a debattre 31/10/2009 à 16h24

Donnez votre avis sur le projet de charte des journalistes

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Les médias sont en crise, chacun le sait. Mais cette crise n’est pas seulement économique, comme semblent le croire nombre d’élus ou de dirigeants du secteur. Elle est aussi éditoriale. Dans ce contexte, l’élaboration d’un nouveau code de déontologie est un signe d’autant plus positif que le public est invité à y participer.

Réalisé par un « comité des sages » dans la foulée des Etats généraux de la presse écrite de l’an dernier, ce projet de code vise à compléter et à imposer plus fortement les principes applicables en vertu des deux chartes des journalistes actuellement en vigueur : la charte des devoirs professionnels des journalistes français, adoptée en 1918 et révisée en 1938, et la déclaration des devoirs et des droits des journalistes, signée à Munich en 1971.

Le comité appelle explicitement les partenaires sociaux à « amender » puis à « adopter » ce code, et demande aux différents médias de le diffuser auprès du public, afin que celui-ci donne son avis.

Pour le journaliste Jérôme Bouvier, président de l’association Journalisme et Citoyenneté, la grande question est celle-ci :

« Est-ce que des éditeurs et patrons de médias accepteront d’entrer dans la discussion ? Ce qui les forcerait à bouger, c’est que cette question devienne un débat public. »

Rue89 publie ci-dessous l’intégralité de ce projet de code. Vos propositions d’amendement seront transmises au comité.

Projet de code de déontologie des journalistes

(Synthèse du 20 octobre 2009)

1. Le métier de journaliste

1-1 Le journaliste a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support.

1-2 Il le fait, au sein d’une équipe rédactionnelle, sous l’autorité de la direction de la rédaction et la responsabilité du directeur de la publication, dans le cadre d’une politique éditoriale définie.

1-3 Les journalistes et les responsables éditoriaux placent au cœur de leur métier le droit du public à une information de qualité. A cette fin, ils veillent avec la même exigence au respect des règles déontologiques énoncées dans ce code.

1-4 L’indépendance du journaliste, condition essentielle d’une information libre, honnête et pluraliste, va de pair avec sa responsabilité. Le journaliste doit toujours avoir conscience des conséquences, positives ou négatives, des informations qu’il diffuse.

2. - Le recueil et le traitement de l’information

2-1 Le journaliste doit s’attacher avant tout à l’exactitude des faits, des actes, des propos qu’il révèle ou dont il rend compte.

2-2 Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d’assurer au plus vite la diffusion d’une information ne dispense pas d’une vérification préalable de la crédibilité des sources.

Le journaliste est attentif aux critiques et suggestions du public. Il les prend en compte dans sa réflexion et sa pratique journalistique.

2-3 Le journaliste s’assure que les textes, documents, images qu’il présente n’ont fait l’objet d’aucune altération ou falsification de nature à déformer la réalité des faits. Toute modification volontaire d’une image doit être portée à la connaissance du public.

2-4 L’origine des informations publiées doit être clairement identifiée afin d’en assurer la traçabilité. Le recours à l’anonymat n’est acceptable que lorsqu’il sert le droit à l’information ; dans ce cas, le journaliste en avertit le public après avoir informé son supérieur hiérarchique de la nature de ses sources.

2-5 Le journaliste s’interdit tout plagiat. Il cite les confrères dont il reprend les informations.

2-6 Le journaliste rectifie dans les meilleurs délais et de la façon la plus visible les erreurs qu’il a pu commettre. Il doit avertir le public des manipulations dont il a pu être victime.

2-7 Le journaliste s’interdit d’utiliser des moyens déloyaux pour obtenir des informations. Dans les cas où le recueil d’informations ne peut être obtenu qu’en cachant soit sa qualité de journaliste soit son activité journalistique, il en informe préalablement sa hiérarchie, s’en explique auprès du public et donne la parole aux personnes mises en cause.

2-8 Le journaliste veille à ne faire preuve d’aucune complaisance dans la représentation de la violence et dans l’exploitation des émotions.

3. - La protection du droit des personnes

3-1 Le journaliste respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence. Il veille à ne pas mettre en cause, sans information crédible sur les faits allégués, la réputation et l’honneur d’autrui. Il n’abuse pas de l’état de faiblesse ou de détresse de personnes vivant des événements dramatiques pour obtenir d’elles des informations ou des documents.

3-2 Le journaliste respecte la vie privée des personnes et ne diffuse d’informations dans ce domaine que si elles apparaissent nécessaires à la compréhension d’événements ou de situations de la vie publique.

3-3 Le journaliste veille à ne pas nourrir la haine, les discriminations ou les préjugés à l’égard de personnes ou de groupes. Il ne relaie pas des réactions de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs ou d’internautes qui risquent d’entretenir ces mêmes sentiments.

