critique 15/10/2007 à 19h32

« Les Prédateurs » ou l'affaire Elf pour ceux qui ont raté le début

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Avec « Les Prédateurs », une « fiction du réel », Canal+ retrace en près de quatre heures un scandale qui a agité justice et médias pendant plusieurs années, le rendant difficile à suivre pour le public.

C’est là le principal mérite du film de Lucas Belvaux : condenser ce scandale politico-financier tout en collant le mieux possible à la réalité. Jacques Maillot, le scénariste, ne s’est pas contenté de compulser la littérature journalistique sur l’affaire. Il a aussi dépouillé les milliers de pages du dossier, afin d’en tirer des répliques -pour les scènes d’interrogatoire- et de la « couleur » pour les autres séquences, qui relèvent de la fiction. A la lueur des « Prédateurs », l’affaire Elf devient limpide. Aucun journaliste ayant suivi les procès du « casse du siècle » -305 millions d’euros de fonds publics détournés- n’a débusqué d’incohérence dans le téléfilm. Mieux, aucune plainte en référé des protagonistes du scandale n’est venue freiner la diffusion.

« Les Prédateurs », c’est l’histoire d’un trio de dirigeants d’Elf et de quelques uns de leurs proches, baignant tous dans un effarant sentiment d’impunité. Il y a Loïk Le Floch-Prigent (Aladin Reibel), qui hurle de joie quand François Mitterrand le nomme à la tête de l’entreprise d’Etat, revanche contre les méchants technocrates qui le surnomment « le plouc fringant ». Alfred Sirven (Philippe Nahon), son proche ami, qui a intrigué auprès de Roland Dumas et débarque dans la tour de la Défense avec sa truculence et son inventivité -il détient vite la clé de la caisse noire du groupe. Et André Tarallo (Claude Brasseur), le camarade de promotion de Jacques Chirac à l’ENA, qui restera en poste grâce à l’appui de son ami Omar Bongo (Pascal N’Zonzi). A l’arrivée de Le Floch à la présidence d’Elf, en 1989, celui qui était déjà le « Monsieur Afrique » du groupe lui explique les subtilités des circuits de financement occulte :

Ces détournements de fonds servent des partis français -on voit ainsi dans le film Sirven préparer des mallettes étiquetées RPR, PS, UDF...-, mais aussi les intérêts nationaux en Afrique. Et donc, les intérêts des alliés de la France. Comme le Congo de Sassou-Nguesso, qu’Elf soutient dans sa lutte larvée contre la conférence nationale instituée au début des années 90. Dans cet extrait, Sirven est à l’oeuvre avec un général congolais :

Encouragés par le silence du pouvoir, Le Floch et ses compères perdent le sens des réalités. Le Breton offre une ligne de crédit illimitée puisée dans les fonds de la société à son épouse, Fatima Belaïd (Nadia Kibout), acquiert un hôtel particulier, puis achète son silence lors de leur divorce. Il décide aussi d’aider un ami « dans le besoin », Maurice Bidermann, patron du groupe textile éponyme. C’est le grain de sable qui mettra la justice sur la piste de la future affaire, une fois Le Floch débarqué par Balladur en 1993. La personnalité passionnée d’Eva Joly (Nicole Garcia) est bien rendue, comme ses méthodes parfois assez dures psychologiquement. En 1996, le nouveau président de la SNCF, Loïk Le Floch-Prigent, subit sa première audition :

La seconde partie du film, diffusée lundi 22, est centrée sur l’enquête et le procès, qui s’est tenu en mars 2003. Les condamnations, confirmées en appel -voire augmentées pour Tarallo-, incluaient des peines d’amende pharaoniques. Mais, comme l’a révélé Le Monde, la justice se montre particulièrement clémente vis-à-vis de l’ancien « Monsieur Afrique », qui n’a toujours pas payé ses 2 millions d’euros d’amende. Quant à Loïk Le Floch-Prigent, le juge d’application des peines a révoqué en juin sa liberté conditionnelle, pour avoir eu des activités de consultant rémunérées en notes de frais alors qu’il n’a pas non plus payé ses amendes -435 000 euros au total sur deux dossiers. Il a fait appel.

Les rois du pétrole (épisode 1) lundi 15 octobre à 21 heures sur Canal+.

