Decryptage 28/10/2009 à 18h45

Des apaches aux casseurs : un siècle de trouille anti-jeunes


La peur du « jeune » est-elle de retour dans les chaumières frissonnantes ? Les médias font en tous cas un usage intensif du terme -en général plutôt pour annoncer une décision judiciaire, des violences ou un attroupement.

Exemple : mardi soir, la dépêche AFP sur les peines de prison prononcées après les heurts en marge du match OM-PSG annulé est titrée « Trois jeunes condamnés à trois mois ferme pour violences ».

Nouveau jugement ce mercredi, cette fois après les affrontements entre fonctionnaires de police et « jeunes des quartiers », le week-end dernier, à Fréjus (Var). Six mois ferme et 1 500 euros d’amende en comparution immédiate pour le prévenu, âgé de 24 ans. Un autre interpellé, âgé de 16 ans, a été déféré devant le juge des enfants, comme la mineure de 14 ans poursuivie pour « rébellion » après les heurts du 10 octobre à Poitiers.

Cette série de condamnations témoigne de la fermeté du juge envers cette tranche d’âge, même si sociologues et gouvernants s’affrontent quant à une réelle progression de sa délinquance.

En 1907 déjà, les « apaches » « pullulent et foisonnent » à Paris et font peur

Mais la prose et les commentaires journalistiques qui l’accompagnent sont plus saisissants encore. Notamment parce qu’on agite assez promptement les vieilles lunes d’une jeunesse ingérable, délinquante et créatrice de conflits.

Or ce discours n’est pas nouveau, comme le montrent par exemple Laurent Mucchielli et Véronique Le Goaziou, respectivement sociologue et philosophe, qui publient justement « La violence des jeunes en question ». Dans un premier chapitre édifiant, ils ont exhumé le discours médiatique sur le sujet à plusieurs périodes.

Voici par exemple ce que disait en 1907 Le Petit Journal au sujet des « apaches », dont l’état-civil tournerait entre 16 et 25 ans :

« Leur nombre croît sans cesse. Ils pullulent, ils foisonnent ; leurs bandes sont partout, du centre à la périphérie ; et Paris est, à présent, aux mains d’une vaste organisation criminelle. »

En 1960, brrrr, les blousons noirs débarquent

Cinquante ans plus tard, c’est autour de ce qu’on a appelé le phénomène des « blousons noirs’ que s’articulait le gros du discours sécuritaire anti-jeunes. En images d’archives, voilà à quoi ressemblait les casseurs en 1960. (Voir la vidéo)

Quelque temps plus tard, le débat sur la loi anti-casseurs, précurseur de notre arsenal anti-bandes actuel, gagnait la sphère politique. François Mitterrand, leader de l’opposition dénonçait alors le miroir déformant qu’on tendait vers la jeunesse à des fins sécuritaires. Pour lui, il n’y avait alors, en 1970, “rien de nouveau sous le soleil”. (Voir la vidéo)

Dans cette interview télé, François Mitterrand fustige “la mauvaise foi” du gouvernement Pompidou. C’est-à-dire exactement ce que dénoncent aujourd’hui ceux qui soupçonnent pouvoirs judiciaire et politique de surfer sur un climat médiatique anxiogène pour mieux épingler “sauvageons” ou “racailles”.

En 2008, “ces 222 bandes qui défient la loi” dans Le Figaro

Pour mémoire, c’est la recrudescence du phénomène des bandes, qu’on présente un peu vite comme inédite, qui a justifié la préparation d’une loi sur les bandes et la publication au Journal Officiel d’un décret avalisant le fichage des mineurs dès 13 ans.

Petit rappel au passage : à l’époque où l’Elysée et la direction des affaires criminelles et des grâces planchaient sur la création d’un nouveau délit dit d’“appartenance à un groupement” (passible de trois ans de prison) pour des jeunes dès lors qu’ils appartiendraient à une “bande”, un fait divers d’importance toute relative venait déjà de se produire.

C’était en mars 2008 et il s’agissait à l’origine d’une bagarre dans le lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis), qui avait fait douze blessés légers.

A la même période, le Figaro faisait état de “ces 222 bandes qui défient la loi dans les banlieues”. On attend avec impatience le grand come back du terme “apaches”...

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 19h04 le 28/10/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Ah les salauds ! ...« TOUS TRES JEUNES ! »

    La valeur n’attend pas le nombre des années...

    Lienenvoyé par Lien. - Lien

    ... ils ont 26 ans mon vieux Sarko et ils t’emm.... en attendant ! ♫

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à Anastaze
      sociopathe
      • Posté à 21h18 le 28/10/2009
      • Internaute 81504
        sociopathe

      « Quand on m’explique qu’on prend une dette, qu’on le (sic) vend a quelqu’un en faisant un gros benefice, que ce quelque’un le (sic) revend en faisant un gros benefice, que celui-ci le (sic) revend en faisant lui aussi un gros benefice, y’a (sic) un moment donne ou un type limite comme moi vous dit ca va trop loin. »

      Un Sarko conscient de sa propre mediocrite ? Qu’il l’aurait cru ?

