a la une 08/11/2009 à 11h31

Armes, dictatures… : quand les banques pactisent avec le diable

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89


Al Pacino dans « L’Associé du diable » (DR)

Quand on arrive sur le site Secretsbancaires.fr, on est accueilli par une page sombre et une musique anxiogène.

Un décor adapté, puisqu’on y découvre une collection d’investissements moralement contestables que réalisent les banques françaises.

Parmi les entreprises ainsi financées, des fabricants de bombes à sous-munitions,

des compagnies détruisant l’environnement ou soutenant des régimes répressifs.

Ce site a été lancé en juin par une coalition européenne d’organisations non gouvernementales, représentée en France par les Amis de la terre.

« Ce qu’on y montre est la partie émergée de l’iceberg », estime Yann Louvel, chargé de campagne finance privée dans l’ONG.

Les six ONG européennes du réseau Banktrack engagent des consultants ayant accès à des bases de données financières pour déterminer où les banques de ces pays (France, Espagne, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et Belgique) prêtent de l’argent à des entreprises, ou gèrent ou commercialisent des produits financiers pour elles ou leurs clients :

« Nos consultants travaillent par thèmes : une semaine, ce sera les banques européennes finançant les agrocarburants en Amérique latine ; la semaine suivante, le financement d’activités nucléaires par des banques françaises. »

La Société Générale et la mine plus polluante du monde


Le résultat est parfois très choquant. Ainsi, on réalise que les trois grandes banques françaises présentes sur le site (BNP-Paribas, Société Générale et Crédit Agricole) ont des liens avec Textron, une entreprise américaine produisant des bombes à sous-munitions. La palme revient au Crédit Agricole, qui « détient ou gère pour compte de tiers des actions dans cette compagnie pour un montant de 9,83 millions de dollars ».

La Société Générale a « octroyé des prêts et émis des obligations » d’un montant proche pour Freeport McMoran, qui gère la mine la plus polluante du monde, en Indonésie. Quant à BNP-Paribas, elle a « émis des obligations et détient ou gère pour compte de tiers » environ... 260 millions de dollars chez Total, dont on connaît l’activité en Birmanie.

Comment réagissent les banques à ce déballage de leurs pratiques ? « En mars, elles s’étaient déjà engagées par rapport au fabricant de bombes à sous-munition, mais je n’ai pas de nouvelles », relate Yann Louvel.

Pour lui, tous les exemples publiés sur ce site montrent que « les banques n’ont pas de politique précise vis-à-vis de l’éthique de leurs investissements, et qu’elles peuvent se retrouver, volontairement ou non, dans ce genre de projets ».

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  • 27 réactions
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  • A déménagé le 13-9 2
    A déménagé le 13-9 2
    Poète disparu..
    • Posté à 12h07 le 08/11/2009
    • Internaute 81138
      Poète disparu..

    Ce n’est pas Sarkozy, qui parlait d’un capitalisme moral ?

    Malheureusement, cette situation n’est pas surprenante.
    Les banques veulent se faire un maximum de bénéfices et de profit.
    Plus encore avec la conjoncture actuelle. Le principe même du capitalisme.

    Alors l’éthique, elles ne s’en soucient pas vraiment... Du moment que nous ne sommes pas au courant....

    • pablico
      pablico répond à A déménagé le 13-9 2
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h11 le 08/11/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Si l’argent avait une âme, une conscience, une moralité, une étique, de la probité, des scrupules cela se saurait..

      • Zeki
        Zeki répond à pablico
        Curieux de tout
        • Posté à 10h03 le 09/11/2009
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Rien qu’un peu d’histoire permet de se rendre compte de l’importance des banques pour tous les régimes.
        De la crise financière de la révolution française à la révolution bolchevique en passant par la guerre russo-japonaise sans oublier les nazis TOUS dépendaient de transferts de fonds venant des banques.
        Plus récemment, les banques évitent de parler des prêts bancaires accordés à nos amis de l’époque, les talibans.

        En finançant les 2 forces en présences et en coupant les crédits d’un des 2 camps on peut faire émerger l’ordre de ce rentable chaos joyeusement organisé.

        PS : n’oublions pas que les USA sont sortis de la crise de 1929 avec un effort de guerre jamais abandonné. Conclusion...allons exporter la démocratie en Iran comme on l’a si bien fait en Afghanistan !

