10/11/2009 à 14h41

Climat : Galam fait dans l'à-peu-près et insulte les chercheurs

Sinus | Chercheure

Humble statisticienne, je travaille, entre autres, sur la question des « changements climatiques », et reconnais bien volontiers que le catastrophisme est fort prisé de certains médias, de certains décideurs politiques et également, ne le nions pas, de certains scientifiques.

Cela étant dit, les généralités, au mieux approximatives au pire erronées, énoncées par Serge Galam dans l’article « On ne peut prévoir comment va évoluer le climat » me semblent tout aussi dommageables que celles relatées dans différents médias, notamment (mais pas seulement) pour ce qui concerne l’influence humaine présumée dans le réchauffement climatique.

Je ne travaille pas au sein du Giec, ma démarche n’a donc rien d’une tentative pour défendre ma paroisse, mais il me semble toutefois nécessaire de rétablir quelques faits.

Quelle unanimité au sein du Giec ?

Parler de « l’unanimité, sans cesse mise en avant, des 2 500 scientifiques du (...) Giec » est absurde. Les chercheurs travaillant au sein du Giec sont répartis en trois groupes, chacun d’eux oeuvrant dans un domaine particulier. Tous les chercheurs du Giec ne travaillent donc pas à établir la responsabilité humaine (réelle ou supposée) dans le réchauffement climatique (réel ou supposé toujours).

Serge Galam intente un faux procès à l’encontre du Giec. Il se trouve que l’année 2007 correspond à la publication du quatrième (et dernier à ce jour) rapport de synthèse du Giec.

Est-ce véritablement le contenu de ce rapport qui a entraîné un étalage de catastrophisme depuis 2007 ou n’est-ce pas plutôt que les précédents rapports avaient été peu lus et encore moins relatés dans les médias ? Doit-on vraiment imputer aux chercheurs du Giec la façon dont leurs travaux sont exposés dans les médias ?

Au contraire, des prévisions prudentes

L’étude de l’influence humaine dans les émissions de gaz à effet de serre ne date pas de 2007. Dans le rapport de synthèse du Giec de 2001, il est écrit :

« De toute évidence, le climat de la Terre a évolué à l’échelle régionale et mondiale depuis l’époque préindustrielle, et certains aspects de cette évolution sont imputables aux activités humaines.

Les émissions de gaz à effet de serre et d’aérosols dues aux activités humaines continuent de modifier l’atmosphère d’une manière qui influera probablement sur le climat (...). »

Comme on peut le constater, il n’y a pas là d’affirmations tranchées comme on peut en lire (trop) souvent dans la presse, mais bien plutôt une grande prudence.

Le méthane, si si, on en parle

Serge Galam estime que l’on ne parle quasiment jamais du méthane. Mais qui en est responsable, le Giec ou les médias ? Pour le méthane, voici ce qui est écrit entre autres dans le rapport de synthèse du Giec de 2007 :

« Les activités humaines engendrent des émissions de quatre GES à longue durée de vie : le CO2, le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O) et les hydrocarbures halogénés (un groupe de gaz contenant du fluor, du chlore ou du brome). ».

Quant à affirmer que, en comparaison du CO2, le méthane et la vapeur d’eau « contribuent encore plus » à l’effet de serre, il s’agit là d’une affirmation plutôt curieuse si ce n’est sur le fond (je ne suis absolument pas qualifiée pour me prononcer à ce sujet) du moins sur la forme.

Il est pertinent (et même nécessaire) de critiquer cette « vérité absolue » suivant laquelle l’activité humaine serait LA coupable des changements climatiques. Mais cette affirmation catégorique et sans nuances (« contribuent encore plus ») me paraît relever de la même dynamique.

Chacun est en droit de ne pas être d’accord avec tout ou partie des rapports du Giec. Mais il n’est pas honnête d’affirmer que « on ne parle quasiment jamais » de ceci ou de cela dans ces rapports. C’est dans les médias que l’on n’en parle pas.

Qu’est-ce qu’une science exactement ?

Serge Galam reproche à la climatologie de n’être pas « une science capable de prédiction exacte ». Ainsi donc une science se définirait par sa capacité à faire des « prédictions certaines » ?

Outre le fond, là encore il y a la forme : pour combattre cette « pensée unique » de l’origine anthropique des changements climatiques, on passe d’un dogme à un autre. C’est classique.

Quant au fond... il vient, en quelques mots, de définir ce qu’est LA science.

Si je puis me permette une toute petite question : si l’on exclut de LA science toute discipline qui, à un moment ou à un autre, s’est trompée, révélant ainsi que des conclusions considérées jusqu’alors comme « certaines » ne l’étaient plus, que reste-t-il ?

Ne passons pas d’un dogme à un autre

Serge Galam affirme : « Les faits en fait sont une augmentation de la température moyenne de 78 à 98, donc sur vingt ans, un plateau de 98 à 2008, et une baisse depuis 2008. » Dire « les faits » est malhonnête car cela sous-entend que ce sont les seuls faits et focaliser sur ces années revient à faire croire qu’il ne s’est rien passé d’autre. C’est malhonnête, et cela revient à remplacer un dogme par un autre.

Il n’y a pas un mais plusieurs scénarios

Serge Galam parle des modèles qu’utilisent les climatologues, qui ne seraient conçus que suivant un seul scénario : « compte tenu de notre production de CO2 et si elle continue au rythme actuel »... Je me permets de signaler que plusieurs scénarios sont envisagés et que ces scénarios sont continuellement réévalués.

En 2005 par exemple, un atelier du GIEC. Son compte-rendu dit qu’il y a une contradiction entre les scientifiques qui traitent des données complexes et les politiques qui veulent des projections simples.

Du point de vue de la statisticienne que je suis, il est évident qu’il serait préférable de disposer d’un grand nombre de scénarios et d’un non moins grand nombre de projections climatiques. Mais il existe des contraintes réelles. Certaines proviennent des décideurs politiques, et l’on peut le regretter.

D’autres contraintes proviennent de difficultés techniques : les modèles climatiques qui « tournent » actuellement sur la planète sont de plus en plus complexes, afin justement de rendre compte de mieux en mieux de la réalité.

Ne pas insulter les scientifiques

Au fur et à mesure de l’évolution des modèles, on ajoute des processus physiques et l’on affine la résolution spatiale. Tout cela a un coût : le temps de calcul est gigantesque. Les « gros ordinateurs » auxquels fait référence Serge Galam sont parmi les plus gros du monde (après ceux de la défense...).

Pour obtenir une projection climatique de quelques décennies seulement, ces ordinateurs tournent pendant plusieurs mois. C’est une réalité à laquelle on n’échappe pas pour l’instant.

Cela ne signifie pas que les chercheurs ne sont pas conscients des limites inhérentes à ces projections. Cela ne signifie pas non plus que de nombreux chercheurs ne travaillent pas à évaluer au mieux les incertitudes associées aux projections climatiques. Ces travaux ne font pas la une des journaux et ne la feront sans doute jamais. Mais ce n’est pas aux chercheurs qu’il faut le reprocher.

Les propos de Serge Galam rapportés dans cet article pourraient laisser croire que tous les chercheurs n’ont d’autre objectif que de justifier la pensée dominante. C’est faux et c’est insultant.

Cela ne veut pas dire que tous les chercheurs remettent en question cette pensée dominante : certains chercheurs ne veulent pas que quiconque mette son nez dans leurs travaux. C’est vrai dans tous les domaines, et c’est évidemment regrettable. Mais de grâce, ne généralisez pas à l’ensemble des chercheurs.

  • 6964 visites
  • 53 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • ThePhysicist
    ThePhysicist
    Critique avisé
    • Posté à 16h01 le 10/11/2009
    • Internaute 40931
      Critique avisé

    Vous auriez du lire les commentaires de l’article de G.Salam avant d’écrire le votre.

    « Est-ce véritablement le contenu de ce rapport qui a entraîné un étalage de catastrophisme depuis 2007 ou n’est-ce pas plutôt que les précédents rapports avaient été peu lus et encore moins relatés dans les médias ? “
    Quand on lit les rapports précédents, on voit que toutes les prévisions faites par le GIEC se sont révélées fausses, et pas qu’un peu. C’est vrai pour la rapport de 91, de 95 et de 01.

    ‘De toute évidence, le climat de la Terre a évolué à l’échelle régionale et mondiale depuis l’époque préindustrielle, et certains aspects de cette évolution sont imputables aux activités humaines.
    Ça c’est enfoncer des portes ouvertes. On ne dit pas que le climat ne change pas ni que l’homme n’y joue pas un rôle, simplement que les prévisions (et donc les modèles) du GIEC sont fausses.