      • Aldric
        Aldric répond à psych0Dad
        lutte desesperement contre la (...)
        • Posté à 23h10 le 28/10/2009
        • Internaute 64379
          lutte desesperement contre la (...)

        Nul à chier cet article...
        Depuis l’aube des temps, la violence, la haine, et le racisme existe : on le sait tous...
        Nous ressortir toujours l’exemple des blousons noir en comparaison aux problèmes de bandes aujourd’hui est franchement pathétique...
        C’est entendu 10 000 fois..
        On l’a entendu mille fois cette histoire...
        D’ailleurs lire des bouquins d’histoire ca vous dit ?
        C’est ca du journalisme ? ?
        Quelle betise cette article

         
        • Sowinski
          Sowinski répond à Aldric
          • Posté à 00h00 le 29/10/2009
          • Internaute 45555

          Non c’est utile, le pouvoir n’aime pas, voire dissimule la perspective historique. Cet article la rétablit.
          Le « présent permanent » et le discours « aujourd’hui c’est différent le monde n’est plus pareil » rabâché perpétuellement permettent de justifier tout et surtout n’importe quoi. Cf le discours de la mondialisation (« monde en changement constant » et autres foutaises), sarko qui croit que les mineurs ne sont plus les mêmes qu’avant, etc.

          Autre exemple fameux : la violence à l’école

          « Au XIXe siècle, le lycée Louis-le-Grand a connu huit révoltes d’élèves (on disait alors “ mutineries ”) entre 1815 et 1883, dont plusieurs nécessitèrent l’intervention de la police parisienne. Plus près de nous, Hervé Hamon et Patrick Rotman ont comptabilisé, dans leur ouvrage Tant qu’il y aura des profs (1), les violences scolaires recensées par la presse entre 1979 et 1984. La liste est impressionnante et comprend, outre rackets, affrontements entre bandes et viols, trois meurtres, dont deux d’adultes. »

          Lien

        • Yanisa
          Yanisa répond à Aldric
          (citoyen)
          • Posté à 09h46 le 29/10/2009
          • Internaute 94380
            (citoyen)

          D’accord avec Sowinski.

          Pour ceux qui s’intéressent à ce genre de rapprochement, je mélange des textes du début du siècles sur des musiques de rap. Pour reprendre le titre de l’article : un siècle de cultures urbaines...

          Deux extraits ici : Lien

        • Henri_
          Henri_ répond à Aldric
          informaticien
          • Posté à 16h38 le 29/10/2009
          • Internaute 52443
            informaticien

          Vous avez raison, lire des livres d’histoire est totalement inutile. L’ignorance du passé est le meilleurs moyen pour comprendre le présent.

          Laissons aux pouvoirs en place le soin de nous expliquer le présent et nous promettre l’avenir. Nous pouvons être certains qu’ils le font, exclusivement, pour le bien général.

        3 autres commentaires
      • Anastaze
        Anastaze répond à psych0Dad
        inconsolable
        • Posté à 08h34 le 29/10/2009
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Par la définition qu’il nous offre, avec force de de-funesteries, de la titrisation des dettes, cet avocat d’affaires plus très jeune, sujet à des malaises dans la pratique d’activités physiques qui ne sont plus vraiment de son âge, nous montre que bien qu’il ait sauvé le monde de la crise, est totalement dépassé par les techniques financières que ses références doctrinales (les garçons de Chicago) ont imposées aux marchés mondiaux.

        Le seul argument objectif qui lui reste c’est : « tous très jeunes ».

        C’est beau comme le chant ultime de la Maréchale dans Le Chevalier à la Rose.

        A moins, bien sûr, que nous soyons dans un story telling, et qu’il s’agisse tout simplement de détourner l’attention de son électorat « expérimenté », des bénéficiaires « expérimentés » de ce chaos, vers cette racaille sauvageonne de jeunes employés de banques « à la commission » , donc par définition, incontrôlables.

        Dans ce cas nous sommes dans une manipulation populiste de l’opinion.

         
        • tobernite
          tobernite répond à Anastaze
          • Posté à 13h18 le 29/10/2009
          • Internaute 13822

          Story telling : c’est drôle mais je n’arrive plus à entendre autrement l’actualité française. Même le coup du fiston qui se pointe d’abord avec ses cheveux long, son air de frappougniou et son appétit politique de loup-garou, et qui revient ensuite annoncer qu’il renonce, avec des lunettes sur le nez, un air très sage et beaucoup de modestie dans le trémolo : ça pue la mise en scène depuis le début !

          Qu’il s’agisse du budget national, de la santé publique, du chômage ou de n’importe quelle question importante, l’équipe au pouvoir ne fonctionne qu’à coups de tours à la Houdini. A. E. Van Vogt n’avait osé prédire cela que dans un contexte extrêmement « soviétique », c’était un petit joueur.

