Enquête 09/11/2009 à 11h28

Pourquoi le découvreur du De Vinci dérange les musées

Elinor Lalo | Rue89

En 2007, Peter Silverman repère un tableau, « La Belle Princesse », vendu par Christie’s comme une peinture allemande du XIXe siècle. Intuitif, il l’achète 20 000 dollars. Et commence une course aux indices pour déterminer quel peintre se cache véritablement derrière l’œuvre. C’est au laboratoire Lumiere Technology, à Paris, que l’acquéreur vient faire ses premières recherches. Il ne va pas être déçu.

Dans l’intimité la plus profonde de l’œuvre, au delà du visible

Pascal Cotte est un autodidacte. Avec seulement un bac en poche, il est aujourd’hui l’inventeur d’une caméra multispectrale capable de numériser un tableau avec une qualité macrophotographique de 240 millions de pixels jusqu’alors jamais atteinte, ultime solution de la numérisation picturale.

C’est Nicholas Turner, ancien conservateur de la collection des dessins de la Reine d’Angleterre, qui conseille à Peter Silverman de se rendre au laboratoire Lumiere Technology, afin de confirmer son intuition.

La numérisation du tableau dévoile son ADN. Puis les résultats sont mis à disposition des plus grands spécialistes de la Renaissance. Parmi eux, d’éminents vincistes, comme Martin Kemp, qui attribuent tour à tour le tableau au grand maître. En octobre 2009, la preuve ultime fait son apparition : l’empreinte de Leonard De Vinci, identique à celle relevée sur un tableau représentant Saint Jérôme signé par le maître.

Ainsi, en un peu plus de deux ans, le tableau est authentifié, lorsque des experts avaient mis plus de 90 ans pour « La Dame à l’Hermine ». (Voir la vidéo)

Lumiere Technology : une invention qui agace

Tableaux peints par une main gauche ou droite, restaurés ou non, cachant des repeints ou d’autres signatures. Rien n’échappe à la caméra de Cotte. Mais en bouleversant l’histoire de l’art, cette invention semble déranger. De nombreux experts reprochent même à la caméra de faire le travail à leur place. Idée que rejette Jean Penicaut, président de Lumiere Technology :

« Nous ne sommes pas historiens de l’art, et ne sommes pas là pour faire le travail des experts. Tout ce que nous voulons, c’est leur permettre de chercher la Vérité par le biais d’une nouvelle technologie. Après tout, le premier réflexe d’un expert est de prendre une loupe. Notre caméra leur permet d’aller voir des choses invisibles à l’œil nu, et ce, sans prélever le moindre pigment du tableau. »

Selon Jean Penicaut, le Laboratoire des musées de France (C2RMF), en finançant en partie la caméra dans le cadre d’un projet européen -au cours duquel Pascal Cotte a numérisé la Joconde-, espérait jouir de cette invention à titre exclusif, estimant qu’elle lui revenait de fait. Impensable pour Lumiere Technology, dont l’ambition reste de créer « un google art » en numérisant les tableaux des musées du monde entier, pour créer une base de données numériques ouverte à tous :

« Laisser le prototype de notre caméra au C2RMF condamnait la vocation universelle de notre invention. »

Est-ce là l’origine du malaise entre le laboratoire d’Etat et la start-up naissante ? Penicaut refuse de le croire. Pourtant, « le soutien du C2RMF nous permettrait une reconnaissance nationale bien plus rapide ». Ainsi, alors que les musées d’Amsterdam et de Chicago ont accepté que Pascal Cotte numérise leur version de « La Chambre de Van Gogh à Arles », le musée d’Orsay s’y oppose, expliquant :

« Le musée d’Orsay n’a pas souhaité confier l’étude de “La Chambre de Van Gogh à Arles” à l’entreprise Lumière Technology. L’étude de ce tableau a été menée par le laboratoire des musées de France (le C2RMF). »

Contacté par Rue89, le C2RMF ne veut pas se prononcer sur le sujet. Silence radio également du côté du Louvre, après de nombreuses relances. Le statut juridique encore mal défini du pixel généré par cette science multispectrale justifierait-il cette réticence à faire appel à cette nouvelle technologie ?

