VOTRE PORTE-MONNAIE AU RAYON X 15/10/2009 à 17h18

Alfred, dans le trading pour 3 450 euros, hors intéressement

David Servenay | Ex-Rue89


« Alfred », contrôleur de gestion dans une société de gestion de fonds à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

Appelons-le Alfred. Alfred, 27 ans, contrôleur de gestion dans une société de gestion de fonds parisienne qui gère plus de 3 milliards d’euros d’encours. Depuis le « middle office », il vérifie et exécute les opérations des traders. Eco89 passe ses revenus au rayon X.

Alfred est un pur produit de la méritocratie : élevé par sa mère, prof de maths, il fait une prestigieuse école de commerce, grâce à un prêt étudiant et en enchaînant les petits boulots. Puis est tout de suite été embauché dans une grosse PME indépendante qui gère des fonds :

« J’ai toujours aimé les chiffres et je savais qu’en faisant ce choix de la gestion d’actifs, j’aurais des perspectives de carrière intéressantes. Et puis, mon travail n’est pas déconnecté de l’économie réelle. Les gérants de fonds s’informent en permanence, lisent tout le temps Les Echos, Le Monde... »

En tant que contrôleur de gestion du « middle office », il réalise des statistiques sur les fonds, des historiques sur les rendements, les risques pris, les performances des gestionnaires... Il ne roule pas en Porsche, mais en Vélib tout en reconnaissant « très bien gagner sa vie ».

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Revenus : 3450 euros net par mois, plus l’intéressement

Son salaire net s’élève à 2700 euros par mois, plus un intéressement annuel de 3000 euros (soit 250 euros par mois bloqués pendant cinq ans, sinon la somme est imposable sur le revenu) et une prime personnelle de 9000 euros par an. Le fameux bonus.

« Je ne sais pas avec certitude comment il est attribué. En général, c’est le principe des “ enveloppes descendantes ”, chaque échelon distribuant en part plus ou moins égale à l’échelon inférieur. Mais en fait, nous n’en parlons pas entre nous. Je trouve ça plutôt sain : je n’ai pas de jugement à porter sur le travail de mes collègues et c’est mieux. »

Visiblement, Alfred a les pieds sur terre :

« C’est beaucoup d’argent, mais ce n’est pas indécent. Au “front office”, je pourrais sans doute ajouter un zéro. Mais je n’ai pas envie de rentrer dans le concours de celui qui a la plus grosse bistouquette avec mes collègues... »

Sur le débat actuel autour de la limitation des bonus, Alfred a un avis nuancé :

« Les bonus, je trouve ça normal : l’argent que ma société distribue, c’est de l’argent qu’elle a gagné. Et nous avons des objectifs de maîtrise du risque, en plus de ceux liés à la performance. Donc chez nous, le “ Jérôme Kerviel ” est impossible... le problème se pose lorsque le bonus est calculé en fonction des gains et pas de la prise de risque : ça c’est anormal.

Chez nous, le premier objectif est de préserver le capital de nos clients, puis de générer une performance. Le type qui appuie sur des boutons et gagne deux millions de dollars en bonus, il ne le mérite pas. »

Dans son entreprise, les salariés n’ont pas de ticket resto, pas de plan d’épargne entreprise. En revanche, ils peuvent investir dans leur propre fonds, avec une ristourne sur les frais de gestion. Sa femme, consultante, a des revenus équivalents.

Total : 7000 euros net par mois pour le couple.

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Les dépenses fixes d’Alfred : 1795 euros par mois

Le couple est locataire (1100 euros par mois, eau et chauffage inclus)
de son appartement de 40 m2 dans les beaux quartiers de Paris.

Outre sa part du loyer (550 euros), Alfred répartit ainsi ses dépenses « obligatoires » :

  • Alimentation et produits ménagers : 180 euros
  • Restos midi et week-end : 300 euros
  • Vins et alcools (une visite par semaine de son caviste préféré) : 50 euros
  • Impôt sur le revenu : 220 euros (2 650 euros pour 2009)
  • Taxe d’habitation : 240 euros
  • Femme de ménage : 160 euros par mois, moins 80 euros de déduction fiscale
  • Abonnement portable, Internet et Canal+ : 115 euros
  • Transports (métro et Vélib, selon les saisons) : 65 euros
  • Vêtements (« costume/cravate pour aller travailler ») : 60 euros
  • Produits de beauté (« tout l’attirail du métrosexuel que je suis ») : 45 euros
  • Meubles : 100 euros
  • Cotisation associations (Ligue des droits de l’Homme et MSF) : 10 euros par mois
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Epargne et loisirs : 700 euros de placements et 245 pour le fun

Cette année, le couple a décidé d’investir dans la pierre en achetant un logement sous le régime de la loi Scellier. Cela leur coutera 400 euros chacun, mais cela devrait permettre à Alfred, dès 2010, de diviser par deux son impôt sur le revenu :

« J’ai une gestion de bon père de famille. Ma femme trouve que j’épargne trop. Je boursicote avec parcimonie. Je préfère investir dans l’immobilier, cela équilibre par rapport à mon métier. »

Outre son intéressement bloqué pour cinq ans, Alfred verse 100 euros par mois sur un PEA. Il a investi 2 000 euros et ses actions sont valorisées à 2500 euros.

