revue de textes 04/11/2009 à 15h42

Chirac vu par Balladur, Balladur par Chirac : plumes assassines

Pascal Riché | Redchef Rue89


Edouard Balladur et Jacques Chirac tentent de se rabibocher à La Rochelle, en septembre 1993 (Regis Duvignau/Reuters)


Lire, en alternance, les mémoires de Chirac et les conversations de Balladur avec François Mitterrand, deux livres intéressants, est un exercice amusant. J’entend la voix onctueuse de « l’étrangleur ottoman » (ainsi Mitterrand surnommait-il Balladur, selon Chirac) puis, celle, plus impétueuse, du Corrézien d’adoption.

Balladur écrit bien, Chirac écrit cash. Le premier, tout à son autosatisfaction, se cache ; le second, plus humain, se découvre davantage.

Les deux hommes sont de faux jumeaux. Tous deux sont sortis de l’ENA et de la cuisse de Pompidou, tous deux ont été forgés par la contre-offensive visant Mai 68. Tous deux ont enterré le gaullisme, tous deux ont été fascinés par Mitterrand.

Lorsqu’ils font connaissance, au cabinet de Pompidou, alors Premier ministre, dans les années 60, Balladur affirme qu’il trouve alors Chirac « actif mais remuant, rapide mais péremptoire, travailleur assimilant les dossiers mais sans vues originales, trop désireux de plaire à qui il fallait, avec un mélange de brutalité hâtive et de complaisance appliquée ».

Jamais très proches, alliés, puis rivaux, puis ennemis mortels

Chirac, quant à lui, a conscience de « faire figure de provincial un peu rustique à côté de ce grand bourgeois de la capitale, aux allures distantes et pétries de bonnes manières »...

L’un et l’autre s’accordent pour dire que leurs relations sont dénuées de familiarité. Ils ont été alliés, puis rivaux, puis ennemis mortels. Pas étonnant que leurs souvenirs divergent.

L’un et l’autre, par exemple, se targuent d’avoir eu l’idée d’organiser le « Grenelle », la grande réunion avec les syndicats conçue pour éteindre le feu estudiantain de Mai 68.

Un mouvement qui inspire le mépris de Balladur (« irréalisme et niaiserie »... « une révolte sans victime, ça n’est rien qu’un chahut ») et une forme de désintérêt chez Chirac qui ne parle qu’une « épreuve » intéressante par ce qu’elle révèle sur les hommes qui l’entourent alors. (Il raconte sa première réunion secrète avec Henri Krazucki, alors n°3 de la CGT... il avait tellement peur d’être enlevé qu’il s’y rendait armé d’un révolver, caché dans une des poches de son veston).

Sans surprise, c’est à propos de leur brouille que leurs récits s’opposent le plus. La droite a gagné les élections de 1993, Chirac ne veut pas redevenir Premier ministre de François Mitterrand pour une seconde cohabitation. Edouard Balladur prend donc Matignon. Que s’est-il passé alors entre les deux hommes ?

Chirac : « J’avais confiance. » Balladur : « Aucun pacte entre nous. »

Le chapitre 24 des mémoires de Chirac commence ainsi :

« J’avais confiance en Edouard Balladur. C’est à mon instigation qu’il est devenu Premier ministre en 1993 (...) un accord politique, ayant aussi valeur de contrat moral, était
scellé entre nous pour les deux années à venir.

Une répartition des
tâches, en quelque sorte, Edouard Balladur dirigeant le gouvernement
pendant que je me consacrerais à la préparation de l’élection
présidentielle. Et je ne croyais pas devoir douter de sa parole. »

Version de Balladur :

« Il n’y eut aucun pacte entre nous, ni, de ma part, aucun engagement d’aucune sorte (...) J’eusse trouvé indigne de me prêter à un tel troc. Il ne s’agissait pas de passer un “contrat” comme entre gens de mauvaise compagnie (...)

Si je devais être nommé, j’entendais ne le devoir à personne, pas même à François Mitterrand. »

Plus tard survient l’épisode du « Munich social », vers la mi-juin : un discours violent de Philippe Séguin contre la politique économique de Balladur, celle dite du « franc fort ».