4. - L’indépendance du journaliste

4-1 Le journaliste garde recul et distance avec toutes les sources d’information et les services de communication, publics ou privés. Il se méfie de toute démarche susceptible d’instaurer entre lui-même et ses sources un rapport de dépendance, de connivence, de séduction ou de gratitude.

4-2 Le journaliste ne confond pas son métier avec celui de policier ou de juge. Il n’est pas un agent de renseignements. Il refuse toute confusion entre information et promotion ou publicité.

4-3 Le journaliste s’interdit toute activité lucrative, extérieure à l’exercice de son métier, pouvant porter atteinte à sa crédibilité et à son indépendance.

Participaient au « comité des sages » : Marie-Laure Augry, médiatrice de France 3 ; maître Basile Ader, avocat spécialisé dans le droit de la communication, défenseur de plusieurs journaux, collaborateur de Légipresse ; Alain Boulonne, président du CNDI, ancien président de la FNPF, ancien DG de l’Yonne républicaine ; Jérôme Bouvier, président de Journalisme et Citoyenneté, créateur des Assises Internationales du Journalisme et de l’Information ; Jean-Pierre Caffin, DG de Prisma Presse ; Olivier Da Lage, ancien président de la Commisision de la carte de presse ; Jean-Marie Dupont, président du Clemi ; Bruno Frappat, président honoraire de Bayard Presse ; Pascal Guénée, directeur de l’Institut pratique de journalisme ; Catherine Vincent, rédactrice en chef du site E24 ; Lorenzo Virgili, photojournaliste, Association Freelens.

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  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 16h39 le 31/10/2009
    • Internaute 86373
      Républicain

    Vous voulez dire qu’avec cette charte Pernaud fera du journalisme ?

    Et si la charte était une fausse bonne idée ?

    Ce qui compte c’est la vérité,c’est notre but à nous les journalistes et la déontologie doit s’adapter à cette exigence et pas l’inverse.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à Duc du Granlac
      diptère
      • Posté à 17h14 le 31/10/2009
      • Internaute 45466
        diptère

       ;
      .
      Oui bon la vérité si elle existait, cela se saurait.
      .
      .

      • pablico
        pablico répond à La mouche du coche-
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 17h58 le 31/10/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        exact !

        il n’y a pas une vérité, mais des vérités, à nous de choisir laquelle nous convient..

        cela se saurait si la vérité seule et unique existait..

        ce qui existe, ou a existé ce sont les faits....après la vérité n’est que habillage et interprétation des faits suivant sa sensibilité, son prisme, sa burqa morale et le peu de renseignements qu’on connait ou nous fait connaître.

         
        • Iv
          Iv répond à pablico
          Roboticien utopiste
          • Posté à 18h01 le 31/10/2009
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Triste époque pour la science et les scientifiques que celle où l’on dit que la vérité est une question purement humaine qui n’a aucune réalité objective.

          Les faits sont la vérité. Si vous les habillés ou les interprétez cela devient une opinion, et faire passer une opinion pour une vérité, c’est objectivement... un mensonge !

          • pablico
            pablico répond à Iv
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 18h20 le 31/10/2009
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            un scientifique digne de ce nom, ne dira jamais que c’est la vérité, il dira que c’est une hypothèse, une théorie à vérifier...tout est là..

            il est des vérités qui ont perduré longtemps, qui se sont avérées des mensonges...

            ex :
            - la terre plate (on savait depuis l’antiquité quelle était ronde)
            Au VIe siècle av. J.-C., Anaximandre de Milet
            - la naissance de l’homme, des dinosaures, etc il y a 6 000 ans..(certains le croient encore) etc etc

          • Sethtes
            Sethtes répond à Iv
            Mega Culpa
            • Posté à 18h37 le 31/10/2009
            • Internaute 86642
              Mega Culpa

            Les faits sont... les faits. La vérité se situe autre part. Un fait n’est jamais seul car il dépend de la manière dont on en a connaissance, dont on le voit. Et c’est là que l’interprétation devient inévitable.

            L’opinion est la vérité dans le sens d’une vérité individuelle et propre à chacun. J’imagine que nous avons tous notre vérité, accessible par nous seuls et inaccessible par les autres puisque soumise à l’interprétation et donc une vérité bien différente.

            Pour aller plus loin, je pense que nous incarnons notre propre vérité sans qu’elle ne puisse être transmise à qui que ce soit d’autre que nous-mêmes.

