21/10/2009 à 18h47

Marie Bové : le népotisme se porte bien à gauche aussi

Hugues Serraf | Chroniqueur

Marie Bové, c’est un peu Jean Sarkozy, mais en fille. D’accord, elle a plus de bouteille (34 ans contre 23 pour le prince des Hauts-de-Seine) et sans doute davantage d’expérience politique (elle est permanente du groupe socialiste à la Communauté urbaine de Bordeaux), mais pour le reste...

Car comment apprécier autrement la proposition de Noël Mamère d’en faire la tête de liste d’Europe Ecologie en Aquitaine ? On pourra bien sûr affirmer que Bové junior est compétente et qu’il est scandaleux de l’empêcher de se faire un prénom au prétexte qu’elle a un papa célèbre.

L’on subodore pourtant qu’il faudra prestement se mettre en mode balkano-lefebvriste pour défendre cette initiative avec un minimum d’ardeur...

« Ceux qui commentent » et « ceux qui agissent »

Pour Nicolas Sarkozy, cette nouvelle affaire de népotisme ne saurait d’ailleurs mieux tomber : elle lui permet de ridiculiser les critiques venues de la gauche depuis que son fiston envisage d’emménager à La Défense ; elle l’autorise même à en remettre une couche sur la différence entre « ceux qui commentent » et « ceux qui agissent » !

Mais pour quiconque est d’accord pour oublier cinq minutes qu’un pistonné de gauche ou de droite, c’est toujours un pistonné, c’est surtout l’occasion de rappeler que les dynasties professionnelles ou politiques ne sont pas ce que la démocratie républicaine produit de meilleur.

Je m’amusais, la semaine dernière, à comparer la carrière express de Jean Sarkozy à celle de tous ceux qui, en France, disposent d’un appui, aussi modeste soit-il, pour contourner les procédures censées générer de l’égalité.

Une société où 80% d’« insiders » bloquent 20% d’« outsiders »

Je m’agaçais ainsi des travers d’une société où 80% d’« insiders » s’escriment à empêcher 20% d’« outsiders » à participer à la fête, du locataire de l’Elysée à l’agent SNCF obtenant que ses enfants aient priorité sur les enfants de chômeurs pour un simple boulot d’été gare d’Austerlitz. Marie Bové, pour toutes ses qualités présumées, est mal partie pour me faire changer d’avis.

J’ai entendu quelque part qu’un type sur deux embrassait la même carrière que son père par une sorte de déterminisme familial irrésistible : les fils de bouchers deviennent des bouchers, les fils d’acteurs des acteurs et les fils de Debré... des Baroin.

Dans le cas d’un commerçant transmettant la boutique à son rejeton, rien à dire. C’est sa boutique, c’est son rejeton. Dans le cas d’un politique transmettant un fief, c’est une autre paire de manches, ne serait-ce que du point de vue des serfs qui ont le malheur de l’habiter, le fief en question.

Tout comme lorsqu’une entreprise publique supposée appartenir à tous les Français devient la propriété transmissible de ses agents...

Mais le plus triste, avec toutes ces histoires, c’est qu’elles alimentent davantage le discours du tous-pourris qu’elles ne stimulent l’exigence de plus de démocratie. Qui sait, c’est peut-être que les marchands de tous-pourris font plus de gosses que les autres…

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  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 18h50 le 21/10/2009
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    vasectomie !

    • Tokani
      Tokani répond à asozial
      Oldmole
      • Posté à 23h48 le 21/10/2009
      • Internaute 71184
        Oldmole

      La seule différence entre le favoritisme de gauche et celui de droite est que le 1er rajoute l’hypocrisie à l’égoïsme !

      • Cerbère8
        Cerbère8 répond à Tokani
        oulala
        • Posté à 01h06 le 22/10/2009
        • Internaute 76167
          oulala

        AH ! HUGUES ! TU RESTES DANS TA CHAMBRE MAINTENANT !

         
        • Claude Lebrun
          • Posté à 10h14 le 22/10/2009
          • Internaute 17829

          Cher Hughes Serraf,

          Népotisme ou pas, la promotion de Sarkozy junior à l’EPAD et de Miss Bové comme tête de liste d’Europe Ecologie en Aquitaine laisse augurer de la montée d’une nouvelle classe politique que le monde entier va nous envier.

