10/10/2009 à 16h02

La mort de He Yanping, collaboratrice de choc et amie

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


He Yanping en reportage en Chine, 2003 (P. Haski/Rue89)

C’est une femme de qualité qui s’est éteinte vendredi à Pékin. J’ai travaillé à ses côtés pendant cinq ans, au bureau de Libération en Chine, et ai pu apprécier son courage, sa ténacité, sa curiosité illimitée, sa générosité aussi lorsqu’elle s’est trouvée confrontée, avec moi, à l’injustice et à la misère dans son pays.

Elle s’appelait He Yanping, elle n’avait que 45 ans et a été frappée par un cancer foudroyant. Elle a été pendant cinq ans ma traductrice et assistante alors que j’étais le correspondant de Libé à Pékin. Ensemble, nous avons sillonné la Chine, nous avons vécu des moments difficiles, en particulier lorsque les autorités n’appréciaient pas notre présence sur des lieux de tension et de crise, et des moments formidables, journalistiques et simplement humains.

He Yanping, qui était parfaitement francophone et avait fait un séjour à Sciences Po à Paris, avait été recrutée à Libération Pékin par Caroline Puel, correspondante avant moi. Elle connaissait suffisamment bien la France, et Libé, pour être la personne idéale pour nous aider à expliquer la Chine.

Notre relation a souvent été orageuse, nos engueulades étaient devenues célèbres dans le milieu journalistique... Mais c’était d’abord dû à la franchise de nos rapports, des visions parfois contraires, et des tempéraments entiers. Mais au-delà de ces frictions salutaires, il y avait une véritable estime réciproque, je crois, et, j’espère, une amitié aussi réelle que permettait le rapport « patron-employé »...

He Yanping a toujours été d’un courage exceptionnel, même lorsqu’elle savait que son travail à mes côtés pouvait lui attirer les foudres des autorités. Elle y a été confrontée plus d’une fois, la Sécurité d’Etat surveillant de très très près les assistantes chinoises des correspondants étrangers. Même si He Yanping n’était pas contre le pouvoir, mais contre l’injustice.

Les « villages du sida »

C’est en sa compagnie que nous avons été parmi les premiers dans la presse mondiale à révéler le scandale des paysans contaminés par le virus du sida en vendant leur sang dans la province du Henan. Lorsque, un an après notre premier reportage, nous sommes retournés dans les « villages du sida » et avons été témoins d’une émeute au cours de laquelle les policiers furent pris en otage par les paysans en colère, He Yanping a vécu une épreuve difficile.

Son décès me libère d’une discrétion destinée à la protéger. A notre retour à Pékin, elle a été convoquée dans un appartement anonyme du centre de Pékin. Elle s’est retrouvée face à cinq agents de la Sécurité d’Etat, un véritable procès kafkaïen, sans inculpation ni défense, juste des accusateurs. Leur première phrase, menaçante :

« Si tu vas en prison, qui s’occupera de ton fils ? tu as pensé à ça ? »

Les policiers avaient profité de mon absence de Pékin pour lui infliger ce traitement de choc destiné à la terroriser. A mon retour, je la trouvais effectivement terrorisée, n’osant même plus répondre au téléphone. Elle me dit alors :

« Je savais que je prenais des risques en travaillant pour Libération, mais la prison, je ne l’accepterai jamais, je préfèrerais me suicider. »

Je pris des dispositions pour calmer le jeu et elle ne fut plus aussi brutalement inquiétée, même si, régulièrement, un « agent traitant » de la Sécurité d’Etat l’« invitait » à déjeuner pour un débriefing sur mes activités, mes lectures, mes rencontres, mes projets... Je l’incitais à tout leur dire, n’ayant rien d’autre à cacher qu’une activité journalistique transparente.


He Yanping avec Ma Yan, Ningxia, 2001 (P. Haski/Rue89)

L’autre temps fort de nos cinq ans, ce fut la rencontre avec Ma Yan (voir la photo ci-dessus), cette jeune fille du Ningxia, fille de paysans pauvres, dont la mère nous confia le journal comme on jette une bouteille à la mer pour demander de l’aide. Cela donna « Le Journal de Ma Yan », un reportage puis un livre, publié dans une vingtaine de langues, et que He Yanping avait traduit du Chinois en Français, ainsi qu’une Association, les Enfants du Ningxia, qui aide les enfants de cette région à être scolarisés.

He Yanping était ainsi confrontée pour la première fois à l’envers du décor du « miracle » chinois, et sa rencontre avec Ma Yan et son extraordinaire famille constitua, pour elle comme pour moi, un vrai choc. Je me souviens d’un soir où He Yanping et la mère de Ma Yan avaient partagé une chambre d’hôtel, et He Yanping, la Chinoise urbaine, moderne, sophistiquée, fut bombardée de questions par la paysanne qui rêvait d’un avenir meilleur pour sa fille.

