Vie de bureau 29/10/2009 à 11h19

Dix nouvelles formes du sexisme ordinaire au travail

Guillemette Faure | Journaliste


Les blagues de blondes à la machine à café, les compliments à la con (« quatre femmes inspectrices des finances cette année, et en plus elles sont belles ! »), le « cher confrère » entendu par une avocate…

Ce sont « des blessures infinitésimales », selon Brigitte Grésy, qui forment le nouveau sexisme. Nous vous en donnons dix exemples extraits de son Petit traité contre le sexisme ordinaire.

1. La condescendance et le paternalisme

  • « Ma belle », « mon lapin », « mon petit » (et sa version contemporaine « ma grande »), « ma… » (mettre ici votre prénom)
  • Penser que la femme qui utilise un ordinateur en réunion est en train de prendre des notes (ça doit être une secrétaire), tandis que l’ordinateur de l’homme en réunion signe l’homme moderne

2. Le dénigrement

  • « T’es vraiment blonde ! »
  • « Pauvre conne ! Allez je rigole... »
  • « Vous pensez, quatre filles, forcémment ça se passe mal... »

3. La délégitimation subtile

  • Contourner une femme qui a des responsabilités
  • S’adresser à l’homme quand on rencontre un homme et une femme en supposant que c’est lui le chef

4. L’insubordination larvée

  • La rétention d’information face à une supérieure femme.
  • L’exclusion d’une femme supérieure de décisions, réunions...

5. La fausse courtoisies

Ce sont des situations de « marquage » qui mettent les femmes à côté et non avec. Comme cette phrase d’un homme à une femme directrice lors d’une réunion : « Les ménagères ne s’en laissent pas compter, vous savez de quoi je parle. »

6. Les blagues graveleuses

« Sans parler des regards visqueux, des gestes qui effleurent, des moues qui se veulent suggestives, des compliments qui tombent à plat précisément parce qu’ils ne sont que des invitations sournoises qui n’osent pas se dire. »

7. La séduction détournée

Un compliment sur une tenue à une femme qui voudrait qu’on lui parle de son travail, « des rappels à l’ordre de se comporter conformément à un modèle féminin convenu »…

8. La médisance

« Elle couche ! »

9. Le délit de maternité

  • « Si je vous donne le poste, vous allez mettre un petit en route »
  • « Elle a des enfants… » prononcé comme un verdict.

10. Le temps partiel = le temps partial

  • Oublier le temps partiel (85% des travailleurs à temps partiel sont des femmes). « Ah oui c’est vrai, tu n’es pas là demain. »
  • D’ailleurs, on n’est pas sérieux quand on est à temps partiel... « Tu as de la chance de pouvoir buller demain… »

Vous avez d’autres exemples ? Laissez-les dans les commentaires et nous les soumettrons à Brigitte Grésy.

Petit traité contre le sexisme ordinaire de Brigitte Grésy - éd. Albin Michel - 247p. - 15€

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  • Margot
    Margot répond à ddh75
    • Posté à 17h15 le 29/10/2009
    • Internaute 10060

    Oh allez, calmez-vous, promis, je ne toucherai plus à vos couilles. : -)

    Ne pas voir, après tout ce que j’ai écrit aujourd’hui, à quel point vous vous méprenez m’atterre. Mais bon, je m’en remettrai.

    • ddh75
      ddh75 répond à Margot
      salarié
      • Posté à 23h33 le 29/10/2009
      • Internaute 89096
        salarié

      Il est vrai que je suis en colère

      Mais ce n’est pas tellement contre vous ou une personne en particulier (ou alors contre beaucoup de gens)

      C’est juste que dans les médias, ce que soit sur Eco89 ou Lemonde.fr, de temps en temps on nous ressort un article sur le sexisme où l’auteur(e) mélange un peu tout et n’importe quoi.

      De la dénonciation du vrai sexisme et des inégalités salariales qui persistent encore, on glisse progressivement vers un discours plus orienté anti-homme avec des généralisations abusives, un manque de recul mais aussi une certaine tendance à jouer sur le registre de la « victimisation ».

  • Margot
    Margot répond à anini
    • Posté à 15h15 le 29/10/2009
    • Internaute 10060

    Ce type de réaction me dépasse aussi, je viens d’en faire la remarque à votre interlocuteur. Esprit de corps ? Incapacité à se voir comme un individu plutôt qu’un groupe avant tout ? Paranoïa profonde (qui ne serait alors pas là où on la croyait, chez les méchantes féministes qui voient le mal partout) ?

    • ddh75
      ddh75 répond à Margot
      salarié
      • Posté à 15h24 le 29/10/2009
      • Internaute 89096
        salarié

      « Esprit de corps ? »

      Quand on accuse tous les hommes sans discernement, évidemment que je me sens insulté.

      « Incapacité à se voir comme un individu plutôt qu’un groupe avant tout ? »

      Sauf que là, certains propos des commentateurs (commentatrices) accusent tous les hommes ...

      « Paranoïa profonde »

      Ouh là là, la belle attaque Ad Hominem (Lien), ça évite d’argumenter point par point sur mon précédent message hein : D

      • Margot
        Margot répond à ddh75
        • Posté à 16h28 le 29/10/2009
        • Internaute 10060

        Ben non, c’est fait ; je peux aller pisser, des fois ?

        Votre colère me dépasse complètement. Généralement, quand une femme est dans cet état, on la traite d’hystérique. Moi j’essaye de comprendre. Et n’y arrive pas. Vous avez juste mal perçu mon intention, c’est tout. Et je le répète, il n’y a pas eu d’attaques sur tous les hommes. C’est vous qui le prenez comme ça, pas moi. Merci de quand même respecter les intentions de quelqu’un quand il les explique plutôt que de lui en attribuer d’autres qu’il n’a jamais eu.