Le procès de l’affaire Elf (épisode 2) lundi 22 octobre à 21h sur Canal+.

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  • Bakima Baliele
    • Posté à 21h11 le 15/10/2007
    • Internaute 18299

    Peut-on avoir la possibilite de regarder ce film aux USA ? C’est bien que ce scandale politico-financier qui s’etait deroule en « FranceAfrique » ait pu etre joue au cinema. Les comptes rendus de la presse et les livres qui ont ete ecrits a ce sujet, aussi interessant soient-ils, ne suiffisaient pas. Il fallait bien un support visuel. Et je ne peux m’empecher de feliciter Jacques Maillot et son equipe. En entendant d’aller le voir, bonne chance a ceux de l’hexagone qui iront le visionner « Les Predateurs » des sa sortie. J’espere que le formidable travail des associations comme Survie, Sherpa en Franace et Global Witness, en Angleterre trouveront, en ce film, un outils de sensibilsation.
    Bakima Baliele, Washington, DC.

    • Anonyme répond à Bakima Baliele

      Il existe également une pièce de théâtre écrite et interprétée par Nicolas Lambert « Elf, la pompe Afrique » : Lien , qui tourne depuis 3 ans environ, reprenant les minutes du procès. A voir !
      La Buse

    • Anonyme répond à Bakima Baliele

      à Bakima Baliele du 15/10/07 - 21h11 - Dommage que ce soit diffusé sur Canal car trop de gens n’y sont pas abonnés question budget ! et d’autant plus dommage pour celles et ceux qui comme moi viennent de lire « la force qui nous manque » d’Eva Joly terrible sur les moeurs des puissants de notre République qu’ils soient de D. ou de G.... Et ça continue allègrement puisque les dirigeants des grands groupes sont toujours aux commandes. Suzb.

    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert répond à Bakima Baliele
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 15h15 le 16/10/2007
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      Scarlett, la maison qui produit le film, annonce une sortie en DVD avant la fin de l’année chez Carrère Vidéo.

  • Anonyme

    Combien d’autres scandales depuis ? L’industrie du cinéma est assurée de trouver matière pour des siècles !

  • Anonyme

    je me souviens d’avoir vu Le Floch-prigent chez fogiel il y a quelques années
    il présentait son livre, il racontait que la prison, c’est dur....
    vous êtes à vomir monsieur ! !
    et payez votre amende, merde ! !

  • Anonyme

    Pour les personnages de Roland Dumas et de Christine Deviers-Joncour qui sont les acteurs ? Et les tatanes qu’elle lui retire dans la grande scène d’amour, c’est des vraies Berlutti ?

    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 15h13 le 16/10/2007
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      Je ne saurais pas vous dire qui sont les acteurs, qui ne sont présents que dans quelques rapides scènes du premier épisode, puisque le film est surtout axé sur Le Floch, Sirven, Tarallo et André Guelfi (dit « Dédé la sardine »). L’épisode des Berlutti n’est pas évoqué.

  • Anonyme

    Les « prédateurs » de l’affaire Elf ? Juste un épisode déjà ancien d’une longue série narrant les méfaits d’un gang qui se fait désormais appeler

    Les « irréprochables »

    « Irréprochables », Denis-Gautier Sauvagnac qui vient de démissionner après avoir détourn... sorti quelques 20 millions d’euros en liquides des caisses du MEDEF (d’autant qu’aujourd’hui ses prédécesseurs viennent d’avouer que ces pratiques étaient monnaies (sic !) courantes.) Le pauvre « récidiviste » qui vient de piquer son deuxième parapluie et de se voir coller un an ferme pour son grave méfait, appéciera la performance !

    « Irréprochables », les actionnaires d’EADS qui ont touché le jackpot au casino des « initiés » (nom de la secte au pouvoir).

    « Irréprochable », le petit héritier Lagardère, vassalisé par l’ex-mari de Cécilia lors d’Lien, refilant à l’État français, c’est-à-dire aux contribuables via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), le financement de sa désolante incompétence.

    « Irréprochable », le ministre Breton qui ne savait rien de rien (à propos de la collusion Lagardère/CDC) ; ni lui, ni personne autour de lui dans son gouvernement.

