentation de température pourrait être négligeable. Ou la fraction de CO2 anthropique dans le CO2 total, négligeable.

              • lapinpin
                lapinpin répond à newsome
                humain
                • Posté à 23h33 le 07/11/2009
                • Internaute 95313
                  humain

                En vertu du second principe de la thermodynamique, réchauffement ne signifie pas augmentation de la température.

                Quant à la fraction du CO2 humain sur le CO2 total, les chiffres sont à votre portée (dans le rapport du GIEC par exemple qui est très explicite sur ce sujet)

          • Azza
            Azza répond à newsome
            Ingénieur en informatique (...)
            • Posté à 15h44 le 09/11/2009
            • Internaute 25467
              Ingénieur en informatique (...)

            En prenant en entree les conditions mesurees il y a 100000 ans et en faisant tourner le modele sur 50000 ans, si on retrouve les mesures effectuees il y a 50000 ans, ca veut dire qu’on a plutot un bon modele.

            Si on est capable de refaire ca sur un nombre suffisant d’exemples, ca veut dire qu’on a valide le modele.

            Il me semble que c’est ce qu’on fait les gars du GIEC.

            Pour les mesures passees, ils ont utilises des carottes de glace.

        • panik
          panik répond à Kurt
          • Posté à 20h52 le 07/11/2009
          • Internaute 19428

          * Est-ce réfutable ?
          Oui, clairement. Réfuter ne veut pas dire « prouver le contraire » sinon tout contenu scientifique réfutable serait nécessairement faux, et le pauvre Popper serait mort de honte logique. Cela veut plutôt dire « opposer des arguments dans des limites de validation admises a priori par toutes les parties, et n’en lésant aucune », ce qui est le cas de l’origine des changements climatiques (au contraire des commentaires tonitruants de Claude Allègre).

          * Est-ce reproductible ?
          Évidemment non... pas plus que la tectonique des plaques (à moins d’avoir un très gros labo).

          * Est-ce prédictif ?
          Avec une grosse fourchette, oui, malheureusement, comme le montrent les évolutions récentes...

          Certes, les modèles numériques sont à la fois rudimentaires et instables, mais ils ne servent qu’à illustrer une causalité lourde.
          Si je joue à la roulette russe avec mon fils de neuf ans, j’aurai beau expliquer aux jurés que les simulations d’espérance de vie sur Excel sont une fumisterie et que les Bernoulli sont des ringards qui ignoraient la théorie de Lebesgue, je doute que cela suffise à effacer les taches de cervelle sur les murs....

          • Kurt
            Kurt répond à panik
            ––––
            • Posté à 02h51 le 08/11/2009
            • Internaute 31000
              ––––

            Je fais une réponse globale à tous les messages précédents sous votre réponse (notamment parce qu’elle est ma préférée avec celle sur le pari de Pascal ; -) ).

            À propos de la réfutation, j’adhère complètement à la définition que vous en donnez, ayant apparemment le tort de ne pas l’avoir exprimée aussi clairement que vous, ce qui me vaut le droit d’être considéré par vous même comme un imbécile qui pense qu’une proposition est scientifique si on peut montrer qu’elle est « fausse » (et qui devrait par conséquent mourir de « honte logique »)... Par contre, je maintiens qu’en l’état actuel des choses, la proposition « l’Homme est responsable d’un changement du climat par ses émissions de CO2 » n’est pas réfutable, au même titre que la proposition « Dieu existe ». Les deux étant peut-être parfaitement vraie par ailleurs.
            Et pour tout vous avouer, autant je crois en la possibilité que nos émissions de CO2 modifient le climat, autant je choisis le camps des perdants du pari de Pascal. (Je ne suis en rien convaincu de « l’innocuité » de la croyance en un dieu...)

            Pour ce qui est de la reproductibilité, vous avez choisi un excellent exemple : aucun scientifique sérieux (mais alors, vraiment aucun) ne prétend prédire, à partir des connaissances sur la tectonique des plaques, l’apparition de phénomènes géologiques de l’ampleur d’un réchauffement climatique global (des tremblements de terre par exemple). Si l’un d’eux s’amusait à le faire, il se retrouverait sûrement dans la situation d’un climatologue relativisant l’influence humaine sur les changements climatiques. ; -)

            Pour finir, vous affirmez que des « évolutions récentes » montrent qu’on arrive à prédire les changements climatiques... J’aimerais vraiment que vous me donniez une référence correcte, car je n’ai jamais rien vu de tel. Et l’ambiance quasi inquisitionnelle sur le sujet me laisse penser que si un tel résultat existait, on en entendrait parler du soir au matin à toute évocation du sujet.