        1 autres commentaires
  • ysengrimus
    • Posté à 19h06 le 28/10/2009
    • Internaute 12674

    La peur du jeune contemporain c’est aussi la peur du jeune internaute... Ceux et celles qui cultivent encore l’illusion de bloquer l’internet aux cyber-apaches de ce temps doivent bien réfléchir

    Lien

    et autocritiquer leur regrettable outrecuidance. Elle est surtout là, la peur du jeune, aujourd’hui.
    Paul Laurendeau

  • yoruk
    yoruk
    au fil de l'eau
    • Posté à 19h11 le 28/10/2009
    • Internaute 57383
      au fil de l'eau

    Ce n’est pas un problème de « jeunes »..
    c’est un problème de petits vieux...
    C’est une loi biologique :

    Les vieux débris attirent la vermine...

  • skeltryx
    skeltryx
    Etudiant
    • Posté à 19h34 le 28/10/2009
    • Internaute 62906
      Etudiant

    Cela me rappelle l’affaire Cherif Bouchelaleg présenté par France Info.

    Le 29/08/2006, vers 16h30 : « Un jeune a forcé un barrage de police avec une BMW volée. Il est passé tout près de Dominique de Villepin alors que celui-ci rencontrait les élus locaux. »

    Environ 1h30 plus tard : « Cherif Bouchelaleg a forcé un barrage de police avec une BMW volée. Il est passé tout près de Dominique de Villepin alors que celui-ci rencontrait les élus locaux. »

    Plus tard dans la soirée : « Cherif Bouchelaleg, Algérien de 36 ans, a forcé un barrage de police avec une BMW contenant du cannabis. Coïncidence, le premier ministre se trouvait à quelques centaines de mètres de là pour une rencontre avec les élus locaux. »

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 19h37 le 28/10/2009
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Ce qui est peut-être plus grave, c’est que cette « trouille » s’exerce à propos de tout ce qui est « différent » ou, tout simplement « inconnu », comme au Moyen-âge...
    Il est évident que cet internet qui devait ouvrir la porte des cultures est surtout mis à profit pour alimenter la paranoïa de ceux qui n’ont jamais su lire autre chose que les faits divers dans leur feuille de chou locale.
    Et il y a plus de « possédants », donc d’autant plus de monde à craindre pour son petit patrimoine... face à ces jeunes qui ne respectent rien de ce qui est matériel et ces hordes de « barbares » (successeurs des « communistes bolchéviques ») qui vont égorger le pauvre (petit) bourgeois pour lui confisquer ces biens si difficilement accumulés.

  • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
    • Posté à 19h43 le 28/10/2009
    • Internaute 22426
      ....

    - la délinquance juvénile, sur le long terme, est en nette baisse quoi qu’en disent les médias et autres décideurs politiques, qui déclarent parfois le contraire à des fins électoralistes. Le travail des auteurs que vous citez montrent la permanence, tant dans la forme que dans le fond, des discours « anti », et, en cela, il en décrédibilise le contenu.

    - Le droit au bonheur privé, la progression de l’idéal égalitaire sont en effet des tendances de fond de nos sociétés modernes qui poussent à rendre chaque jour plus insupportable toute atteinte faites a la personne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les faits-divers prennent une place croissante dans nos médias, plus globalement dans nos sociétés : plus l’égalité, plus les droits a la personne progressent, plus les poches d’inégalités et les attaques choquent l’individu lambda. Le regard historique, sociologique doit permettre de se détacher de ces passions du présent pour mieux analyser ces phénomènes. Et a ce titre, le travail de Laurent Mucchielli mérite d’être salué.

    il parait évident que les atteintes a la personne étaient bien plus nombreuses a la fin du 19e siècle qu’aujourd’hui : les brigands pullulaient, les routes commerciales n’étaient pas sécurisées et, bien pire si j’ose dire, l’idéal égalitaire, les moeurs démocratiques (car la démocratie c’est d’abord des moeurs et c’est pourquoi on ne peut l’importer), n’en étaient qu’à leurs balbutiements.

    Alors quand ils parlent de recrudescence des bandes, ils me font bien rire ! ! !

    • kdb
      • Posté à 04h57 le 29/10/2009
      • Internaute 29729

      pppfff comprer avec ces temps la ! ! ! ! ridicule !
      a cette époque tu avais droit a te défendre !
      maintenant si tu le fait ont va te traiter de fachos....tu a juste le droit de te faire massacrer sans rien dire ; ou alors faut pas te faire prendre après.....

      • Henri_
        Henri_ répond à kdb
        informaticien
        • Posté à 16h56 le 29/10/2009
        • Internaute 52443
          informaticien

        Vous avez raison.

        C’était une époque bien plus agréable. On se faisait trucider dix ou vingt fois plus qu’aujourd’hui mais c’était festif.

        On se faisait détrousser, couper le jarret ou estourbir dans des proportions hors du commun avec aujourd’hui, mais on pouvait soi-même se défendre, surtout si on étaient jeunes, nombreux et bien armés.

        Aujourd’hui... pfff... même pas le droit d’organiser une petite ratonnade punitive après avoir entendu au 20h que les bandes prolifèrent.
        La dernière fois que je me suis fait agresser dans le métro –un mec qui m’a traité de connard–, ben même pas le droit de lui mettre une bonne bastos entre les yeux... déplorable.

