Sarkoscope - Promotion d'un mini-traité européen
► Où en est la proposition ? Le traité simplifié a été adopté par les 27 pays membres de l’Union europénne, le 23 juin.
Après d’âpres négociations trois jours durant, un compromis sur le contenu du mini-traité destiné à remplacer la défunte Constitution a été arraché principalement par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy notamment au Royaume-Uni et à la Pologne. Il a fallu batailler pour concilier l’approche minimaliste défendue par les pays les plus réticents à l’égard de la Constitution, et celle des dix-huit pays soucieux d’en préserver la substance.
Nicolas Sarkozy se targue de tenir son premier succès diplomatique, mais l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, a dénoncé « le recul de l’esprit européen » dans ces négociations. Et Karel De Gucht, le ministre belge des Affaires étrangères, a déclaré : « Le but du traité constitutionnel était d’être plus lisible, le but de ce traité-là est d’être illisible. »
► Que disait son projet ? « J’ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles que nul n’a contestées pendant la campagne référendaire, afin que l’Europe se dote rapidement des moyens de fonctionner efficacement à 27 États membres. La question de la réécriture d’un texte plus global, scellant la dimension fondamentalement politique de l’Europe, se posera dans un second temps. » (Source : projet de Nicolas Sarkozy)
► Date initialement prévue de mise en application ? « Dès la première semaine », Nicolas Sarkozy promet de se rendre à Bruxelles et Berlin. (Source : interview au Monde, 30 mars 2007)
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Les seules questions qui sont posées à l’UE sont celles de ses objectifs -l’Europe pour quoi faire ? -, des pouvoirs résiduels -pouvoirs des états membres/pouvoirs de l’UE-, et de ses limites géographiques.
S’attacher aux institutions « pour pouvoir fonctionner à 27 » ne répond en rien aux questions existentielles. Le désaveu infligé le 29 mai 2005 aux têtes pensantes de l’Europe doit être compris comme la demande insistante de remettre l’UE sur ses 2 jambes : le volet social ET le volet économique. Or, elle est pour l’instant hémiplégique, seul existe le volet économique (avec la libre circulation de la cohorte néolibérale biens, capitaux, services, personnes...). Il constitue même l’alpha et l’omega, le cadre indépassable de l’UE. Alors, tant que l’hémiplégie ne sera pas traitée démocratiquement, et guérie, la question du fonctionnement restera typiquement une question technique, qui appelera des réponses technocratiques, qui continueront de nourrir la défiance voire le rejet des citoyens européens.
Quant à la forme, ratification par le parlement au lieu d’un référendum, c’est totalement injustifiable.




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