            Pour finir : étant une espèce de geek ayant une expérience certaine dans le calcul haute performance, je viendrais sûrement témoigner contre vous si vous confiez le sort de votre enfant à la décision d’une application made in Microsoft que seuls des biologistes ou des physiciens du dimanche peuvent songer à utiliser pour faire des expériences. : -D (Bon, ok, ça c’est plutôt un coup de gueule contre tous ces scientifiques obtus qui ne veulent pas prendre 5 minutes pour qu’on leur explique comment utiliser d’autres moyens plus simples et surtout infiniment plus efficaces... ; -) )

            • newsome
              newsome répond à Kurt
              • Posté à 23h40 le 08/11/2009
              • Internaute 93179

              Toutes les références sont disponibles sur le site du GIEC : Lien

              On peut y trouver des rapports de synthèse, par exemple Lien, qui s’intitule « Changements Climatiques 2007 ».

              Un extrait (la syntaxe des références bibliographiques est expliquée par ailleurs dans le rapport) :
              « Seuls les modèles qui tiennent compte des forçages anthropiques parviennent à simuler les configurations du réchauffement observées, dont un réchauffement plus important au-dessus des terres émergées qu’au-dessus des océans, et leurs variations. Aucun modèle couplé du climat mondial ne tenant compte que des seuls forçages naturels n’a reproduit les tendances moyennes au réchauffement [...] pour la seconde moitié du XXe siècle. {GT I 3.2, 9.4, RT.4.2, RiD} »

        9 autres commentaires
      • kawouede
        kawouede répond à dugenou
        • Posté à 15h28 le 07/11/2009
        • Internaute 27995

        Tout à fait d’accord.
        Galam n’est pas crédible quand il dit « la climatologie n’est pas une science... parce qu’elle ne peut pas prédire ». Il y a des sciences qui ne prédisent rien !

        Maintenant vu les faits, je ne suis pas de ceux qui croient par pensée magique que baisser les émissions de CO2 va inverser la tendance en 10, 20 voire 50 ans mais on peut se dire honnêtement et sans dogmatisme que ne rien faire c’est - eu égard aux émissions de gaz, aux pollutions, à la raréfaction des ressources et conséquences environnementales + sociales - est criminel.

        Donc il faut non pas « croire aveuglément » aux bienfaits de l’action contre le réchauffement, mais la tenter et voir au fur et à mesure quels choix existent pour un développement économique plus soutenable sur Terre - pour la planète comme pour les hommes.

        Et attention aussi à ne pas tomber dans les panneaux du lobby nucléaire Lien

         
        • ThePhysicist
          ThePhysicist répond à kawouede
          Critique avisé
          • Posté à 16h41 le 07/11/2009
          • Internaute 40931
            Critique avisé

          Vous vous décrédibilisez dès la première phrase. Cherchez la définition de « science » avant de sortir une telle absurdité.
          Une théorie n’est scientifique que si elle est réfutable i.e qu’elle prédit des résultats vérifiables.
          Une théorie scientifique est bonne si elle prédit des résultats vérifiables et que ceux ci sont vérifiés.

          • karlM
            karlM répond à ThePhysicist
            Précaire
            • Posté à 16h43 le 07/11/2009
            • Internaute 21378
              Précaire

            la science est liée à une perception sociétale, donc les résultats vérifiables à une époque peuvent ne plus l’être à une autre.

            lire le paradoxe de robinson crusoe

            • Léon1
              Léon1 répond à karlM
              • Posté à 17h22 le 07/11/2009
              • Internaute 22604

              Bonjour,oui, la perception sociétale peut aussi arriver à condamner des savants qui défendent une « théorie »,et qui sont (à certaines époques) brulés vifs.
              Plus tard leur théorie s’est avérée,et,devenue une vérité« scientifique.
              A mon humble avis,gardons nous des certitudes dans un sens ou un autre et laissons les “chercheurs” utiliser leur intuition et leur indépendance d’esprit sans subir les “diktats” des chapelles tant politiques qu’économiques.Merci.

