Analyse 13/10/2007 à 18h18

Elections suisses : un nouveau désir de politique

Samuel Dixneuf | Journaliste freelance, professeur de littérature

Manifestation contre l'UDC à Berne il y a une semaine (Pascal Lauener/Reuters)

Les incidents survenus en marge de la manifestation de l’UDC à Berne il y a une semaine, sont assez rares pour être analysés sous un jour nouveau.

La presse suisse s’était alors essentiellement préoccupée de l’image du pays à l’étranger. « La Suisse a mal à son image » , titre encore un article de L’Hebdo cette semaine, et de revenir sur cette photo « qui a fait le tour du monde » publiée à la une du New York Times. Elle représente un membre des black blocks « face à un mur de grenadiers qui l’aspergent de gaz lacrymogènes, tout cela dans le cadre idyllique de la ville de Berne. »

Mais foin des clichés d’un pays serein, paisible et idyllique que tant de monde craint de voir vaciller. Les clichés ont la vie dure. Ne pas s’en faire pour eux.

Même si le réveil a été brutal, ces violences peuvent être envisagées comme le symbole, certes contestable, mais vivant et pressant, du retour d’un désir de politique en Suisse. Car face aux dérives antidémocratiques de l’UDC, jamais le débat public n’avait été aussi animé. De nombreux éditoriaux ont souligné les enjeux de la crise politique actuelle tout en cherchant, et c’est le plus important, à esquisser de nouveaux schémas politiques pour la Suisse de demain. Mais plus importante encore est cette réaction du peuple suisse, las sûrement de cette sérénité de surface face aux dérives d’un parti et de son chef, Christoph Blocher. Des forums animés et passionnés sur Internet, des vidéos citoyennes, des discussions de comptoir mouvementées, des blogs politiques : la Suisse n’avait jamais vu ça. Et c’est réjouissant.

Une campagne surprenante et stimulante

Ces désirs de politique, de débats et de réforme ont pris aussi d’autres atours. Le 21 septembre, en pleine campagne, une initiative populaire forte de 109224 signatures veut interdire l’exportation et le transit par la Suisse de matériel de guerre, y compris les technologies pouvant servir à en fabriquer. Les simulateurs, les avions d’entraînement militaires comme les Pilatus, ainsi que les armes de petit calibre et leur munition sont également concernés. Plus de 35 partis et organisations, dont le PS et les Verts, soutiennent l’initiative.

Un peu avant, une autre initiative populaire avait demandé que le fusil d’assaut ou le pistolet d’ordonnance ne soit plus ramené à domicile par les militaires. Des faits qui ne sont pas anodins dans cette campagne qui gravite désormais autour d’un débat éthique et humaniste. Et si le débat gagnait d’autres domaines pour engager une réforme profonde de la société et des mentalités ?

La volonté de transparence concernant les sources de financement des partis s’inscrit également dans cet ordre d’idée. Un parti plombé par des intérêts financiers peut-il encore être crédible ?

Une affiche de politiciennes schwytzoises (DR)

D’autres anecdotes, en marge de cette campagne, comme ces politiciennes schwytzoises qui se sont affichées, tous partis confondus, avec une fière moustache « pour avoir une chance d’être élues » , ou ces candidates aux élections fédérales qui ont posé en sous-vêtements dans le magazine de la Migros, suivies de près par ces jeunes Verts opposant leur nudité aux méthodes de la police de Zürich, peuvent prêter à sourire ou irriter les mauvais coucheurs. Quoiqu’il en soit, ces anecdotes s’inscrivent elles aussi dans le cadre plus large d’une campagne dynamique, vivante et passionnante.

Il faut maintenant souhaiter que ce nouvel élan trouve sa première confirmation le 21 octobre avec une mobilisation importante pour le vote, et, qu’au-delà de l’élection, le débat d’idées continue de fourmiller afin de trouver quel sera le « moteur politique de la Suisse de demain » .

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  • Anonyme

    Mais foin des clichés d’un pays serein, paisible et idyllique que tant de monde craint de voir vaciller.

