11/10/2009 à 12h58

Agrocarburants : les grosses impasses du plan de l'Etat

Jean-Denis Crola | Oxfam France – Agir ici


« Colza » (Joe Shlabotnik/Flickr).

Attendue depuis des mois, l’étude de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) sur les bilans énergétiques et d’émission de gaz à effet de serre des agrocarburants produits en France n’a été publiée que discrètement sous la forme d’une courte synthèse.

Pourtant, l’enjeu était de taille : les résultats devaient alimenter la relecture du plan biocarburant français. Un plan jusqu’à présent plus favorable aux intérêts des industriels qu’à la protection de l’environnement et à la défense des droits des populations du Sud.

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(Fichier PDF)

La synthèse qui a été publiée le 8 octobre est une version très édulcorée et largement tronquée du rapport initial. Les agrocarburants y sont présentés sous un jour très favorable. En choisissant ce format, le gouvernement fait passer un message clair : la politique de soutien aux agrocarburants ne changera pas et restera la seule action mise en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.

Une efficacité énergétique très médiocre

En réalité, la lecture complète de l’étude conduit à des conclusions opposées à celle de cette synthèse. Les résultats qui y sont présentés sont bien plus mauvais que ceux des études précédentes, qui fondaient la politique française de promotion des agrocarburants.

L’efficacité énergétique calculée pour certaines filières est très médiocre. L’éthanol fabriqué à partir de blé et incorporé sous forme d’ETBE (éthyl tertio butyl ether, processus le plus courant d’incorporation de l’éthanol à l’essence) ne peut même pas être considéré comme une énergie renouvelable : sa production nécessite plus d’énergie que ce que l’éthanol final ne produit.

Et comme sa production nécessite l’utilisation d’énergie fossile, la France se condamne à subventionner durablement la filière. Le soutien français aux agrocarburants a atteint la somme de 800 millions d’euros en 2008. Autant d’argent qui pourrait être dédiés au soutien d’énergies renouvelables réellement efficaces.

L’impact sur les sols évacué du document de l’Ademe

Selon nos informations, c’est un pan entier du rapport qui a même entièrement disparu de la synthèse finalement publiée : la partie consacrée à l’impact du changement d’affectation des sols indirect.

Derrière cette dénomination complexe se cache une réalité bien gênante pour les industriels français. A cause de l’huile de colza détournée du marché alimentaire français et européen pour la production d’agrocarburants, les importations d’huile de palme ne cessent d’augmenter.

En Indonésie et en Malaisie, ce sont des millions d’hectares de forêt primaire qui disparaissent pour faire place aux plantations de palmiers à huile.

Une catastrophe climatique

La synthèse de l’Ademe publiée se contente de traiter ce sujet en pointillés :

  • « les changements d’affectation des sols peuvent venir modifier grandement ces résultats, voire pourraient potentiellement les inverser. »
  • Plus loin, la synthèse parle à ce sujet de « zones d’ombre », qui devraient faire l’objet de « travaux spécifiques ».
  • Pourtant, l’étude complète, dont une partie des conclusions n’a pas été publiée, fournit des résultats accablants.

Si l’on intègre l’effet du changement d’affectation des sols indirect, calculés dans le rapport complet, le bilan d’émission de gaz à effet de serre de l’huile de colza produite en France est le double de celui du diesel qu’il remplace. Une catastrophe climatique.

Cette étude scientifique promise par Jean-Louis Borloo au Grenelle de l’environnement risque de rester dans les tiroirs, ce qui permet au gouvernement de ne pas remettre en cause le soutien de la politique française à la promotion des agrocarburants. Circulez, il n’y a rien à voir !

Avec Diane Vandaele du Réseau Action Climat

Photo : « Colza » (Joe Shlabotnik/Flickr).

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  • zaichonok
    zaichonok
    bobo bio
    • Posté à 13h55 le 11/10/2009
    • Internaute 61156
      bobo bio

    l’agrocarburant fait partie de ces fausses bonnes idées à combattre très activement.
    C’est dramatique que sous prétexte que des enjeux industriels se mettent en place dès que la fausse bonne idée apparait, on occulte totalement ce genre de contradiction ! ça fait plusieurs années qu’on sait que le biocarburant est un non-sens, et on va lancer le financement de ces filières à coup d’argent public !

    Quand est-ce que l’on mettra enfin les politiciens qui s’engouffrent là-dedans face à leurs responsabilités...