« Je les garde assez longtemps. Et puis, j’ai des actions “ sentimentales ”, comme Le Monde ou EDF énergies nouvelles, que je ne vendrai pas. C’est une sorte d’investissement citoyen. »

Il alimente aussi un Livret A à hauteur de 200 euros par mois, pour « les dépenses imprévues ». Total : 700 euros par mois. A quoi s’ajoutent les dépenses de loisir :

  • Vacances : 150 euros
  • Abonnement club de gym : 50 euros
  • Livres : 25 euros
  • Carte cinéma : 20 euros

« Je ne fais pas vraiment les comptes, mais je ne dépense pas structurellement plus que ce que je gagne. J’estime très bien gagner ma vie, mais pas des fortunes non plus. Je pourrais payer plus d’impôt, c’est vrai... Car finalement, j’en paie peu par rapport à mes revenus. »

Enfin, la différence constatée entre revenus et dépenses (y compris l’épargne), de l’ordre de 730 euros par mois, correspond à la part variable de sa rémunération. Deux années de suite, Alfred s’est servi de son bonus pour rembourser un prêt d’étudiant. Le coût du mérite.

Photo : « Alfred », contrôleur de gestion dans une société de gestion de fonds à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • Corti
    Corti
    Onaniste Otaku
    • Posté à 17h45 le 15/10/2009
    • Internaute 46986
      Onaniste Otaku

    L’article est sorti depuis une demi-heure et personne pour dire :

    « Gnagnagna, de quoi il se plaint, il gagne bien sa vie »

    ou

    « C’est quoi l’intérêt de l’article ? »

    Eco89 serait-il en train de sombrer dans le chaos ? \o/

    Ou enfin, tout le monde a compris la thématique de ces articles ?

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à Corti
      Journaliste
      • Posté à 17h51 le 15/10/2009
      • Internaute 34
        Journaliste

      Tiens, un client régulier ; -)

    • 2pil
      2pil répond à Corti
      • Posté à 18h00 le 15/10/2009
      • Internaute 28101

      C’est parce que l’article est sorti avec 2 jours de retard, les habitués du mardi n’étaient pas prêt !

  • fjc
    fjc
    Ingénieur
    • Posté à 17h49 le 15/10/2009
    • Internaute 93033
      Ingénieur

    Bonjour,

    Je ne comprends pas bien comment fait-on pour payer 2600€ d’impôts avec un revenu de 3450 € ?

    Quelqu’un peu m’éclairer ?

    Merci.

    • Tyb
      Tyb répond à fjc
      (par ici, par là)
      • Posté à 18h05 le 15/10/2009
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      Il ne touche réellement en salaire mensuel que 2700 nets, les primes et l’intéressement ne sont sans doute pas imposable (mais il ne cotise pas non plus pour le chomage et le retraite avec), les impots dans cette tranche s’élevant à environ un mois et demi de salaire, la différence doit s’expliquer par quelques crédits d’impots non explicités ici.

      Sinon c’est pas super bien payé...

      • David Servenay
        David Servenay répond à Tyb
        Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
        • Posté à 19h49 le 15/10/2009
        • Internaute 8946
          Ex-Rue89

        Bien vu Tyb, c’est exactement pour cela qu’Alfred paie peu d’impôt, ce dont il convient d’ailleurs aisément (pour ceux qui ont lu jusqu’au bout)...

         
        • ododo
          ododo répond à David Servenay
          résigné
          • Posté à 20h44 le 15/10/2009
          • Internaute 93046
            résigné

          Euh, non... Les primes sont (devraient être) imposables à l’impôt sur le revenu. Elles sont considérées comme rémunérant un travail et font partie à ce titre de la catégorie des traitements et salaires (art 79 et 82 CGI)

          D’ailleurs, tout revenu, même illicite, est imposable à l’IR : les dealers de shit, les tueurs à gages, les prostitués, les traders... doivent déclarer leurs revenus (primes incluses) à l’administration des impôts. Sinon, c’est pas bien

          L’intéressement et la participation, eux en sont exonérés.

          Il est vrai cependant que les primes ne sont pas soumises aux cotisations sociales comme la retraite.

          Donc la question demeure, comment se fait-il que le montant des impôts soit si faible au regard du salaire (à peine 6%) ? Double effets kiss cool du bouclier fiscal ? Embruns des îles anglo-normandes ? Simple erreur du journaliste ou du contribuable ?

          Quel est le détail des crédits d’impôt ?

          Et après on dira que l’impôt sur le revenu est un impôt progressif (tellement progressif qu’il devient dégressif pour ceux qui ont de l’argent...)

          • olivr
            olivr répond à ododo
            • Posté à 21h11 le 15/10/2009
            • Internaute 2298

            belle démonstration
            Chacun doit se sentir concerné...

          • alaixih
            alaixih répond à ododo
            • Posté à 23h09 le 15/10/2009
            • Internaute 19775

            L’impot sur le revenu est un impôt progressif pour ceux qui n’ont pas assez d’argent pour entrer dans une niche fiscale. Ce n’est pourtant pas si difficile que cela à comprendre.

