13/10/2009 à 12h18

« Déchets, le cauchemar du nucléaire » jusqu'en Sibérie

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

La Russie accueille sur son sol 13% de nos déchets nucléaires. C’est notamment ce que nous apprend « Déchets, le cauchemar du nucléaire », documentaire d’Eric Guéret et Laure Noualhat, journaliste à Libération, diffusé ce mardi soir sur Arte à 20h45.

On y découvre des villes secrètes de 30 000 habitants comme Tomsk, en Sibérie, où dorment, impunément, des tonnes d’uranium enrichi, tandis qu’à l’hôpital d’à coté, la directrice reconnait un taux de cancer anormalement élevé.

Ou des responsables de la com’ de l’usine Areva de la Hague incapables d’affirmer face caméra qu’il y a « zéro contamination ». Sans parler des responsables d’EDF qui annulent l’interview quand ils comprennent la teneur des questions.

Talon d’Achille de l’industrie nucléaire en France, la question des déchets n’a jamais été explorée par une enquête de cette envergure (huit mois sur trois continents). En se faisant accompagner par les militants de Greenpeace -qui accumulent des données depuis trente ans- et les experts de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (Criirad), les auteurs ont eu accès à des images impressionnantes, comme ces futs gisant dans les fonds marins qui ouvrent le film. (voir la vidéo)

Une filière franco-russe mise au jour dans les années 80

La sortie de ce documentaire a réveillé la mémoire de ceux qui, dans les années 80, avec Greenpeace déjà, avaient découvert une filière franco-russe d’exportation d’uranium. Il ne s’agissait pas cette fois de déchets mais d’uranium appauvri qui, comme aujourd’hui, par bateau, était envoyé via la mer du Nord, dans ce qui était à l’époque l’URSS.

Le naufrage du Montlouis au large d’Ostende, en août 1984, avait fait les gros titres de la presse. Les Français découvraient alors qu’il suffisait d’un accident pour être exposé à une radioactivité inquiétante. « En pleine guerre froide, c’était un événement considérable », se souvient Jackie Bonnemains, ex-Greenpeace et président de l’association Robin des Bois.

Il déplore l’« amnésie collective », alors pour nous rafraîchir la mémoire je suis allée rechercher à l’INA le journal télévisé de ce 26 août 1984. (Voir la vidéo)

retrouver ce média sur www.ina.fr

A l’époque, Libération, déjà, expliquait :

« L’usine Cogema sous-traite comme tout industriel certaines parties de son travail. Technsabexport est justement l’un de ses sous-traitants en matière d’enrichissement de l’uranium. Une véritable surprise ? Pas tant que ça.

Avant que la crête nucléaire ne nous pousse vraiment et que fonctionne comme aujourd’hui l’usine d’Eurodif à Tricastin, il fallait que les Français passent obligatoirement par l’enrichissement des autres. C’est-à-dire des Etats-Unis et de l’Union soviétique.

Dans les années 70, période de forcing nucléaire, les experts craignaient même la panne sèche d’uranium enrichi pour leurs réacteurs du futur. La Cogema et EDF signaient alors des contrats importants prévoyant la fourniture du précieux combustible. »

Une filière franco-russe ancienne que les auteurs du documentaire ignoraient. Eric Guéret remarque que les « contrats étant secrets, peut-être y a-t-il encore plus d’uranium français en Russie qu’on imagine ». Il concède que ce film « pose beaucoup plus de questions qu’il apporte de réponses », notamment du fait du black-out opposé par EDF et Areva à leurs questions.

Un taux effectif de recyclage de 10%

Malgré le barnum médiatique déclenché par la sortie du film, accompagné d’un livre et d’un dossier en Une de Libération de lundi matin, Areva ne semble pas près de changer sa com, alléguant que le nucléaire est recyclable à 96%. Alors que, selon les nouveaux calculs que l’enquête a permis de réaliser, le taux effectif de recyclage des matières nucléaires est de 10%. Ce qu’Areva appelle matière recyclable et qui est envoyé en Russie n’est en effet pas réexploité, mais reste entreposé pour 80 à 90%.

Cet uranium appauvri issu de la filière de retraitement, pourquoi ne le réenrichit-on pas nous-mêmes ? Parce qu’on n’a pas la technologie. La centrifugeuse qui est en cours de fabrication en France le fera-t-elle ? « Pas sûr », estime Eric Guéret :

« On nous a dit que comme l’uranium de retraitement est encore pollué par des isotopes de l’uranium, on ne risquera pas d’abimer une usine neuve avec ça... »

Déchets, le cauchemar du nucléaire de Eric Guéret et Laure Noualhat, mardi soir à 20h45 sur Arte.

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  • solènejazz
    • Posté à 12h37 le 13/10/2009
    • Internaute 89346

    Ce documentaire aura au moins de mérite de plusieurs questions :

    1) pourquoi les citoyens sont écartés des choix de l’Etat dans le domaine énergétique ? ? ? ? EDF va prolonger la durée de ces réacteurs mais les contrôles de l’AIEA sont du bidon, l’affaire est déjà classée

    2) pourquoi l’état oublie d’évoquer les risques de l’industrie nucléaire ? de peser le pour et le contre et pas seulement à cour terme. Bien sûr l’énergie nucléaire coûte actuellement peu cher mais les investissement ont été payés par les contribuables (l’energie nucléaire dérive des recherches sur la Bombe) . Si les energies vertes bénéficiaient d’un coup de pouce identique , elles auraient vite fait de faire baisser les coûts de production et elles créeraient beucoup plus d’emplois ...