La mère de Ma Yan avait conclu de cette conversation que la réussite passait par... la France, à l’image de He Yanping qui y avait étudié, en parlait la langue et travaillait pour un journal français. Huit ans après cette conversation nocturne, Ma Yan, l’« héroïne » de cette incroyable histoire, étudie aujourd’hui en France...

Des propos prémonitoires

Au retour d’un voyage au Ningxia, nous roulions, He Yanping, la journaliste Michèle Fitoussi, devenue présidente des Enfants du Ningxia, et moi, en direction de Pékin. Michèle me rappelait vendredi que la conversation avait alors porté sur l’absence de couverture médicale en Chine, et sur les craintes de He Yanping face à un cancer qui la ruinerait. Des propos hélas prémonitoires sur cette maladie qui l’a foudroyée.

L’an dernier, en visite à Pékin au moment des JO, j’avais déjeuné avec He Yanping. Elle avait quitté le bureau de Libération et travaillait comme journaliste pour l’édition chinoise du magazine Psychologie. Elle était rayonnante, ironisant sur le fait que je lui avais surtout fait découvrir la face sombre de la Chine, et que désormais elle en découvrait le subconscient, ce qui lui semblait beaucoup plus léger...

Son décès est une manière de rendre hommage, au-delà de cette femme d’exception, au travail de tous ceux qui, dans les bureaux de presse étrangers ou dans les médias chinois, dans des conditions particulièrement difficiles, contribuent à donner une image plus complète de la complexité chinoise.

A son fils, lui aussi étudiant en France, et à sa famille, je présente mes sincères condoléances. He Yanping fait partie de ces individus, rares, que l’on rencontre et qu’on n’oublie pas.

Photos : He Yanping en reportage dans la province du Ningxia (haut), et He Yanping et Ma Yan, 2001. Pierre Haski/Rue89

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  • Servais-Jean
    • Posté à 16h39 le 10/10/2009
    • Internaute 4591
      43

    Bel hommage public à une collaboratrice que vous admiriez.
    Qu’en dire de plus sinon merci de nous faire partager vos sentiments ?

  • copain.dabord
    copain.dabord
    retraite
    • Posté à 16h55 le 10/10/2009
    • Internaute 66528
      retraite

    juste deux mots EMOTIONS ET HUMANITE

  • Hemenate
    • Posté à 17h07 le 10/10/2009
    • Internaute 856

    Toutes mes condoléances, sincèrement.

    Cependant, si exceptionnelle qu’ait pu être He Yanping, aurait-elle eu droit à un article si vous ne l’aviez pas connu personnellement ?

    Ce qui amène une question, notamment en ces temps de crise de la presse :
    En publiant des « nécrologies » de ses amis, un journal d’information est-il vraiment dans son rôle ?

    Je n’ai moi même pas vraiment d’avis tranché à ce sujet, mais c’est tout de même une interrogation qui m’est venue à la lecture de cet article.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Hemenate
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 17h15 le 10/10/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Renversons la question : aurait-il fallu s’abstenir de lui rendre hommage parce qu’elle était une amie ? Ou ne vaut-il mieux pas annoncer la couleur en précisant qu’elle est une amie et qu’elle mérite amplement cet hommage ? Le reproche vaudrait si on ne parlait que de nos amis... Nous n’en avons hélas pas tant que ça...

      • eurasien
        eurasien répond à Pierre Haski
        franco-taiwanais
        • Posté à 17h38 le 10/10/2009
        • Internaute 10685
          franco-taiwanais

        Tout à fait d’accord avec Pierre.
        Et puis tout de même, le fait d’avoir travaillé toutes ces années à Libération et avec Pierre en ont certainement fait un témoin particulier de l’évolution de la Chine. Je suis sûr que sans elle, les points de vue variés des articles que nous pouvions lire dans Libé auraient été différents.

      • Hemenate
        Hemenate répond à Pierre Haski
        • Posté à 17h54 le 10/10/2009
        • Internaute 856

        « Renversons la question : aurait-il fallu s’abstenir de lui rendre hommage parce qu’elle était une amie ? »

        Bien sûr non, vous êtes donc d’accord avec moi pour dire que la question est bien :
        Aurai-je réaliser cet article si il ne s’agissait pas d’une amie ?

        (Aura-t-elle droit à un article dans Libération, Le Monde, Le figaro... ?)

        « Ou ne vaut-il mieux pas annoncer la couleur en précisant qu’elle est une amie »
        Tout à fait d’accord, quitte à faire un article, autant le préciser.