            Il diminue son revenu imposable en investissant dans l’immobilier.
            C’est ainsi qu’en achetant un bien neuf on peut l’amortir et se retrouver avec des déficits éventuellement imputables sur d’autres revenus de la même catégorie. Par exemple un logement « pierre et vacances » acheté avec un bail de loueur en meublé est amorti et permet de reporter dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux des déficits, il suffit d’avoir d’autre bénéfices du même genre c’est à dire des bénéfices industriels et commerciaux pour compenser ou d’être assimilé à un loueur professionnel pour que cela soit déductible des revenus globaux ( là par contre c’est plus difficile car il faut beaucoup d’argent ).

            Par ailleurs cela signifie que l’on touche de l’argent mais que l’on n’est pas imposable( c’est une sorte d’effet boule de neige ).

            Il existe de nombreux investissements locatifs qui permettent cela par exemple le fameux perissol le besson etc..... ici c’est scellier ( c’est écrit dans l’article ).

            Ceux qui paient plein pot sont en général ceux qui ne peuvent pas se payer leur logement principal... Et qui par conséquent ne peuvent pas acheter un logement secondaire.

            J’ai ce privilège. ;)

            • ododo
              ododo répond à alaixih
              résigné
              • Posté à 23h47 le 15/10/2009
              • Internaute 93046
                résigné

              La question que je pose (peut être pas très clairement), c’est quelle niche fiscale est ici utilisée pour arriver à un taux d’imposition aussi ridiculement bas par rapport au salaire taxable ?

              Les exemples que tu donnes sont théoriques en ce qui concerne Alfred. Il n’est pas fait mention de revenus autres que ceux provenant de son travail, donc à déclarer en tant que traitement et salaires. Rien n’indique qu’il s’agisse de BIC, BNC ou autre. De plus, depuis que les déficits ont été « tunnélisés » par l’administration fiscale, ils sont beaucoup plus difficile à reporter sur d’autres catégories. Donc en théorie, on peut faire de l’ingénieurie fiscale élaborée, en pratique, j’ai du mal à voir comment dans son cas c’est possible.

              L’investissement Scellier dont il est question a été réalisé cette année, il n’en bénéficiera que l’année prochaine (c’est écrit dans l’article).

              A en juger par ce qui est rapporté par le journaliste, les seules déduction auxquelles Alfred peut prétendre sont liées aux 10 euros donnés mensuellement à des ONG, la femme de ménage et peut-être les intérêts de son emprunt étudiant (mais s’il a fait « une prestigieuse école de commerce », ça ne doit pas représenter des caisses, surtout s’il rembourse par anticipation). Bref, ça fait que dalle à déduire et pourtant on arrive à un taux d’imposition de 6.4% (et je ne compte pas la CSG non déductible dans mon calcul)

              Admettons que les chiffres donnés soient exacts et que la déclaration fiscale a été correctement effectuée, je pense que la notion d’impôts plancher trouverait ici tout son sens.

              • xaxa
                xaxa répond à ododo
                • Posté à 19h11 le 16/10/2009
                • Internaute 88669

                « Admettons que les chiffres donnés soient exacts et que la déclaration fiscale a été correctement effectuée, je pense que la notion d’impôts plancher trouverait ici tout son sens »

                J’ai donner une explication, dans un autre commentaire, de ce faible niveau d’imposition.

                Sur l’année qui suit la transformation du pacs en mariage, les titulaires déposent au moins 2 déclarations communes, et sont donc considérés comme deux couples ayant des revenus au prorata sur chaque période.

                Avec 84000 euros de revenus^, un mariage au premier juillet, ils sont imposés comme 2 couples gagnant 42000 euros annuels, soit 2664 euros d’imposition par couple.

                En année normale, ils seront imposés comme un couple avec 84000 euros de revenus, ce qui donne 11800 euros d’impots environ.

                Effet mariage classique.

            • xaxa
              xaxa répond à alaixih
              • Posté à 19h02 le 16/10/2009
              • Internaute 88669

              « C’est ainsi qu’en achetant un bien neuf on peut l’amortir et se retrouver avec des déficits éventuellement imputables sur d’autres revenus de la même catégorie. »

              « Par ailleurs cela signifie que l’on touche de l’argent mais que l’on n’est pas imposable( c’est une sorte d’effet boule de neige ). »

              Petite correction concernant la déduction du déficit fiscal.

              Dans le cas général, un déficit fiscal signifie que vos dépenses d’investissements sont plus élevées que vos recettes.

              Ex : vous achetez un logement à 200000 euros, à 5% en in fine. Vos intérêts de prêt sont de 835 euros par mois (in fine). Si vous louez cet appartement à 600 euros, vous avez un déficit fiscal de 235 euros qui est déductible de vos revenus. Mais ces 235 euros, vous les avez dépensé, ils ne sont pas dans votre poche. Du coup vous restez perdant. Vous b.... l’Etat, mais vous perdez quand meme de l’argent. (note : en plus, il faut tenir compte des 200k qu’il reste à verser).

              Et il ne faut pas oublier que la réduction d’impot obtenue n’et qu’un pourcentage de cette perte générée initialement.

              Dans les cas particulier (ex : Robien / Scellier), vous avez en plus une déduction due à l’amortissement. Un déficit « budgétaire » par intégration comme dépense virtuelle d’un amortissement.

