Enquete 07/11/2009 à 11h24

BTP : timide rapport du Sénat sur le magot des caisses de congé

David Servenay | Ex-Rue89


L’escalier d’une grue de chantier (Mister Fahrenheit/Flickr)

Rien n’arrêtera le mouvement : les vacances des ouvriers du BTP sont toujours dans l’impasse. Cette fois-ci, le Sénat se penche sur le système dans un rapport astucieusement nommé « Pour une gestion transparente des caisses de congés payés du bâtiment et des travaux publics ». Retour sur un scandale révélé par Eco89.

Le sénateur (centriste) Jean Arthuis avait soulevé un coin du voile en juin : le BTP cache un trésor de 777 millions d’euros. Le voici qui s’implique un peu plus dans la dénonciation des turpitudes de l’Union des caisses de France (UCF), sorte de holding de tête des caisses de congés payés du BTP. Avec un titre choc, à lire en creux.

Un système chroniquement bénéficiaire

Résumons : depuis 1937, les ouvriers du bâtiment touchent leurs congés payés de l’une des 32 caisses, créés en théorie pour protéger leurs intérêts matériels. Dans les faits, la Fédération française du bâtiment (FFB) tient solidement les rênes de ce système : 6 milliards d’euros collectés pour 1,6 millions de salariés, le tout placé pendant un an pour générer des intérêts...

Résultats : des réserves énormes, évaluées à 749 millions d’euros le 31 mars 2009. L’entreprise, qui fait vivre 920 salariés, est florissante. Chroniquement bénéficiaire sur ses derniers exercices (lire page 14 du rapport) :

  • 2007-2008 101 990 milliers d’euros de résultat net (selon l’UCF)
  • 2006-2007 147 734
  • 2005-2006 73 767
  • 2004-2005 30 260
  • 2003-2004 54 086

Le dernier exercice (2007-2008) a été particulièrement excédentaire, grâce notamment au produit des placements financiers :

« En 2008, le résultat financier s’est élevé à 133 millions d’euros. Selon les responsables des caisses, la suppression d’une telle ressource, qui ne pourrait être compensée par la seule réduction des coûts de gestion dont le montant s’établit à 96,3 millions d’euros, conduirait à relever mécaniquement les taux de cotisation. »

Or, de manière assez byzantine, certaines caisses ont commencé à rendre les surplus d’excédents. Ainsi, la caisse d’Evreux a rendu 3 millions d’euros en 2008, tout en baissant son taux de cotisation de 0,4%.

Un magot qui suscite des convoitises

C’est aussi une excellente affaire pour les organisations patronales, seules à siéger dans les conseils d’administration de ces associations, seules aussi à avoir une vue exacte sur des comptes très opaques. D’après leurs chiffres, voici ce que les caisses ont reversé en 2008 aux fédérations du BTP (page 28) :

  • FFB 63,63 millions d’euros
  • CAPEB 6,58 millions d’euros
  • FNTP 4,61 millions d’euros
  • FFIE 2,6 millions d’euros

On le voit, le magot est très inégalement réparti. D’où de solides inimitiés : la Capeb réclame depuis des mois sa part du gâteau à la FFB qui ne veut rien savoir. Et encore moins entendre parler d’une ouverture aux représentants des syndicats. La cause ne mobilise d’ailleurs que faiblement les confédérations, puisque seule la CFDT s’est manifestée auprès de Jean Arthuis.

Dommage, car au lieu de payer 14% de leur masse salariale pour financer les congés payés de leurs salariés, les entreprises du BTP paient en moyenne plus de 19%. Chiffre qui inclut les cotisations aux organisations professionnelles, longtemps présentées comme obligatoires... alors qu’elles sont parfaitement facultatives.

Une jolie promesse de Gascon : le don oublié aux HLM

Le meilleur est pour la fin. Au printemps, alors qu’elle sent l’étau se resserré, la FFB se dit prête à débloquer 100 millions d’euros pour le logement social, dans le cadre du plan de relance du gouvernement. Bravo, répond Jean Arthuis, avant de déchanter, car la promesse (passée entre temps à 150 millions) n’a jamais été honorée.

En langage de sénateur, cela donne (page 41) :

« Enfin, s’agissant de l’engagement pris par l’UCF de mobiliser ses réserves à hauteur de 150 millions d’euros pour soutenir l’activité du bâtiment dans le secteur de la réhabilitation des habitations à loyer modéré et des travaux publics, force est de constater que, depuis l’annonce faite en avril dernier, aucun euro n’a été investi.