              • neopingouin
                neopingouin répond à Léon1
                seul
                • Posté à 19h15 le 07/11/2009
                • Internaute 40173
                  seul

                un doute sur les chercheurs travaillant dans des labos qui travaillent sur le climat et qui reçoivent une avalanche de subventions publiques versées sous le pression d’une opinion publique inquiète -seraient-ils masochistes au point de se couper de juteuses ressources en jetant le doute ce fameux réchauffement climatique ? On peut avoir l’esprit scientifique et ne pas se sentir l’âme d’un héros ni la vocation d’un saint pourfendeur de certains excès qui, finalement, font marcher le commerce... et pourquoi pas ne pas leur prêter une certaine sagesse en laissant le monde à sa folie, celle-ci est bien moins dangereuses que d’autres, et je préfère des Etats qui font la chasse au CO2 plutôt que la course aux armements.

          • kevangel
            kevangel répond à ThePhysicist
            Chercheur
            • Posté à 18h23 le 10/11/2009
            • Expert 24356
              Chercheur

            C’est faux, une science ne predit pas forcement les resultats. Je suis chimiste et on ne predit quasiment rien. Par contre la science peut expliquer des observations, ce qui est différent.

        • Jerohm
          Jerohm répond à kawouede
          • Posté à 11h57 le 08/11/2009
          • Internaute 32764

          « Il y a des sciences qui ne prédisent rien ! »

          Elle est bien bonne celle-là.

      • ThePhysicist
        ThePhysicist répond à dugenou
        Critique avisé
        • Posté à 16h40 le 07/11/2009
        • Internaute 40931
          Critique avisé

        On ne peut pas parler de dogme pour une théorie scientifique puisque celle ci n’est pas là pour satisfaire un individu, mais pour s’accorder avec la Nature. Qu’on l’aime ou pas, on s’en fout, le tout c’est son pouvoir prédictif et sa réfutabilité.

        La problème de la climatiologie, c’est que oui elle a un pouvoir prédictif, mais aussi qu’à ce jour toutes ses prédictions ont été réfutées.

        L’évolution n’est pas une théorie scientifique, c’est un fait.
        Les mécanismes à l’œuvre dans l’évolution (sélection naturelle au niveau cellulaire ? génétique ? ....) sont eux testables et réfutables.

         
        • barbouille
          barbouille répond à ThePhysicist
          surfeuse
          • Posté à 20h50 le 07/11/2009
          • Internaute 62861
            surfeuse

          L’évolution n’est pas une théorie scientifique, c’est un fait.

          ce n’est pas si clair pour les créationistes

        1 autres commentaires
      • I.P
        I.P répond à dugenou
        Flat4
        • Posté à 00h39 le 08/11/2009
        • Internaute 25391
          Flat4


        La mécanique quantique, statistique, la génétique, la relativité offrent bien moins de possibilités de débat que la science du climat, personne ne va les qualifier de dogmes

        Si demain quelqu’un arrive avec une théorie qui unifie la relativité et la mécanique quantique, en présentant des preuves irréfutables, il sera publié et récompensé.
        Par contre, je doute très fortement qu’une personne qui arriverait à prouver que le réchauffement actuel est dû à un facteur naturel serait écoutée. Attention je ne dis pas du tout que je me range du côté des Allègre & Co, mais je pense qu’il est très dangereux qu’une théorie scientifique devienne une affaire d’opinion publique et de médias de masse.

    • elmanol93
      elmanol93 répond à I.P
      • Posté à 15h29 le 07/11/2009
      • Internaute 31108

      Le réchauffement climatique ne fait pas l’objet d’un débat démocratique, loin s’en faut. Le dogme dominant s’il y en a un actuellement est plutôt celui d’un discours rassurant et culpabilisant à la fois :

      Laissez à ceux qui savent le droit de monopoliser les médias (qu’ils possèdent d’ailleurs pour la plupart) et d’apporter les solutions qui s’imposent (en plein accord avec la gestion de leurs profits si possible).