        « Nous n’en avons hélas pas tant que ça… »
        Ou alors vous n’avez pas tant que ça d’amis qui décède, et c’est heureux.

         
        • eurasien
          eurasien répond à Hemenate
          franco-taiwanais
          • Posté à 18h24 le 10/10/2009
          • Internaute 10685
            franco-taiwanais

          « Aura-t-elle droit à un article dans Libération, Le Monde, Le figaro… ? »

          J’ose espérer que Libération n’oubliera pas son ancienne collaboratrice.
          Pour ce qui est du Monde et du Figaro, peut importe.

          L’important est que vous sembler oublier que Rue89 n’est pas un journal comme Libération, Le Monde, Le Figaro.

          Ici il n’y a pas de problème d’espace, de pages, et de sujets importants ou pas qui prendraient la place d’articles plus importants. Les articles sont là et nous choisissons de lire ceux qui nous intéressent, ou parfois nous lisons aussi ceux qui ne nous intéressent pas, comme vous semblez l’avoir fait.

          20 lecteurs ont déjà voté pour cet article en le trouvant intéressant, c’est donc qu’il méritait sa place sur ce journal pas comme les autres.

          • Hemenate
            Hemenate répond à eurasien
            • Posté à 19h02 le 10/10/2009
            • Internaute 856

            « 20 lecteurs ont déjà voté pour cet article en le trouvant intéressant, c’est donc qu’il méritait sa place sur ce journal pas comme les autres. »

            Et nous y voilà !

            Ma remarque quant au décalage par rapport au rôle traditionnel d’un journal appelait implicitement la problématique que vous soulevez.

            Quel est le rôle d’un journal :

            1°) Informer, produire des analyses, éclairer des sujets par des approches différentes, etc...

            2°) Se conformer aux attentes de ses lecteurs.

            Eurasien vous vous inscrivez résolumment dans la deuxième conception.
            En considérant que la qualité du contenu d’un journal se juge à l’aune d’un sondage sur ses lecteurs vous instaurez un rapport offre-demande entre le journaliste et le lecteur.
            Lecteur qui devient donc un simple client.
            Article qui devient donc un produit de consommation banal.

            • Pierre Haski
              Pierre Haski répond à Hemenate
              Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
              • Posté à 20h11 le 10/10/2009
                éditeur
              • Journaliste 9
                Cofondateur

              Je ne suis pas d’accord avec votre vision. Pour avoir été pendant 26 ans dans un journal quotidien dans lequel la personnalisation passe au second plan, je suis d’accord qu’Internet développe l’usage de la première personne. Ca peut conduire à un journalisme narcissique. Mais ça permet aussi une expression plus authentique, non pas au service de l’auteur, mais d’une information plus proche du réel. C’est en tout cas notre ambition, sans doute difficile à réaliser.

              Concernant cet article, je ne me suis pas posé de questions : il me semblait évident de rendre hommage à He Yanping et de raconter au passage des choses que je n’avais jamais dites pour des raisons évidentes, en particulier sur l’affaire du sida. Ce n’est pas affaire d’émotion, c’est pour moi du journalisme, du moins la conception que je m’en fais.

              • Hemenate
                Hemenate répond à Pierre Haski
                • Posté à 20h34 le 10/10/2009
                • Internaute 856

                « Mais ça permet aussi une expression plus authentique, non pas au service de l’auteur, mais d’une information plus proche du réel. »

                Je ne sais pas exactement ce que vous entendez par « plus proche du réel ».
                Personnellement je le comprends comme « plus émotionnel ».
                Je me trompe peut-être ?
                Dans le cas contraire, je pense que ce qui distingue justement le journalisme d’information de la littérature (ou autre), c’est sa capacité à dépassionner un sujet, pour permettre un débat de fond. c’est en totu cas selon moi ce qui en fait l’intérêt.

                « Concernant cet article, je ne me suis pas posé de questions : »
                C’est bien ce qui me fait tiquer.

                « je suis d’accord qu’Internet développe l’usage de la première personne. Ca peut conduire à un journalisme narcissique. »

                Nous sommes d’accord là-dessus. Vigilance, donc.

                Cordialement.

                • Pierre Haski
                  Pierre Haski répond à Hemenate
                  Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
                  • Posté à 22h24 le 10/10/2009
                    éditeur
                  • Journaliste 9
                    Cofondateur

                  Vous déformez à souhait mon propos. Quand je dis que je ne me suis pas posé de questions, c’est parce que cet article était pour moi une évidence, avec sa part de témoignage personnem, et donc de subjectivité assumée et transparente. Pas parce que je ne me poserais pas de questions sur l’exercice de mon metier. Si c’était le cas, je ne serais pas un des fondateurs de ce site.