En attendant, certains musées régionaux ouvrent leurs portes à la caméra révolutionnaire. Et d’éminents restaurateurs, spécialistes et historiens de l’art prônent à leur tour l’utilisation systématique de la numérisation spectrale. Comme de nombreux musées internationaux : la National Gallery à Londres, le Rijksmuseum et le Musée Van Gogh d’Amsterdam, les Musées royaux de Belgique...

Quant à « La Belle Princesse », le tableau de Peter Silverman, elle serait, grace à Lumiere Technology, la treizième oeuvre attribuée à Léonard de Vinci. Une telle découverte ne s’était pas produite depuis plus de 100 ans. Elle est aujourd’hui estimée à plus de 150 millions de dollars.

Aller plus loin
  • 39206 visites
  • 52 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • El doctor
    El doctor
    Citoyen errant
    • Posté à 12h14 le 09/11/2009
    • Internaute 67679
      Citoyen errant

    C’est intéressant la richesse de toute cette histoire contenu dans un tableau.

    Les images liés aux nouvelles technologies sont de ce point de vue vraiment pauvres. Si elles posent elles aussi des problèmes de conservation elles ne se chargent pas la poussière de l’histoire ni de l’ADN de celui qui les a crées.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à El doctor
      diptère
      • Posté à 13h02 le 09/11/2009
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Toujours intéressant en effet de nous parler de tableau. Je m’interroge pourtant sur l’efficacité de cette caméra sachant que jamais un tableau ne se peignait autrefois par une seule personne, mais par un atelier.
      z
      z

      • Elinor Lalo
        Elinor Lalo répond à La mouche du coche-
        Auteur(e) de l'article Rue89
        • Posté à 13h56 le 09/11/2009
        • Internaute 93359
          Rue89

        Bonjour,

        Le tableau a été examiné par le Professeur Geddo en juin 2008, spécialiste de l’atelier de Leonard de Vinci. Il affirme que c’est bien la main du maître et non des élèves.

         
        • La mouche du coche-
          La mouche du coche- répond à Elinor Lalo
          diptère
          • Posté à 14h32 le 09/11/2009
          • Internaute 45466
            diptère

          z
          z
          Dans le cas de ce tableau qui est de petite dimension, c’est possible. Mon commentaire était plus général, et s’adressait naturellement à la majorité des compositions anciennes. Le choix des thèmes, de la composition, des couleurs, des personnages, des fonds, etc., rien n’était fait tout seul comme aujourd’hui.
          Et c’est pourquoi les tableaux anciens sont si beaux, et les nôtres si laids.

          cordialement
          z
          z

        • milou83
          milou83 répond à Elinor Lalo
          neant
          • Posté à 10h32 le 10/11/2009
          • Internaute 69244
            neant

          si j’ai bien compris ,ce tableau a ete vendu part christies,le faisant passé pour une oeuvre debut XIXeme.
          bravo aux experts de christies qui confondent le XIXeme ,et le XVeme siecles. le vendeur qui a recupérer 20000 $ ,doit etre content, a moin qui se soit fait rouler !

          • Elinor Lalo
            Elinor Lalo répond à milou83
            Auteur(e) de l'article Rue89
            • Posté à 13h33 le 10/11/2009
            • Internaute 93359
              Rue89

            Il est beaucoup plus facile pour des experts de déceler un « faux » que l’inverse.
            Il semblerait que la restauration de La Belle Princesse (bien après le XVème siècle) soit à l’origine de la méprise des experts de Christie’s.

            Mais la caméra de pascal Cotte ayant la capacité de distinguer les pigments d’origine de ceux utilisés pour la restauration, dès lors cela ne faisait plus aucun doute.