  • framboise92
    framboise92 répond à anini
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 15h32 le 29/10/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    garde-le au chaud !

  • Wukerz
    Wukerz répond à anini
    Passant
    • Posté à 16h13 le 29/10/2009
    • Internaute 52777
      Passant

    Là-dessus, étant moi-même relativement proche du portrait que vous faites (je ne sais pas si les copines m’adorent mais elles ne me haïssent point du moins), je peux vous répondre si vous le permettez.

    Les discours « dit » féministes, pour reprendre votre expression, mettent tout de même très souvent en avant tel ou tel comportement inacceptable car sexiste de la part des hommes, ou bien telle ou telle inégalité en faveur des hommes. Quand on est un homme et qu’on est un tant soit peu concerné par la question de l’égalité femme/homme, il est assez difficile de dissocier à chaque fois son cas personnel des remarques générales faites sur les hommes.

    Entendre pour la énième fois sa compagne se plaindre par exemple du fait que les hommes ne participent pas aux tâches ménagères et que les femmes font donc une double journée, quand on est soi-même un partisan pratiquant du partage des tâches on finit par ressentir ça comme une injustice. C’est comme ça, il faudra sans doute vous y faire ! : -)
    Elle a beau dire ensuite, « oui toi d’accord c’est vrai tu n’es pas comme ça », entendre régulièrement « les hommes ceci les hommes cela » est soûlant même, et surtout, quand on a des opinions féministes. C’est quelque chose que vous devriez comprendre, ça fait le même effet que quand vous entendez « les femmes ceci ou les femmes cela » même si vous n’êtes pas concernée personnellement par ce jugement.

    Sans compter qu’il est assez difficile de s’y retrouver pour les hommes par moments, le féminisme étant parfois à géométrie variable suivant le contexte. Exemple : « A notre premier rendez-vous tout de même, tu aurais pu m’offrir mon café plutôt que de partager l’addition », ou encore « C’est aux hommes de faire ça » suivie de telle ou telle tâche supposée dévolue aux hommes, ou encore le très classique « il n’y a plus de vrais hommes » dans lequel on peut mettre à peu près n’importe quoi, ça dépend de la femme qui prononce cette sentence...

    • Margot
      Margot répond à Wukerz
      • Posté à 16h37 le 29/10/2009
      • Internaute 10060

      Je comprends ce que vous dites, très bien, mais est-ce que cela implique que sous prétexte qu’on a un homme bien à la maison, ou qu’on en fréquente d’autres, on ne peut plus leur parler de notre engagement féministe, de notre colère face à ce que d’autres femmes subissent au quotidien ?
      On doit taire les découvertes que l’on fait, les statistiques qu’on épluche, les injustices dont nous sommes témoins, parce qu’ils se sentent trop pris dans leur genre pour parvenir à ne pas s’inclure dans ceux que l’on dénonce, alors qu’ils le devraient ?
      il faudrait pratiquer l’omerta sur le féminisme à la maison parce vous risquez de culpabiliser alors que vous n’êtes pas concernés puisqu’on vous aime et qu’on vit avec vous ?
      Qu’est-ce que c’est que cette façon de percevoir le couple et sa communication ?

      Pour les phrases que vous citez, pour moi ce sont des phrases machistes, justement. Une féministe ne vous dira pas ça. Ou alors on peut se moquer d’elle sans scrupule.

      • Wukerz
        Wukerz répond à Margot
        Passant
        • Posté à 17h17 le 29/10/2009
        • Internaute 52777
          Passant

        « on ne peut plus leur parler de notre engagement féministe, de notre colère face à ce que d’autres femmes subissent au quotidien ? »

        Si on peut et on doit, je vous dis juste que ça va presque à coup sûr soûler le compagnon bien sous tout rapport d’entendre que les hommes sont des salauds (même si ce n’est pas le terme utilisé, la sommes des reproches faits à la gent masculine en vient à faire sauter à cette conclusion logique), sauf à s’extraire de lui-même du genre masculin ce qu’il ne souhaite pas.
        C’est un fait, c’est tout, quelqu’un a demandé une explication à ce phénomène, j’en ai donné une, après libre à vous d’en tirer les conclusions que vous souhaitez, pourquoi voulez-vous que tout de suite en conclure qu’il faut taire les injustices faites aux femmes ? Pourquoi également en tirer des conclusions sur ma façon de voir le couple et sa communication ? Mon couple va très bien je vous remercie et nous parlons énormément de tous sujets, y compris ceux qui fâchent.

        « Une féministe ne vous dira pas ça. »
        Dire ça, c’est nier l’immense diversité des femmes et de leurs opinions... et ça ce n’est pas très féministe non ? . Je ne crois pas que toutes les féministes revendiquées soient d’accord entre elles sur tous les sujets et il ne me viendrait pas à l’esprit de dénier à l’une d’entre elles le « titre » de féministe.

        • Margot
          Margot répond à Wukerz
          • Posté à 17h26 le 29/10/2009
          • Internaute 10060

          mais enfin on ne dit pas « les hommes », on dit « le *système* machiste ». Ce n’est donc pas du genre masculin que vous avez à vous extraire, mais d’un système que vous-mêmes réprouvez. Alors il est où, le problème ? En quoi c’est compliqué de faire ça ?