« Ne vous y trompez pas. Je ne serai jamais votre Premier ministre »

Chirac refuse de condamner le discours, Balladur est froissé. Il se convainc que les critiques ont « pour seul objet de l’affaiblir ». Il a le sentiment « d’avoir été utilisé » et que Chirac veut maintenant le faire
trébucher : « Il considérait le pouvoir comme son bien exclusif, mon
échec comme une nécessité pour y parvenir. »

Interrogé à la télévision en août sur le destin de Chirac (« est-il le candidat naturel du RPR ? »), Edouard Balladur refuse de répondre. Chirac se froisse à son tour.

Le 11 septembre 1993, les deux hommes se rencontrent pour une réunion que la presse qualifie de « réconciliation ». Jacques Chirac raconte qu’à l’issue de l’entretien, sur le perron, Balladur le rappelle : « Jacques ». Il se retourne et l’entend lui faire la déclaration suivante :

« Ne vous y trompez pas. Je ne serai jamais votre Premier ministre. »

Chirac :

« Il avait attendu l’ultime moment pour m’adresser cette mise au point inopinée. J’en suis stupéfait, mais le message a le mérite d’être clair. A partir de ce jour-là, j’aurais de plus en plus de mal à accrocher le regard d’Edouard Balladur. »

La guerre est déclarée, la campagne commence. Détail cruel : chacun raconte que Mitterrand l’a personnellement encouragé.

A Chirac, Mitterrand glisse en août 1994, alors que le chef du RPR est abandonné de tous ou presque : « C’est votre tour. Vous allez être élu. » Mitterrand lui fera passer « plusieurs messages d’encouragement » à travers son conseiller Jacques Pilhan.

Le même déclare en décembre à Balladur : « De toute façon, ce sera un candidat de droite qui sera élu, et cela reviendra vers vous. » Et il lui téléphone, au lendemain de sa défaite en mars 1995 pour lui assurer : « Les choses ne se sont pas bien passées pour vous. Vous le savez, je n’ai jamais cru que Chirac dépasserait 20%. »

Le pouvoir ne se partage pas d’Edouard Balladur, conversations avec François Mitterrand - éd. Fayard - 432p. 21,90€.

► Chaque pas doit être un but, Mémoires de Jacques Chirac - éd. Nil - 512p. - 21€.

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  • ah ben
    ah ben
    • Posté à 16h05 le 04/11/2009
    • Internaute 51113

    On dirait presque un compte rendu d’audience...
    Allez tous les espoirs sont permis... souvenons nous du rêve de Didier Wampas...

    Lienenvoyé par Lien. - Lien

  • mr_megot
    • Posté à 16h46 le 04/11/2009
    • Internaute 53015
      .

    « La guerre est déclarée, la campagne commence. Détail cruel : chacun raconte que Mitterrand l’a personnellement encouragé. »

    On l’imagine assez bien jouissant de la situation, se plaisant à l’envenimer à loisir, et riant sous cape de ses bons tours, en effet... S’il y a une chose qui ressort finalement, c’est qu’aucun des auteurs de ces deux bouquins ne lui arrive à la cheville : « Tous deux ont été fascinés par Mitterrand. »

    Cela dit ca ne devait pas être un boulot particulièrement peinard, premier ministre de Mitterrand...

  • Disciple ressucité
    • Posté à 16h59 le 04/11/2009
    • Internaute 71674

    Ils sont délicieux, ces vieux messieurs. Le Florentin a dû se régaler.

  • eldar
    eldar
    profil
    • Posté à 17h18 le 04/11/2009
    • Internaute 87256
      profil

    Pourquoi trouve t’on « fascinant » chez Mitterand ce que l’on trouve malhonnete chez les autres hommes politiques ?

    • Jaycib
      Jaycib répond à eldar
      Désagrégé de l'Université
      • Posté à 17h32 le 04/11/2009
      • Internaute 37053
        Désagrégé de l'Université

      (1) Parce qu’il est mort ; (2) parce qu’il faut bien trouver des vertus rédemptrices à nos « grands » hommes politiques afin de justifier certaines pratiques courantes au sein de la République.

      En affaires, finalement, c’est à peu près pareil. Deux PDG s’étripent sur la question de savoir si et quand l’entreprise de l’un va prendre le contrôle de l’autre. Quand tout est fini, le gagnant appelle le perdant. « Rien de personnel, lui dit-il. Les affaires sont les affaires, hélas ! »

    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 20h21 le 04/11/2009
      • Internaute 22426
        ....

      parce qu’il est de gauche pardi ! ! ! !