      Résultat des courses actuellement : Une culpabilisation des populations que les pouvoirs ont poussé à consommer sans modération des produits dont beaucoup sont totalement inutiles.

      1930 - 1990 : consommez, consommez…
      1990 - 2010 : bande de fous inconscients, vous avez pourri notre belle planète !

      Comme pour les crises financières, les dictatures ou autres situations criminelles mis en place par les puissants, les populations (complices ou non) paieront l’addition.

  • Fred24
    Fred24
    Rural
    • Posté à 11h04 le 07/11/2009
    • Internaute 89386
      Rural

    Des réchauffements, des refroidissement, rien qu’au cours de l’histoire il y en a eu. D’ailleurs les périodes de réchauffements ont toujours aussi été des périodes de croissance et de développements importants. Le co2 c’est comme les armes de destructions massives de l’Irak ça permet de faire passer n’importe quoi à n’importe quel prix. Et pendant ce temps là, le marché de la bagnole n’a jamais autant été subventionné !

    J’en perd mon latin.

    • Radadalamechantesorciere
      Radadalamechantesorciere répond à Fred24
      Cocker anglais
      • Posté à 11h45 le 07/11/2009
      • Internaute 25251
        Cocker anglais

      Surtout que le CO2, c’est le super argument pour que les industriels vendent leurs voitures ou autres objets polluants, avec des arguments écolos.
      Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que le CO2, le CO2 est une couleuvre que l’on veut nous faire avaler, et surtout quelque chose de très fort : maintenant on va payer une taxe carbone, c’est à dire qu’on va payer pour respirer ! Chapeau !
      Le CO2 fait oublier les produits cancérigènes, radioactifs, poisons et autres merdes qui continuent à nous tuer, tout en nous donnant une bonne conscience quand on achète une voiture « moins » polluante.

      • Samael
        Samael répond à Radadalamechantesorciere
        http://biodiversityconsulting. (...)
        • Posté à 11h56 le 07/11/2009
        • Internaute 58633
          http://biodiversityconsulting. (...)

        Le simple fait de demander des preuves du réchauffement climatique est une aberration. En effet on ne peut que constater des données (courbes du CO2 et de la température qui augmentent), on ne peut donner de preuves exactes, c’est impossible ! En effet la climatologie est une science très complexe, c’est pour ça que l’on ne peut pas prédire l’évolution du climat. Par contre on peut affirmer que aujourd’hui l’homme joue un rôle dans son évolution.
        Quand au CO2, on sait que le CO2, comme la vapeur d’eau et le méthane, est un gaz à effet de serre (prouvé scientifiquement), on sait aussi que l’on en rejette plusieurs Gt par an. Alors penser que ça n’a aucun effet sur le climat est, je pense, un peu trop optimiste.

         
        • Strelok
          Strelok répond à Samael
          Humain
          • Posté à 12h27 le 07/11/2009
          • Internaute 51074
            Humain

          Ce scientifique ne dit pas qu’il n’y a pas de réchauffement, il dit qu’on n’est pas certain qu’il soit dû à l’action de l’homme. C’est très différent.

          • NotBob
            NotBob répond à Strelok
            Inconnu de renom
            • Posté à 12h35 le 07/11/2009
            • Internaute 90241
              Inconnu de renom

            Je suis d’accord, c’est très différent, sauf qu’on s’en fout.

            Il y a un réchauffement, peu importe ce qui le cause, en fait, vu qu’il nous impacte déja et que c’est pas pres de s’arranger. Et en l’occurence, si c’est pas l’homme qui le cause, ca m’étonnerais que ce soit les pets de vache (qui libèrent du méthane ! ! !)

          • Samael
            Samael répond à Strelok
            http://biodiversityconsulting. (...)
            • Posté à 12h58 le 07/11/2009
            • Internaute 58633
              http://biodiversityconsulting. (...)

            On ne sera jamais certain, la certitude à 100% ça n’existe pas en science.
            In n’a lui aucun argument pour nous dire qu’il n’est pas du à l’action de l’homme.