          Je ne nie pas l’immense diversité des femmes et de leurs opinions, je nie qu’une féministe ayant un tant soit peu réfléchi sur le genre puisse dire « c’est aux hommes de faire ça », qui EST une phrase sexiste.

          • Wukerz
            Wukerz répond à Margot
            Passant
            • Posté à 17h44 le 29/10/2009
            • Internaute 52777
              Passant

            « le *système* machiste ».

            C’est peut-être ainsi que vous l’entendez, mais les mots exacts que vous employez ce sont « les hommes », et j’entends régulièrement des femmes partir du cas particulier de Roger qui n’en fout pas une à la maison pour généraliser tout de suite le cas de Roger aux hommes qui pourraient se bouger un peu plus. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé.

            Et puis je ne vois pas quel est le problème ? Une personne voulait une explication à ce type de réaction, je l’ai donnée, qu’elle ne vous plaise pas ce n’est pas le sujet. C’est de l’ordre du ressenti, on n’est pas des débiles et il n’y a rien de « compliqué » là-dedans, on sait faire la différence entre un reproche qui nous est adressé personnellement et un reproche aux hommes en général, mais il n’empêche que la répétition des reproches généraux finit par nous atteindre quand même. Comprenez qu’on n’ait pas spécialement envie d’être comparé à ce gros beauf de Roger.

            J’ai répondu à la question dans le but d’éclairer un point de divergence entre hommes et femmes, j’espérais que ça apporte un peu plus de compréhension mutuelle et pas des reproches supplémentaires.

            • Margot
              Margot répond à Wukerz
              • Posté à 17h58 le 29/10/2009
              • Internaute 10060

              « partir du cas particulier de Roger qui n’en fout pas une à la maison pour généraliser tout de suite le cas de Roger aux hommes qui pourraient se bouger un peu plus. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé. »

              Mais Roger n’est justement pas tout seul. Roger agit comme la majorité. Il a consenti 6 minutes de ménage en plus en 40 ans. C’est ça, le problème. Alors, oui, quand on a la chance d’être avec un homme qui partage équitablement les tâches ménagères, je crois qu’il peut quand même entendre dans la plainte féministe généralisante qu’on sait bien que lui n’est pas comme ça.

              Votre réponse ne me déplaît pas du tout, pas la peine de monter sur vos grands chevaux, vous aussi, au contraire je trouve très bien qu’on en discute, parce que c’est une question qui m’intéresse, justement. J’aimerais bien qu’on essaie de voir comment on peut aborder cette question avec « les hommes » (là, pour le coup) sans que justement cela ne les fasse bondir et qu’on puise donc en attendre un meilleur soutien, une meilleure collaboration.

  • NEMROD34
    NEMROD34 répond à cunégonde
    Contre ce qui est pour.
    • Posté à 13h52 le 29/10/2009
    • Internaute 30760
      Contre ce qui est pour.

    « Etre féministe, c’est être humaniste. “

    Je doute qu’être féministe ce soit voir de la méchanceté dans un compliment !
    Ça c’est plus de l’anti-mâle !
    Ils sont tellement mauvais ces hommes, que même quand ils essaient d’être gentils ils sont méchant, forcément avec le filtre à travers le quel vous voyez le monde il ne peut en être autrement.

    Au fait ! J’ai fait 14 ans dans la santé, où les femmes sont bien plus nombreuses, hé bien jamais aucune ne m’a accusé de sexisme, même elles me remercier de prendre systématiquement en charge les patients les plus lourds, ou les plus agités ...

  • Margot
    Margot répond à cunégonde
    • Posté à 14h25 le 29/10/2009
    • Internaute 10060

    clap clap clap ! !
    Mon dieu ce que ça fait du bien de lire ça ici...
    Merci !

  • Silers
    Silers
    Un garçon
    • Posté à 13h08 le 29/10/2009
    • Internaute 78846
      Un garçon

    L’article en soi en sympa, mais le plus révélateur, ce sont les réactions qu’il provoque. Le truc à la base, c’est que les gens (surtout les hommes bien entendu) ne savent visiblement pas ce qu’est le sexisme (logique ; a priori ils ne le vivent pas). Y a un vrai manque d’éducation je pense à la base. Il faudrait déjà commencer par expliquer le concept avant de donner des exemples.
    C’est la même chose pour l’homophobie par exemple. On a beau expliquer aux gens que non, on ne doit pas dire « p’tit pédé » ou « enculé », inévitablement, on a le droit à un « bah quoi ? Je suis pas homophobe ! ». Là aussi, les gens ne comprennent sans doute pas le concept, à la base, le vécu des gens qui « subissent » ça à longueur de journée (comptez combien de fois vous entendez « sale pédé » ou « gros enculé » dans une année ; vous comprendrez peut être qu’au bout d’un moment, c’est un peu lourd…). Ou font semblant de ne pas comprendre, je ne sais pas trop.
    Le pire restant sans doute l’horrible « c’est pas moi le raciste, c’est eux ! » de l’électeur FN. Celui-ci, il fait exprès de pas vouloir comprendre.
    A moins que ce ne soit les nouveaux « cathophobie » et « islamophobie » de ceux qui font mine de croire que ça puisse exister et surtout, que c’est grave ! Là aussi, mais avec une bonne louche de mauvaise foi, y a une mauvaise compréhension des concepts qui autorisent tout.
    Dont le fameux, récurrent, éculé « vous êtes paranos ».
    Cela dit, sur l’article en lui-même, le point sur les blagues me chagrine un peu. Je pense être quelqu’un d’assez progressiste, mais n’empêche, ça me fait toujours autant rire les blagues sur les blondes. Plus généralement, les blagues sur les communautés (sous réserve qu’elles ne soient pas vulgaires et injurieuses bien entendu !) me font énormément rire. Je suis homo, et les blagues sur les homos me font rire. Comme les blagues sur les hommes me font rire également. Sans entrer dans le débat multi rabâché du « on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », je crois que les blagues « sur » devraient être éliminées du soupçon. Je discutais avec une amie dernièrement. On est interrompus par un homme. Elle lui répond : « tu vois pas qu’on discute entre filles ? ». Je trouve ça très très drôle. Plein de clichés, provenant de quelqu’un d’autre (mon chef par exemple), je l’aurais sans doute très mal pris et en aurais conclu à de l’homophobie. Mais pas venant d’une amie.
    On ne devrait pas classer les blagues sur les blondes, par principe, dans la catégorie « sexisme » il me semble.