    Ainsi donc une science se définirait par sa capacité à faire des prédictions certaines ’ ? ‘
    Je vous mets un gros 0/20 pour ce passage.
    Une théorie scientifique, c’est une théorie falsifiable, c’est à dire qui peut faire des prédictions théoriques quantifiées (analytiquement ou numériquement) et que celles ci peuvent être comparées à expériences/aux observations (=au monde réel).
    Bien sûr il faut que les output (ce que l’on prédit) et les input (les données utilisées pour cette prédiction) soient tous les deux en accord avec le monde réel.
    Ceci n’est pas vrai pour la climatologie.
    L’ensemble des prévisions du GIEC se sont révélées fausses. Les prévisions les plus proches de la réalité ont des input totalement en désaccord avec les chiffres réels (taux de CO2, CH4, ...).
    Donc non pour l’instant on ne possède pas de théorie scientifique (ou modèle scientifique) du climat à proprement parler.

    ’si l’on exclut de LA science toute discipline qui, à un moment ou à un autre, s’est trompée, révélant ainsi que des conclusions considérées jusqu’alors comme certaines ’ ne l’étaient plus, que reste-t-il ?”
    Sauf que quand on se trompe, on change la théorie ou les modèles pour les rendre meilleurs. C’est ce que l’on attend du GIEC. Pour l’instant ses modèles sont toujours aussi erronés quand on les compare aux données réelles. On n’attend pas du GIEC des prédiction à 100ans à partir de modèles érronés, on attend d’abord du GIEC des modèles qui arrivent à modéliser le monde réel.

    “Comme on peut le constater, il n’y a pas là d’affirmations tranchées comme on peut en lire (trop) souvent dans la presse, mais bien plutôt une grande prudence.”
    Je vous invite donc à relire le rapport de 91 par exemple, qui lui prévoyait une fournaise à partir de ces jolies simulations. En 97, la pente de la courbe avait baissé de 50%.

    “Dire ‘ les faits ’ est malhonnête car cela sous-entend que ce sont les seuls faits et focaliser sur ces années revient à faire croire qu’il ne s’est rien passé d’autre.”
    Bah non, ce sont des faits.... pas les seuls faits, mais des faits.
    Et des faits du monde réel qui contredisent toutes les simulations.
    Donc les simulations sont fausses.

    “les modèles climatiques qui ‘ tournent ’ actuellement sur la planète sont de plus en plus complexes, afin justement de rendre compte de mieux en mieux de la réalité.”
    Sauf que, de l’aveu même du GIEC, on a pas gagné en précision depuis 91.

    “Du point de vue de la statisticienne que je suis, il est évident qu’il serait préférable de disposer d’un grand nombre de scénarios et d’un non moins grand nombre de projections climatiques.”
    D’un point de vue de statisticienne, ne trouvez vous pas aberrant que les prévisions du GIEC ne soient jamais comparées aux données réelles ?
    A chaque réunion du GIEC on pond de nouveaux modèles, de nouvelles simulations, et de nouvelles prévisions qui CONTREDISENT les prévisions du rapport précédent.
    A ce jour les prévisions du GIEC ne sont pas faites à 100ans comme on l’écrit mais à 5ans maximum. Et déjà à 5ans elles sont en désaccord avec l’évolution réelle.

    ***Jamais on ne vois sur un graphique les prévisions de 91, 95, 01 comparées avec l’évolution réelle.***
    Quand on le fait, on voit les prévisions sont pour l’instant off charts de 20 à 100%, et ce sur une période de 15ans max !

    “Au fur et à mesure de l’évolution des modèles, on ajoute des processus physiques et l’on affine la résolution spatiale”
    Sauf que justement la résolution spatiale c’est -et c’est encore le giec qui le dit- un truc qui plante complètement dans leurs simulations.

    • en colère
      en colère répond à ThePhysicist
      en colère
      • Posté à 16h41 le 10/11/2009
      • Internaute 35769
        en colère

      j’avoue ne pas bien avoir compris ce que vous avez écrit... ! . conclusion .... pour une statisticienne que je ne suis pas, ni une scientifique que je ne serai jamais. Merci ça m’aiderait à mieux comprendre ! !

      • ThePhysicist
        ThePhysicist répond à en colère
        Critique avisé
        • Posté à 16h55 le 10/11/2009
        • Internaute 40931
          Critique avisé

        En très court alors : Le Giec fait des prévisions, mais ne les compare jamais à la réalité.

        Pourquoi ? Car elles sont erronées. Et comme de toute façon ils se réunissent tous les 5 ans à peu près, il suffit à chaque réunion de sortir de nouveaux modèles qui font de nouvelles prévisions (en désaccord avec les précédentes).
        En 91 le Giec fait des prévisions sur 100ans.
        En 95 on change tout les nouvelles prévisions sont baissées de plus de 50%.
        En 2001 idem nouvelles prévisions.
        En 2007 idem nouvelles prévisions.

        Question : pourquoi annoncer des prévisions à 100ans si on les change tous les 5 ans ?

        Sauf que si on compare 91 avec la réalité, on voit que le GIEC a tout faut.
        Idem en 95.
        Idem en 01,
        Idem en 07 (car les simulations datent de 2004 et se gourrent déjà pour le début du XXIeme siècle => oui on peut mettre ça sur le compte de « fluctuation statistique », sauf que pour l’instant le passif ne plaide vraiment pas en faveur du GIEC).

        Lien
        Faire de nouvelles prédictions tous les 5ans, ça n’est pas ça la science ! Quand on fait une prédiction, on la compare aux observations. Soit elle est correcte, soit elle ne l’est pas et les modèles sont faux.

         
        • Keldan
          Keldan répond à ThePhysicist
          Now future & karpe diem
          • Posté à 17h03 le 10/11/2009
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          En 2001, la puissance de calcul du top 500 se trainait misérablement à 300 TFlops. Aujourd’hui on en est à 11 000 TFlops !
          Sans compter que chaque jour qui passe amène son lot de découverte et de compréhension du climat, ainsi que de nouveaux outils mathématiques pour renforcer les modèles.

          En clair ça revient à dire que les astronomes égyptiens étaient des incompétents car ils n’étaient pas capables de prévoir les cinq cent prochaines éclipses...

          Par chance les climatologues n’ont pas attendu qu’on leur dise pour qu’ils sachent remettre en cause régulièrement les modèles utilisés et affiner la précision des calculs, afin d’obtenir des prévisions (et pas des prédictions) de plus en plus justes et e plus en plus détaillées.

          • sinclair
            sinclair répond à Keldan
            • Posté à 17h35 le 10/11/2009
            • Internaute 2580

            La puissance d’un ordinateur ou d’un réseau n’assure en aucun cas l’exactitude de ses résultats. L’exactitude tient a la qualité du programme et des données qui lui sont fournies.
            Actuellement les modèles utilises et la qualité des données sont incomplet (manque de recul) et s’avèrent faux la dessus je rejoins ThePhysicst.

            • Keldan
              Keldan répond à sinclair
              Now future & karpe diem
              • Posté à 18h10 le 10/11/2009
              • Internaute 5164
                Now future & karpe diem

              Bien sur que la qualité des données est essentielle, mais la puissance est très importante aussi.
              Plus de puissance signifie rentrer plus de données, utiliser des algos plus complets en moins de temps (ce qui n’est pas négligeable quand on parle en mois de calcul...).

              En plus il s’agit de la puissance totale, ce qui signifie qu’il y a de plus en plus de machine disponible, permettant à de plus en plus de monde de pouvoir faire ses calculs et trouver de nouvelles théories.

          • ThePhysicist
            ThePhysicist répond à Keldan
            Critique avisé
            • Posté à 18h43 le 10/11/2009
            • Internaute 40931
              Critique avisé

            Sauf qu’en suivant ce raisonnement, on a pas plus de raison de croire les prévisions faites aujourd’hui que celles d’il y a 10 ans.
            Et c’est justement ce que je m’efforce à vous dire.

        • Azza
          Azza répond à ThePhysicist
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 17h44 le 10/11/2009
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Je ne crois pas avoir entendu de climatologue affirmer que les resultats des modeles puissent donner quelque chose de verifiable sur une echeance de 5 ans.

          Cinq ans, c’est beaucoup trop court. Dans les resultats des modeles, les fluctuations sur une echelle inferieure a dix ans sont quasiment filtrees. Comparer le resultat d’un modele avec les donnees mesurees cinq ans plus tard n’a pas franchement de sens.

          Si vous voulez valider un modele climatique, et c’est ce qui a ete fait, vous faites tourner votre modele avec comme condition initiale des donnees mesurees il y a 50000 ou 100000 ans et vous essayez de predire le present, ou tout du moins un passe plus proche. Ca a ete tout l’enjeu des mesures effectuees a partir des carotes prelevees dans les calottes glaciaires. Il me semblait que les resultats sur la fiabilite des modeles etaient plutot encorageants.