  • pima
    pima
    assis sur ses fesses
    • Posté à 12h13 le 08/11/2009
    • Internaute 39367
      assis sur ses fesses

    merci pour le lien !

  • Bête à part
    Bête à part
    parmi nous autres.
    • Posté à 12h16 le 08/11/2009
    • Internaute 504
      parmi nous autres.

    .

    .

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h41 le 08/11/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ « Quand on arrive sur le site Secretsbancaires.fr, on est accueilli par une page sombre et une musique anxiogène. » ]

    ¤ Quand on copule avec le Diable, ce dernier à généralement le dessus, et alors là - tant pis pour le bas peuple !

    * Le diable semble de plus en plus proléfique, et ses enfants sont partout !

    • citrouille
      citrouille répond à Yvon le Zébulon
      gerboulade permanente
      • Posté à 16h15 le 08/11/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      Tu peux lacher le pingouin, salopard ?

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à citrouille
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 18h41 le 09/11/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Je le lache s’il dit oui !

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h39 le 08/11/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Quand le lait « se » sauve, il serait hypocrite d’en rendre responsable la casserole.

    Dans la casserole des banques, il peut s’y calciner les pires brouets, ou s’y mijoter les meilleurs mets, tout dépend des cuisiniers et de leurs convives.

    - Si les Banques commettent des actions hors la loi, il faut les punir.
    - Si les actions malhonnêtes des banques sont légales, il faut punir les élus qui font les lois.

    On oublie trop souvent qu’il ne s’agit pas que d’un problème de consommateurs, c’est aussi le problème des citoyens :

    « J’ai toujours rejeté l’idée selon laquelle nous devrions forcément gaspiller les milliards de dollars du contribuable américain pour assurer la sécurité de notre pays », Lien lors d’une cérémonie à la Maison Blanche.

    Le secrétaire à la Défense Robert Gates a rendu hommage aux efforts de M. Obama pour mettre fin aux gaspillages du Pentagone.

    « Je voudrais souligner le fait que cette loi et ce budget ne sont qu’un commencement (...). Il faudra plusieurs budgets avant d’arriver là où nous voulons arriver », a-t-il déclaré.

  • cunégonde
    • Posté à 13h51 le 08/11/2009
    • Internaute 23400

    Et la Banque Postale (ma banque), elle investit dans quoi ?
    M’en vais vérifier sur ce si utile Banktrack...

    Et les assurances ?

    • citrouille
      citrouille répond à cunégonde
      gerboulade permanente
      • Posté à 16h24 le 08/11/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      La BP n’est pa sencore privatisée. Elle ne prête que pour les prêts immobiliers des particuliers.

      • cunégonde
        cunégonde répond à citrouille
        • Posté à 19h29 le 08/11/2009
        • Internaute 23400

        Ah oui, j’avais oublié qu’une banque publique ne peut prêter qu’aux particuliers, c’est pour ça que je ne l’ai pas trouvée sur le site !
        Bon, du coup je suis bien contente d’être dans une banque publique, je ne sais pas si les taux d’intérêts sont géniaux ou pas, mais ce qui est génial c’est qu’au moins mon argent ne contribue pas à la propérité de marchands d’armes ou autres joyeux drilles...

    • Neb13
      Neb13 répond à cunégonde
      jeune
      • Posté à 19h27 le 09/11/2009
      • Internaute 95523
        jeune

      La Banque Postale ne fait pas de financement de projet.

      En revanche, pour son activité de gestion d’actifs, elle a exclu de ses investissements tous les producteurs d’armes controversées, dont Textron.

      Ci-dessous le lien vers le site de sa filiale de gestion, La Banque Postale Asset Management (l’explication est en bas de la page) : Lien

      Rassurée ? ? ?

  • WarrantMarrant
    WarrantMarrant
    Trader Blogueur
    • Posté à 14h36 le 08/11/2009
    • Internaute 58823
      Trader Blogueur

    Ouf ! Ca me rassure ! Les banquiers, les vrais, sont toujours là !
    Merci de faire fructifier l’argent des actionnaires !