    • Margot
      Margot répond à Silers
      • Posté à 14h34 le 29/10/2009
      • Internaute 10060

      Le problème de la blague de blonde, c’est qu’elles nous viennent du Québec, où la blonde c’est la petite amie. Du coup, ces blagues ne sont rien d’autre que des blagues misogynes.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h13 le 29/10/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    • Plutôt mignon ? ... vous ne trouvez pas ?

  • Orageon
    Orageon
    Rejeton cyclonique
    • Posté à 13h16 le 29/10/2009
    • Internaute 55236
      Rejeton cyclonique

    Points 1, 2 et 8 : j’ai jamais vu ça en entreprise quand je bossais en France. Ca dépend peut être du type de société ou du contexte hierarchique (PME, contexte managerial ou technique etc)

    Pour le reste, je suis assez d’accord. Le « délit de maternité » particulièrement.

    Ici en suède, l’état encourage les couples à partager également leurs congés parentaux via des réduction de taxes maximales si la répartition est égale (6 mois pour l’un et 6 mois pour l’autre).
    Ainsi, penser qu’une femme « risque d’avoir un enfant et donc d’être absente quelque temps du travail » s’applique également aux hommes et ainsi cette différence de traitement s’estompe peu à peu (un homme aussi peu donc avoir un enfant et être en congés 6 mois).

    On peut prendre un an de congés payés à 80% de son salaire (l’état participe mais impose une limite, mais si l’entreprise le veut elle peut payer à 100% ses employé(e)s durant cette période de congés), que l’on se réparti entre conjoints. Il y a cependant un nombre de jours minimum à prendre.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h19 le 29/10/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ 6. Les blagues graveleuses

    « Sans parler des regards visqueux, des gestes qui effleurent, des moues qui se veulent suggestives, des compliments qui tombent à plat précisément parce qu’ils ne sont que des invitations sournoises qui n’osent pas se dire. »

    ° Chez certains ou certaines, dans ce cas précis, il n’y a pas que le regard qui peut être visqueux !

  • Tango
    Tango
    Paysan et Parisien
    • Posté à 13h19 le 29/10/2009
    • Internaute 49230
      Paysan et Parisien

    Le sexisme existe mais quelque fois de façon trés inattendue voici des exemples :
    -1 Ma soeur qui a une conduite en voiture plutôt sportive critique beaucoup les femmes au volant : les femmes ne sont pas sures d’elles, elles sont pénibles car elles hésitent avant de doubler un camion, elles mettent une heure pour faire un craineau et.c...et.c.
    -2 A une époque dans l’entreprise ou je travaillais, une femme plutôt jeune est arrivée pour diriger une équipe d’une dizaine d’informaticien(ne)s. Les problèmes ne sont pas venus des hommes dont certains nettement plus agés qu’elles avaient déja la bedaine et une moustache trés fournie, ils respectaient son autorité sans aucune difficulté. Les peaux de bananes sont venues des femmes de l’équipe qui n’ont pas arrêté de la critiquer et lui rendre le travail difficile en faisant de la rétention d’information. Cela devait être de la jalousie, car si un homme a une meilleure position dans la hierarchie on se dit qu’il a été favorisé car c’est un homme donc c’est normal, mais si une femme réussit les autres se disent : pourquoi moi n’ y suis je pas arrivée ? Ce phénomène existe dans tous les groupes de victimes de ségrégation. Ainsi,un copain d’origine africaine avait vécu aussi la jalousie de ses amis d’origine africaine le jour ou ceux-ci avaient appris qu’il était propriétaire de sa maison : qu’un blanc soit propriétaire OK, mais qu’un frére de couleur le soit, ca non ! ! !

    • Chaosmagic
      Chaosmagic répond à Tango
      Murderfucker
      • Posté à 15h18 le 29/10/2009
      • Internaute 90727
        Murderfucker

      Question fun : qui sont tes frères de couleur ?

  • IxGil
    IxGil
    c moi
    • Posté à 13h23 le 29/10/2009
    • Internaute 94407
      c moi

    Je sais que pour les hommes, ce n’est pas facile de le voir. Et je suis d’accord que c’est un cercle vicieux qui ne semble pas s’arrêter... Et puis ce n’est pas vraiment le cas dans toutes les entreprises, mais c’est une question d’intelligence et de respect. Parce que celui qui ne respecte pas une femme ne respecte pas les autres non plus.

    Les stéréotypes sont souvent utilisés quand on ne connait pas l’autre personne. Et pour moi les blagues ça n’a rien d’anodin. Je veux dire, je ne suis pas raciste donc les blagues racistes ne me font pas rire. De même je ne suis pas sexiste et les blagues sexistes ne me font pas rire. Si des hommes (et des femmes !) utilisent des blagues discriminatoires ou des stéréotypes pour s’adresser à quelqu’un c’est qu’elle ne la connait pas, il ne faut pas chercher plus loin.