    • ssss
      • Posté à 17h26 le 29/10/2009
      • Internaute 82176
        ch d'études

      Sur le long terme oui, mais autant remonter au moyen age où les villes pouvaient être des coupes gorges, ou même jusqu’à la préhistoire où l’on risquait d’être bouffé par des fauves... Ce qui importe : voir sur les 50 dernières années. Or, là, les incivilités et les atteintes à la personnes ont, semble-t-il, beaucoup augmenté... Certes, une partie des réactions à la violence est dictée par l’évolution de notre sensibilité. Mais ce n’est pas le droit au bonheur privé qui pousse les gens à se sentir exaspérés d’être chahutés, emmerdés voire parfois agressés... A trop vouloir relativiser face à la dérive catastrophiste on en arrive à nier l’existence des phénomènes... Ce qui est intéressant c’est surtout de voir combien au nom du droit au bonheur et du laisser faire (et je laisse de côté la culpabilité et la mauvaise conscience petite bourgeoise de gauche sur le problème des banlieues), on justifie beaucoup de choses : rejet de toutes contraintes par certains jeunes (je dis bien certains), satisfaction immédiate, fascination pour l’argent facile, constitution d’une « street elite » obnubilée par la consommation ostentatoire et qui satisfait son ego en faisant peur (le modèle du prédateur est tellement gratifiant quand on joue au dur), etc. Dans les pays où il y a un fort contrôle social et parental même la jeunesse pauvre ne se comporte pas ainsi... Ce qui choque par ailleurs les ressortissant de ces pays sur la manière dont les jeunes, ici, se comportent... Bref, encore un article qui veut démystifier, mais qui calque une grille de lecture bien pensante au discours sécuritaire du gouvernement...

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 19h50 le 28/10/2009
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Quel plaisir de revoir Francois Mitterand, de l’entendre apporter des arguments historiques a sa position (1830, 1936). Quand on voit ce qu’on se tape aujourd’hui comme president, un pauvre baby boomer moyen dont la culture se resume a Johnny Hallyday et Christian Clavier, on mesure le chemin parcouru (dans le mauvais sens)

    • Ishtar
      Ishtar répond à psych0Dad
       ? ?
      • Posté à 20h44 le 28/10/2009
      • Internaute 26226
         ? ?

      Aucune culture générale,aucunes références historiques,culturelles,littéraires,N Sarkozy présente l’archétype du beauf non instruit et pitoyable et cela participe peut-être d’une stratégie pour s’attirer certaines sympathies.Mais comme vous le rappelez justement quelle misère intellectuelle et culturelle pour la fonction et pour l’image de ce gouvernement d’incultes.

      • spartak
        spartak répond à Ishtar
        (comité libertaire lyophilisé)
        • Posté à 21h54 le 28/10/2009
        • Internaute 84113
          (comité libertaire lyophilisé)

        Moi je trouve ça plutôt positif, cette inculture présidentielle. Cela me conforte dans l’idée que n’importe qui peut exercer des responsabilités publiques. C’est très démocratique au fond :
        Lien

         
        • psych0Dad
          psych0Dad répond à spartak
          sociopathe
          • Posté à 22h52 le 28/10/2009
          • Internaute 81504
            sociopathe

          Il y a une difference entre la democratie et la dictature des ploucs. Ceci dit je comprends que la deuxieme option soit tentante pour les gens comme vous.

          • spartak
            spartak répond à psych0Dad
            (comité libertaire lyophilisé)
            • Posté à 23h05 le 28/10/2009
            • Internaute 84113
              (comité libertaire lyophilisé)

            Je n’ai pas dit que j’étais satisfait de Sarkozy.
            Simplement, les éternels arguments de la compétence nécessaire, de la stature et autres billevesées en prennent un bon coup et c’est très bien : ils ne servent qu’à empêcher l’immense majorité des gens de s’approcher des responsabilités publiques, lesquelles demeurent la chasse gardée des politicien(ne)s professionnel(le)s.
            Et la politique professionnelle, c’est exactement la dictature des ploucs, ce que moi j’appelle ainsi du moins, c’est-à-dire une forme maligne d’oligarchie.
            La démocratie c’est le pouvoir du peuple, pas celui d’un individu, même s’il présente bien, est cultivé et propre sur lui, ce qui semble vous suffire - ah, Miterrand, fin connaisseur de la Renaissance italienne, c’était autre chose, n’est-ce pas ?
            Et si c’était vous le plouc, celui qui se satisfait d’un bon seigneur, noble d’allures et aux réparties spirituelles ?

            • M. de Wolmar
              M. de Wolmar répond à spartak
              explorateur
              • Posté à 10h09 le 29/10/2009
              • Internaute 59614
                explorateur

              Sarko montre que n’importe qui peut devenir président ?
              Vous débarquez de quelle planète ?
              Sarko, ex avocat et bidouilleur dans son ancien fief, dispose d’un carnet d’adresse long comme le bras. Sans l’appareil de son parti, ni les « soutiens » de nombreux mécènes (la bande du Fouquet’s) jamais il n’aurait pu se présenter.
              Ensuite, il faut être élu, et ça c’est loin d’être à la portée de n’importe qui, il faut savoir flatter la masse et jouer de démagogie, en somme le président de la république française doit être un maître en manipulation et en mensonge (qu’il soit cultivé ou pas).
              Non, non, ce n’est jamais « n’importe qui » qui devient président.