    • LienRag
      LienRag répond à eldar
      • Posté à 21h40 le 04/11/2009
      • Internaute 34767

      Parce qu’il avait de l’envergure, peut-être ?
      Même si les deux hommes ne sont pas comparables, rappeler que de Gaulle est celui qui a construit le système gaulliste qui se décompose actuellement ne trace pas pourtant d’équivalence entre l’homme d’Etat du passé et la valetaille actuelle...

  • LaptiteBlan
    LaptiteBlan
    dilettante
    • Posté à 17h24 le 04/11/2009
    • Internaute 57314
      dilettante

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    blan & galou
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  • Je suis partout
    Je suis partout
    sarkose obsessionnelle en cours (...)
    • Posté à 17h26 le 04/11/2009
    • Internaute 93081
      sarkose obsessionnelle en cours (...)

    « Le pouvoir ne se partage pas. »
    « Chaque pas doit être un but. »
    La simple lecture des titres donne le frisson… On est dans l’inanité la plus totale…

    • CBC
      CBC répond à Je suis partout
      • Posté à 18h05 le 04/11/2009
      • Internaute 24563

      On sent une certaine frustration chez Balladur et un besoin certain de se justifier chez Chirac.
      Chichi est deja une legende, Balladur, bientot oublié. Peut-etre que le premier souffre de son image de grand bonhomme rigolo et demago, le 2e de sa posture de second role.
      Visionnez « dans la peau de Jacques Chirac ». Tres bon moment.

      • Je suis partout
        Je suis partout répond à CBC
        sarkose obsessionnelle en cours (...)
        • Posté à 09h08 le 05/11/2009
        • Internaute 93081
          sarkose obsessionnelle en cours (...)

        Je ne l’ai pas vu… Pour le moment, je suis plutôt « dans la peau de Nicolas Sarkozy », et je commence à avoir la nausée…
        Lien

    • Grégory
      • Posté à 19h19 le 04/11/2009
      • Internaute 12569

      C’est peut être de l’inanité mais le pouvoir ne s’obtient qu’avec ce genre de logique. La plupart d’entre nous sont effectivement trop équilibrés pour ne satisfaire de logiques aussi antagonistes. Mais aucun de nous ne pourraient, ce faisant, être élu...

      • Je suis partout
        Je suis partout répond à Grégory
        sarkose obsessionnelle en cours (...)
        • Posté à 09h06 le 05/11/2009
        • Internaute 93081
          sarkose obsessionnelle en cours (...)

        Oui, le pouvoir, c’est en quelque sorte une « pulsion ». Le « bien public », la plupart des hommes politiques l’oublient très vite au profit de leurs petites prérogatives, avantages en nature et bénéfices personnels… Quand on a dit ça…

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 21h42 le 04/11/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    { Chirac, quant à lui, a conscience de « faire figure de provincial un peu rustique à côté de ce grand bourgeois de la capitale, aux allures distantes et pétries de bonnes manières »…}

    ° Ce petit entrefilet traite des rapports avec Edouard...

    * Un Edouard Balladur dont le personnel des Hôtels, des restaurants, ou des compagnies aériennes, ou toutes personnes à son service - auraient beaucoup à dire pour qualifier ce que certains appellent « les bonnes manières ».

    • Un personnage prétentieux, outrecuidant, exigeant comme une Altesse à la perruque poudrée...et qui pourrait alors bien exiger le retour de la chaise à porteur à son intention si cela avait été possible.
    - Un homme extrêment désagréable avec la plèbe, assurément !

    ° L’image même de ce dont on ne veut plus jamais voir le retour !

    • alberich
      alberich répond à Yvon le Zébulon
      fumiste
      • Posté à 00h43 le 05/11/2009
      • Internaute 84604
        fumiste

      Ceci me rappelle une anecdote de M. Balladur en déplacement dans le département de la Sarthe (Patrie de la rillette comme chacun sait)

      Notre ex-premier ministre visitait précisément une usine de production des fameuses rillettes du Mans, visite qui se conclue traditionnellement par une dégustation.

      Or Sa Majesté - qui rappelons le, ne porte que des chaussettes de cardinal - ne goûtait point de mets aussi grossiers, il a fallu dans l’urgence, trouver du foie gras pour faire la photo

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à alberich
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 04h54 le 05/11/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        - Faisant allusion aux rillettes :
        { « Or sa Majesté..[....]..ne goûtait point de mets aussi grossiers »...}

        ¤ Possible aussi que « Sa Majesté » ne fasse pas dans le canibalisme !