          • ThePhysicist
            ThePhysicist répond à Azza
            Critique avisé
            • Posté à 18h48 le 10/11/2009
            • Internaute 40931
              Critique avisé

            « Je ne crois pas avoir entendu de climatologue affirmer que les resultats des modeles puissent donner quelque chose de verifiable sur une echeance de 5 ans. »
            Les préivision de 91, c’est des prévisions à 15ans. Totalement completement off charts.

        • pablico
          pablico répond à ThePhysicist
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 19h36 le 10/11/2009
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          prévision : Action de prévoir, pressentiment, conjecture

          La prévision n’a jamais été une science exacte...on donne une hypothèse, en se basant sur des calculs dans ce cas là...et on reste humble.. car une prévision c’est un pari avec paramètres que l’on a...

          • ThePhysicist
            ThePhysicist répond à pablico
            Critique avisé
            • Posté à 14h16 le 12/11/2009
            • Internaute 40931
              Critique avisé

            Je ne dis pas le contraire.

            Je dis que si une prévision fausse, c’est que les paramètres ou les modèles sont faux.
            Et que pour savoir si une prévision est fausse, il faut déjà commencer par la comparer aux observations. C’est le point de départ de toute démarche scientifique.

    • sissa
      sissa répond à ThePhysicist
      • Posté à 18h25 le 10/11/2009
      • Internaute 39778

      Popper est un philosophe intéressant, mais une application par trop étroite de son principe peut conduire à des conclusions douteuses. Lui-même en était venu à se poser la question du statut de la théorie de l’évolution, sentant bien qu’il était difficile de lui appliquer son critère de réfutabilité, tout en se rendant compte qu’il était aberrant de la considérer comme de la pseudo-science. On serait aussi tenté de même de sortir de champs de la science la tectonique des plaques, ou bien les théories sur l’évolution stellaire incapables de prévoir quoi que ce soit à l’échelle du temps de l’histoire humaine.
      A part cela, pour ce que je sais de la question, les prévisions du giec ont un sens sur le long terme, étant donné que les tendances de fond sont sur le court terme, noyés par la variabilité interannuelle. Il faut aussi tenir compte d’évènements exceptionnels et imprévisibles comme l’éruption du Pinatubo au début des années 90, laquelle a affecté le climat pendant plusieurs mois. Bref, demander une prévision à 5 ans et juger les modèles là-dessus ; c’est absurde.

    • Sinus
      Sinus répond à ThePhysicist
      Auteur(e) de l'article Chercheure
      • Posté à 02h54 le 12/11/2009
      • Expert 80207
        Chercheure

      « Quand on lit les rapports précédents, on voit que toutes les prévisions faites par le GIEC se sont révélées fausses, et pas qu’un peu. C’est vrai pour la rapport de 91, de 95 et de 01. »

      Les connaissances en matière de climat se sont considérablement développées au cours des deux dernières décennies. Les modèles climatiques, globaux et régionaux, ont été modifiés en conséquence. Les projections climatiques ont donc été refaites à la lumière de ces nouvelles connaissances. Ces horribles chercheurs du GIEC ont eux-mêmes participé à ces modifications majeures des modèles. S’ils avaient eu pour seule intention de cacher la vérité au monde, l’auraient-ils fait ?

      « Les prévisions les plus proches de la réalité ont des input totalement en désaccord avec les chiffres réels (taux de CO2, CH4, ...). »

      Vous confondez prévisions et projections. Les « inputs » dont vous parlez sont des scenarii, non des observations, personne ne le nie. En outre, le GIEC utilise environ 40 scenarii, répartis en quatre groupes. Le groupe B1 est décrit de la façon suivante (voir Lien) : « Le canevas et la famille de scénarios B1 décrivent un monde convergent avec la même population mondiale culminant au milieu du siècle et déclinant ensuite, comme dans le canevas A1, mais avec des changements rapides dans les structures économiques vers une économie de services et d’information, avec des réductions dans l’intensité des matériaux et l’introduction de technologies propres et utilisant les ressources de manière efficiente. L’accent est sur des solutions mondiales orientées vers une viabilité économique, sociale et environnementale, y compris une meilleure équité, mais sans initiatives supplémentaires pour gérer le climat. »

      « Sauf que quand on se trompe, on change la théorie ou les modèles pour les rendre meilleurs. C’est ce que l’on attend du GIEC. »

      Et contrairement à ce que vous affirmez de façon péremptoire, c’est ce que le GIEC et d’autres font. Vous pouvez par exemple consulter le rapport 2007 du groupe de travail 1 ici : Lien. Le chapitre 8 devrait vous intéresser particulièrement.

      « D’un point de vue de statisticienne, ne trouvez vous pas aberrant que les prévisions du GIEC ne soient jamais comparées aux données réelles ? »

      C’est faux. Et la statisticienne que je suis fait précisément son travail dans ce domaine : la validation des sorties d’un modèle régional en climat actuel… Et je suis loin d’être la seule à faire ce travail de fourmi (au GIEC et en-dehors du GIEC).

      Si je résume, vous confondez prévision et projection, vous ignorez (ou feignez de le faire) qu’il existe un grand nombre de scenarii utilisés au GIEC et vous ignorez (ou feignez de la faire) que les modèles utilisés ont évolué au cours du temps justement parce qu’ils ont été confrontés aux observations et que cela a permis de les améliorer en même temps que la connaissance du climat progressait.

      Mais je ne vous mets pas de note pour ce(s) passage(s)...

      • ThePhysicist
        ThePhysicist répond à Sinus
        Critique avisé
        • Posté à 15h01 le 12/11/2009
        • Internaute 40931
          Critique avisé

        Sur votre premier point, je ne peux que me répéter : quelle valeur donner à des projections sur 100ans modifiées drastiquement tous les 5 ans ?
        Bien sûr que ce sont les climatologues du GIEC qui ont changé leurs modèles (où ai-je dis le contraire), et bien sûr que c’est normal de les faire évoluer !
        Ce que je dis c’est simplement que si l’on est conscient des limites énormes de ces simulations (et vous admettez vous même qu’ils en sont conscients), on ne s’amuse pas à faire des projections à 100ans, et à alarmer la planète avec celles-ci ! !

        Sur votre deuxième point.
        Merci, j’ai lu tous les rapports du GIEC depuis celui de 90, je suis tout à fait au fait des différents scénarii, ainsi que les multiples modèles au sein de chaque scénario.
        Question : On a déja plusieurs scénarii en 90. Pourquoi ont-ils tous été abandonnés ? Parce que leur best-estimate projection est déja complètement off chart ! Pour 2007 l’écart entre température projetée et température mesurée est déjà de 0.4°C ! ! ! ! ! ! Si on prend leur scénario qui colle le mieux aux données on voit que les input sont à leur tour complètement off chart (taux de CO2, CH4,...) sans aucun rapport avec le monde réel.

        Idem en 2001 : pourquoi le best estimate scenario a-t-il été modifié de 20% ?

        Sur le 3ème point vous tronquez ma citation.
        Oui ils peuvent (et doivent) faire évoluer leur modèle.
        Mais ils doivent aussi comparer leur projections passées.
        Ce qui n’est pas fait dans le chapitre du rapport du GIEC de 2007 que vous citez, qui ne parle que de tester les modèles sur la température passée (pas de projection donc, de la reconstruction uniquement). Ni dans aucun autre chapitre. Je l’ai déjà lu en long, en large et en travers (pour preuve j’indiquais déjà dans un message précédents que le rapport de 2007 se base en grande partie sur des simulations/modèles de 2004), et vous ne trouverez rien sur la comparaison entre les projections passées et l’observation... sauf à une endroit, je vous laisse le trouver puis nous le commenterons avec grand plaisir ! C’est un graphique... et il avait même été critiqué par realclimate.org, pour dire !

        Dernier point.
        Si vous faites vraiment ce boulot : comparer les projections des rapports du GIEC passés avec les données réèlles, alors envoyez moi l’adresse de votre labo ou un lien vers vos publications.
        Attention je ne vous parle pas de RECONSTRUCTION de température, je vous parle de comparaison entre PROJECTIONS et OBSERVATIONS.

        « vous confondez prévision et projection »
        ahaha
        « vous ignorez (ou feignez de le faire) qu’il existe un grand nombre de scenarii utilisés au GIEC »
        Vous rigolez ? Vous avez lu tous mes commentaires sur le sujet (ceux dans l’article de Galam aussi). Vous avez lu l’ensemble des rapport du GIEC depuis celui de 90 ?
        « que les modèles utilisés ont évolué au cours du temps »
        Je ne critique pas ça, je critique que l’on fasse des projections à 100ans -alarmistes qui plus est- si c’est pour les changer tous les 5ans !

