Sur le terrain 21/10/2009 à 19h20

L'AP-HP renoncerait à chasser les artistes de l'hôpital d'Ivry

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

« Humaniser l’hôpital », l’expression est en vogue. Depuis quinze ans, dans l’ancienne Blanchisserie de l’hôpital Charles-Foix d’Ivry, le plus grand centre gériatrique d’Europe, deux collectifs d’artistes, KP5 et Les Mêmes avaient des solutions concrètes pour rendre plus humaine la fin de vie des plus modestes.

Ils sont menacés d’être mis à la porte. (voir la mise à jour en fin d’article)

Tout avait démarré à la demande des pouvoirs publics qui cherchaient à faire « entrer la cité dans l’hôpital ». C’était il y a quinze ans, on était loin de la loi Bachelot et de la rationalisation des coûts.

Comédiens, plasticiens, vidéastes, sculpteurs ont été invités à occuper gracieusement un vaste lieu (2 000 mètres carrés) sur le site même de l’hôpital, en échange de prestations ponctuelles. Une porte ouverte entre les malades d’Alzheimer et les artistes a créé une expérience unique. Les plus grands noms de l’art contemporain ont même laissé des sculptures dans le cadre de l’opération « Jardins secrets ».

Une action pour chahuter le vernissage d’une exposition de l’AP-HP

Pour protester contre leur expulsion, plus de 50 artistes ont chahuté le vernissage, mardi soir, de l’exposition « L’humanisation de l’hôpital », organisée au musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

Briefés par le collectif des Désobéissants, les artistes avaient mis au point un petit happening qui devait déboucher sur un rendez-vous avec le directeur général de l’AP-HP, Benoît Leclercq. Las, ils n’ont obtenu que la carte de visite de Jacques Deschamps, responsable du musée de l’AP-HP. (Voir la vidéo)

Stéphanie Deniel, co-fondatrice du collectif Les Mêmes, explique ce qu’ont inventé les artistes en quinze ans :

« Ce n’était pas notre métier de travailler avec les malades, mais ce fut un challenge de trouver les formes adéquates pour un public spécifique.

Par exemple, on faisait les tournées du “facteur”, une lettre (un poème ou autre) était apporté à chaque personne âgée. On a aussi inventé des projections de films au plafond pour qu’ils puissent les voir depuis leur lit, on leur racontait des histoires à l’oreille... »

Peu à peu, les rapports se sont délités

Des conventions fixaient le cadre des relations entre les artistes et l’hôpital : ils disposaient du lieu gratuitement, mais « devaient » une dizaine d’actions par an. Peu à peu, les rapports se sont délités, sous prétexte de contraintes de sécurité.

Une cinquantaine d’artistes ont continué à jouir d’un bel espace de travail, mais leurs recherches et créations sont restées fermés aux malades. Puis, un loyer leur est demandé et enfin l’expulsion, fixée à la fin de l’année.

C’est toute cette histoire que les participants rappelaient quelque temps avant de passer à l’action. (Voir la vidéo)

Lors des réunions organisées ces six dernières mois, la direction de l’APHP a fait la chaise vide. Mais a commandé au professeur Didier Sicard un rapport en forme de bilan (voir le rapport Sicard). Prudent, celui-ci affirme clairement :

« Il ne s’agit en aucune façon d’un squat mais d’une forme d’expression culturelle qui rend un grand service à l’hôpital. Dans le futur, si cette parenthèse se refermait sans nouveau projet, cela signifierait que l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris reste réellement sourde à une vision humaine de sa fonction. »

« Ils ne resteront pas gratuitement jusqu’à leur retraite »

Interrogée sur l’avenir de la Blanchisserie, la nouvelle directrice de Charles-Foix, Véronique Desjardins se dit « convaincue du rôle des artistes », mais souhaite un « renouvellement » car ceux-là « se sont un peu trop installés ».

Elle a surtout d’autes préoccupations plus urgentes : son hôpital est celui qui a le déficit d’exploitation le plus élevé de l’AP-HP :

« On me demande de resserrer l’hôpital sur certains bâtiments et d’en fermer d’autres, le site fait 20 hectares et beaucoup de bâtiments, classés, sont en mauvais état. »

En clair, pour elle un sursis temporaire est possible, mais « ils ne resteront pas gratuitement jusqu’à leur retraite ».

Article mis à jour le 23/10 à 10h40. Suite à cette action, un rendez-vous téléphonique a été obtenu avec le directeur général de l’AP-HP Benoît Leclercq. Celui-ci s’est engagé à trouver des solutions concrètes pour pérenniser leur dispositif. Une nouvelle convention va être proposée aux artistes sous peu.

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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 19h41 le 21/10/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    que voulez-vous, le gouv ne peut à la fois donner des millions pour les expulsions de sans paps et donner de l’argent aux hôpitaux publics. Il a choisi ... les expulsions.
    C’est la dés-humanisation de la société.

