A la Une 23/10/2009 à 22h26

Castrer les agresseurs sexuels : l'impasse sur la prévention


Le débat sur la castration des auteurs de violences sexuelles pointe l’absence de structures d’accueil avant le passage à l’acte.


« Boy #3 » (Aeneastudio/Flickr).

Chimique par traitement inhibiteur de libido ou physique par ablation des testicules, les méthodes de castration, spectaculaires et controversées, ne se valent pas. Dans une interview au Figaro Magazine à paraître ce samedi 24 octobre, Michèle Alliot-Marie relance le débat :

« Pour l’instant, la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs. Je pense que cela mérite une analyse et qu’aujourd’hui la question de la castration physique peut se poser et être débattue, y compris au Parlement.

Quand quelqu’un dit : “Je sais que je suis dangereux, je ne veux pas l’être et je demande à pouvoir être libéré de mes pulsions”, c’est quelque chose qui nous interpelle. C’est une question qui touche à l’éthique : un ministre ne saurait y répondre seul. »

Ce débat a été relancé le mois dernier par la lettre du pédophile récidiviste de 63 ans Francis Evrard, qui réclame au chef de l’Etat qu’on lui coupe les testicules. Au même moment, on découvrait que le violeur de la joggueuse de la forêt de Fontainebleau était déjà passé à l’acte et avait été remis deux fois en liberté.

La récidive : beaucoup de bruit pour pas grand-chose ?

Focalisation médiatique maximum, donc, sur la récidive des délinquants sexuels, alors que la loi sur la récidive sera examinée dans les prochains jours au Parlement.

Pourtant, selon les statistiques de la Chancellerie, le taux de récidive ne dépasse pas 2,7% pour les auteurs de viols, et 4% pour les agressions sexuelles (et 10% les auteurs de braquage la même année, 2007). Alors, beaucoup de bruit pour pas tant que cela ?

Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice, alerte quant à la gravité des conséquences des atteintes sexuelles. Et rappelle que ca concerne quand même chaque année « des dizaines de criminels qui récidivent et des centaines d’agresseurs sexuels ».

Le suivi dont bénéficient les condamnés lorsqu’ils sortent de prison ne suffit pas toujours pour empêcher la récidive. Or pour 8133 délinquants sexuels condamnés et détenus au 1er juillet 2009 (soit 15% de la population carcérale), 1520 autres bénéficiaient d’un aménagement de peine :

  • 663 sont en liberté conditionnelle, avec suivi du juge d’application des peines et du service d’insertion et de probation ;
  • 193 sont en placement extérieur en établissement ouvert ;
  • 490 ont un bracelet fixe indiquant les heures de présence à domicile ;
  • 35 ont un bracelet électronique mobile relié à un GPS.

Pourtant, depuis quatre ans et la loi sur le bracelet électronique, le débat en France se focalise sur la récidive. Pas sur la prévention. Or, en amont du passage à l’acte, les carences du système médico-légal sont immenses. La prise en charge est plus qu’anémique pour ces hommes (les femmes ne représentent que 2% des auteurs de violences sexuelles) dans l’hypothèse où ils chercheraient un soutien avant.

Une parole qui n’est pas recueillie

Cette parole-là est rare. Mais certains prévenus sont plus célèbres que d’autres, ou plus à l’aise avec les mots. Comme Julien Bobot, ex-adjoint (PS) au maire du Xe arrondissement, condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir amassé 700 photos pédophiles sur son ordinateur. A son procès en mai 2009, voilà ce qu’il a dit :

« Depuis deux semaines, je me pose la question de savoir pourquoi j’ai fait cela alors que je n’ai pas à me plaindre de ma vie. D’une certaine façon, le fait que cela s’arrête et que je me demande “Pourquoi ?” est une forme de soulagement. »

Lui n’est pas passé à l’acte, il n’est donc pas concerné par le débat sur la castration chimique. Mais, par ce témoignage devant le juge, il pointe l’absence d’issue pour quiconque ayant une attirance, une pulsion répréhensible aux yeux de la loi.

En France, il n’existe pas de structure où un pédophile pourrait par exemple venir frapper à la porte, demander de l’aide avant de franchir le pas. Les avocats, les psychiatres le déplorent. Quand on contacte le ministère de la Santé pour s’enquérir des dispositifs accessibles, on trouve porte close, alors que, depuis une loi de 1994, tout ce qui touche à la santé (y compris pour les détenus ou ex-détenus) n’est pas du ressort de la Justice mais bien de la Santé.

Jusqu’à la prescription d’un traitement inhibiteur de libido dans le cadre d’une injonction de soins derrière les barreaux : c’est le juge qui impose, mais le médecin qui décide s’il procèdera ou pas à cette déclinaison de castration chimique. Au point que la Chancellerie n’a aucune statistique sur le nombre de détenus réellement sous traitement inhibiteur (lequel n’est accessible qu’en prison pour l’heure).

Non-dénonciation de crime ou secret professionnel ?