          Une nouvelle classe politique à la hauteur de la génération spontanée des nouveaux chroniqueurs dont nous sommes, notamment à travers votre modeste personne, si heureusement gratifiés...

          • Ehim
            Ehim répond à Claude Lebrun
            http://ehim.over-blog.com
            • Posté à 13h24 le 22/10/2009
            • Internaute 9598
              http://ehim.over-blog.com

            En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Il a toujours mieux valu être un gosse de riche qu’un fils de pute ! ... Mais on va changer tout ça ! “
            2000 ans après, il leur dit ‘Allez voir dans la pièce à côté si j’y suis.’
            Ils y allèrent ... et il y était ...
            Moralité : Circulez, ya rien à voir. Rien de nouveau sous le soleil, à Droite comme à Gauche, au Nord comme au Sud.
            Lien

        2 autres commentaires
  • Propergol
    Propergol
    Chasseur de troll
    • Posté à 18h55 le 21/10/2009
    • Internaute 24265
      Chasseur de troll

    Vous les estimez comment vos 80-20 ?

    J’avais l’impression que c’est l’inverse ! 20% de privilégiés (Cheminots, politicards etc...) qui bouffaient les nerfs de 80% restants !

    D’ailleurs la loi des 80-20 va plutôt dans ce sens.

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à Propergol
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 19h19 le 21/10/2009
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      Contrairement à une idée fort répandue (surtout dans les commentaires de Rue89), la France est un pays riche dont les citoyens, dans leur immense majorité, vivent confortablement. Je ne parle donc pas de privilégiés, mais d’une classe moyenne élargie qui défend ses divers intérêts catégoriels avec la dernière énergie, mais a tendance à ne pas se préoccuper beaucoup des oubliés du système de manière concrète (c’est à dire au-delà du bla bla sur la nécessité de faire payer les riches et de récupérer les 450 millions du bouclier fiscal pour éponger les milliards des déficits publics).

      Le népotisme sous toutes ses formes (le piston, les jeux de relations, les règlements permettant aux insiders de ne pas laisser les outsiders mettre le pied dans la porte...) est endémique. C’est presque un mode de vie.

      Mon sentiment, d’ailleurs, c’est que les pays sont de bons exemple de « fractales » à la Mandelbrot : quelle que soit l’échelle à laquelle vous les observez, ils présentent exactement la même allure et les mêmes caractéristiques. Du coup, chez nous, le piston et les petits arrangements sont la norme pour monsieur Toutlemonde comme pour les puissants. Dans d’autres lieux, les pays scandinaves viennent immédiatement à l’esprit, la norme est inversée.

      C’est la raison pour laquelle les Verts comme l’UMP peuvent se permettre ces polémiques sans changer leur fusil d’épaule : en son for intérieur, la majorité leur a déjà donné l’absolution.

      Lien

      • Enki
        Enki répond à Hugues Serraf
        alchimiste
        • Posté à 19h35 le 21/10/2009
        • Internaute 9562
          alchimiste

        Il y a en France, Hugues Serraf, 80% de gens qui se disent qu’il y a un risque que leurs gamins se retrouvent à crêcher sous un pont.

        Et 20% pour qui ça n’est pas si grave, parce que le pont leur appartient.

         
        • Hugues Serraf
          Hugues Serraf répond à Enki
          Auteur(e) de l'article Chroniqueur
          • Posté à 19h43 le 21/10/2009
          • Internaute 26641
            Chroniqueur

          Si 80% des habitants d’un pays dont le PIB par tête est l’un des plus élevés du monde, dont l’Etat prélève et redistribue plus de 50% de la richesse nationale et dont 25% des salariés sont fonctionnaires pensent qu’ils risquent de se trouver sous les ponts, la solution a leurs problèmes est plus psychologique qu’économique.

          La France est d’ailleurs le plus grand consommateur d’antidépresseur, et par voie de conséquence le plus grand rembourseur d’antidépresseurs puisque même nos malaises sont des malaises de nantis (je parle de la majorité, de ces fameux 80%, évidemment).