            E.L

            • milou83
              milou83 répond à Elinor Lalo
              neant
              • Posté à 14h01 le 10/11/2009
              • Internaute 69244
                neant

              oui ,mais savez vous combien coute une expertise scientifique d’une oeuvre ,je me suis renseigner dans les annee 90.
              au minimum a l’epoque 60000 milles francs (10000euros), alors comprenez bien que cela n’est pas pour tout le monde ,(surtout quand il s’agit de l’art moderne ,primaire ) ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

        4 autres commentaires
  • pikasso02
    • Posté à 12h47 le 09/11/2009
    • Internaute 10134

    Cet article est très passionnant. Découvrir un nouveau tableau de Léonard ne devrait pas laisser indifférent les amateurs d’art. Encore merci

  • ysengrimus
    • Posté à 12h47 le 09/11/2009
    • Internaute 12674

    Je suis POUR cette caméra. C’est une question de gnoséologie élémentaire. Tout ce qui aide à savoir plus et mieux se vaut magistralement. Le reste n’est que grenouillages mesquins et tergiversations d’arrière-garde.
    Paul Laurendeau

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à ysengrimus
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 13h03 le 09/11/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      « grenouillages mesquins et tergiversations »

      Sans oublier le fric que certains musés risque de perdre si leurs croutes sont démasqués ! Car il y en a à la pelle.
      Des faussaires connus en ont fait et n’ont jamais voulu dire ce qu’ils avaient peint.

  • Cataphractaire
    Cataphractaire
    Keodedour ar bed
    • Posté à 12h52 le 09/11/2009
    • Internaute 58787
      Keodedour ar bed

    Cet article manque un point de vue majeur : une critique faite par un historien de l’art.
    Sans ça, cet écrit demeure banal et n’apporte pratiquement rien de nouveau.

    • Blackhawk
      • Posté à 14h28 le 09/11/2009
      • Internaute 48430

      Qu’apporterait une critique faite par un historien de l’art ?

      On numérise un tableau, plus besoin de passer par la case commissions/ invention d’une expertise bidon.

      Les experts ne se trompent jamais, y a que les tableaux qui changent d’auteur. cf Rembrandt.^^

      • Anonyme répond à Blackhawk

        hé hé, encore un nouveau croyant de la numérisation à tout crin..

        Plus un peintre est grand, plus il s’éloigne de son tableau pour le peindre. Plus ses exégètes sont petits, plus ils se désespèrent de ne jamais en approcher assez.

         
        • adrienl
          adrienl
          researcher
          • Posté à 18h30 le 09/11/2009
          • Internaute 42640
            researcher

          Merci de parler de cette technologie extraordinaire,
          je pense que les personnes qui critiquent ici la « croyance »
          au numérique ne se rendent absolument pas compte
          du fait de ce que cette caméra a de nouveau et de
          superbe.
          Il serait intéressant d’approfondir avec un second article
          en montrant par exemple les étapes de la restauration virtuelle
          de la « dame à l’hermine » - et en mettant quelques détails en
          haute résolution du travail du peintre, afin de se rendre
          compte de la capacité de l’appareil.
          Je suis moi-même peintre et je trouve que cet outil est
          vraiment... Rendez-vous compte ! Si chacun peut se procurer
          des images haute résolution des tableaux des grands musées,
          pour pas cher ou gratuitement, alors ça nous changera des
          anciennes diapositives et des actuels diaporamas numériques (encore bien pires que les premiers !).
          Voir le travail d’un peintre de près, notamment d’un tel peintre -
          mais il n’est pas le seul - ça n’intéresse pas que les historiens,
          et pourtant, jusqu’alors seuls les historiens sont munis de documents dont la qualité est comparable. Les artistes, surtout les jeunes qui sont en train d’inventer leur pratique, pourraient enfin bénéficier d’une base de données technique fiable, et comprendre à leur manière les histoires cachées dans les peintures, les histoire de mains, traits, points et pinceaux.
          A long terme, cette machine et son projet de numérisation massive est une révolution pour l’art !

          • Anonyme répond à adrienl

            Je vais vous la faire court, l’étudiant : c’est pas parce qu’on s’approche qu’on « voit » mieux.

            • Les Grands Champs
              Les Grands Champs
              Retraité, le doigt là où ça (...)
              • Posté à 22h40 le 09/11/2009
              • Internaute 61722
                Retraité, le doigt là où ça (...)

              Vrai, mais savoir comment à été fait un tableau PEU apporter des informations à ceux qui sont de la partie.
              Les autres... ils critiquent, comme d’hab.