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à zaichonok
      • Posté à 14h23 le 11/10/2009
      • Internaute 12674

      Moi, les fausses bonnes idées écologiques, je suis vraiment las de cela... Les maudites consignes écolo-environnementales se mordent la queue sans fin

      Lien

      C’en est vraiment pestant.
      Paul Laurendeau

      • pablico
        pablico répond à ysengrimus
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 15h56 le 11/10/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        il y a des agrocarburants de deuxième génération..ceux là basés sur les déchets..

        Lien..

        tout est une fausse bonne idée... même le pétrole...

        « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » Lavoisier,

    • I.P
      I.P répond à zaichonok
      Flat4
      • Posté à 15h24 le 11/10/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      Attention quand même à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
      Les agrocarburant actuels sont une bêtise je suis d’accord avec vous, surtout ceux produits à base de céréales.
      Maintenant ça serait dommage de se priver des résultats des recherches en cours pour produire du carburant à base d’algues, de déchets végétaux, etc. Si ça se trouve le rendement de ces nouvelles méthodes sera bien meilleur que ce qu’on a actuellement.

      • Brédala
        Brédala répond à I.P
        NB : dernières lignes dans " (...)
        • Posté à 17h33 le 11/10/2009
        • Internaute 63792
          NB : dernières lignes dans " (...)

        Justement, vous parlez d’algues...

        La compagnie aérienne Air France-KM veut faire voler 7% de ses avions aux algues vertes d’ici 2010.
        La compagnie a déjà signé avec une société hollandaise, AlgaeLink, spécialisée dans ce nouveau bio-carburant, composé pour 50% d’algues vertes et pour 50% de kérosène.

        Sont-ce, là, les mêmes algues qui schlinguent en Bretagne, et qui, de temps en temps, tuent des passants et des animaux ? !

        Si oui, l’élévage intensif des porcs a encore de beaux lendemains qui sentent devant lui.

      • PoG
        PoG répond à I.P
        Etudiant.
        • Posté à 00h42 le 12/10/2009
        • Internaute 70681
          Etudiant.

        Si. Justement, si. Jeter le bébé avec l’eau du bain, voila la seule alternative. L’énergie, ça ne s’invente pas. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». A moins de réussir a contrôler la fusion, jamais la planète ne survivra à un assèchement de son énergie comme actuellement. Ce qu’il faut changer, c’est les mentalités. Le bus, le métro, oui. Une voiture par personne, c’est la fin du monde, tout simplement.

      • Enki
        Enki répond à I.P
        alchimiste
        • Posté à 12h25 le 12/10/2009
        • Internaute 9562
          alchimiste

        Oui, le problème est surtout d’appliquer aux biocarburants la même idéologie industrielle qui nous a mis dedans, et de n’envisager surtout que la production d’agrocarburants.

        Ceci alors que l’enjeu est d’indexer notre consommation de combustibles sur ce que nous produisons de déchets dans la chaine agro-alimentaire, la production industrielle, et la gestion de notre environnement.

        Et il n’est pas besoin d’attendre le résultat des recherches en cours, sur la méthanisation de la biomasse, cette technique, simplissime, est opérationnelle depuis les années 60. Les recherches en cours visent à établir l’ingénieurie et l’optimisation des rendements de cette filière, afin qu’elle soit captive du marché et de nos voies de développement industrialo-financier.

        Le paysan indien n’a pas besoin d’une multinationale pour produire du biogaz avec les jacinthes d’eau qui obstruent ses canaux d’irrigation, les bouses de vache et ses propres eaux sales. Il n’a besoin que de se voir expliquer comment ça marche, un peu de terrassement, un peu de maçonnerie, des matériaux locaux, pas d’électronique, pas de contrat d’entretien, pas de prêt à vie.

        Pas de déchets, hormis un amendement agricole qui casse le business des marchands de chimie agricole.

        Le biogaz de digesteur est LE biocarburant universel, mais c’est une misère pour le business capitalistique. En plus, c’est moins classe qu’une éolienne ou un panneau solaire... c’est rien qu’une cuve à merde !

        ( Je sollicite la modération du modérateur sur le terme désignant au premier degré à la fois nos matières fécales et ce qui caractérise notre civilisation universelle : La production de déchets.)

         
        • I.P
          I.P répond à Enki
          Flat4
          • Posté à 19h02 le 12/10/2009
          • Internaute 25391
            Flat4


          Ceci alors que l’enjeu est d’indexer notre consommation de combustibles sur ce que nous produisons de déchets dans la chaine agro-alimentaire, la production industrielle, et la gestion de notre environnement.