    « Irréprochable », M. De Villepin dans l’affaire Clearstream .................
    ...................................

    MAIS QUE FAIT LE SHÉRIF FACE À CETTE BANDE DE BRIGANDS SANS FOI NI LOI ? OÙ EST LE JUGE ? CE FEUILLETON EST MERDIQUE !

    Je crains hélas qu’il ne nous faille compter que sur nous-mêmes pour nous débarrasser un jour de cette engeance.

    • Le Yéti
      Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 09h29 le 16/10/2007
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Signé Le Yéti (vengeur pas si masqué que ça !)

      PS :
      1/ le lien sur « un séminaire à Deauville » ne marche pas. Le voici rectifié : Lien

      2/ vous aurez naturellement oublié le « s » intempestif de « Irréprochables », Denis-Gautier Sauvagnac... ! ! !

    • Anonyme

      Malheureusement, « nous mêmes » c’est la majorité d’imbéciles heureux qui ont mis sarko au pouvoir...et qui sont prêts à l’y maintenir.

      Nodre destin -malheureusement- est entre les mains de ces idiots.

      CAndide

      • Le Yéti
        Le Yéti
        yetiblog.org
        • Posté à 09h18 le 16/10/2007
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Ha ha ha, Candide, tu touches (presque) juste ! S’il est vrai, comme disent les sondâââges, que 60 % des Français soutiennent cette sinistre bande de quarante voleurs, qu’ils sachent que nous emmerdons ces 60 %, tous sans exception. Que leur sort nous indiffère TOTALEMENT ! Ah non mais, il y a un moment où la compassion suffit !

        NB : j’ai dit « presque » (juste), parce que je ne suis pas sûr que « notre destin » soit aussi entièrement entre leurs sales paluches d’idiots. S’ils ont d’énormes pouvoirs de nuisances, je sais pour les avoir empruntés, qu’il reste de jolis chemins de traverses tout simples, qui ne pètent pas plus haut que leur cul, des petits sentiers joyeux qui sentent le pain frais et le vin pétillant, qui ne demandent pas tant de moyens, juste un état d’esprit. Allez, laissons-là ces sombres abrutis. S’ils approchent, c’est croche-patte et claque sur le nez.

        (PS : si tu as un moment, viens faire un tour à la maison : Lien.)

  • Anonyme

    Bonsoir,

    Séduisant de voir l’acteur Philippe Nahon dans le rôle d’Alfred Sirven,lui qui est habitué au rôle de parrain du grand banditisme (la mentale, j’irais au paradis car l’enfer est içi).

    Peut être qu’il n’y a aucune différence entre le grand banditisme et la noblesse d’état.......

  • Anonyme

    Rater le début, c’est pas le problème, c’est surtout la fin que « les bouseux » de français ne connaîtront jamais. Pour cela il faudrait passer par Taiwan et ses frégates.

  • Anonyme

    Quelle affaire Elf ? Ces journalistes, ces juges, ça voit le mal partout ! Et les cinéastes, ils ont pas autre chose à foutre que de reprendre ces thèses éculées de complot, d’abus, de trafic, que sais-je encore ? Ils n’ont donc aucune imagination pour aller chercher leur inspiration dans des officines de propagande plus ou moins louches ? Qu’ils nous offrent plutôt de grands moments de cinéma comme la France a toujours su en produire : Pouic-Pouic, Les Morfalous, Taxi I II III IV V VI VII VIII,tous les rôles de l’immense Christian Clavier, l’intégrale de Jean Lefèbvre et j’en passe... ! Je ne vous salue pas.
    Un vrai Français, ADN pur jus gaulois.

    • Anonyme

      AH NON ! Pas les journalistes !

      Les journalistes français, en majorité, ne voient le mal nulle part !

      ils ne voient que les chaussures de sarko (ça cire et ça lustre)...

      CAndide

  • bisane
    • Posté à 23h37 le 15/10/2007
    • Internaute 5238

    Il est des fins qu’il vaut mieux ne pas connaître... non, je blague !

    Avis à tous les amateurs de non-rugby... enfin, parce que c’est bête, ça tombe en même temps que la finale !

    Spectacle « Le Monde à l’Envers » à Lespinase (près de Toulouse), le 20 Octobre... à propos de l’Affaire Elf ! Et bien sûr bien antérieur à ce film...