    Je n’arrive pas à trouver le sens de cette phrase ?

    • pointilleur des lilas
      • Posté à 19h17 le 13/10/2007
      • Internaute 19285

      On vous a dit que le monsieur ééétaaiitt Sssuuuiiissee, vous allez pas en faire un fromageeee.

      • Servais-Jean
        • Posté à 03h10 le 14/10/2007
        • Internaute 4591
          43

        Samuel Dixneuf ne doit pas bien suivre ce qui se passe en Suisse,sinon il saurait que cette manifestation a profité à Blocher qui vient largement en tête des sondages, alors que le PS perd des points au profit des verts.

        Blocher était à Paris cette semaine pour signer un contrat de coopération avec Alliot-Marie et il à déclaré que cette manifestation était une affaire de journalistes.

      • Anonyme répond à pointilleur des lilas

        Tu m’ rappelles mon beauf’
        Un truc à gacher un dimanche même passable de Chez Médiocre !

    • Anonyme

      c’est mes yeux ou bien ?

      On craint de voir la Suisse vaciller ?
      Je vous rassure le sens c’est celui de la marche en avant.

  • Anonyme

    La révolution en Suisse ? Ne prenez-vous pas l´Helvetie pour des lanternes ?
    Signé : Hector Vigo

  • Anonyme

    La Suisse, le peuple suisse, gentil, bien élevé et aimable s’il en est, n’a jamais aimé la guerre, les armes à feu, a toujours été pacifique, humaniste, accueillant, anti-colonial, ouvert.

    Tellement ouvert que les fonds qui eux, proviennent du trafic d’armes, de diamants africains, ou du cacao, sont par contre tout à fait bienvenus, et bien à l’abri !

    Y’a pas comme un malaise ?

    Fb.

    • Jean-Jacques Louis
      • Posté à 21h17 le 13/10/2007
      • Internaute 2277

      Il ne faut pas généraliser.
      Le conseiller fédéral socialiste Leuenberger a réussi à faire récupérer par les Philippins les fonds cachés par le dictateur Marcos dans les banques suisses.
      C’est un exemple ; il y en a peut-être d’autres.

    • Anonyme

      Les suisses sont extrêmement militarisés, le service militaire est de longue durée, et les citoyens doivent faire des « rappels » régulièrement.
      De plus, la Suisse à pris part à la plupart des guerres des 16ème et 17ème siècles, le « Piquier Suisse » était alors considéré comme le meilleur au monde(et fut copié par l’ensemble de l’europe occidentale et continentale).
      Le pays doit sa richesse mais aussi son indépendance à ses activités de merceneriat de l’époque, un pont d’or leur fut versé suite à la bataille de Marignan. Les Français avec leur contrat de quasi exclusivité étaient leur premiers employeurs.

      Donc la Suisse n’a pas toujours été un pays neutre et pacifiste ...
      Ces derniers temps, la Suisse est autant neutre que peut l’être le Vatican par exemple ...

  • Daniel R
    Daniel R
    Visiteur d'entreprise
    • Posté à 20h39 le 13/10/2007
    • Internaute 6667
      Visiteur d'entreprise

    On n’en est pas loin, encore un effort.

    J’y croirais quand un référendum d’initiative populaire suprimera le secret bancaire.

    En attendant, je reste admiratif de ce peuple qui a su se donner des institutions aussi avancées démocratiquement.

    Chez nous, en France, nous sommes bien loin de ce bel exemple dont les médias parlent très peu d’ailleurs. Nous n’avons que nos yeux pour pleurer sur tous les référendums que l’on nous avait promis.

    Ici, le peuple n’a le droit de voter que tous les 5 ans après avoir subi un lavage de cerveau médiatique. Il ne peut choisir qu’entre des paquets de promesses vaseuses, élaborées par une poignée de partis au fonctionnement opaque, généralement au service exclusif d’une clique.

    Nous n’avons ni le droit de demander un référendum, ni même celui de nous associer pour aller en justice contre les monopoles privés subventionnés par l’Etat.

