A débattre 06/10/2009 à 13h31

Ecoles privées : le PS saisit le Conseil constitutionnel



Enseignement privé à Chavagnes-en-paillers en 2008 (Stéphane Mahé/Reuters).

Une semaine après qu’elle a été votée à l’Assemblée nationale le 28 septembre, la loi Carle devrait bientôt débarquer sur le bureau du Conseil constitutionnel, saisi par les députés socialistes, apprenait-on ce mardi 6 octobre. Localement, ce texte commence tout juste à délier, au choix, les langues des élus ou leurs doigts sur leur calculette. Exemple à Sevran.

Cette loi, c’est celle qui obligera explicitement une municipalité à payer pour la scolarité d’un élève de maternelle résidant sur le territoire communal, et qui serait scolarisé dans une école privée d’une autre ville.

Quelques semaines avant la discussion parlementaire, vous êtes plusieurs à vous être émus de voir ce texte arriver à l’agenda, cinq ans après le déjà très décrié amendement Charasse (lequel installait à l’article 89 de la loi du 13 août 2004 cette obligation pour les communes de participer financièrement aux études des enfants scolarisés à l’extérieur).

Des cas multipliés avec la suppression des postes dans le public

Officiellement, la loi Carle devait faire le ménage sur un terrain un peu foutraque : entre les municipalités qui s’exhonéraient carrément du paiement, celles qui subventionnaient au rabais (avec des écarts du simple au triple) et celles qui réglaient rubis sur l’ongle, le moins que l’on puisse dire est que la situation était disparate.

Dans le texte, la mouture rédigée par le sénateur UMP Jean-Claude Carle, visait à « garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d’association lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence ».

Techniquement, la loi Carle était censée encadrer le principe lancé par Charasse en 2004, en limitant par exemple le versement d’un forfait communal à certains cas :

  • l’insuffisance des capacités d’accueil dans la commune de résidence ;
  • l’absence de garderie ou de cantine ;
  • des raisons médicales ;
  • la scolarisation dans une même ville que les frères et sœurs.

« Limiter » ? Voire : sur le terrain, le premier et le quatrième de ces cas de figures sont vite arrivés, et ce d’autant plus que le rythme des suppressions de postes a connu une vraie accélération depuis l’an dernier.

Ce texte déjà adopté par le Sénat en 2008, censé apaiser les choses, a en fait largement relancé la polémique. En tous cas dans certains bastions militants et/ou plus fragiles financièrement. C’est le cas de Sevran, commune de 51 000 habitants de Seine-Saint-Denis, qui a basculé du RPR au PCF en 2001.

Sevran est la plus peuplée des cent villes les plus pauvres de France. Sa population a quadruplé en cinquante ans mais le taux de chômage est élevé. Stéphane Gatignon, son maire, détaille en préambule au débat sur le financement de l’école privée :

« Seulement 30% de la population de Sevran paye des impôts plein pot. La moitié des contribuables de Sevran a un dégrèvement et 20% ne payent pas du tout d’impôts. En un mot : on a déjà peu de moyens. »

Depuis 2004, l’édile assume avoir « joué la montre », retardant au maximum l’application de la mesure avant les réprimandes préfectorales. Un maire qui lambine volontiers et juge toujours le dispositif « scandaleux » : le décor était planté. La loi votée la semaine dernière ne l’a pas fait changer d’avis, loin s’en faut.

Comment financer le surcoût ?

A la Ville de Sevran, on ignore combien d’élèves sont effectivement scolarisés dans les écoles privées hors des limites de la commune. Parce que c’est difficile à évaluer, mais aussi parce qu’on annonce d’ores et déjà qu’on « mettra du temps à le savoir, quitte à se faire tirer l’oreille ». Le maire poursuit :

« J’imagine que chaque école du coin va nous appeler. On saura à ce moment-là quels élèves sont où, sachant qu’on a déjà 450 élèves, soit l’équivalent d’un collège, scolarisés en dehors des limites de la commune, dont une majorité dans le privé.

Il est probable que les parents scolarisent dans la même ville les enfants en primaire si leurs frères et sœurs sont déjà au collège. Et pas à Sainte-Agnès, la seule école privée de Sevran. »

Pour l’heure, cette école Sainte-Agnès compte 88 enfants en maternelle et 193 enfants en primaire (contre 2530 élèves de maternelle et 3789 en primaire dans les 28 écoles publiques de Sevran). Pour ceux du primaire, la municipalité reverse exactement 155,48 euros en prestation en nature et 295,12 euros en subvention. Pas de financement en revanche en niveau maternelle.