    • bloozmarch
      bloozmarch répond à caro
      indocile heureux
      • Posté à 21h14 le 21/10/2009
      • Internaute 15731
        indocile heureux

      De l’humanisme à tout crin dans les discours de nos gouvernants, (de Jaurès à Guy Moquet certains doivent se retourner dans leur tombe !), mais voyons, quand on voit Guaino, Guéant, Lefèvre, Hortefeux, Besson, Dati, (on se croirait dans un feuilleton américain simpliste), qui peut penser un quart de seconde qu’il pourrait y avoir de l’ humain dans la société qu’ils sont en train de construire sous nos yeux !
      Pognon, Pouvoir, Privilèges,pour eux et eux seuls, ET RIEN POUR LE PEUPLE !

    • Tokani
      Tokani répond à caro
      Oldmole
      • Posté à 01h53 le 22/10/2009
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Tu nous havais habitué a mieux... Ou est le rapport entre l’expulsion des irréguliers et cet hôpital ? ? ?
      Si c’est pour bêler que les expulsions coûtent cher c’est en plus faux , elles coûtent peu en regard des méfaits économiques engendrés par les clandestins....
      Drôle d’article qui n’expose rien des raisons de cet fermeture...

      • iFFLYG
        iFFLYG répond à Tokani
        • Posté à 10h06 le 22/10/2009
        • Internaute 30165

        Peut-être qu’ils ont refusé de lire la lettre de Guy Môquet ou qu’ils ont égratigné Nicolas Ier l’Autarque ou Jean Ier Porphyrogénète.

      • mamafonk
        mamafonk répond à Tokani
        en lutte
        • Posté à 11h09 le 22/10/2009
        • Internaute 93683
          en lutte

        va jeter un oeil sur ce site et tu comprendras le combat....

        Lien

        bonne lecture

    • kate
      kate répond à caro
      mariée
      • Posté à 11h01 le 22/10/2009
      • Internaute 28160
        mariée

      oui et puis les vieux ça coute cher,ça rapporte rien ,
      ah bas les pauvres ,les malades et les vieux

      quelle société !

  • effraie
    effraie
    ~_°
    • Posté à 21h02 le 21/10/2009
    • Internaute 41862
      ~_°

    >En clair, pour elle un sursis temporaire est possible, mais « ils ne resteront pas gratuitement jusqu’à leur retraite ».

    effectivement... il faudrait songer à les payer... c’est un boulot, intervenir auprés de malades...

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à effraie
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 08h04 le 22/10/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Alors dans ce cas, je viens aussi : donnez moi le smic et un nez rouge !
      - Je ne crois pas à leur désintérêt total, car cela entre très probablement dans le cadre d’une démarche destinée à conserver ses acquis sociaux et certaines prestations.

      * Parce que figurez vous que moi aussi j’aide les vieux, mais gratos !

      • gudule62
        • Posté à 08h47 le 22/10/2009
        • Internaute 24852

        faut vraiment rien connaitre au fonctionnement du sectuer artistique pour sortir des anneries pareilles... Et si tu fais du bénévolat tant mieux pour tous, mais la terre ne tourne pas uniquement avec des bénévoles, ou alors plus aucune activité non « productive » ne doit être professionnelle. OK, on commence par le sport ?

      • Patinside
        Patinside répond à Yvon le Zébulon
        Se questionne sur l'avenir...
        • Posté à 09h10 le 22/10/2009
        • Internaute 68718
          Se questionne sur l'avenir...

        Bonjour,
        Les artistes ne touchent strictement rien de l’hôpital, ils ont juste un lieu pour lequel après renégociation de la convention ils doivent payer un loyer. Certes, ce lieu est important pour eux car il leur donne un grand espace de création, mais je ne vois pas en quoi cela est un problème au vu du service qu’ils rendent à la société. Et je vois d’autant moins où est le problème étant donné qu’une partie de leur revendication se fait sur un plan politique parce que le problème dont on parle ici, c’est avant tout un problème de santé publique. Si vous aussi vous aidez les vieux, vous devez savoir que les dispositifs visant à les aider ne sont pas en surnombre et qu’il reste du chemin à faire. En virant les artistes, l’APHP est plutôt en train de faire le chemin dans l’autre sens, non ?

      • Manololespiedsdanslo
        Manololespiedsdanslo répond à Yvon le Zébulon
        Impresario
        • Posté à 09h15 le 22/10/2009
        • Internaute 88768
          Impresario

        Vu le niveau de vos commentaires même avec un nez rouge et payé, je doute que vous sachiez faire rire.....
        Vous n’avez même pas le respect des « ancêtres » !

        « Parce que figurez vous que moi aussi j’aide les vieux, mais gratos ! » pour mieux leur piquer leur oseille.... ?

        Allez ma c.....e* bénévole bien !
        *petit indice, tout homme normalement constitué en a deux à sa naissance...

      • eedee
        eedee répond à Yvon le Zébulon
        photographe et vidéaste
        • Posté à 09h17 le 22/10/2009
        • Internaute 59691
          photographe et vidéaste

        Ca veut donc dire que vous seriez prêt à faire le clown uniquement pour de l’argent ? Moi qui pensait, au vu de vos déclarations, que vous étiez le paragon de l’altruisme !