            • kkadim
              kkadim répond à Sethtes
              service public rhone alpes
              • Posté à 07h38 le 01/11/2009
              • Internaute 24768
                service public rhone alpes

              exact les faits sont les faits, mais...
              d’une part quels faits présente t on, et quels faits laissons nous dans l’arriére boutique ( ex. des suicides en entreprises, qui sont dénoncés depuis plus de dix ans par les médecins du travail et qui n’apparaissent qu’aujourd’hui.... ou encore les « journaux télévisés » qui ne sont plus qu’une longue suite de faits divers : un meurtre par ci, un accident de la route par là ).
              il y a donc un choix, et ce chois n’est jamais mis en avant.
              enfin un fait n’est rien en lui même, il faut le contextualiser, c’est à dire lui donner sens. or force est de constater que bien souvent les faits sont utiliser comme simple illustration d’un discours qu’ils viennent renforcer. en d’autres termes le chemin est inverse de celui qui devrait être celui de l’linformation : c’est l’explication (que l’on veut donner du monde ) qui appelle le fait.
              enfin pour moi contextualisation implique du parti pris, mais n’empéche pas une certaine neutralité. il faut expliquer les faits, les mettre en perspective pour simplement nous les faire comprendre : pour moi si trucmuche remplace tartempion dans le bas Bousistan oriental, me le dire ne m’avance pas beaucoup, il faut m’expliquer en quoi ce changement importe et necessite information.

              toutes chose qui font qu’aujourd’hui je ne regarde pratiquement plus les médias français, car je n’y voit que domesticité.

              • Sethtes
                Sethtes répond à kkadim
                Mega Culpa
                • Posté à 13h53 le 01/11/2009
                • Internaute 86642
                  Mega Culpa

                Entièrement d’accord avec vous.
                A mes yeux, le travail d’un journaliste doit être d’éclairer par son point de vue un thème, un fait. Là où le professionnalisme de ce métier doit venir apparaître, c’est quand il s’agit de faire des recherches, de recouper des multitudes d’informations, de temporalités, d’avis, d’histoires... Chose quasi inexistante aujourd’hui dans nos médias. On prend la chose, on l’expose, de préférence le plus vite possible, avant tout le monde, sans rien d’autre qu’une description très linéaire et decontextualisée.
                C’est là que j’aime beaucoup Courrier International par exemple, car ils n’hésitent pas à donner plusieurs points de vue sur une situation, avec des recherches dignes de ce nom. C’est là que notre esprit critique peut se construire, par exemple, dans l’antagonisme, la différence d’opinion.
                Mais là aussi où nous sommes tous responsables de l’état actuel de nos médias, c’est que nous avons le pouvoir de ne pas les regarder tels quels. et, en même temps, nous avons la possibilité, en particulier via internet, de croiser différentes informations sur le même sujet pour en avoir une perspective plus profonde.
                Une autre chose m’interroge beaucoup actuellement : la peur terrible du jugement. On nous assène que le journaliste ne doit pas juger mais être critique voir « scientifique ». Seulement, l’homme est jugement, cela fait partie intégrante de sa construction. Le jugement peut, d’ailleurs, être moteur dans un débat. Le problème se pose autrement, à mes yeux : avec le jugement, préserve-t-on tout de même un droit de réponse, un espace de débat, les arguments sont-ils construits ou bien balancés à la va-vite ?
                Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de juger mais, en contrepartie, de laisser la place à l’autre de faire le sien aussi et que toute discussion vient « bouger », « construire » notre vérité, que ce soit dans le consensus, le contrepoids, le désaccord, l’accord, l’engueulade et le vin rouge...
                Bref, le journalisme construit, qui ne soit pas qualifiable de people et/ou standardisé par les « élites auto-proclamées à qui on donne cette place d’ailleurs » ne sont plus légion...

            • Sissi des bois
              Sissi des bois répond à Sethtes
              ...
              • Posté à 10h05 le 02/11/2009
              • Internaute 53905
                ...

              Vous devriez remplacer le terme vérité par autre chose. La vérité c’est ce qui est vrai et donc, extérieure à nous même. C’est ce qui nous est imposé par le réel et que nous sommes obligé de voir même si nous n’en avons pas envi.
              Partant de là, ce que vous appelez « vérité individuelle » « incarné en une personne » c’est une opinion, une croyance ou la conclusion d’un raisonnement mais cela n’a rien à voir avec une vérité. Le penser comme tel, même au sens personnel, est le début de l’égarement.

              Cela ne signifie pas qu’il n’existe pour vérité que des faits. D’autant plus que les faits dépendant de l’observation ne sont pas toujours vrai dans le sens ou leurs « matérialités » n’existent pas forcément dans le réel. Une vérité est quelque chose qui s’impose à tous. Elle réclame un esprit sain mais c’est tout. La malhonnêteté ne peut exister face à une vérité parce que la nier c’est afficher sa folie devant tous les autres. La conclusion d’un raisonnement peut donc être une vérité pour peu que ce raisonnement ne nécessite que des constructions qui s’imposent à tous et qui sont donc elles même des vérités.

              Les mathématiques en sont le meilleurs exemple évidemment, les axiomes constituant le cadre du réel et le fondement de toute construction ultérieure. De la même manière une philosophie aux prémisses et aux mécanismes indiscutables serait le point de départ d’un cheminement vers des vérités.
              Notez que je suis passé au conditionnel en glissant des mathématique à la philosophie, c’est justement tout le problème.