Pour l’heure, l’opération rendue publique par la FFB au sortir d’une concertation avec M. Brice Hortefeux, alors ministre en charge du travail, relève de l’effet d’annonce. »

Qui plus est, la FFB renvoit la responsabilité de ce retard à l’administration, accusée de ne pas avoir donné son accord à un système d’achat de titres pour soutenir des prêts bonifiés à 1%. En clair, il n’est plus question d’un don au logement social, mais de prêter de l’argent que les caisses récupéreront dans quelques années !

De bonnes questions, mais pas de réponses...

S’il a le mérite de poser de bonnes questions sur le fonctionnement des caisses, ce rapport du Sénat s’arrête aux portes des sièges luxueux du BTP. Il omet d’aborder frontalement quelques sujets brûlants :

  • L’existence même des caisses de congés payés est-elle encore légitime ?
  • Pourquoi ne pas rassembler les 32 caisses en une seule (la Capeb y est favorable) ?
  • Pourquoi ne pas ouvrir les conseils d’administration aux représentants des salariés (la FFB y est complètement opposé) ?

En somme, un rapport qui devrait finir dans un tiroir du ministère du Travail. A moins que le ministre ne se réveille...

 : Comme d’habitude, l’UCF, que nous avons sollicité, a refusé de répondre à nos questions.

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  • 26 réactions
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  • armi11
    armi11
    Hôtelier
    • Posté à 11h35 le 07/11/2009
    • Internaute 55530
      Hôtelier

    Il faudrait demander au Président Sarkozy d’y mettre le bon ordre !

  • louarn
    louarn
    chomage
    • Posté à 11h48 le 07/11/2009
    • Internaute 29523
      chomage

    Ces Caisses de Congés Payés c’est vraiment du Béton .

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 11h50 le 07/11/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    Un scandale de plus !

  • Aloïs
    Aloïs
    .
    • Posté à 11h53 le 07/11/2009
    • Internaute 39938
      .

    J’ai pas tout compris : s...

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 12h30 le 07/11/2009
    • Internaute 84604
      fumiste

    « 14% de leur masse salariale pour financer les congés payés de leurs salariés, les entreprises du BTP paient en moyenne plus de 19% »

    Question à l’auteur, ce taux de 19 % ne couvrirait-il pas également la caisse du chômage intempéries ? Les caisses CP et intempéries étant souvent confondues.

    • David Servenay
      David Servenay répond à alberich
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 13h54 le 07/11/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Vous avez raison, Alberich, mais le chômage intempéries représente environ (variable selon les années et les régions) 0,5% de la masse salariale.

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 12h47 le 07/11/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Ouvrir les conseils d’administration aux représentants des salariés mais ça va pas la tête ! Les CA sont une sorte de grande famille permettant de voter et de justifier les rémunérations les plus délirantes. Ils ne vont certainement pas ouvrir la porte du paradis.

  • un lol peut en cacher un autre
    • Posté à 15h47 le 07/11/2009
    • Internaute 95295
      lol'attitude

    béton power - béton niais

  • laury68
    laury68
    Retraité
    • Posté à 17h10 le 07/11/2009
    • Internaute 50402
      Retraité

    Scandale mais pour qui ? Depuis 1937 que cette caisse a vue le jour
    combien de scandale et de couleuvres nous ont fait avaler les directeurs de
    cette caisse ainsi que « tout les politiques » qui ne ce sont pas toujours
    plein de l’existence de cette caisse ! ! ! ! ! !
    Moi qui a fait partie du bâtiment je ne me plein pas du tout de faire partie
    de cette grande « famille ».
    Une chose est sur s’est que les personnes affiliés a cette caisse sont
    sur d’avoir tout les ans leurs congés payer ainsi que les intempéries
    (Il faut savoir que nombres de petits patrons ne paye plus les caisses
    intempéries)
    Avec le nombres de patrons voyous il est quant même rassurent de savoir que vos congés seront payé
    Mais ce n’ai que mon avis ! ! ! !

