16/10/2009 à 17h27

Titien, Tintoret, Véronèse... les hérétiques prennent le Louvre

Zoomart"

« Nous les peintres, nous nous accordons la licence que s’accordent les poètes et les fous […]. S’il reste de l’espace dans le tableau, je l’orne d’autant de figures qu’on me le demande et selon mon imagination », déclara Véronèse devant le tribunal de l’Inquisition en juillet 1573. Son « hérésie » : avoir introduit dans ses scènes bibliques des hallebardiers ivres, des bouffons et d’autres personnages mondains de Venise. Sa vérité à lui, une foi indissoluble dans la liberté artistique.

Les peintres vénitiens de l’époque avaient une tendance à décrire la société et la vie quotidienne qui les conduira à estomper les frontières entre le sacré et le profane. C’est le cas par exemple du tableau « Les Pèlerins d’Emmaüs », où la famille du commanditaire, entourée de ses serviteurs et de ses chiens, assiste à l’apparition du Christ ressuscité à deux de ses apôtres.

Cette œuvre magistrale de Véronèse est en exposition au Louvre, à côté de chefs-d’œuvre de Titien et de Tintoret qui illustrent bien, d’un côté, les inquiétudes spirituelles de l’époque et, de l’autre côté, l’exaltation du corps féminin et l’art du portrait dont la suprématie de Titien est incontestable. Un parcours qui nous permet de comprendre l’ampleur de la contribution de ces artistes immenses à l’évolution de l’art de la peinture.

Pour voir le zoomorama en plein écran, cliquer ici

► Titien, Tintoret, Véronèse… Rivalités à Venise - Exposition au musée du
Louvre
- jusqu’au 4 janvier - tous les jours sauf le mardi, de 9 heures à 18
heures, les mercredi et vendredi jusqu’à 22h - 11€.

Publié initialement sur
Zoomart
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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 17h41 le 16/10/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    c’est l’éternel problème des créatifs.

    ils sont regardés, entendus, lus par des non créatifs, donc ils sont incompris la plupart du temps, jusqu’à que quelqu’un essaye d’expliquer... le pourquoi, le comment, la vision, la finalité etc..

    Le plus dur c’est de trouver le quelqu’un en question...

    nul n’est prophète en son pays.. cet adage doit venir de cet état de fait.

    • Okotoks
      Okotoks répond à pablico
      Amateur de paléontologie et d' (...)
      • Posté à 09h34 le 17/10/2009
      • Internaute 58147
        Amateur de paléontologie et d' (...)

      « Créatifs »... ce mot me fait froid dans le dos. Le statut d’artiste tel que nous le concevons aujourd’hui n’existait pas à la renaissance. Artiste et artisan, c’était la même chose et ce qui était reconnu, ce n’était pas ce qu’un artiste avait à dire mais son savoir-faire. L’immense majorité de ces oeuvres sont des commandes de particuliers ou d’institutions religieuses et n’avaient pas pour but d’être exposées à la vue de tous.

      Ceci n’a pas empêché certains de ces artistes de glisser des irrévérences dans leurs oeuvres, parfois à la demande du mécène, parfois à son insu.

      • Compte supprimé le 3 janvier 3
        • Posté à 13h29 le 17/10/2009
        • Internaute 10904
          in angulo

        « Ceci n’a pas empêché certains de ces artistes de glisser des irrévérences dans leurs oeuvres, parfois à la demande du mécène, parfois à son insu. »

        Comme Goya et ses « peintures noires », la véritable irrévérence du Titien à l’air du temps, ce fut dans les dernières années de sa vie, quand,ne quêtant plus ni l’approbation de sa clientèle princière ni celle de son fan-club, il ne se mit plus à peindre que pour lui :

        Lien
        La « Nymphe et le berger » de Vienne.

        Lien
        Le « Marsyas écorché » de Kromeriz

        Lien
        Tarquin et Lucrèce (version de Vienne)
        Moins virtuose, moins chatoyante, sans doute que la très belle version de Bordeaux (ci-dessous)
        mais infiniment plus profonde, c’est-à-dire plus proche la vérité.