          Et d’après vous si demain on arrive à produire des agrocarburants avec des déchets de cultures ça ne rentre pas pile-poil là dedans ?

          Et puis bon, la production sauvage de méthane comme panacée de la lutte contre l’effet de serre, laissez moi rigoler. Quand on aura quelques centaines de millions de cuves à méthane bricolées au fond des jardins avec des petites fuites partout on aura l’air fin.

          Je vous parle de faire des carburants liquides avec un rendement de production élevé, sans convertir des champs dédiés à la nourriture des hommes et avec un bilan carbone positif. Peut-être que c’est un rêve impossible mais je préfère qu’on fasse des recherches là dessus plutôt que de me braquer en disant que ça sert à rien, c’est pas possible et on faisait mieux avant.

          • Enki
            Enki répond à I.P
            alchimiste
            • Posté à 12h58 le 13/10/2009
            • Internaute 9562
              alchimiste

            Sur la valorisation des déchets de culture, oui, bien sûr. C’est que je pense aussi au service espaces verts qui dépense beaucoup d’essence pour tailler des haies et tondre des pelouses.

            Vous ... Tu, si tu permets, fais la bonne objection sur la méthanisation.

            Laquelle ne m’avait pas échappé

            En effet, à l’avantage d’une mise en oeuvre autonome, artisanale et hors marché, répond l’inconvénient des pertes en méthane.

            Mais la biomasse destinée au digesteur est de toutes façons vouée à finir en gaz à effet de serre pour une grande part. L’humus est méthanogène. La jacinthe d’eau et la bouse de vaches finiront de toutes façons en CH4 et CO2, alors, autant ne pas aller couper un arbre.

            Sur la conversion du méthane en carburant liquide, oui, il y a des pistes enthousiasmantes, mais c’est comme la pile à hydrogène, le réacteur à fusion et le photovoltaïque high-tech : si tu veux équiper ton village, il faut dix villages qui crèvent de faim et déforestent à mort pour te l’offrir.

            De plus, techniquement, d’après ce que je peux expérimenter par moi même, si on se contente d’un stockage tampon (quelques jours de conso), les pertes ne semblent pas plus significatives que le pschitt d’un changement de bouteille ou les pertes des réseaux elec et gaz..

            Et j’ai cette pauvre conviction qu’un paysan pauvre sera plus vigilant à limiter ses pertes qu’un pétrolier à dégazer proprement.

            (merci de ton objection, je n’ai pas fini d’y réflechir)

        2 autres commentaires
      • zaichonok
        zaichonok répond à I.P
        bobo bio
        • Posté à 17h15 le 12/10/2009
        • Internaute 61156
          bobo bio

        ah ça oui je suis bien d’accord ! !
        il faut même encourager ce type de recherche...

  • ombrax
    ombrax
    IDF
    • Posté à 14h35 le 11/10/2009
    • Internaute 35027
      IDF

    Les agro-carburants ne sont ni une solution miracle, ni une plaie environnementale. Ils sont juste une alternative au sacro-saint pétrole, et une porte ouverte sur de vraies solutions pratiques : par exemple, la fabrication de carburant à partir des déchets urbains (plaie de notre société). Ce qu’on sait d’ailleurs déjà faire au Japon.
    Mais en France nous sommes les rois de la branlette comme le prouve cet article.

  • TienTien
    TienTien
    impavide devant les ruines de (...)
    • Posté à 17h16 le 11/10/2009
    • Internaute 86881
      impavide devant les ruines de (...)

    Une réaction bien argumentée, scientifique et solide, de notre saint hélicologiste national N.Hulot ? Non ? Ah bon....

  • sinclair
    • Posté à 18h04 le 11/10/2009
    • Internaute 2580

    Marre de cette ecolo bobo degoulinante de bonnes intentions et volontier culpabilisatrice et moralisatrice.
    Les fausses bonnes idées abondent et en premier le tout électrique forcement nucléaire que l’on nous fait passer pour propre et sans danger. On aura besoin de combien de Tchernobyl de Three mile island.

  • Radadalamechantesorciere
    Radadalamechantesorciere
    Cocker anglais
    • Posté à 18h17 le 11/10/2009
    • Internaute 25251
      Cocker anglais

    Les gaz à effet de serre, on ne parle que de ça, mais le reste ? Les micro particules, les gaz polluants ? Vous êtes déjà arrivé en avion au dessus de Paris, avec son gros nuage jaune qu’on ne voit que du ciel ? C’est du CO2, ça ?