              • Sethtes
                Sethtes répond à Sissi des bois
                Mega Culpa
                • Posté à 21h29 le 02/11/2009
                • Internaute 86642
                  Mega Culpa

                Je suis à la fois en total accord et désaccord avec vous. Pour moi, rien ne s’impose à tous, rien n’existe qui s’impose à tous. Rien que le principe de réalité est soumis à l’interprétation de chacun et, devant les faits, nous avons chacun notre vérité (c’est ce que j’essayais de dire précédemment).

                Les mathématiques sont pour moi un mauvais exemple car ils ne sont pas la réalité. J’essaie de m’expliquer. Les « vérités mathématiques » ne sont valables que pour elle-même, dans leur système (1+1=2 par exemple) mais cette vérité dans ce système diffère dans bien d’autres circonstances (1+1=1 en biologie, dans la reproduction, parfois, et c’est aussi une vérité mais dans le système de cette autre science). Je pense que l’histoire de vérité individuelle réapparaît ici quand les vérités mathématiques ne le sont que dans le système mathématique mais bien loin de la réalité.

                La réalité est pour moi totalement inatteignable pour l’homme et l’esprit humain. La seule chose qui devient vraie, à mes yeux, est la perception individuelle et propre de cette réalité. Et les sciences ne sont que des sytèmes d’explications dont l’esprit humain a besoin pour s’expliquer le monde, se le comprendre, se le représenter, mais elles ne touchent qu’une vérité : la leur.

                Il existe des multiples exemples d’interprétation d’une situation, dont un avis majoritaire va s’extirper, laissant les autres en place de marge, de fous. Or, il s’agit ni plus ni moins que des vérités, individuelles, sur une situation de la réalité qui nous échappe. Ca rassure d’avoir une vérité unique à laquelle se fier, histoire de bien vérifier qu’on est dans le droit chemin, le conventionnel. Je trouve l’idée d’une vérité multiple et variée pour un fait bien plus poétique et pleine d’incertitudes sur les autres : excitante quoi !

          • Crepitus
            Crepitus répond à Iv
            Retraité
            • Posté à 18h49 le 31/10/2009
            • Internaute 85789
              Retraité

            D’accord pour les sciences dites dures, mais pour les diverses sciences humaines, je pense particulièrement à l’histoire, la vérité ne peut-être que relative, non seulement selon l’époque, mais aussi selon la sensibilité propre de l’historien. Ceci n’étant qu’un exemple parmi beaucoup d’autres possibles.

            • boumideschoux
              boumideschoux répond à Crepitus
              • Posté à 19h15 le 31/10/2009
              • Internaute 27006

              je vais plagier ramakhrisna :

              la verité, c’est unpeu comme une montagne, selon l’endroit ou on se trouve, on ne voit pas la meme chose, pourtant c’est la meme montagne

              • puma curieux
                puma curieux répond à boumideschoux
                Badaud curieux
                • Posté à 09h56 le 01/11/2009
                • Internaute 31847
                  Badaud curieux

                C’est pour cela qu’il faut enchaîner les journalistes avec un code bidon pour être sûr qu’ils resteront les pieds dans le goudron.

            • Sissi des bois
              Sissi des bois répond à Crepitus
              ...
              • Posté à 15h51 le 02/11/2009
              • Internaute 53905
                ...

              Parce qu’il faut séparer le travail de l’historien en deux étapes. La recherche des faits historiques indiscutables, et l’analyse dans leur contexte des faits découverts pour tenter d’en extraire les mécanismes. Il n’en ressort donc pas des « vérités relatives » mais des interprétations.
              Comme de surcroit les faits eux-mêmes prêtent parfois à discussion car ils ne se recoupent souvent que par leurs conséquences il en résulte un joyeux bordel qui conduit les historiens à s’étriper par livres interposés. Sachant cela, la seule erreur possible est de chercher à en extraire une vérité qui par définition ne peut exister que dans des situations extrêmement circonscrites et précises.
              C’est d’ailleurs pour cela que l’on accole « humaine » à ces « sciences », c’est pour souligner le fait qu’elles n’en sont pas.

          • observeur
            observeur répond à Iv
            Libre penseur chez les ch'tis
            • Posté à 13h56 le 01/11/2009
            • Internaute 37812
              Libre penseur chez les ch'tis

            Vous avez raisons La vérité ce sont les faits, certains relativisent cela en la confondant avec la justice, la morale et la légalité, qui elles nécessitent des lois et inversement !

    • Mélanie.D
      Mélanie.D répond à Duc du Granlac
      Chercheuse d'or
      • Posté à 02h44 le 01/11/2009
      • Internaute 51779
        Chercheuse d'or

      Quand on voit comment le 11/9 a été traité chez Durand, on peut se dire que la déontologie...

      Voir cette excellente analyse :

      11 septembre : 5 Objets du Scandale
      Anatomie d’un traitement médiatique du 11 septembre
      Lien

  • lavoine
    lavoine
    région parisienne
    • Posté à 16h41 le 31/10/2009
    • Internaute 27439
      région parisienne

    Après l’adoption de cette charte, il vous faudra, peut-être, créer un » Ordre National des Journalistes » pour la faire respecter et veiller à la déontologie...sinon quel intérêt ?