          Ca nous éloigne du sujet mais j’avais déjà un peu développé cette idée il y a quelques mois. Pour les amateurs (ou les horrifiés), c’est ici : Lien

          • Propergol
            Propergol répond à Hugues Serraf
            Chasseur de troll
            • Posté à 19h56 le 21/10/2009
            • Internaute 24265
              Chasseur de troll

            Déjà, 19% de fonctionnaires, pas 25.
            25, c’est l’arrondi de Santini aux 24% qui incluent tous les contrats qui sont payés par l’état, donc aussi les salaires de droit privé dans des entreprises publiques (ex : Banque de France), ou semi-publiques (EDF).

            Bref, le compte est plutôt de 19%, ce qui est la même chose que la majorité des pays européen.

            Mais vous ne répondez pas à ma question : d’où les sortez-vous, je veux dire : comment les calculez-vous, même à la louche ?

          • A déménagé le 2 mai 2011
            A déménagé le 2 mai 2011 répond à Hugues Serraf
            Délinquante au coin de la rue
            • Posté à 19h56 le 21/10/2009
            • Internaute 26137
              Délinquante au coin de la rue

            Eloigné pour éloigné, un petit exemple :

            Une de mes filles galère après avoir arrêté ses études pour des raisons financières (plus de bourse et seulement maman pour subvenir à ses besoins) galère pour trouver du travail avec bac+2...

            Elle s’est retrouvée transformée en pion dan un hyper marché...
            Et pourtant, j’ai réussi à la pistonner un peu dans ma société. Elle a enchainé quelques cdd ; mais je n’ai pas réussi à lui obtenir plus.

            Alors oui, je me fais du souci pour son avenir... pas d’argent de côté, pas de boulot fixe, mais mon souci, d’après vous n’est que psychologique...

            Vous êtes le nouvel Apparu ?

            • Tokani
              Tokani répond à A déménagé le 2 mai 2011
              Oldmole
              • Posté à 23h58 le 21/10/2009
              • Internaute 71184
                Oldmole

              Non ! Ce que dit l’auteur je crois est que nous sommes tous un peu névrosés (fort peu de dépression en période de guerre...) et que chacun pratique à son niveau le favoristisme qu’il dénonce chez son voisin (un exemple piquant étant les enseignants du public qui scolarisent leur progéniture dans le privé..)
              Mais rassure toi Eelisa chacun te comprend et te pardonne ....

            • Hugues Serraf
              Hugues Serraf répond à A déménagé le 2 mai 2011
              Auteur(e) de l'article Chroniqueur
              • Posté à 11h38 le 22/10/2009
              • Internaute 26641
                Chroniqueur

              Je répète plusieurs fois dans ces commentaires que nous vivons dans une société dont 20% (oui, c’est juste une estimation personnelle) des membres sont des outsiders que la majorité prend bien soin de tenir à l’écart pour mieux protéger ses intérêts catégoriels, et vous transformez ça en une négation des problèmes que cette forte minorité traverse !

              Désolé, mais je ne sais pas comment le reformuler mieux. Et de toute manière, je ne crois pas que vous ayez envie de lire ce que j’écris, mais plutôt de réagir à des propos qui ne sont pas tenus au prétexte qu’il devrait être interdit d’évoquer la question du népotisme à gauche puisque l’ennemi a déjà été désigné et qu’il faut se concentrer sur lui.

              Vous ne pouvez pourtant pas exiger que cette approche militante du débat soit universelle.

              • Enki
                Enki répond à Hugues Serraf
                alchimiste
                • Posté à 12h20 le 22/10/2009
                • Internaute 9562
                  alchimiste

                Tracez un cercle, prêcheur, et voyez y notre société, il vous sera peut-être plus facile de comprendre qu’il y a plus de monde proche de l’extérieur que du centre.

                Cela conforte peut-être votre concept d’une « économie de marché gentille » de croire que la souffrance sociale est l’apanage d’une minorité, alors qu’elle est le fait d’une minorité, et subie par la majorité.

                De là où vous êtes, pour vaincre la parallaxe et voir la réalité extérieure, il vous faudrait prendre un peu de hauteur.

                La facilité n’en est pas le chemin.

              • A déménagé le 2 mai 2011
                A déménagé le 2 mai 2011 répond à Hugues Serraf
                Délinquante au coin de la rue
                • Posté à 13h32 le 22/10/2009
                • Internaute 26137
                  Délinquante au coin de la rue

                Je pense effectivement que vous niez les problèmes.

                Je pense que de là où vous êtes, vous ne voyez rien de ce qui se passe dans la vraie vie.