    Lien

    Merci à Canal, Lucas Belvaux et Jacques Maillot,car même s’il doit inévitablement y avoir des imperfections, le film a le mérite d’exister... et de dire ! ! !

  • Anonyme

    moi j’ai bien aimé, est-ce entièrement juste ? ? il me semble que les auteurs ont bien présenté « l’affaire » ou du moins sa genèse, on verra le 2ème, ce genre de programme me réconcilie avec la télé, mais il va falloir persevèrer et nous parler de toutes les autres affaires qui font de la France l’un des N° 1 de la magouille, y aura-t-il d’autres films ? ? ? ?

  • Anonyme

    La paille dorée de ce « pauvre » Tarallo
    Afin d’éviter une pénalité de retard, j’ai réglé dans les temps, au Trésor Public, les 65€ d’une amende pour excès de vitesse. Rien que de très normal ! Dans le même temps, les médias rapportent que Tarallo, le Mr Afrique d’Elf, n’a toujours pas réglé une amende de 2 millions d’euros qu’il doit au Trésor Public depuis août 2006. A juste raison, les médias font observer qu’il en a les moyens puisqu’il possède un appartement sompteux Quai d’Orsay à Paris, un manoir à Flamanville, et un « ranch » à Bonifacio. Il a aussi continué à faire de juteuses affaires avec l’Afrique (Angola notamment) grâce à la société ADFIN (rue Plantamour à Genève) gérée par son associé Jacques Sigolet résidant à Genève.S’il est vrai qu’il n’est pas poursuivi par le fisc, c’est à n’y rien comprendre...

  • Anonyme

    Moi il me semblait que le casse du siècle c’était le Crédit Lyonnais (3 ou 4 fois l’affaire Elf en valeur), mais ça m’étonnerait que Canal+ finance une fiction , voir un docu-fiction sur le sujet.
    Qui à l’époque s’est goinffré au moindre denier les investissements dispendieux de la banque dans le cinéma (feuilleton MGM, Pathé /Paretti) ? C’est la Générale des eaux maison mère de canal et la famille Seydoux très gauche caviar (ex actionnaire de Libé et de canal, etc), pourtant ça ferait un bon scénario avec des incendies à Paris et au Havre, mais l’on attend toujours la justice sur le sujet.

  • Anonyme

    Un volet manque toujours dans cette affaire, celui de l’Assurance ...
    On y retrouve M. Tarallo, mais bien d’autres personnes qui n’ont pas été inquiété par la justice, quoique quelques fois interrogées par celle-ci.
    Ce volet se chiffre à plusieurs milliards de francs et avait commencé avant l’arrivée de ce « pauvre Le Floch-Prigent.

    • Anonyme

      EVERY FINGER HAS A PRINT

      C’est vrai qu’ensemble (État, Elf, médias, etc), ils estompèrent l’histoire jusqu’à la rendre invisible … et comme l’a fort bien dit Laurence Vichnievsky dans son livre « Sans instructions » paru chez Stock en mars 2002, à la page 133 :
      « la vérité des faits n’est pas la vérité d’un dossier (ndlr d’instruction) qui n’est pas elle-même la vérité judiciaire » ... Alors, pensez donc pour une « fiction » télé ...

      Cette simple conclusion pour ne pas vous laisser dans la pénombre et vous donner une idée de la direction vers laquelle il faut regarder :

      Dans un document daté du 14 septembre 2000, le juge Paul Perraudin constate en page 6 : « vu la non transparence du flux de l’argent, il s’impose de conclure que la totalité ou une partie des sommes ont été versés à des tiers, des décideurs publics, des personnes disposant de l’autorité d’État, des élus et d’autres intermédiaires ». Et en page 13 de la même note, Paul Perraudin accuse : « Des personnes physiques et juridiques ont bénéficié sous des noms de code des sommes d’argent déterminées. D’autres personnes, de nationalité française, ont également reçu sous le même nom de code d’importantes sommes d’argent ».

      Mais comme l’a dit Hans von Sponeck : « réfléchir uniquement sur les faits est une tâche énorme vu l’immense quantité d’informations délibérément fausses qui circule ».