              Il faut bien voir que cet amortissement est accordé parce qu’en contrepartie on vous demande de mettre ce logement en location à tarif inférieur au marché (bref de diminuer le rendemet brut du logement).

              Economiquement, on peut considérer que cela revient à toucher un loyer normal, et à rendre une partie de ce loyer aux locataires (cette restitution devenant une dépense, donc un déficit fiscal éventuel).

              Donc encore une fois, votre déficit est essentiellement généré par une dépense, et constitue donc une perte.

              En fait, sur ce genre de placements, pour être gagnant sur les deux tableaux, il faut pouvoir anticiper l’usage d’une clause de sortie avant terme (ex : le décès d’un des titulaires ce qui n’est pas cool, ou mariage, ce qui est déjà plus anticipable).

              Bref, essentiellement, la défiscalisation immobilière, à 90%, ca revient à donner de l’argent à quelqu’un (banque, intermédiaire, locataire) au lieu de donner une portion de cet argent à l’Etat.

        6 autres commentaires
    • 2pil
      2pil répond à fjc
      • Posté à 18h07 le 15/10/2009
      • Internaute 28101

      Je pense que comme d’habitude, et c’est là l’ENORME défaut de cette rubrique, les dépenses sont parfois séparées entre le scanné au rayon X et son conjoint ( part de loyer dans l’exemple du jour) parfois (souvent, bien trop souvent ) mélangées et attribuées au seul scanné (abonnement TV, courses, impôts...) bref les revenus de son conjoint ne sont pas connus et influencent peut être le calcul...

      Mais pour ma part ce que je ne comprends pas c’est les 100 euros MENSUELS de dépense en meubles...surtout pour meubler 40m2...ferait il dans l’achat de meubles jetables haut de gamme ? Rembourse t’il un emprunt ?

      • David Servenay
        David Servenay répond à 2pil
        Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
        • Posté à 23h03 le 15/10/2009
        • Internaute 8946
          Ex-Rue89

        Essayez de faire l’expérience avec votre propre budget, 2pil, et vous verrez que ce n’est pas toujours évident de faire la part des choses dans un ménage...

        En tout cas, nous tentons de le faire à chaque porte-monnaie, sur celui-ci aussi : les chiffres indiqués sont ceux d’Alfred et vous aurez noté que sur les revenus du couple, nous précisons que sa femme gagne autant que lui.

        En ce qui concerne les meubles, c’est une évaluation : ce jeune couple gagnant bien sa vie commence à s’acheter des meubles qui remplacent les anciens de l’époque étudiante. 1200 euros par an, ça ne paraît pas irréaliste.

        Enfin, Alfred vient de terminer le remboursement d’un prêt étudiant, qu’il a payé avec ses bonus.

  • hiaw
    hiaw
    Sur Terre
    • Posté à 19h07 le 15/10/2009
    • Internaute 79779
      Sur Terre

    Quand est ce qu’on passe mon revenu RSA au rayon X un peu qu’on se marre ? ?

    je cite « perspective de carriere interessante » = bon salaire ?

    Me dite pas que son taff est intéressant quand même, compter le pognon des autres quel ennui mon dieu ! !

    • p.
      p. répond à hiaw
      • Posté à 10h05 le 16/10/2009
      • Internaute 38564

      Quand est ce qu’on passe mon revenu RSA au rayon X un peu qu’on se marre ? ?
      > Ca ne dépend que de toi....

      je cite « perspective de carriere interessante » = bon salaire ?
      > = rémunération intéressante et perspective de monter dans la hiérarchie

      Me dite pas que son taff est intéressant quand même, compter le pognon des autres quel ennui mon dieu ! !
      > Affligeant...être chômeur c’est mieux ?

  • ododo
    ododo
    résigné
    • Posté à 19h17 le 15/10/2009
    • Internaute 93046
      résigné

    Le salaire ne me choque pas (tant mieux pour lui) mais le montant d’impôts payé si.

    Je touche 2145 EUR nets par mois, j’ai eu une prime annuelle (imposable) de 1000 EUR, soit en moyenne 2228 EUR nets par mois. Cette année, je paye 2443 EUR au titre de l’impôt sur le revenu.

    Alfred a donc un revenu supérieur au mien de 54% mais ne paye que 8,47% de plus que moi pour l’IR. C’est quoi le truc ? ? ?

    • guyome
      guyome répond à ododo
      • Posté à 20h32 le 15/10/2009
      • Internaute 11884

      C’est deux choses : d’abord, les niches fiscales ( les bonus ne sont pas imposables ) qui sont très rigolotes dans le cadre « le gouvernement agit contre les bonus des méchants traders ». En suite, c’est le fait de la politique fiscale qui d’une part à fait passer le taux d’imposition en France de 46% à 43% en 3 ans et de l’autre ne cesse de réduire les impôt proportionnel.

      • ododo
        ododo répond à guyome
        résigné
        • Posté à 21h27 le 15/10/2009
        • Internaute 93046
          résigné

        Sauf preuve du contraire, les primes / bonus / gratifications / ... sont soumis à l’impôt sur le revenu. Du moins, c’était encore le cas lorsque j’ai fini mes études de droit (2003). Après je me trompe peut être (va savoir tout est possible). Et si j’ai la preuve du contraire, je vais voir dès demain mon employeur, lui demande de diviser mon salaire par deux et de me payer le reste en bonus. Ca me semble quand même un peu facile, non ?