  • Glasgo
    Glasgo
    Etudiant
    • Posté à 16h48 le 31/10/2009
    • Internaute 45259
      Etudiant

    Sinistre époque...
    le journalisme pert sa valeur moral, celle d’informer sans tabous, sans concessions, sans être rendu muet par le pouvoir mis en place...

    trop tard..Bouygues, Bolloré,lagardere sont arrivés...

    A quoi bon une charte ? elle sera jamais respecté, c’est juste pour donner bonne conscience, grotesque.

    • pablico
      pablico répond à Glasgo
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h07 le 31/10/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      cette déontologie s’applique-t-elle :

      - aux journalistes pople ?
      -aux journalistes politiques encartés dans un parti et payés par lui ?
      -aux journalistes financiers payés par les financiers ?

      quid des journalistes « sous-marins » qui bossent pour un lobbie (financier, industriel , politique , moral, religieux) ?

      la jungle existe, le tout est de savoir qu’on se ballade dedans....

    • desbois
      desbois répond à Glasgo
      commerçant
      • Posté à 21h33 le 31/10/2009
      • Internaute 36797
        commerçant

      D’accord avec Glasgo ; mais qu’en sera-t-il de l’indépendance du « journal » ? face aux annonçeurs publiçitaires qui font vivre le « journal » ? meme si le journaliste salarié respecte la charte,les décisions stratégiques seront prises par la direction qui est aussi composées de commerçants.J’y croirait le jour ou le journal de tf1 critiquera bouygues entreprises.

    • Mina
      Mina répond à Glasgo
      sur mon canapé
      • Posté à 02h00 le 01/11/2009
      • Internaute 2916
        sur mon canapé
      • sorry
        sorry répond à Mina
        panseuse
        • Posté à 09h55 le 01/11/2009
        • Internaute 25235
          panseuse

        Excellent, je vais faire suivre aux copains. A part cela , c’est con-sternant !

        C’est un vrai guignol, voila le boulot des vrais journalistes : dénoncer, dénoncer, dénoncer la médiocrité, la bêtise.
        Il faudrait aussi davantage parler de ceux qui agissent, aident, réussissent dans leurs campagnes, villes et villages, un peu plus de positif, que diable !

    • amatxo
      amatxo répond à Glasgo
      • Posté à 10h06 le 01/11/2009
      • Internaute 13121

      Tout-à-fait d’accord ! Comment penser que les journalistes respecteront cette charte de déontologie alors qu’ils dépendent pour la plupart économiquement soit de patrons de feuilles de choux multiples(ce qui exclue en cas de renvoi de l’une un emploi dans une autre !)soit d’un directeur de chaîne(radio ou TV)nommé par le Président (bravo la Démocratie !)

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 16h54 le 31/10/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Vous dites que le métier de journaliste connait une crise éditoriale. Soit.
    Cette charte ne concerne que les journalistes et non ceux qui les font vivre.
    Pourquoi ne pas s’interesser de plus près à l’extraordinaire concentration de capital dans la presse française où une poignée d’hommes posséde toute la presse écrite, radio, tv.
    Et si la crise éditoriale trouvait là son origine.

    • Crepitus
      Crepitus répond à spleenlancien
      Retraité
      • Posté à 18h54 le 31/10/2009
      • Internaute 85789
        Retraité

      Ce n’est pas nouveau, avant la guerre de 1914-1918 la presse française, ou du moins une grande partie était arrosée par la Russie tsariste ; après celle-ci la plus grande partie de la presse, dite nationale, appartenait à de grands capitalistes. Pivert (celui des parfums) s’était offert un journal (était-ce Je suis partout ?) pour faire de la propagande fasciste et anticommuniste. Alors ? quod novo solis ?

  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie
    Parano chronique
    • Posté à 16h54 le 31/10/2009
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    La grande majorité des médias est la propriété de grands groupes financiers qui dictent la ligne éditoriale, et si ça ne suffisait pas, ils sont sous la coupe des publicitaires avec la menace de la coupure pub en cas de « mauvais » reportage.

    Franchement, je ne vois pas comment avoir envie de payer pour ce genre d’information qui donne plus dans la désinformation, voir la propagande.

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 16h59 le 31/10/2009
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    « 3-3 Le journaliste veille à ne pas nourrir la haine, les discriminations ou les préjugés à l’égard de personnes ou de groupes. Il ne relaie pas des réactions de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs ou d’internautes qui risquent d’entretenir ces mêmes sentiments. »

    A mettre en gros, en gras, en souligné...
    Parce que de plus en plus cette partie n’est pas respectée ! !

    Pour le reste, la charte ferait bien de reprendre et de faire respecter le paragraphe 1 :
    « 1-1 Le journaliste a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support. »

    Mais où est donc l’investigation ? ?