              • pikasso02
                • Posté à 11h21 le 10/11/2009
                • Internaute 10134

                Bonjour
                « Savoir comment a été fait un tableau PEU apporter des informations... », pas seulement que des informations, mais des « certitudes nouvelles » sur la façon de procéder, ce qui est différent. Et pas seulement à ceux qui sont de la partie mais au public, à tous ceux qui ont deux yeux et l’esprit ouvert ; ce qui n’est pas hélas le cas. Critiquer c’est essentiel ! Mais refuser de critiquer, appuyer simplement sur une touche de clavier pour donner son avis, sur une thèse que j’essaie de faire connaître, je serais curieux de connaître votre avis.

            • adrienl
              adrienl
              researcher
              • Posté à 04h00 le 10/11/2009
              • Internaute 42640
                researcher

              alors moi je vous ferai peut-être long ?

              Je pense et ce sans prétention particulière que depuis un peu plus de 10 ans que je suis étudiant dans ce domaine, j’ai pu former mes yeux. Bien que chaque nouvelle expérience de recherche sur la couleur et les contrastes me surprend toujours.

              Il n’empêche que je trouve toujours très instructif de s’approcher, de très près, des tableaux. Que ceux-ci soient de Cézanne ou du Titien, Wahrol, etc. etc. etc.

              Si vous ne regardez que les tableaux de loin, c’est peut-être que nous ne nous intéressons pas aux mêmes choses. En ce qui me concerne, j’aime les allers et retours. Il est vrai qu’il peut sembler vain de s’approcher trop près d’un Kandinsky par exemple, quoi que l’on puisse toujours y découvrir quelque chose. Pour un Boccioni il me semble que c’est très utile. Il ’y a pas « une » manière de regarder les oeuvres, je me permets de vous l’affirmer qui que vous soyez, l’affirmation contraire n’est que dogme. Et Barnett Newman ? n’avait-il pas tout fait pour que l’on ne puisse pas s’éloigner de ses toiles ?

              Mais la discussion part d’un faux problème, et vous êtes en cause : on ne parle pas ici de s’approcher, mais bien de zoomer, ce qui est très différent, on est pas devant des peintures, mais des documents.

              Au revoir monsieur le ministre.

              • Anonyme répond à adrienl

                Allez, l’étudiant, sort un petit peu de tes généralités, et dis-nous en quoi il est tellement vain de s’approcher de trop près d’un Kandinsky à l’inverse d’un Boccioni. Montre un peu ce que tu as dans le ventre, on va se marrer, et sois gentil, ne te contente pas de régurgiter tes cours à la mors-moi-le-noeud, faudrait que ça vienne de toi, ça serait mieux.
                Pour ne prendre qu’un exemple, plus le temps a passé, plus Titien, que tu cites, a peint de loin, avec des brosses fixées sur de longs manches.
                A trop s’approcher, tu verras quoi ? Un brouillard lumineux. Trop lumineux pour toi, sans doute et tes gratteurs de chiures de mouches.
                Enfin demande toi pourquoi un peintre, quand il peint, ferme à demi les yeux.
                La peinture se meurt de tous ses glosateurs qui, faute de la « recevoir », ne songent que à la décortiquer.

                Puisse ce démembrement te donner de l’importance, mon biquet.

                • Oodini
                  • Posté à 15h03 le 10/11/2009
                  • Internaute 30418

                  > Pour ne prendre qu’un exemple, plus le temps a passé,
                  > plus Titien, que tu cites, a peint de loin, avec des brosses
                  > fixées sur de longs manches.

                  Rien à voir avec une éventuelle hypermétropie surgissant très souvent avec l’âge, je suppose ?

        • Blackhawk
          • Posté à 18h49 le 09/11/2009
          • Internaute 48430

          « Plus un peintre est grand, plus il s’éloigne de son tableau pour le peindre »

          Justement, il y a de plus en plus de problème de longueur de pinceaux.

          • milou83
            milou83 répond à Blackhawk
            neant
            • Posté à 21h11 le 10/11/2009
            • Internaute 69244
              neant

            ce n’est plus un probleme de pinceaux.
            maintenant ,il y a « un veau dans du formol » qui a ete vendu,13 millions d’euros, bientot ,il faudrat ,une personalité morte dans du formol.chez pas ,on pourraient mettre jesus
            meme jean paul 2 a ecrit que juda n’irait pas en enfer ! ? ! ! ! ! ! !

        9 autres commentaires
  • Sissi des bois
    • Posté à 12h52 le 09/11/2009
    • Internaute 53905
      ...