        Après, il a beau dire qu’il pourrait payer plus d’impôts (« c’est vrai » sic), ça ne l’empêche pas de défiscaliser ses revenus pour l’année prochaîne en espérant, encore, diviser par deux le montant de ses impôts (en s’y prenant bien, il touchera peut-être même la prime pour l’emploi ! !). Heureusement que je n’ai pas un salaire similaire, ça me permet de payer mes impôts plein pot et par la même occasion contribuer largement au regard de mes revenus au salaire de sa mère.

        Encore une fois, son revenu ne me choque pas le moins du monde, mais le montant de ses impôts est scandaleusement bas

         
        • alaixih
          alaixih répond à ododo
          • Posté à 23h11 le 15/10/2009
          • Internaute 19775

          Certaines primes sous forme de plans actions etc sont assimilables à de la participation. C’est le cas ici il me semble.

        • Photine
          Photine répond à ododo
          • Posté à 17h07 le 16/10/2009
          • Internaute 11770

          je pense que comme d’habitude.... le garçon surestime son revenu (genre : annoncer son bonus annuel max comme un revenu mensuel assuré).

          Il gagne 2 700 euros par mois. L’intéressement, il le touchera dans 2 ans (uniquement la part qu’il a gagné il y a 3 ans). Le bonus ? ? ?

          Après, il y a 80 euros de réduction d’impôt, ce qui nous emmène à 300 euros d’impôt/mois.
          C’est pas beaucoup mais pour 2 700 (brut ? , si c’est brut : DDD), ça se comprend mieux.

        2 autres commentaires
    • David Servenay
      David Servenay répond à ododo
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 10h54 le 16/10/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      A ceux qui s’interrogent sur le (peu) d’impôt sur le revenu payé par Alfred, voici l’explication livrée par l’intéressé :

      « Les impôts ont été réduits car :
      1ère année pas de bonus
      2ème année effet pacs
      et mariage la troisième année.
      Maintenant je pense en payer plus la prochaine fois. »

      Pas de niches fiscales particulières donc, hormis les classiques crédits d’impôt pour la femme de ménage, les dons aux associations... etc.

      • ododo
        ododo répond à David Servenay
        résigné
        • Posté à 15h53 le 16/10/2009
        • Internaute 93046
          résigné

        Cette réponse n’a pas de sens. Il est dommage de la publier sans aucune vérification ou analyse et de la mettre en exergue de l’article. Le statut fiscal d’un couple pacsé est identique à celui d’un couple marié, donc aucun effet fiscal « mariage » en année 3. Pour n’importe quelle personne avec un salaire moyen , le montant payé par Alfred saute aux yeux comme étant non pas bas, mais extrêmement bas. Il aurait fallu le relever et l’expliquer dans l’article initial.

        Les explications avancées jusqu’a présent sont fumeuses. Un coup le journaliste confirme que le montant des impôts est faible car les primes ne sont pas imposables (doit on lire plutôt « ne sont pas déclarées ») et qu’Alfred bénéficie de crédits d’impôts « non explicités ici ». Un coup c’est à cause d’un mariage en année 3 mais sans niche fiscale autre que celles mentionnées dans l’article. Peut être la réponse n°3 sera plus plausible que les deux précédentes

        Ensuite, quand on travaille dans la gestion et qu’on fait un investissement défiscalisé (loi Scellier), on ne me fera pas croire qu’il n’a pas analysé en détail sa situation fiscale pour calculer le rendement du dispositif. Il espère ainsi « diviser par deux son IR » mais « -pense- en payer plus la prochaine fois »

        Donc les primes, sous quelle forme et où sont elles versées ? Imposables ou pas ? Déclarées ou non ?

         
        • xaxa
          xaxa répond à ododo
          • Posté à 18h26 le 16/10/2009
          • Internaute 88669

          « Le statut fiscal d’un couple pacsé est identique à celui d’un couple marié, donc aucun effet fiscal “ mariage ” en année 3 »

          Non. Le statut est identique ... en année pleine.

          Mais si on rompt un pacs pour se marier, on fait au mieux 2 déclarations, au pire 4 :
          - declaration pacs
          - declarations séparées
          -déclaration marié

          Un petit tour sur le site des impots nous apprend, par exemple, qu’avec un revenu cumulé de 42000 euros entre le 1 Janvier et le 1 Juillet date hypothétique du mariage, un couple sans aucune niche fiscal paye pour cette période 2664 euros d’imposition.

          Sur les 6 mois suivants, ils payent aussi 2664 euros.

          Soit un revenu total de 84000 euros imposés à 5328 euros.

          Répartissons sur les deux têtes : chacune gagne sur l’année 42000 euros net, soit 3500 euros par mois, et verse sur cette année de rupture de pacs et de mariage 2664 euros d’imposition.

          Et cela sans aucune déduction particulière.

          Edition : Pour info, ce meme couple, en année pleine après mariage (disons en 2010 imposition des revenus de 2009, mariage en 2008), ce couple pour 82000 euros de revenus nets paierait en tant normal 11800 euros d’impots environ.

