« Ruban blanc » : Haneke donne les clés, à vous de critiquer
Après le jury de Cannes qui a attribué la palme d’or au « Ruban blanc » de Michael Haneke, à vous de juger ! Ce film exigeant et puissant se mérite : 2h30 en noir et blanc, angoissantes, dures, froides. Mais c’est aussi une oeuvre à laquelle on pense longtemps après l’avoir vu. Michael Haneke a fourni quelques clés de son film à Rue89 lors d’un récent passage à Paris.
« Le Ruban blanc » se déroule dans un village du nord de l’Allemagne, à la veille de la Première Guerre mondiale. Un village soumis à la double influence d’une famille aristocratique et de l’église protestante, traversé par une série d’événements mystérieux, tragiques.
Michael Haneke s’est expliqué sur plusieurs aspects fondamentaux du film.
Le choix du noir et blanc
Le noir et blanc, explique-t-il, « donne une certaine distanciation » -et en plus, c’est un style qu’il adore. Au passage il critique la colorisation des archives d’époque, comme ce fut récemment le cas pour la série « Apocalypse » de France 2. (Ecouter le son)
MH_Noiretblanc.mp3
Le protestantisme
Cette religion dominante dans le nord de l’Allemagne fournit la toîle de fond de ce film. Hanecke révèle au passage qu’il a voulu devenir pasteur lorsqu’il avait 14 ans...
Il attribue à la « rigueur du protestantisme » l’obéissance derrière laquelle se sont retranchés les nazis jugés après la guerre, et même l’extrémisme des dirigeants du groupe Baader-Meinhof dans les années 70. (écoutez le son)
MH_protestantisme.mp3
Le fascisme
Certes, les enfants de ce film qui se déroule à la veille de la Première Guerre mondiale deviendront les adultes au moment de la montée du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, prévient Haneke, il ne s’agit pas d’un film sur le fascisme allemand, mais sur les sources du totalitarisme, notion beaucoup plus universelle.
MH_fascisme.mp3
La palme d’or a fait couler beaucoup d’encre. A vous, aujourd’hui, de donner votre avis, selon la formule habituelle de notre Bande du ciné. (Voir la bande-annonce du film)
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terrienne de souche !
terrienne de souche !
Vu ce film cet après-midi !
L’utilisation du noir et blanc convient parfaitement et sert la noirceur dégagée par le film .
Les clair obscurs soulignent les personnages , la pureté des visages des jeunes filles contraste avec la rudesse des visages masculins . les paysages de neige sont également rehaussés par l’absence de couleur !
La bande annonce se situe au début du film et reflète bien l’atmosphère de ce film !
J’en suis sortie pleine d’interrogations et je crois que j’aurai besoin d’en parler car l’auteur ne délivre pas de réponse et son travail est tout en suggestions !
Ce qui m’a frappée tout de même c’est la toute puissance des pères par rapport à leur famille qu’il s’agisse de leur femme ou de leurs enfants , leur violence même , lorsqu’ils se croient trahis par l’attitude des fils !
Également la rigidité de ce peuple protestant qui ne concède aucun écart !




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