        C’est fou que vous admettiez que les modèles changent drastiquement tous les 5ans et que vous ne vous étonniez pas que l’on fasse des prévisions à si long terme..... et que l’on oublie totalement les projections passées.

        Vous voulez voir un exemple de mensonge du GIEC ?
        p601 « Model global temperature projections made over the last two decades have also been in overall agreement with subsequent observations over that period »
        Ce que le GIEC appelle projection, c’est une reconstruction.
        Et c’est la raison pour laquelle je parle de mensonge.

  • Disciple ressucité
    • Posté à 16h50 le 10/11/2009
    • Internaute 71674

    Quelqu’un pour jouer aux dés avec moi ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h13 le 10/11/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ouais, c’est juste un blaireau qui a deux grammes de cervelle mais aucun de fierté et qui pour faire parler de lui raconte l’inverse de ce que tout le monde dit, même si pour ça il doit raconter n’importe quoi.

    Et sa pensée dominante grand complot des méchants écolos, elle sent encore la peinture fraiche. Il y a dix ans tout le monde disait qu’il s’agissait de délire alarmiste, et il a fallu que des tas de types se penchent sérieusement sur la question pour que ça soit pris un peu plus au sérieux.

    En plus on peut prévoir comment va évoluer le climat, d’une manière globale. Par contre, ce qu’on ne peut pas prévoir ce que va être la météo au dessus d’une ville donnée, forcément ça doit le vexer que la météo de TF1 ne puisse pas lui dire s’il y aura du soleil pour son anniversaire dans dix ans.

    C’est sur, l’homme n’y est pour absolument rien dans tout ce CO2 qui se répand dans l’atmosphère.
    C’est surement les aliens, ou alors des volcans invisibles, qui comme par hasard rejettent un max de CO2 depuis qu’on se sert du charbon et du pétrole comme combustible à grosse échelle.

    Pffff encore un de ces braves gens qui disent que le réchauffement c’est de la blague car aujourd’hui il fait froid, en général au moment où ils lisent le Parisien.

    C’est sur on peut chipoter, on peut dire que le méthane qui s’échappe du pergélisol en cours de décongélation n’est pas d’origine humain, c’est vrai. Mais après tout un feu de forêt c’est naturel, même si le mégot qui l’a déclenché ne l’est pas...

    Quant à la vapeur d’eau, affirmer que cela contribue à un réchauffement c’est de la foutaise. Certes c’est un gaz à effet de serre, mais il a la propriété très étrange de se condenser sous forme liquide en altitude, le truc qu’on appelle un nuage, et ce nuage a la propriété de renforcer l’albédo, c’est à dire réfléchir le rayonnement solaire, donc la vapeur d’eau réduit et augmente la température.

    C’est peut être ça le problème. On utilise le terme de réchauffement et du coup les gens, égaux à eux mêmes, ont sorti les tongs et la crème solaire. Mais si jamais il se met à faire 10°C de moins suite à la perturbation du Gulf Stream, ils hurleront au mensonge et au complot, alors que le soucis vient de leur déficience neuronale.
    Du coup faudrait faire comme les communiqués du ministère, qui parlent de « dérèglement » climatique, ce qui au fond est bien plus flippant que 2° en plus, car ça insinue gros bordel et donc tornade, cyclone, blizzard, orages, inondations, etc.

    Et pour sa culture informatique, il n’y a pas que des gros ordinateurs pour les calculs climatologiques, ils utilisent aussi beaucoup le calcul distribué.

    • Sinus
      Sinus répond à Keldan
      Auteur(e) de l'article Chercheure
      • Posté à 02h58 le 12/11/2009
      • Expert 80207
        Chercheure

      Le parallèle avec la météo est particulièrement intéressant. Plusieurs grands services météorologiques recourent depuis un certain temps aux « prévisions d’ensemble ». Bien sûr, à TF1 et ailleurs, on « pond » une prévision et une seule. Pourtant, comme pour les projections climatiques, on dispose en fait non pas d’une unique prévision mais d’un ensemble de projections. Mais qui en parle ?

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 17h07 le 10/11/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte
    • karlM
      karlM répond à SuperAlAmAs-
      Précaire
      • Posté à 18h09 le 10/11/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      le CO2 est un un probleme... qui cache les catastrophes en cours :
      - 50% de spermatozoides en moins chez nos jeunes
      - des cancers premiere cause de mortalité
      - le Milliard d’humains qui crèvent de faim
      - nos rivières gavées de PCB (pyralene)
      - la dissémination radioactive

      l humain doit être au centre des préoccupations, pour le CO2 on vire les pygmées des forêts pour qu’ils restent des poumons verts ! !

      • SuperAlAmAs-
        SuperAlAmAs- répond à karlM
        Don Quichotte
        • Posté à 18h47 le 10/11/2009
        • Internaute 65608
          Don Quichotte

        il serait temps de dénoncer cette supercherie, même si je pense que nous accélérons le processus naturel du réchauffement climatique, mais effectivement, ça cache pas mal d’autres choses, merci de les souligner ici...

      • tlaloc
        tlaloc répond à karlM
        Retraité
        • Posté à 19h09 le 10/11/2009
        • Internaute 47359
          Retraité

        Toutes les pollutions menacent l’ avenir de l’homme en tant qu’espèce car la plupart des polluants chimiques sont des perturbateurs endocriniens. Je pense que ces menaces sont plus importantes pour l’homme que le réchauffement climatique.

         
        • SuperAlAmAs-
          SuperAlAmAs- répond à tlaloc
          Don Quichotte
          • Posté à 19h33 le 10/11/2009
          • Internaute 65608
            Don Quichotte

          Je vois que vous êtes retraité et vous méritez sans doute cette pension, mais je pense que des gens comme vous doivent maintenant travailler à leurs, « notre », citoyenneté, et grâce au temps libres que vous avez peut être grâce à votre retraite, faire le travail que malheureusement la classe politique ne fait plus, faites vous entendre ;), merci de ce partage...

          • tlaloc
            tlaloc répond à SuperAlAmAs-
            Retraité
            • Posté à 20h31 le 10/11/2009
            • Internaute 47359
              Retraité

            Lire les livres de Gille Eric Seralini du Professeur Belpomme tous les deux professeurs ayant fait parti de commissions mais n’ayant pas été entendus.

        2 autres commentaires
  • sissa
    • Posté à 17h45 le 10/11/2009
    • Internaute 39778

    Pour avoir parcouru les rapports du Giec et avoir lu un certain nombre de documents concernant le climat, je peux affirmer que ce que dit S. Galam vis à vis de la vapeur d’eau est tout aussi faux que ce qu’il écrit sur le méthane : la vapeur d’eau est bel et bien prise en compte, mais comme sa durée de présence dans l’atmosphère est beaucoup plus courte(de l’ordre de quelque jours) que celle du méthane et celle du CO2, elle est prise en compte de façon différente(comme une rétroaction et non comme un forçage).

    Ces deux erreurs suffisent à mon sens pour suspecter S. Galam de ne pas avoir une expertise nécessaire sur le sujet, pour pouvoir remettre en question le travail des chercheurs du domaine. Est-ce à dire que la les conclusions du Giec ne sauraient être critiquées ? Bien sûr que non. Il est déjà arrivé qu’un point de vue largement dominant parmi les spécialistes d’un sujet se révèle inexact au bout d’un certain temps. Seulement, ce point de vue dominant correspond à ce qui est le plus raisonnable de penser au regard de l’avancée de la science, et il s’est trouvé sans aucun doute beaucoup plus souvent encore confirmé.

    Tout le problème avec cette histoire de réchauffement climatique, c’est que le sujet ne peut laisser indifférent, qu’il appelle une réponse (ou une absence de réponse) politique, que beaucoup sont tentés de prendre position pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les données objectives, mais simplement pour des motifs idéologiques.
    Ceux qui nourrissent une certaine technophobie, et prônent le retour à un mode de vie qu’ils jugent plus naturel, auront tendance à être du côté « catastrophiste », à l’inverse ceux qui ne jurent que par la civilisation technicienne et par le progrès scientifique(c’est le cas je pense pour S. Galam ou C. Allègre), ou ceux qui sont partisans d’un libéralisme économique sans concession(c’est le cas aux USA du courant « libertarien ») auront, eux, tendance à nier l’’influence de l’émission de gaz à effet de serre via l’activité humaine sur le climat.