    Le peuple français voulait garder les services public mais ces derniers sont détruits sans vergogne pour engraissés les actionnaires privés.

    Nous ne sommes même pas représentés par le parlement, puisque ce dernier n’a aucun droit à l’initiative, juste celui d’enregistrer les textes du Président. De toute façon, ils se sont arrangés entre eux pour que ce soit le parti du président qui ait la majorité et comme les parlementaires ne représentent que leur parti auquel ils doivent leur élection, la boucle est bouclée et le peuple étouffé.

    On peut toujours rire des histoires suisses.

    • Anonyme répond à Daniel R

      Eh oui, en Suisse nous allons entre 2 et 5 fois par année voter à propos de réferendum, initiative etc...en plus des élections communales, cantonales et fédérales...seriez-vous suffisamment motivés pour exercer ce droit/devoir que vous semblez réclamer ? ? ?
      Moi oui et depuis que nous -les femmes- avons le droit de vote (1971) je le prends tant que je peux et je suis très fière que mon pays me donne cette possibilité de m’exprimer...mais rassurez-vous, nous avons aussi des défauts surtout celui de « raciste » que l’on nous colle un peu trop facilement...malgré celui-ci nous avons toujours réussi à faire reculer la xénophobie...chacun son Le Pen, le nôtre s’appelle Christophe Blocher : très riche et très rusé...
      heidi from switzerland...

      • Daniel R
        Daniel R
        Visiteur d'entreprise
        • Posté à 10h09 le 14/10/2007
        • Internaute 6667
          Visiteur d'entreprise

        L’important ce n’est pas que tout le monde vote à chaque fois, l’important c’est le droit du peuple d’être maître de son destin.

        Chacun vote selon sa conscience s’il se sent concerné. Pourquoi voter sur un sujet sur lequel on n’a pas d’opinion ?

        Les jugements dans les tribunaux par exemple, sont prononcés avec une mention préalable : « Au nom du peuple français ». Ce n’est hélas qu’une bouffonnerie de plus. Les lois, la police, la justice sont de fait des instruments du pouvoir d’une seule classe sociale. En écrivant ceci, je ne veux pas jeter le soupçon sur tous les hommes politiques, les policiers ou les juges qui essaient de faire honnêtement leur métier, c’est le système qui est mauvais.

         
        • Anonyme répond à Daniel R

          Quelle naïveté ! Aucun système ne peut être parfait. Ce n’est pas la multiplication des referendums et l’appel plus fréquent à l’avis du « peuple » qui va me rendre plus enthousiaste. J’ai des boutons à la seule idée que l’on puisse être gouverné au jour le jour, en fonction de nos humeurs, de nos caprices, des sondages et des referendums par une majorité de gens ayant une approche négligente des choses.

          La démocratie que nous connaissons est d’abord un bien historique quand une minorité puissante s’est trouvées dessaisie du pouvoir. La République a succédé à la Royauté.

          Un bon système républicain c’est un compromis entre des objectifs contradictoires.

          CP

          • Daniel R
            Daniel R
            Visiteur d'entreprise
            • Posté à 20h21 le 14/10/2007
            • Internaute 6667
              Visiteur d'entreprise

            Soignez vos boutons et regarder ce qu’est devenu notre pays au mains de l’élite au pouvoir.

            La République, ce n’est pas les sondages manipulés, ni le caprice d’un président, ni l’incompétence des hommes politiques, ni la dictature de la grande bourgeoisie sur le peuple, la république c’est le gouvernement par les représentants élus (plutôt imposés d’ailleurs) du peuple.

            Hélas, la réalité est cruelle, l’approche négligente des choses à laquelle vous semblez condamner vos concitoyens est actuellement l’apanage des parlementaires qui votent n’importent quoi. Je ne citerai que les derniers exemples, les tests ADN (texte vide pour ne pas contredire Sarko) , le bouclier fiscal (avant le vote d’un déficit record), la chasse ouverte aux fumeurs d’herbe (l’alcool légale est bien pire), sans oublier la future Sarko-constitution dont je me réjouis d’avance en pensant aux basses manoeuvres et marchandages indignes nécessaires à son vote.