                  • Hemenate
                    Hemenate répond à Pierre Haski
                    • Posté à 23h08 le 10/10/2009
                    • Internaute 856

                    « Quand je dis que je ne me suis pas posé de questions, c’est parce que cet article était pour moi une évidence, avec sa part de témoignage personnem, et donc de subjectivité assumée et transparente. »

                    Je ne déforme pas vos propos, je l’avais bien compris comme cela.
                    Et c’est exactement cette « évidence » qui m’interpelle.

              • anne cha
                anne cha répond à Pierre Haski
                journaliste
                • Posté à 04h29 le 12/10/2009
                • Journaliste 49328
                  journaliste

                La question de la personnalisation de l’écriture journalistique est une question importante, et j’aime la réponse que vous y apportez. Il me semble également, en tant que jeune journaliste, que l’utilisation du je, de l’expérience personnelle de chacun, n’est en rien a-journalistique.

                Je suis personnellement très sensible à cet hommage que vous rendez à votre ancienne collaboratrice. Il me semble effectivement être le produit d’un journaliste ému, mais d’un journaliste. On apporte chacun notre petite part d’expérience. La votre est étonnante. Merci.

        • Julien Martin
          Julien Martin répond à Hemenate
          Ex-Rue89
          • Posté à 18h46 le 10/10/2009
          • Internaute 14
            Ex-Rue89

          N’oubliez pas l’avant-dernier paragraphe :

          « Son décès est une manière de rendre hommage, au-delà de cette femme d’exception, au travail de tous ceux qui, dans les bureaux de presse étrangers ou dans les médias chinois, dans des conditions particulièrement difficiles, contribuent à donner une image plus complète de la complexité chinoise. »

          Raconter une situation « complexe » à travers une histoire vaut parfois mieux que n’importe quelle analyse.

          • Hemenate
            Hemenate répond à Julien Martin
            • Posté à 19h07 le 10/10/2009
            • Internaute 856

            « Raconter une situation “ complexe ” à travers une histoire vaut parfois mieux que n’importe quelle analyse. »

            Pas faux, comme je disais sur mon premier post je n’ai pas vraiment d’avis tranché sur cet article.
            Je soulevais simplement une interrogation qui m’étais apparu à sa lecture.

          • Instinct
            Instinct répond à Julien Martin
            Assis
            • Posté à 19h19 le 10/10/2009
            • Internaute 92247
              Assis

            Le paragraphe dont vous parlez aurait peut-être dû être un hommage plus général à ceux qui travaillent dans les bureaux de presse étrangers .

            Et puis j’aurais préféré lire « une occasion “ plutôt ‘ qu’une manière . On peut rendre un hommage a quelqu’un de vivant .

            Pour le reste , cette femme courageuse mérite certainement les quelques lignes que Pierre Haski lui a consacrée.

        10 autres commentaires
      • nemo3637
        nemo3637 répond à Pierre Haski
        Déchoukeur
        • Posté à 20h49 le 10/10/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Je ne connaissais pas cette femme et à la lecture de votre article je suis ému. Je vous suis donc reconnaissant de cet hommage qui rend compte également de ce qu’est la société chinoise.
        J’aurai aussi souhaité un hommage à Marek Edelman récemment décédé. Je ne l’ai pas trouvé sur Rue89, hormis mon post.

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Hemenate
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 18h50 le 10/10/2009
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Je ne lis pas une « nécrologie », mais une tranche de vie, un témoignage d’un ami et d’un collègue .
      Je suis touché par la pudeur, la simplicité et les faits relatés, autant d’esquisses de souvenirs , et d’humanité.

      • Hemenate
        • Posté à 19h19 le 10/10/2009
        • Internaute 856

        C’est pour cela que j’avais mis « nécrologie » entre guillemets.

        Votre commentaire appuie ma remarque initiale car vous parlez de : « pudeur », « d’humanité ».

        # Servais-Jean remercie Pierre Haski d’avoir fait « partager ses sentiments »

        # Copaindabord dit « juste deux mots EMOTIONS ET HUMANITE »

        # Amalga dit que ce témoignage est « émouvant »

        Etc...

        Vous m’accorderez que fournir de l’humanité, de l’émotion, des sentiments, etc... est assez éloigné du rôle traditionnel de la presse d’information.

        D’où ma remarque, car j’ai l’impression que le registre de l’émotif est de plus en plus présent dans la presse.

        PS : Cela m’a frappé car c’est également ce champ lexical que l’on trouve tout au long du témoignage de Naja Tiboulen sur la castration chimique.