    L’éthique, ça se mesure au nombre de zéros ! ! ! ; -)

    Lien

  • boboétie
    • Posté à 15h14 le 08/11/2009
    • Internaute 2816

    The Box - Le jeu du Bouton - Button, button (Richard Matheson)...
    mais non, ce n’est pas la boîte de Pandore...
    C’est nous qui tuons, nolens volens, chaque jour le mandarin... ou plutôt le Biafrais...
    Ciel ! Sky ! Aurais-je appuyé sur le bouton sans m’en apercevoir ? Sucker ! Mais je reprendrais bien un peu de foie gras. Après tout, quand on a bien dressé sa conscience, elle nous baise en même temps qu’elle nous mord, non ? Merci, Nietzsche, merci les salopards en col blanc qui faites le sale boulot à ma place... mdr ( ?)

  • citrouille
    citrouille
    gerboulade permanente
    • Posté à 16h26 le 08/11/2009
    • Internaute 33365
      gerboulade permanente

    Et le bilan d’HSBC-qui-fait-de-la-pub-sur-Rue89, il est pas triste aussi.
    L’éthique, c’est pas à géométrie variable que pour le sbanques, me pour les sites d’info.

    En juillet 2005, HSBC a participé à hauteur de 85 millions d’euros à un crédit renouvelable de 7 ans de 3 milliards d’euros à EADS. EADS, le deuxième producteur d’armes en Europe, est impliqué dans la construction d’armes nucléaires.

    En juillet 2006, HSBC a participé à hauteur de 20 millions d’euros à un crédit renouvelable de 336,1 millions de dollars à Freeport McMoran et PT Freeport Indonesia, son unité opérationnelle en Indonésie.

    En mars 2007, HSBC a participé pour 34 millions d’euros à un crédit renouvelable de 1,1 milliard d’euros et pour 227 millions d’euros à un prêt de 7,5 millions d’euros à Freeport McMoran. Freeport relâche chaque jour 230 000 tonnes de déchets polluants dans la rivière locale. Des opposants de la mine sont également réprimés durement par les forces militaires locales employées par la compagnie. Le projet hydroélectrique HidroAysén est une co-entreprise entre les compagnies chiliennes Colbun et Endesa Chili.

    En août 2008, HSBC a participé à hauteur de 22 millions d’euros à un prêt de cinq ans d’un total de 267 millions d’euros à Colbun. Fin 2008, Endesa Chili avait une dette de long-terme en souffrance de 16 millions d’euros envers BNP Paribas. Le projet HidroAysén prévoit la construction de 5 centrales hydroélectriques avec des barrages qui déplaceront des familles, menaceront des espèces en danger d’extinction et
    bouleverseront les revenus traditionnels des communautés locales de Patagonie.

    En mars 2005, HSBC a participé à hauteur de 60 millions de dollars à un crédit renouvelable de cinq ans de 1,25 milliard d’euros pour Textron.

    En avril 2006 et en avril 2007, ce crédit renouvelable a été amendé. HSBC a participé pour 60 millions de dollars aux deux crédits amendés.

    En avril 2006, HSBC a participé à hauteur de 90 millions de dollars à un crédit de 1,75 milliard de dollars à Textron Financial Corporation, une filiale à 100% de Textron Inc.

    En avril 2007, HSBC a participé à hauteur de 90 millions d’euros à l’amendement de ce crédit. Textron produit des bombes à sous-munitions. Emissions d’actions

    En mars 2007, HSBC a émis 32 millions d’euros d’actions pour Freeport McMoran sur un total de 4,3 milliards d’euros.

    En avril 2009, Textron a émis des actions pour un montant de 217,4 millions de dollars. HSBC a souscrit à cette émission pour une somme de 7,7 millions de dollars.

    Emissions d’obligations
    En septembre 2005, EADS a lancé un programme « Euro Medium Term Note » (EMTN) de 3 milliards d’euros, en remplacement de celui de février 2003. Ce programme a permis à la compagnie d’émettre des obligations sur le marché des capitaux européen sur une base régulière et sans trop d’exigences réglementaires. HSBC est un des distributeurs sélectionnés pour ce programme.

    HSBC a été sélectionnée comme distributeur de billets de trésorerie. Ce programme d’émissions domestiques françaises de deux milliards d’euros permet à EADS d’émettre des obligations à court-terme avec une durée de
    remboursement de maximum un an sur le marché des capitaux français sur une base régulière et sans trop d’exigences réglementaires.