        1 autres commentaires
      • alaixih
        alaixih répond à David Servenay
        • Posté à 21h00 le 16/10/2009
        • Internaute 19775

        Inexact : Cette année, le couple a décidé d’investir dans la pierre en achetant un logement sous le régime de la loi Scellier.

        A titre personnel je ne pensais pas qu’on pouvait cumuler l’effet pacs avec l’effet mariage.

        La prochaine fois il ne paiera probablement pas plus....

        Ce qui serait bien dans l’histoire ce serait de faire l’état du patrimoine de la personne.

        Parce que parler de salaire c’est bien mais le patrimoine est tout aussi important.

  • hiaw
    hiaw
    Sur Terre
    • Posté à 20h00 le 15/10/2009
    • Internaute 79779
      Sur Terre

    Lachez les calculette il fait un très bel automne cette année ....
    Avez vous trouvé des champignons ?

  • Mattevski
    Mattevski
    Stagiaire finance
    • Posté à 20h30 le 15/10/2009
    • Internaute 93052
      Stagiaire finance

    2pil : Les 100 euros de meubles par mois je pense que c’est plutôt une répartition mois par mois des achats de l’année (genre le gros ecran plat pour aller avec Canal+)

    et hiaw le contrôle de gestion c’est un peu plus complique et intéressant que « compter le pognon », ca demande de la rigueur mais aussi de la creativite pour elaborer des documents pratiques et interessants.

    Sinon 2900 euros de taxe d’habitation, ouille !

    • p.
      p. répond à Mattevski
      • Posté à 10h09 le 16/10/2009
      • Internaute 38564

      Taxe d’habitation : 240 euros

      A ne pas multiplier par 12 ! ! La taxe d’habitation à Paris est parmi les moins chères même avec les récentes augmentations..

      240 c’est pour l’année !

  • guyome
    • Posté à 20h42 le 15/10/2009
    • Internaute 11884

    Dîtes vous avez quand même pas de chance à Eco89, alors que le salaire médian est 1500 €, les trois quart des revenus passés au crible y sont supérieur. Pire encore, un bon 20% sont des gros revenu supérieur à 3000€ net.

    Le pire du pire, c’est que je suis sur que vous essayez d’équilibrer les revenus analysés : ce qui donne une sur-représentation des très gros salaires, avec des cas symbolique (10€ par jour) pour compenser. La classe moyenne, c’est pas des riches parsemés de pauvres.

    (Putain 1100€ pour 40m² ! ! !)

    • David Servenay
      David Servenay répond à guyome
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 22h56 le 15/10/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Vous avez tout faux guyome.

      Pour vous en rendre compte, faites donc un tour ici :

      Lien

      Et vous constaterez que la plupart des porte-monnaie passés au rayon X sont proches du « salaire médian à 1500 euros » que vous indiquez (instit, gardien de prison, vendeur de matériel médical...)

      Il y a aussi quelques pauvres (retraité, Rmiste, berger, Sdf...), quelques riches (banquier, informaticien, détective privé) et un vendeur de marrons qui gagne 10 euros par jour comme vous avez pu le remarquer.

      Bref, nous essayons de balayer l’ensemble de la société, mais nous ne sommes pas non plus une annexe de l’Insee.

      • kevangel
        kevangel répond à David Servenay
        Chercheur
        • Posté à 10h06 le 16/10/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        Par contre il y a un énorme déséquilibre Paris/Province dans votre rubrique. Ce serait bien de sortir du périph pour faire les enquêtes parfois.

         
        • David Servenay
          David Servenay répond à kevangel
          Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
          • Posté à 10h16 le 16/10/2009
          • Internaute 8946
            Ex-Rue89

          Alors là, complètement d’accord avec vous, kevangel, mais il nous manque encore quelques moyens... vous savez la petite chose qui s’appelle la crise et qui nous touche, comme tout le monde.

          Bientôt sans doute.

        1 autres commentaires
      • guyome
        guyome répond à David Servenay
        • Posté à 12h39 le 16/10/2009
        • Internaute 11884

        C’est bien ce que je dis. Vous avez 41 articles sur ses 41 articles vous avez déjà un salaire supérieur à 10 000€ (voir 3 si on compte les députés). Avez vous une idée de la probabilité d’avoir un salaire à 10 000€ sur 50 français tirés au hasard ? En terme statistique vous n’avez pas du tout la même distribution et, je doute même que vous ailler un salaire médian comparable (médian pas moyen).

        A vue de nez, vos photographies ( j’aime bien le terme qui vient du yéti) sur-représentent les salaires autour de 3000 et ceux autour de quelque centaine d’euros. Parce que typiquement les gros et petit salaire interpellent.

        Ce que je veux dire par là c’est que vos photos décrivent une réalité qui n’est pas celle des français -vu dans leur ensemble- et est bien plus polarisé entre riches et pauvres. Vous n’énoncer pas des généralités, mais un ensemble de cas particulier. Et comme je l’ai dis et comme votre réponse le prouve vous pensez pourtant d’écrire une généralité : « Voilà le porte-monaie des français » et bien non. C’est d’ailleurs pour ça que vous essayer d’avoir quelque chose d’assez panaché (du très riche au très pauvres), mais qui au final ne l’est pas.