                Vous ne voyez pas les problèmes des gens, les vrais, ceux qui sont confrontés aux petits salaires, les temps partiels, les familles mono-parentales, les hôpitaux sans moyens, l’école malade, la jeunesse perdue dans des cités ghettos, les travailleurs transformés en pions par la toute puissance patronale etc...

                Même si je n’ai pas envie comme vous dites, de lire ce que vous écrivez, je le fais. Parce que j’essaie de comprendre comment on peut occulter le mal vivre de tant de personnes.
                Mais rassurez vous, on ne sera jamais d’accord.

                • Hugues Serraf
                  Hugues Serraf répond à A déménagé le 2 mai 2011
                  Auteur(e) de l'article Chroniqueur
                  • Posté à 14h52 le 22/10/2009
                  • Internaute 26641
                    Chroniqueur

                  Oui, c’est ça. J’habite sur une autre planète où tout n’est que luxe, calme et volupté et je ne comprends rien à la vraie vie des vrais gens dont vous connaissez vous même tous les malheurs. Et nous ne serons jamais d’accord car vous êtes une gentille pleine de compassion et moi un méchant sans cœur.

                  Franchement, je crois que cette vision manichéenne et, surtout, absolument fausse, est justement l’un des plus grands freins qui soient au débat et au mouvement.

                  • Enki
                    Enki répond à Hugues Serraf
                    alchimiste
                    • Posté à 18h47 le 22/10/2009
                    • Internaute 9562
                      alchimiste

                    Hugues Serraf, je salue le courage de vos opinions et votre comportement démocrate.

                    Mais je vous invite à considérer que les riverains sont de vraies gens dans la Real Life, et pas un échantillon des plus précaires puisqu’il faut avoir accès à une connection pour apparaitre ici.

                    Veuillez constater que les votes semblent plutôt infirmer votre conviction que le secteur protégé de la population en représenterait les 4/5 et en excluerait 1/5.
                    Si l’échantillon que nous représentons ne peut être considéré comme rigoureusement représentatif, il n’en indique pas moins un rapport inverse.

                    Pardonnez moi donc de vous suspecter de socio-centrisme.

                    C’est sans aucune haine à votre égard que je me réjouis de l’extraordinaire nazage que vous subissez, parce que le discernement de mes contemporains me rassure dans mes craintes les plus viscérales.

                    Amalgamer le dauphin Sarkozy et la fille de José Bové est facile et opportuniste. En tirer des généralités est malsain et gâche un propos qui aurait pu pousser la réflexion sur la reproduction socio-professionnelle.
                    Procurez vous le formulaire d’évaluation du chercheur d’emploi qui lui demande d’identifier son « réseau », partez de là.

                    Avez vous vraiment cru que vous pourriez banaliser le cas Jean Sarkozy ?

              • leo s
                leo s répond à Hugues Serraf
                (...)
                • Posté à 13h51 le 22/10/2009
                • Internaute 73621
                  (...)

                « Désolé, mais je ne sais pas comment le reformuler mieux. “

                mais c’est bien sûr
                dirait l’inspecteur Bourrel

          • Enki
            Enki répond à Hugues Serraf
            alchimiste
            • Posté à 04h18 le 22/10/2009
            • Internaute 9562
              alchimiste

            Au risque de nous faire rougir, je me mettrais bien à poil pour vous montrer la chose, Hugues Serraf.

            Parce que je suis exemplairement fils de fonctionnaires et que je sais ce que c’est que dormir sous les ponts et avoir faim.

            Faim et froid : La leçon qui vous manque pour ne pas avoir honte de clamer à la face du peuple que la solution à ses problèmes est psychologique plus qu’économique.

      • lancetre
        lancetre répond à Hugues Serraf
        • Posté à 21h10 le 21/10/2009
        • Internaute 18658

        La question était : d’où sortez-vous ce chiffre de 80 contre 20 ?

        Puisqu’au terme d’une longue vaticination, vous ne répondez pas à la question, je me permets de vous la poser à nouveau.

        Source de votre statistique, SVP ?

         
        • Yann Guégan
          Yann Guégan répond à lancetre
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
          • Posté à 21h22 le 21/10/2009
            éditeur
          • Journaliste 1836
            Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

          Je comprends que vous preniez plaisir à torturer notre vaticinateur, m’enfin là, il me semble assez évident qu’il ne s’agit pas d’une statistique réelle, mais bien d’une estimation toute personnelle.