    Ce qui nous tue, c’est surtout les merdes qu’on respire ; le CO2, c’est surtout une bonne excuse pour que les industriels se donnent une bonne conscience, genre « regardez ma nouvelle voiture comme elle est écolo, elle ne produit que 100g de CO2 ». C’est à gerber, parce qu’à côté de ça, la voiture déverse des monceaux de merdes cancérigènes et dégueulasses pour l’environnement et les hommes.

    De plus, nous sommes les seuls à mettre les filtres à particules en option sur les voitures.

    • tlaloc
      tlaloc répond à Radadalamechantesorciere
      Retraité
      • Posté à 18h59 le 11/10/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      L’espèce humaine mourra de ces pollutions que vous citez

    • inuit
      inuit répond à Radadalamechantesorciere
      grand nord
      • Posté à 17h27 le 12/10/2009
      • Internaute 82484
        grand nord

      c’est vrai que c’est hallucinant cette focalisation sur le CO2 qui dans l’absolu ne pollue pas vraiment alors que tant de merdes occupent les sols, l’air et les eaux
      des règlementations sévères sur ces polluants sont tout aussi urgent pour notre santé
      c’est la logique de l’écran de fumée pratiquée... à l’échelle mondiale en plus
      faut croire que les industriels ont moins à perdre avec la baisse du CO2 que la disparition des polluants en tout genre

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h52 le 11/10/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    les allemands ont abandonné depuis plusieurs années les agrocarburants de première génération nous en France on continue en retard d’une guerre

  • affreuxjojo
    • Posté à 19h50 le 11/10/2009
    • Internaute 29421

    Qui a fait le choix de tronquer le rapport de l’ADEME ?

  • Cogito_ergo_sum
    Cogito_ergo_sum
    Citoyen
    • Posté à 19h53 le 11/10/2009
    • Internaute 92316
      Citoyen

    Les agrocarburants, cela fait longtemps, sans même attendre le rapport de l’ADEME, que l’on savait que c’était une idée fumeuse.
    Le détail du rapport le confirme, la synthèse du rapport dit exactement le contraire histoire de ne surtout pas changer une politique qui s’avère désastreuse, aussi bien sur le plan écologique que financier (enfin là, pas pour tout le monde, ceci expliquerait-il cela ?).
    Il y a pourtant un carburant infiniment renouvelable qui pourrait être exploité en France. En effet, les membres de ce gouvernement semblent avoir une quantité illimitée de fumier dans leur tête. Si on trouvait un moyen de l’exploiter pour produire du méthane, puis du méthanol, peut-être pourrait-on parvenir à faire rouler au moins le parc des voitures élyséennes et ministérielles de manière respectueuse de l’environnement.
    Je suggère vivement que l’ADEME s’intéresse à cette question.
    Bien entendu, cette idée n’a de sens que si les personnes intéressée survivent à l’opération d’extraction. Un essai probatoire devrait permettre de tirer ce point au clair.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 20h49 le 11/10/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    dire que l’on va continuer à subventionner l’éthanol qui consomme plus d’energie que ce l’ethanol fournit

    c’est ubuesque ! !

    l’aprentissage d’une conduite econome et la limitation de vitesse sur autoroute permettrait une baisse de la consommation bien plus subtantielle que toutes ces fausses solutions

  • Warp
    • Posté à 00h44 le 12/10/2009
    • Internaute 26414

    le seul agrocarburant vraiment intéressant c’est le recyclage des huiles de friture usagées

  • Compte supprimé le 17 octobre
    • Posté à 16h31 le 12/10/2009
    • Internaute 91260
      Informateur.

    Amusement ...
    Je lis ...« Autant d’argent qui pourrait être dédiés au soutien d’énergies renouvelables réellement efficaces... »
    J’aimerais avoir la liste...

    « En Indonésie et en Malaisie, ce sont des millions d’hectares de forêt primaire qui disparaissent pour faire place aux plantations de palmiers à huile. “
    Les agriculteurs là bas, ils feraient quoi d’autre ... se reconvertir dans le tourisme sexuel ? ? ?
    Contrairement à ce que dit ...le Crola ...Oxfam France ? ? ?
    les agro carburants permmettent des débouchés pour compenser les sur productions agricoles ...