        De plus, je vous mets au défi de faire rire les gens avec seulement un nez de clown. Et c’est très vicieux, ce défi, parce que si vous n’y arrivez pas (ce qui, désolé mais c’est comme ça, ne m’étonnerait pas beaucoup) vous devrez convenir que c’est un vrai métier, que tout le monde ne s’improvise pas clown et que donc ça mérite rémunération. SI vous y arrivez (brutalement je deviendrai croyant), vous allez adorer et risquez bien ne plus pouvoir faire que cela. Le résultat reviendra au même, puisque votre position de retraité qui aide les vieux gratos ne deviendra plus le seul étendard que vous pourrez brandir à la moindre occasion

        D’ailleurs, par simple curiosité et puisque vous me paraissez enclin à vous confier, pourriez vous nous renseigner sur les moyens que vous employez pour aider les vieux gratos ?

      • Maxfrerot
        • Posté à 10h52 le 22/10/2009
        • Internaute 23114

        On devrait plutôt te donner un cerveau. Au lieu d’écrire n’importe quoi, tu devrais lire et comprendre cet article. Ce collectif a résidé dans cet hôpital et l’a rendu plus humain. C’est beau, et tu es laid.

      • jacquelinel
        jacquelinel répond à Yvon le Zébulon
        soignante
        • Posté à 15h12 le 22/10/2009
        • Internaute 72016
          soignante

        Bravo, Yvon, c’est bien d’aider « les vieux » .
        Le désintérêt total n’existe pas...nous agissons toujours avec intérêt, ne serait-ce que celui de se faire AUSSI plaisir à soi en partageant avec l’Autre, non ?
        Moi, çà me plaît que l’artiste soit partout...à ll’hôpital, dans la ville, dans le métro, à l’ECOLE... : on a besoin de couleurs, de formes, de
        paroles...
        Si, en apportant leurs visions d’artistes ils reçoivent en échange un lieu, des acquis sociaux, pourquoi pas. Le monde associatif n’est pas fait que de bénévoles..et « mon » acte bénévole ne doit pas porter ombrage à l’action rémunérée...on peut se compléter, non ?
        Peut-être vous ai-je mal compris ? Cordialement. JL

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à effraie
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 11h37 le 22/10/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Ce que voudrait la directrice, elle me l’a dit, c’est qu’ils valorisent son foncier : s’ils achètent un terrain au prix du promoteur, ils peuvent rester mais là ils occupent un espace qu’elle veut récupérer pour .... tout est imaginable, spéculation, revente, nouveaux bâtiments, etc... en tous cas, son bâtiment lui coûte trop cher, ne serait-ce que les charges ...

      • Laurien
        Laurien répond à Sophie Verney-Caillat
        ...des villes et des champs
        • Posté à 17h51 le 22/10/2009
        • Internaute 84031
          ...des villes et des champs

        N’y-a-t-il pas un moyen collectif de s’approprier les lieux ? Un montage type SCI avec appel à souscription sous forme de...manifestation artistique, par exemple, où les personnes se sentant l’envie de placer quelques sous ailleurs que dans une banque spéculative, pourrait le faire dans un projet...gén...pardon ! ...altruiste, pour le moins ?
        Si la manifestation artistique appelant à souscription est d’ampleur suffisante, on arrive très vite à un nombre de porteurs de parts (sociétaires, donc, et aussi acteurs à part entière, d’un projet humain) suffisement conséquents pour pouvoir diviser la valeur du bien en de petites parts accessibles.
        Bon, après (je sors justement de chez le notaire, à ce sujet) il faut bien cadrer le truc pour assurer la pérénité. Mais si les artistes payent un loyer, la société, en plus d’assumer ses charges, pourrait même à terme faire des petits !
        Qu’en pensent les artistes ?

  • Laurien
    Laurien
    ...des villes et des champs
    • Posté à 21h19 le 21/10/2009
    • Internaute 84031
      ...des villes et des champs

    « Il ne suffit pas d’ajouter des années à la vie, il faut ajouter de la vie aux années. »
    Auteur, je ne sais plus qui...introduction à la gériatrie. Ecole d’Infirmière, promo 93-96

    En piste donc les artistes, musiciens, conteurs, projecteurs, dessinateurs, théatr’acteurs et tutti quanti !
    En piste les initiatives inter générationelles qui perpétuent les liens entres vivants, jeunes ou vieillissants !
    En piste les jardiniers, fleuristes promeneurs et autres jouisseurs de nature et amateurs de rythmes qui respectent le temps !
    En pistes généreux(ses) dispensateur(trice)s de soins, d’attention, de présence et même, ne serait-ce que d’un peu de temps !

    Et que vive la vie jusqu’au bout du chemin !

    • jacquelinel
      jacquelinel répond à Laurien
      soignante
      • Posté à 15h21 le 22/10/2009
      • Internaute 72016
        soignante

      Oh ! lala, vous me plaisez vous ! Ne seriez-vous pas un petit lutin en blouse blanche ? et......

      ..Une fleur au chapeau, à la bouche une chanson
      Un coeur joyeux et sincère..
      Et c’est tout ce qu’il faut à nous autres qui marchons
      Pour aller au bout de la terre..................