    Après, les stéréotypes dans notre société sont encore très patriarcales. Les femmes en sont donc pénalisées. Mais ça change peu à peu, mais le changement doit se faire dans tous les domaines...

    Une donnée que je trouve intéressante c’est la langue... En anglais, les adjectifs sont le plus neutres possibles. Or en français, c’est il n’y a pas plus sexiste (un maître = un métier respectable et peu importe lequel, une maîtresse = enseignante pour primaire ou amante). Il faut savoir aussi utiliser le féminin ET le masculin pour tout, et ne pas utiliser le masculin comme donnée universelle. Un médecin et une médecine (ah non, c’est deja pris... pas de chance pour nous ), un écrivain et une écrivaine (et celui qui me dit « ah non ça choque trop à l’oreille ») est un(e) vrai(e) imbécile qui ne sait pas faire des changements nécessaires.

    Pour ce qui est de la maternité, il faudrait faire comme en suède où les congés paternels sont très tentants. Mais comme je l’ai dis, c’est un cercle vicieux, et non pas juste un constat. Il faudrait commencer à vivre plus intelligemment, parce qu’on voit bien qu’on va droit dans le mur... Les règles d’il y a 50 ans ne sont plus les mêmes qu’aujourd’hui, il faut donc arrêter de se comporter comme des arriérés.

    • cunégonde
      cunégonde répond à IxGil
      • Posté à 14h00 le 29/10/2009
      • Internaute 23400

      Magnifique commentaire, très très juste.

    • Margot
      Margot répond à IxGil
      • Posté à 14h37 le 29/10/2009
      • Internaute 10060

      Mais c’est la fête, aujourd’hui ! : -)

  • PépettedeParis
    PépettedeParis
    acharnée
    • Posté à 13h24 le 29/10/2009
    • Internaute 94406
      acharnée

    Un exemple supplémentaire : dans le monde de la banque d’affaires, lors de son entretien individuel comportant les annonces d’augmentations, une collègue s’est vue justifié l’absence d’augmentation de la manière suivante : « tu devrais être heureuse... tu viens juste de te marier ! » ...

    J’ai travaillé plusieurs années dans cet univers avec des messieurs tous issus des grandes écoles (comme moi), et je n’ai jamais vu autant de sexisme et de « peur de perdre sa place »... toutes les femmes les plus brillantes ont été contraintes de laisser leur place. Je ne compte plus les cas de jeunes femmes brillantes qui ont été aux prud’hommes dans mon entourage (avec succès !).

    On pourrait croire que le fait d’avoir fait Polytechnique ou Hec rend ces messieurs plus intelligents, plus ouverts, etc. Il n’en est rien. Plus on monte dans la hiérarchie, plus le machisme est évident.
    Suivez mon regard vers la politique et les fameux conseils d’administration du CAC 40...

    Combien de décennies faudra-t-il pour que l’égalité telle qu’elle existe dans les pays scandinaves soit enfin une réalité ?

    Car le traitement du sexisme dans notre pays est loin d’être le même que celui de l’homophobie, du racisme ou de l’antisémitisme. Etre antisémite est impensable. Etre homophobe expose à des poursuites juridiques. Etre sexiste, c’est normal, voir bien vu. Parce que « tout de même, depuis qu’on a l’avortement et la pilule, de quoi se plaignent les femmes... elles ont tous les droits...non ? ». Voilà ce qu’on entend très souvent, y compris dans la bouche de nombreuses femmes.

    Le sexisme ordinaire au travail, c’est banal, mais ça détruit les femmes. Surtout les plus jeunes, encore un peu idéalistes, à qui on à fait croire que tout était acquis parce que c’était écrit dans la loi. C’est dégradant et inhumain.

    • Margot
      Margot répond à PépettedeParis
      • Posté à 14h40 le 29/10/2009
      • Internaute 10060

      Tout à fait d’accord avec vous.

      Exemple supplémentaire : refus d’augmentation parce que « toi, ton mari gagne bien sa vie » (et si ça ne marche plus entre nous ?)

  • fdm92
    fdm92
    optimiste
    • Posté à 13h25 le 29/10/2009
    • Internaute 94410
      optimiste

    Pour équilibrer les choses, un petit témoignage du sexisme ordinaire... dans l’autre sens. Père au foyer, j’amène mon fils à la PMI pour un vaccin. Première question de l’aide-soignante : « et où est sa mère ? » De façon générale, le milieu médical autour des enfants, très féminin, est extrêmement négatif vis-à-vis des pères au foyer. Cela correspond sans doute à un souhait larvé de certaines de ces femmes de conserver le contrôle des enfants. Un peu d’égalité dans le temps passé auprès des enfants (et cela inclut les jugements sur les gardes des enfants), pourrait contribuer par rebond à l’égalité dans le milieu professionnel. Mais cela, beaucoup de femmes le refusent avec la dernière énergie.

    • Orageon
      Orageon répond à fdm92
      Rejeton cyclonique
      • Posté à 14h11 le 29/10/2009
      • Internaute 55236
        Rejeton cyclonique

      Il y a aussi dans certains cas lors de l’accouchement, lorsque les sage-femmes, si elles sont toutes en effet des femmes, vous jettent des regards qui disent « qu’est-ce qu’il fait ici, c’est l’accouchement ça se passe entre femmes » etc.