    En mars 2007, Freeport McMoran a émis des titres pour un montant de 4,5 milliards d’euros. HSBC y a participé à hauteur de 98 millions d’euros.

    En juin 2008, Suncor Energy a émis des obligations pour un montant de 1,3 milliard d’euros. HSBC en a émis pour 38,6 millions d’euros. Suncor Energy est l’une des plus importantes entreprises impliquées dans l’industrie des sables bitumineux au Canada. Le pétrole extrait des sables bitumineux a un impact
    désastreux sur l’environnement.

    Entre janvier 2007 et avril 2009, HSBC a souscrit six séries d’obligations pour Textron, d’une valeur de 255 millions, 125 millions, 50 millions, 275 millions, 300 millions et 540 millions de dollars . Deutsche Bank a souscrit à ces émissions pour respectivement 85 millions, 125 millions, 50 millions, 275
    millions, 100 millions et 14,625 millions de dollars respectivement.

    HSBC a été sélectionné comme distributeur du programme « Euro Medium Term » de Total. Grâce à ce programme, la compagnie peut régulièrement et facilement émettre des obligations sur le marché européen.

    Entre février 2006 et mai 2009, HSBC a organisé une série d’émissions d’obligations pour un total de 146, 100, 301, 62, 950 et 550 millions d’euros respectivement. HSBC en a
    elle-même émis pour respectivement 73, 33, 75, 31, 475 et 275 millions.
    Total est impliquée dans l’extraction de gaz dont les revenus soutiennent la junte birmane. La construction du gazoduc et des infrastructures environnantes a donné lieu à de sérieuses violations des droits humains.

    En mars 2009, HSBC a organisé une émission d’obligations pour Wal-Mart, de 1,06 milliard d’euros. HSBC en a levé pour 148,4 millions d’euros.

    Entre juin 2005 et janvier 2009, HSBC a levé cinq autres émissions d’obligation pour 65,6 ; 30,7 ; 25,3 ; 26,1 et 7,7 millions d’euros respectivement. La chaîne de supermarchés américaine Wal-Mart censure l’information sur les syndicats,
    licencie les membres ses employés syndiqués, et ferme même des magasins
    entiers pour stopper la syndicalisation de sa force de travail.

    Participations
    Dongfeng US$ 12,38
    EADS US$ 5,94
    Freeport McMoRan US$ 8,18
    Lundin Petroleum US$ 0,02
    PetroChina US$ 265,25
    Suncor Energy US$ 12,95
    Textron US$ 0,93
    Total S.A. US$ 477,25
    Vedanta Resources US$ 12,91
    Magasins Wal-Mart US$ 60,97

    Quel palmareès : Total, EADS, Wal-Mart, TEXTRON !

    LA TOTALE.Vive la pub !

  • CAUSTICUM
    CAUSTICUM
    désabusé de plus en plus ...
    • Posté à 16h16 le 08/11/2009
    • Internaute 29966
      désabusé de plus en plus ...

    Les banques se donnent bonne conscience en mettant à disposition, dans leur gamme de produits financiers, quelques produits dits « éthiques ».

    En général, ces produits sont mal connus, tant de la clientèle, que du personnel ; l’impression donnée est celle d’un saupoudrage, permettant de pouvoir dire que l’on est respectueux des bons principes.
    Les produits en question ne sont en effet que très peu mis en avant et plutôt « conservés bien au chaud », au cas où quelques clients ou associations en demanderaient.

    De là à penser que l’offre (entreprises respectueuses de l’éthique) ne permettrait pas de faire face à une forte demande des petits et gros investisseurs ...

  • freeman31
    freeman31
    citoyen attentif
    • Posté à 17h31 le 08/11/2009
    • Internaute 75449
      citoyen attentif

    Plus ce genre d’infos seront étalées sur la place publique et plus les banquiers seront obligés de faire attention à là où ils mettent leur argent.

  • 100 000 d entre nous
    100 000 d entre nous
    meurent de faim chaque jour
    • Posté à 18h51 le 08/11/2009
    • Internaute 95182
      meurent de faim chaque jour

    L’éthique des banques n’existe pas.
    Par contre les tics des banques, eux sont bien réels et sont provoqués par de nombreux zéros après un chiffre.