            La démocratie serait un progrès appréciable. Et puis, je détecte dans votre réaction un peu de mépris pour les Français. Sont-ils à vos yeux forcément moins évolués que les Suisses ?

          • Anonyme

            Effectivement le système suisse n’est sûrement pas parfait, d’ailleurs Blocher au conseil fédéral le prouve ; -)
            Mais franchement en Suisse le CPE n’aurait jamais été imposé comme cela a été fait en France. Le passage par un référendum aurait été obligatoire... Le système du référendum me parait bien plus sain que des manifestations de rues...
            C’est peut-être une minorité (grandes gueules) de gens ayant une approche négligente des choses qui ont fait reculer le gouvernement Français...

            DLM

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 01h07 le 14/10/2007
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Un parti de droite qui veut renvoyer ses immigrés...
    Des manifestations violentes...
    C’est bizarre, ça me rappelle un pays...

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    skalpa, blogger actif et militant
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  • le-vilain-petit-canard
    • Posté à 07h26 le 14/10/2007
    • Internaute 19295

    Quelle jolie photo. Sont tellement « clean » ces braves Hélvètes y a même des grosses croix noires sur les boucliers des keufs c’ est pratique ! Ca me fait penser à Chapline (le dictateur). La Confédération Hélvètique,quel beau pays virtuel ; moi j’ ai un témoignage direct, (certes il date de vingt ans en arrière) : j’ avais rencontré un jeune de 20 ans qui avait fui ce joli pays des alpages pour ne pas « faire l’ armée » et qui m’ a dit si je rentre je vais directement en prison. Il m’a aussi raconté qu’ en Helvétie, si tu te stationnes mal, c’ est le riverain qui téléphone à la police.
    A voir absolument un petit « docu » absolument hilarant : « Propre et en ordre »

  • Samuel Dixneuf
    Samuel Dixneuf
    Auteur(e) de l'article Journaliste freelance, (...)
    • Posté à 09h21 le 14/10/2007
    • Journaliste 4447
      Journaliste freelance, (...)

    Cher Servais-Jean,

    Vous avez mal compris l’objet de cet article. L’UDC était déjà en tête des sondages avant cette manifestation bernoise et les violences qui l’ont émaillée. L’UDC n’a d’ailleurs jamais quitté la tête des sondages et reste depuis longtemps le premier parti de Suisse.
    Le dernier sondage SSR réalisé à 11 jours des élections crédite l’UDC de 27,3% des intentions de vote, soit une augmentation de 0.6 % par rapport au 28 septembre (Lien). Chacun sait, et merci d’enfoncer des portes ouvertes, que l’UDC a instrumentalisé ces violences : « les deux conseillers fédéraux UDC, en charge de la sécurité, savaient très bien que la manifestation de leur parti allait dégénérer. Pour leur profit, puisqu’une “majorité des électeurs donnent toujours leur préférence à ceux qui assurent l’ordre”.
    Lien
    Le but de cet article, au lieu de répéter inlassablement ce qui s’était dit depuis le 8 octobre, est au contraire de produire une analyse qui se démarque de l’évidence et de ce qui a été dit depuis une semaine au sujet de cette manifestation, qui, même si elle peut être contestée, peut être considérée, avec les autres éléments signalés, comme l’indice d’une conscience politique vigilante en Suisse, ce qui est réjouissant.
    Quant à quelques autres commentaires, ils confirment une phrase de l’article : “les clichés ont la vie dure”.
    Cordialement,
    SD.

  • Anonyme

    pas dans l’Union européenne, pas dans Schengen, pas dans l’Espace économique européen, et d’ailleurs nulle part où quelque chose se construit ; une réputation de paradis fiscal et de club de riches, où la charité est la réponse aux maux de ce Monde. C’est l’idée que je me fait de la chose. Est elle exacte ?