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 17h54 le 10/11/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    Les élites et leurs collabos jouent la montre ? : 9 jours et rien sur la grippe A dans la Rue ? ? ? ;)

    Et ce malgré une actualité très « riche »... étrange...

    Moi aussi je doute, mais quand on doute, on « écoute » toutes les sources...

    Le complot à surgit du bois, le « complot » est une recherche de la vérité, de ce qu’on nous cacherait, simplement, maintenant que cette recherche soit récupérée ou détournée pour être ensuite décrédibilisée, ou utilisée à des raisons politiques, etc etc...

    Aujourd’hui, ce mot est un fourre tout : comme le mot « antisémite », dés que l’on est pas d’accord ce mot sort : complot ! antisémite ! etc etc...

    Maintenant, le « complot » peut être proposé à l’envers et le vrai complot pourrait être de ne pas se faire vacciner : dans les deux cas...

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien
    Lien

    Lien

    Lien

    etc etc...

  • Compte supprimé le 13 novembre
    • Posté à 20h05 le 10/11/2009
    • Internaute 95147
      Observateur

    Le mythe du réchauffement climatique ... Nous nous trouvons devant un cas de désinformation planétaire. Les médias créent des chimères, derrière lesquelles les foules asservies et consentantes s’engouffrent. C’est bien un phénomène d’hystérie. La double chimère est qu’il y aurait un réchauffement climatique et que ce réchauffement climatique serait dû aux activités de l’espèce humaine.
    En toile de fond, se dessine une sorte de religion païenne de la terre, « Gaïa », qui est adorée littéralement à la place de Dieu. Un hebdomadaire titrait d’ailleurs à propos de ce film : « Chant d’amour à la Terre mère ».
    Il s’ajoute l’idée insupportable que les hommes seraient de trop : un ancien ministre de l’Environnement a déclaré que les enfants polluaient et je vous fais grâce des calculs abscons qui « prouvent » cette horreur ! « Home » bénéficie d’une propagande incroyable et indécente, jusque sur les autobus de la région parisienne. Et il a été largement subventionné par le milliardaire François-Henri Pinault

    Dénoncer ce mensonge. Les études les plus sérieuses montrent que, dans le passé, il y eut de très gros changements climatiques. Il y a mille ans environ, le Groënland fut appelé ainsi, car cette terre était verte et sa prospérité était telle qu’une cathédrale y fut édifiée.
    En revanche, une période de mini-glaciation a eu lieu au XVIIe siècle. Elle nous valut les belles arabesques de patineurs des peintres flamands. Lors de ces changements climatiques, les hommes s’adaptèrent grâce à l’usage de la raison que Dieu leur a donnée et compte tenu des moyens techniques dont ils disposaient à leur époque. Il est démontré que, depuis environ 150 ans, il n’y a pas de changement dans le climat, ce qui est contraire à la propagande à laquelle se livrent les médias. Vaclav Klaus, président de la Tchéquie, a écrit récemment un livre « Planète bleue et péril vert » pour tout expliquer.

    Manipuler par des mensonges. On voit aussi un ours blanc nager jusqu’à l’épuisement pour chercher à se poser quelque part. Mais personne ne dit évidemment une autre vérité : dans l’Antarctique, la glace augmente actuellement sans arrêt – ce qui montre en passant la difficulté de formuler un jugement général sur le climat de la planète. Revenons à l’Arctique.
    Les chevaliers du réchauffement s’inquiètent de la montée « certaine » des eaux et des cartes terrifiantes circulent avec la mer remontant très loin dans divers pays. Or, justement, ces temps-ci la presse est obligée d’avouer qu’au Groënland précisément, un phénomène inattendu se produit : la terre augmente là où la glace disparaît.

    Les grands médias mondiaux sont généralement de gauche. Or, l’hystérie mondiale conduit à restreindre les libertés et tout ce qui restreint la liberté fait leur affaire. Ensuite, et pour paraphraser le grand journaliste Lazareff, le « sang à la une » fait vendre le journal

    subversion mensongère. Rappelons que de nombreux faits historiques montrent une collusion entre les révolutionnaires et les personnes les plus riches. Le duc d’Orléans, l’homme le plus riche de France, a financé la révolution, jusqu’au moment où celle-ci l’a guillotiné. Par ailleurs, financer le film « Home », c’est signaler aux médias que l’on se range dans le camp de la subversion mondiale et cela ne peut certainement pas nuire au business ! Inversement, notre combat contre cette chimère est avant tout un combat pour la liberté et la vérité...

    Quand à la chercheure (sic), je croyais qu’on disait chercheuse ...elle nous fait bien rigoler ...
    elle devrait plutôt nous expliquer comment on calcule la taille d’un soutien gorge ....encore une dont on se demande à quoi elle sert et payée si cher par l’Etat à chercher et malheureusement sortir des conneries au grand jour ..mais bon ...

    • sissa
      • Posté à 21h42 le 10/11/2009
      • Internaute 39778

      Là, je dois dire, c’est un sommet votre message.

      « Le Groenland était vert, il y a 1000 ans »,
      il faut en conclure que la couche de glace qui fait à certains endroits 2000 mètres d’épaisseur s’est forgée depuis cette époque ? Quelle farce !
      Cela fait longtemps que je n’avais pas lu cet « argument » du Groenland, et de l’implantation des Vikings à gardar quelques photos : Lien. Oh ! vous avez remarqué, c’est vert ! ! ! !
      .
      « Il est démontré que, depuis environ 150 ans, il n’y a pas de changement dans le climat, ce qui est contraire à la propagande à laquelle se livrent les médias. Vaclav Klaus, président de la Tchéquie, a écrit récemment un livre “ Planète bleue et péril vert ” pour tout expliquer. “
      Voilà une solide référence scientifique...

      ‘Les grands médias mondiaux sont généralement de gauche.’ Mis à part peut être Fox News...

      C’est impayable vote post...

      • kevangel
        kevangel répond à sissa
        Chercheur
        • Posté à 09h00 le 11/11/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        Sans oublier la belle attaque misogyne dans le dernier paragraphe. Il y a tout ce qu’on attend d’un militant FN, à part peut-etre le fait que tout ca soit de la faute des immigrés.

         
        • Sinus
          Sinus répond à kevangel
          Auteur(e) de l'article Chercheure
          • Posté à 03h09 le 12/11/2009
          • Expert 80207
            Chercheure

          Pour « la belle attaque misogyne », il m’a en effet semblé que ça y ressemblait...

          Cela dit, tout ça n’est pas uniquement la faute des immigrés : il y a aussi les juifs, les franc-maçons, les trotskistes et autres gauchistes, les métèques…

          Si Roger64000 a besoin d’un autre pseudonyme, je lui suggère vivement Hymne à l’amour (moi l’noeud).

        1 autres commentaires
    • Sinus
      Sinus répond à Compte supprimé le 13 novembre
      Auteur(e) de l'article Chercheure
      • Posté à 03h03 le 12/11/2009
      • Expert 80207
        Chercheure

      « Vaclav Klaus, président de la Tchéquie, a écrit récemment un livre “ Planète bleue et péril vert ” pour tout expliquer. »

      Quelles sont donc ses qualifications ? Ses études d’économie ? Son poste de ministre des finances ? Son leadership à l’ODS, parti membre de l’Union démocrate internationale, comme le Parti républicain aux États-Unis, le Parti conservateur au Canada ou l’UMP en France ? ? ? ...

      « Les grands médias mondiaux sont généralement de gauche. »

      Nous y voilà ! Je comprends mieux votre admiration pour Vaclav Klaus…

      « Quand [sic] à la chercheure (sic), je croyais qu’on disait chercheuse… »

      Je vis au Québec, où on écrit chercheure, auteure, professeure, etc.

      « elle devrait plutôt nous expliquer comment on calcule la taille d’un soutien gorge ....encore une dont on se demande à quoi elle sert et payée si cher par l’Etat à chercher et malheureusement sortir des conneries au grand jour ..mais bon ... »

      Je peux vous expliquer comment calculer la taille de bien des choses, et peut-être même celle d’un soutien-gorge. Il en est une pour laquelle je fais forfait d’avance : votre insondable ignorance.

  • joss123
    joss123
    scientifique
    • Posté à 20h02 le 10/11/2009
    • Internaute 51495
      scientifique

    Votre titre est tout à la fois insultant et inexact. Votre jugement relève d’amalgames inappropriés que l’on ne retrouve pas dans le texte de Galam.

    Serge Galam qui est, à l’évidence, un chercheur expérimenté , fait parfaitement la distinction entre les chercheurs lambda qui travaillent consciencieusement dans leur labo tout comme ceux des autres disciplines d’ailleurs, et ceux qui prétendent devant les micros et les caméras, que l’affaire est bouclée et qu’ils ont tout compris. Ce qui peut entraîner des conséquences économiques et politiques considérables sur des bases hasardeuses. Ce sont ceux-là qui sont visés.