    • lavoine
      lavoine répond à A déménagé le 2 mai 2011
      région parisienne
      • Posté à 17h05 le 31/10/2009
      • Internaute 27439
        région parisienne

      surtout aussi en ce qui concerne la haine anti-français et anti-blanc.

      • Connard le Barban
        Connard le Barban répond à lavoine
        fonctionnaire nanti comme il y (...)
        • Posté à 18h01 le 31/10/2009
        • Internaute 75120
          fonctionnaire nanti comme il y (...)

        Vous employez le terme de haine presque à chacun de vos courriels. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir développer le concept. L’anathème comme argumentaire, c’est un peu juste, me semble-t-il.

         
        • lavoine
          lavoine répond à Connard le Barban
          région parisienne
          • Posté à 18h10 le 31/10/2009
          • Internaute 27439
            région parisienne

          Je ne fais que reprendre l’argument d’Eelisa. A mon avis, vous faîtes une obsession sur un mot qui ne figure pas dans la majorité de mes posts..donc ne me prêtez pas ce qui appartient à d’autres. Mais pour vous être agréable j’utiliserais le terme de « détestation » qui me semble en effet plus conforme...à ce que cultivent beaucoup d’internautes ici.

        1 autres commentaires
    • Yes we can
      • Posté à 17h19 le 31/10/2009
      • Internaute 94611
        citoyenne

      Journaliste chez le « frère du président », je peux ajouter à la longue liste de ce qui entrave la liberté d’exercice de notre métier, la pratique de l’entresoi qui favorise quelques pigistes de luxe, les amis d’amis et laisse de côté les nouveaux talents – oups, mais suis-je bête, qui se soucie encore de talent dans notre métier ? – ; une corruption ordinaire qui va de l’acceptation de « petits » cadeaux à la copie pure et simple des dossiers de presse ; sans parler des sujets « interdits » par la direction, amis du patron obligent…
      La révolte est difficile pour qui veut gagner sa croûte, mais tout espoir n’est pas perdu. Encore faudrait-il avoir les moyens de travailler correctement : pour exemple, chez L., on supprime nos abonnements de presse, on nous interdit de nous rendre aux conférences de presse (tu t’absentes ? Tu poses donc une RTT ?), les enquêteurs voient leurs notes de frais réduites à peau de chagrin au point qu’ils ne peuvent plus exercer normalement, etc., etc.
      Quant à la charte, elle aurait le mérite de remettre les pendules à l’heure. Mais n’enfonce-t-elle pas des portes ouvertes et, surtout, elle n’aura d’utilité que si elle s’accompagne des moyens de son application. Patrons de presse (pour ceux qui restent), à bon entendeur !

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à Yes we can
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 06h53 le 01/11/2009
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

        Et quand le journalisme se passe comme ça :

        Lien

        ou :
        Lien

        Même si ce sont des « humoristes », leur travail ressemble fortement à une recherche journalistique, à une investigation.

        Monsieur chouchou va nous les virer ;
        et aurait viré Coluche ou Desproges...

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à A déménagé le 2 mai 2011
      journaleux - blogueur
      • Posté à 18h21 le 31/10/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      et ceci eelisa :

      1-2 Il le fait, au sein d’une équipe rédactionnelle, sous l’autorité de la direction de la rédaction et la responsabilité du directeur de la publication, dans le cadre d’une politique éditoriale définie.

      Pourquoi « au sein d’une équipe rédactionnelle »… ? …
      Pour exclure une bonne moitié des journalistes ? tous ceux qui ne sont pas de façon régulière et permanente salariés d’un média ? Sont-ils suspects parce qu’ils n’ont pas de hiérarchie qui pourrait être liée à un quelconque lobby ? L’affaire Clearstream (actualité récente) et l’affaire Pechiney (de mon temps) n’auraient pas existé sans ce genre de fourmis… Et je revendique ma part dans cette dernière, certes moins importante que celle de GA Kieffer et d’autres, mais qui fut nécessaire pour n’avoir pas de procès en diffamation perdu !

      • Claude Lebrun
        • Posté à 18h31 le 31/10/2009
        • Internaute 17829

        C’est vrai que l’alinea 1-2 est très Pravda de la belle époque dans sa teneur :

        Pourquoi « dans le cadre d’une politique éditoriale définie » ? Et la recherche de la vérité là-dedans ?

        Toujours cette incapacité génétiquement française à faire la part de l’information factuelle et du commentaire.

         
        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à Claude Lebrun
          journaleux - blogueur
          • Posté à 19h03 le 31/10/2009
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          Dans le cas spécifique de l’affaire Pechiney, où je n’avais pas d’employeur, je pigeais à la fois pour LeMonde (à l’époque ancré à gauche) et pour l’Express (comme d’hab de droite).
          What else ? Le travail était-il mal fait parce que je n’étais pas intégré à une rédaction et par conséquent que je ne suivais aucune politique éditoriale ?

