Vie de bureau 19/10/2009 à 19h54

Comment traiter son patron de « gros con » sans se faire virer

François Krug | Journaliste Rue89

Vaut-il mieux traiter son patron de « nul » ou de « fils de pute » ? Que risque-t-on en lui proposant d’aller se faire foutre ? Si l’affaire finit au tribunal, un cadre et un chauffeur routier ont-ils les mêmes chances ? Et pourquoi Doc Gynéco a-t-il apporté une contribution majeure à la question ? Eco89 a sélectionné dix perles juridiques, à garder en tête en cas d’engueulade.

Insulter son chef, c’est risqué : les sanctions peuvent aller du simple avertissement au licenciement pour faute grave, avec départ immédiat et sans indemnités. C’est aussi un art subtil : les expressions les plus déplacées ne sont pas forcément celles que vous croyez. L’essentiel n’est pas de choisir les bons mots, mais le bon moment.


En Seine-Saint-Denis en décembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89)

« Tu me fais chier ! »

C’est bon à savoir : lancer un gros mot, ce n’est pas forcément injurier. La Cour d’appel de Douai a donné raison à une salariée qui avait rétorqué à son chef : « Tu me fais chier et tu m’emmerdes. » Pour les juges, « de tels propos, certes déplacés et peu révérencieux, ne constituent pas pour autant des injures au sens propre du terme ».

« Allez vous faire foutre ! », avait lancé de son côté un salarié qui refusait de venir travailler le week-end. Selon la Cour d’appel de Versailles, « les propos qui lui avaient été reprochés avaient été tenus dans des circonstances particulières leur ôtant tout caractère injurieux ».

Ces jugements favorables ne signifient pas la réintégration dans l’entreprise. Mais en annulant la qualification de « faute grave », ils obligent l’employeur à verser les indemnités dont le salarié a été privé lors de son licenciement.

« Boeufs ! »

Inversement, on peut injurier sans utiliser de gros mots. Cette secrétaire croyait peut-être s’en tirer à bon compte en qualifiant son directeur de « nul » et d’« incompétent », et les chargés de gestion de « boeufs ». Raté : la Cour de cassation lui a donné tort.

Les juges en ont profité pour rappeler l’équilibre subtil entre la liberté d’expression du salarié, garantie par le code du Travail, et les exigences de la vie en entreprise :

« Si le salarié jouit, dans l’entreprise et en dehors de celle-ci, d’une liberté d’expression à laquelle il ne peut être apporté que des restrictions justifiées par la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché, il ne peut abuser de cette liberté en tenant des propos injurieux, diffamatoires ou excessifs (...). Ces propos injurieux et excessifs constituaient un abus dans l’exercice de la liberté d’expression. »

« Con ! »

C’est peut-être le premier mot qui vous viendra à la bouche pendant votre prochaine engueulade. Maniez-le avec prudence, mais il ne justifiera pas forcément un licenciement pour faute grave.

La preuve avec ce directeur d’une coopérative laitière, mis à la porte après
avoir déclaré que le président du conseil d’administration était « con »,
et que les administrateurs étaient des « imbéciles » et des « incapables ». Pour la cour de cassation, il « avait seulement traduit en termes énergiques ses réserves ».

« Chochotte ! »

En fait, la gravité des injures varie selon le contexte. Une salariée d’une maison d’édition avait ainsi traité son chef de « chochotte ». La Cour d’appel de Paris a estimé que c’était excusable :

« L’incident s’était déroulé dans un contexte de tension pour l’intéressée lié à la restructuration de son service et à l’arrivée d’un nouveau chef alors qu’elle comptait 24 années d’ancienneté dans l’entreprise sans incident. »

Ceci dit, cette salariée a aussi bénéficié d’une erreur stratégique de son patron. La lettre de licenciement ne mentionnait que le terme « chochotte ». Les autres injures proférées ce jour-là (« pédé », « sale type ») n’avaient donc pas de valeur juridique, mais elles auraient peut-être conduit les juges à se montrer moins indulgents.