On serait tenté de penser qu’en l’absence d’infrastructures, toquer à la porte de son médecin ou de son avocat reste encore le plus simple. L’avocat jouissant du secret professionnel absolu, il peut recueillir la confidence d’un pédophile qui lui annoncerait par exemple un passage à l’acte imminent avec quelqu’un de son entourage. Sauf que dans l’immense majorité des cas, un avocat ne reçoit un client qu’après un début de poursuites.

Me Françoise Cotta, avocate pénaliste renommée dans ces dossiers, livre cette anecdote intéressante :

« Un jour, un ancien client qui avait purgé sa peine est revenu me voir au cabinet pour me dire que ça n’allait pas. En substance : il allait recommencer. Je l’ai d’abord emmené au restaurant avec ma collaboratrice, puis je l’ai accompagné aux urgences psychiatriques de Saint-Anne. Là-bas, on m’a dit que j’étais bien gentille mais que je pouvais repartir. J’ai menacé de prévenir les journalistes et ils ont finalement accepté de le prendre. »

On devine la réponse à celui qui se présenterait sans avocat charismatique à ses côtés…

Sans compter une idée fausse bien ancrée, qui laisse croire qu’un médecin a obligation de dénoncer quiconque viendrait faire état de ses fantasmes dans son cabinet.

Après vérification auprès de la Chancellerie, la chose se révèle plus complexe. D’abord, fantasmes, pulsions et tendances ne sont pas punis par le Code pénal. Ensuite, la règle de droit distingue si l’on se place avant ou après le passage à l’acte, pour abitrer entre le secret professionnel et l’obligation de dénoncer un crime :

  • après les faits, un médecin jugera en conscience s’il doit dénoncer l’auteur d’une agression sexuelle, même si la victime a moins de 15 ans. Cette disposition du Code pénal a pour but de ne pas empêcher les parents qui abuseraient de leurs enfants de les amener chez le médecin.
  • avant les faits, ce n’est plus le devoir de dénonciation d’un crime qui joue mais le principe de non assistance à personne en danger. Lequel prime sur le secret professionnel, pourvu que le médecin montre sa bonne volonté. Pas forcément en prévenant les autorités mais au moins en aiguillant l’agresseur potentiel vers un psychiatre. S’il ne fait rien, il peut théoriquement être poursuivi, même si l’on ne trouve pas de jurisprudence en la matière.

Comment se faire aider avant le passage à l’acte ?

Les psychiatres sont donc sollicités au cas par cas, mais ne pallient pas l’absence de politique de prévention d’envergure. C’est ce qu’épingle une enquête de l’Ecole nationale de la Santé publique de 2007. Et ce que confirme Latifa Benarri, qui pilote l’Ange bleu, association bénévole qui vient en aide aux victimes et aux pédophiles. Pas plus tard que jeudi, elle a reçu deux pédophiles abstinents :

« Je les écoute sans les juger, le but est de ne pas les enfermer dans leur pulsion, de ne pas parler d’eux comme d’agresseurs potentiels, contrairement à tout ce débat sur la castration. J’en oriente certains vers des psychologues ou des psychiatres mais comment font ceux qui ne viennent pas me voir ? »

En onze ans, cette autodidacte estime avoir entendu « des milliers de pédophiles », dont beaucoup d’abstients qui raconteraient simplement des pulsions :

« Quand j’ai commencé, avec le soutien du maire de ma commune après une affaire de pédophilie, j’ignorais que je serais la seule et unique structure pour ces gens s’ils veulent parler. En France, on focalise sur la récidive mais que propose-t-on à tous ceux qui sont avant le premier passage à l’acte ? »

Photo : « Boy #3 » (Aeneastudio/Flickr).

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  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h53 le 23/10/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LA PART DE RISQUES

    Et contre les sordides agresseurs politiques qui sont en train de conduire notre pays dans la fange la plus nauséabonde qui soit, quelle prévention ?

    Je comprends votre interrogation, Chloé. Mais franchement, n’y a-t-il pas des priorités à établir ? Les agresseurs sexuels ne datent pas d’hier. Leur comportement est inadmissible, insupportable, mais ne menace pas la survie de l’humanité.

    La castration chimique ? Une peine aussi irréversible que la peine de mort. Un témoignage d’impuissance et de peur de la part des victimes. Une fuite en avant vers la lobotomie physique et intellectuelle. Une sorte de quête impossible d’eugénisme moral.

    La recherche effrénée de la sécurité à tout prix, comme celle de la santé au détriment de la qualité de vie, finit par tourner à la plus sinistre des « morbidités » (cf. Lien)

    Vivre, c’est accepter la part indéfectible de risques que cela comporte.

    • 23jfk-
      23jfk- répond à Le Yéti
      casse-couilles
      • Posté à 00h31 le 24/10/2009
      • Internaute 44598
        casse-couilles

      « Et contre les sordides agresseurs politiques qui sont en train de conduire notre pays dans la fange la plus nauséabonde qui soit, quelle prévention ? »

      Nos aïeux ont inventé une machine merveilleuse pour ça, pour ma part je m’en ai vu qu’en photo mais ça à l’air de ressembler à un coupe cigare géant : | Y a plus qu’à retrouver le mode d’emploi.

