12/10/2009 à 17h02

Copenhague : l'Afrique réclame des compensations pour le climat

L'Observateur paalga"
Alain Saint Robespierre | L'observateur paalga

(De Ouagadougou) A l’approche du Sommet de Copenhague, en décembre, l’Afrique réclame des compensations pour un continent qui « souffre » le plus des changements climatiques. Le 7e forum mondial sur le développement durable, qui vient de se tenir à Ouagadougou a défini la position commune de l’Afrique pour Copenhague, révélant une Afrique unie, comme rarement elle l’a été.

Avec en guest star, l’ancien locataire de l’Elysée, Jacques Chirac, dont la fondation qui porte son nom intervient dans la préservation de la nature, le Forum a adopté une « déclaration de Ouagadougou » qui sera portée à Copenhague.

La rencontre s’est surtout penchée sur l’impérieuse nécessité pour l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques. Un aggiornamento qui passe par l’intégration de la nouvelle donne écologique dans les politiques, programmes et stratégies de développement au niveau local, national et régional.

Toutefois, sous le rapport causes-conséquences, la problématique de l’environnement soulève, aux yeux de bien de décideurs présents au forum, une question d’iniquité, comme le souligne le président de la commission de l’Union africaine, le Gabonais Jean Ping :

« Il y a une injustice flagrante. Tout en étant le continent qui participe le moins au rejet de gaz à effet de serre, environ 3,8%, l’Afrique est paradoxalement la plus vulnérable, la moins armée face aux changements climatiques ».

Il a prôné l’application de « la responsabilité partagée et différenciée », formule qui rappelle, à bien des égards, une autre toujours au stade de vœu pieux : le principe du pollueur payeur.

Jacques Chirac a, sur ce point, énoncé une position tranchée :

« Je suis contre les dédommagements pour que l’Afrique ne touche plus à ses forêts, à ses ressources naturelles. Rêvons d’une Afrique industrialisée selon sa culture, selon son modèle »

Et d’ajouter :

« Le continent n’aborde pas, démuni, la conférence de Copenhague. Il peut faire inscrire ses priorités dans l’agenda. Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi et le président burkanibè Blaise Compaoré [NDLR : les deux ont été désignés comme porte-flambeaux de la cause africaine lors de la prochaine rencontre au pays des vikings] sont des voix qui comptent dans le monde ».

Pour Blaise Compaoré, la préservation du système climatique exige la réduction des gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Sur ce point, il a cité les préoccupations toujours objet de négociation : le maintien des acquis de la convention et du protocole de Kyoto sur les engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays développés ; le soutien des pays en développement pour l’adaptation, l’accès à l’énergie, le transfert de technologies, le renforcement des capacités et l’obtention de financements conséquents ; la négociation d’un nouvel ordre permettant d’impliquer d’autres parties non signataires du protocole de Kyoto.

Pour la concrétisation des actions d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, l’hôte du sommet dévoile son mode opératoire :

« Le Burkina Faso envisage en 2010, et dans l’accompagnement du forum mondial du développement durable, la convocation d’assises financières africaines, à même de faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent ».

A la clôture du forum, une pluie inattendue mais bienfaisante est tombée sur la capitale. Signe avant-coureur du changement climatique dont il a été tant question trois jours durant à Ouagadougou.

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L'Observateur paalga
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  • jma14
    • Posté à 19h52 le 12/10/2009
    • Internaute 31729

    Après jack lang émissaire de sarkosy à cuba ! On devrait envoyer l’émissaire claude allègre en afrique, pour leur expliquer que le changement climatique n’existe pas.

    Bon trève de plaisanterie.

    La seule chose que l’on peut demander aux africains s’est d’éviter une trop grande déforrestation. Le problème c’est que se sont les industries occidentales qui s’en chargent. Concernant les autres types de pollution, je pense que l’on peut les laisser tranquille, on leur doit bien cela. Il est d’autant plus facile de travailler sur les 96.2% que sur les 3.8%.
    De toute façon, ils n’auront pas d’autre choix dans 10 ou 15 ans que d’acheter des voitures « propres », vue que l’on ne devrait plus que produire cela dans les années à venir.

    • Lugi
      Lugi répond à jma14
      • Posté à 11h02 le 13/10/2009
      • Internaute 28945

      C’est pas que Copenhague va chercher des poux dans la tête des africains, mais que les africains sont en train de payer pour nous la dégradation du climat dont nous sommes responsable.

      Ils iront à Copenhague et il n’y a aucune chance qu’il trouve des oreilles attentives parmis les dirigeants occidentaux et l’opinion publique. A part peut être Obama.

      A européens de merde, Europe de merde.

    • Lugi
      Lugi répond à jma14
      • Posté à 11h02 le 13/10/2009
      • Internaute 28945

      doublon

  • Cogito_ergo_sum
    Cogito_ergo_sum
    Citoyen
    • Posté à 12h05 le 13/10/2009
    • Internaute 92316
      Citoyen

    « Je suis contre les dédommagements pour que l’Afrique ne touche pas à ses forêts ».

    Comme il y va, notre vieux Jacques. Il en connaît d’autres, des moyens à court terme, pour arrêter la déforestation très largement provoquée par l’exploitation par les pays riches de la forêt et des autres ressources naturelles, que de procurer des revenus aux pays africains pour la sauvegarde d’un patrimoine mondial.

    « Rêvons d’une Afrique industrialisée selon sa culture, selon son modèle ». Oui c’est ça, Chichi, rêve toujours. Le modèle d’industrialisation, ce sera celui que nos sociétés y exporteront, si ça leur rapporte des profits. Et comment peut on imaginer que ce seront des industries écologiquement responsables, c’est à dire plus coûteuses à la base, donc moins profitables, que de bonnes grosses industries polluantes qu’il sera si facile d’implanter dans des pays prêts à tout accepter, si cela peut les sortir un peu de la misère ?

    Pitié, Chichi, bois une bière tranquille dans ton coin, et ne te mèle pas de vouloir sauver la planète. Il y en a qui ont de meilleurs idées à proposer.

  • beuhrète-
    • Posté à 17h15 le 14/10/2009
    • Internaute 75660

    Le véritable problème n’est pas celui de la démographie mais de la consommation excessive des pays riches, dont les hyper-fortunés donnent une image caricaturale,

    Lien

  • beuhrète-
    • Posté à 17h16 le 14/10/2009
    • Internaute 75660

    Le véritable problème n’est pas celui de la démographie mais de la consommation excessive des pays riches, dont les hyper-fortunés donnent une image caricaturale,

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