         
        • tobernite
          tobernite répond à Hemenate
          • Posté à 12h59 le 12/10/2009
          • Internaute 13822

          Bonjour Hemenate,

          Je n’ai pas le temps de suivre jusqu’au bout votre échange avec Pierre Haski et quelques habitués du site, mais j’ai l’impression désagréable que personne n’a compris que vous vous « contentiez » de poser une question (la place grandissante des sentiments dans la presse d’information) et non d’y répondre catégoriquement. Personnellement je vous suis reconnaissante par ce rappel à la remise en question.

          Parmi les personnes ayant désapprouvé votre point de vue, beaucoup semblent considérer le doute comme un péché mortel : j’espère que l’amalgame n’opère que dans leur subconscient !

        1 autres commentaires
  • jacquelinel
    jacquelinel
    soignante
    • Posté à 17h56 le 10/10/2009
    • Internaute 72016
      soignante

    En lisant votre hommage à He Yanping, je repense à un documentaire d’il y a quelques années au sujet de familles atteintes du sida, dans un état d’isolement, de pauvreté ...il me semble qu’il y avait un militant des droits de l’homme qui participait au reportage.
    S’agit-t-il de la même chose ?
    Merci de nous avoir transmis cette information , qui représente un signe amical et de la reconnaissance pour sa famille. JL

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à jacquelinel
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 20h02 le 10/10/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Merci, oui il s’agit assurément de la même histoire. Plusieurs militants d’ONG chinoises ont pris des risques considérables pour faire connaître ce scandale. J’ai consacré un livre à cette affaire, « le sang de la Chine », avec le photographe Bertrand Meunier, dans lequel nous rendons hommage à ces militants. L’un d’eux, Hu Jia, est en prison depuis l’an dernier, pour son action en faveur de la démocratie.

      • MISTER
        MISTER répond à Pierre Haski
        celibataire
        • Posté à 22h25 le 11/10/2009
        • Internaute 80912
          celibataire

        mr haski , nous attendons de vous un article de l evolution chinoise , les proges quels a fait depuis les 30 derniers annees , l evolution de la « democratie “ depuis les 15 derniers annees , les enormes progres social qu a connu les 3 derniers annees , les nombreux droit que le peuple a eu au cours de c est 10 derniers annees , les conditions de vie des 300 a 400 millions personnes s amelioré depuis les derniers annees . vous n avez jamais fait l eloges de c est enormes progres qu a connu la chine , peut etre le mot eloges a vos yeux represent plus que ca , mais au moins montrez nous l autre partir de la chine . dans vos articles vous faite que craché sur la chine . ceux qu a pu faire le PCC a hu jia peut etre es ignoble mais on connais que une partir de la veritée.
        y en a un peu marre de votre position personnel sur la chine .

  • hagalma
    • Posté à 18h25 le 10/10/2009
    • Internaute 8451

    Votre témoignage est bien sûr émouvant. Au-delà de votre hommage, vous décrivez ce que le métier de journaliste peut avoir de dangereux, moins pour vous dans cette histoire là semble-t-il, que pour votre collaboratrice et amie. La chine, pour le citoyen lambda que je suis, est un pays inquiétant d’être si massivement contrôlé. J’espère que ça n’est pas le système qui a hâté la disparition de cette femme. Son courage est une leçon.

  • vol19
    • Posté à 18h39 le 10/10/2009
    • Internaute 13492

    Comme quoi pour reprendre l’expression Chinoise « ces diables d’étrangers peuvent avoir un peu d’humanité ».
    Oui, on imagine bien l’extrême pression et importance clé de ces assistants locaux dans des pays comme la Chine.
    Néanmoins amusé de lire que « psychologie » a développé une édition Chinoise, un article sur le sujet serait intéressant... Et interessé, je me demandais, que Ma Jan étudie en France...
    Une histoire à rappeller alors que se pose la question de payer pour que les élèves suivent les cours...

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 18h45 le 10/10/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    Perdre un ami c’est perdre un membre de la famille que l’on a choisi .
    Le courage est tellement rare que l’on peut s’arrêter quelques instants sur la mémoire de cette personne .
    Condoléances , Pierre !

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 20h24 le 10/10/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Merci pour cet hommage magnifique à celle qui semblait être une femme d’ exception. Toutes nos condoléances à sa petite protégée et à son fils et aussi à vous qui l’ avez si bien décrite

  • Satiricon
    • Posté à 21h16 le 10/10/2009
    • Internaute 14537

    Merci pour elle ; je suis ému.

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 23h46 le 10/10/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Que douce lui soit la route du Paradis de l’Ouest.