      Bonne route ! JL

  • velvet
    velvet
    citoyen
    • Posté à 22h19 le 21/10/2009
    • Internaute 42870
      citoyen

    C’était soit les artistes soit le financement de l’industrie pharmaceutique viqa le vaccin H1N1...... le choix est fait.....

  • vol19
    • Posté à 22h51 le 21/10/2009
    • Internaute 13492

    Article intéressant, et ce fait témoigne bien de l’état du lien social qui se ferme, s’enferme, se vide, s’épuise... fin d’expérimentations sociales, artistiques... c’est significatif, signifiant et inquiétant... (et c’est un peu comme celà de partout) révélateur d’un phénomène mortifère dans la société pour des questions de « rationalisation », « économie“/mètre carrés, et surtout d’une impossibilité à faire ensemble.
    En fait le problème de fond, semble celui, de la coopération, de la négociation d’un cadre qui permette d’apporter des synergies aux uns et aux autres... sachant que sur le fond les bénéfices semblent évident.
    Qu’est ce qui fait que ces coopérations, cadres, inventions, essais/erreurs, processus de régulation ne fonctionnent plus ?
    Au contraire, les artistes, chercheurs, la diversité, la sublimation, les expérimentations ont bien quelquechose à faire dans les situations de crise... C’est au contraire ce qui serait à stimuler, plutôt que freiner... pour dans les essais/erreurs trouver quelquechose qui fait sens...

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 23h19 le 21/10/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Des intermittents payes un fric fou a rien foutre avec l’argent du contribuable.

    DEHORS.

    • gudule62
      gudule62 répond à obey-
      • Posté à 08h48 le 22/10/2009
      • Internaute 24852

      viens passer une journée de boulot avec moi sur un montage, l’ami, et on en recause, d’accord ?

    • Bergerpi
      Bergerpi répond à obey-
      Etudiant
      • Posté à 09h11 le 22/10/2009
      • Internaute 72538
        Etudiant

      Les artistes qui ont leurs ateliers dans cet hôpital ne sont pas payé.

    • Patinside
      Patinside répond à obey-
      Se questionne sur l'avenir...
      • Posté à 11h08 le 22/10/2009
      • Internaute 68718
        Se questionne sur l'avenir...

      Avant de tenir de propos juste pour provoquer, passez voir à la Blanchisserie et on en reparle. Vous ne savez visiblement pas de quoi vous parlez, juste des préjugés...

    • El doctor
      El doctor répond à obey-
      Citoyen errant
      • Posté à 11h14 le 22/10/2009
      • Internaute 67679
        Citoyen errant

      C’est ça le problème avec les gars de l’ump... quand il y en a un ça va.

      C’est quand il y en a plusieurs que ça pose des problèmes parce qu’ils font du bruit et ils sentent mauvais.

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 23h57 le 21/10/2009
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Un symptôme de plus de la logique gestionnaire, avec un monument d’hypocrisie, quand une directrice totalement incompétente sur le sujet, qui ne s’est jamais intéressée à l’action des artistes, les déclare « un peu trop installés.. ; »

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Valdo Lydeker
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 11h32 le 22/10/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Cette expression choque en effet mais c’est le fond de sa pensée : elle veut bien des interventions ponctuelles mais pas d’artistes qui occupent tout un espace de l’hôpital, à résidence, or c’était justement leur originalité et leur force d’être DANS l’hôpital, ça faisait des croisements inattendus ...

  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 05h31 le 22/10/2009
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    - Sur une échelle de 1 à 10, quel est votre niveau de douleur ?

    2 nez rouges

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 07h58 le 22/10/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ « Des conventions fixaient le cadre des relations entre les artistes et l’hôpital : ils disposaient du lieu gratuitement, mais “ devaient ” une dizaine d’actions par an. Peu à peu, les rapports se sont délités, sous prétexte de contraintes de sécurité ».]
    (« Des conventions fixaient le cadre.... »)
    • Des conventions ? ...ou plutôt des subventions ? - (J’ai un petit doute là dessus)

    Hors les locaux...de quoi (financièrement) et comment vivent ces artistes ?
    - Salaires assurés par les familles des malades ou des associations ?
    - Dons ponctuels des malades eux même ?
    - Dotations budgétaires de l’Etat ?
    - Salariés du Ministère de la Santé ?
    - Les « spectateurs » payent-ils leur ticket d’entrée ?

    Franchement, je ne vois pas comment 50 artistes peuvent survivre (même en logeant dans les locaux fournis) et assurer l’ordinaire !

    De généreux « bénévoles » ne pensant finalement qu’à leur fric ?

    ¤ Même en ne disposant plus que de 30 % de mes neurones, je pense que je considérerais comme insultant qu’une bande de nigauds (interessés simplement par le pognon et les cotisations retraite) viennent me faire guili-guili avec un nez rouge, une trompette en platoc et une langue de belle mère !
    - Je rirais peut-être, mais plutôt jaune !

    ♥ - * Alzheimer a bon dos !