      • Sierra
        Sierra répond à 23jfk-
        citoyen
        • Posté à 05h56 le 24/10/2009
        • Internaute 85193
          citoyen

        Allez parler de prévention aux victimes d’agresseurs sexuels recidivistes....

        D’ailleurs dans cet « article », ça aurait été bien de leur demander leur avis,

        ne nous trompons pas de victimes Melle Leprince !

         
        • DBL8
          DBL8 répond à Sierra
          Retraité
          • Posté à 06h14 le 24/10/2009
          • Internaute 19562
            Retraité

          EH OUI ! !
          Mais actuellement les victimes ne sont pas « à la mode », les agresseurs sont plus porteur.
          Faire pleurer dans les chaumières en disant :
          C’est de la faute à la société qui ne fait rien pour les aider, ect...
          est plus vendeur de papier OU d’émissions radio/TV.

          Combien de fois voyons-nous des victimes OU des assoc. de victimes parler ? Pas souvent en comparaison des agresseurs souvent défendus par des ténors du barreau.

          • Colonel Fabien
            Colonel Fabien répond à DBL8
            www.get_anxious.com
            • Posté à 09h49 le 24/10/2009
            • Internaute 31416
              www.get_anxious.com

            @ Sierra, DBL8 et quelques autres...

            Je vous conseille vivement d’aller lire le témoignage de Naja qui s’est exprimé sur ce site au sujet de la castration chimique en tant qu’ancienne victime de violences sexuelles répétées.
            Lien
            Vous verrez que l’on donne aussi la parole aux victimes, et que, contrairement à ce que vous semblez croire, elles ne sont pas toutes avides de vengeance et de Loi du Talion comme vous.
            J’avais déjà évoqué dans ce précédent article l’absence presque totale de prévention en la matière avec ce raisonnement simple (voire simpliste pour certains) :
            Pour éviter la récidive, il vaut mieux prévenir le crime.
            Or comment empêche-t-on une agression sexuelle ?
            Comment évite-t-on à certains d’être submergé par une pulsion irréfrénable ?
            N’allez pas croire que je fais de l’angélisme en me disant que l’on n’empêche pas tout en écoutant quelqu’un vider son sac dans le cabinet d’un psy.
            Les actes volontaires, délibérés, conscient, ne sauraient être prévenus par de telles méthodes.
            Par contre, nous parlons ici de troubles mentaux qui induisent des pulsions incontrôlables (ou contrôlable jusqu’à un certain point).
            C’est là que la prévention entre en jeu.
            Lorsque je lis les statistiques de récidive chez les délinquants sexuels, je ne peux que supposer que la condamnation suite au passage à l’acte, la procédure judiciaire longue et qui nécessite une mis à plat, une explication complète afin d’avoir toutes les informations, l’enfermement avec pour principale occupation la réflexion des détenus sur leurs actes et leurs conséquences ; je pense que tout cela participe en une sorte de thérapie (bien insuffisante à mon humble avis) mais d’une relative efficacité.
            Or si l’on compare le suivi psychologique des détenus à ce qu’ils auraient pu bénéficier avant leur passage à l’acte, je ne peux m’empêcher de penser qu’il serait sans doute possible de réduire de manière très importante le nombre d’agression sexuelle de ce type en France avec une politique de prévention digne de ce nom.
            Au lieu de cela, on se met à réfléchir sur une méthode encore plus barbare que la castration chimique.
            Quelle sera la prochaine étape ?
            Va-t-on se demander si l’on coupera la main des voleur ? La langue des menteurs ? Les oreilles des espions ? Arrachera-t-on les yeux des voyeurs ?
            Je propose un moratoire sur l’éventualité de réinstaurer la peine de mort par décapitation pour le pré-criminels dès cinq ans.
            Et pour le fœtus donc le profil génétique criminogène indique qu’ils commettront forcément des atrocités, on connait déjà la solution finale (allez, je m’octroie un point Goodwin d’office).
            Trève de plaisanterie douteuse, tout cela pour vous rappeler que plutôt que de vociférer en disant qu’on n’écoute pas untel ou une telle, plutôt que de dire que l’on parle pas de cî ou de ça, vous feriez mieux d’écouter les autres et surtout de vous taire.

            • DBL8
              DBL8 répond à Colonel Fabien
              Retraité
              • Posté à 13h26 le 24/10/2009
              • Internaute 19562
                Retraité

              Avez-vous lu la dernière phrase ?
              D’après le début de votre commentaire : NON !
              J’ai écris : Pas souvent. Que je sache, cela ne veut pas dire « JAMAIS ». Trop souvent ce sont les délinquants qui sont victimisés pas les victimes, que celles-ci fassent acte de compassion, pourquoi pas, mais malgré mon éducation qui devrait me porter à tendre l’autre joue, c’est plutôt la main fermée que ce tend ! La loi du talion ...

              Maintenant, j’ai eu des difficultés à lire jusqu’au bout votre commentaire, heureusement que le dernier paragraphe commence par « trêve de plaisanterie » ! Quant à me dire de me taire, la liberté ET AUSSI de ne pas être d’accord avec les autres.
              Réfléchissez-y. Mais c’est peut-être trop vous demander vu vos derniers propos.