          • lancetre
            lancetre répond à Yann Guégan
            • Posté à 22h22 le 21/10/2009
            • Internaute 18658

            C’est charitable de répondre à sa place.

            Mais si une fois, une fois seulement, il pouvait lui -même admettre qu’il écrit n’importe quoi...

            C’est quand même le seul chiffre de l’article !

            Quant au verbe « torturer », je ne pense pas que ce soit « torturer » un chroniqueur, fût-il vaticinateur, que de lui demander d’où il tire les « informations » ( ?) sur lesquelles il fonde ensuite sa « réflexion » ( ?)

            Si on part d’ « une estimation toute personnelle », pour ensuite pondre une page de commentaires, ne pensez-vous pas qu’on est quand même dans un grand n’importe quoi ?

            Bon, vous n’allez évidemment pas me répondre.Si Serraf peut écrire ici, ce doit être un actionnaire ou un copain du patron, et vous tenez à votre emploi, c’est humain.

            Bonne soirée !

            • spartak
              spartak répond à lancetre
              (comité libertaire lyophilisé)
              • Posté à 23h04 le 21/10/2009
              • Internaute 84113
                (comité libertaire lyophilisé)

              Pas de mauvais procès !
              M. Serraf le dit dans sa présentation perso : « D’où l’importance de m’exprimer sur tout ce qui me passe par la tête sans contrainte ».
              Or la validité des chiffres avancés, ou la pertinence minimale du propos, sont de sacrées contraintes, vous me l’accorderez.
              Donc (fin du syllogisme) : on ne peut pas reprocher à M. Serraf ce qu’il est par ailleurs inévitable de lui reprocher.
              S’il était un peu cabotin, il argumenterait d’ailleurs dans ce sens.

              Sinon, lancetre, on est bien d’accord.

              Lien

          • marie 75
            marie 75 répond à Yann Guégan
            • Posté à 10h08 le 22/10/2009
            • Internaute 3563

            alors ... qu’il se la ferme !

          • marie 75
            marie 75 répond à Yann Guégan
            • Posté à 10h08 le 22/10/2009
            • Internaute 3563

            alors ... qu’il se la ferme !

        5 autres commentaires
      • Désinscrit le 21-6
        • Posté à 08h45 le 22/10/2009
        • Internaute 77771
          nc

        retournes à tes études,connaud .En France 8millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté , dont une majorité d’enfants .

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 18h58 le 21/10/2009
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Mais José Bové n’est pas Président de la Répubique.

    Je sais, c’est con, mais je croyais que celui qui était à la tête de l’état, et notamment du notre, se devait d’être irréprochable.

    Donc, cet article, à part polémiquer, ben... comment dire, je savais que vous alliez vous y coller !

    édit : José Bové est mal parti (i) et non mal partie (ie)

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à A déménagé le 2 mai 2011
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 19h01 le 21/10/2009
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      On peut donc se prévaloir des turpitudes de Sarkozy pour excuser les siennes ?

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à Hugues Serraf
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 19h08 le 21/10/2009
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

         ? ? ?

        Trop calé pour moi ; je n’ai pas redoublé ou triplé la fac....

      • pablico
        pablico répond à Hugues Serraf
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h52 le 21/10/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        comparer bové et sarkosy , c’est comparer des choux et des navets

        c’est comparer le pouvoir d’un cantonnier avec le pouvoir de son maire..

        on peut toujours le faire..mais est-ce crédible ? ?

         
        • A déménagé le 2 mai 2011
          A déménagé le 2 mai 2011 répond à pablico
          Délinquante au coin de la rue
          • Posté à 19h58 le 21/10/2009
          • Internaute 26137
            Délinquante au coin de la rue

          Les choux et les choux de Bruxelles plutôt... ; -)

        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à pablico
          journaleux - blogueur
          • Posté à 21h03 le 21/10/2009
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          D’autant que, à ce que je sais, même s’il est né à Talence (à deux pas de Bègles, qu’administre le cumulard député Mamère) représente depuis trente-cinq ans le Larzac. Un pays où il y a davantage de chèvres que d’électeurs.
          Où se trouve l’Epad ? Dans les Hauts-de-Seine, anciennement département présidé par Nicolas Sarkozy.
          Par qui l’Epad a été présidé dans la période où sa gestion a été vertement critiquée par la Cour des comptes ? Par Nicolas Sarkozy.