    • ninas
      ninas répond à laury68
      retraitée
      • Posté à 14h23 le 08/11/2009
      • Internaute 65791
        retraitée

      Mon époux ouvrier dans le batiment il aurait dû avoir des congés payés plus que suffisants mais non nous étions obligés de rester à la maison car pas assez pour se payer un mois de vacances avec nos trois enfants maintenant je comprends que nous étions spoliés par le patronnat de l’époque qui nous rendra aujourd’hui justice puisque cet argent il devrait revenir aux seuls salariés et bien non nous avons affaire à des escrocs de la pire espèce et qui ont gardé des sommes rondelettes comme trésor de guerre mais dans quel pays sommes nous ? ? ? Moi, je demande justice pour mon époux qui a travaillé comme un forcené et cet argent nous revient à nous tous qu’on le redistribue même 3O ans après !

    • DonQuichotte
      DonQuichotte répond à laury68
      pdg PME à Laval
      • Posté à 22h04 le 08/11/2009
      • Internaute 31611
        pdg PME à Laval

      Méfiez-vous Laury68, si votre « patron voyou » comme vous dites ne paye pas ses cotisations à la caisse, cette dernière ne paiera pas vos congés sous prétexte que justement l’entreprise qui vous emploie n’est pas à jour de ses cotisations.
      C’est inscrit en toutes lettres dans tous les statuts des caisses qui sont approuvés par le Ministère du Travail.

  • Henri Maillot
    Henri Maillot
    Chef d'équipe
    • Posté à 18h22 le 07/11/2009
    • Internaute 35611
      Chef d'équipe

    Si les organisations professionnelles qui ne siègent pas dans les conseils d’administration des caisses (ADEPACCOPAB) ont su défendre leurs adhérents, ont obtenu satisfaction, ont été présentes au débat, il faut remarquer que les 210 000 chefs d’entreprise du BTP en ont été simplement écartés.

    Les fédérations, FFB, FNTP, CAPEB, FNSCOPBTP, qui ne font qu’un avec les représentants des caisses de congés, car ce sont les mêmes, ont été les seuls interlocuteurs du sénat et du gouvernement.

    Depuis toujours, les organisations professionnelles du BTP ont des intérêts diamétralement opposés à ceux de leurs adhérents. Explications :

    Les élus de la FFB, FNTP, CAPEB, FNSCOPBTP sont les membres de droit des caisses de congés ce qui est ignoré de l’ensemble de la profession du BTP.

    La trésorerie des congés du BTP devrait être sur le compte en banque des entreprises. A cause de ces caisses, elle est sur les comptes en banque de ces caisses de congés soit en moyenne 6 milliards d’euros. C’est-à-dire, 28 à 29 000 euros par entreprise.

    C’est la raison pour laquelle les présidents et autres administrateurs des caisses sont devenus des banquiers.
    Pour en citer quelques-uns : Didier Ridoret, Patrick Bernasconi, Jean-Jacques Raub, Georges Rigaud sont dans BTP Banque et/ou Dexia Crédit Local. On trouve Jacques Raynaud, actuellement président d’honneur de la Caisse de Limoges, à la présidence de la Banque Populaire Centre Atlantique.

    Ces banquiers ont pour clients des entreprises du BTP. Grâce aux prélèvements un an à l’avance des droits à congé, les comptes de ces entreprises peuvent passer débiteurs. Donc ces entreprises payent des agios. Ou bien, privées de cette trésorerie, elles n’ont pas la rémunération espérée.
    Ensuite, ce sont ces mêmes banquiers qui sont aussi administrateurs des caisses qui viennent à la banque chercher les intérêts créditeurs sur les comptes de leur caisse de congés dont les sommes colossales leur ont permis de s’asseoir dans les fauteuils des conseils d’administration de ces banques.

    Et tout cela sur le dos de qui ? Des 210 000 entreprises du BTP, manne produite par les 1,6 millions de salariés.

    Comme dirait Pagnol, c’est une belle couillonnade !

    C’est la raison pour laquelle les organisations professionnelles du BTP ne représentent que les banques dans lesquelles elles sont confortablement installées et les caisses de congés qui sont des associations loi 1901 instrument du racket des trésoreries des entreprises du BTP.