              • lambertine
                lambertine répond à DBL8
                Nulle part... ou ailleurs
                • Posté à 21h56 le 24/10/2009
                • Internaute 91509
                  Nulle part... ou ailleurs

                Peut-être que les victimes n’ont tout bonnement pas envie de parler sans-cesse de ce qui leur est arrivé ? Peut-être ne s’identifient-elles pas à ce drame ? Peut-être ne veulent-elles (c’est mon cas) plus être réduites à ce drame ?
                Je me suis tue pendant trente-six ans. Trente-six. Si je parle aujourd’hui, c’est que j’en ai marre d’être prise comme prétexte par les sécuritaristes de tout poil, par les vengeurs à la petite semaine. Par tous ceux qui ne cessent de voir en nous de causes perdues, parce que notre souffrance est un bon prétexte à leur haine.
                Je parle pour moi. Pas pour les autres victimes. Certaines, peut-être une majorité d’entre elles, serontd’accord avec vous.
                Moi, je ne le suis pas.

          • andelle
            andelle répond à DBL8
            • Posté à 19h37 le 24/10/2009
            • Internaute 1104

            Pourtant les prisons sont pleines de délinquants sexuels. Au canada on les soigne, en France très peu...Il faut savoir que la récidive des délinquants sexuels est relativement faible mais cela fait la une des journaux.
            Par ailleurs il y a des gens qui ont tué des enfants sur la route et qui ont récupéré leur permis et qui continuent à ne pas respecter le code de la route, les vitesses limites, etc...Mais ça, ça choque moins car ça peut arriver à beaucoup d’entre nous.

            • DBL8
              DBL8 répond à andelle
              Retraité
              • Posté à 19h50 le 24/10/2009
              • Internaute 19562
                Retraité

              Pour ma part, « toutes » atteintes à une personne n’est pas permise NI tolérable ! Quelle que soit celui qui commet cet acte.
              Les sanctions « doivent être » les même pour TOUS.

              Et les « compréhensions » que des avocaillons tentent de faire accepter par le jury est inacceptable. Il est trop facile d’invoqué des excuses une fois ses actes commis, quelque soit ses excuses elles n’en sont pas, les victimes reste atteinte dans leurs chair OU psychologiquement, voir les deux SOUVENT. (si elles sont encore en vie)

              J’arrête car je prends des tours tout seul.
              Bonne soirée à tous.

              • Aloïs
                Aloïs répond à DBL8
                .
                • Posté à 09h28 le 25/10/2009
                • Internaute 39938
                  .

                Comment vous définissez atteinte à la personne ? Est ce que quand mon chat fait un caca puant ou quand mon voisin fait un prout sous mon nez, c’est une atteinte à la personne ?

                Si oui, je vais de suite leur coudre l’anus !

        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Sierra
          yetiblog.org
          • Posté à 11h59 le 24/10/2009
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          Les « victimes » ! Exactement le même argument que celui avancé par les partisans de la peine de mort. Ce compassionnel qui sent le frelaté confond l’esprit de vengeance et l’idée de justice qui en est l’antithèse civilisée.

          • Lohiel
            Lohiel répond à Le Yéti
            http://twitter.com/Lohiel
            • Posté à 13h22 le 24/10/2009
            • Internaute 38391
              http://twitter.com/Lohiel

            ...Oui, yéti et... je crois que si une horreur pareille rentrait dans l’éventail des peines contre le viol... eh bien des tas de femmes ayant subi des relations sexuelles forcées, ou de victimes d’inceste, ne porteraient plus plainte...

            Un viol c’est terrifiant mais ça ne donne pas forcément le goût du sang à la victime, loin de là...

            Bref, cela aurait sans doute l’effet inverse à celui recherché...

            • Enki
              Enki répond à Lohiel
              alchimiste
              • Posté à 10h00 le 25/10/2009
              • Internaute 9562
                alchimiste

              Oui.C’est très vrai et super important.
              Il est souvent très difficile aux victimes de dépasser un sentiment de culpabilité, aussi insensé que cela paraisse.
              De plus, la majorité des crimes sexuels ont lieu au sein de la famille ou de l’entourage proche.

              Le viol est un meurtre auquel on survit, c’est une mutilation invisible. La justice permet à la victime de se reconstruire, pas la vengeance.

        10 autres commentaires
    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Le Yéti
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 04h58 le 24/10/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Le Yeti :

      Je pense que la castration comme peine est une inadmissible atteinte à l’intégrité physique dans un État civilisé. Je ne vois rien de mal, cependant, à ce que l’individu, conscient de son État, demande à son médecin la castration et que celui-ci donne suite à cette demande en respectant les formalités de contrôle de sa liberté de choix que la société devrait mettre en place. Comme à une assistance en cas de suicide, d’ailleurs, que devrait pouvoir exiger tout adulte sain d’esprit.