          Comparons des choses comparables… Pas une femme qui a bossé sept ans à Marseille au CCFD et qui maintenant bosse pour les socialistes de la CUB avec un « étudiant »…

          C’est un grand n’importe quoi. Cent francs dans le nourrain, Pablico !

          • spartak
            spartak répond à FabiendeMénilmontant
            (comité libertaire lyophilisé)
            • Posté à 23h03 le 21/10/2009
            • Internaute 84113
              (comité libertaire lyophilisé)

            « le Larzac. Un pays où il y a davantage de chèvres que d’électeurs. »
            Fais bien gaffe à toi Ménilmontant, Spartak-Millau est redoutable quand on le fâche.
            En plus sur le Larzac c’est pas des chèvres, c’est des brebis. Revois tes fiches journaleux, si tu en as.
            Spartak-Millau n’est pas pro-Bové, mais n’oublie pas que le contenu politique des luttes du Larzac, de l’antimilitarisme aux OGM entre autres, en vaut bien d’autre : il se passe quoi chez Ménilmontant ? Une grande ville qui « bouge bien » ? Des sorties sympas ?
            Je me dépêche de finir, on n’a plus d’électricité passé 23 heures ici, et je dois encore aller chercher de l’eau pour demain matin, au puits qui est à plusieurs lieues, à l’orée d’une forêt infestée de brigands. Oh ! N’est-ce pas un loup qui souffle et grogne derrière la seule fenêtre de notre logis ? Un ours peut-être...
            Je vais aller voir la Malou, notre jeteuse de sorts, avec ton commentaire et ton profil imprimés, il va t’en cuire.
            Les ploucs ont la dent dure.

            Lien

            • FabiendeMénilmontant
              FabiendeMénilmontant répond à spartak
              journaleux - blogueur
              • Posté à 01h51 le 22/10/2009
              • Internaute 14145
                journaleux - blogueur

              Au temps pour moi… De moutons, bien sûr :
              Lien

              Les chèvres, c’est à Neuilly… et un peu partout en France.

              • spartak
                spartak répond à FabiendeMénilmontant
                (comité libertaire lyophilisé)
                • Posté à 12h17 le 22/10/2009
                • Internaute 84113
                  (comité libertaire lyophilisé)

                Bon, le mouton étant le mâle de la brebis, je viens de dire à la Malou d’annuler le sortilège.
                Mais Mamère est nul, car ce sont les brebis qui sont nombreuses : jusqu’à preuve du contraire, seules les femelles fournissent le lait du Roquefort.

        5 autres commentaires
      • Cerbère8
        Cerbère8 répond à Hugues Serraf
        oulala
        • Posté à 20h24 le 21/10/2009
        • Internaute 76167
          oulala

        faut arrêter Serraf !

        je veux dire : la mauvaise foi, faut arrêter !

        bien sûr que non, on ne peut pas se prévaloir des turpitudes (joli mot) gna gna gna... mais il ne s’agit pas de ça !

        il s’agit d’un prince héritier qui s’assied dans un trône (encore chaud) et d’une femme mûre (je ne la connais pas) qui brigue un mandat.

        vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusqu’aux omoplates, et évidemment, vous ne pouvez plus vous en rendre compte puisqu’entre deux, vous avez endommagé votre cerveau...

      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à Hugues Serraf
        Situation
        • Posté à 21h29 le 21/10/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Bonsoir,

        Si je vous ai bien compris, vous vous situez soudain au niveau de la pureté des principes, en évacuant allègrement les contextes inhérents à chaque situation vécue. Vous aplatissez en quelque sorte le réel qui n’est plus qu’une sorte de X indifférencié ; réel qui doit se plier à la plus pure des puretés morales. Une sorte de Kantisme facile.

        Ainsi, pour vous, le problème n’est pas l’attitude du chef de l’Etat et de la manière dont il place ou encore pistonne son fils ; mais le problème devient un fait culturel propre à la France et auquel aucun Français n’échapperait. Le tour de passe-passe est malin : Le piston est une manière d’être social Française, chacun y a recours, donc personne ne peut juger Sarkozy et ses « turpitudes » puisqu’alors c’est lui même qu’il juge. Belle sophistique.