    3) notre territoire est petit, plut petit que l’Ukraine, et en cas d’accident que faisons nous ? nos voisins doivent ils aussi trinquer ? (malheureusement la radioactivité ne s’arrête pas aux frontières)

    En attendant nous fermons les yeux, les générations futures trinqueront

    • Iv
      Iv répond à solènejazz
      Roboticien utopiste
      • Posté à 12h55 le 13/10/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Malheureusement, tant que ni les politiques ni les citoyens ne souhaiteront s’intéresser et rentrer dans les détails scientifiques du problème, ils risquent de ne pas être de très bon conseil. Aujourd’hui on associe radioactivité à Tchernobyl, sans faire de différence entre les différents matériaux, leur concentration, leur durée de vie, leur type d’émission, ou leur énergie d’émission.

      Les pro-nucléaires pensent que tous les materiaux arrivent par magie et repartent de la meme façon après avoir fait de l’électricité. Les anti-nucléaires pensent qu’il suffit de la moindre dose de radoactivité pour condamner une zone agricole pendant mille ans.

      Moi même je ne sais pas où je me situe entre ces deux positions. Ceci dit je trouve que l’hystérie d’un coté et l’opacité de l’autre sont deux tendances qui s’entretiennent l’une et l’autre et qu’il va falloir dénouer ce noeud si on veut arriver à une politique raisonnable.

      Si au lieu de camper sur une idéologie, on se posait la question « à quelles conditions le nucléaire peut-il être sûr ? » Mais les anti disent que c’est impossible et les pro qu’il est déjà-sûr-faites-nous-confiance.

      • La mouche du coche-
        La mouche du coche- répond à Iv
        diptère
        • Posté à 13h21 le 13/10/2009
        • Internaute 45466
          diptère

         ;
         ;
        Bon en même temps, 13 % ce n’est pas grand chose.
        .
        .

      • A déménagé le 25 octobre
        • Posté à 13h43 le 13/10/2009
        • Internaute 33755

        « à quelles conditions le nucléaire peut-il être sûr ? »

        Ne pas l’exploiter.
        Au jour d’aujourd’hui, le risque zéro n’existe pas en nucléaire. Les arguments qui consistent à ranger l’anti-nucléaire dans la catégorie des idéologues est bidon. Le nucléaire, quelque soit les conditions de son exploitation, distribution ou stockage, pollue. Et, oui, pollue pour de très nombreuses années.

        Ce n’est pas pour un souci d’idéologie que des pays comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et la Suède ont décidé d’abandonner la production nucléaire. Ce n’est pas pour l’idéologie que les scientifiques se penchent sur un mode de production alternatif en passant de la fission à la fusion nucléaire (hydrogène). Mais là encore, même les prix nobels émettent de sérieuses réserves quant au programme ITER (site de Cadarache) soutenu par ce joli aphorisme : « mettre le Soleil en boîte ». Problème, on ne maîtrise pas la construction de la boîte.

        Il ne faut pas confondre idéologie et pratique. La pratique voudrait que l’on dépense autant dans la recherche d’énergies alternatives non polluantes que dans cette sensationnelle aventure du nucléaire. Et ce n’est absolument pas le cas.

         
        • La mouche du coche-
          • Posté à 16h06 le 13/10/2009
          • Internaute 45466
            diptère

          .
          .
          Il ne faut pas exagérer.
          .
          .

          • A déménagé le 25 octobre
            • Posté à 16h55 le 13/10/2009
            • Internaute 33755

            expliquer mon exagération, ça m’intéresse.
            Merci

            • La mouche du coche-
              • Posté à 17h18 le 13/10/2009
              • Internaute 45466
                diptère

              .
              .

              Ce n’est pas parce que le nucléaire a des défauts qu’il faut l’arrêter. Vous connaissez des choses parfaites, vous ?
              Vous êtes un idéologue.
              .
              .

              • A déménagé le 25 octobre
                • Posté à 19h00 le 13/10/2009
                • Internaute 33755

                Ai-je dit qu’il faut l’arrêter ?

                Non.

                L’intelligence serait d’écouter les arguments valables des uns et des autres. Les anti-nucléaires ont raison lorsqu’ils soutiennent que la production d’énergie nucléaire obtenue après fission d’éléments lourds est d’une extrême dangerosité car 1. on se sait pas recycler tous les cycles de production, loin de là 2. on sait qu’il y a un lien entre contamination et hausse de maladie graves pour l’homme + destruction faune et flore 3. on ne sait pas stocker les déchets sans polluer 4. risque d’explosion 5. balance totalement déséquilibrée entre investissements dans le nucléaire et les autres sources d’énergies.
                Les pro-nucléaire qui, bon gré mal gré, ont choisi d’écouter certains de ces arguments tout en taisant leur approbation (question de fierté) décident d’investir non plus dans la fission d’uranium, mais la fusion d’éléments légers tel que l’hydrogène. Là encore, les scientifiques mettent en garde car la charrue est mise avant les boeufs : on commence à construire ITER sous certaines conditions mais ces conditions ne sont pas remplies, les verrous technologiques n’ayant pas été levés. On y utilisera des éléments qu’aucun scientifique aujourd’hui n’est capable de maîtriser : les neutrons rapides. Aussi, on a pris le pari (comme au jeu ; y a dl’a joie !) que les métaux supraconducteurs utilisés pour la fabrication de la coque de ces opérations résisteront aux charges employées. « Pari fou » selon Pierre-Gilles de Gennes, prix nobel de physique.

                Chère mouche, la position qui consiste à considérer l’énergie nucléaire comme étant une énergie d’avenir tout en s’opposant à sa gestion politique du moment (et depuis toujours) est, certes, une position quasiment intenable, mais n’est absolument pas celle des idéologues, au contraire.

                C’est pour cela que j’ai un énorme regret qui j’espère est partagé par un grand nombre :
                Ne pas pouvoir dès aujourd’hui assister au progrès et inventions technologiques dans les autres types de production d’énergie car la somme investie dans celles-ci n’a pas été à hauteur du paquet de milliards qui ne cessent de nourrir aveuglément le nucléaire.