              Là où Sarko n’est pas malin du tout (preuve qu’il ne voit jamais à long terme) c’est qu’en laissant croire que « n’importe qui » peut être président, il décrédibilise la charge présidentielle en invitant à penser que nos dirigeants ne sont pas plus compétents que le tout un chacun (ce qui n’est pas faux) et cette perspective ne manquera pas de péter à la figure de nos chers politiques.

            • NonooStar
              NonooStar répond à spartak
              Informaticien
              • Posté à 11h13 le 29/10/2009
              • Internaute 34879
                Informaticien

              Le problème avec l’image que renvoie Nicolas Sarkozy (qui correspond à peu près avec la stratégie de Georges W. Bush en son temps), c’est que s’elle bat en brèche les vieilles lunes de la stature du chef d’état ou de l’indispensable culture encyclopédique et semble démocratique, elle n’en est pas pour autant une bonne chose. Car c’est une chose de montrer qu’il n’est pas nécessaire d’être un sur-homme pour faire de la politique, c’en est une autre de faire croire que n’importe qui peut en faire.

              Faire de la politique (au sens le plus noble du terme), ça nécessite des compétences, des savoirs et des efforts. Donc effectivement, en démocratie, n’importe qui devrait pouvoir faire de la politique, mais ce n’est pas pour cela que tout le monde devrait en faire. L’exemple du référendum sur le Traité de Lisbonne l’a montré. Il est stupide d’avoir voulu faire passer le vote du texte par un référendum parce que le texte est lourd, extrêmement technique (forcément, on ne peut pas décrire le fonctionnement d’une organisation gérant les relations de 27 pays avec seulement des principes généraux) et la grande majorité des gens (moi y compris) n’avaient ni les compétences pour juger la valeur réelle du texte ni le temps ou même l’envie de les acquérir.

              Tout ça pour dire que le vote du peuple n’est pas un bien en soi. Et que s’il est dommage que le pouvoir politique soit effectivement aux mains d’une oligarchie, le donner à la masse n’est pas forcément mieux et qu’il faudrait plutôt chercher dans les solutions intermédiaires... Mais pour cela, il faudrait que les Français parviennent à mettre en place une véritable démocratie participative avec tout ce que cela implique de contrôle des élus (combien de personnes votent aux législatives en ayant fait le bilan réel -lois votées, jours de présence, participation à des commissions, etc...- de leur député ?).

              • spartak
                spartak répond à NonooStar
                (comité libertaire lyophilisé)
                • Posté à 15h36 le 29/10/2009
                • Internaute 84113
                  (comité libertaire lyophilisé)

                Je fais une double réponse.

                A M. De Wolmar : je me suis mal fait comprendre. Je voulais dire que dans l’absolu Sarkozy montre que n’importe qui pourrait être assis à sa place. Je ne crois pas du tout que cela soit effectivement possible aujourd’hui et je partage tout à fait votre analyse des efforts à déployer pour parvenir politiquement. Quant à ce que leur imposture « pète à la figure » des politicien(ne)s, c’est mon voeu le plus cher, ça permettrait d’avancer un peu.

                A NonooStar : d’accord en partie, il n’est pas souhaitable que le premier branquignol venu exerce des responsabilités publiques (cf. affaires récentes...). Mais comment obtient-on des compétences politiques ? En les exerçant : c’est en forgeant...

                Or le système actuel est cadenassé, et la masse des individus est tenue à l’écart de la politique par des gens qui arguent de leurs compétences, de la connaissance des dossiers : mais avec 10, 20 ou 30 ans de mandats derrière soi, c’est la moindre des choses, non ?

                N’oublions pas un aspect essentiel : de nos jours, un élu est entouré de services techniques. Au quotidien et dans la durée, ce sont eux qui agissent en grande partie, évaluent, chiffrent et mettent en oeuvre les projets. Il n’y a donc pas réellement besoin de technocrates aiguisés en sus.

                Donc démocratie participative, oui, mais... Ce terme ne me plaît pas car d’abord c’est un oxymore. Qu’il puisse être besoin d’accoler « participative » à « démocratie » montre le verrouillage dont je parlais juste avant.

                En fait, le contrôle des élus dont vous parlez se rattache à la notion de mandat impératif, bien plus stimulante, et émancipatrice surtout. Si l’on considère qu’en démocratie la délégation de pouvoir est aussi inéluctable que sujette à caution, alors on peut mettre en place des mandats précis, limités, révocables, non-renouvelables.

                Le sens est très précisément de mandater une ou plusieurs personnes pour une tâche d’intérêt collectif, sans que la détention dudit mandat ouvre sur une ascension sociale éhontée, du népotisme, etc.
                Les compétences requises ne sont pas rédhibitoires : parler en public, avoir de l’intérêt pour la vie de la collectivité... Ce n’est pas tout le monde, mais cela ouvre grand le champ politique...