    L’art absolu n’existe pas visiblement. Ce tableau gagne $149.920.000 rien qu’en passant de auteur inconnu à De Vinci. Du coup, une croute quelconque devient un chef-d’oeuvre.

    Et puis si la caméra qui permet de voir l’empreinte est unique, méfiance, un coup de pochoir photoshop à 150 millions c’est vite arrivé.

    • ysengrimus
      • Posté à 12h56 le 09/11/2009
      • Internaute 12674

      Cette tendance photoshopesque est bien dans l’air du temps.

      Lien

      Mais, prudence, faussaires ! Le temps de la retouche photo approche de sa fin. Je ne me risquerais pas à la jouer omme cela sur un tableau...
      Paul Laurendeau

      • adrienl
        adrienl répond à ysengrimus
        researcher
        • Posté à 05h01 le 10/11/2009
        • Internaute 42640
          researcher

        « Le temps de la retouche photo approche de sa fin. »

        ah bon ?

    • theshadedcucumber
      theshadedcucumber répond à Sissi des bois
      justicier potager
      • Posté à 14h54 le 09/11/2009
      • Internaute 93575
        justicier potager

      Votre premier point est très intéressant ! En effet, il pose la question de l’art et de sa reconnaissance. Un même tableau peint par un inconnu ou par une « star » de l’art n’obtiendra pas la même reconnaissance. J’irais même plus loin : un tableau de réalisation exceptionnelle mais par un inconnu, aura moins de valeur qu’un tableau quelconque d’un grand maître.

      Cela dit, il faut nuancer. Dans le cas de LdV, on touche au suprême. Il n’y a qu’une petite poignée d’artistes qui peuvent donner à leurs oeuvres un tel attrait. Avec LdV, ce n’est pas un tableau que l’on achète, ou que l’on admire, c’est un peu de l’artiste lui-même, entré dans l’imaginaire collectif comme l’un des plus grands artiste et « savant » de l’histoire.

  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 13h08 le 09/11/2009
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    ça me rappelle l’histoire du gars qui avait mis à jour une faille de sécurité sur la carte bleue.
    Et qui a été poursuivi par les banques.
    Dans le cas de Pascal Cotte il va se faire des ennemis mais dans l’autre camp...

    Bon ,Lucette faut qu’on refourgue nos trucs aux Puces de Clignancourt et fissa ! ! !

  • theshadedcucumber
    theshadedcucumber
    justicier potager
    • Posté à 14h46 le 09/11/2009
    • Internaute 93575
      justicier potager

    Au-delà de l’intérêt artistique de cette découverte, je note le jackpot potentiel de cet amateur éclairé : un tableau acheté 20 000 euros, et qui en vaut 150 millions 2 ans plus tard ! Les chiffres sont étourdissants !

  • Tulapi
    • Posté à 14h52 le 09/11/2009
    • Internaute 867

    Franchement, à lire cet article, il manque un point de vue extérieur à la société Lumière Technology. Quand on n’a pas de contradicteur, c’est facile de se présenter comme le petit Poucet, David contre Goliath, etc. Même si ce genre d’histoires nous brossent dans le sens du poil, il faut savoir si c’est vraiment le cas.

    Ainsi, on a l’impression qu’il y a un conflit juridique ou financier entre le C2RMF et Lumière Technology, sur lequel on aimerait en savoir plus. (Le prototype est-il trop cher ? Et-il adapté à toutes les situations ? Quelles sont les autres caméras existantes ?)

    Par ailleurs, ça fait pas mal d’années que j’entends parler d’images multispectrales des oeuvres d’art, y compris dans les publications du C2RMF (qui est un labo de recherche scientifique, autant que je sache). Peut-être que certains historiens d’art déplorent la part trop grande apportée à la technique, mais je ne crois pas que ce soit le cas de ce genre de labos.

  • zelectron
    • Posté à 14h58 le 09/11/2009
    • Internaute 12718

    Ce n’est pas la première ni la dernière fois que des escrocs imbus de leurs prérogatives usurpées sous couvert d’état s’approprient une découverte privée quand ce n’est pas plus.