      Certes c’est un peu choquant mais j’y vois juste une conséquence du sexisme et cela ne peut pas servir d’excuse pour continuer à propager les comportement sexistes envers les femmes, bien évidemment.
      Ces comportement diminueront d’eux même dès lors qu’on aura changé les base de fonctionnement de nos sociétés et éduqué les générations futures.

    • Margot
      Margot répond à fdm92
      • Posté à 14h43 le 29/10/2009
      • Internaute 10060

      C’est effectivement l’autre versant du même *système* machiste.
      Le gros problème, c’est d’attribuer des rôles prédéfinis en fonction des sexes. C’est terriblement contre-productif pour une société qui ne se préoccuperait pas avant tout de mieux diviser pour mieux manipuler et cela nous pénalise tous et toutes.

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 13h42 le 29/10/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    les commentaires vestimentaires : tout est interprete comme une strategie personnelle (typiquement le dressed to kill). des commentaires que l’on n’entend jamais a propos d’un homme.

  • maxboy
    maxboy
    touriste
    • Posté à 13h44 le 29/10/2009
    • Internaute 94414
      touriste

    Pour tous les gens qui ont l’air de débarquer et de penser que dans ce pays tout le monde est trop sympa. Et que vraiment les féministes faut qu’elles se calment, je vous retransmets ces doux mots du président de l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement scientifique)
    « les femmes en plus de leur métier doivent s’occuper de la maison, des enfants. Elles n’ont donc pas de temps à consacrer à l’Aeres »
    Lien

    On imagine que ce type n’est pas les pékins moyens, ont un certain niveau d’éducation mais ça ne les empéche de débiter des conneries pareilles. Donc s’il vous plait ouvrez les yeux, avant de dire que le point untel et untel ne sont pas du sexisme, et réfléchissez à ce que vous dites

    • cunégonde
      cunégonde répond à maxboy
      • Posté à 14h08 le 29/10/2009
      • Internaute 23400

      ah merci Maxboy !

      Bon là parcontre je vais devoir laisser le débat, j’ai un bus à prendre, mais je reviendrai aux commentaires ce soir.

      Ah dernière remarque : il y a aussi des hommes féministes.

      • Margot
        Margot répond à cunégonde
        • Posté à 14h44 le 29/10/2009
        • Internaute 10060

        Encore heureux, sinon ce serait le couvent... ; -p

  • mystigris
    mystigris
    ...
    • Posté à 13h45 le 29/10/2009
    • Internaute 94417
      ...

    En quoi ces formes de sexisme sont elles nouvelles ?
    Les exemples cités sont superficiels, proches de l’anecdote (qui devient usante au quotidien), mais rien concernant les différences de salaires, de responsabilité etc
    C’est un peu vide d’intérêt...

    • Petitecuillere
      Petitecuillere répond à mystigris
      webmaster
      • Posté à 14h36 le 29/10/2009
      • Internaute 90199
        webmaster

      Certes, mais l’un n’empêche pas l’autre. On peut lutter pour l’égalité professionnelle (salaires, congés, charge de travail, responsabilité dans l’entreprise, progression de carrière...), qui sont de grandes causes, mais également lutter contre les petites choses du quotidien comme les phrases blessantes et les préjugés, même si tout cela peut paraître anecdotiques en comparaison.
      Je pense que les petites batailles font les grands succès.

    • SiDi
      SiDi répond à mystigris
      En état de choc
      • Posté à 14h48 le 29/10/2009
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Il serait faux de croire que le problème du sexisme serait résolu si les femmes avaient les mêmes avantages matériels que les hommes, les mêmes possibilités de promotion, etc, si à côté de ça elles devaient continuer à supporter cet environnement qui passe son temps à les insulter et à les dénigrer.

      Ça ne les empêcherait pas de se sentir blessées, et à mon avis le gros du problème il est surtout là : elles ne se sentent pas à leur place dans des univers dits « masculins » parce que justement on passe notre temps à les en exclure, consciemment ou pas.

      J’en parle d’ailleurs ici : Lien (en anglais). Un autre blog intéressant à ce propos, Lien (en anglais aussi).

  • Londonienne
    Londonienne
    Chef de projet
    • Posté à 13h49 le 29/10/2009
    • Internaute 94418
      Chef de projet

    Je ne me rappelle pas avoir vecu ca en france mais a Londres, je le constate tout le temps :
    1 - Avant qu’une reunion commence, les gens discutent de choses et d’autres en attendant le debut de la reunion. Les hommes vont discuter de sujets « males » comme le foot, le pub et systematiquement ignorer la ou les femmes qui sont la.
    2 - S’il se trouve qu’un groupe de femmes discutent, si un homme arrive, elles se taisent !
    2 - Si elles continuent leur discussion, l’homme ou les hommes les ignorent et commencent a discuter entre eux.

    Je suis d’accord avec le commentaire precedant, le sexisme est aussi malheureusement integre par les femmes, qui considerent normal de se taire quand un homme entre dans la piece et d’ecouter. Je le vis tous les jours, a Londres dans un grande banque d’investissement.

  • Lafillepasage
    Lafillepasage
    Pas sage.
    • Posté à 13h57 le 29/10/2009
    • Internaute 93457
      Pas sage.

    Infirmière de profession, je n’ai que des collègues femmes.
    Force est de constater que ça ressemble à l’enfer...
    Des femmes entre elles...
    Bla bla bla, médisances et petites guéguerres.
    Quant aux blagues sexistes, nous sommes les premières à nous les balancer nous même :
    « Ouai je sais, j’ai couché ! »
    Peut-être parce qu’on sait pas très bien avec qui on coucherait ?
    Surtout parce que ça nous fait rire.
    Ouai je sais, on est un peu blondes des fois...