    • Victor Nettoyeur
      Victor Nettoyeur répond à Yvon le Zébulon
      Tacleur
      • Posté à 08h29 le 22/10/2009
      • Internaute 74485
        Tacleur

      Ici, je pense, il s’agirait davantage d’un arrangement espace contre spectacle. 10 représentations contre l’occupation gratuite de locaux, locaux qui leur permettent d’élaborer d’autres spectacles, qu’ensuite, ils joueront partout ailleurs qu’à l’hôpital.
      Non, ils ne pompent pas forcément, systématiquement, aveuglemment subventions, spectateurs, malades.

      Et si vous les rencontriez ces artistes ? Juste comme ça, pour en savoir un peu plus...

      A plus !

    • Maxfrerot
      • Posté à 11h14 le 22/10/2009
      • Internaute 23114

      Le nigaud, il participe au bonheur de personnes alitées que l’on visite rarement car elles sont seules, cela trompe leur ennui, les distrait. Un peu d’humanité, de douceur dans ces lieux froids et déserts que sont les bâtiments de gériatrie, c’est simplement beau.
      Lorsque tu seras au fond du gouffre, impotent dans un lit moisi, le vague à l’âme, tes enfants, ta famille, tes amis se détourneront de toi parce que... t’es une ordure selon toute vraisemblance. Aucun nigaud ne sera là pour te distraire, tu finira seul et con.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Maxfrerot
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 14h54 le 22/10/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        ° Ton nez rouge, tu peux te le mettre au C...
        Je n’ai pas besoin d’être infantilisé pour me sentir heureux !

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Yvon le Zébulon
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 11h25 le 22/10/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Bonjour Yvon et merci pour ces questions précises :
      - ce qui était passé c’est une convention d’occupation gratuite, ils ont eu une subvention de 150 000 euros de la DRAC pour rénover le lieu, mais jamais de subvention de l’AP
      - ils reçoivent aussi des subventions publiques diverses pour leurs prestations
      - ils gagnent leur vie comme intermittents
      - donc l’APHP ne paie que les charges (notamment le chauffage)
      Depuis 2009, ils sont occupants sans droit, et ne paient plus le loyer de 5 euros par m2 qui avait été fixé par l’hôpital auparavant.
      Enfin, ils ne logent pas sur place.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Sophie Verney-Caillat
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 14h51 le 22/10/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        [ « Depuis 2009, ils sont occupants sans droit, et ne paient plus le loyer de...“]

        Hélas pour eux, nous sommes dans un pays de droit !

        ¤ En ce bas monde, personne n’est parfait...
        ...et certains ressemblent parfois à mon ancien copain devenu non grata. !

         
        • Patinside
          Patinside répond à Yvon le Zébulon
          Se questionne sur l'avenir...
          • Posté à 15h22 le 22/10/2009
          • Internaute 68718
            Se questionne sur l'avenir...

          décidément...
          Sans droit ne veux pas dire qu’ils squattent : L’hôpital leur a laissé jusqu’au 31 décembre 2009 pour quitter les lieux, mais aucune convention n’a été signé d’où le « sans droit ». L’hôpital n’allait pas faire payer un loyer alors qu’il n’y à aucune convention, ça n’a pas de sens... Mais bon, je crois que je parle dans le vide... Votre idée de la chose est arrêtée depuis le début et vous ne cesserez de penser que l’analogie entre votre « ancien pote » et ces artistes est une réalité. Vous cherchez la petite bête pour refuser de voir le vrai problème, c’est avant tout dommageable pour vous...

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Patinside
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 07h27 le 24/10/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            C’est vrai : j’accepte volontier votre critique !

            Je ne suis pas vraiment un « enfant de la balle »...
            - j’en suis juste le trou !

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à Yvon le Zébulon
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 07h29 le 24/10/2009
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              C’est marrant, mais je me fait naser, même quand je fais dans la grosse auto-dérision.

              ° C’est dire si ce naseur frénétique (voire néphrétique) est con !

        3 autres commentaires
    • Leneid
      Leneid répond à Yvon le Zébulon
      réalisatrice
      • Posté à 02h13 le 24/10/2009
      • Internaute 93885
        réalisatrice