    • Mimi Pinson
      Mimi Pinson répond à zelectron
      retraitée
      • Posté à 21h03 le 09/11/2009
      • Internaute 93753
        retraitée

      oui, et ce sont souvent les institutions les plus respectables qui détroussent et dépouillent !

  • pikasso02
    • Posté à 15h50 le 09/11/2009
    • Internaute 10134

    De quoi s’agit-il ? De rendre à César ce qui appartient à César. Si la technologie le permet, tant mieux. Qui irait contre cela ? Ma thèse sur Picasso n’est rien d’autre. Donner à voir à tous, la peinture de Cézanne : « Madame Cézanne dans un fauteuil rouge » qui est présente dans la majorité des oeuvres de Picasso. Rendre à l’histoire de l’art ce que les artistes nous ont caché. La technologie peut nous parler de l’invisible présent dans la matière picturale. Notre oeil peut parfois découvrir des secrets gardés secrets par les artistes. Pourquoi ne devrais-je pas insister pour que cette découverte soit connue ? Ce n’est tout de même pas rien ! Picasso qui à l’aide des signes présents dans une peinture de Cézanne réalisa des centaines d’oeuvres. Sans cette peinture « modèle » ou « structure », il n’aurait pas réalisé grand chose. Pascal Cotte a droit à la parole pour un Léonard. Que des spécialistes curieux de processus créatifs jettent au moins un oeil sur ce que je propose. Je suis sûr et certain de ce que j’avance.
    Je tiens à laisser des traces car ce que j’ai trouvé ; qui sera obligatoirement un jour connu et admis.

  • simon5o5
    • Posté à 15h51 le 09/11/2009
    • Internaute 6213

    Je ne comprends pas la pertinence du défilement de ce diaporama-portofolio : Est-ce pour nous montrer le logo du laboratoire ? (de plus cela saute dans tous les sens sans logique apparente et cela semble incontrolable ; L’article parle d’une vidéo : Où est-elle ?) Enfin ,saluons l’artiste Vinci qui décroche toujours régulièrement quelques couvertures médiatiques cinq siècles après son trépas !

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à simon5o5
      Bonne
      • Posté à 19h24 le 09/11/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      Un peu comme « l’autre “de Palestine
      qui il y a plus de 2000 ans chassait les marchands
      du temple .
      Rien de nouveaux mes amis .
      Nous vivons avec des artistes _Tant lieux _

      ‘L’art ne décrit pas le visible,
      Il rend visible ...

      Paul Klee .1867_1940 .

    • Elinor Lalo
      Elinor Lalo répond à simon5o5
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 12h35 le 10/11/2009
      • Internaute 93359
        Rue89

      Bonjour,

      Le maniement de ce diaporama n’est pas des plus simples je vous l’accorde.

      Toutefois, il vous permet d’apprécier le tableau dans ses moindres détails.
      Vous pourrez voir par exemple, l’empreinte de Leonard de Vinci en haut à gauche.
      Vous pourrez également déceler dans l’ombre de la princesse le travail d’un gaucher (comme l’était LdV) trahi par le mouvement des traits.
      Vous pourrez tout simplement rentrer dans l’intimité d’une oeuvre comme jamais.

      Je vous invite à vous rendre sur le site de Lumiere Technology où vous trouverez de nombreuses vidéos de numérisation, ainsi que des commentaires d’experts, expliquant tour à tour pourquoi c’est un LdV.

      Cordialement,

      E.L

      • simon5o5
        simon5o5 répond à Elinor Lalo
        • Posté à 18h29 le 10/11/2009
        • Internaute 6213

        Vous faites preuve de bonne volonté : ça mérite d’être souligné & encouragé . Merci Salutations

  • depassage102
    depassage102
    mieux !
    • Posté à 20h45 le 09/11/2009
    • Internaute 58299
      mieux !

    Hihihi, j’ai hâte de voir la réaction du Musée Van Gogh !

    Quand on sait que cette brave institution, qui s’est arrogé le droit exclusif d’authentification du Maître, refuse même ne serait-ce que de voir les nouvelles toiles dont tous les experts pensent qu’elles sont authentiques par simple mauvaise foi mercantile (’faut pas augmenter le stock, ça le déprécie...), ils n’ont pas finir d’avoir mal au fondement...