        Lien

    • pikasso02
      pikasso02 répond à pablico
      • Posté à 22h16 le 17/10/2009
      • Internaute 10134

      bonsoir pablico
      Croyez-vous vraiment que ceux qui proposent des explications sur le comment...intéressent les gens d’aujourd’hui. Je m’entends, celles et ceux qui trouvent du temps à passer avec les artistes. Je pense que non. Les thèses em...le monde. Les chercheurs continuent malgré cela. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Picasso

      Lien

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 20h53 le 16/10/2009
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Juste une minuscule intrusion... cet article, assez bref, réaffirme à sa façon ce que serait l’artiste : un être « visionnaire », « en avance sur son temps » ou « avant-gardiste », comme on veut. Avec en face l’Inquisition et toute la connerie du monde. Sans vouloir fouiller l’histoire de l’art jusqu’à remonter à Véronèse, je ne suis pas certain que cette idée ne soit une construction tardive. Sans dire qu’elle pourrait paraître passablement romantique (voire réactionnaire) de nos jours

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 21h11 le 16/10/2009
      • Internaute 17993

      Des « visionnaires », des « rebelles » ces types pétés de thunes qui faisaient figurer leurs sponsors (encore plus pétés de thunes) dans des scènes tirées de la Bible ? OK, la technique est au point, ça aide des 10zaines d’apprentis pour broyer les couleurs et chiader les détails (aujourd’hui, on parlerait plutôt de stage photocopieuse). Le problème, c’est qu’au delà de la thune, il y a du GÉNIE et de l’insolence (ces gamins qui tripotent un chien devant le Christ !). Ces toiles claquent comme pas possible.

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
        promeneur écoutant
        • Posté à 21h36 le 16/10/2009
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        « génie », en voilà un mot ! Pourquoi pas « saint-esprit », tant qu’on y est ?

         
        • Compte supprimé le 3 janvier 3
          • Posté à 12h41 le 17/10/2009
          • Internaute 10904
            in angulo

          C’est vrai que le mot « génie » est employé un peu à tort et à travers, et qu’on dit facilement aujourd’hui d’un individu qu’il est « génial » sans pour autant prétendre qu’il crée sous « l’impérieuse dictée de Dieu ».

          La vraie question, c’est : « qu’est-ce que l’“inspiration” et pourquoi y’a-t-il des gens plus “inspirés” que d’autres.

          Dans “Le voyageur et son ombre”, Nietzsche éloigne Dieu en ramènant l’“inspiration” à un processus terrestre :

          “On entend, on ne cherche pas, on prend, on ne se demande pas qui donne, tel un éclair, la pensée jaillit soudain avec une nécessité absolue.
          Les choses elles-mêmes viennent à nous”

          Plus de précisions, par exemple, ici :
          Lien

          • pikasso02
            • Posté à 22h27 le 17/10/2009
            • Internaute 10134

            Bonsoir brogilo
            Le génie est une affaire d’homme à homme. Pourquoi certains génies demeurent-ils intouchables ? Tu vois à qui je pense. Je suis CERTAIN qu’il a eu recours à une trame bien précise, que tout le monde peut voir. Je le démontre, et rien ne se passe. Pourtant pour Cézanne il est parfaitement reconnu qu’il repartait comme les anciens d’oeuvres bien précises, et notamment des oeuvres de Véronèse. A+

            • Compte supprimé le 3 janvier 3
              • Posté à 23h05 le 17/10/2009
              • Internaute 10904
                in angulo

              Salut, pikasso02, dommage que tu ne sois pas revenu sur l’affaire Convert, on aurait pu causer ...
              Lien

              « Pourtant pour Cézanne il est parfaitement reconnu qu’il repartait comme les anciens d’oeuvres bien précises, et notamment des oeuvres de Véronèse. A+ »

              C’est vrai, mais plutôt que de te plaindre, donne-nous des exemples, fait nous profiter...

              • pikasso02
                • Posté à 16h54 le 18/10/2009
                • Internaute 10134

                Hola ! brogilo, je ne me plains guère. Si tu me lis ainsi c’est que j’écris mal. En faire profiter tous, mais je ne fais que ça depuis 2005 sur mon blog, qui est en fait plus un site. Tout mon travail sur Cézanne et ses influences, sur Picasso surtout. Ce blog ne me rapporte rien. Je ne fais que donner. C’est là que nous pouvons causer si tu le souhaites. J’en profite pour inviter celles et ceux qui aimeraient discuter de ma thèse. Et envoyer des photos comme tu le fais, je ne sais pas ! Je crois dans la confrontation des oeuvres pour les entendre et peut-être les comprendre.
                Je retourne de suite sur l’affaire convert. Je crois avoir participé si ma mémoire est bonne. A°

        4 autres commentaires
  • AlfredoGarcia
    • Posté à 21h07 le 16/10/2009
    • Internaute 47461
      Rien

    Ce qui ressort de cette exposition est que Véronèse ne fait pas le poids....mais qui suis-je pour écrire cela ? !

    • Anonyme répond à AlfredoGarcia

      Euh... AlfredoGarcia ?