      Allez sur le site de la Blanchisserie et du collectif Les Mêmes et cela éclairera votre lanterne plus loin que le bout de votre nez qui n’est même pas rouge.
      Les compagnies résidentes à la Blanchisserie sont des compagnies de plasticiens et de spectacle vivant professionnelles, qui vivent donc en créant des spectacles qui sont achetés, programmés dans les festivals et autres manifestations. C’est comme cela que ces artistes gagnent leur vie. Ce sont des professionnels qui ont donc un métier qui leur rapportent un salaire, comme tout le monde. Lorsqu’ils se sont installés à la Blanchisserie, ils ont établi une convention avec la Direction de lHôpital et l’APHP pour qu’en échange de la mise à disposition d’un lieu de résidence et de travail, ils interviennent dans les services, dans les communs de l’hôpital auprès des patients, du personnel hospitalier et d’un public plus large invité lors d’événements ouverts sur la ville. Ceci sans aucun coût pour l’institution car il paient l’intégralité de leurs charges (même le chauffage, Sophie !) La Blanchisserie était une friche laissée à l’abandon depuis des dizaines d’années et pour laquelle ils ont amenés 150 000 euros de subventions d’aménagement de la DRAC IDF et de la région.
      Bien sûr ces artistes défendent aussi leur lieu de travail. S’ils en sont privés, c’est leur activité propre qui est menacée. Ils n’ont au départ pas fait la démarche volontaire de s’installer dans un hôpital de gériatrie, c’est l’APHP qui est venu les chercher. Ils y ont beaucoup réfléchi avant de s’engager. Ce fut l’occasion pour eux de s’interroger sur ce qu’ils pouvaient apporter à ce « public » qu’ils ne connaissaient pas avant. Ils ont travaillé en partenariat avec les médecins, les soignants pour élaborer des formes d’intervention spécifiques, adaptées, ponctuellement, tout en continuant leur activité vers l’extérieur pour gagner leur vie. Cet échange fut bénéfique à tous. Ce qu’ils dénoncent après 15 ans de vie au sein de cet Hôpital c’est ce dont ils sont témoins : la désagrégation lente mais méthodique d’un lien unique qui a été tissé auprès des personnes en fin de vie et dont tout le monde se fout. La logique de la rationalisation des soins et de la rentabilité au détriment du sensible, c’est ce qui se passe sous leurs yeux et qu’ils réprouvent. Cette question ne se pose-t-elle pas dans l’ensemble de notre société aujourd’hui ? Et puis « les nigauds au nez rouge et à la trompette en plastique » sont ceux-là même que vous allez voir au théâtre, au cinéma, dans les festivals l’été, dans la rue (gratuitement soit dit en passant) et qui ne se battent pas pour leur seul nombril mais pour le respect, la dignité de celui-là même que vous deviendrez un jour (un vieux, à moins que vous ne l’ayez toujours été). Votre vision simpliste et archaique de notre rôle dans la société en dit long sur votre aigreur. Nous avons peut-être l’ultime privilège de faire le métier que nous aimons, d’en vivre et de vous en faire profiter et c’est dommage que vous ne vous en rendiez même plus compte.
      Je fais partie de ce collectif et je souhaite qu’un jour vous veniez poussez notre porte pour voir ce qui se passe vraiment derrière le rideau.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 09h35 le 22/10/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Une erreur banale dans cette politique du chiffre où le moindre sursaut doit être rentable...
    Ciao les artistes et les petits vieux qui ne rapportent rien aux banques....
    Vous pouvez crever si vous voulez.
    (Désolé, mais il est 9h30 et je suisun peu chafouin ce matin...)

  • El doctor
    El doctor
    Citoyen errant
    • Posté à 10h38 le 22/10/2009
    • Internaute 67679
      Citoyen errant

    Je suggère à l’ump de nouvelles mesures pour faire barrage aux profiteurs en tout genres et aux parasites de la societé que sont les malades. En effet, les services hospitalier de fin de vies sont pleins de feignants qui profitent de la maladie pour ne rien faire.

    Pourquoi ne pas proposer des ateliers de travail pour les plus démunis afin d’amortir les couts exorbitants que représentent leurs maintiens en vie ?

    Ne sont ils pas des profiteurs, d’ignobles parasites qui se vautrent grassement dans l’abondance générée par le dur labeur des honnêtes gens, ceux qui sont en bonne santé ?

    J’ai vu l’autre jour un type qui, parce que atteint d’un cancer du cerveau, ne faisait rien de la journée ! ! !
    Alors qu’il avait encore un œil ouvert et qu’il pouvait bouger la main....ha ! La bonne excuse pour ne pas travailler ! Feignants ! ! Les malades sont des profiteurs ! !
    Heureusement l’ump, tous les professionnels de la santé, les banques et les assurances ainsi que l’association des commerçants de la rue du commerce et du droit à la libre concurrence vont remédier a tout ça.

    Déjà, certaines firmes multinationale à la pointe (comme la célèbre marque de charentaises à carreaux) proposent des accessoires de confort a tout les malades méritants, a savoir, ceux qui produisent plus de trois paire de pantoufles à l’heure.

    • flixp
      flixp répond à El doctor
      Aboyeur
      • Posté à 11h00 le 22/10/2009
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      Je pensai justement à créer une société de désamiantage n’embauchant que des octogénaires.

  • francoisreac
    francoisreac
    chercheur
    • Posté à 13h01 le 22/10/2009
    • Expert 93689
      chercheur

    Merci pour cet article interessant. Neanmoins, il ne semble donner que le point de vue des artistes et pas celui des personnels soignants ou des malades... Je serais curieux de savoir quelle proportion d’entre eux savent que des artistes sont actifs dans l’hopital...
    Je viens à Charles Foix, l’hopital d’Ivry, depuis un peu moins de 10 ans, une à deux fois par mois voir des amis. Je n’ai jamais rencontré ces personnes. J’ai par contre pu repérer certaines « oeuvres contemporaines » qui ont été installées. Il y a ainsi sur une des pelouses une demi douzaine de machines qui achèvent de rouiller et qui etaient initialement des structures frigorifiques produisant des surfaces de glace à toute époque de l’année. Au delà de l’absurdité énergétique que cela représentait, je n’ai jamais vu une seule personne de l’hopital y manifester le moindre interêt, hormis l’agacement de voir transformer une des pelouses en dépottoir. Les autres oeuvres sont sans doute plus discrètes ?