« SS ! »

Certaines références historiques doivent être maniées avec prudence. Un employé d’une usine de peinture industrielle a néanmoins obtenu gain de cause après avoir lancé : « Vous me faites chier et j’en ai marre de vos méthodes de kapo et de SS. »

Des injures particulièrement blessantes pour le patron, mais l’employé ignorait « que la plus grande partie de la famille de monsieur A. avait péri dans les camps de concentration nazis », a noté la Cour de cassation. Elle a préféré souligner une « exaspération légitime » et « la détérioration grave du climat existant entre le salarié et l’employeur ».

Pendant l’entretien préalable au licenciement, le salarié n’a pas retiré ses propos... mais il a admis « qu’il aurait mieux fait de traiter monsieur A. de “CRS” ».

« Mettez-vous cette note au cul ! »

Votre ancienneté peut aussi vous protéger. Un VRP l’a ainsi emporté devant la Cour de cassation après s’être exprimé : « Vous pouvez vous mettre cette note au cul, je pisse dessus. » « Un comportement (...) d’une rare violence et d’une rare grossièreté », selon les juges, mais excusable :

« Le salarié qui avait 22 ans d’ancienneté dans l’entreprise et avait donné entière satisfaction dans son activité s’était laissé emporter par une brève colère. »

« Fils de putes ! »

En Catalogne, un tribunal a estimé que l’injure « fils de pute » était devenue d’un « usage courant ». La justice française n’en est pas encore là, mais elle peut se montrer indulgente si la grossièreté fait partie de votre fonds de commerce.

C’est la jurisprudence Doc Gynéco. EMI avait rompu le contrat du rappeur après un rendez-vous mouvementé, conclu sur cette tirade : « Je ne peux pas faire de musique avec des fils de putes et des chiens errants. » Verdict un rien moqueur de la Cour d’appel de Paris :

« Le “rap” correspond à un style de musique et de chansons qui n’est pas particulièrement “académique”, ni dans ses sonorités ni, la plupart du temps, dans ses paroles, ni même quant à ceux qui le chantent.

Dès lors, la SA EMI Music France, société de production de musique, qui soutient ce genre de productions et promeut cette musique, à tout le moins pour des raisons commerciales et financières, est par conséquent malvenue à s’étonner voire à s’émouvoir des termes employés par ses interlocuteurs. »

« Pas là pour faire la pute ! »

Doc Gynéco n’est pas le seul à pouvoir placer le terme de « pute » dans ses conversations professionnelles. Un chauffeur de poids lourds a ainsi obtenu gain de cause devant la Cour de cassation après avoir déclaré à son chef : « Je ne suis pas là pour faire pute ! »

En effet, à en croire la jurisprudence, la gravité d’une injure varie selon les secteurs professionnels. Concernant les propos de ce chauffeur, les juges ont estimé « que leur vulgarité n’excédait pas les limites de ce qui est admissible dans l’univers professionnel des chauffeurs routiers ».

« Manipulateur ! »

Une erreur à éviter : injurier son supérieur en public. L’injure sera en effet considérée comme plus humiliante que si elle avait été lancée en tête-à-tête, et l’employeur pourra produire des témoins en cas de procédure aux prud’hommes.

Lors d’une réunion de direction, un imprimeur a ainsi décrit son patron comme « sournois », « manipulateur » et « malhonnête ». Il est allé jusqu’en cassation pour contester son licenciement, en vain. Verdict des juges :

« Les qualificatifs étaient d’autant plus reprochables qu’ils avaient été adressés au gérant devant témoins et qu’ils ne pouvaient être justifiés ni par un accès de colère, ni par le contexte de la réunion, l’attitude ou les propos des autres participants. »

« Enculé ! »

Si votre chef ne surveille pas son langage, l’injurier sera moins risqué. C’est l’enseignement de ce conflit entre deux frères. Le premier dirige un laboratoire de prothèses dentaires et a embauché le second, puis il l’a licencié, notamment pour avoir déclaré :

« Si tu as des couilles tu n’as qu’à me licencier. Je n’attends que ça. Licencie-moi, de toute façon tu n’es qu’un enculé (répété plusieurs fois) je vais t’en mettre une, de toute façon je vais te choper sans témoin, le labo je vais te le couler. »