    Ce qui est sûr, c’est que les parlementaires qui ont contribué à ce rapport et le gouvernement se fichent complètement de ce problème et notamment des droits fondamentaux des patrons du BTP : le droit d’association négatif, le respect des biens etc..
    Ce qui compte c’est de pouvoir continuer à confisquer l’argent des autres, de mener grand train avec le fruit et d’en user à la marge. Et rafler quelques décorations…

    Il faut noter que le bénéfice, 80 millions, plus les intérêts, 147 millions cela fait : 227 millions de revenus pour 920 salariés dans les caisses de congés. 247 000 euros par personne. Pas belle la vie ?

    Que les cadres et les salariés des caisses montrent leur feuille de paye aux ouvriers du bâtiment et des travaux publics ! S’ils ont une once de courage. Les ouvriers montreront la leur.

    Comme salarié du bâtiment, je recommande aux patrons du BTP de rendre leur carte FFB ou CAPEB et de cesser de cotiser. Etre affilié à l’une de ces fédérations, c’est être responsable de l’existence des caisses de congés. En France, la liberté syndicale existe.

    Voici un rapport qui a coûté très cher et qui ne conduit pas à la restitution de la trésorerie des congés aux entreprises du BTP. C’est donc un travail inutile. C’est même un beau travail d’illusionniste qui donne une des raisons pour lesquelles la France va mal et à la crise de sévir durablement, profondément.

    Patrons du BTP, défendez votre entreprise, défendez vos salariés, organisez-vous, liquidez ces caisses et ces fédérations !
    Et reconstruisez… C’est aussi cela le bâtiment.

  • oscar clandot
    • Posté à 18h57 le 07/11/2009
    • Internaute 16545

    Oh con, j’ai payé ! ! !

  • Diane67
    • Posté à 20h54 le 07/11/2009
    • Internaute 24216

    A l’origine, le système était bon. C’est à dire que ces caisses ont été créées pour mettre fin à une inégalité.

    En effet, les ouvriers à l’époque étaient embauchés pour la durée du chantier. Donc si c’était des chantiers courts qu’ils cumulaient, ils n’avaient jamais une période de référence complète chez un employeur pour avoir droit à des vacances complètes comme les autres salariés. Aussi ces caisses ont-elles été créées. Chaque ouvrier et employeur cotisent et si l’ouvrier change de boite entre temps, il a droit à ses congés complets comme les autres . Cette caisse sert aussi à indemniser les intempéries. Pendant la période des intempéries, les ouvriers concernés restent à la maison et sont payés comme s’ils avaient travaillé. L’ouvrier y trouve son compte.
    Parc contre, ce qui est déplorable c’est que les caisses thésaurisent . C’est à dire que lorsqu’il y a une année sans beacoup d’intempéries, il faudraient que les cotisations des entreprises et des salariés baissent, mais ca c’est pas fait, d’où les « trésors de guerre » et les sièges souvent d’un luxe innoui....et je vous parle pas des salaires de dirigeants ou des indemnités de certains présidents...quant aux notes de frais, elles feraient palir d’envie notre Nicolas national.
    Bref une idée louable à l’origine et qui est toujours encore avantageuse pour l’ouvrier mais qui a été dévoyée.
    les surplus devraient être ristournés sur les cotisations après provisonnement s’entend pour une ou deux année au cas où il y aurait de grosses intempééries, c’est le seul aléa, les sommes nécéssaires pour les congés sont parfaitement prévisible.
    Et il faudrait éviter les voyages d’études des conseils d’administrations avec épouses plus ou moins légitimes dans des pays très éloignés pour étudier des trucs plus ou moins et plutôt moins que plus, en rappport avec le batiment.

  • nuaud michel
    nuaud michel
    retraité bâtiment et métaux
    • Posté à 21h35 le 07/11/2009
    • Internaute 58229
      retraité bâtiment et métaux