    Il serait intéressant de poursuivre cette enquète en demandant aux malades ce qu’ils en pensent (plusieurs n’ont pas la maladie d’Alzeimer et ont une très bonne mémoire des lieux après plusieurs dizaines d’années sur place). J’avais jusqu’ici le sentiment que l’essentiel des activités artistiques avec les malades s’effectuait par le biais de l’animation centrale (le mercredi ?) : peinture, musique, mosaique... Les artistes des differents collectifs participent ils à ces activites qui sont effectivement au service des personnes agees ?

    • Patinside
      Patinside répond à francoisreac
      Se questionne sur l'avenir...
      • Posté à 15h05 le 22/10/2009
      • Internaute 68718
        Se questionne sur l'avenir...

      Bonjour nouveau venu dans la Rue (pour l’occasion ?).
      Si vous souhaitez trouver des informations sur les activités du collectif Les Mêmes, regardez bien cette fois ci, vous trouverez beaucoup d’actions ayant eu lieu au sein l’hopital :
      Lien
      Concernant le point de vue des patients et du personnel soignant, un rapport commandité par l’APHP et et constitué par le Docteur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique a été rédigé. Ce rapport semble valider la réalité de l’apport humain des actions des artistes :
      « Dans le futur, si cette parenthèse se refermait sans nouveau projet, cela signifierait que l’AP-HP reste réellement sourde à une vision humaine de sa fonction »
      Le commanditaire du rapport étant l’APHP, on peut difficilement l’accuser d’être partisan en faveur des artistes.
      A priori, je pense d’ailleurs que les artistes eux mêmes ne sont pas contre le fait que l’on s’intéresse à leur travail, témoignages à l’appui, les dernières années ayant été difficile en terme de reconnaissance, au vu de la relation avec l’hopital.

    • Leneid
      Leneid répond à francoisreac
      réalisatrice
      • Posté à 02h47 le 24/10/2009
      • Internaute 93885
        réalisatrice

      C’est normal que vous ne nous ayez pas vu puisque nous intervenions dans les services une fois par mois (cela ne tombait pas forcément avec vos visites) et deux fois par ans plus largement lors de la kermesse de l’Hôpital (en juin), et de nos portes ouvertes ( en octobre-novembre) où nous faisions des parcours artistiques (concerts, expos, spectacles, pic-nics etc…) dans les jardins et surtout sur le site même de la Blanchisserie où certains résidents de l’Hôpital venaient (nous allions les chercher dans les services et les ramenions).

      Cela a été possible de 1997 à 2003 puis au changement de direction de l’Hôpital, nous avons eu l’interdiction de recevoir dans la Blanchisserie (pour des raisosn de sécurité ! !) et l’interdiction de nous rendre auprès des malades dans les services, toujours pour raison de sécurité et d’hygienne.

      Nous n’avons rien à voir avec les ateliers dont vous parlez nl avec le service animation même si ce dernier s’est réjouit de notre arrivée car nous allions pouvoir compléter son champ d’action . Nous avons organisé nos propres ateliers, ponctuellement, différement.
      La plupart des personnes âgées qui ont vécu nos passages sont aujourd’hui décédées et ne peuvent donc plus témoigner. Quant au personnel, ils ont pour certains signé notre pétition de soutien mais souvent anonymement ou nous ont témoignés leur soutien et leur regret de ne plus nous voir très discrètement pour protéger leur situation (peur de la réaction de la hiérarchie !).

      Des rapports d’évaluation de nos interventions ont été demandés mais seul le rapport Sicard a été mené (un lien figure sur ce site).
      Nous avons travaillé en collaboration avec les médecins et les personnels hospitaliers : un comité de suivi était en place (de 1997 à 2003) pour encadrer et accompagner nos actions mais lors du changement de direction, la nouvelle directrice a démantelé ce comité en 2 ans et nous a interdit d’intervenir dans les services. Elle a rompu les termes de la convention d’échange et a exigé de nous un loyer que nous avons payé jusqu’à fin 2008. Il ne nous restait plus que les portes ouvertes et le parcours artistique pour continuer de toucher les résidents, ce qui étaient très réducteur (2 manifestations par an). En fait, petit à petit, méthodiquement, elle a coupé le lien.
      Nous aussi nous aurions beaucoup aimé que le personnel fasse davantage état publiquement de notre action mais cela n’a pas été le cas et nous le regrettons car seuls des témoignages oraux subsistent.
      Pendant 3 ans, nous avons sollicité l’APHP pour poursuivre notre collaboration, ils sont restés campés sur leur position qui mettait un terme à l’action engagée par leurs prédécesseurs.
      Suite à notre mobilisation mardi, le Directeur de l’APHP s’est enfin engagé jeudi matin à renouveller la convention sur la base d’un échange comme autrefois. Cela ouvre à nouveau de belles perspectives. Si vous venez à nouveau à Charles Foix, venez nous rendre visite.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Leneid
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 07h31 le 24/10/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Croyez moi si vous voulez, mais j’adore rigoler et je n’aime pas beaucoup les gens qui se prennent au sérieux :

        - Seul truc, pour me faire rigoler, un GUILI-GUILI ne suffit pas !