  • parousnik
    • Posté à 01h18 le 11/10/2009
    • Internaute 18991

    « lorsqu’elle s’est trouvée confrontée, avec moi, à l’injustice et à la misère dans son pays »

    Dommage Pierre Haski qu’on vous lise guère sur les injustices et la misère dans votre propre pays...

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à parousnik
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 11h46 le 11/10/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Si c’est tout ce que vous inspire cet article, vous êtes, comme à chaque fois, prévisible et étriqué.

      • Julos
        Julos répond à Pierre Haski
        ex E.N
        • Posté à 12h17 le 11/10/2009
        • Internaute 38577
          ex E.N

        « Prévisible et étriqué » oui, s’agissant de parousnik. Quant au sieur hemenate, sa réaction à votre article est proprement indécente et obscène. Je voulais vous le dire comme ça, cher Pierre, pour vous témoigner mon émotion et ma compassion envers votre propre douleur d’avoir perdu si vite, trop vite, une consoeur et une amie. N’y a-t-il pas mille autres occasions de s’interroger sur le rôle de la presse ? Le faire, et insister lourdement comme le fait ce monsieur, m’a paru parfaitement déplacé, dans un contexte aussi dramatique.
        Peut-être ignore-t-il tout de la douleur et du sentiment d’injustice que produit la perte prématurée d’un proche ou d’un ami cher. Sans doute ne sait-il rien des réalités du métier de journaliste sous des régimes politiques autoritaires comme l’est le régime chinois ?

        Bien à vous.

        Un riverain qui apprécie votre travail et votre éthique journalistique.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à Julos
          • Posté à 12h38 le 11/10/2009
          • Internaute 856

          « Quant au sieur hemenate, sa réaction à votre article est proprement indécente et obscène. “

          Excellent éclairage de mes remarques.

          A partir du moment ou un sujet est traité sur le mode émotionnel, la critique est immédiatement perçue comme ‘indécente’, ‘obscène’ ou ‘déplacé’.

          Au final le vocable le plus fort est ‘déplacé’.
          Il démontre à merveille que dès lors que l’on se place sur le registre émotionnel, aucune critique n’est admise, elle n’a tout simplement pas sa place.
          Qu’elle est donc sa place ?

          J’en reviens donc toujours au même point :
          Un journal d’information, s’il veut provoquer la réflexion, doit avant tout dépassionner le débat (a fortiori sur un site participatif).

          • Julos
            Julos répond à Hemenate
            ex E.N
            • Posté à 16h01 le 11/10/2009
            • Internaute 38577
              ex E.N

            Oui « déplacé » c’est bien ça, ou encore « inopportun ». Il y a des moments propices à la réflexion, d’autres à l’expression d’une émotion. Ici c’est l’émotion qui prime, et le texte de Pierre Haski, tout en retenue, en témoigne magifiquement. En plus d’évoquer le travail journalistique en Chine.

            Et vous arrivez là, comme un monstre froid, pour l’interpeler sur la pertinence de son acte journalistique, comme si c’était bien le moment. Il a la classe et la disponibilité de vous répondre en plus. Et vous insistez lourdement, en vous justifiant, en le relançant comme pour avoir le dernier mot ! Quel goujat vous faites mon pauvre ami. Moi vous me faites ça dans la vie réelle, c’est ma main sur la figure, soyez-en sûr !

            • Hemenate
              Hemenate répond à Julos
              • Posté à 16h45 le 11/10/2009
              • Internaute 856

              « c’est ma main sur la figure, soyez-en sûr ! »

              C’est exactement ce que je voulais dire.

              A faire primer l’émotion sur l’analyse, on tombe dans l’irrationnel le plus total...

              Jusqu’à justifier la violence au nom des bons sentiments.

              • Julos
                Julos répond à Hemenate
                ex E.N
                • Posté à 22h29 le 12/10/2009
                • Internaute 38577
                  ex E.N

                En ne retenant que cette partie de ma phrase vous déformez mon propos pour me disqualifier à moindre frais. J’ai dit « Vous me faites un coup comme ça, c’est ma main sur la figure ! » Je voulais dire par là que l’on ne vient pas emmerder les gens dans la douleur avec des préoccupations ou des questions anachroniques. En plus, d’autres l’ont dit avant moi et mieux que moi, l’article de Pierre est suffisamment équilibré entre ce qui relève de l’émotionnel et ce qui tient du témoignage/reportage objectivé pour que l’on ne lui reproche pas de ne faire QUE dans l’émotion. Cette critique est non seulement déplacée, elle est injuste.
                Pour finir, et être aussi lourd que vous, je précise que je ne suis nullement agressif, juste un poil en colère et choqué par votre froideur. Si je recherchais exclusivement de l’émotionnel lors de mes lectures des médias, je ne viendrais pas aussi régulièrement sur rue89. Cette évidence n’est pas valable que pour moi.