          • lavoine
            lavoine répond à Strelok
            région parisienne
            • Posté à 13h33 le 07/11/2009
            • Internaute 27439
              région parisienne

            d’autant que d’autres scientifiques ,dont Claude Allègre, partagent un peu la même opinion. On vit sur des » vérités » qui dans le temps s’avèrent aléatoires voire fausses. On peut se demander à qui profite ces « vérités-dogmes » que des ayathollah de la pensée unique nous assènent par tous les moyens.

            • Slovan
              Slovan répond à lavoine
              Baroudeur
              • Posté à 13h53 le 07/11/2009
              • Internaute 63535
                Baroudeur

              Elles ne profitent pas aux industriels, sinon cela ferait longtemps que les USA auraient signé les accords de Kyoto.

              Les faits sont là : lutter contre le réchauffement climatique n’est pas du tout dans l’intérêt financier de très nombreux industriels.

              • Kurt
                Kurt répond à Slovan
                ––––
                • Posté à 14h44 le 07/11/2009
                • Internaute 31000
                  ––––

                Faux : ce n’est pas dans l’intérêt des industriels américains sur le sol américain. Pas sûr du tout qu’ils soient mécontents que de nombreux autres pays aient signé ces accords.
                D’ailleurs, cela signifierait que seuls les américains sont des salauds dans un monde de gentils dirigeants très heureux de signer des accords qui iraient à l’encontre d’industriels dont ils sont complètement indépendants...

                Il faut voir l’énorme marché que ces mesures ouvrent : la création de « puits de carbone » financés par des taxes obligatoires. Peut-être demain, la « re-transformation » industrielle du CO2, etc.

                Le mieux - et on retombe sur un argument de S. Galam - étant qu’on pourra sans peine obliger les pays du Sud à payer le retraitement de leur CO2 par le Nord tellement les opinions publiques sont acquises à cette cause. Après les semences OGM qu’il faut renouveler tous les ans, on aura le droit aux taxes sur la destruction de la forêt amazonienne dont on remplacera le rôle de « recycleur de CO2 » par des usines bien occidentales ?

              • Les Grands Champs
                Les Grands Champs répond à Slovan
                Retraité, le doigt là où ça (...)
                • Posté à 14h45 le 07/11/2009
                • Internaute 61722
                  Retraité, le doigt là où ça (...)

                Cela ne profite pas « ENCORE » aux États-Uniens, car leurs industries ne sont pas prêtent, grosse différence ! Lorsqu’elles le sauront ne doutons pas qu’ils chercheront à nous imposer leurs normes.

                • Slovan
                  Slovan répond à Les Grands Champs
                  Baroudeur
                  • Posté à 14h59 le 07/11/2009
                  • Internaute 63535
                    Baroudeur

                  Dans ce cas, le « niveau de vie », si cher à Serge Galam, n’est pas menacé, si ?

              • neopingouin
                neopingouin répond à Slovan
                seul
                • Posté à 19h20 le 07/11/2009
                • Internaute 40173
                  seul

                le lobby de l’automobile est ultra puissant aux USA, comme d’autres industries considérées comme polluantes en termes de CO2 -la ratification des accords de Kyoto n’est certainement pas souhaitée par les plus grands groupes de pression US !

            • lavoine
              lavoine répond à lavoine
              région parisienne
              • Posté à 16h35 le 07/11/2009
              • Internaute 27439
                région parisienne

              Il est évident que ces nouveaux dogmes de la conscience écologique vont profiter au monde occidental, comme jadis l’évangélisation du bon sauvage préparait le terrain des conquêtes coloniales. Au fond, nos ayatollah verts, nouveaux évangélisateurs de la pensée dominante du moment, ne se comportent pas différemment des jésuites jadis. A la réflexion, cela paraît dans la suite logique de notre culture judéo-chrétienne et de son terrible sentiment de culpabilité.

        10 autres commentaires
      • dugenou
        dugenou répond à Radadalamechantesorciere
        en réflexion... et c'est dur.
        • Posté à 12h47 le 07/11/2009
        • Internaute 62442
          en réflexion... et c'est dur.

        Les CO2 fait oublier les produits radioactifs ? J’ai l’impression qu’on n’arrête pas de parler de centrales nucléaires depuis quelque temps, sans parler de l’amiante, de la toxicité du vaccin contre la grippe, etc... Non moi je n’ai vraiment pas l’impression de souffrir de sous-information à tous ces niveaux.