    Bonjour
    Vous commencer peu-être à comprendre que, lorsque l’on remue ....
    Dans quelle poche, va finir ce magot et aussi, pourquoi ? , tout ce tintamarre. Vous dites malversations. A vous lire je n’en vois pas, aucune. Si faute il y a. Ce serait dans la redistribution des cartes je ne sais pas
    Pourquoi alors, ne pas venir en aide aux plus petites entreprises prise à la gorge , qui ne peuvent pas payer leurs cotisations et à leurs salariés pour qu’ils prennent des vacances. Ceci, en raison de l’accumulation de leurs déficits et de leurs cotisations salariales à la Caisse de congés.
    C’est bien de cela, qu’est parti, la mise en cause par rue 89. A la demande d’un modeste artisan ne pouvant pas se mettre à jours de ses cotisations envers ses salariés,( à moins de me tromper)
    J’avais d’ailleurs réagis à un moment, là dessus, mais,...
    Que va-il rester de toute cela, de cette tempête médiatique ? ,
    Quelle incidence pour l’ensemble de ces professions ...C’est leur argent quand même, on a l’air d’oublier
    Comme ancien du bâtiment. J’ai travaillé dans la construction de l’après guerre, au sein des petites entreprises,
    Les systèmes de production de l’industrie et du bâtiment se sont petits à petits améliorés.
    Tout à été fait dans ce domaine, la course au rendement et le travail ne manquait pas
    La construction des cités et des tours, des usines
    Les villes sinistrées de l’après guerre. Beaucoup de travailleurs vivaient encore dans des taudis
    Une personne voudrait donner des leçons de brasseur de vent
    N’aurait aucune chance à ces époques, à coup de gesticulations dérisoire.
    De vouloir changer le cours de l’histoire.
    Des employeurs, qui souvent ignoraient les droits et aussi, les devoirs envers leurs salariés. Tous créait de la richesse. Tout en maintenant ces professions, dans la plus grande pauvreté économique
    Les travailleurs devaient se battre pour faire respecter faire appliquer des règles. sécurités, conditions de travail, salaires arrachées au coup par coup sur les chantiers
    En dépit d’une grande misère de ces métiers du bâtiment de l’époque. Les artisans,et plus encore les salariés, reconstruisaient les zones sinistrées. Les villes étaient reconstruites.
    Les cités, les tours ont émergées. Les nouveaux quartiers ont vu le jour
    Les travailleurs de la construction, se sont organisés et ont finit, par imposer de meilleures conditions de travail. La sécurité à été plus assurés. Les salaires se sont améliorés. Les luttes individuelles et aussi collectives ont payées
    La caisse de congés payés du bâtiment de Nantes, avait, ( à ma connaissance), un système de paiement de paiement et d’inscription, complètement indépendant. Ce qui permettait, à l’ensemble des travailleurs de ces professions, d’avoir de bon congés payés, accompagnés d’une prime supplémentaire, de vingt pour cent. Ceci, en raison d’un cota d’heures, minima imposées au cours de l’année de référence
    Les travailleurs du bâtiments sont et seront toujours, les parents pauvres de toutes les autres industries qui se seront développées par la suite
    Chez les artisans de l’époque. 5 ou 6 employeurs à l’année,pour leurs salariés, était chose courante
    . Ces petites entreprises n’étaient pas toujours à jour de leurs cotisations de congés
    La caisse indépendante assurait à ces travailleurs, leurs congés, en dépit des difficultés rencontrées, en instabilité dans leurs emplois dans le cours de l’année écoulée
    Les petits artisans de nos jours n’ont-ils pas les mêmes difficultés
    les travailleurs peuvent-ils toujours prendre des vacances ainsi que tous ceux qui de nos jours ont perdus leur emploi avec leurs familles qui sont désormais très démunis
    Alors qu’on parle de magot
    De ces cotisations patronales qui ne sont jamais à jour
    Rien ne se fera sans doute. Sauf, qu’un jour le magot aura disparut
    A votre bon cœur Micause

    • frfrbo
      frfrbo répond à nuaud michel
      artisan
      • Posté à 22h17 le 08/11/2009
      • Internaute 65977
        artisan

      Soyez plus précis Michel Nuaud dans vos accusations, quand vous dites de quoi est parti ce scandale. Moi j’ai les moyens de payer les caisses mais je ne le fais pas sciemment parce que je n’ai pas envie d’enrichir les prélats des FFB, CAPEB et FNTP.

      Par ailleurs, vous vous mettez à la place des miséreux, des gens qui galèrent. Mais si les petites entreprises avaient moins de pression financière dont la seule action concrète est d’enrichir les comptes de ces prélats, elles fourniraient des conditions meilleures aux ouvriers.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 09h18 le 08/11/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    rien d’extraordinaire, pour ceux qui connaissent, ça fait des années qu’vot pays est un vaste tissu mafieux,dans tous les domaines d’ailleurs

    allez hop a la trappe , à la suivante ! !