        A ce petit jeu relatif à la pureté des principes, on peut aussi envisager qu’il est évidemment condamnable de voler. Est-il cependant obligatoire de se référer au seuls principes moraux pour juger de la même façon une mère de famille au chômage qui vole de la nourriture dans un super-marché et un individu qui détourne à son profit les dons destinés à venir en aide à certaines populations affamées ?

        Vous le noterez, cher Mr.Serraf, il est difficile, si ce n’est impossible, d’exercer adéquatement son jugement -lequel est aussi un art- sans tenir compte de la singularité d’un cas particulier : l’universalité vide, sans contenu concret, ne permet que l’abstraction.

        Ainsi, au contraire de l’aveugle Kant, Aristote à ce sujet vous serait d’un grand secours. Vous pourriez alors découvrir, stupéfait, que non, il est simpliste de croire pouvoir ordonner son jugement, fut-il non seulement d’ordre moral mais aussi légal, en appliquant mécaniquement un principe à un cas particulier : Il est ainsi parfaitement grotesque, par exemple, sous prétexte de punir sévérement la récidive en matière de vol, de vouloir condamner à de la prison ferme un délinquant qui a volé par deux, ou encore trois fois, des scooters ou des auto-radios, et de condamner pareillement à de la prison ferme celui qui vient pour la deux, ou troisième fois, de braquer une banque. Car le jugement ne peut pas s’exercer en fonction de la seule référence au pur principe condamnant absolument la récidive. Pour que le jugement s’ordonne, il faut tenir compte de la personnalité du délinquant, du contexte, de la gravité de l’acte, de ses conséquences envers la communauté, etc...

        Ainsi, en ce qui concerne Jean Sarkozy, j’en suis bien désolé, mais son affaire de piston paternel est infiniment plus grave que l’exercice de ces fameux et innombrables privilèges que détiendraient chaque Français. Car, selon vous, avec l’écho de François de Closets et de Jaques Marseille en musique de fond, si un individu de par sa profession peut, par exemple, fournir une place de stage à son enfant dans l’entreprise qui l’emploie, alors, cet acte est moralement aussi grave et répréhensible que le piston présidentiel, puisque pour vous ces deux actes sont absolument identiques et subsumables sous le seul et même principe. Or, l’identité de ces deux actes est hautement contestable en fonction de certains facteurs, ou de certaines données, que vous évacuez de manière parfaitement abstraite de votre analyse : que faites vous et du degré de gravité de l’acte (fournir un poste à quelqu’un qui n’en a manifestement pas les compétences (expérience et/ou diplômes) et de sa portée sur le plan symbolique ?

        En effet, si je permets à mon fils de travailler dans l’entreprise où je bosse parce que les fils des employés sont « prioritaires », cela ne veut pas dire que mon fils se verra confier un travail dont il ne sait rien et qui a une si grande importance pour le pays tout entier. En quoi, par exemple, un remplacement l’été à la poste (lorsque cela était encore courant...) par le fils d’un employé relève sur le plan symbolique de la même gravité que le piston qu’exerce Sarkozy pour son fils ? Pensez vous sans rire que les actes du postier du coin et ceux du président de la république ont la même portée sur le plan, symbolique ? Si tel est le cas, j’ai alors hâte de voir tous les postiers de France exiger de prononcez à tout de rôle et par tirage au sort les discours que doit périodiquement prononcer un chef de l’Etat.

        Todeti

         
        • sûrderien
          sûrderien répond à Au sud de nul part-
          paresseux
          • Posté à 12h08 le 22/10/2009
          • Internaute 35914
            paresseux

          M.todeti , permettez-moi de vous féliciter .

          Votre commentaire sur la chronique Serrafienne est brillantissime .

          Peut-être pas à la portée de tous , ce qui le rend aristocratique ,

          mais d’une grande rigueur logique .

          Prof de philo ?

          bien à vous .

          • Azza
            Azza répond à sûrderien
            Ingénieur en informatique (...)
            • Posté à 12h40 le 22/10/2009
            • Internaute 25467
              Ingénieur en informatique (...)

            « ce qui le rend aristocratique »

            laissez les aristos en dehors de tout ca. L’histoire a montre qu’ils n’etaient pas forcement moins cons que les autres.