                L’idée n’est certes pas neuve, mais elle se pratique actuellement dans certaines communes autonomes (et réprimées comme telles) au Mexique, par exemple.

                Pardon de m’être étendu, mais vos réponses m’ont vraiment intéressé.

                • NonooStar
                  NonooStar répond à spartak
                  Informaticien
                  • Posté à 16h41 le 29/10/2009
                  • Internaute 34879
                    Informaticien

                  Je viens de m’apercevoir que j’avais utilisé le terme de « démocratie participative », alors qu’au contraire, je pense à « démocratie représentative », c’est-à-dire une démocratie où il y a de réels mécanismes de contrôles du travail des élus par les électeurs et où élire un député, ce n’est pas voter pour donner la majorité à un parti sans vérifier le travail effectif que fourni ce député.

                  Et ce que je déplore, c’est qu’en France, on aime beaucoup parler de mandats limités, non-renouvelables, d’imaginer que les contrôles limitant les risques d’oligarchie devraient être intégrés au système. Et il est possible que cette solution soit nécessaire dans un premier temps, mais elle sera à terme inutile s’il n’y pas une réelle volonté des électeurs de contrôler soigneusement le travail de leurs élus. Or si on compare aux pays scandinaves, on s’aperçoit que ce n’est absolument pas le cas et donc une interdiction du cumul des mandats ne règlerait rien, il suffirait de présenter le mari en temps que député et la femme en tant que conseillère générale (et réciproquement) pour perpétuer l’oligarchie.

                  • spartak
                    spartak répond à NonooStar
                    (comité libertaire lyophilisé)
                    • Posté à 21h39 le 29/10/2009
                    • Internaute 84113
                      (comité libertaire lyophilisé)

                    Moi je trouve que les pratiques démocratiques que vous décrivez s’apparentent de fait plus à la démocratie directe (pléonasme, cette fois).
                    Je suis d’accord sur les façons de tourner l’interdiction de cumuler les fonctions, mais cela peut être corrigé là encore : il est possible de limiter le nombre des mandats dans la vie d’une personne (vous avez été une fois maire et une fois conseiller général, c’est un exemple, et vous n’êtes plus éligible, seulement électeur). Je crois qu’un pays nordique a une règle dans ce genre, mais il faudrait vérifier.
                    En outre, pour limiter les dérives démagogiques inhérentes à toutes les campagnes électorales, de nombreuses fonctions électives, sièges de commissions spécifiques, etc. pourraient être pourvus en tirant au sort dans des listes, un peu comme les jurés d’assises (ce n’est pas la moindre des responsabilités, et cela fonctionne dans l’ensemble).
                    Le danger que je vois dans votre contrôle qui deviendrait une habitude, ce sont des jurys auto-institués, des rapports de force pas codifiés : tous risques que des garde-fous institués diminuent, même si tout l’attirail de dispositions que j’évoque fait d’un autre côté penser à un corsetage de l’espace civique peu engageant.

        • Lemuel
          Lemuel répond à spartak
          Actif contemplatif.
          • Posté à 18h53 le 29/10/2009
          • Internaute 85397
            Actif contemplatif.

          Au vu des résultats, j’en tire plutôt la conclusion inverse. Marrant non ?

        8 autres commentaires
  • marlowe75
    marlowe75
    le jour me nuit
    • Posté à 19h51 le 28/10/2009
    • Internaute 64622
      le jour me nuit

    excellent... ! rien de nouveau sous le soleil, et c’ est en effet dans les vieilles marmites qu’ on fait les meilleures soupes.. ! ! bravo pour cet article salutaire... ! !

  • Cosette
    Cosette
    Délinquante amoureuse
    • Posté à 19h52 le 28/10/2009
    • Internaute 33774
      Délinquante amoureuse

    C’est énervant d’entendre toujours le mot « jeune » quand il y a de la casse ou autre.

    Le terme le plus approprié est : voyou !

    Quand au phénomène de bande ,nous en avons un belle brochette, rien que des vieux ( honorables).....les Pasqua, Balkany, Santini, Tibéri, etc......

    • Ishtar
      Ishtar répond à Cosette
       ? ?
      • Posté à 20h51 le 28/10/2009
      • Internaute 26226
         ? ?

      Pour Pasqua une opération est en cours pour sauver le délinquant Pasqua : lever le secret défense et laisser en liberté ce condamné alors qu’en principe toute autre personne condamnée à un an ferme devrait être en prison au lieu de parader au 20 heures.Quel est le condamné qui le jour de son jugement peut aller se défendre à la télé ? Et avec les multiples affaires qu’il traîne derrière lui il a encore le culot de venir faire son show ! ! ! !

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Cosette
      journaleux - blogueur
      • Posté à 03h21 le 29/10/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      et il y a une erreur de lien concernant les « 222 bandes », qui de toutes façons viennent directement de ce communiqué de presse :
      Lien
      servant à la création de Edvige-bis
      et dont MAM avait fait état lors de l’inauguration du commissariat du 20e arrondissement :
      Lien

      Rue89 n’a toujours pas travaillé sur le rapport remis au procureur de Paris en février :
      Lien
      Quand on parle de « bandes »…

    • marie 75
      marie 75 répond à Cosette
      • Posté à 09h44 le 29/10/2009
      • Internaute 3563

      slt cosette !
      au début du 2Oème ... c’était la peur des « apaches »....
      au début du 2Oème ... les bandes .... Velpo .... pour cacher le cancer économique de la France, la montée du chômage et le ratage UMP.