Une tirade violente, mais finalement excusée par la Cour de cassation. Le patron était en effet connu pour son agressivité et ses remarques blessantes. Il avait notamment déclaré devant témoins à son frère :

« Quand je t’ai embauché tu n’étais qu’un clochard, sans moi tu n’es rien, je t’enverrai pleurer à l’assistance sociale pour bouffer ; pourquoi tu ne pars pas toi-même, tu t’accroches aux branches. »

Merci à Susana Lopes Dos Santos, avocate au cabinet Ravisy & Associés, pour ses éclairages juridiques.

Mis à jour le 20/10/2009 à 11h15 : plusieurs lecteurs nous ont signalé (sans nous insulter) que, dans la première phrase de cet article, il vaudrait mieux dire « vaut-il mieux » que « faut-il mieux ». Cette phrase a donc été corrigée.

Photo : en Seine-Saint-Denis en décembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89)

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  • groff
    groff
    informaticien
    • Posté à 09h36 le 20/10/2009
    • Internaute 86984
      informaticien

    pas de témoins pas d’emmerde.

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à groff
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 11h59 le 20/10/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Oui et non.

      Un entretien privé qui tourne mal avec insultes à la clé et se sera quand même la porte. Sauf à faire fissa son mea culpa. On pourra ensuite toujours dire qu’on a pas dit ça, qu’on l’a pas pensé etc. Mais, la confiance est rompue et la relation atteinte. De toute façon, sans excuses sincères des deux côtés, c’est mal parti.

      C’est jamais sain d’insulter.

  • Johnfante
    Johnfante
    Energies Vertes
    • Posté à 09h44 le 20/10/2009
    • Internaute 62204
      Energies Vertes

    J’ai traité mon patron de sarkozyste.
    Il m’a répondu qu’il prenait ça pour une insulte personnelle (c’en était une).
    Je suis allé m’excuser plus tard en expliquant que c’était sous le coup de la colère (je me suis mis à sa place pour y réfléchir).
    (tout ça pour une saloperie d’excès de vitesse tout petit en plus pour lequel l’entreprise m’a dénoncé).

  • Johnfante
    Johnfante
    Energies Vertes
    • Posté à 09h45 le 20/10/2009
    • Internaute 62204
      Energies Vertes

    Et les insultes en politique ?
    les « salopes » et consorts.
    Une chtite excuse et pshit !

  • Eliott
    • Posté à 09h49 le 20/10/2009
    • Internaute 24550

    « Casse toi pov’con » c’est une insulte ?

    Plus sérieusement, il serait intéressant de dater ces jugements, car aujourd’hui aller en cassation est couteux et de plus en plus difficile.

    Il existe peut être encore quelques juridictions favorables aux salariés (car c’est de cette façon qu’il faut interpréter ces jugements), mais il y en a de moins en moins chaque jours.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 10h42 le 20/10/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    faur d’mander a vot patron, si j’te dit gros con tu me vire ?

    il vas vous dire oui

    si je l’pense très très trés fort tu me vire ?

    ben non j’ai pas de preuves

  • penabranca
    • Posté à 10h52 le 20/10/2009
    • Internaute 62583

    Il faut ruser ! J’utilise toujours le deuxième ou troisième degré et je suis tranquille. Ils ne comprennent pas en général et je me défoule. C’est particulièrement vrai avec les flics...là je me marre. Tu les fait passer pour ce qu’ils sont et ils ne peuvent rien dire.
    L’ironie est une arme redoutable.

    • emiboot
      emiboot répond à penabranca
      No Homs land
      • Posté à 13h07 le 20/10/2009
      • Internaute 81944
        No Homs land

      Oui mais de l’ironie trop fine avec un flic un peu bouché, ça peut aussi mettre le feu aux poudres...
      Se moquer sans en avoir l’air, insulter sans un mot déplacé... Tout un art, à quand une formation en fac ?