      • AlfredoGarcia
        • Posté à 11h38 le 17/10/2009
        • Internaute 47461
          Rien

        Euh, mais c’est la réalité : Véronèse est un grand artiste, mais il n’est pas un génie il n’a rien révolutionné, il est un suiveur , comme plusieurs autres artistes magnifiques. C’est plutôt une question d’époque.
        Il arrive à la fin d’une époque qui a vu Gentille Bellini, Giorgione, Titien et Tintoret .
        Il a à subir l’air, j’imagine malsain de la Réforme en attendant celui délétère de la contre-réforme, mais il faudrait me comprendre : face à Titien et Tintoret ce ne sont pas beaucoup ceux qui feraient le poids.

         
        • Compte supprimé le 3 janvier 3
          • Posté à 12h11 le 17/10/2009
          • Internaute 10904
            in angulo

          « Il arrive à la fin d’une époque qui a vu Gentille Bellini, Giorgione, Titien et Tintoret .
          Il a à subir l’air, j’imagine malsain de la Réforme en attendant celui délétère de la contre-réforme, mais il faudrait me comprendre : face à Titien et Tintoret ce ne sont pas beaucoup ceux qui feraient le poids. »

          Assez d’accord avec vous, même si vous confondez (peut-être) « Giovanni » Bellini, avec son frère, « Gentille ».

          Vous connaissez certainement ce tableau...
          C’est comme un passage de témoin entre ces deux hommes,
          La fin d’une époque et le début d’une autre, plus profane.

          Lien

          En 1956, ont été identifiées, par la radiographie, trois couches de peinture superposées :

          -une première, bellinienne, avec un paysage aux arbres dépouillés.
          -une deuxième, plus Renaissante, à la manière de Dosso, avec un paysage à gros arbustes, des bâtiments rustiques et des ruines.
          -une troisième, très certainement de Titien, avec au centre, un éperon rocheux.
          Le Titien aurait également supprimé certains drapés.

          Lien

          • AlfredoGarcia
            • Posté à 15h13 le 17/10/2009
            • Internaute 47461
              Rien

            vous avez raison, Gentille est plus gentil que Giovanni.

            Le Titien aurait aussi transformé la « peau du support » en espace, image et perspective, comme dans « Homme en bleu », jusqu’à l’écorcher comme dans « Le Sacrifice de Marsyas » qui vous avez posté plus haut - Rembrandt s’en souviendra

            • Compte supprimé le 3 janvier 3
              • Posté à 21h54 le 18/10/2009
              • Internaute 10904
                in angulo

              « Le Titien aurait aussi transformé la “ peau du support ” en espace, image et perspective, comme dans “ Homme en bleu ”, jusqu’à l’écorcher comme dans “ Le Sacrifice de Marsyas ” qui vous avez posté plus haut - Rembrandt s’en souviendra »

              Lien
              L’« Homme en bleu », dit « L’Arioste ».

              Lien
              Une repro plus grande du « Marsyas ».

              Lien
              Et le « boeuf écorché » de Rembrandt.

              Merci d’être venu parler peinture, Alfredo.

        • pikasso02
          • Posté à 22h32 le 17/10/2009
          • Internaute 10134

          Bonsoir
          Et s’il n’y avait rien à révolutionner dans la peinture ? L’erreur des peintres qui se plantent depuis Picasso, ne sont-ils pas ceux qui croient plus en eux que dans la peinture de leurs anciens ?

          • AlfredoGarcia
            AlfredoGarcia répond à pikasso02
            Rien
            • Posté à 16h36 le 18/10/2009
            • Internaute 47461
              Rien

            Je ne sais pas si on peut dire cela.
            Le mot « révolution » comme tous les mots galvaudés a eu son sens flouté.
            Le préfixe « ré » est un retour par rapport à un premier mouvement.

            Donc, révolution est un retour par rapport à une certaine évolution.

            Dans mon avis l’« Homme en bleu » du Titien est un ré-évolution par rapport à la « boîte de la renaissance » ; il zappe la perspective de la Renaissance pour « revenir » au seul plan du tableau mais c’est aussi une évolution dans le sens du « clair-obscur » de Léonard .

            Picasso a fait la même démarche par rapport à Cézanne. Un jour, à propos de ses gravures sur « Degas dans le bordel » il a dit « Si Degas voyait cela il me donnerait un pied au cul. ». Si Cézanne voyait le cubisme celui-ci aussi lui collerait le pied au cul, comme Titien l’aurait collé à Rembrandt.