  • Pictulo
    • Posté à 19h57 le 28/10/2009
    • Internaute 23785

    Que le pouvoir politique cherche à surfer sur « les bandes de jeunes », c’est évident. Il faut bien un bouc émissaire, sinon comment expliquer que la délinquance augmente ? Sarkozy est arrivé place Beauvau en 2002 (si ma mémoire est bonne). On allait voir ce qu’on allait voir. Haussements de mentons (aux flics : « vous n’êtes pas là pour jouer au foot avec les jeunes »), insultes (aux habitants des quartiers : « Vous voulez qu’on vous débarrasse de cette racaille ? »).
    On a vu. Le vide, le néant, zéro résultat, la délinquance augmente, le président n’ose plus aller dans le 93. Il se terre dans les beaux quartiers.
    Pourquoi alors continuer à haranguer les français sur le thème de l’insécurité ? En toute logique, il devrait craindre qu’on lui réponde « vos résultats sont nuls ». Sauf que personne ne le lui dit.
    Alors il continue. Il dénigre les jeunes et leurs bandes. En espérant refaire le coup de 2007.
    N’oublions pas qu’en matière de sécurité, les français ont 8 années de recul pour juger l’action de Sarkozy.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h28 le 28/10/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LA PEUR DU (JEUNE) LOUP

    Moi, je trouve plutôt sain que les vieux croutons assis et figés aient la trouille des jeunes. Ça prouve que ceux-là commencent (enfin !) à se remuer. Qu’ils cassent les débris de leur vieux monde crapoteux et malsain ne me gêne pas. Bien au contraire.

    BOUUUHHH !

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 20h37 le 28/10/2009
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Le documentaire de 1960 sur les « blousons noirs » demontre que finalement les arguments bien pensants sur la « detresse sociale » qu’on nous sert pour expliquer la delinquance actuelle ne valent pas grand chose. Les annees 60, c’etait le plein emploi, et dans ce reportage on voit bien que presque tous les jeunes de cette bande ont un job (plombier, tireur de plans, ...). Ils disent eux memes qu’ils se retrouvent au square, « apres le boulot ».

  • Pierre Serisier
    Pierre Serisier
    Journaliste
    • Posté à 20h40 le 28/10/2009
    • Journaliste 19811
      Journaliste

    Et dans le même temps, la justice ne protège pas les jeunes. Quand un policiers fauche mortellement un adolescent de 14 ans à Marseille, il est condamné à un an de prison avec sursis. L’accusation était d’homicide involontaire aggravé.
    L’enfant traversait sur un passager protégé et le policier roulait à 73 km/h dans une zone limitée à 50 km/h.

  • Perceval-legallois
    • Posté à 21h06 le 28/10/2009
    • Internaute 90955
      Etudiant

    C’est vrai que ces jeunes délinquants sont un problème, récemment un jeune de 22 ans, multiredoublant, a fait croire aux français que leur président privilégiait sa famille, alors qu’il avait fait un discours en faveur de l’égalité des chances quelques temps plus tôt !

    Sale gosse !

  • spartak
    spartak
    (comité libertaire lyophilisé)
    • Posté à 22h02 le 28/10/2009
    • Internaute 84113
      (comité libertaire lyophilisé)

    Il y a un prolongement évident à faire à partir de cette peur des jeunes, de leur violence à leur inculture dont se lamentent tous les enseignants syndiqués : ils sont agressifs, et ils ne savent pas aligner trois mots en français, ça se tient.
    Là aussi, le discours est vieux comme le monde.
    Ce qu’il signale aujourd’hui de spécifique, peut-être, c’est le déclin (interminable) de la verticalité des structures sociales et culturelles (économiques, même, un jour...).
    Le respect de ceux qui savent et possèdent n’est plus un dû : ceux qui savent et possèdent s’en émeuvent, les autres sont disponibles pour autre chose.

    Lien

  • shaba
    shaba
    etudiant
    • Posté à 22h18 le 28/10/2009
    • Internaute 59626
      etudiant

    Super ce reportage sur les blousons noirs ! ! ! De tres gentils garçons.

  • VinceDeg
    • Posté à 22h21 le 28/10/2009
    • Internaute 36941

    Petit jeu. Qui a dit :

    1 - « Notre jeunesse (..) est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui (…) ne se lèvent plus quand un vieillard rentre dans une pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais » et
    « Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge »

    2) « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie »

    3) « Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible ».

    4 ) « Les jeunes sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. »

    Et les réponses à trouver étaient bien sûr :
    1) Socrate, philosophe grec (470 avant J.-C. – 399 av. J.-C)
    2) Platon (disciple du précédent
    3) Hésiode, 720 av. J.C.
    4) Citation découverte sur une poterie d’argile de Babylone
    Oui, vraiment rien de nouveau.