                Après le regret, l’espoir : que l’on change cette donne.

                Est-ce plus clair ?

          • insoucience
            • Posté à 18h37 le 13/10/2009
            • Internaute 54081

            hihi
            le solaire ne rapporte pas encore assez d’argent à l’etat
            donc attendons qu’il n’y a plus d’énergie fa cile......

        • Nimch
          Nimch répond à A déménagé le 25 octobre
          écololibriste
          • Posté à 11h34 le 14/10/2009
          • Internaute 84917
            écololibriste

          Les centrales à charbon font beaucoup plus de morts tous les ans et on en parle jamais...

        • Snoopycolas
          • Posté à 05h52 le 16/10/2009
          • Internaute 93071
            Etudiant

          Vous citez l’Allemagne et la Suède...

          la Suède pleure et pleurera encore longtemps l’arrêt du nucléaire, ah c’est beau les éoliennes à tout bout de champs mais niveau production d’électricité ça vaut peanuts...UNE seule de leur centrale nucléaire produit 25% de leur besoin énergétique...ils ne sont pas pressé qu’elle ferme...

          L’Allemagne est dans la même situation, d’ici un an ils vont également voter le prolongement de la durée de vie des centrales(pour ne pas dire l’arret en fait de leur procédure de fermeture des centrales nucléaires) et encore c’est parce que cette chère Angela n’a pas réussi à faire revenir le débat pour relancer le Nuc...

          Ces pays sont aujourd’hui obligé d’importer massivement de l’énergie parceque le renouvelable c’est bien beau, c’est vert, c’est propre (haha ça me fait rire ça aussi, regarder l’ACV d’un panneau photovolatïque ;)) mais ça ne suffira jamais à subvenir au besoin énergétique d’un pays (sous les formes que nous lui connaissons aujourd’hui)

    • Troll-en-folie
      Troll-en-folie répond à solènejazz
      Parano chronique
      • Posté à 14h10 le 13/10/2009
      • Internaute 87214
        Parano chronique

      (malheureusement la radioactivité ne s’arrête pas aux frontières)

      Ça, c’est faux !
      Alain Madelin qui était ministre de l’industrie à l’époque de Tchernobyl, l’a répété plusieurs fois à la télévision française (la meilleure du monde) : « Dormez tranquille braves gens, pas de nuage radioactif chez nous. Vos élus (les meilleurs du monde) veillent ».

      • karlM
        karlM répond à Troll-en-folie
        Précaire
        • Posté à 15h23 le 13/10/2009
        • Internaute 21378
          Précaire

        et SSarko responsable aux risques industriels

    • Cogito_ergo_sum
      Cogito_ergo_sum répond à solènejazz
      Citoyen
      • Posté à 14h31 le 13/10/2009
      • Internaute 92316
        Citoyen

      Réponse à 1) : parce que trop d’intérêts sont en jeu pour laisser les citoyens mettre leur nez là dedans.
      Réponse à 2) : la même
      Réponse à 3 : Là pas de problème : la radioactivité s’arrêterait aux frontières, Sarlozy s’en occuperait PER-SON-NEL-LE-MENT.

    • V.B.
      V.B. répond à solènejazz
      Chercheur
      • Posté à 16h11 le 13/10/2009
      • Expert 27686
        Chercheur

      1) J’ai quelques doutes sur la possibilité de bidonner les contrôles de l’AIEA. Cette agence indépendante n’a pas d’intérêt particulier dans l’électronucléaire francais et du coup je ne vois pas pourquoi ils la fermaient si un réacteur nucléaire était en mauvais état. En même temps elle n’a jamais fait ferme de site à ma connaissance, donc...

      2) L’électronucléaire coute horriblement cher ; ce sont des investissement à très long terme (l’EPR de Finlande va leur couter quelques milliards d’euros tout de même) et tant qu’on aura pas réglé le cas des déchets ultimes, on ne pourra pas savoir combien le tout coûte.
      Par contre, il y a un vrai problème de physique et quantité d’énergie disponible derrière tout ça : si on abandonne le nucléaire, sauf recours massif au charbon/pétrole/gaz, il va falloir revoir très sérieusement à la baisse le niveau de vie des pays développés parce la consommation énergétique par tête de pipe n’est tout simplement pas soutenable même en mettant des éoliennes partout. Les énergies vertes sont des solutions de production LOCALE qui ne permettront pas de faire tourner une mégalopole comme Paris + banlieue...
      Si vous avez des doutes, lisez Jancovici (Lien)

      3) En cas d’accident, on s’entère le temps que la contamination disparaisse. Disons... 1 millions d’années ?

      • solènejazz
        solènejazz répond à V.B.
        • Posté à 14h43 le 17/10/2009
        • Internaute 89346

        Votre réponse est très utile et elle met l’accent si une solution au problème energétique : la consommation

        il ne faut pas produire autant, il faut consommer moins

        et l’AIEA (donc les états unis) a besoin du soutien français pour faire pression sur l’IRAN et tout les pays qui désiraient obtenir la bombe

    • mauser
      mauser répond à solènejazz
      • Posté à 17h06 le 13/10/2009
      • Internaute 4683

      L AIEA vérifie que vous ne fabriquez pas une bombe sous le manteau si vous ne faites pa partie du club qui s’élargit de plus en plus

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 12h41 le 13/10/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    L’Europe envoie ses déchets chimiques et bactériologiques en Afrique et ses déchets nucléaires au fin fond de la Russie.
    Et quand ils n’en veulent pas, on déverse ces saloperies sur leurs plages.
    Je ne peux m’empêcher de penser que ce monde est bien fait...