  • nuaud michel
    nuaud michel
    retraité bâtiment et métaux
    • Posté à 14h16 le 08/11/2009
    • Internaute 58229
      retraité bâtiment et métaux

    TRANSFERER AUTANT DE FOIS QUE VOUS POUVEZ
    L’ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lecture à couper le souffle.

    Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c’était encore de nous faire payer...
    > a Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,
    > b Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ...
    > c Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...
    > d Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euro de notre poche,
    > e Taxe de 0,50c sur les boites
    > f etc.......
    >
    > Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.
    >
    > Or, savez-vous que :
    >
    > a Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n’est pas reversée. 7.8 milliards
    > b Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécu, n’est pas reversée. 3.5 milliards
    > c Une partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécu, n’est pas reversée 1. 6 milliards
    > d La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n’est pas reversée 1,2 milliards
    > e La part de TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée. 2.0 milliards
    > f Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 milliards
    > g Retard de paiement par les entreprises 1.9 milliards
    >
    > En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’euros.
    > Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent. Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
    > Faites circuler ce message. A force de tourner, il arrivera peut-être un jour sur le bureau d’une tête pensante censée passer son temps à gérer l’argent des contribuables.
    > Si les pouvoirs publics étaient vraiment convaincus qu’il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l’assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !
    > Cordialement.
    > Evelyne DUBIN
    > Secrétaire Générale
    > Adjointe au Directeur Général
    > INDL
    > Institut National du Développement Local
    > Avenue Michel Serres
    > BP 32
    > 47901 AGEN Cedex 9
    > tél : 05.53.48.06.74
    > fax : 05.53.48.06.71
    > mob : 06.72.19.53.50
    > mail : e.dubin@indl.fr
    Aller encore un effort
    > ca peut aider
    > Il suffit de creuser
    Avec les bons outils
    Surtout au bon endroit
    La Fontaine nous disait de mouiller sa chemise
    Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place
    Ou la main ne passe et repasse
    De trésor point de caché
    Mais le père fut sage micause
    >

    • DonQuichotte
      DonQuichotte répond à nuaud michel
      pdg PME à Laval
      • Posté à 22h17 le 08/11/2009
      • Internaute 31611
        pdg PME à Laval

      Il me semble que votre commentaire est hors sujet. vous parlez de l’assurance maladie, or le sujet concerne les caisses de congés payés du bâtiment.

      • frfrbo
        frfrbo répond à DonQuichotte
        artisan
        • Posté à 22h19 le 08/11/2009
        • Internaute 65977
          artisan

        Tout à fait d’accord : c’est hors sujet.

  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie
    Parano chronique
    • Posté à 16h12 le 08/11/2009
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    « Bravo, répond Jean Arthuis, avant de déchanter, car la promesse (passée entre temps à 150 millions) n’a jamais été honorée. »

    Ben oui. Ils ont compris, et ils appliquent le système sarkosy.
    Faire de belles promesses et ne jamais les tenir.

    Ça a bien fonctionné en 2007, et ça fonctionne encore pour une bonne partie de la population.

  • le croulant
    • Posté à 18h01 le 08/11/2009
    • Internaute 33392

    Je remarque qu’il est indiqué que la Caisse d’Evreux, l’une des plus petites de France puisqu’elle ne gère que 2 départements l’Eure et l’Eure et Loir , aurait reversé 3 Millions d’euros tout en baissant son taux de cotisation...cela apparaît donc comme formidable, mais bien entendu cet excédent a été rendu aux entreprises, mais posons nous la question, à qui appartenaient en fait ces sommes rendues ? ? ?
    Les sommes encaissées par la dite caisse près des entreprises sont le produit de cotisations appelées conformément aux dispositions prévues par le code du travail, elles ont été au préalable incluses dans les coefficients de main-d’oeuvre leur servant à établir les prix...elles ont donc été payées par leur clientèle, l’entreprise n’étant que percepteur de ces sommes...
    Ce sont donc au final les clients qui devraient en être crédités..
    Il n’y aurait donc qu’un moyen équitable de rendre ces cotisations : celui d’en tenir vraiment compte dans l’établissement du taux de cotisations de l’année suivante et de le baisser en conséquences ! autrement le reversement direct aux entreprises produit un enrichissement sans cause. Cette méthode pourrait même servir à leurs procurer une trésorerie bon marché et disponible voir incontrôlable pouvant même n’être pas comptabilisée....
    Il faut aussi savoir qu’à la Caisse d’Evreux comme dans beaucoup d’autres Caisses les ouvriers des entreprises non à jour de leurs cotisations n’ont pas reçu d’elle leurs congés payés...
    Je vous laisse réfléchir là dessus

    • frfrbo
      frfrbo répond à le croulant
      artisan
      • Posté à 22h09 le 08/11/2009
      • Internaute 65977
        artisan

      Vous inversez le problème, « le croulant ».
      Vous dites qu’un voleur ne peut pas rendre l’argent qu’il a pris au motif que le dépossédé avait prévu que le voleur lui volerait et que donc ce serait un enrichissement illégal.