  • Cerbère8
    Cerbère8
    oulala
    • Posté à 17h29 le 04/11/2009
    • Internaute 76167
      oulala

    j’attends de pouvoir lire ces ouvrages nécessaires quand ils seront en bibliothèque, pas envie de dépenser un kopeck là-dessus. Et puis vous nous en avez résumé l’essentiel, je suppose ? Et puis, il y a tant d’autres choses tellement moins inutiles à lire !

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Cerbère8
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 17h39 le 04/11/2009
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Je n’en n’ai pas résumé l’essentiel : j’ai pris ici volontairement ces livres par le petit bout de la lorgnette : les rapports Balladur-Chirac. des rapports qui ne représentent que 5% de leurs contenus.

      • Cerbère8
        Cerbère8 répond à Pascal Riché
        oulala
        • Posté à 17h55 le 04/11/2009
        • Internaute 76167
          oulala

        J’entends bien... Mais êtes-vous en train de suggérer que 95% de ces auto-hagiographies est juste bon pour les oubliettes ?

      • christobal0094
        christobal0094 répond à Pascal Riché
        citoyen du monde
        • Posté à 16h00 le 05/11/2009
        • Internaute 77671
          citoyen du monde

        il y a dans la candidature avortee de Balladur quelques ingredients qui meritent attention.

        basee sur des sondages le donnant gagnant a 60 %, proclame vainqueur incontournable par LeMonde, on trouve deja la patte de alain Mink le devin de la finlandisation de l’Europe.

        Quand a l’epoque apres des mois de sondages glorieux (Sofres) j’ai appris enfin que ces resultats ne tenaient pas compte des indecits (60%) j’ai eu honte pour LeMonde.

        trahi par Sarkosy et Devedjian (son avocat, mais quel idee d’avoir un ex-oas) et pas mal, isole, Chirac va-t-il perdre son boulot de dans deux ans ?
        L’evident lachage et lynchage par les elites le rendent plus populaire et l’insuportable suffisance de Balladur , le fameux : je vous prie d’arreter, provoque un KO.

        L’ambitieux hypocrite actuelement heberge aux frais du populo, a l’Elysee devrait comprendre :
        - les manip. par sondages aident mais pas dans la duree
        - de gauche ou de droite il y a un sentiment populaire qu’on ne peut mepriser trop longtemps.

        Apres Giscard et son protocole LouisXV, Balladur et ses chausettes de cardinal, l’actuel est dans la ligne : un non-reelu, un avorte.

  • cabernet
    • Posté à 17h39 le 04/11/2009
    • Internaute 36471

    Que dire des affaires ? ? ?

    Chirac est renvoyé en Correctionnelle, à quand le tour de Balladur et consorts pour l’affaire de la vente des sous-marins au Pakistan accompagnée de superbes commissions occultes vouées à financer sa campagne de 95 ? ? ?

    nb : d’ailleurs, celle-ci s’est arrêtée au soir du 1er tour ! Qu’est devenu le reste du magot ? Au chaud pour 2007 ?

  • Cerbère8
    Cerbère8
    oulala
    • Posté à 17h57 le 04/11/2009
    • Internaute 76167
      oulala

    J’aime bien le nom du bateau vert, dans le décor...

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 18h15 le 04/11/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Demain « Couilles molles » sera l’invité de Stéphane Bern sur France Inter. Ne pas manquer l’intervention de Didier Porte, çà pourrait saigner... ! !

    Lien

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Phil2922
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 18h29 le 04/11/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Stéphane Bern est un garçon trop bien élevé et trop charmant pour malmener le Majordome en perruque poudrée.

      ¤ Quand il invitera Jacques Chirac (si cela se fait)...
      ...il pourrait tenter de lui demander pourquoi rien de « regrettable » n’aura été mentionné dans son livre à l’égard de Nicolas Sarkosy.

      Le problème des emplois fictifs et des probables soucis judiciaires à venir pour Chichi, auraient-ils quelque chose à y voir ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 18h52 le 04/11/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Balladur passe pour un radin. Jusqu’à ces dernières années il payait son taxi avec le contenu d’une petite boite en fer blanc serrée par un élastique qu’il gardait dans la poche intérieure de son veston. C’est l’ami d’une artiste qui a fait un mariage malheureux avec un philosophe déprécié. il n’a pas eu trop de chance dans sa reconversion après quelques victoires de la gauche : devenu président du Tunnel du Mont-Blanc, habituellement une sinécure, il devra s’expliquer ultérieurement sur une catastrophe survenue dans ledit Tunnel... Le malheureux, ayant probablement oublié qu’il avait tenu ce poste, avait sans doute du se mettre au courant du dossier peu avant sa citation devant le tribunal.
    Miterrand qui avait du flair, se méfiait de lui et de son regard fuyant.
    Quant à Chirac, tout le monde ou presque connait ses tours pendables, et son grand défaut que l’âge a corrigé : l’impulsivité.
    Si vous voulez encore des ragots à deux balles, n’hésitez pas à demander...