    Il va être temps que les pouvoirs publics deviennent un peu adultes, assument TOUTE la responsabilité de leurs choix en matière de politiques industrielles et énergétiques et arrêtent de jouer les illusionnistes sur le mode « puisque vous ne le voyez plus, le problème est réglé ».
    Il devrait y avoir une règlementation à l’échelle mondiale qui obligerait chaque pays à recycler ses déchets dangereux lui-même et mettant en demeure chaque exploitant énergétique de faire preuve de transparence dans cet exercice.

    • Barbatruc
      Barbatruc répond à tweesty
      Jedi
      • Posté à 12h54 le 13/10/2009
      • Internaute 92719
        Jedi

      « Il va être temps que les pouvoirs publics deviennent un peu adultes »

      Ils sont adultes... selon la définition officielle : « personne en pleine possession de ses moyens, capable d’évaluer les bénéfices d’une action, sans se préoccuper des conséquences pour les autres ».

  • Marylinda
    • Posté à 12h52 le 13/10/2009
    • Internaute 92483

    Et dire qu’on nous a toujours fait croire que l’énergie nucléaire était « non polluante ». Que le seul problème était de trouver des endroits pour enfouir les déchets. Je ne savais pas qu’il y avait des déchets qu’on était apparemment capables de traiter.

    • V.B.
      V.B. répond à Marylinda
      Chercheur
      • Posté à 16h16 le 13/10/2009
      • Expert 27686
        Chercheur

      On sait retraiter la majorité des déchets nucléaires - et par majorité j’entends les plus radioactifs, les combustibles usés des centrales nucléaires.
      On sait en extraire pratiquement l’intégralité de leur radioactivité, on sait la concentrer dans des volumes ridiculement petits : de l’ordre du volume d’une piscine olympique pour la production électrique d’une année.
      On sait en faire du verre nucléaire, les mettre dans des barils, le tout étant calculé pour tenir un petit 10000 ans sous terre.

      En revanche, on ne sait pas OU les mettre, puisque personne n’en veut. Pourtant, je serais bien plus rassuré d’avoir dans mon jardin un puit de stockage connu et surveillé, plutôt que de risquer qu’une andouille décide en douce de les balancer à la flotte, ni vu ni connu c’est pas gros...

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h25 le 13/10/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Un déchet (détritus, résidu, ordure...) est un objet en fin de vie ou une substance issue d’un processus, jugés inutiles, dangereux ou encombrants, et dont on veut se débarrasser.

    les moyens de s’en débarrasser :

    le tri pour prise en charge et traitement.
    le « vallon » discret où on va le jeter , et le laisser là à polluer tranquillement.... solution choisie par le nucléaire français.. dans un « vallon » étranger...bien loin des regards de ses clients..

    bel exemple de civisme, de respect de la santé publique, et de respect de notre terre mère.

    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (Lavoisier)

    • mauser
      mauser répond à pablico
      • Posté à 17h11 le 13/10/2009
      • Internaute 4683

      Juste une question avez vous dèjà traitè avec les soviètique de la belle époque ...
      Entre le discour vendeur , l’exemplaire de démonstration rutilant et la série bien souvent ce n’est pas un fossè mais un gouffre .

  • Sylvain999
    Sylvain999
    technicien radioprotection
    • Posté à 14h00 le 13/10/2009
    • Internaute 92778
      technicien radioprotection

    Bonjour, vous vous etes trompe ce n est pas de l uranium enrichi que l on envoie en stockage mais bien de l appauvri . L uranium enrichi est difficile a obtenir, n est pas un dechet et se vend tres bien pour faire tourner les centrales ou si il est tres enrichi a faire des bombes.
    vous trouverez des infos la dessus ici : Lien’uranium

    Le stockage a ciel n est pas un probleme du point de vue radiologique.Par contre d un point de vue chimique et toxicologique l uranium est un metal lourd et dangeureux au meme titre que le plomb ou le mercure.

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 14h40 le 13/10/2009
    • Internaute 84604
      fumiste

    Le pb des déchets a toujours été traité avec une grande désinvolture. Au début des années 80 le centre de La Hague utilisait des bâtiments et installations hautement radioactifs dont ils ne possédait même pas les plans. Personne ne savait où passaient les tuyaux et ce genre d’histoires.

    Il a fallu qu’une équipe de géomètres travaille des mois à l’aide de robots pour faire les plans de recollement de ces installations et que l’on sache ce qui se passait dans ces bâtiments.

    La Hague ne me fera pas de procès en diffamation, je connais les noms des collègues, ayant travaillé avec eux dans d’autres lieux, je connais les techniques utilisées pour les relevés (robots équipés de caméras à infrarouge par exemple)

    Ceci pour souligner la légèreté des procédures, c’est une chose que l’on ne sache pas où passent exactement les canalisations de flotte, c’en est une autre d’ignorer ce qui se passe dans une installation de retraitement nucléaire.

    • V.B.
      V.B. répond à alberich
      Chercheur
      • Posté à 15h59 le 13/10/2009
      • Expert 27686
        Chercheur

      Il y a quelques annecdotes intéressantes du même genre à propos du démantèlement des installations expérimentales du fort de Fontenay-aux-Roses, en banlieue parisienne...
      Notamment une histoire de cave pas indiquée dans les plans remplie de déchets en mauvais états qui fuyaient et auraient foutu un certain merdier dans le planning de nettoyage...

      • alberich
        alberich répond à V.B.
        fumiste
        • Posté à 18h30 le 13/10/2009
        • Internaute 84604
          fumiste

         :)

        De l’inconséquence des gens, j’en ai une bien bonne à propos d’explosifs qui était stockés en plein soleil dans un bâtiment type Algeco.

        Bien entendu comme il est interdit de le faire il y avait aussi les détonateurs et du cordon explosif dans le local.