      • penabranca
        penabranca répond à emiboot
        • Posté à 13h39 le 20/10/2009
        • Internaute 62583

        ...Pour que le plaisir soit total, il faut impérativement un témoin qui comprend ce qu’il se passe quand vous embrayez la seconde. Seul, c’est moins drôle. Comme d’habitude.

  • raffaele
    raffaele
    juriste
    • Posté à 10h58 le 20/10/2009
    • Expert 93409
      juriste

    Une précision : un licenciement sans cause réelle et sérieuse (c’est à dire illégitime) n’implique le plus souvent pas la réintégration du salarié. Dans la quasi totalité des cas, la réparation se fait sous forme d’une indemnité dite de licenciement abusif, ou de licenciement sans cause réelle et sérieuse (6 mois de salaires bruts minimum, pour cette dernière).
    Bref, même si les insultes mentionnées ne constituent pas un motif légitime de licenciement, attention, car si vous ètes licenciés, vous le resterez...

    • yalienx
      yalienx répond à raffaele
      • Posté à 12h05 le 21/10/2009
      • Internaute 66859

      Oui, c’est clair ! D’ailleurs, dans les affaires citées, les salariés ont seulement souhaité contester la faute grave, afin de pouvoir toucher des indemnités. Il ne s’agissait pas de se voir réintégrer dans leur emploi (ou si c’était le cas, c’était voué à l’échec).

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 11h07 le 20/10/2009
    • Internaute 24833

    « VAUT-il mieux »

  • Sid_Mo
    Sid_Mo
    Cadre dirigeant de PME
    • Posté à 11h44 le 20/10/2009
    • Internaute 59795
      Cadre dirigeant de PME

    J’aime particulièrement la jurisprudence Doc Gynéco... C’est grandiose mais cela prouve qu’on a des juges capables de nuances. C’est d’ailleurs l’enseignement que je tire de cet article alors que je ne suis pas tendre (c’est le moins qu’on puisse dire) avec la justice de ce pays et ses représentants assermentés.

    Cependant, je ferai remarquer que toutes les personnes ont été licenciées. Donc que l’injure, manipulée par l’employé est de toute façon la fin d’une relation. Ce n’est pas le cas pour l’employeur qui lui peut injurier (voir le cas du cabinet de prothésiste dentaire) avec un risque nettement moindre. Ensuite, l’étendue des pertes est variable comme le montre l’article et n’est pas appréciable sur le moment. Ca va VRAIMENT dépendre du juge (et de la jurisprudence).

    Si je puis, en tant que cadre, donner un conseil et un seul : pas d’injures en public, pas d’écrit et passer sa colère ailleurs si nécessaire. Ce n’est pas beau écrit comme ça mais il y a mille et un moyens d’emmerder un emmerdeur, autres que prendre sciemment le risque d’être jetté avec pertes et fracas. Un dernier point : la justice française est particulièrement lente... Ne pas compter dessus en cas d’urgence.

  • screugneugneux
    screugneugneux
    râleur-NRV
    • Posté à 12h24 le 20/10/2009
    • Internaute 43534
      râleur-NRV

    cf l’illustration :

    on peu dire qu’ils savent s’adresser à l’Etat à Saint Ouen......
    Celà dit le tag date d’il y a quelques années......

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h21 le 20/10/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    { Comment traiter son patron de « gros con » sans se faire virer ? }

    • Personnellement, je ne vois pas de raison de traiter les gens de « gros con », fussent-ils votre patron ou l’un de vos subordonnés !

    Le comportement insultant trouve toujours son origine dans une insuffisance argumentaire ou un clash intellectuel.

  • Virgilis
    Virgilis
    SAS
    • Posté à 15h34 le 20/10/2009
    • Internaute 93442
      SAS

    Ce type d’article témoigne d’une certaine irresponsabilité. Quel est l’intéret de faire croire aux lecteurs qu’en tant que salariés ils peuvent insulter leur patron sans conséquence, alors que c’est totalement faux ? Surtout en cette période de crise ou un emploi est un bien précieux, ce que semblent oublier certains …

    Je pratique les Ressources Humaines au quotidien, et je peux vous assurer que la moindre insulte peut être retenu comme faute grave et vous assure le plus souvent un licenciement.