  • Mimi Pinson
    Mimi Pinson
    retraitée
    • Posté à 21h00 le 09/11/2009
    • Internaute 93753
      retraitée

    Attention à tous les chefs-d’oeuvre qui seront détectés comme des « faux » par la caméra magique.

    • pikasso02
      pikasso02 répond à Mimi Pinson
      • Posté à 12h03 le 10/11/2009
      • Internaute 10134

      Un chef-d’oeuvre reste un chef-d’oeuvre. Si « L’Homme au casque d’or » n’a pas été peint par Rembrandt, comme la technologie l’a démontré, cela n’enlève rien à sa valeur visuelle. Ce peintre qui l’a peint avait bien retenu la leçon du maître. Je dis donc non à votre « Attention ». Bonne journée.

  • richy
    • Posté à 08h16 le 10/11/2009
    • Internaute 38388

    on va voir dans nos collections des faux qui vont apparaitre ! ! alors pas de risques ! NON A LA CAMERA ! !

    • pikasso02
      pikasso02 répond à richy
      • Posté à 12h12 le 10/11/2009
      • Internaute 10134

      Au contraire, vive les appareils objectifs. Vive la caméra. L’histoire de l’art y gagnera. Les faux pourront être vendus. Et les musées gagneront de la place pour exposer des peintres authentiques actuellement au sous-sol. Quand un peintre plait à un plasticien il lui arrive de lui emprunter son style. Dans le temps, cela ne mène à rien celui qui persiste dans cette démarche.

  • aimable
    aimable
    plasticien
    • Posté à 08h28 le 10/11/2009
    • Internaute 70198
      plasticien

    Etonnant, sur l’oeuvre par elle même, no commentaires, pas un mot sur sa qualité, sur sa sensibilité, sur, etc..., que de trivialles appréciations scientifico-mercantiles, de débats d’ enc..... de mouches.
    Imagine là haut l’artiste sur son nuage ( les artistes sont toujours là haut au paradis, après pour nombre d’entre-eux, avoir ici-bàs vécue l’enfer), donc sur son nuage en train de se marrer à l’écoute et à la lecture de nos palabres sur son oeuvre. Franche rigolade !
    Pareil que si pour te dégoter l’homme ou la femme de ta vie, avant d’en connaître toute la sensibilité tout l’amour, tout se que représente d’idéal pour toi cet AMOUR, tu lui faisais passer un teste ADN, un coup d’IRM, toutes les analyses possibles et imaginables,y compris une enquête sur 24 générations de son arbre généalogique
    En conclusion camarade, où est l’amour de l’art dans ce propos, où est la valeur picturale de l’oeuvre... où est l’humain ( à ne pas confondre avec l’auteur)
    Belle journée à tous
     ;

    • adrienl
      adrienl répond à aimable
      researcher
      • Posté à 09h40 le 10/11/2009
      • Internaute 42640
        researcher

      oui, ce n’est pas un article sur l’oeuvre.
      Ce qui me fascine là dedans, c’est qu’on transforme
      les peintures en documents, mais pas des documents
      « pourris ».
      L’effet, qui est l’effacement total de l’oeuvre en question
      est immédiat, et cet article en est une « preuve ».
      Je reste tout de même complètement fasciné, un peu
      comme quand on regarde au microscope...
      « Lire » l’oeuvre c’est très différent du fait de l’apprécier, de
      prendre le temps d’y porter son goût, de la contempler.

      • pikasso02
        pikasso02 répond à adrienl
        • Posté à 11h42 le 10/11/2009
        • Internaute 10134

        Pourquoi savoir lire une oeuvre pourrait-il nuire au fait de l’apprécier ? Pour apprécier un roman, encore faut-il avoir appris à lire. Hélas, on ne se refait pas. Pas vrai ?

    • pikasso02
      pikasso02 répond à aimable
      • Posté à 11h48 le 10/11/2009
      • Internaute 10134

      Cher plasticien, il faudrait lire le titre et le contenu de cet article avant de vous lancer dans des propos qui n’ont rien à voir avec le fait de « rendre à César ce qui appartient à César ».

    • Keldan
      Keldan répond à aimable
      Now future & karpe diem
      • Posté à 18h06 le 10/11/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Pour dire quoi ?
      C’est juste un tableau sans rien de remarquable : une meuf de profil avec une coupe un peu chelou et des fringues qui même aujourd’hui seraient normaux.
      En clair, y’a rien, c’est vide, ça n’a presque pas d’intérêt.