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à VinceDeg
      sociopathe
      • Posté à 23h52 le 28/10/2009
      • Internaute 81504
        sociopathe

      Et ils avaient tous raison. Allez faire un tour en Grece ou a Babylone, vous verrez ce que ces civilisations sont devenues.

  • nahera
    • Posté à 22h37 le 28/10/2009
    • Internaute 6180

    Et les blousons noirs des années 60 sont sans doute devenus des vieux ronchons applaudissant quand le gouvernement multiplie les lois anti-jeunes ! ! ! !

  • beuhrète-
    • Posté à 22h47 le 28/10/2009
    • Internaute 75660

    La jeunesse française se particularise par un profond pessimisme sur son avenir professionnel et celui de la société en général. Seule la jeunesse japonaise semble plus pessimiste que la jeunesse française.
    Lien
    Comme dans les autres pays, les individus sont toujours plus pessimistes pour leur société que pour leur propre situation, preuve de la disjonction entre la perception subjective et la réalité objective de la société, mais preuve aussi qu’il existe une composante sociale dans ce sentiment collectif.

  • BrunoC
    BrunoC
    ( ° ) ( ° )
    • Posté à 22h58 le 28/10/2009
    • Internaute 49016
      ( ° ) ( ° )

    Les apaches sont hélas de retour... c’est le nom que se sont donné les identitaires parisiens (si si ça existe)

    • la panthère verte
      • Posté à 16h40 le 30/10/2009
      • Internaute 32620

      C’est en effet très surprenant, la première fois que j’ai vu leurs autocollants, je m’attendais à un truc punk à la Berurier ou autres Exploited...je fus déçu et passablement agacé quand je compris mon erreur.

  • max-frerot
    max-frerot
    artificier
    • Posté à 23h16 le 28/10/2009
    • Internaute 84447
      artificier

    jeunesse se passe.... c’est vraiment degeulasse ! ! !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h00 le 29/10/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Il est plus facile de taper sur les armateurs, les patrons, les traders, les jeunes, tous « voyous » que sur les conséquences de sa propre politique
    Diminuons les fonctionnaires qui controlent et préviennent les dérives du système
    Laissons faire le marché et sa pseudo régulation
    Mettons en place des moyens de rétortion et de répression envers ceux qui manisfestent leurs désaccords avec les mesures mises en place
    Désignons les « coupables » Jeunes, émigrés, et dans le langage fleuri des libéraux de RU89, les socialos-anarcho-communistes et autres associaux.
    C’est plus facile de désigner à la vindicte populaire telle, population que de tenter de régler les problèmes.

    • M. de Wolmar
      M. de Wolmar répond à padiran
      explorateur
      • Posté à 10h19 le 29/10/2009
      • Internaute 59614
        explorateur

      « les socialos-anarcho-communistes et autres associaux. »

      Non, maintenant, le terme à la mode, c’est ultra gauchistes.

      « C’est plus facile de désigner à la vindicte populaire telle, population que de tenter de régler les problèmes. »

      Régler le problème impliquerait une révolution du système économique, une réappropriation des outils de production par le peuple (c’est ça la vraie démocratie) mais ça, c’est pas demain qu’ils prendront cette route (ça équivaudrait à creuser le trou qui les enterrera)

  • lifka
    • Posté à 00h35 le 29/10/2009
    • Internaute 37623

    Article ridicule. Ce ne sont pas « les jeunes » qui font peur, ce sont les voyous et ceux qui commettent des violences. Le problème, c’est la peur de nommer.

    Là où autrefois on parlait de voyous ou d’Apaches ou de blousons noirs, on emploie aujourd’hui le doux euphémisme de « jeunes », terme générique qui prend du coup la valeur de « voyous », impliquant que toute une génération serait dangereuse, tandis que celui qui ose prononcer le terme de « racaille » - qui limite pourtant la réprobation au petit nombre de ceux qui commettent des actes répréhensifs et pourrissent tout un quartier - se fait traiter de raciste (ce qui est le comble) comme si il avait ainsi insulté tous les jeunes ou tous les habitants de la Cité....

    Du coup, évidemment, on confond le réflexe sécuritaire anti-violence avec un prétendu réflexe sécuritaire « anti-jeune ».

    On est dans un système d’inversion totale des représentations. Mais peu importe comment on les nomme. Le fait est qu’il s’agit bel et bien de réagir contre une certaine forme de violence et que cette violence existe bel et bien et fait dans certains endroits pas mal de dégâts que les habitants vivent au quotidien. Vouloir en faire un simple argument politique est se mettre la tête dans le sable. Et la gauche devrait se rappeler que pour avoir refusé de prendre en considération ce problème qui touche surtout les petites gens, elle a déjà une fois perdu leurs votes.

  • JmlB
    • Posté à 00h38 le 29/10/2009
    • Internaute 20436

    À la différence près qu’auparavant « les jeunes » désignait une classe d’âge alors que maintenant ça désigne une minorité ethnique.
    On voit régulièrement les médias parler de « jeunes » à propos de délinquants ayant dépassé la quarantaine.

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