      Ce qu’il faut, c’est cesser de légaliser le vol. La question de la restitution se posera effectivement, et ceux qui veulent continuer avec les caisses, pourquoi les empêcher ? Ce qui compte, c’est que ceux qui ne veulent pas participer au système mafieux puissent ne pas y participer.

  • frfrbo
    frfrbo
    artisan
    • Posté à 21h56 le 08/11/2009
    • Internaute 65977
      artisan

    Jean Arthuis a le mérite de s’intéresser aux Caisses de Congés du Bâtiment. Mais ce rapport est insuffisant car il omet l’essentiel : l’obligation d’adhérer est contraire à la convention européenne des droits de l’homme car contrairement à la sécu, les caisses de congés du bâtiment ne fournissent aucun mécanisme social solidaire. Elles de font que prendre de l’argent pour le reverser. Il se trouve qu’au passage, elles se gavent mais c’est un autre sujet.

    Nos comptables - assermentés - peuvent très bien faire ce boulot de respecter le droit et les conventions de branche : ceux qui éditent les bulletins de paye peuvent très bien calculer les congés et les payer comme dans la banque, la métallurgie.

    Petit bilan croustillant :
    - on est obligé d’adhérer
    - on paye à l’avance, on a la trésorerie qui fout le camp chez eux un an à l’avance
    - la première année de salariat, la caisse encaisse la cotisation de la prime de vacances mais ne la restitue à personne, elle se la garde
    - quand un salarié part, il ne reçoit l’argent de ses congés qu’un an plus tard,
    - si l’on a pas adhéré à la capeb, on paye quand même la cotisation capeb au prorata de la masse salariale,
    - si on demande les comptes de l’association, on a pas de réponse,
    - si on veut savoir la composition du conseil d’administration, on a pas de réponse,
    - si on veut assister à une assemblée générale, on est empêché,
    - et le bouquet final : les statuts précisent que les adhérents sont solidairement responsables des comptes, autrement dit qu’en cas de trou dans la caisse, on doit tous payer.

    Je sais pas si tout le monde se rend bien compte que si l’on voulait créer un système mafieux, légal dans ce pays, on ferait la même chose, on ferait ce système, il est parfait. Par la sueur des ouvriers et des petits patrons, ce système enrichit les grands patrons, les prélats des FFB, CAPEB, FNTP, légalement, sans aucune justification, sans aucun mérite.

    Nous sommes de plus en plus nombreux - en particulier nous les petites entreprises et les artisans - à résister : moi je ne paye pas la caisse de Toulouse, je n’ai jamais adhéré à leur association de malfaiteurs et je vais les poursuivre en justice - avec d’autres - et nous construirons de nouvelles organisations représentatives de la profession.

  • frfrbo
    frfrbo
    artisan
    • Posté à 22h25 le 08/11/2009
    • Internaute 65977
      artisan

    Je propose de créer une caisse de congés payés pour les salariés des caisses de congés payés du bâtiment. Ils nous verseraient un an à l’avance l’argent de leur congés, lequel nous leur reverserions un an plus tard. Bien sûr, ils n’auraient que l’obligation d’adhérer.

    Nous l’appelerions la « CAISSE DES CONGES PAYES DES CAISSES DE CONGES PAYES DU BATIMENT ».

    Est-ce que quelqu’un connaît des députés suffisamment doués pour accepter d’écrire la loi qui va rendre l’adhésion obligatoire ? En échange de quelques autres bon procédés ?

  • muji
    muji
    français
    • Posté à 00h39 le 09/11/2009
    • Internaute 84382
      français

    Bien louches ces affaires... c’est la mafia du BTP, en France comme dans le New Jersey : vous connaissez la série les Soprano ?