            • sûrderien
              sûrderien répond à Azza
              paresseux
              • Posté à 13h25 le 22/10/2009
              • Internaute 35914
                paresseux

              primo , vos injonctions vous vous les gardez .

              deusio, s’il fallait débattre ici de l’intelligence des aristocraties ,

              on aura épuisé un ou deux ordinateurs , avant de conclure .

              On remarquera seulement qu’elles ont perdu le pouvoir dans la

              plupart des pays où elle régnaient , ce qui ne plaide pas en faveur

              de leur clairvoyance .

              • Azza
                Azza répond à sûrderien
                Ingénieur en informatique (...)
                • Posté à 14h12 le 22/10/2009
                • Internaute 25467
                  Ingénieur en informatique (...)

                Pardon pour l’injonction. Je serai plus poli la prochaine fois.

                Ensuite, je n’ai pas dit « plus cons que les autres », mais « pas moins con que les autres »...

                • sûrderien
                  sûrderien répond à Azza
                  paresseux
                  • Posté à 14h31 le 22/10/2009
                  • Internaute 35914
                    paresseux

                  peut-être pourrait-on dire en effet , ni plus , ni moins , que les autres , mais avec un énorme défaut rédhibitoire :

                  Le doute ne les effleure que rarement ..

                  cordialement

          • Au sud de nul part-
            Au sud de nul part- répond à sûrderien
            Situation
            • Posté à 22h11 le 22/10/2009
            • Internaute 57434
              Situation

            Bonsoir,

            Je vous remercie.

            Je participe ici au même titre que n’importe qui.
            En un mot (ou deux) : je ne valorise pas l’analyse d’ordre élitiste ou aristocratique (c’est comme on veut).

            Je lis des bouquins, c’est tout, avec une petite formation en philo.

            Ce que j’écris, n’importe qui peut l’écrire.

            Bien cordialement.

            Todeti et rancière

        • tsutone
          tsutone répond à Au sud de nul part-
          mutin
          • Posté à 12h56 le 22/10/2009
          • Internaute 83962
            mutin

          très bonne analyse.

          • Au sud de nul part-
            Au sud de nul part- répond à tsutone
            Situation
            • Posté à 22h11 le 22/10/2009
            • Internaute 57434
              Situation

            Bonsoir,

            Merci. Si ce que j’écris parfois (entre deux ou trois conneries) est assez bon pour que quelques uns s’y retrouvent, alors je n’aurai pas perdu mon temps.

            A +.

            Todeti

        8 autres commentaires
      • Di
        Di répond à Hugues Serraf
        • Posté à 20h46 le 21/10/2009
        • Internaute 8231

        Je vous en prie, Monsieur Serraf, il n’y a aucune commune mesure entre les deux et vous en devenez franchement indécent, là.

      • Rachelle
        Rachelle répond à Hugues Serraf
        • Posté à 21h11 le 21/10/2009
        • Internaute 10212

        il y a bien des elections dans un cas, et une nomination dans l’autre ?
        si elle merite, la fille de Bove ? ? ?

      • Azza
        Azza répond à Hugues Serraf
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 14h24 le 22/10/2009
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        he ho !

        L’EPAD, c’est un coffre fort, une machine a vendre du m2 de bureau contre du financement politique. Un truc de mafieu.

        Le principal probleme dans le fait de placer le fils Sarkozy a sa tete n’a rien a voir avec le nepotisme, mais plus a voir avec la confiscation par un clan des clefs d’une des plus grosses tirelires du pays.

        Et ca, personne n’en parle, tout occupe a scruter l’absence de diplomes du fils.

        Quand Sarko montre la lune, le sage regarde le bras et lui demande ou il s’est procure ses rolex, s’il s’agit de cadeaux et si oui, qui les lui a offertes.

        EDIT : a l’appui (en partie) de mes propos, l’article ci-dessous. Je lui conteste juste certains points dans les motivations profondes du clan Sarko. Je vous laisse deviner...

        Lien

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 19h02 le 21/10/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    « Une société où 80% d’insiders bloquent 20% d’outsiders “

    Etrange, de là où je suis, je vois 80% d’outsiders bloqués par 20% d’insiders.

    Question de point de vue, sans doute.

    • Di
      Di répond à Enki
      • Posté à 23h16 le 21/10/2009
      • Internaute 8231

      Eh oui, mais certains sont toujours trop occupés à regarder leur nombril pour s’en rendre compte... ; -)

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