         
        • alaixih
          alaixih répond à guyome
          • Posté à 21h05 le 16/10/2009
          • Internaute 19775

          Déjà le média rue 89 a il me semble comme public une sur représentation d’urbains ayant un ordinateur, jeunes, ou cadres, je ne dis pas que les autres n’existent pas.... Entendons nous bien.

          Le monde ouvrier et non urbain étant probablement sous représenté.

          Si l’auteur reconnait que paris est sur représenté, on peut aisément en déduire que les articles ne sont pas représentatifs du francais standard.

          Déjà payer un loyer de 750 euros par mois pour un studio n’est pas du tout français standard.

        1 autres commentaires
    • Le Yéti
      Le Yéti répond à guyome
      yetiblog.org
      • Posté à 07h21 le 16/10/2009
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      PHOTOGRAPHIES PLUTÔT QUE SONDAGE REPRÉSENTATIF

      Ah non Guyome, pas d’accord avec toi. Cette série, Lien, il ne faut surtout pas la lâcher. Un des meilleurs trucs journalistiques que j’ai vu depuis longtemps.

      Ta grande erreur (à mon humble avis), c’est de vouloir la considérer comme un sondage représentatif. Alors qu’elle est une série de photographies des différentes strates de notre société.

      J’en redemande, moi, des portraits de « riches » ! J’ai bien rigolé quand je me suis rendu compte que Lien avait infiniment plus de temps pour vivre que « l’infortunée » (mais sympa) Lien aux States.

      (D’ailleurs lui aussi, mon sdf, s’est bien marré quand je lui ai lu la description de la vie de la dame en question.)

      Si on respectait ton principe de représentativité (le salaire médian), guyome, il faudrait donc 50 articles sur des rmistes, des chômeurs, des travailleurs exsangues... pour un demi entrefilet sur un gros banquier gras.

  • Segmentation fault
    Segmentation fault
    Keyboard jockey
    • Posté à 00h25 le 16/10/2009
    • Internaute 90581
      Keyboard jockey

    Lien

    Hardcore, une égale répartition des richesses mondiales.

  • hiaw
    hiaw
    Sur Terre
    • Posté à 08h42 le 16/10/2009
    • Internaute 79779
      Sur Terre

    Alors je suis peut être trop bête pour comprendre le but de la rubrique,
    Mais on dirait le concours de celui qui a la plus grosse.

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 10h04 le 16/10/2009
    • Expert 24356
      Chercheur

    « Alfred est un pur produit de la méritocratie : élevé par sa mère, prof de maths »

    Là je dois vous contredire. Ayant fait une école d’ingénieur ; la moitité des élèves étaient fils (filles) d’ingénieurs et l’autre moitié fils de profs. La vraie méritocratie, ça aurait été de trouver un fils d’ouvrier d’usine. Mais pas la peine de chercher, je dois vous dire que la méritocratie n’existe plus depuis longtemps en France !

    • Fenrir
      Fenrir répond à kevangel
      Ingénieur en informatique
      • Posté à 11h47 le 16/10/2009
      • Internaute 54922
        Ingénieur en informatique

      Il y en a pourtant encore quelques uns (c’est mon cas). Mais il est vrai qu’il serait intéressant d’avoir des chiffres permettant de voir le fonctionnement et l’évolution de l’ascenseur social en France.

    • samivel51
      samivel51 répond à kevangel
      Jeune insolent
      • Posté à 14h56 le 16/10/2009
      • Internaute 28345
        Jeune insolent

      Faut pas confondre méritocratie et mobilité sociale.
      Ses parents ne lui ont pas transmis les maths par les gènes et n’ont pas passé ses concours à sa place.

    • gene scott
      gene scott répond à kevangel
      Commentateur
      • Posté à 16h11 le 16/10/2009
      • Internaute 93102
        Commentateur

      Je suis absolument d’accord avec vous. Etre fils de prof n’est pas être fils d’ouvrier.

      • alaixih
        alaixih répond à gene scott
        • Posté à 21h08 le 16/10/2009
        • Internaute 19775

        Et manifestement des fils d’ouvriers il n’y en a pas beaucoup chez les ingénieurs....

        Seraient ils stupides ou tout simplement prisonniers de déterminismes sociaux ?

        La méritocratie est un mythe..... Il n’y a que de rares mérites individuels. Le quotidien est lui bien plus marqué par les déterminismes sociaux culturels.

  • Pik
    Pik
    doctorant
    • Posté à 10h12 le 16/10/2009
    • Internaute 85476
      doctorant

    Je ne vais pas critiquer le portefeuille d’Alfred, il a un comportement prévoyant, il gagne bien sa vie mais sans indécence, il consomme plein de bonnes choses...