  • hagalma
    • Posté à 19h22 le 04/11/2009
    • Internaute 8451

    Ils avaient du style, je veux dire un brin de réserve, un langage un peu mesuré, pas moins tranchant cependant, peut-être d’autant plus. A côté du propos plutôt limité, un tantinet borderline, pulsionnel et compassionnel d’un certain politique d’aujourd’hui, ça suscite, comment dirais-je, presque un peu de nostalgie ! Le petit écrira-t-il à son tour quelque chose, les parents sont certainement très inquiets là-dessus !

  • dzan
    • Posté à 19h32 le 04/11/2009
    • Internaute 26357

    Et dire qu’on croyait que ça n’ existait qu’au PS ! ! !

  • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
    • Posté à 20h25 le 04/11/2009
    • Internaute 22426
      ....

    merci de nous signaler ces deux ouvrages. J’ai eu l’occasion de feuilleter celui de balladur, c’est vrai qu’il écrit bien. Je vais regarder celui de Chirac. Nul doute que ce sont la des matériaux précieux pour mieux comprendre la vie politique de notre pays au cours de la décennie 1990’s.

    en tt cas, ceux qui font mine de s’offusquer de la réalité de ces rapports de force, qu’ils se rassurent : ces rapports existent aussi au sein de la gauche (mitterrand/rocard, De gaulle/mendes france, royal/fabius etc.). Il est naif de croire que le monde politique est dénué de tels rapports alors qu’ils existent dans tous les autres milieux professionnels !

  • Mohamed.K
    Mohamed.K
    Magasinier
    • Posté à 21h54 le 04/11/2009
    • Internaute 48916
      Magasinier

    Mitterrand surnommé Balladur ,l’étrangleur ottoman me semble-t-il ?

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 09h33 le 05/11/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Dommage que le sphinx n’ait pas eu le temps de pondre sa version des faits. il faudra attendre celle de Nico pour rouvrir les plaies.

    Tonton se savait deja condamne a court terme, et a probablement plus cru en Chirac, pour lequel il avait une forme d’admiration (energie), qu’en Balladur, un pale reflet moins naif que Barre mais tout aussi incapable de lutter jusqu’au bout pour le poste supreme.

    Pilhan a assure la transition, et je ne serais pas surpris que Mitterrand ait facilite la victoire de Chirac sur Jospin.

  • Shaddocko
    • Posté à 10h09 le 05/11/2009
    • Internaute 56071

    Ces deux gugusses n’auront transmis de la politique que les aspects les plus petits, les plus moches et les plus inconséquents.
    C’est sans doute l’aspect le plus intéressant de leurs bouquins : comment éliminer celui qui vise les avantages dont on profite sans retenue.

    Jean-Michel Apathie, dont j’admire le renversement d’attitude (il devient critique d’un pouvoir en place, mais oui !) conseille de soigneusement garder le bouquin de Chirac pour s’en servir s’il devient nécessaire de caler les pieds de la bibliothèque.

    Et accrocher le bouquin de Balladur, dans la cabane au fond du jardin, il servirait au moins à quelque chose.

    PS : Ça se vend vraiment ces trucs là ? Qui les achète ?

  • lyoncaluire
    lyoncaluire
    retraité du privé
    • Posté à 11h09 le 05/11/2009
    • Internaute 91842
      retraité du privé

    Balladur doit aussi savior le contenu de la cassette .
    Dans l’affaire Jean-Claude Méry : Dominique Straus-Khan a détenu, alors qu’il était ministre de l’Économie et des Finances, l’original du testament vidéo de l’homme d’affaire et dirigeant du RPR.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 20h10 le 05/11/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Chirac : plumes assassines »

    Chirac n’a consacré à Nicolas Sarkosy qu’un petit paragraphe.

    - Un paragraphe soixante deux...plus exactement (1,62)

    ° Tiens, c’est bizarre...les Guignols disent que c’est la taille exacte du nain !