      Lien

      Pierre JC Allard

    • pablico
      pablico répond à Le Yéti
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h23 le 24/10/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      on met le focus sur les dérives maladives sexuelles, mais il a d’autres agressions. Par exemple :

      les fous de la route.
      les prises de volant saouls, drogués (drogues ou médicaments).

      ils font bien plus de victimes et de façon aléatoire et considérables.. Il y a des récidivistes...

      personne n’en parle...ce n’est pas excitant comme le sexe. Ce n’est pas vendeur dans la presse.

    • mauser
      mauser répond à Le Yéti
      • Posté à 17h36 le 24/10/2009
      • Internaute 4683

      Coupez . Affaire suivante .une manière de dégorger les tribunaus et d’éluder la question ou plus tôt les questions

  • mokemo
    mokemo
    etudiant
    • Posté à 23h05 le 23/10/2009
    • Internaute 91266
      etudiant

    On condamne la Charria qui ordonne de couper les membres à ceux qui ont volé : c’est de la barbarie nous dit-on. je ne vois pas très bien la différence entre cette barbarie là et celle qui consisterait à castrer les délinquants sexuels.
    Comme quoi, quand il s’agit de deux poids deux mesures, la France semble s’y connaitre parfaitement.

    • Pire
      Pire répond à mokemo
      Politicien
      • Posté à 00h32 le 24/10/2009
      • Internaute 83847
        Politicien

      Concernant la main coupée pour un vol exédant un certain montant (env 20 francs) de la Charria, il faut s’open un peu l’esprit pour bien se faire une idée du génie de cette sanction.
      Combien de personne meurent car le vol est pratiqué (policier, gangster, innocents) et combien coute l’incarcération des détenus ? On veut de la justice pas des impôts !
      Ensuite concernant les viols, je pense qu’une dilapidation si le violeur est marié ou des coups de fouet dans le cas contraire seront plus dissuasifs pour tous ceux qu’y n’ont pas encore passé à l’acte qu’une castration après coup.
      Si il n’y a pas de justice, c’est dans les rues que l’on a peur. Que les potiticiens arrêtent avec leurs paroles et qu’ils agissent !
      Si il y a un jugement digne de ce nom, il n’y a pas de barbarie ! Quelque soit la sanction.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Pire
        journaleux - blogueur
        • Posté à 03h07 le 24/10/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        une dilapidation, c’est quand on lapide deux fois cinq fois ?

      • Chibani 55
        Chibani 55 répond à Pire
        retraité
        • Posté à 08h23 le 24/10/2009
        • Internaute 91411
          retraité

        Je suis un peu surpris du système de vote : cette intervention recueille très logiquement 6 votes « naze ». J’y ajoute la mienne idem...et ça fait monter le curseur d’un cran. C’est pô juste !

      • Chibani 55
        Chibani 55 répond à Pire
        retraité
        • Posté à 09h09 le 24/10/2009
        • Internaute 91411
          retraité

        Super, le curseur est redescendu !

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 23h07 le 23/10/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Du point de vue médical ça revient à mettre sous coma artificiel tout malade.

    Du point de vue judiciaire, on commence par la castration chimique aux violeurs, on continue en coupant la main des voleurs, la langue des menteurs et on empale les homosexuels. La Charria quoi !

    • Pire
      Pire répond à Anastaze
      Politicien
      • Posté à 00h35 le 24/10/2009
      • Internaute 83847
        Politicien

      Tu as peur des vols ou quoi ? Qui coupent la langue des menteurs ? Qui empallent les homsexuels ? Tu as des stéréotypes qui rongent ta faculté de réfléxion.

      • Anastaze
        Anastaze répond à Pire
        inconsolable
        • Posté à 07h51 le 24/10/2009
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Qui ?

        Ceux qui confondent justice et médecine, jugement et diagnostic, sentence et prescription, peine et traitement.

        Par cette confusion mentale, ils se condamnent eux-même à la lobotomie (chimique bien sûr !)

  • evariste.lyon
    evariste.lyon
    Antidoxeur
    • Posté à 23h11 le 23/10/2009
    • Internaute 64561
      Antidoxeur

    Je prônerais bien la lobotomie pour les ministres dangereux, mais à ce niveau-là de stupidité, c’est la greffe de cerveau qui convient...

    • mauser
      mauser répond à evariste.lyon
      • Posté à 17h39 le 24/10/2009
      • Internaute 4683

      Pour une greffe il faut un support dans le vide sidèral entre leurs oreilles je doute qu’un cerveau sain puisse fonctionner

  • personne
    • Posté à 23h28 le 23/10/2009
    • Internaute 21725

    Elle raconte surtout n’importe quoi, le désir nait dans le cerveau, pas dans les couilles. Couper les couilles ne supprimera sûrement pas les pulsions, ni les désirs, au mieux ça en réduira la force. Si derrière psychologiquement la personne est faible elle passera quand même à l’acte. Parce que pour commettre une agression sexuelle un pénis n’est pas obligatoire.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à personne
      journaleux - blogueur
      • Posté à 03h08 le 24/10/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      c’est ce que disent tous les toubibs, mais MAM n’est pas toubib : elle est politicienne…