        1 autres commentaires
      • karlM
        karlM répond à FabiendeMénilmontant
        Précaire
        • Posté à 02h35 le 01/11/2009
        • Internaute 21378
          Précaire

        Article 1-2 « Il le fait, au sein d’une équipe rédactionnelle, sous l’autorité de la direction de la rédaction et la responsabilité du directeur de la publication, dans le cadre d’une politique éditoriale définie. »

        des journalistes ont écrit cet article liberticide, merde !

         
        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à karlM
          journaleux - blogueur
          • Posté à 15h54 le 01/11/2009
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          Oui… qui veulent exclure la moitié des journalistes.
          Diviser.
          Mais s’il s’agit de la suite des états généraux de Sarko, ça peut se comprendre, pas s’admettre !

          Au JO du 30/10 :
          Lien
          sur le devenir de Rue89 et autres sites employant au moins un journaliste.

        1 autres commentaires
    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à A déménagé le 2 mai 2011
      Don Quichotte
      • Posté à 21h59 le 31/10/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      le serment d’hypocrite...

  • Yes we can
    Yes we can
    citoyenne
    • Posté à 17h20 le 31/10/2009
    • Internaute 94611
      citoyenne

    Journaliste chez le « frère du président », je peux ajouter à la longue liste de ce qui entrave la liberté d’exercice de notre métier, la pratique de l’entresoi qui favorise quelques pigistes de luxe, les amis d’amis et laisse de côté les nouveaux talents – oups, mais suis-je bête, qui se soucie encore de talent dans notre métier ? – ; une corruption ordinaire qui va de l’acceptation de « petits » cadeaux à la copie pure et simple des dossiers de presse ; sans parler des sujets « interdits » par la direction, amis du patron obligent…
    La révolte est difficile pour qui veut gagner sa croûte, mais tout espoir n’est pas perdu. Encore faudrait-il avoir les moyens de travailler correctement : pour exemple, chez L., on supprime nos abonnements de presse, on nous interdit de nous rendre aux conférences de presse (tu t’absentes ? Tu poses donc une RTT ?), les enquêteurs voient leurs notes de frais réduites à peau de chagrin au point qu’ils ne peuvent plus exercer normalement, etc., etc.
    Quant à la charte, elle aurait le mérite de remettre les pendules à l’heure. Mais n’enfonce-t-elle pas des portes ouvertes et, surtout, elle n’aura d’utilité que si elle s’accompagne des moyens de son application. Patrons de presse (pour ceux qui restent), à bon entendeur !

    • lavoine
      lavoine répond à Yes we can
      région parisienne
      • Posté à 17h33 le 31/10/2009
      • Internaute 27439
        région parisienne

      Les spams aussi devraient être interdits.

  • massonma
    massonma
    journaliste honoraire retraité
    • Posté à 17h22 le 31/10/2009
    • Journaliste 94613
      journaliste honoraire retraité

    au chapitre « indépendance » ,ne faudrait-il pas évoquer le droit à une rémunération décente ,à un emploi stable permettant aussi le plein exercice de cette activité intellectuelle ?

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 17h24 le 31/10/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    c’est plutôt une charte pour la liberté d’expression dont on aurait besoin...
    on nous prend pour des cons en prenant le problème à l’envers, t’as beau signer des chartes encore faut il les respecter et que cela soit possible de la respecter, que le pouvoir le permette...

  • pitufo
    pitufo
    papa
    • Posté à 17h26 le 31/10/2009
    • Internaute 67942
      papa

    Vite, vite, un exemplaire de la charte pour mougeotte ! !

    • TienTien
      TienTien répond à pitufo
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 21h58 le 31/10/2009
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Et pour Olivenne ?

  • Autre raleur
    • Posté à 17h27 le 31/10/2009
    • Internaute 39310

    J’espérais plutôt voir des choses du style « un journaliste s’interdit de rapporter des propos manipulateurs ou inexacts ou incohérents ou ... sans les assortir de remarques explicitant les aspects manipulateurs, inexacts ou incohérents ou ... »

    Tant que les journalistes de feront pas cela *systématiquement* on aura de la communication en guise d’argumentation de la part des politiques.

    • Chibani 55
      Chibani 55 répond à Autre raleur
      retraité
      • Posté à 18h21 le 31/10/2009
      • Internaute 91411
        retraité

      Il peut le faire parfois quand c’est étayé par des éléments évidents, quant à le faire « systématiquement », de quel droit ce « moi je pense que » ?
      D’autre part, engager une enquête à chaque assertion de telle ou telle personnalité, oui, pourquoi pas ? Mais ça devient une question de moyens insurmontable.
      On en est sans doute actuellement à la proportion habituelle 80/20 : 80% de communication acceptée et 20% d’investigation...En plus, je pense que 80% des journalistes s’en contentent tout à fait.