        J’ai plus l’impression que cette obsession est en fait une série d’obsessions purement individuelles et que ça touche au portefeuille à cause de cette taxe carbone. Donc pour que les gens soient se tournent contre un problème, il faudrait leur faire payer des taxes symboliques ? Une « taxe nucléaire », une « taxe OGM », une « taxe pauvreté dans le monde », une « taxe paludisme au Mali » permettrait d’anesthésier les gens et de voire se développer les discours disant que ces problèmes n’existent pas vraiment ? Je raisonne par l’absurde mais j’ai comme la mauvaise impression que je ne suis pas complètement dans le faux... Comme quoi, c’est vraiment l’homme occidental le problème.

    • dugenou
      dugenou répond à Fred24
      en réflexion... et c'est dur.
      • Posté à 12h34 le 07/11/2009
      • Internaute 62442
        en réflexion... et c'est dur.

      « D’ailleurs les périodes de réchauffements ont toujours aussi été des périodes de croissance et de développements importants. »
      => Bof. Ce n’est pas de destruction de l’humanité dont on parle, mais de grave crise humaine. Du Soudan à la corne de l’Afrique, les précipitations ont chuté depuis 20 ans, on ne peut pas dire qu’ils soient dans une situation humaine enviable ! En imaginant quels pays profiteraient à fond du réchauffement climatique, je pense au Canada, aux pays scandinaves, à la Russie... Ne comptez pas sur moins pour verser une larme sur le sort de ces pays. Je fais de la science-fiction mais quand je vois les commentaires qui soutiennent cet article, un argument sur deux parle d’augmentation d’impôts, et ça ça me fait bien plus gerber !

      « Et pendant ce temps là, le marché de la bagnole n’a jamais autant été subventionné ! J’en perd mon latin. »

  • vil2
    vil2
    Presse
    • Posté à 11h07 le 07/11/2009
    • Internaute 68295
      Presse

    Il y a énormément de controverses sur le plan scientifique :

    -hétérogénéité des températures
    -modèles climatiques remis en question pour prévoir le climat à l’échelle du blog
    -théories des glaciologues bancales concernant la fonte des glaces au pole sud
    -théories « astronomiques » comme celle de Milankovitch : l’effet n’est pas démontré mais pourrait être important

    J’en passe encore énormément, mais il y a beaucoup de points de discorde ou d’incertitude.

    Le GIEC, ce n’est pas la parole divine, en sciences ce n’est pas la majorité qui a raison. Il semble qu’il soit difficile de ne pas être d’accord avec ses conclusions, tant le moindre doute se fait pointer du doigt et son émetteur dévorer. Les attaques sont d’ailleurs bien plus souvent les auteurs et non les arguments ! Bizarre comme démarche ! Plusieurs scientifiques l’ont quitté (par exemple pour avoir douté de l’augmentation des cyclones). Et il faut rappeler que ce n’est pas un éminent institut de recherche que ce GIEC, c’est un groupe d’experts, des experts c’est simplement nommé pour donner une réponse à des politiques.

    Je ne suis pas climato-sceptique, mais je pense qu’il faut acceter ce débat et reconnaitre que nos minuscules connaissances ne sont peut être pas encore à la hauteur de cet espoir : prévoir le climat qu’il fera dans 100 ans.

    Ceci dit, il existe une potentialité certaine d’un changement, dont les conséquences -potentielles donc- seraient catastrophiques. Il est donc légitime d’en informer le public, mais dans quelles proportions ? Et a-t-on encore le droit de douter et de montrer les faiblesses de ces théories sans être traité de révolutionnaire rebelle ennemi de l’humanité ?

  • Slovan
    Slovan
    Baroudeur
    • Posté à 11h10 le 07/11/2009
    • Internaute 63535
      Baroudeur

    Quand bien même nous sommes sûrs qu’à 90 % que l’homme est responsable du réchauffement climatique, cette probabilité est suffisante pour agir maintenant, et ne pas attendre qu’il soit sans doute trop tard, non ?

    Que propose Serge Galam ? Ne rien faire car il reste 10 % de chance que l’homme n’y soit pour rien ?