        Un jour les bâtons se sont mis à suer, plus aucun mineur ne voulait s’approcher du local. A la stupéfaction générale, personne ne connaissait la nature des explosifs stockés, à priori des nitrate-fuel mais sans certitudes.

        L’armée appelée en renfort a refusé de s’approcher du local et l’a détruit à distance à coups de canon.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 14h57 le 13/10/2009
    • Internaute 55044
      trouveur

    Les déchets du nucléaires.
    1.Déchets recyclables - enrichissement et nouvelle utilisation dans une centrale nucléaire.
    2.Déchets non recyclables - techniques de purification trop chères. Par contre fourniture d’électricité par énergies Bêta voltaïque et Gamma voltaïque. Ces techniques, similaire au photovoltaïque, ne vont pas tarder à arriver, notamment avec l’augmentation du prix du pétrole.
    Donc, ces deux catégories serviront. Il ne s’agit pas vraiment de déchets. Et ce sont eux qui ont la radioactivité la plus forte.

    3.Les vrais déchets, inutilisables. Trouver des sites d’enterrement.
    Il faut savoir que on trouve des endroits naturels où existent des réactions de fission nucléaire ( oui, des bombes naturelles) en activité. Alors le stockage de déchets... ! ! ! çà coûte cher, mais c’est pas un problème insurmontable.

    • karlM
      karlM répond à Marcantoines
      Précaire
      • Posté à 15h25 le 13/10/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      « çà coûte cher, mais c’est pas un problème insurmontable »

      ben voui mon bon monsieur, ça fait 40 ans qu’ils le disent ! !

      • V.B.
        V.B. répond à karlM
        Chercheur
        • Posté à 15h55 le 13/10/2009
        • Expert 27686
          Chercheur

        Les chercheurs ont été mis assez tardivement sur la brèche à ce sujet. Depuis la loi dite « Bataille » de 1991 (du nom du député qui l’a déposé) jusqu’à l’année dernière, il devait y avoir pas loin de 2000 chercheurs en train de se décarcasser à temps plein sur le sujet. Il faut le temps aux chercheurs et aux ingénieurs d’arriver à obtenir des résultats. Étant en train de terminer une thèse de chimie sur une sous-partie de sous-partie du problème du stockage nucléaire, je peux vous affirmer que le problème est très très loin d’être simple et d’être réglé.

        ... hem ceci étant, dans l’hypothèse où la recherche soit terminée, encore faut il que les entreprises genre AREVA tiennent compte de l’intégralité de ce qui a été découvert, le bon comme le moins bon ...

    • insoucience
      • Posté à 19h02 le 13/10/2009
      • Internaute 54081

      « çà côute pas cher, mais c’est pas un problème insurmontable »

      vous plaisantez j’espèèèère

  • V.B.
    V.B.
    Chercheur
    • Posté à 15h44 le 13/10/2009
    • Expert 27686
      Chercheur

    La dernière phrase de l’article, de Eric Guéret, montre hélas que malgré une enquête de terrain de plusieurs mois, nos deux journaliste n’ont pas pris le temps de comprendre la physique qui est derrière le problème.

    Avant d’aller courir le monde, un petit tour par Wikipedia peut être ?
    Lien, dans la partie « Cycle uranium de traitement, théorie »
    On y apprend ceci :
    « L’uranium du combustible irradié possède une isotopie dégradée par rapport à l’uranium neuf. La proportion de l’isotope 236 augmente. Or, cet isotope agit comme un poison neutronique par des captures stériles. Par ailleurs, les impuretés formées au cours de l’irradiation complexifient le traitement. Pour ces raisons, en 2006, le traitement n’est envisagé que pour l’uranium de première génération. Le multi-recyclage n’est considéré qu’à plus long terme. »

    Dans un réacteur nucléaire, seule une petite partie de l’uranium est brulé. Par brulé, il faut comprendre : transformé en autre chose, par exemple du plutonium. Parmi les nombreux produits qui se forment, certains sont particulièrement génant : les poisons neutroniques, parce qu’ils parasitent la réaction nucléaire. Un combustible nucléaire contenant un poison neutronique, c’est un peu comme du bois vert : ca brule mal.
    Lorsque le combustible nucléaire est usé, il est effectivement recyclé par AREVA à La Hague. Là bas, on dissout ce combustible et on le sépare en trois : l’uranium, le plutonium, et le reste. La partie uranium, c’est ce qu’on appelle l’uranium appauvri parce qu’il contient moins d’uranium 235 que le combustible. Paradoxalement, l’uranium appauvri est fortement enrichi en uranium 236, qui est donc un poison neutronique.
    Pour préparer un nouveau combustible nucléaire avec de l’uranium appauvri, la recette la plus simple est la suivante : mélangez-y en gros 2g de plutonium par kg. Le premier gramme est le combustible, le deuxième permet de contrebalancer l’effet de l’uranium 236.
    Si on remet en centrale et qu’on recycle à nouveau, que ce passe-t’il ?
    L’uranium appauvri contiendra beaucoup plus d’uranium 236 que la première fois ; il faudra donc mettre plus de plutonium dedans pour pouvoir en faire un combustible nucléaire.
    Il faut aussi noter que la radioactivité de l’uranium appauvri n’est pas son vrai problème, on peut le stocker sans trop de soucis ... comme tout déchet chimique TRES toxique : la dose léthale pour une personne adulte est de 140 mg (Lien). En effet, l’uranium est un métal lourd et toxique, comme le plomb ou le chrome.

