Dix nouvelles formes du sexisme ordinaire au travail

Ce sont « des blessures infinitésimales », selon Brigitte Grésy, qui forment le nouveau sexisme. Nous vous en donnons dix exemples extraits de son Petit traité contre le sexisme ordinaire.
1. La condescendance et le paternalisme
- « Ma belle », « mon lapin », « mon petit » (et sa version contemporaine « ma grande »), « ma… » (mettre ici votre prénom)
- Penser que la femme qui utilise un ordinateur en réunion est en train de prendre des notes (ça doit être une secrétaire), tandis que l’ordinateur de l’homme en réunion signe l’homme moderne
2. Le dénigrement
- « T’es vraiment blonde ! »
- « Pauvre conne ! Allez je rigole... »
- « Vous pensez, quatre filles, forcémment ça se passe mal... »
3. La délégitimation subtile
- Contourner une femme qui a des responsabilités
- S’adresser à l’homme quand on rencontre un homme et une femme en supposant que c’est lui le chef
4. L’insubordination larvée
- La rétention d’information face à une supérieure femme.
- L’exclusion d’une femme supérieure de décisions, réunions...
5. La fausse courtoisies
Ce sont des situations de « marquage » qui mettent les femmes à côté et non avec. Comme cette phrase d’un homme à une femme directrice lors d’une réunion : « Les ménagères ne s’en laissent pas compter, vous savez de quoi je parle. »
6. Les blagues graveleuses
« Sans parler des regards visqueux, des gestes qui effleurent, des moues qui se veulent suggestives, des compliments qui tombent à plat précisément parce qu’ils ne sont que des invitations sournoises qui n’osent pas se dire. »
7. La séduction détournée
Un compliment sur une tenue à une femme qui voudrait qu’on lui parle de son travail, « des rappels à l’ordre de se comporter conformément à un modèle féminin convenu »…
8. La médisance
« Elle couche ! »
9. Le délit de maternité
- « Si je vous donne le poste, vous allez mettre un petit en route »
- « Elle a des enfants… » prononcé comme un verdict.
10. Le temps partiel = le temps partial
- Oublier le temps partiel (85% des travailleurs à temps partiel sont des femmes). « Ah oui c’est vrai, tu n’es pas là demain. »
- D’ailleurs, on n’est pas sérieux quand on est à temps partiel... « Tu as de la chance de pouvoir buller demain… »
Vous avez d’autres exemples ? Laissez-les dans les commentaires et nous les soumettrons à Brigitte Grésy.
► Petit traité contre le sexisme ordinaire de Brigitte Grésy - éd. Albin Michel - 247p. - 15€
- Sur Rue89Salon des entrepreneurs : une affaire d'hommes !
- Sur Rue89Grandes écoles : quand les filles prennent le pouvoir par le savoir
- Sur sexismeordinaire.comSexisme ordinaire, le site de Brigitte Grésy
- 75745 visites
- 448 réactions













22








webmaster
webmaster
La fausse galanterie : « Je te laisse passer devant », avec une oeillade peu discrète sur l’arrière-train...
L’humour douteux : demander en arrivant à une réunion à majorité féminine : « Alors qui est-ce qui me fait le café ce matin ? » et se marrer tout seul
Les stéréotypes : avouer à ses collègue avoir recruté une moche, car c’est bien connu les moches bossent mieux
La femme-vitrine : envoyer la collègue féminine voir le client masculin
Eh oui je n’invente rien, ça existe ! ! !




Partager