            • Fondriest
              Fondriest répond à Julos
              http://spermufle.wifeo.com/
              • Posté à 01h27 le 12/10/2009
              • Internaute 49865
                http://spermufle.wifeo.com/

              « Ici c’est l’émotion qui prime, et le texte de Pierre Haski, tout en retenue, en témoigne magifiquement. »

              ==> Qu’il en fasse un roman ou un billet sur un blog, mais pas un article sur un site à prétention journalistique. Les remarques d’Hemenate sont très pertinentes et c’est votre agressivité qui est « déplacée ». Je vais compléter sa remarque : il semble effectivement qu’une majorité de riverains soit incapable de sortir du registre du pathos, d’avoir une approche distanciée de la politique et de prendre la mesure de la complexité du monde. Conséquence inévitable : tous les sujets, même les plus complexes, finissent par être résumés à une simple question de morale, la lutte du « bien » contre le « mal ». Il n’y a pas mieux pour être à côté de la plaque.

              • Jacques Bolo
                Jacques Bolo répond à Fondriest
                Auteur-Editeur-Libraire
                • Posté à 13h03 le 12/10/2009
                • Internaute 37329
                  Auteur-Editeur-Libraire

                Ca suffit les conneries pseudo objectives !

                C’est objectivement traditionnel du journalisme de faire des nécrologies des collaborateurs. Quand cela apporte en plus un éclairage supplémentaire sur la Chine, c’est parfaitement justifié.

                Par contre, la véritable question serait plutôt de s’interroger sur la cause de cet objectivisme obsessionnel. Serait-ce parce qu’il s’agit d’une chinoise ? Ce que montre bien des remarques récurrentes (moins hypocrite finalement) comme celle qui demande de s’intéresser d’abord à la misère française.

                Y en a marre des connards qui cachent leur racisme sous des discours châtiés et des prétentions déontologique à deux balles. Ils ne sont que « de la merde dans des bas de soie » sans être du niveau Talleyrand (pas plus que je ne me prends pour Napoléon d’ailleurs).

                • Fondriest
                  Fondriest répond à Jacques Bolo
                  http://spermufle.wifeo.com/
                  • Posté à 14h07 le 12/10/2009
                  • Internaute 49865
                    http://spermufle.wifeo.com/

                  « Y en a marre des connards qui cachent leur racisme sous des discours châtiés et des prétentions déontologique à deux balles. Ils ne sont que “ de la merde dans des bas de soie ” sans être du niveau Talleyrand (pas plus que je ne me prends pour Napoléon d’ailleurs). »

                  ==> Non mais franchement... Je comprends que vous vouliez défendre votre copain, mais quand même... Et comme Chalandon, vous n’avez même pas honte de signer votre connerie.

                  « C’est objectivement traditionnel du journalisme de faire des nécrologies des collaborateurs. Quand cela apporte en plus un éclairage supplémentaire sur la Chine, c’est parfaitement justifié »

                  ==> Mouais, en guise d’ « éclairage supplémentaire » on a bien souvent un rappel des glorieux faits d’armes du collaborateur du collaborateur, c’est à dire du journaliste. Et tout comme Hemenate, je préfère lire des articles froidement analytiques (non signés ou alors par un pseudonyme) plutôt que des articles destinés à véhiculer de l’émotion et qui ont des prétentions littéraires (je ne vise pas précisément Haski, plutôt les journalistes dans leur ensemble dont c’est un des travers : ils aiment « s’écouter parler »).

        7 autres commentaires
    • Fabien
      Fabien répond à parousnik
      • Posté à 07h56 le 12/10/2009
      • Internaute 6681

      à parousnik :

      Quel commentaire inutile et stupide !

      Je ne vois pas pourquoi Pierre Hasky devrait écrire autant d’articles sur tel sujet que sur tel autre. Il n’est pas le seul journaliste de France, je suis certain que parmi ces confrères vous en trouverez un qui couvre vos centres d’intérêt. Moi, j’apprécie beaucoup les écrits de Pierre sur la Chine.

      Concernant le fond de votre prose, la misère et l’injustice atteignent un degré en Chine que la France n’effleure pas. A mon sens il y a une certaine indécence à comparer ces deux Pays sur ce sujet.

  • UsagerPs54
    • Posté à 01h49 le 11/10/2009
    • Internaute 10548

    Je me dis que je voudrais être sûr d’avoir ce courage, dans les même conditions, face à un état dictateur capable de toutes les pressions les plus ignobles.
    Merci de ce témoignage.