    Quand la probabilité que l’homme soit la cause sera à 99,99 %, les arguments de Serge Galam (« pas de preuve ») seront toujours valables, et il proposera toujours de ne rien faire ?

    Je ne comprends pas sa logique. Si on lui dit que le moteur d’un avion est en vrac, et qu’il a 90 % de chance de se crasher, il monte quand même dans l’avion, avec l’argument que « il reste 10 % de chance que l’avion ne se crashe pas » ?

    Désolé, mais c’est idiot. Et irresponsable.

    • Quidamdidam
      Quidamdidam répond à Slovan
      Etudiant
      • Posté à 12h13 le 07/11/2009
      • Internaute 69794
        Etudiant

      je crois qu’il y a encore confusion.

      Serge Galam ne dis pas (il me semble) qu’il ne faut pas agir contre la pollution. Il dis juste qu’il a des doutes et qu’il n’a pas de preuve qui appuieraient les thèses alarmiste à la mode.

      M’est avis que son opinion est plus nuancé que « l’homme n’a pas d’impact sur la nature. »

      Mon avis, et je suppose qu’il a le même, c’est qu’actuellement le modèle construit donne une part considérable, gigantesque à l’homme. Une théorie qui se base sur des postulat erroné :

      1 : la nature est quelque chose d’équilibré (faux, on le sait depuis Darwin, d’ailleurs une nature équilibré et qui n’évolue plus, est une nature morte)
      2 : L’homme serait « sortit de la nature » (faux, c’est impossible, on fait partie de la biosphère, d’ailleurs il y a une contradiction, vu qu’on ne veux pas avoir d’impact, mais on vante les bienfait de la nature.
      3 : L’homme moderne serait le seul être à avoir un impact sur l’ensemble de la planète (faux. En fait, dès l’homme préhistorique on a un impacte (positif ou négatif ? la science n’émet pas de jugement), et beaucoup d’espèce ont aussi un gros impact environnemental, moustique, mouette,... NEANMOINS il faut admettre que notre impact a considérablement augmenté)
      4 : L’homme serait capable de détruire la planète, et ce serait une première (alors déjà, je trouve cela éminement prétentieux... c’est comme dire « on est les maître du monde » alors qu’on arrive déjà pas à prévoir avec exactitude le temps au delà de 4 jours... La nature est plus complexe qu’un modèle, déjà ce n’est pas une entité pensante ou autre, mais une entité, elle est ou elle n’est pas, pour être franc, je crois que le plus gros risque que nous encourons c’est de voir les espèces évoluer à notre désavantage
      Il faut aussi ajouter que les extinction d’espèce existaient déjà avant l’homme, on a rien inventé. Il a d’ailleurs été calculé qu’il y avait une régularité de 26 milliard d’année, et si les extinction de masses (plus de 30%) sont plus rares, elles ont néanmoins existé (dont la disparition estimée de 90/95% des espèce à la fin du cambrien) à côté l’homme, on reste un poids plume.)

      5 : L’homme serait par nature violent et destructeur -> pas plus que les autres espèce, en plus avec notre conscience morale, on pourrait devenir plus respecteux parmis les espèces (ce serait bien je l’avoue : p)

      etc... la liste est longue, j’ajoute que comme vous le voyez en faisant une telle liste, c’est très anthropocentrique, avec une telle vision des choses on replace l’homme au centre du monde. Et du coup paradoxalement on se coupe de la nature...

      Je n’ai absolument pas lu qu’il niait l’impact de l’homme, seulement l’amplitude POSSIBLE de cet impact.

      Enfin, tu confond, quand il dit « 90% de certitude et 0% de preuve » pour reprendre ton exemple de l’avion, c’est plus comme si avant d’embarquer le chef de bord et beaucoup de passager disaient « L’avion n’a pas pu être révisé, je suis certains qu’on a 90% de chance de s’écraser » Mais comme il n’y a aucune donnée précise, impossible de savoir.

      Ensuite, je pense que comme lui, je suis d’accord pour agir contre la pollution et le gaspillage, pour des raisons écologique, mais surtout humaniste (assumons au moins notre anthropocentrisme ^^). Là où je suis en désaccord avec lui, c’est que selon moi, le capitalisme, ce serait bien de le faire passer à la trappe.

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