    • Margot
      Margot répond à Lafillepasage
      • Posté à 14h49 le 29/10/2009
      • Internaute 10060

      Typiquement le genre de témoignage qui entretient les stéréotypes sur les femmes. C’est exactement avec des gens comme ça que le sexisme continue. Vous vous le comme un mantra tous les jours « les femmes entre elles c’est l’enfer » ? Ca vous sert à quoi, au juste ? A vous en auto-persuader, toutes, pour enfin respirer quand passe le mâle médecin ?
      Je n’ai pas *du tout* la même expérience du travail avec des femmes, mais alors pas du tout.

      • Dudesque
        Dudesque répond à Margot
        généralement sur mon séant
        • Posté à 15h08 le 29/10/2009
        • Internaute 2716
          généralement sur mon séant

        J’ai exactement le meme temoignage, de 4 femmes en huis-clos (bureaux et maison dans le meme batiment) et en effet elles disent que c’est l’enfer (voir un de mes commentaries plus haut) PAR CONTRE au bureaux à paris, il y a une grande majorité de femme, et quelques hommes, l’ambiance est totalement differente et est tres agréable ! et sur les missions « mixtes » meme si il y a des tensions lié à l’isolement et tout ça, les problèmes ne sont pas du tout les meme !

        Il ne faut pas non plus nier certaines dfferences de comportement ou de gout entre les hommes et les femmes c’est completement stérile !
        Je n’ai personnelement aucun amis masculin possedant plus de 4 paires de pompes, et je n’ai que quelques rares amies feminine en possedant moins que 5/6

        Je n’ai jamais assisté a des disputes « de filles » entre mecs, j’ai des exemples plusieurs fois par ans de bonnes copines qui vont s’echarper pour des broutilles. En plus les manieres de se fritter entre femmes sont beaucoup plus directs et aggressives qu’entre mecs. Je dis pas qu’il n’y a pas que les hommes ne s’engueulent pas, ou que quand 10 mecs bossent ensemble tout ce passe toujours bien, mais j’ai eu beaucoup moins d’echo negatifs.

        bon la je tape dans la categorie defaut, ya aussi des stéréotypes masculins qui s’avere vrai !

        alors apres si c’est peut etre (surement ?) des questions culturelles/educatives

         
        • Margot
          Margot répond à Dudesque
          • Posté à 15h30 le 29/10/2009
          • Internaute 10060

          Honnêtement, je pense que c’est de la pensée magique : elles se montent le bourrichon elles-mêmes en ressassant que sans hommes elles ne valent rien (ça se comprend, hein, c’est comme ça qu’on nous dresse). Donc fatalement, entre femmes, ben c’est être entre rien. Elles pourraient élever le débat, parler d’autre chose que des fringues de la ptite nouvelle qui « font pute », ou arrêtez de dézinguer celle qui aujourd’hui n’est pas là. Mais non, elles continuent, elles ajoutent chacune au caquètement dont elles se plaignent, arguant que c’en est « un enfer ». Qu’elles créent elles-mêmes.
          Je ne sais pas qui sont ces femmes, je n’en ai jamais rencontré dans mon univers professionnel. Nous on parle livres, films, politique, on ne se critique pas (mais l’on peut se faire des compliment...très joli collier, belle jupe, ta nouvelle coupe te va bien, tu as l’air en forme, etc.), on parle boulot, on bosse. Et je parle de plusieurs boîtes, hein, j’ai toujours eu cette expérience professionnelle-là.
          Les poulaillers, ça s’appelle comme ça parce qu’il y des poules dedans.

          • Dudesque
            Dudesque répond à Margot
            généralement sur mon séant
            • Posté à 15h50 le 29/10/2009
            • Internaute 2716
              généralement sur mon séant

            Sur les 4 yen a 2 qui bossaient au siège, ça se passait très bien, et elles avaient une conversation/comportement très normal entre elles, on allait meme assez souvent prendre des petits pots tous ensemble !

            La elles sont avec 2 autre filles plus vieilles qu’elles (une vingtaine d’années de differences) dans un univers assez clos et stressant (pas/peu de sorties possible, bureaux et logement dans le meme batiment, problèmes de securité) et elles se « crepent le chignon » c’est notre seul mission non mixte (et c’est pas voulue hein, c’etait pas une experience : p ), et on a pas ce genre de pbm ailleurs.

            je pense aussi qu’elles se montent le bourrichons entre elles
            (ça me fait penser à une amie qui n’arrete pas de sortir de sortir avec des boulet finis, qu’elle va « choppé » en boite habillé comme une peripatéticienne ukrainienne, et qui se plaint de ne tomber que sur des cons)

            Ensuite à mon avis
            *les relation femmes/femmes peuvent etre beaucoup plus violentes/dures que les relation hommes/femmes quand elles derapent
            *les relations hommes/femmes (ou inversement) sont souvent teinté de rapport de séduction (pas de main au cul le matin en arrivant, entendons nous bien)

            • Margot
              Margot répond à Dudesque
              • Posté à 18h18 le 29/10/2009
              • Internaute 10060