            Lorsque je parle d’évolution ou révolution en peinture, loin de moi d’en attacher quelconque jugement de valeur.
            Il nous aurait fallu la Révolution Industrielle du XIXème siècle pour nous rapprocher à nouveau, pour « ré-évoluer » dans le sens de l’expression « impressionniste » de Lascaux ou Chauvet.
            J’aime bien Véronèse, mais en ayant au Louvre, c’est évident que Titien et Tintoret son une autre histoire, et malgré cela il n’a pas un jugement de valeur. L’art est dépendant de son temps.
            J’aime aussi Barocci, Pontormo, Parmegiani, mais force est de constater que le maniérisme va attendre El Greco , un crétois, formé dans la tradition des icônes byzantins, mais passé par Rome et Venise, considéré comme un disciple de Titien et Tintoret et explosant (c’est le terme) dans la très catholique et conquérante Espagne des débuts de la contre-réforme, pour trouver son génie, « révolutionnaire » ; loin des ciels aériens de Véronèse, ceux du Greco sont des « géographies » et Cézanne ne l’oubliera pas, ni Picasso d’ailleurs.

            • pikasso02
              • Posté à 17h41 le 18/10/2009
              • Internaute 10134

              Bonjour
              Comme toi j’aime les peintres du passé, mais je m’aperçois que tu n’as pas citer de peintres actuels. Mais là n’est pas le problème que je soulève ou souhaite soulever. Il s’agit du silence des génies dans leurs techniques. Autrefois dans les ateliers, les peintres travaillaient ensemble ou partaient voir leurs confrères italiens ou flamands. Crois-tu que Cézanne et Picasso auraient accepté ce travail en commun ? Au début de leur vie artistique, oui. Mais ensuite, terminé. Si Cézanne est reparti de Véronése et de bien d’autres peintres, c’est qu’il avait besoin de ce quelque chose qui émanait de leurs oeuvres pour créer. Pourquoi, refuse-t-on de discuter la thèse que je propose sur Picasso ? Certes cette thèse parait folle et de plus visible sur Skyrock, le lieu des gamins. Je n’y peus rien ! N’y connaissant rien en 2005 à l’ordi, c’est ma nièce de 13 ans qui m’a inscrit sur Skyrock. J’aurais pu changer. Enfin, c’est ainsi, une thèse aujourd’hui sur le peintre le plus connu de nom, n’intéresse personne.
              Quant aux peintres d’aujourd’hui je ne leur jette pas la pierre. Ils utilisent les techniques nouvelles. Je crois que la peinture telle qu’elle se pratiquait sur toile, est terminée. Sinon, cela se saurait, si son aura brillait au firmament. Les oeuvres de Picasso ont permis à des centaines d’écrivains, critiques, amis du peintre, historiens...de s’exprimer. Dommage qu’aucun n’ait pensé à étudier le dessin avant de parler et d’affirmer des bêtises. Bêtises aujourd’hui reconnues comme des vérités, et dont la remise en question est impossible. Voilà où nous en sommes.
              (L’histoire de l’art peut être passionnante !)

              Lien

              • AlfredoGarcia
                AlfredoGarcia répond à pikasso02
                Rien
                • Posté à 20h20 le 18/10/2009
                • Internaute 47461
                  Rien

                je ne refuse pas de parler des peintres actuels - cela serait un comble pour moi - mais le sujet de l’article de Cristianne Rodrigues c’est l’exposition « Titien, Tintoret, Véronèse ».

                Je n’ai pas vraiment saisi votre thèse ; Picasso a partagé des atelier et/ou des discussions avec plusieurs artistes : Casagenas, Braque, Dora Maar, Matisse, etc ; mais la vie est la vie et à un moment elle vous amène ailler.

                Quant aux italiens et les flamands ils étaient très individualistes, le partage d’atelier était plutôt de l’apprentissage ou du commerce pas du tout le Bateau-Lavoir.

            • Compte supprimé le 3 janvier 3
              • Posté à 19h48 le 18/10/2009
              • Internaute 10904
                in angulo

              « loin des ciels aériens de Véronèse, ceux du Greco sont des “ géographies ” et Cézanne ne l’oubliera pas, ni Picasso d’ailleurs. »

              Pour illustrer vos propos...

              Lien
              Véronèse

              Lien
              Le Gréco

              Lien
              Cézanne

              Lien
              Cézanne

              Pour Picasso, c’est plus difficile, déjà parce que peu de goût chez lui pour le paysage, et puis peu d’espace laissé au « ciel », dans ses tableaux.
              Mais, c’est vrai, la même problématique que chez Cézanne ou Le Gréco, à savoir morceller toute la surface peinte pour mieux rabattre tous les objets (proches ou lointains) au même plan du tableau.