    L’amalgame, c’est vous qui le faites.

    2) Si vous n’êtes pas qualifiée pour apprécier l’importance relative du CO2, du CH4 et de la vapeur d’eau, il ne faut pas en parler. Bien sûr, le GIEC en parle, mais cette fois-ci ce sont les médias et quelques déclarations outrancières qui sont visés par Galam.

    3) A propos de l’évolution des températures, Galam a parfaitement raison.
    On ne peut cacher ces évidences que même Pachauri, le président du GIEC, a reconnues. Galam aurait pu ajouter que les températures ont baissé entre 1945 et 1976 (faisant craindre un petit âge glaciaire, à l’époque) alors que le taux de CO2 faisait un bond en avant, dès la fin de la guerre. C’était plutôt gênant. Alors, on incrimina les aérosols, sans d’ailleurs, aucune mesure probante (c’était avant les satellites).

    L’explication « aérosols » a depuis été abandonnée. Il s’agit en fait d’oscillations de température avec une période de 60 ans (dues aux océans) que plusieurs chercheurs du GIEC commencent (enfin) à prendre en compte (Latif, Keenlyside du Leibniz Inst., d’autres du Hadley etc.)

    4) Les 23 et quelques principaux modèles utilisés sont basés sur les mêmes hypothèses fondamentales dont certaines ne sont nullement prouvées (les rétroactions et les nuages, pris en compte tout récemment, mais il faut voir comment !).
    Il n’est pas surprenant qu’ils convergent. C’est le contraire qui serait étonnant.
    D’autre part, comme ils sont régulièrement réinitialisés à partir des mesures actualisées, il est impossible de tester leurs scénarii comme on le fait pour toute autre discipline scientifique. Quand on le fait avec des scénariis plus anciens, on constate qu’ils étaient dans l’erreur. Et on nous répond « c’est vrai mais on a amélioré les programmes » ! Cela peut durer longtemps.

    Le grand problème de la climatologie sur ordinateur est que vos scénariis ne sont jamais réellement testables, ce qui constitue une énorme différence avec toutes les autres disciplines scientifiques.

    Et dans ce sens, Galam a parfaitement raison.

    Je suis désolé mais la science climatique est encore inachevée et incomprise. Les incohérences avec les observations sont nombreuses et ce n’est pas parce que vous aurez inclus quelques équations de mécanique des fluides et de thermodynamique dans les programmes des « deuxièmes plus gros ordinateurs (après ceux de la Défense) “ que vous aurez trouvé la bonne solution. Le climat est infiniment plus complexe que les modèles GCM et autres. Et, dans ces conditions, les simulations numériques devraient impérativement subir des tests avant d’être validées.
    Si c’est impossible (et ça l’est), il faut le reconnaître et le faire savoir.
    Ce n’est pas ce qui est fait. Très loin de là.

    Feu Marcel Leroux, grand climatologue et directeur d’un labo de recherche du CNRS sur ces questions, avait d’ailleurs intitulé un de ses livres par ‘The erring ways of climatology’. Soit, traduit librement, ‘le dévoiement de la climatologie’. Il pensait à la confiance abusive que l’on attribuait aux résultats des simulations numériques du climat.

    Je pense que le texte de Galam traduit fondamentalement une grande irritation ( il n’est pas le seul) devant l’immodestie ou l’absence d’humilité et l’imprudence des affirmations péremptoires de certains.

    Comme vous le savez, ce sont là de graves défauts pour tout scientifique qui se respecte .....De tels comportements nuisent et nuiront à la crédibilité de la science et des scientifiques, en général.
    Il est donc naturel que le scientifique Galam s’en émeuve.

    Et j’ajoute que cela devrait aussi inquiéter la jeune scientifique que vous êtes.

    • Compte supprimé le 13 novembre
      Compte supprimé le 13 novembre répond à joss123
      Observateur
      • Posté à 20h09 le 10/11/2009
      • Internaute 95147
        Observateur

      vous devriez lui suggérer de se mettre nue devant les menhirs en hommage à mère nature Gaïa ...
      et de prendre des photos ...et de nous les montrer ici ..
      n’est ce pas une bonne idée ? ? ?

    • Sinus
      Sinus répond à joss123
      Auteur(e) de l'article Chercheure
      • Posté à 03h13 le 12/11/2009
      • Expert 80207
        Chercheure

      Comme vous ne l’ignorez pas, mes commentaires sur l’article ont d’abord été publiés, dans une version plus longue, avec tous les autres commentaires. Vous ne l’ignorez pas puisqu’alors, vous avez été le seul à me répondre. De façon un tantinet moins acrimonieuse, mais passons.

      Vous écrivez ci-dessus « vos scénariis ne sont jamais réellement testables » ou encore « les simulations numériques devraient impérativement subir des tests avant d’être validées. Si c’est impossible (et ça l’est), il faut le reconnaître et le faire savoir. Ce n’est pas ce qui est fait. Très loin de là. »

      Je peux vous affirmer que ces tests sont réalisés. Je le sais parce que j’en fais moi-même et je suis loin d’être la seule. Je fais même toutes sortes de tests. Justement parce que la « jeune scientifique » (je ne sais pas vraiment comment je dois prendre ça) sait qu’une comparaison en moyenne sur une période courte, ça ne veut pas dire grand-chose étant donnée la variabilité inter-annuelle des variables étudiées (qui ne se réduisent, comme beaucoup semblent le croire, à la température).

  • Professeur Cosinus
    Professeur Cosinus
    Chercheur
    • Posté à 21h06 le 10/11/2009
    • Expert 95625
      Chercheur

    Un sinus qui part en vrille.

    L’humilité affichée d’emblée de jeu est un signe qui en dit long sur la véritable intention pernicieuse qui se cache derrière cette mise en scène presque touchante. Madame Sinus prend la défense des pauvres chercheurs insultés par le méchant Galam, de surcroît malhonnête, et faisant dans l’à-peu-près. Un débat épistémologie et scientifique est transformé en une affaire personnelle où l’humble statisticienne, touchée au cœur par les propos erronés de Serge Galam (chut, c’est moi), prend la défense des chercheurs du monde injustement insultés. Et au nom des chercheurs, moi Cosinus remercie Sinus pour s’être dressé contre l’opprobre et rétablir notre dignité outragée (eh oui, je suis aussi chercheur).

    Après m’être exprimé sur la forme, venons en au fond. Je vais donc reprendre la technique du Sinus, mais partiellement, pour ne pas trop en faire, en citant des passages de son texte dont je montrerai la douce manipulation, non pas de mes propos, mais de mes supposées intentions. Effectivement, Sinus a transformé le débat qui était riche, contradictoire et étoffé, en un procès d’intention. Il s’agit de démontrer à la fois mon incompétence et ma malveillance. Pauvre de moi.

    « Humble statisticienne, je travaille, entre autres, sur la question des “ changements climatiques ”, et reconnais bien volontiers que le catastrophisme est fort prisé de certains médias, de certains décideurs politiques et également, ne le nions pas, de certains scientifiques. »

    Tout mon propos est ici confirmé, simplement dit autrement : moi j’ai critiqué les médias, les décideurs politiques, et surtout les scientifiques qui propagent un catastrophisme dangereux.

    « Cela étant dit, les généralités, au mieux approximatives au pire erronées, énoncées par Serge Galam dans l’article “ On ne peut prévoir comment va évoluer le climat ” me semblent tout aussi dommageables que celles relatées dans différents médias, notamment (mais pas seulement) pour ce qui concerne l’influence humaine présumée dans le réchauffement climatique. »

    Alors que Sinus reconnaît que les « certains » du haut ont des effets dommageables, on se demande pourquoi, par un argument d’autorité, elle me renvoie dos-à-dos avec eux, alors que je les dénonce, et surtout pourquoi elle affirme au passage que mes généralités sont approximatives ou erronées. Le propre d’une généralité étant d’être toujours approximative et souvent dommageable.

    « Je ne travaille pas au sein du Giec, ma démarche n’a donc rien d’une tentative pour défendre ma paroisse, mais il me semble toutefois nécessaire de rétablir quelques faits. »

    De nouveau, l’auto affirmation de bonne moralité, typique de celui qui se disculpe à l’avance d’une qualité négative, preuve à l’appui, j’ai un très bon ami…, pour se dédouaner du propos négatif qu’il va tenir. En plus Sinus « profite du climat actuel » pour développer son travail.