    Crola est vraiment un incompétent et personne à part moi pour l’écrire ...
    Je parie qu’il ne sait même pas calculer combien un homme de taille moyenne rejette de CO2 par jour ...

    Encore un qui croit que le co2 est responsable d’un criticable réchauffement climatique .... alors que ces mouvements ont toujours existé depuis la nuit de temps ....
    A l’époque des dinosaures , les scientifiques affirment qu’il y avait davantage de CO2 dans l’air ....
    A l’an mille , il faisait plus chaud que maintenant et il y avait même des vignes en Angleterre ...
    Mais bon...

    Ce bourricot de Crola ne le sait pas comme tant d’autres ...

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 16h47 le 12/10/2009
    • Internaute 55044
      trouveur

    Energies Béta voltaïque, Gamma voltaïque, et Photo voltaïque. Toutes basées sur la récupération des émissions de radiations sur des plaques de semi conducteurs sensibles à un spectre énergétique donné.
    Non seulement ressources quasiment inépuisables, mais utilisation directe des déchets nucléaires (Béta, Gamma) ou de la lumière solaire ( Photo) pour la fourniture d’électricité.
    L’utilisation d’un carburant hydrocarboné et de son oxydation dans un moteur à explosion sera bientôt rangée dans une bibliothèque au même rang que la machine à vapeur....Par contre la substance hydrocarbonée sera toujours utile pour l’industrie chimique, agro alimentaire, matériaux, plastiques, etc...
    Les français n’ont pas de pétrole. Ils ont de bonnes idées. Mais au niveau du dévellopement, de l’exploitation...Ils ont tendance à se disperser, regarder derrière eux, le passé, l’histoire. Conclusion : ils loupent le virage et arrivent derrière les autres.
    Allez les bleus !

  • inuit
    inuit
    grand nord
    • Posté à 17h17 le 12/10/2009
    • Internaute 82484
      grand nord

    dans les choix politiques, l’énergie renouvelable n’est jamais dissociée de la rentabilité renouvelable...
    on peut toujours chercher les solutions en attendant de voir une politique capable de les mettre en oeuvre : combien de dizaines d’années avant de voir une majorité de pays voter pour des responsables soucieux de l’intérêt général, déconnectés de des lobby, profits, éthiques... ?
    assurément, utiliser les sols pour autres chose que de l’alimentaire bio (enfin, de l’agriculuture tout ce qu’il y a de normal en fait, en opposition à la merde que l’on nous propose) semble être du bon sens au vu des besoins planétaires à venir
    on peut aussi se demander comment moins utiliser la voiture, comment moins en acheter en la faisant durer (je suppose qu’en changer sans arrêt consomme de l’énergie et crée du déchet)

  • jma14
    • Posté à 18h44 le 12/10/2009
    • Internaute 31729

    800 millions d’Euros ? J’avais entendu parlé de 100 millions.
    Quand je vois le temps que je passe pour m’informer convenablement. C’est affligeant.
    Vous rajoutez les contre-informations et les lobbying qui sont diffusés en continu, vous mélangez avec des politiques qui se servent avant de servir les citoyens et vous obtenez un pays de m...
    Ca ne sert même plus à rien d’envoyer une lettre à son député. Je l’ai déjà fait, ils envoyent des lettres toutes faites, sans répondre à votre question !
    Que faut-il faire attendre la prochaine élection présidentielle 2 ans à 800 millions d’Euros, ca fait encore plus chère ?

  • medicago
    medicago
    Plante cultivée
    • Posté à 04h47 le 13/10/2009
    • Internaute 58931
      Plante cultivée

    Et encore une mission inutile...
    99,9% des agronomes sont capables d’arriver aux conclusions de l’ADEME sur les « biocarburants » en 2 minutes. Il n’y a pas l’ombre d’un doute, il n’y en a jamais eu...Le rapport de l’ADEME est révélateur de la baisse de pouvoir des grands céréaliers et des grands opérateurs de la filière agro alimentaire qui par leur lobbying ont réussi à faire passer des vessies pour des lanternes.Ils ont aussi réussi à modifier le paysage français dans lequel les mornes plaines désertes ont succédé à la campagne et à supprimer la paysannerie au prétexte de sa non compétitivité. Au fait, c’est quoi la compétitivité ? Relire E Pisani qui a écrit que les objectifs énoncés dans le traité de Rome en 1957 (c’est à dire l’autosuffisance alimentaire de la CEE) ont été atteint dés 1960 et qu’ils n’ont jamais été remis en cause...