      • francoisreac
        francoisreac répond à Leneid
        chercheur
        • Posté à 19h03 le 24/10/2009
        • Expert 93689
          chercheur

        Merci beaucoup pour votre longue reponse. Je suis heureux que vous ne soyez pas à l’origines des structures frigorifiques et autres kundelitch qui défigurent le peu de verdure de Charles Foix. J’ai ete regarder le site de votre assoc et effectivement, certaines photos m’ont rappele de belles expos dans l’hopital. Pour ca, bravo car comme vous je pense qu’il faut apporter de la beaute, de la grace, dans ces lieux d’abandon. J’y vais demain. J’essayerai de passer. Bonne continuation.
        Francois

  • lally
    lally
    professeur
    • Posté à 13h26 le 22/10/2009
    • Expert 51226
      professeur

    La fonction de l’art au sein de l’hôpital public est essentiel.
    Je le réalise d’autant plus que j’enseigne en partie à des personnels hospitaliers chaque vendredi la peinture, la sculpture, le dessin sous toutes ses formes et que j’expose leurs travaux chaque année dans une salle ouverte à la fois aux malades et aux soignants.

    Cette exposition annuelle donne souvent l’occasion d’une revalorisation et d’un dialogue aussi bien entre les différents services de l’hôpital, qu’avec la cité et les malades.

    De plus, j’ai pu constater que cette activité apaise et permet de retrouver du sens, du lien social et une certaine liberté d’expression à travers la créativité.

    Le problème, c’est que cette vision s’oppose à une vision comptable de l’hôpital et une vision qui nie de plus en plus la qualité des soins au bénéfice d’une rentabilité des services.

    Si les groupes d’artistes peuvent essayer de s’associer les personnels, je pense qu’ils pourront peut-être mieux résister et se maintenir.
    En tout cas leur présence est plus que nécessaire.
    Et ils ont tout mon soutien.

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 13h27 le 22/10/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    Notre sinistre de la santé, avec le cadeau fait aux laboratoires pour le nombre de vaccins contre la grippe, compte bien que le nouveau projet gouvernemental avance vite...

    Le « Soleil Vert » est en bonne voie...

    • Scola
      Scola répond à Un vieux
      Prof
      • Posté à 18h47 le 24/10/2009
      • Internaute 93951
        Prof

      Il est peut-être intéressant de se poser la question de la pertinence de la démarche initiale de la direction de l’hôpital Charles-Foix.

      Est-il sérieux de croire que des artistes peuvent produire une prestation de qualité adapté a un public tel celui d’un hôpital de gériatrie qui tient du mouroir en s’appuyant seulement sur un troc : lieux de création contre spectacle ?

      Quelques soit la qualité des artistes, quelques soit leur bonne volonté comment imaginer que des personnes consacrant la plus grande partie de leur temps à faire vivre ou survivre leur compagnie et donc eux même disposent du temps et de l’énergie nécessaire à la mise en place d’une démarche réellement pertinente et innovante pensée pour un public de personnes en fin de vie ?

      Nous touchons là à la réelle limite de l’idée initiale qui était pleine de bonne intention.

      Oui des artistes peuvent apporter beaucoup à des grabataires, mais cela demande un réel travail spécifique que l’AP-HP n’a pas les moyens de financer.

      Pour sincère qu’elle fut de chaque part, l’arrangement initial ne pouvait satisfaire les attentes de l’AP-HP, des artistes offrant ponctuellement leur travail ne peuvent apporter un travail de fond réellement efficace et pertinent.

      L’hôpital a voulut croire qu’il était possible de faire beaucoup avec peu et qu’une convention lui coutant fort peu aller produire de grands résultats, cela tient pour moi de la pensée magique.

      Ramener de l’humanité à l’hôpital, particulièrement dans le cadre de la croissance exponentielle des grabataires, est un défi qui ne pourra être relevé sans mobiliser des moyens considérable.

      La démarche qui donna naissance à l’aventure de la blanchisserie relève de la poudre aux yeux et de la bonne conscience, même si je le répète, elle fût sincère.

      L’AP-HP en a pris conscience, les artistes défendent leur outil de travail car ils ne peuvent en avoir un que dans le cadre de ce type de partenariat.

      Mais les véritables enjeux d’une humanisation ne se trouve pas là, cette expérience montre au contraire l’ineptie qu’il y a à croire que le troc et suffisant. Il faut une véritable volonté et des moyens conséquents pour qu’un travail sérieux puisse être entrepris.

      La création a un prix, et en ne voulant pas le payer on abouti à ce type d’impasse.

      L’enjeu aujourd’hui c’est avant toute chose qu’un nombre conséquent d’artistes puissent préserver leur lieux de travail et accessoirement qu’ils puissent poursuivre leur intervention dans l’hôpital qui ne sont reconnaissons le qu’un pis-aller voir un cautère un rien hypocrite sur une jambe de bois pourrissante.