    • Marcantoines
      Marcantoines répond à personne
      trouveur
      • Posté à 15h57 le 24/10/2009
      • Internaute 55044
        trouveur

      Non, il y a des systèmes de communication entre les couilles et le cerveau. Systèmes hormonaux et nerveux.
      Les eunuques n’ont pas les mêmes pulsions. Et normalement, ils sont moins agressifs. Démonstration avec des animaux castrés bien gras ( métabolisme lipidique modifié) et plus placides.
      Les boeufs...ne font pas des taureaux ! Ou alors l’opération a été mal faite !
      Vous allez sans doute me dire que c’est différent entre l’homme et l’animal.
      Tout faux, car en tout être humain il y a un petit cochon qui sommeille ! ( Non, je rigole ).
      En fait, les différences entre l’homme et l’animal, sur le plan biologique, sont minimes et portent sur le quantitatif plus que sur le qualitatif.

      • mauser
        mauser répond à Marcantoines
        • Posté à 17h41 le 24/10/2009
        • Internaute 4683

        Un verra le cochon lui est castrè. Et pour le comportement un verra c’est un sanglier en plus aimable sauf certains jours

  • Fleshgordon
    • Posté à 23h43 le 23/10/2009
    • Internaute 93868
      papa

    je ne pense pas qu’il faille faire l’amalgame avec les vols , la charria ou l’homosexualité dans les commentaires suite à cet article.
    le vrai problème se pose lors du « passage à l’acte “ , ne pas oublier que l on parle de VIOL et qui plus est sur des ENFANTS .
    Une fois c ’est déjà de trop mais c’est peut être l’unique fois. mais après récidive, recours actuels épuisés, la castration chimique me parait très sérieusement envisageable.

  • Hodie
    • Posté à 23h53 le 23/10/2009
    • Internaute 35669

    « la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs », dit MAM. Où ? Dans quelles situations ? Avec quel encadrement ?

    • Colonel Fabien
      Colonel Fabien répond à Hodie
      www.get_anxious.com
      • Posté à 09h54 le 24/10/2009
      • Internaute 31416
        www.get_anxious.com

      En République Tchèque.
      94 cas ces dix dernières années.
      L’UE a qualifié cette procédure d’« invasive, irréversible et mutilante ».
      Lien

  • cutily
    cutily
    étudiante
    • Posté à 00h19 le 24/10/2009
    • Internaute 74677
      étudiante

    Ce qui m’interpelle c’est qu’un violeur ce n’est pas rien et un viol non plus. A ceux qui pensent que la politique passe d’abord, je ne m’abaisserais même pas à vous souhaiter malheur, la corruption en politique ne date pas d’hier, et je suis désolée de le dire, concrètement ça ne m’empêche pas de vivre, le traumatisme d’un viol aurait un tout autre effet sur ma vie et j’en ai un exemple très proche.

    Quoi qu’il arrive les violeurs sont des malades, et je n’ai pas fais d’études là-dessus, mais il ne me semble pas possible de soigner ça, je vais peut être être violente dans mes propos, mais les « aider » ne soigne rien, on ne se lève pas un jour en disant « je n’ai plus de pulsion de viol » et tous les traitements ou thérapies ne visent qu’à leur faire comprendre que leur comportement est mauvais, pas à leur enlever ces pulsions, et nous faisons tous des choses en sachant pertinemment qu’elles sont mauvaises . Seule la repression compte, alors pourquoi pas une castration chimique, ou même physique.
    Pour ces gens malheureusement, le bon esprit est l’espoir d’une guérison ne vaut rien, c’est en eux, et ça y restera toujours.

    • DBL8
      DBL8 répond à cutily
      Retraité
      • Posté à 06h20 le 24/10/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      « je ne m’abaisserais même pas à vous souhaiter malheur »

      SI, SI...
      Après nous les interrogerons sur ce qu’ils pensent de cet acte.
      Demandons aux victimes ce qu’elles en pensent en leurs précisant les risques pour l’un ET avantages et l’autre.

    • Colonel Fabien
      Colonel Fabien répond à cutily
      www.get_anxious.com
      • Posté à 10h08 le 24/10/2009
      • Internaute 31416
        www.get_anxious.com

      Vous précisez que vous n’avez pas fait d’études à ce sujet.
      Sans pour autant vous conseiller de faire médecine puis une spécialisation en psychiatrie (ce qui vous prendrait au bas mot, dix ans), vous pouvez tout de même vous renseigner sur le sujet en allant voir justement des personnels médicaux.
      Vous faites allusions à un exemple d’agression sexuel dans votre entourage proche. Vous m’en voyez désolé, sincèrement.
      Pour ma part, ce sont des soignants et des éducateurs que j’ai dans mon entourage. Quelques uns pratiquent même en psychiatrie.
      Ce qu’ils m’ont appris, c’est qu’une maladie, quelle qu’elle soit, se soigne. Vous pensez que de mettre des mots sur leurs pulsions, d’en parler et de s’ouvrir aux autres, sans être jugé, ne peut pas les aider. Je crois, au contraire, que dans un certain nombre de cas, cela éviterait le pire. Et pour d’autre, des solutions adaptées existent.
      Je ne dis pas que tout les cas peuvent être résolus. Mais je crois sincèrement qu’une grande partie d’entre eux peut être prise en charge afin d’éviter le passage à l’acte.
      Une étude démontre qu’une grande partie des agresseurs sexuels ont été eux-même victimes durant leur enfance (comme ceux qui maltraitent leurs enfants ou leur femme).
      Cela n’est pas en eux. Ils ne sont pas nés criminels. Ils le sont devenus (ou s’apprêtent à le devenir). Avec des soins appropriés, il redeviendront des citoyens comme les autres en se débarrassant (ou tout du moins en contrôlant) leurs pulsions.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 00h07 le 24/10/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    On a vu ce qu’a fait la prevention dans les cites, c’est encore plus le foutoir qu’avant.