    Enfin, bien sur que les responsables de La Hague ne peuvent pas affirmer qu’il y a zéro contamination : elle rejette en permanence le tritium et l’iode extrait des déchets en pleine mer. L’idée est que la quantité d’iode radioactif rejetée est négligeable devant la quantité d’iode contenue dans la mer ; au point de rejet, si le mélange se fait bien, on n’augmente pratiquement pas le taux de radioactivité global ; si le mélange se fait mal, on contamine la biosphère locale avec un élément radioactif qui a été mis en évidence comme étant responsable de l’épidémie de cancers de la tyroïdes chez les enfants bielorusses voisins de la centrale de Tchernobyl.
    Bien entendu, les courants varient avec le jour et l’heure...

    • Alec Sandre
      Alec Sandre répond à V.B.
      • Posté à 17h19 le 13/10/2009
      • Internaute 26308

      @ V.B.
      Merci pour vos explications qui sortent de l’irrationnel dans lequel baignent souvent les réactions sur le nucléaire.

      En ce qui concerne le reportage d’Arte, quiconque a vu un de leurs reportages sur la Russie sait que cette chaine souffre d’un anti-russisme aigu et chronique, et pour ce qui est de l’exportation et du retraitement de l’uranium appauvri en Russie, il est plus fiable de croire les explications d’EDF que celles des journalistes cultivant le sensationnalisme et la peur.

      Cette chaine qui n’a pas fait mention de l’existence de navires de l’US navy transformés en centres de torture dans les eaux internationales, à l’abri des regards indiscrets et des poursuites judiciaires, ( ça c’est des droits de l’homme !) est toujours prête à dénoncer des atteintes aux droits de l’homme imaginaires ou démesurément grossies en Russie.
      La présence à la tête du conseil de surveillance de cette chaine de Bernard-Henry Lévy n’y est peut-être pas complétement étrangère...

      Entre autres, il faut savoir que Tomsk n’est pas une « ville secrète », mais une ville de Sibérie occidentale que vous pouvez aller visiter si vous le souhaitez.

      • yoda26
        yoda26 répond à Alec Sandre
        Y
        • Posté à 18h00 le 14/10/2009
        • Internaute 89878
          Y

        J’ai du mal à croire que les lacs à ciel ouverts dans lesquels on met les déchets radioactifs soient une information créée de toute pièce.

        J’ai plus de facilité à croire une association comme greenpeace ou des journalistes qui ne disent pas la même chose que nos dirigeants au vu de ce qu’on voit au début du reportage. Le rejet des déchets directement dans la mer. A moins que là aussi, ce soit du montage.

        Enfin, le reportage parle de La Hague et commence à nous parler du site de Hanford qui se trouve au US si je ne m’abuse. Le reportage fait donc aussi de l’anti-américanisme. Il indique aussi que c’est l’angleterre qui a rejeter le plus de déchet dans la mer (80% à elle toute seule si je me souviens). Donc le reportage est anti anglo saxon.

        Que la Russie soit au coeur du reportage n’est peut-être pas un hasard. C’est un très grand pays qui a été gouverné pendant des décennies par le « diktat ».

        Bref, je trouve le reportage intéressant et vous lui faites un procès d’intention.

        Mais peut-être suis-je tombé dans le panneau.

         
        • Alec Sandre
          Alec Sandre répond à yoda26
          • Posté à 07h03 le 15/10/2009
          • Internaute 26308

          Deux articles intéressants sur le sujet :

          Lien

          Lien

        • Tassin
          Tassin répond à yoda26
          Inquiet
          • Posté à 17h55 le 15/10/2009
          • Internaute 70606
            Inquiet

          « J’ai du mal à croire que les lacs à ciel ouverts dans lesquels on met les déchets radioactifs soient une information créée de toute pièce. »

          Moi de même, surtout que ce lac comblé est clairement visible sur google earth ! !

          Lien

        2 autres commentaires
  • Blackhawk
    • Posté à 16h50 le 13/10/2009
    • Internaute 48430

    Autant je suis à fond pour le respect de l’environnement, autant le green washing journalistique, qui consiste à créer de toutes pièces des affaires d’environnement, juste pour faire vendre, je condamne.

    Libération est un journal qui connait de graves problèmes financiers, donc quelle aubaine.

    Libération fait l’auto promo de son enqête. Il n’y a donc pas de recul critique. Et la déontologie journalistique ?

    Ces journalistes, généralistes, n’ont pas pris en compte l’aspect juridique de cette affaire : qui appartient à qui, donc qui est responsable de quoi. Et ça change tout.

    Je serais d’avis que l’ AMF fouille du côté de ces 2 journalistes. Quoi de mieux qu’un bel écran de fumée télécommandé pour permettre à certains de tirer parti de l’émoi médiatique et des fluctuations conséquentes possibles pour faire des profits...

    D’ou un gros bidonnage.

  • michel 13
    • Posté à 16h10 le 13/10/2009
    • Internaute 49378

    Mais que fait Nicolas Hulot contre ces déchets ?

    • insoucience
      insoucience répond à michel 13
      • Posté à 18h24 le 13/10/2009
      • Internaute 54081

      ni ici ni ailleur
      nous mamifestons souvent contre tous ces projets de dechets radioactif, mais celle ci interresse trop peu de personne
      est c’est dommage, attristant car il y a d’autre solutions a ce fleau
      nicolahublot s’en tape il a fait un filme, vide , « ininterressant “
      on connait deja tous ça, n’aller pas depenser une place de cinéma .........
      Lien
      Lien

  • tox
    tox
    http://www.dessins-tox.com
    • Posté à 17h07 le 13/10/2009
    • Internaute 10208
      http://www.dessins-tox.com
  • cyberjournaliste
    cyberjournaliste
    cyberjournaliste
    • Posté à 17h36 le 13/10/2009
    • Journaliste 92823
      cyberjournaliste

    Ceci est un communiqué des éditions l’Esprit frappeur

    Nous souhaitons réagir à propos de la diffusion de Déchets : le cauchemar du nucléaire, documentaire réalisé par Eric Guéret et Laure Noualhat, sur Arte, le mardi 13 octobre 2009, à 20h45.