      Joke-a-Day

  • ZAD
    ZAD
    • Posté à 10h57 le 16/10/2007
    • Internaute 19443

    Bonjour,

    Dommage j’ai pas pu le voir, ma femme a voulu regardé « Cherche appartements ou maisons » sur M6...bon.

    Mais d’un côté je me dis temps mieux, comme cela j’ai pu dormir sereinement. Car rien ne m’énerve plus que ces histoires politico-financière.

    Quand je pense qu’on ne dit tous le temps que la conjoncture n’est pas favorable, qu’il va falloir se serrer la ceinture et que ces conn...pardon, ces « messieurs connards » se mettent des millions dans les poches cela me donne envie de vomir.

    Une mère qui vole un steak dans un magasin pour nourrir ses enfants dans le besoin va en prison, par contre si tu voles des millions d’euros aux contribuables rien. Enfin si, on te sanctionne, on t’enlève la direction d’un grand groupe pour te mettre à la direction d’un autre grand groupe. C’est vrai que cela ne donne pas envie de recommencer....

    Mais peut-être n’ai-je pas bien compris le sens du mot « justice ».

  • Anonyme

    la france a un passé revolutionnaire inscrit dans « l’adn » du peuple !
    je pense que les 50% de citoyens qui n’ont pas voté sarko vont bientot se souvenir de cet heritage !
    sans opposition (ouskils sont ?)...il nous reste a accepter la dictature des patrons escrocs ou à descendre dans la rue !
    faut voir...

    le jardinier36

  • Anonyme

    Je voulais juste modérer l’expression « les intérêts nationaux en Afrique ».

    Je ne vois pas en quoi la corruption organisée par ELF dans les pétrodictatures Africaines présente un quelconque intérêt pour notre pays.

    C’est comme si vous écriviez qu’un gamin délinquant qui planque l’argent de ses larcins sous son matelas travaille pour les intérêts de sa famille.

    Un jour, il faudra bien que quelqu’un pays la facture des guerres civiles Angolaises ou Congolaises. ELF a armé les deux côtés en Angola. Au Congo, ELF a soutenu l’épuration politique organisée par Sassou N’Guesso (de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers de morts selon les estimations, des dizaines de milliers de viols, parfois par des soldats contaminés par le VIH).
    Ces guerres ont été en partie financées avec de l’argent avancé par la BNP Paribas et gagé sur le pétrole à extraire pour pulieurs des décénies à venir. Bolloré et Rougier ont rasé une bonne partie de la forêt et déjà prévu d’éliminer ce qui reste.

    Ce pillage représente une dette colossale.

    Qui la paira ? Lorsque l’on parle de la dette des pays du sud, pourtant souvent contractée par des dictateurs, celle-ci n’est pratiquement jamais annulée et continue d’être payable par la population, qui pourtant n’a pas élu ses chefs. Or, nous avons élu Mitterand. Elf avait la caution du pouvoir français, tout comme Bolloré ou Total aujourd’hui.

    Alors qui va payer ? Qui doit à qui ? Derrière cette question, il y a celle des soi-disant « intérêts de la France », si chers à Bob Denard et autres ex-Barbouzes qui nous bassinent aujourd’hui avec leur soi-disant sens de l’interêt supérieur de la France.

  • rvé
    • Posté à 17h34 le 16/10/2007
    • Internaute 19523

    Qui est la jeune députée PS, collaboratrice de MITTERRAND que SIRVEN dans le film, appelle la « greluche » et qui exige de se faire offrir par ELF une maison dans le LUBERON ?

    Lucas DELVAUX aurait dû jouer la transparence jusqu’au bout ! !

    Qui peut m’ôter un doute ? Merci d’avance !

  • Philippe Tixier
    Philippe Tixier
    Citoyen
    • Posté à 10h58 le 17/10/2007
    • Internaute 10848
      Citoyen

    Etonnant cette fiction qui nous informe plus que n’importe quel journal ! Ca me met un peu mal à l’aise !

    Quelqu’un pourrait me dire quel est le nom de cette députée enarque qui s’est fait offert une maison dans le luberon ? je ne vois pas ?

    merci

  • Anonyme

    Ségolène Royal. Tape dans Google ;) Jack Lang s’en moque fort drôlement.