    La castration physique peut etre la solution.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à obey-
      yetiblog.org
      • Posté à 00h37 le 24/10/2009
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Tout à fait d’accord avec vous. Castrons tous les mâles dès la naissance, il n’y aura plus AUCUN risque.

      • Pire
        Pire répond à Le Yéti
        Politicien
        • Posté à 00h40 le 24/10/2009
        • Internaute 83847
          Politicien

        Ton ironie ne fait pas mouche.

    • asozial
      asozial répond à obey-
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 12h08 le 24/10/2009
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      la castration serait surtout une bon dissuasion contre le népotisme !

    • lambertine
      lambertine répond à obey-
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 22h08 le 24/10/2009
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Quelle prévention dans les cités ?

  • cicrane
    cicrane
    révolté
    • Posté à 00h29 le 24/10/2009
    • Internaute 50890
      révolté

    A quand une loi pour couper la langue des ministres qui disent une connerie ?

    • Pire
      Pire répond à cicrane
      Politicien
      • Posté à 00h39 le 24/10/2009
      • Internaute 83847
        Politicien

      Arrête de poster des stupidités comme celle-là. Si on ne mettait pas en place des imbéciles, ils ne raconteraient pas de conneries tes ministres.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à cicrane
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 05h05 le 24/10/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Cicrane revolté :

      Je me demande à quel ministre pensait cette dame quand elle nous dit :

      « Je sais que je suis dangereux, je ne veux pas l’être et je demande à pouvoir être libéré de mes pulsions », c’est quelque chose qui nous interpelle. C’est une question qui touche à l’éthique : un ministre ne saurait y répondre seul. »

      Je profite de cette occasion pour aviser ceux qui lisent mes posts qu’à partir du 1 er novembre je ne commenterai plus sur les médias citoyens. Tous restent les bienvenus sur mon blogue. Lien

      Pierre JC Allard

      • Claude Lebrun
        • Posté à 10h32 le 24/10/2009
        • Internaute 17829

        Salut Pierre Jésus-Christ !

        Tu vas bin bin nous manquer, t’ sais... Mais je comprends bien qu’à ton âge tu veuilles prendre une retraite bien méritée. D’autant plus qu’avec la différence de fuseaux horaires, écrire sur Rue89 te rendait bin bin fatigué, comme avec le jet lag.

        Quelle dommage quand même que là où tu vas te retirer, à l’hospice des vieux glands de Trois-Rivières, ils n’aient pas de connexion ADSL...

        A la revoyure mon Pierre Jésus-Christ !

        [ à lire avec l’accent ! ]

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 00h54 le 24/10/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Va-t-on avoir de nouveau recours aux exorcistes ?
    Parce que ce genre de solution est du même niveau d’incompétence que la castration chimique.

    L’organe sexuel, au sens libidinal du terme, c’est le cerveau. Et c’est donc bien là que se trouve le problème. Plus que dans la testostérone, ou dans la bible...
    Et si un volontaire se présente pour une castration chimique ou physique, quelle compétence aura-t-il lui-même pour juger d’une telle décision ?

    Mais on en est toujours à fuir les réalités, à refuser de considérer la pédophilie comme une maladie, tout comme on a mis si longtemps à le faire pour l’alcoolisme.
    Et l’affectif populaire ne pousse pas les politiques à la retenue. Aujourd’hui, c’est pire que tout, mais on sait trop bien pourquoi.

  • sidvicious
    sidvicious
    connard
    • Posté à 02h03 le 24/10/2009
    • Internaute 93890
      connard

    Avant de vous ridiculiser, bourrés, avec des commentaires de comptoir qui ne feront qu’augmenter le mépris du pouvoir à votre égard :

    -On ne peut pas tout contrôler.
    -Aucun homme ne gouvernera ses semblables avec intégrité pendant plus de 2 semaines.
    -D’ailleurs, qui qu’il soit, il ne vous veut pas du bien.
    -Dieu n’existe pas.
    -etc.

    Mais je dois être bourré. C’est légal.

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 03h13 le 24/10/2009
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    Concernant la castration (physique), il est prouvé, au Canada (au Québec, où elle se pratique), qu’elle n’empêche rien : elle ne fait que réduire. André Vallini l’a encore répété jeudi sur France 2 et Brice Hortefeux ne l’a pas démenti. Pareil pour l’inhibition (bêtement appelée « castration chimique »), qui en France ne peut pas se faire au-delà de la prison, puisqu’elle dépend d’un médecin, et pas d’un magistrat.