  • ReneLeys
    ReneLeys
    sinologue
    • Posté à 06h58 le 11/10/2009
    • Internaute 89005
      sinologue

    ``Dommage Pierre Haski qu’on vous lise guère sur les injustices et la misère dans votre propre pays…``

    Quelle fine argumentation ! ! Mettons tous les correspondants français à l’étranger au chômage et empêchons les journalistes étrangers de venir jeter un regard sur les injustices et les misères en France.

    Condoléances à Pierre Haski et à la famille de cette femme courageuse...

  • PétaouSchnok
    • Posté à 07h59 le 11/10/2009
    • Internaute 11586

    Merci Pierre de nous faire partager ces émotions. Vous postez peu, mais comme très souvent, cela en vaut la peine.

  • Cogito_ergo_sum
    Cogito_ergo_sum
    Citoyen
    • Posté à 11h59 le 11/10/2009
    • Internaute 92316
      Citoyen

    D’abord merci de rendre ainsi un hommage à une femme dont le courage, pour avoir osé mener l’activité de journaliste dans un contexte pénible, voire franchement dangereux, méritait d’être salué.

    Et puis, pour intervenir dans le débat soulevé par Hemenate, j’aurais envie de dire : ne soyons pas pisse-froid. La vie, c’est de l’émotion autant que de la raison. Comprendre la vie, donc, cela passe autant par l’émotion - le fait de vouloir rendre hommage à une personne que l’on a estimé - que par la raison - la fait, à travers cet hommage, de rappeler qu’il y a une réalité, celle de la difficulté d’exercer le métier de journaliste, de rendre compte aussi objectivement que possible des faits. Et sur ce plan, je trouve l’article de Pierre Haski très équilibré. S’il avait été purement émotionnel, je l’aurais critiqué comme n’apportant rien. Mais l’on n’a pas à choisir entre émotion OU BIEN raison : il faut des deux pour faire un monde, un être humain... et un bon journaliste.

  • Jana
    Jana
    bretonne en Normandie
    • Posté à 13h47 le 11/10/2009
    • Internaute 13372
      bretonne en Normandie

    @Hemenate
    Je m’interroge toujours sur ce que signifie cette expression « dépassionner le débat »

    Qu’est ce qui vous dérange si un journaliste, en présentant son sujet, dans lequel il est humainement et professionnellement concerné, tout en partageant ses émotions, peut dire d’où il parle ?

    Cet article est passionnant, car il ouvre grand la fenêtre sur ce fossé entre la Chine de villes et la Chine des champs, Chine tellement plurielle.. pour le peu que j’en connais.
    J’ai souvent pensé à ce que représentait pour les chinois « instruits » de la ville, et ayant voyagé, d’avoir à accepter l’envers du décor, qu’à juste titre certains journalistes venus d’ailleurs soulignent courageusement et professionnellement. Travail fait avec , heureusement, la part de subjectivité.
    Je suis inquiète quand quelqu’un se prétend objectif , dans ce domaine aussi complexe.
    La courageuse He Yanping en est un des symboles de ce travail de rencontre passionné entre la Chine et l’étranger.
    Et je remercie Pierre de partager l’émotion de sa disparition, humainement et professionnellement.

    • Hemenate
      Hemenate répond à Jana
      • Posté à 11h41 le 12/10/2009
      • Internaute 856

      « Je m’interroge toujours sur ce que signifie cette expression “ dépassionner le débat ” “

      –>
      ‘Et je remercie Pierre de partager l’émotion de sa disparition, humainement et professionnellement.’

      Par dépassionner le débat je n’entends pas ‘objectivité’, mais simplement faire partager une réflexion, une analyse, AVANT une émotion, de l’humanité...

  • ralamaiche
    ralamaiche
    dans le poulailler
    • Posté à 14h14 le 11/10/2009
    • Internaute 54328
      dans le poulailler

    Un récit vraiment touchant doublé d’un bel hommage pour quelqu’un qui avait l’air de vraiment compter pour vous.

  • unouveaucompte
    • Posté à 16h14 le 11/10/2009
    • Internaute 39715

    très bel hommage !

  • Tong
    • Posté à 19h57 le 11/10/2009
    • Internaute 40236

    Le décès de HE Yanping m’attriste, car je la connaissais quand j’ai travaillé également à Beijing en tant que journaliste assistante de la presse française. Je ne sais quoi dire, juste un hommage à cette fille courageuse.

    Tong

  • Lasko
    Lasko
    Employée
    • Posté à 21h14 le 11/10/2009
    • Internaute 86767
      Employée

    J’ai trouvé votre article touchant.
    Un bel hommage, condoléances

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