    Je voudrai revenir par contre sur des tas de petites phrases (oui, du « fly fucking ») qui sont je crois symptomatiques du monde de la finance (front, middle, risk, quant, tous ces mots anglosaxons) :
    - « j’aurais des perspectives de carrière intéressantes “, qui a déjà été relevé, montre que l’argent est évidemment une motivation en soi du travail : les métiers d’expertise sont obscurs tant qu’on n’y a pas mis les pieds, sauf leurs salaires qui ont grande réputation. C’est de plus un métier qui ne devrait pas être intéressant en soi (cf. F. Lordon).
    - ‘mon travail n’est pas déconnecté de l’économie réelle . C’est archi-faux, sauf si l’économie se réduit à l’évolution des titres (voire à des indices), qui est un peu liée aux décisions de managers, dont on parle un peu dans les journaux. Ce n’est pas parce que le monde est complexe que l’économie se détache totalement de ce qu’elle a toujours été : le travail de la multitude de bras invisibles sur les écrans Bloomberg.
    - Les gérants de fonds s’informent en permanence . C’est là le gros problème : plus on s’informe, plus on croit savoir, et moins on est prévoyant. Je vous renvoie à la lecture du Black Swan de Nicolas Nassim Taleb. L’information désinforme, et les experts (stockbrokers, risk analysts) ne sont que des costumes remplis d’arrogance.
    - chez nous, le Jérôme Kerviel ’ est impossible ‘. Hélas c’est ce que disais sûrement la SoGé en décembre 2007. Ce qu’il faut lire, c’est chez nous, le Jérôme Kerviel est inconcevable et inconçu’, mais il est tout à fait possible comme un tas d’autres mauvaises surprises (les black swans). Et tant que la finance ne reconnaitra pas son ignorance, elle tombera dans le panneau.

    Je dévie donc le sujet vers un autre : la psychologie des travailleurs du marché, qui explique beaucoup de dynamiques de fond d’un secteur devenu (beaucoup) trop vital pour la société. Avidité, arrogance, ignorance, étroitesse d’esprit, détachement de la vie réelle. A suivre pour un prochain sujet là dessus...

    • azerty69
      azerty69 répond à Pik
      ExecutieveBranleur
      • Posté à 13h49 le 16/10/2009
      • Internaute 42089
        ExecutieveBranleur

      - « j’aurais des perspectives de carrière intéressantes ». Un jeune salarié croit toujours qu’il va évoluer et que lui s’en sortira mieux que les sales cons de vieux râleurs qu’il cotoit au bureau. C’est le boulot de sa hiérarchie d’ailleurs. Et puis il vieillit, devient un vieux con de râleur ou finit par travailler pour lui.

      - « mon travail n’est pas déconnecté de l’économie réelle ». Oué mais là reste a savoir ce qu’est l’économie réelle.

      - « Les gérants de fonds s’informent en permanence ». Oui mais combien lisent rue89 ? Seul média, amenant la certitude d’une réussite en placement ?

      - - « chez nous, le “ Jérôme Kerviel ” est impossible ». Non nous ne divorcerons pas. Nous on s’aime pour de vrai ! ! !

  • inuit
    inuit
    grand nord
    • Posté à 10h58 le 16/10/2009
    • Internaute 82484
      grand nord

    le drame, c’est qu’on imagine aisément les déductions d’impôts, niches fiscales... et autres brèches dans lesquelles les mieux rémunérés de notre pays s’engouffrent en toute tranquilité pour payer moins d’impôts... l’impôt devient dégressif dès que le salaire devient bon
    et il en paiera moins l’année prochaine en plus.
    Un foyer à 7000 euros qui paiera peut-être le même impôt qu’un foyer à 3500/4000...
    sinon, l’épargne mise en évidence dans l’article est très faible pour une personne avec un projet immobilier, non ? parce qu’à moins de 150000 euros, t’as un box à Paris.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 13h28 le 16/10/2009
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Impôt sur le revenu : 220 euros (2 650 euros pour 2009)
    Un coup du bouclier fiscale ?

    • xaxa
      xaxa répond à Contestatairieux
      • Posté à 13h47 le 16/10/2009
      • Internaute 88669

      Revenus : 41400 euros
      Imposition : 2650 euros

      Visiblement, non, ce n’est pas le bouclier fiscal .... Sauf s’il paye dans les 17000 euros d’ISF, ce qui lui ferait un patrimoine de 4 millions environ après abbattements ... ce qui ne semble pas être le cas.

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 13h44 le 16/10/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    C’est beau la fiscalité...

    On loue son logement mais on place son argent en appartement locatif (via la loi scellier/madelin/bidule/truc...)

    Ca ne serait pas plus cohérent d’être proprio de là où on habite ?

    Ah oui, mais défiscalisation de ceci, taxe du notaire de cela, taxe de l’agent immobilier, déduction des prêts, des loyers, seuil de machin, passage à la tranche de bidule, ruse pour toucher l’allocation truc...

    Quand j’étais étudiant, les proprio de leur studio, s’auto louait en binôme leur logement pour toucher l’APL.

    • xaxa
      xaxa répond à azerty69
      • Posté à 19h19 le 16/10/2009
      • Internaute 88669

      « Ca ne serait pas plus cohérent d’être proprio de là où on habite ? “

      Ce n’est probablement pas les mêmes montants. à 1100 euros le 40 metre en location, ils habitent un quartier qui est cher à l’achat.

      Là, à 800 euros par mois à 2, ils sont sur un logement dans les 100/120k maximum. Malgré la crise, je doute qu’on trouve un 40m dans Paris, dans un quartier ou ce type de bien se loue 1100 euros par mois, pour oins de 120k.

      • alaixih
        alaixih répond à xaxa
        • Posté à 21h12 le 16/10/2009
        • Internaute 19775

        Heu... 120 K c’est le prix d’un studio à issy les moulineaux....
        Pour un 40 m² à Paris c’est à mon avis entre 230 kE et 300 ke.

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