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 18h57 le 08/11/2009
    • Internaute 41511
      -

    Une banque doit posséder au minimum 8 % de fonds propres par rapport aux crédits qu’elle accorde.

    Aux Etats-Unis, les banques américaines respectent à peu près cette règle aujourd’hui (sauf Goldman Sachs) :

    Bank of America : 9 % de fonds propres.
    JPMorgan : 8,2 %.
    Citigroup : 7,5 %.
    Goldman Sachs : 6,4 %.

    En revanche, la banque Lehman Brothers ne respectait pas du tout cette règle. Juste avant de faire faillite, la banque Lehman Brothers était très en-dessous de ces 8 % de fonds propres minimum. Le 31 mai 2008, Lehman Brothers avait un ratio de seulement 4,1 %. Trois mois plus tard, Lehman Brothers faisait faillite.

    Et en France ?
    Les banques françaises respectent-elles cette règle des 8 % de fonds propres minimum ?
    Réponse : non. Même François Fillon vient de le dire :

    « François Fillon s’est dit samedi 7 novembre favorable au fait d’“imposer” aux banques de se doter de fonds propres pour faire face aux risques qu’elles prennent, lors d’un discours devant des représentants du Crédit agricole à Angers.
    “Les fonds propres, c’est l’auto-assurance que les banques souscrivent pour faire face aux difficultés”, a déclaré le Premier ministre, qui s’exprimait lors de l’inauguration d’un nouveau siège régional de la banque française. “J’ai entendu dire récemment qu’il fallait faire payer aux banques l’assurance que l’Etat leur procure en cas de crise, en les préservant de la faillite. Je préfère d’abord que l’on impose aux banques de se doter de fonds propres qui leur permettent de faire face à elles seules aux risques qu’elles prennent”, a-t-il poursuivi. »

    Fin de citation.

    Les banques françaises sont dans une situation encore plus catastrophique que les banques américaines. Les banques françaises n’ont pas assez de fonds propres. Aucune ne respecte la règle des 8 % de fonds propres minimum. Les banques françaises sont dans une situation très dangereuse car elles frôlent la faillite :

    Société Générale : 4,2 % de fonds propres.
    Crédit Agricole : 2,8 %.
    BNP : 2,5 %.

    Lisez cet article :

    Lien

    • Gorn
      Gorn répond à BA
      Geek farceur
      • Posté à 11h18 le 09/11/2009
      • Internaute 92890
        Geek farceur

      je ne connais pas ce mr chevallier mais sa méthode de calcul et ses chiffres me semblent étranges :

      méthode de calcul :
      les fonds propres réglementaires doivent représentes au moins 8% des risques de crédit+ risque de marché+risque opérationnel.

      (il s’agit du ratio cook qui a remplacé le ratio mc donnough).

      Voici des données qui semblent un peu plus fiable que celle d’un illustre inconnu (qui ne tient pas compte des pondérations appliquées selon qu’il s’agisse de créances d’états, d’entreprises ou autres :

      BNP Paribas : ratio de solvabilité de 7,8 % qui passera à 8,4 % après la souscription de 2,5 milliards d’actions de préférence par l’État, voire davantage avec la politique de réduction de ses engagements (au 31/12/08, source : TF1)

      Société Générale : ratio de solvabilité de 8,8% (au 31/12/08, source : Le Point)

      Crédit Agricole : ratio de solvabilité de 8,5% (en 2008)

      Caisses d’Epargne : ratio de solvabilité > 8,5% après le changement de statut qui lui permettrait de requalifier en fonds propres durs (core tier one) ses actions de préférence. CNCE confirme qu’elle convoquera à ce sujet une assemblée générale extraordinaire au premier trimestre, pour un effet rétroactif au 31 décembre 2008 (source : L’Agefi).

      Banques Populaires : ratio de solvabilité de 8,7% (juin 2008, source : Reuters)

  • lifka
    • Posté à 21h25 le 08/11/2009
    • Internaute 37623

    Ils ont découvert le fil à couper le beurre ! Si on épluchait les investissements et les clients de toutes les banques de par le monde, entre les entreprises financées et les comptes des dictateurs, il n’y en a pas une qui trouverait grâce.