      • Autre raleur
        • Posté à 12h21 le 02/11/2009
        • Internaute 39310

        Si les politiques communiquent autant, c’est qu’ils estiment qu’une grosse partie de la population est sensible à cela ; autrement dit, ils estiment qu’une grande partie de la population est manipulable. Comme c’est leur métier, on peut sans doute leur faire un peu confiance sur ce point.

        Par conséquent, à chaque fois que les journalistes ne pointent pas explicitement les tentatives de manipulations, on peut craindre qu’une grande partie de la population ne se laisse manipuler. Cela me parait suffisament grave pour exiger (idéalement bien sûr) que toutes ces tentatives de manipulations soient explicitées.

        Quand à la charge de travail que cela demande, il ne faut pas exagérer. Tout vérifier (cas idéal) prendrait un temps hallucinant, c’est vrai. Mais se contenter au moins de pointer du doigt les erreurs de raisonnement basé sur l’utilisation d’un même mot dans différents sens, les erreurs de logique élémentaire, le fait de faire semblant de répondre à une question sans y répondre etc. : tout cela se voit à peu près instanément pour quelqu’un d’un minimum critique (mais pas pour tout le monde, c’est là le problème). Or, cela n’est quasiment jamais fait.

  • Malaparte
    • Posté à 17h27 le 31/10/2009
    • Internaute 29702

    Une charte des journalistes ? ? ?

    Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! ! !

    C’est comme la charte pour un capitalisme financier responsable, un voeu pieux autant qu’un serpent de mer.

    Aucune charte ne remplacera l’honnêteté intellectuelle, l’exigence sur le choix du sujet, sur la forme et sur le fond de l’article qui en découle. Bref, journaliste c’est un métier qui demande une certaine discipline personnelle et une rélle dose de convictions.

    Il y en a encore beaucoup des journalistes comme cela ; mais à la télévision et à la radio, on s’en méfie car ils pourraient se révéler insolents, incisifs, irrespectueux, c’est-à-dire incontrôlables dès lors qu’ils poseraient les questions qui fâchent, soit celles qui ne vont pas dans le sens du « Big Boss »...

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 17h29 le 31/10/2009
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Tout ça c’est du vent, du pipi de chaton dans les esses d’un violon sans cordes !

    La déontologie, ça se pratique, ça ne se négocie pas.

    Regardez, prenez exemple sur le Canard Enchaîné :
    pas de pub et pas de concessions ..... n’est-ce pas cela le secret d’un bon journalisme ?

    Le gros problème des journalistes, c’est de ne pas informer et de chercher à imposer leurs idées ou celles des autres.

    Il suffit de lire les titres !

    exemple décorniflant :
    –––––––––––––––––––––––––––––––––––––
    Lettre ouverte à Mitterrand pour un « statut des auteurs »
    –––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    Ce statut existe (SACD), les charlots qui ont écrit cette lettre espère surtout pouvoir fermer encore plus le métier.
    Ils attendent des subventions, des rémunérations, un statut avec des études et des diplomes ..... tout ce que n’est pas un écrivain, un artiste !

    Un artiste vit de son talent.

    S’il est dans la misère, c’est qu’il n’a pas de talent .... il lui faut changer de métier !

    Qui, demain, décidera de qui est écrivain et qui ne l’est pas ?

    Vous êtes-vous seulement posé cette question ?

    Le problème n’est pas le statut de l’écrivain, mais le fonctionnement à la mord moi le noeud des éditeurs qui ont définitivement renoncé à chercher les écrivains pour n’éditer que des merdes de nègres qui tiennent la plume des pipoles dégénérés.

    Pourquoi pas un statut des chanteurs, des clowns et des peintres ? (pour les peintres, il y a un machin, une asso de bandits ... et en parlant de bandits, pour les chanteurs, il y a la SACEM ....)
    –––––––––––––––––––––––––––––––––

    Que nous apporte l’article du journaliste ?
    Que dalle !
    Pourquoi ?
    Parce que le journaliste ne prend pas le temps de lire, de se documenter, d’analyser, d’approfondir, de chercher la vérité derrière la façade ...... et puis aussi parce qu’un journaliste ne peut pas avoir l’expérience universelle, savoir toutes les ficelles de tous les métiers !
    C’est pourquoi il y a des journalistes sportifs, financiers, économiques, politiques ....

    Mais de plus en plus de journaux limitent le nombre de leurs journalistes et leur demandent de tout couvrir et de se soumettre à la pression politique des conseillers de Tsarko, à la pression du public, à la pression tout court ! ! ! ! !

    Une charte ne changera rien, c’est juste une opération de com à la mode Tsarkozyste, pour faire croire qu’on fait quelque chose ...

    La presse écrite a fait son temps, passons à autre chose.

    Lien

    • Yfig
      Yfig répond à Yfig
      Poète sans illusions j'écris (...)
      • Posté à 18h35 le 31/10/2009
      • Internaute 41364
        Poète sans illusions j'écris (...)

      journaliste ....... y’a un statut pour ça ?

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