      De toutes manières, j’ai jamais compris pourquoi les gens se masturbent devant De Vinci. C’est joli et bien fait, mais y’a rien de remarquable. Quand je vois tous ces touristes en extase devant la Joconde mais qui regardent à peine le vrai tableau juste en face, les Noces de Cana, je comprends vraiment pas.
      Dit de manière plus diplomatique, je comprends que je n’ai pas comment on peut préférer un tableau avec juste un buste de gonzesse et zapper un truc qui est remplit de détails...

      Accessoirement, la femme de ta vie (ou la mienne) subit un test ADN : on estime à l’oeil nu sa santé, sa beauté, ses difformités et autres trucs purement génétiques.
      Et si 24 générations ne sont pas nécessaires, il faut toujours rencontrer sa belle-mère, afin de savoir à quoi ressemblera sa meuf une fois vieille.
      Mais ça faut pas le dire, ça fait pas romantique : D

  • Jezabel
    Jezabel
    Professeur d'Anglais/ (...)
    • Posté à 11h06 le 10/11/2009
    • Expert 64289
      Professeur d'Anglais/ (...)

    Je suis tout à fait pour cette caméra.

    Aujourd’hui, l’art (je parle de toiles, de tableaux etc) n’est accessible qu’en allant au musée, aux expos etc... En dépensant de l’argent. Et on ne peut même pas l’avoir près de soi le soir pour approfondir son admiration. Bien sûr, on retrouve des reproductions mais impossible d’admirer le vrai, le naturel sauf si l’on se déplace et tout ne se trouve pas au Louvre ou au musée d’Orsay !

    On peut comprendre que les passionnés de peinture soient enthousiastes quant à cette caméra qui a pour vocation de créer un « google art »... Il me semble plus que naturelle et normale qu’à notre époque, l’art, qui peut être numérisé, soit rendu accessible aux nombreuses personnes qui ne pourraient autrement admirer un tableau sans parcourir les sept océans.

    Comparons avec les amoureux de la littérature qui eux, n’ont pas ce souci. Il ne faut pas avoir un manuscrit de Shakespeare en main pour en comprendre la beauté de ses mots ... Un exemplaire autre que l’original peut suffire.

    Or, l’art aujourd’hui reste inaccessible au plus grand nombre. Combien de personnes ont la chance d’admirer un tableau d’un maître en vivant ailleurs qu’aux endroits où se situent les musées ?
    Combien de personnes ont été inspirées par l’art plus que par la littérature ? Je ne parle pas que de la France, je parle aussi d’autres pays, d’autres continents, des îles…

    Et si aujourd’hui, un p’tit génie nous propose une caméra qui peut numériser avec une capacité plus que meilleure, pourquoi refuser ? Qui plus est, si son but est de rendre les tableaux visibles au plus grand nombre ?

    Aujourd’hui encore, l’art demeure très pompeux, très sectaire. On ne peut pas parler d’un tableau que l’on aurait apprécié en ne citant que sa beauté telle qu’on l’a ressentie sans qu’un étudiant en art se la ramène avec des comparaisons avec d’autres peintres morts et Freud. Oui, Freud. Sauf que tout le monde peut connaître Freud mais pas tous les tableaux d’anciens maîtres… Vous me suivez ?

    Si cette caméra est la démocratisation de l’art, alors, démocratisons.

  • pikasso02
    • Posté à 11h30 le 10/11/2009
    • Internaute 10134

    « Pourquoi les découvreurs dérangent les musées » , c’est bien de cela qu’il est question, sauf erreur. Je voudrais compléter ce titre légérement différent du mien calqué sur Rue89. Il n’y a pas que les musées que les découvreurs dérangent. LE PUBLIC lui aussi n’en a que faire. Je ne comprends pas cette attitude. Je tenais à vous le dire.

  • touk
    touk
    Retraité
    • Posté à 11h42 le 10/11/2009
    • Internaute 24844
      Retraité

    cette caméra pourra t’elle trouver notre adn sans prélèvement ?
    trop bien !

  • Aller à la page
  • 1
  • 2