    Et chacun y trouverait à boire et à manger, ce qui est scandale pour les uns ne l’étant pas forcément pour les autres et vice et versa......

    Et ce qu’une banque va dédaigner sous prétexte de morale sera vite repris par une autre qui fera son beurre dessus.

    Donc boycottons toutes les banques et revenons-en au bon vieux bas de laine sous le matelas. Au moins on saura à quoi sert notre argent.

  • eunix
    eunix
    Etudiant
    • Posté à 00h12 le 09/11/2009
    • Internaute 95404
      Etudiant

    Il revient à chacun d’entre nous de cautionner ou non ces pratiques !
    Certaines banques se refusent à de tels comportements et se soucient de l’éthique de leurs pratiques.

    Je n’en citerai que 2 : le Crédit Coopératif et la Nouvelle Économie Fraternelle.

    Amis journalistes d’Eco89, pourquoi pas un article sur le sujet de la finance solidaire ?

  • Sinouhé
    • Posté à 07h45 le 09/11/2009
    • Internaute 22732

    Vous êtes vraiment Parano les mecs...

    Quoi , les banques investiraient dans les armes de destructions massive, financeraient des programmes de contrôle mental, et participeraient à l’effondrement économique de tel ou tel pays.... ?
    Mais vous êtes dingue les mecs ....
    Quoi , la finance mondiale serait entre les mains d’un groupe de banquiers sanguinaires qui organisent les génocides , les guerres, les famines, les pandémies, les programmes de vaccinations avec des produits frelatés.
    Non alors là ce n’est pas possible . Vite ouvrons des camps pour exterminer les gens qui pensent cela vite...
    Quoi, un vaste plan de réduction massif de la population mondiale est en cours pour détruire tous les systèmes de fonctionnement des états et instauré la loi martiale... mais vous n’y pensez pas enfin...
    Allé allé pas d’Histoire à l’abattoir le bétail....

  • Sarro angel
    Sarro angel
    ARTISAN
    • Posté à 11h28 le 09/11/2009
    • Internaute 60004
      ARTISAN

    La preuve est faite « l’argent n’a pas d’odeur “.....

    Mais concernant les armes c’est vraiment un comble que des ‘ banques françaises soient associés à ce genre d’arme qui mutile de nombreux humains dans le monde...Là pour le coup il y a vraiment une sale odeure.....

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 23h56 le 09/11/2009
    • Internaute 41511
      -

    Ah, l’honnêteté des banquiers ...

    Le souci de la vérité chez les banquiers ...

    Résultats des « stress tests » pour les banques étatsuniennes : c’était du pipeau.

    Les grandes banques américaines auraient négocié avec les autorités les résultats de leurs « stress tests », tests de résistance à un approfondissement de la crise, affirme samedi 9 mai le Wall Street Journal sur son site internet.

    Rendu public jeudi 7 mai, ce bilan de santé des banques de Wall Street, sensé évaluer les montants des recapitalisations (auprès des marchés ou de l’Etat) que devront encore consentir les banques américaines pour surmonter la crise, avait de fait surpris par sa relative modestie.

    Il indiquait que les 19 plus grandes banques américaines pourraient encore perdre 600 milliards de dollars avant la fin 2010 si la récession s’approfondissait, et que pour surmonter ce scénario, 10 d’entre elles allaient devoir renforcer leur capital pour un total de 74,6 milliards de dollars.

    Alors que certains économistes tel Nouriel Roubini présentaient le système financier américain comme au bord de la faillite (Le Monde du samedi 9 mai 2009). Et que fin avril, le FMI avait affirmé que les banques américaines auraient besoin de 275 milliards de dollars de capitaux supplémentaires d’ici 2010, pour nettoyer leurs comptes.

    Selon le Wall Street Journal, qui cite des sources concordantes des banques et des autorités, le chiffre calculé à l’origine par la Réserve fédérale (Fed) était beaucoup plus élevé.

    Le quotidien des affaires indique qu’il était de « plus de 50 milliards de dollars » pour Bank of America, avant d’être réduit à 33,9 milliards, d’« environ 35 milliards de dollars » pour Citigroup, avant de chuter à 5,5 milliards, ou encore de 17,3 milliards de dollars pour Wells Fargo, montant ramené à 13,7 milliards.

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