  • Anonyme

    La suisse est dans l’espace de schengen et fait parti de l’aele...Donc de fait,elle sera bientot dans la situation où les individus pourront circuler librement mais pas les biens...
    Mais a mon avis si on avait fait un referumdum pour tout les traités européens, les francais en aurait pas signer la moitié et cela marche aussi même n’importe quel autre pays...
    Non pas que l’europe soit nulle, non pas que les peuples européens ne savent pas choisir...
    Mais les institutions et referumdum démocratiques ont tendeance a être à 50% pour/ 50% contre. Car on se déplace que quand cela vaut la peine. Et que les médias ont tout interet à mettre un énorme suspense à chaque election sinon elle devient ennuyeuse...
    Donc en résumé avec un tel système, on peut pas faire un tableau plein de 27 cases quand on fais un vote...
    Alors s’il vous plait les fausses bonnes idées et les préjugés... uhuh

    Sinon, ça a quand même une classe télévisuelle certaine les black block.. ^^ La photo est dans ce style, de mauvais jeux video, seul contre tous.
    AhAHAH

  • Anonyme

    La Suisse, avec ses 4 langues nationales, son fédéralisme, sa géographie variée et ses différentes cultures peut être considérée comme une Europe en modèle réduit.

    Ainsi, elle pourrait servir un peu plus souvent d’exemple à suivre (ou pas quelques fois) pour l’Europe. Et pourquoi pas une sorte de « laboratoire » de test pour de nouvelles lois visant à s’appliquer dans l’EU.

    En tant que suisse, je trouve que nous avons trop tendance à suivre l’Europe plutôt qu’essayer de prendre les devants dans certains domaines essentiels tels que l’écologie par exemple.

    Voilà un nouveau désir de politique ! Voilà aussi une réponse pour la question « à quoi sert la Suisse ? » posée plus haut...

  • Anonyme

    fédéralisme, sa géographie variée et ses différentes cultures peut être considérée comme une Europe en modèle réduit.

    Ainsi, elle pourrait servir un peu plus souvent d’exemple à suivre (ou pas quelques fois) pour l’Europe. Et pourquoi pas une sorte de « laboratoire » de test pour de nouvelles lois visant à s’appliquer dans l’EU.

    En tant que suisse, je trouve que nous avons trop tendance à suivre l’Europe plutôt qu’essayer de prendre les devants dans certains domaines essentiels tels que l’écologie par exemple.

    Voilà un nouveau désir de politique ! Voilà aussi une réponse pour la question « à quoi sert la Suisse ? » posée plus haut...

  • Anonyme

    Francais vivant en Suisse depuis quelques années, je n’ai pu que remarquer la bonne tenue de la démocratie en terre Helvète.
    Un exemple représentatif (parmis tant d’autres) : la vie politique est içi vivace, publique et respectueuse c’est à dire :

    1. au niveau « fédéral », les chaines de télévision publics présentent quasi quotidiennement au journal télévisé des débats entre deux hommes politiques de partis opposés. Ces débats me changent des débats télévisés francais puisque :
    1a. les questions sont posées clairement sans langue de bois
    1b. les réponses sont exposées clairement sans langue de bois
    1c. on RESPECTE son interlocuteur (journaliste ou bien adversaire du débat) en ne lui coupant pas la parole et en l’écoutant

    2. au niveau local, à Lausanne, la télévison du coin diffusent en direct les réunions du « conseil municipal ». Dans ces réunions, les mêmes rêgles de bonne pratique de la politique vues dans 1a.b.c. sont appliquées.

    Ce respect, dans les débats en particulier, est une constante général dans cette société puisque les gens respect tout et tous : leurs voisins, les rues, les routes et les piétons, le mobilier public etc... Alors oui cela mènent à certains comportement exaspérant au premier abord comme les dénonciations du voisinage parce que l’on a mal garé sa voiture (c’est du vécu), mais au moins après on apprend à réspecter les rêgles (qui en général sont là pour que les gens vivent ensemble en société sans écrabouiller la liberté des autres, je le rappelle). Et c’est un homme de gauche qui dit cela !