              Lien
              Picasso

              • AlfredoGarcia
                • Posté à 20h04 le 18/10/2009
                • Internaute 47461
                  Rien

                Merci Broglio

              • pikasso02
                • Posté à 23h05 le 18/10/2009
                • Internaute 10134

                brogilo, si je te disais que la structure qui a permis à Picasso de concevoir cette peinture était « Madame Cézanne dans un fauteuil rouge » de Paul Cézanne, tu me demanderais peut-être « montre le nous ! ». Je vous renverrai alors à mon blog. Car ce n’est pas en quelques images que je pourrais vous le prouver. Excuse-moi ! Je fais les questions et les réponses. Mais je suis sûr que tu auras d’autres réponses à me donner. Ce que je veux te dire, c’est que voir une oeuvre de Picasso en en connaissant la trame apporte un plaisir de lecture totalement différent. Et surtout, nous permet de suivre le jeu d’interprète du maître du 20ème siècle. Un autre Picasso, tout aussi génial.

                • AlfredoGarcia
                  AlfredoGarcia répond à pikasso02
                  Rien
                  • Posté à 12h29 le 19/10/2009
                  • Internaute 47461
                    Rien

                  Qui a possibilité à Cézanne de concevoir le portrait de sa femme ?

                  Il est normal qui Cézanne ait eu besoin d’aller regarder Le Greco.
                  Pour déconstruire l’espace pictural occidental, on doit faire le chemin inverse d’un peintre d’icônes byzantin qui a eu besoin de structurer cet espace pour le comprendre. Comment passer du concept du Christ Pantokrator à celui du Baptême du Christ de Piero della Francesca ? Vaste programme, j’ai des crampes au cerveaux qu’à y penser

                  • pikasso02
                    • Posté à 19h16 le 19/10/2009
                    • Internaute 10134

                    Je vous prie de bien vouloir m’excuser, mais je ne parviens pas à saisir votre « Qui a possibilité à Cézanne de concevoir le portrait de sa femme ? Pourriez-vous SVP tourner votre phrase autrement. J’espère ne pas vous vexer en vous demandant cela. Car j’aimerais vous répondre. Merci.

                    • AlfredoGarcia
                      AlfredoGarcia répond à pikasso02
                      Rien
                      • Posté à 20h51 le 20/10/2009
                      • Internaute 47461
                        Rien

                      Qui a donné la possibilité à Cézanne d’avoir ce regard là ?
                      C’est quand même assez simples ! Ou croyez vous à la génération spontanée ?

        13 autres commentaires
  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 08h42 le 17/10/2009
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Lien

    coupe de fruits à la grenouille.
    Yfig

  • aimable
    aimable
    plasticien
    • Posté à 09h00 le 17/10/2009
    • Internaute 70198
      plasticien

    Rue 89=Le Figaro magasine ( ou Figaro Madame c’et kif),
    Rue 89= TF1 ( surtout le gugus du 13h)

    Non la Grande Zoora pas ça, les riverains attendent mieux de leur site préféré. Machin et machin+ tartampion au Louvre, cest super mais pour autant marre de la couverture médiatrique à outrance avec ses raccourcis fulgurants. Marre de cette « culture de conso », et que je t’achete le catalogue ( pour poser sur la table du salon...) et que je cavale voir Renoir, et que j’achete le catalogue pour..., et que...
    Affligeant ! Titien, Véronèse, Tintoret méritent mieux que cette bouillie culturelle
    Idem Renoir ( et Dieu sait s’il m’emm..), Soulage et compagnie

  • jean breton
    • Posté à 19h25 le 17/10/2009
    • Internaute 51943

    1) les tableaux sont trop serrés
    2) il y en a trop
    3) il y a beaucoup trop de monde à partir de 11h.
    Conclusion :
    1) arriver à 9h partir à 10h
    2) ne regarder qu’un tableau sur 2.
    C’est bien assez

  • bobdevaise
    • Posté à 20h45 le 17/10/2009
    • Internaute 16801

    Bizarre ces délires plus ou moins amènes entre internautes ! Moi je veux remercier pour ce site et ces belles photos. Il y a en a eu un splendide sur l’expo Rembrandt-Le Caravage

  • lally
    lally
    professeur
    • Posté à 22h15 le 17/10/2009
    • Expert 51226
      professeur

    Ce que je trouve toujours extraordinaire chez ces peintres, c’est l’éclat des couleurs, la richesse des tons, le rendu des matières, de la peau, des drapés, des attitudes. Il y a quelque chose de royal, de somptueux qui transporte.