    L’auteur affirme que, suivant le contexte et les termes, un juge a pu requalifier le licenciement pour faute grave en licenciement pour cause réelle et sérieuse. Supeeeeeer ! Cela lui fait une belle jambe, au salarié. La seule différence pour lui est qu’il va toucher l’indemnité conventionnelle ou légale de licenciement, soit pas grand chose car ces indemnités fixées par les conventions collectives sont généralement faibles à moins d’avoir une ancienneté supérieure à 15 ans (plus éventuellement son préavis s’il ne l’a pas effectué).

    Sans parler, bien sûr, de l’effet dévastateur que peut avoir ce genre d’échanges violents sur les collègues qui sont autour, le reste du service, ... Personne n’aime assister à ce genre de scène, et la vie professionnelle est déjà assez dure comme ça au quotidien.

    Etre professionnel, c’est aussi du savoir-être ....

    Moralité : toujours vérifier ses sources et surtout savoir de quoi on parle.

    • François Krug
      François Krug répond à Virgilis
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h28 le 20/10/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Je ne crois pas que l’article laisse penser qu’on peut insulter ses supérieurs sans risques, et encore moins qu’il incite à le faire...

      Il s’agit juste de montrer que la jurisprudence est assez subtile (plus que ne peut l’être un article comme celui-ci, mais les journalistes et les juristes ne font pas le même métier...). Et puis, on a le droit d’en sourire un peu, même si la tension dans une entreprise est un sujet grave...

      Vous avez raison, si le salarié gagne en cassation, cela peut lui faire « une belle jambe »... Mais, outre les indemnités, il sera quand même heureux de cette victoire symbolique, non ?

  • ces choses là sont rudes
    • Posté à 16h15 le 20/10/2009
    • Internaute 66903
      retraité

    J’ai entendu dire que quelqu’une avait osée employer le terme de « menteuse ».

    Et l’autre vieille truie avait porté plainte

    • François Krug
      François Krug répond à ces choses là sont rudes
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h29 le 20/10/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Elle aurait sans doute aussi porté plainte si on l’avait traitée de « vieille truie »...

  • a déménagé le 30 mars 2012
    • Posté à 16h53 le 20/10/2009
    • Internaute 45122

    Pourquoi insulter son patron ? un accident est si vite arrivé.

  • Chaosmagic
    Chaosmagic
    Murderfucker
    • Posté à 17h54 le 20/10/2009
    • Internaute 90727
      Murderfucker

    Allez tous vous faire mettre.
    En live ou sur internet.

  • mioumiou
    • Posté à 21h47 le 20/10/2009
    • Internaute 34943

    Quel sujet de « Merde » que vous nous servez là ! Arrêtez de faire vos « enculés » et faites vôtre boulot de journalistes. Et je ne parle pas de journalisme de « pédé » et de « couillons ». Vous faites vraiment « chier » !

    J’espère que mon commentaire ne sera pas supprimé vu qu’il cadre avec le ton de l’article ...

  • Paulayor
    Paulayor
    Etudiant
    • Posté à 01h10 le 21/10/2009
    • Internaute 87834
      Etudiant

    « Mis à jour le 20/10/2009 à 11h15 : plusieurs lecteurs nous ont signalé (sans nous insulter) que, dans la première phrase de cet article, il vaudrait mieux dire “ vaut-il mieux ” que “ faut-il mieux ”. Cette phrase a donc été corrigée. »

    C’est pour ça que je n’avais pas pipé un mot de l’article ! !
    Un grand merci à ces lecteurs

  • jossb
    jossb
    psychologue
    • Posté à 09h44 le 21/10/2009
    • Internaute 93538
      psychologue

    un vouvoiement bien employé suivi d’une exclamation exagérement flatteuse permet parfois de traduire une bonne vieille insulte. à cela, pas de procès.

  • Aequopulsatpede
    Aequopulsatpede
    Sauvé de Dati par la retraite.
    • Posté à 19h36 le 21/10/2009
    • Internaute 63631
      Sauvé de Dati par la retraite.

    C’est simple :

    On lui dit « bonjour M. Sàrközy ».

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