    « Doit-on vraiment imputer aux chercheurs du Giec la façon dont leurs travaux sont exposés dans les médias ? »

    Je suis soulagé qu’elle ne m’en rende pas responsable, ce sont les médias, je suis soulagé de ce pêché, le Cosinus vous remercie, Sinus. Mais tout de même la manipulation est osée, ce ne sont pas les médias qui ont tout inventé. On ne compte plus les interventions des membres du GIEC à travers le monde. Je précise que je ne critique pas les chercheurs qui alertent les médias par rapport à leurs convictions, c’est ce que je fais moi-même, je critique la confusion qu’un certain nombre de climatologues entretiennent entre la validité de leurs résultats, et l’alarmisme apocalyptique qu’ils propagent dans les médias, au non de la science dure. Et si c’étaient les médias qui déformaient leurs propos, alors qu’ils s’en démarquent et le disent avec force.

    « Serge Galam reproche à la climatologie de n’être pas “ une science capable de prédiction exacte ”. Ainsi donc une science se définirait par sa capacité à faire des “ prédictions certaines ” ? »

    Là, je ne voudrais pas être désagréable (j’utilise la même démarche que Sinus, ce qui signifie, je vais l’être, mais surtout ne me jugez pas méchant), mais le Sinus prend la tangente, et avec un angle zéro, ça donne zéro. Alors petit rappel :

    Lorsque je dis que la climatologie n’est pas (encore) une science, je parle de sa revendication à être une science dure, c’est-à-dire, tout d’abord une science capable de faire des prédictions réfutables par l’expérience, ensuite une science capable de faire des prédictions effectivement confrontées à la réalité expérimentale ou naturelle, ce qui permet dévaluer son degré de fiabilité. Ce qui ne veut pas dire qu’une science dite exacte ne fait forcément que des prédictions exactes, elle en fait selon un degré de fiabilité qui peut être évalué par l’expérimentation, celui-ci étant dépendant de son degré de connaissance et de développement. Ce n’est pas actuellement le cas de la climatologie même si elle utilise des techniques scientifiques.

    « Outre le fond, là encore il y a la forme : pour combattre cette “ pensée unique ” de l’origine anthropique des changements climatiques, on passe d’un dogme à un autre. C’est classique. »

    Merci chère Sinus de confirmer une fois de plus mes propos, il faut combattre la pensée unique de l’origine anthropique. Mais pourquoi si je le revendique, ça devient un autre dogme, utilisant une fois encore, une fois de plus, le même procédé : oui il y a un problème, oui, il faut le dénoncer, mais la dénonciation du Sieur Galam est le symétrique dudit problème, et il faut surtout le dénoncer lui ? Pourquoi tant de haine ?

    À ce propos est-ce que Dame Sinus a déjà pris son clavier pour dénoncer dans la presse tous ces abus dont elle reconnaît et l’existence et la nécessité de les dénoncer ?

    « Dire “ les faits ” est malhonnête car cela sous-entend que ce sont les seuls faits et focaliser sur ces années revient à faire croire qu’il ne s’est rien passé d’autre. C’est malhonnête, et cela revient à remplacer un dogme par un autre. »

    Incorrigible Sinus, encore le même procédé avec la même conclusion de l’implacable il est malhonnête et le très général « dogme contre dogme », comme allant logiquement de soit. Pour reprendre une pub célèbre, on entend un viril « What else ? ». Je vais donc jouer au professeur Cosinus pour rappeler au gentil Sinus que l’expression « les faits » est différente de « les seuls faits » et qu’affirmer que celui qui emploie la première fait croire au lecteur (supposé nul en lecture) que ce sont les seuls, est encore une fois un procès d’intention. Pourquoi un tel acharnement à critiquer non pas ce que je dis, mais ce que dis, converti dans votre grille de lecture très originale, ce que je dis ? Si j’affirme tant d’horreurs, tenez-y-vous en ? Pourquoi en rajouter ?

    Je commence à fatiguer alors, ouf, je vais conclure par votre conclusion qui repend votre technique finalement monolithique : « Mais de grâce, ne généralisez pas à l’ensemble des chercheurs. »

    Je note avec intérêt que cette phrase reconnaît de facto l’existence d’un ou plusieurs problèmes chez certains (vous aimez ce terme) chercheurs, et que la larme à l’œil vous m’implorez de ne pas généraliser à l’ensemble des chercheurs. Chose que je n’ai absolument pas faite.

    Merci Sinus, de la part d’un Cosinus qui vous dit : « mettons nous au carré, et l’unité s’en trouvera rétablie ».

    • kevangel
      kevangel répond à Professeur Cosinus
      Chercheur
      • Posté à 08h54 le 11/11/2009
      • Expert 24356
        Chercheur

      Ce que je reproche à votre propos Dr Galam (enfin je suppose, puisque vous vous dites scientifique), notamment dans le premier article, c’est que vous faites comme si le « dogme » du réchauffement climatique était acquis depuis toujours. Vous oubliez qu’il y a encore 10 ans les scientifiques qui alertaient l’opinion passaient pour des illuminés. Le dogme alors était de ne surtout pas aller à l’encontre des lobbys pétroliers pour ne pas nuire à la croissance économique.
      Alors arretez de faire comme si c’était un grand complot préparé depuis longtemps. La vérité est que les écologistes ont du batailler pendant des années pour qu’on reconnaisse la nécessité de limiter la pollution. Et vous vous arrivez après la bataille en Zorro défenseur des pauvres gens manipulés par les méchants écologistes qui veulent les empecher de jouir des ressources infinies de la planète.

      • joss123
        joss123 répond à kevangel
        scientifique
        • Posté à 13h14 le 11/11/2009
        • Internaute 51495
          scientifique

        @kevangel

        Votre texte est malheureusement typique du raisonnement de nombreuses personnes qui font un amalgame erroné entre la lutte (nécessaire) contre la pollution et la critique de la théorie du réchauffement climatique.

        Cela n’a rien à voir !

        On peut fort bien voter à gauche, être écolo, se battre contre toutes les formes de pollution, prôner les économies d’énergie, défendre les ressources de la planète...
        et ne pas être d’accord avec les affirmations du GIEC et consorts !

        Il s’agit d’un diagnostic scientifique sur une théorie scientifique.
        Rien de plus.

        Vous comprenez ?
        .
        Et j’ajoute que le CO2 n’est, en rien, un polluant : Vous en exhalez en respirant sans asphyxier votre interlocuteur. C’est l’aliment n°1 de la végétation etc...
        D’où croyez vous que vient le bois des arbres (et donc) le carbone que vous brûlez dans votre cheminée ? : Réponse : en majeure partie, du CO2 atmosphérique...

        Je sais bien que les politiques et beaucoup de journalistes n’y comprennent strictement rien, mais il faut absolument cesser de croire que les sceptiques de la théorie de l’effet de serre du GIEC vont à l’encontre des objectifs de l’écologie :

        C’est faux et si vous persistez dans cette voie, vous donnez à penser que le Réchauffement Climatique Anthropique n’est rien d’autre pour vous qu’un instrument de propagande.

        Il existe beaucoup de très BONNES raisons pour défendre vos objectifs sans qu’il soit nécessaire d’en utiliser une MAUVAISE !
        D’ailleurs si cette théorie s’effondre, votre amalgame déplacé risque de coûter très cher à l’écologie raisonnable.

  • coucoussina
    coucoussina
    reflechisseuse
    • Posté à 22h15 le 10/11/2009
    • Internaute 95630
      reflechisseuse

    Merci professeur Cosinus de remettre les pendules à l’heure !

  • sinclair
    • Posté à 22h30 le 10/11/2009
    • Internaute 2580

    Le catastrophique du réchauffement est imbécile on devrait plutôt s’intéresser a la pollution, au gaspillage des ressources et a la surpopulation qui sont autrement plus inquiétant.

    Comment expliquer que le climat est une dynamique et qu’actuellement nous nous dirigeons plutôt vers un refroidissement du climat qui entre parenthèse risque d’être encore plus dommageable pour nos civilisations dépendante de l’énergie que l’élévation de la température

    voir ici une approximation de l’évolution des températures moyennes depuis 11000 ans
    Lien

    et depuis 1,9 million d’années
    Lien

    Le tout pour resituer et remettre en perspective le problème de la température. Autant on peut comprendre le soucis de pérenniser l’utilisation de l’énergie et de la planète autant il est difficile a comprendre cette hystérie de ceux qui pensent que le climat peut être fige a l’état actuel. Que ce soit en hausse ou en baisse qu’a t on prévu a part culpabiliser le bon peuple.

    Rien ! a part des solutions inadaptées non pérennes et dangereuses.