    La qualité de ce travail – « une enquête coup de poing », dit le réseau Sortir du nucléaire – nous oblige à ajouter ici un bémol. Si ceci est très bien, cela aurait été encore mieux en mentionnant ses sources…

    L’occultation des sources d’information, sur des sujets aussi sensibles que le nucléaire, ne facilite pas la compréhension.

    Pour le grand public, la citation d’ouvrages à des prix abordables, accessibles à tous, documentés et référencés, est importante et complémentaire.

    Cela aurait l’avantage de présenter des sources plus équilibrées, et d’éviter de donner l’impression que le sujet n’a été pas sérieusement fouillé pour la réalisation du documentaire que vous présentez, et dans le livre tiré de cette enquête, co-édité par Le Seuil et Arte.

    Plusieurs ouvrages, parus récemment, auraient mérité de figurer dans les références bibliographiques, sur le site Internet de la chaîne Arte dédié à cette soirée, à la fin de la diffusion du documentaire – et au cours du débat qui suivra –, comme dans ce livre-enquête.

    En ce qui nous concerne, vous trouverez dans le catalogue des éditions Esprit Frappeur, les ouvrages :

    * Perline, Tout nucléaire, une exception française (1997 – 1,5 euro) EF007

    * Bella et Roger Belbéoc’h, Sortir du nucléaire, c’est possible, avant la catastrophe ! (2002 - 3 euros), EF020

    * Roger Belbéoc’h, Tchernoblues, de la servitude volontaire à la nécessité de la servitude (2002 – 4 euros), EF105

    * Ben Cramer et Camille Saïsset, La descente aux enfers nucléaires, Mille milliards de becquerels dans la terre de Bure (2004 – 6 euros), EF128

    Et c’est particulièrement pour ce dernier ouvrage – qui porte sur le même sujet que cette émission d’Arte et le livre qui l’accompagne – que l’on s’étonne aujourd’hui.

    Camille Saïsset, co-auteure de La descente aux enfers nucléaires, s’est émue la première :

    « Ce mercredi soir, grande soirée sur les déchets nucléaires sur Arte. Un documentaire suivi d’un débat avec PPDA... En effet, en parallèle de la réalisation de ce docu d’Eric Guéret et Laure Nouhalhat, un livre-enquête a été écrit par celle-ci, deux œuvres qui portent le même titre : Déchets : le cauchemar du nucléaire. »
    « Jusque-là, tout va bien, à peu près. En effet, notre ouvrage La Descente aux Enfers nucléaires, mille milliards de Becquerels dans la terre de Bure, paru aux éditions l’Esprit Frappeur en juin 2004, ne figure pas dans la biblio de cet ouvrage sortit ce 8 octobre ; sur la dizaine de titres cités, figurent par contre deux d’Anne Lauvergeon, la patronne d’Areva... Dans le cadre, de l’annonce de la soirée télévisée, sur le site de Arte, se trouve un onglet biblio.. Une liste d’ouvrages qui seront probablement repris par PPDA à l’antenne le jour dit. »

    « Là encore, pas La Descente aux enfers nucléaires...

    “Biblio peut être pas complète”, dirait l’auteur. Le webmaster d’Arte aurait été averti de l’existence de notre ouvrage et pourtant, rien... »

    Son co-auteur, Ben Cramer, renchérit :

    « Il est étonnant de voir que La descente aux enfers nucléaires ne soit pas référencé, alors qu’il l’a été à la Cité des Sciences, par les autorités de sûreté nucléaire, il y a deux ans, et qu’il contient lui-même 8 pages de bibliographie et aucun livre de pub d’Areva. »
    « Il est étonnant de voir que le titre est tellement proche entre “descente aux enfers” et “cauchemar”. »
    « Il est surprenant que certaines infos sur l’international et sur le lien civil/militaire se recoupent sans qu’il y ait le moindre renvoi aux sources d’inspiration… »
    « Peut-être que ces silences s’expliquent par le fait que, dans cette affaire des déchets de Bure, il y a de grosses casseroles que La descente aux enfers nucléaires n’hésite pas à dénoncer :

    - tabou : la mort d’une victime sur le chantier ;

    - un invalide à vie dû au chantier ;

    - géographie : un continuum depuis Moronvilliers en passant par Valduc ;

    - une critique en règle des opposants qui ne s’opposent pas beaucoup, (et s’opposent toute autocritique) ;

    - la perspective d’un chantier à finalité pas seulement expérimentale ;

    - et la perspective d’un site pas seulement français mais européen. »

    Quoiqu’il en soit dans cette affaire, profitons de l’occasion pour dénoncer ici le fait que l’on peut voir fréquemment des éditeurs ou des médias institutionnels ignorer purement et simplement le travail d’éditeurs indépendants, rarement mentionnés, souvent pillés…

    Ce mécanisme tend à conforter un système monopolistique de diffusion de l’information, dont il est à craindre qu’il tend au contrôle de l’espace critique. Même et y compris quand il s’agit, comme ici, de diffuser une information critique, le fait qu’on prenne soin au passage de nier l’existence d’autres travaux critiques, nous oblige à dénoncer cette entreprise encensée par ailleurs à juste titre.

    Dans le parcours de l’édition critique, on aura souvent vu de fausses critiques se substituer aux vraies. On sait que c’est un soucis constant du pouvoir que de contrôler sa propre critique. Serait-on ici dans un cas semblable ?

    Contact presse : Farid / 06 14 81 56 79

    • yoda26
      yoda26 répond à cyberjournaliste
      Y
      • Posté à 16h42 le 14/10/2009
      • Internaute 89878
        Y

      On peut saluer le fait qu’un documentaire vienne informer la population française sur les risques liés au nucléaire malgré le puissant lobby qui agit en France.