              Visiblement, dans le cadre de votre exemple avec les 4 femmes, il y a problème de relations interpersonnelles, pas une fatalité de mésentente en milieu féminin. Or, si vous avez un bureau dans lequel il n’y a que des hommes et que l’ambiance est mauvaise, on ne va pas pourtant dire partout que « oh la la, ne travailler qu’avec des hommes c’est l’enfer ». On dira que dans ce bureau, il y a une mauvaise ambiance, parce qu’il y a un/des emmerdeur/s, des clans, des antipathies. On ne va pas généraliser et mettre la mauvaise ambiance sur le compte de leur sexe. On ne va pas entendre dire non plus de la bouche d’un homme « ah non, travailler seulement avec des hommes, moi je ne pourrais pas, ils sont mesquins, se font des coups bas en permanence ».
              Et pourtant, c’est ce que l’on entend de la bouche de femmes, jamais à court d’idées pour se tirer elles-mêmes dans le pied.
              Votre exemple de copine maso est bien choisi ; -)

              Sur vos deux derniers points, je ne suis pas d’accord.
              Je n’ai encore jamais vu deux femmes se battre dans un couloir de bureau. des hommes, si.
              Pour moi la séduction reste à la porte du bureau. Avec mes collègues, qu’ils soient hommes ou femmes, j’essaie avant tout d’avoir un rapport de sympathie, de complicité, de solidarité. Pas de séduction.

              • Dudesque
                Dudesque répond à Margot
                généralement sur mon séant
                • Posté à 18h26 le 29/10/2009
                • Internaute 2716
                  généralement sur mon séant

                Tout à fait, j’ai bien expliqué le contexte (assez spéciale il faut le dire !) pour eviter les generalisations abusives, mais j’ai plusieurs histoires entre copines qui vu d’un oeil exterieurs ressemblaient beaucoup aux histoires de mes 4 collegues. Ensuite j’ai la chance de ne pas travailler dans un bureau où 4 mecs se tirent dans les pattes, mais en 5 ans d’école d’ingé (300 mecs, 7 nanas, souvent en collocations) j’ai jamais de comportements qui pouvaient s’aparentés aux conflits femmes/femmes (ce qui sors du sujet de l’article, j’en suis bien conscient)

                Quand je parlais de séduction, je pensais plus à un désir de plaire (humainement ou socialement si vous préferer), ce qui passes aussi par des rapports de Sympathie/Complicité/Solidarité à mon avis les intéractions sociale passe en permanence par des jeu de séductions à tout les niveaux.

                Enfin pour ma pauvre amis maso...j’en suis le premier desolé elle plein de mecs bien autour d’elle elle choisis (presque) toujours le pire, et j’en ai plusieurs comme ça (qui du coup se rendent malheureuse comme pas possib’)

                • Margot
                  Margot répond à Dudesque
                  • Posté à 18h44 le 29/10/2009
                  • Internaute 10060

                  Pour la violence des conflits femmes/femmes : les places sont chères, pour tous mais surtout pour toutes. Et l’on dresse les femmes à respecter les hommes, pas les autres femmes. c’est difficile de s’extraire de ce schéma (mais c’est possible, toutefois).

                  Sur cette définition de la séduction je vous rejoins, bien sûr. Mais comme je ne suis pas sexiste, je m’attache à l’être autant envers des collègues femmes que des collègues hommes. Puisque l’objectif n’est pas de coucher mais de s’entendre et de bien travailler ensemble, le sexe de mon collègue m’indiffère.

                  Rha, c’est terrible, les copines masos, on en a tous... Et le pire, c’est qu’après de si mauvais choix, elles vont cracher sur les hommes en général au lieu de remettre en question leurs critères. Cela me désole aussi. (remarquez, ce n’est pas non plus propre aux femmes, hein, il y a aussi des copains masos....).

          • Lafillepasage
            Lafillepasage répond à Margot
            Pas sage.
            • Posté à 15h14 le 30/10/2009
            • Internaute 93457
              Pas sage.

            Margot chérie...
            En premier lieu, pète un coup, parce que là, vraiment... t’es toute bleue.
            En second lieu, à mon taf, nous sommes 15 nanas en blouse blanche qui luttons pour sauver des leucémiques.
            Je travaille dans le service le plus difficile de mon immense CHU de province. Et je te certifie que personnellement, dans ma vie, j’ai autre chose à foutre que de vérifier comment est coiffée ma collègue.
            Toi tu parles de livres, de films et de politique à ton boulot ?
            Oh ma chère....
            Nous on compte les morts et les vivants.
            Et ouai, ne t’en déplaise, pour souffler dans cet univers de mort et de souffrance, il faut pouvoir rire de tout, et on s’en prive pas.
            Et oui, une bande de filles ensemble, c’est l’enfer... Sur une grosse équipe, dans un service qui ne s’arrête jamais, 24h/24, de nuit à jour et de jour à nuit, les petites médisances, faire payer son mal être, ses doutes et ses angoisses à la petite nouvelle qui vient d’arriver, c’est notre pain quotidien.
            J’ai omis de te dire une chose, Margotton, c’est l’enfer, mais on s’adore. Parce qu’ensemble on en chie plus que ça ne t’arrivera jamais dans ton inintéressante petite vie.
            Moi et toutes mes petites poules, du haut de notre poulailler, nous te souhaitons de surtout jamais avoir à venir nous rendre visite, et entendre nos vilains coups de gueules, nos blagues débiles sur les blondes... Et découvrir notre immense humanité.

            • Margot
              Margot répond à Lafillepasage
              • Posté à 15h21 le 30/10/2009
              • Internaute 10060

              Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça manque de cohérence, de décrire « un enfer » rempli de gens qu’on « adore », non ?

              L’activité en soi n’a, je pense, aucun rapport. Et je n’ai pas beaucoup de témoignages autour de moi de gens qui aient vraiment trouvé de l’humanité à l’hôpital, bien au contraire...

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