    Pour une fois qu’un débat pouvait s’ouvrir on assiste a un affrontement entre sectes Hulot, Arthus Bertrand d’un cote Allegre de l’autre

    • Evrardo-
      Evrardo- répond à sinclair
      Ex journaliste
      • Posté à 00h09 le 11/11/2009
      • Journaliste 95643
        Ex journaliste

      Merci savant Cosinus. Vous apportez des infos nouvelles passionnantes au débat. J’ai pas encore acheté votre livre mais je crois que je vais le faire.
      J’ai retenu cette phrase de vous à propos des décisions qui seront prises à Copenhague :

      « Se tromper en sélectionnant la cause humaine et en cassant notre développement nous sera fatal en tant qu’espèce. Alors que se tromper en privilégiant la cause naturelle nous permettra dans tous les cas d’élaborer des protocoles applicables, même contre ce qui serait notre faute ». Serge Galam.

      Merci.

      • sinclair
        sinclair répond à Evrardo-
        • Posté à 07h07 le 11/11/2009
        • Internaute 2580

        La phrase que vous m’attribuez n’est en aucun cas la mienne. Non je ne suis ni savant ni écrivain ni ex journaliste et ne fait parti d’aucune croyance sectaire. J’essaie juste de comprendre sans assener au bon peuple mes certitudes et considérer ceux qui doutent ou contestent comme ignares et imbécile.

         
        • Evrardo-
          Evrardo- répond à sinclair
          Ex journaliste
          • Posté à 00h19 le 12/11/2009
          • Journaliste 95643
            Ex journaliste

          Excusez moi Sinclair, je suis nouveau sur ce forum, je n’avais pas compris son fonctionnement.

          Je suis en train de lire le livre de S. Galam. C’est très intéressant et très neutre. On voit la marque d’un grand scientifique.
          Il suffit de lire sa bio pour voir que c’est pas n’importe qui.
          Je vous mets le lien : Lien

          Jusqu’où tout ça va aller ? C’est inquiétant quand on voit que l’Etat utilise les conclusions du GIec pour nous imposer une taxe carbone totalement inutile et qui augmentera régulièrement...ça ne présage rien de bon.

        1 autres commentaires
      • kevangel
        kevangel répond à Evrardo-
        Chercheur
        • Posté à 09h06 le 11/11/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        Ben moi ca me fait peur cette phrase, surout venant d’un scientifique. La croyance en l’infaillibilité de la science, c’est comme la croyance en l’infaillibilité papale. Et dire que la fin du capitalisme sera la fin de l’espèce humaine, là c’est à mourir de rire. D’autant que personne n’a dit qu’il fallait arreter le progrès. Je sais pas pourquoi, mais je parie que ce type est à fond pour les OGM et le clonage.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 05h53 le 11/11/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ « Les activités humaines engendrent des émissions de quatre GES à longue durée de vie : le CO2, le méthane (CH4) »....|..]

    ¤ Ce ne sont même pas « LES ACTIVITES » humaines qui engendrent ces émissions, mais LA VIE, tout simplement ! - (ici je parle particulièrement du méthane et du CO2)

    - Il est toujours possible de faire cesser ces émissions gazeuses, en supprimant toute forme de vie, animale, microbienne, ou végétale...

    Dans l’immédiat : UN DECRET MONDIAL APPLICABLE A TOUS !

    * A partir d’aujourd’hui, Interdiction de péter !
    Les humains, les colibris ou les éléphants...sont également concernés.

    • Mer - P31

  • orion77
    orion77
    http://desobeissance-civile. (...)
    • Posté à 02h15 le 12/11/2009
    • Internaute 64965
      http://desobeissance-civile. (...)

    Pfff !
    Tout ça parce que les lobbys pétroliers et autres fonds d’investissements veulent savoir s’ils vont pouvoir continuer encore longtemps à maintenir la planète dans la dépendance énergétique à leur sacro-saint pétrole...
    Il me paraît évident que la réponse est non, et c’est bien cela qui leur fait peur.

    Lien

  • Evrardo-
    Evrardo-
    Ex journaliste
    • Posté à 15h51 le 12/11/2009
    • Journaliste 95643
      Ex journaliste

    Si nous considérons que nous influençons le climat mondial et qu’on doit ralentir voire stopper notre développement, il faudra engager des processus très lourds. Une fois lancés, ces processus auront leur propre dynamique que rien ne pourra arrêter et pourraient être la cause de très graves problèmes pour l’humanité.

    Admettons que nous décidions de diminuer de moitié les émissions de CO2. On ne pourrait presque plus utiliser nos voitures, il faudrait installer des filtres à la sortie des usines, tout ceci nous obligerait à revenir à un mode de vie très rudimentaire. Si le climat mondial restait à peu près stable, on pourrait démarrer une nouvelle société avec d’autres valeurs. Mais si le climat mondial venait à changer un peu trop vite, on n’aurait plus les moyens, techniques et industriels pour s’adapter à ce changement et là il y aurait de terribles catastrophes.
    Admettons maintenant que nous ne faisons rien pour influencer le climat mondial, mais que nous investissons pour diminuer la pollution, augmenter le confort de vie de chacun. Tant mieux si le climat restait à peu près stable, mais si le climat mondial se détériorait rapidement, on aurait les moyens de s’y adapter. Le premier choix pourrait être dramatique pour l’humanité alors que le second ne comporte aucun risque.
    Se tromper en sélectionnant la cause humaine et en cassant notre développement nous sera fatal en tant qu’espèce. Alors que se tromper en privilégiant la cause naturelle nous permettra dans tous les cas d’élaborer des protocoles applicables, même contre ce qui serait notre faute ». Serge Galam.

  • Evrardo-
    Evrardo-
    Ex journaliste
    • Posté à 15h51 le 12/11/2009
    • Journaliste 95643
      Ex journaliste

    Si nous considérons que nous influençons le climat mondial et qu’on doit ralentir voire stopper notre développement, il faudra engager des processus très lourds. Une fois lancés, ces processus auront leur propre dynamique que rien ne pourra arrêter et pourraient être la cause de très graves problèmes pour l’humanité.

    Admettons que nous décidions de diminuer de moitié les émissions de CO2. On ne pourrait presque plus utiliser nos voitures, il faudrait installer des filtres à la sortie des usines, tout ceci nous obligerait à revenir à un mode de vie très rudimentaire. Si le climat mondial restait à peu près stable, on pourrait démarrer une nouvelle société avec d’autres valeurs. Mais si le climat mondial venait à changer un peu trop vite, on n’aurait plus les moyens, techniques et industriels pour s’adapter à ce changement et là il y aurait de terribles catastrophes.
    Admettons maintenant que nous ne faisons rien pour influencer le climat mondial, mais que nous investissons pour diminuer la pollution, augmenter le confort de vie de chacun. Tant mieux si le climat restait à peu près stable, mais si le climat mondial se détériorait rapidement, on aurait les moyens de s’y adapter. Le premier choix pourrait être dramatique pour l’humanité alors que le second ne comporte aucun risque.
    Se tromper en sélectionnant la cause humaine et en cassant notre développement nous sera fatal en tant qu’espèce. Alors que se tromper en privilégiant la cause naturelle nous permettra dans tous les cas d’élaborer des protocoles applicables, même contre ce qui serait notre faute ». Serge Galam.

    • Evrardo-
      Evrardo- répond à Evrardo-
      Ex journaliste
      • Posté à 15h53 le 12/11/2009
      • Journaliste 95643
        Ex journaliste

      Erreur de frappe.

      Seule la phrase finale est de Serge Galam : « Se tromper en sélectionnant la cause humaine et en cassant notre développement nous sera fatal en tant qu’espèce. Alors que se tromper en privilégiant la cause naturelle nous permettra dans tous les cas d’élaborer des protocoles applicables, même contre ce qui serait notre faute ».

  • Franck B.
    Franck B.
    chercheur
    • Posté à 18h56 le 12/11/2009
    • Expert 95807
      chercheur

    Vaste débat.
    De belles contributions dans les commentaires.

    Il y a dix ans je lisais avec attention les rapports du GIEC, mais j’ai fini par douter devant les trop grosses incertitudes.
    Il faut prendre le pb par d’autres angles. Exemple : la NASA a assez de recul depuis 15 ans pour mesurer la température martienne. Or stupéfaction, elle a évolué exactement proportionnellement à celle de la terre. Alors on a regardé alors l’évolution de l’activité solaire et celle de la température terrestre. autre stupéfaction les courbes montrent une corrélation étroite 100 fois meilleure que les courbes CO2.
    Je suis donc devenu aujourd’hui « solariste ». Si l’on veut connaître l’avenir thermique de notre planète, il faut étudier les évolutions de l’activité solaire et là nous ne sommes pa

  • Aller à la page
  • 1
  • 2