      Toutefois, et je suis d’accord avec vous, on est loin de ce qu’il faudrait faire pour faire évoluer la problématique. Ce type de reportage un peu choc a tendance à réveiller les gens ... puis ... tout est fait pour qu’ils se rendorment.

      On est loin de l’acte militant, de la prise de conscience nationale ou bien d’une critique sévère qui viserait à remettre en cause la légitimité de cette modalité de production d’énergie qui est la pire que l’homme ait inventée.

      La preuve en est des commentaires un peu plus bas : « je préfère quelques tonnes de déchets nucléaire que des GES » Ou encore « le nucléaire c’est pas cher ».

      Bref, merci pour votre commentaire qui apporte de l’eau au moulin. Il y encore du travail à faire pour convaincre et informer.

    • mixture fait maison
      • Posté à 12h03 le 15/10/2009
      • Internaute 91546

      On assiste aux mêmes problématiques sur la critique des nanotechnologies actuellement, puisqu’une grande campagne de propagande sois disant « participative » est lancée en France dès aujourd’hui à Strasbourg.

      Sauf que contre les nanos, on a 10 ans de retard, comme pour l’information critique du public concernant le nucléaire. des docu comme celui d’Arte ou celui de France 3 sur AREVA, il va falloir attendre 20 ans pour voir les mêmes sur les nanos, quand ce sera trop tard donc...

      La critique médiatique dans nos démocraties se fait avec du retard à l’allumage VOLONTAIREMENT, pour décourager toute contestation et endormir les gens avec de beaux reportages apocalyptiques, montés comme des thrillers hollywoodiens.

      C’est sur que lire un bouquin à l’Esprit Frapeur ou les publications de Pièces & Mains d’Œuvre aux éditions l’Échappée demande plus d’effort... aux journalistes !

      Donc pour les nanos c’est là :

      Lien

      Lien

      @ Rue 89 : N’attendez pas 20 ans pour consacrer des articles à cette campagne de désinformation. A bonne entendeur...

  • umff
    umff
    ...
    • Posté à 18h38 le 13/10/2009
    • Internaute 83477
      ...

    Je ne voie pas en quoi les déchets nucléaires seraient pires que d’autres, par exemple les déchets des centrales à flamme qu’on appelle gaz à effet de serre, m’enfin la voxa populi, les associations et les journalistes ont décidée de crier haro sur les déchets nucléaires il faut suivre...

    Pour ma part je préfère largement les déchets nucléaire aux gaz à effet de serre et si notre bilan énergétique est moins médiocre qu’ailleurs, si le prix de l’électricité est bas, quelques tonnes de déchets valent bien ça.

    et pour donner quelques chiffre les plus dangereux déchets ne représente que 200 tonnes pas ans de déchet à haute activité soit 11m3 le volume 2 petites voitures

    • insoucience
      insoucience répond à umff
      • Posté à 19h23 le 13/10/2009
      • Internaute 54081

      oui gaz a effet de serre
      je vis dans un petit coin tranquille ou le taux de cancer est un des plus élevé de france( c volontaire le manque de majuscule)
      normal on a des essais nucléaire ainsi que des dechets
      ou polution du sol par les dechets radioactif, qui circulent dans le sol, dans l’eau , dans les riviéres, nappes fréatique, on boit cette eau......qu’est ce qu’elle est bonne... ! ! ! !
      oui ça merite une réflexion une grande, UNE TRES GRANDE

      • umff
        umff répond à insoucience
        ...
        • Posté à 19h52 le 13/10/2009
        • Internaute 83477
          ...

        montre moi tes études épidémiologique et ont verra. Les cancers ont des provenances multiples.

        le taux d’exposition aux irradiation est du à 43% au Radon (naturel donc) 20% aux irradiation d’origine médicale (Radiographies, scanners, radiothérapies...) 16 % aux éléments absorbés par alimentation (essentiellement du potassium 40 contenu - naturellement aussi - dans les aliments) 13 % au Rayonnement cosmique 6% au rayonnement interne et 3% au autres origines artificielles (industries minières diverses, retombées atmosphériques des essais militaires, instruments de mesure, certains procédés industriels tels la radiographie de soudures) dont 0.3% du au nucléaire. Ce qui fait 0,01 mSv /pers/an

        les déchets qui circulent dans les nappes phréatique, j’aurais tout lu.

         
        • yoda26
          yoda26 répond à umff
          Y
          • Posté à 17h46 le 14/10/2009
          • Internaute 89878
            Y

          Les déchets qui circulent dans les nappes phréatiques, c’est bien ce que nous montre le reportage sur le site de Hanford au Etats Unis. Pourquoi cela vous paraît-il si étrange ?

          • mixture fait maison
            • Posté à 14h46 le 15/10/2009
            • Internaute 91546

            MORT AU NUCLÉAIRE MORT À L’INDUSTRIE CHIMIQUE MORT AUX NANOS MORT A L’AGRICULTURE INTENSIVE

        2 autres commentaires
      • Marcantoines
        Marcantoines répond à insoucience
        trouveur
        • Posté à 23h59 le 13/10/2009
        • Internaute 55044
          trouveur

        Dans les fleuves et nappes phréatiques, pollution par les pesticides, les nitrates, les PCB. Pas par les déchets nucléaires : aucune radioactivité.
        Pesticides et nitrates proviennent de l’agriculture intensive.
        Il est à craindre que certains cancers proviennent d’éléments multifactoriels parmi lesquels les pesticides et d’autres petites molécules organiques.
        Personnellement, j’habite dans une région de France où l’eau du robinet est excellente.
        L’énergie nucléaire est actuellement une des énergies les moins polluantes. Ce qui ne doit pas nous empêcher de rechercher activement des énergies renouvelables plus écologiques et moins dangereuses.

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