    Comment peut-on parler du « violeur de la joggueuse de la Forêt de Fontainebleau » ? A-t-il déjà été condamné (définitivement) pour cet acte ?

    Au sujet de Julien Bobot, dénoncé par l’une de ses asistantes, Le Parisien dit qu’il a été plus lourdement condamné que ne l’avait demandé le parquet… Faux. Un suivi de trois ans avait été demandé… et la juge Guidolin ne l’a pas estimé nécessaire, bien que son affaire sortait en même temps que celle du beau-frère de Rachida Dati et celle d’un élu UMP. Lire ici :
    Lien
    Cela dit, je ne vois pas ce que son cas vient faire dans un sujet sur les « agresseurs sexuels »… « Lui n’est pas passé à l’acte, il n’est donc pas concerné par le débat sur la castration chimique. »

    Le clic « Françoise Cotta » renvoie sur un papier de Marylise Lebranchu…

    Ailleurs onzeouaibe : la réponse du SM à MAM, avec la proposition du « croc de boucher » :
    Lien

  • pisco
    pisco
    journaliste et correcteur noir (...)
    • Posté à 05h42 le 24/10/2009
    • Journaliste 83507
      journaliste et correcteur noir (...)

    Je ne sais pas.
    Demander à être castré chimiquement est une option examinable. L’imposer, de la même manière que d’imposer quelque castration -de liberté déjà- m’est abominable.
    Pour aller au bout de ma pensée, une peine de prison à vie équivaut à une peine de mort, ce à quoi je suis résolument opposé. Une peine avec un terme incompressible m’est une peine de mort.
    Il est trop souvent -surtout maintenant- oublié que la punition doit être une pénitence. Au terme de laquelle, on est supposé réintégrer la société humaine sans plus de regard vis à vis des trébuchements passés. Voilà le rôle fondamental de la Justice.
    Dès lors que l’on condamne à mort, à vie ou à des peines incompressibles, la raison première de la Justice cesse d’être.
    Les criminels -puisque tel est bien le nom qui leur va- sont supposés entrer en pénitence avec la chance que la punition leur serve de rédemption. A partir du moment où ils prouvent qu’ils ont changé dans le bon sens, la punition n’a plus de raison d’être. Elle devient juste -et trop souvent- orgueil du punisseur.
    La plupart des personnes recluses dans des endroits clos devraient plutôt être dans des structures d’enfermement où le but serait de les soigner, non pas de les maltraiter. Avec une vigilance particulière pour qu’elles ne soient ni sexuellement violentées -ce qui est la pire faillite de nos systèmes- non plus que d’être à même de se droguer en carcération.
    Voilà pourquoi il y a énormément de travail à faire vis-à-vis des représentants de l’ordre de manière à ce qu’ils comprennent, en entamant leur job, que cette personne qu’ils ne connaissent pas personnellement n’est pas leur ennemi personnel. Que le flic ne doit pas, d’emblée, se sentir en face d’un ennemi.
    Il faut absolument que le policier comprenne que c’est à lui d’être courtois par rapport à n’importe quel présumé coupable de quoi que ce soit. Qu’encore une fois, ce n’est pas personnel. Tant que la famille des forces de l’ordre n’appliquera pas sainement ce respect prioritaire, nous ne sortirons pas des manipulations et humiliations atroces quotidiennes, visant particulièrement les plus démunis et les minorités trop visibles.
    Ce n’est pas un hasard si chaque ministre de l’Intérieur, dès nommé, fasse part avec la plus grande véhémence de son absolu soutien aux policiers. C’est détestable et rend plus responsables ces responsables politiques de chaque « bavure ». Bavure est mis entre guillemets parce-qu’une bavure est présupposée pas faite exprès.
    Pour en revenir à la castration comme unique choix pour sortir de prison, je ne crois pas que ce soit le bon choix. Je crois qu’il faudrait créer bien plus de centres de soins que de centres d’enfermement stériles ou criminogènes pour ces gens qui ont besoin de soins. Je crois que la décision devrait appartenir à des membres impartiaux du corps médical.
    Moi, je peux tuer quelqu’un qui a tué ou violé ma fille. Je n’en demeure pas moins un justiciable qui doit rendre des comptes à la justice qu’il n’a pas respectée. La Justice, elle, n’a pas le droit de se salir les mains. Ce qu’on lui fait faire trop souvent en France.

    • DBL8
      DBL8 répond à pisco
      Retraité
      • Posté à 06h29 le 24/10/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      « Il est trop souvent -surtout maintenant- oublié que la punition doit être une pénitence »

      D’accord, MAIS... il y a aussi la mise à l’abri de la société de ce genre d’individu pendant qu’il purge sa peine ! Ne pas l’oublier.

      Maintenant si quelqu’un ...
      Un œil : les deux yeux !
      Une dent : TOUTE LA GUEULE ! !

      Se salir les mains pour ma famille et amis ? Je veux bien.

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