Pour Stéphane Gatignon et son équipe, l’entrée en vigueur du texte voté la semaine dernière s’annonce comme un surcoût ingérable. A ce stade, la Ville consacre déjà 16% de son budget à l’éducation (soit, pour être précis, 18,6 millions d’euros par an sur un budget municipal total de 115 millions). Dont déjà 87 000 euros par an pour les 193 élèves de primaire à Sainte-Agnes.

A l’échelle nationale, l’enseignement catholique privé sous contrat scolarise deux millions d’élèves dans près de 5 000 écoles, 1 600 collèges et 2 600 lycées.

►Modifié le 6 octobre 2009 à 14h47 après annonce par les députés PS de la saisine du Conseil constitutionnel.

Photo : établissement privé à Chavagnes-en-paillers en 2008 (Stéphane Mahé/Reuters).

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  • A déménagé le 13-10-2012 2
    • Posté à 14h12 le 06/10/2009
    • Internaute 85164
      non connue

    Puisque c’est comme ça , je donnerais plus rien à la messe .

    • philippe.edmond
      philippe.edmond répond à A déménagé le 13-10-2012 2
      http://unvoyageauliban.bafweb. (...)
      • Posté à 22h39 le 06/10/2009
      • Internaute 39518
        http://unvoyageauliban.bafweb. (...)

      Vous allez être obligé d’y aller pour montrer que vous ne donnez plus iren.
      Confidence pour confidence, j’ai décidé de ne plus payer l’impôt sur le revenu.
      Son montant est à peine suffisant pour payer les écoles de l’Etat laïc, et comme catholique, j’en ai assez de payer des impôts pour une école qui enseigne des idées qui ne sont pas les miennes alors que vous ne payez pas pour les écoles conformes à mes idées.

      • Edoz
        Edoz répond à philippe.edmond
        Os de l'Educ
        • Posté à 23h52 le 06/10/2009
        • Internaute 40092
          Os de l'Educ

        Cher taliban,

        Si les idées diffusées à l’École Républicaine ne sont pas les vôtres, je vous propose de vous retirer dans une république catholique ou à défaut, dans une enclave : qu’on clôture Saint-Nicolas-du-Chardonnet et qu’on vous y emmure avec une tonne de crucifix (comme nourriture)...j’espère que le ton sonne assez péremptoire, que le propos est assez intégriste pour que nous nous comprenions.

        Bien à vous,

        Ed

      • louarn
        louarn répond à philippe.edmond
        chomage
        • Posté à 04h01 le 07/10/2009
        • Internaute 29523
          chomage

        Les églises ne seront désormais qu’a la charge des catholiques . Faudra en faire des Kms pour en trouver une en état , et pas sùr d’y trouver un curé . Tiens un bon Job pour vous ...........

         
        • Iv
          Iv répond à louarn
          Roboticien utopiste
          • Posté à 10h37 le 07/10/2009
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Je dis peut-être une bêtise mais il me semble que le statut des églises c’est propriété de l’Etat, avec jouissance accordée aux pratiquants catholiques mais entretien à leur charge.

          Ceci dit, il est vrai que de plus en plus d’églises sont abandonnées faute de fidèles. La messe connait moins d’adeptes en ce moment.

          • Mat 77
            Mat 77 répond à Iv
            Bord des Leaks
            • Posté à 11h21 le 07/10/2009
            • Internaute 50039
              Bord des Leaks

            La jouissance est effectivement accordée aux pratiquants, mais l’entretien et les travaux reviennent aux communes sur lesquelles les lieux de culte sont implantés.

        2 autres commentaires
      • Gilgamesh157
        Gilgamesh157 répond à philippe.edmond
        Raleur professionnel
        • Posté à 13h08 le 07/10/2009
        • Internaute 26876
          Raleur professionnel

        « j’en ai assez de payer des impôts pour une école qui enseigne des idées qui ne sont pas les miennes “
        Tient donc vous êtes royaliste alors ? ? Désolé la démocratie républicaine laïque est encore la meilleure des choses dans ce monde fou, je ne connais pas de systèmes aussi performant qui lui arrive à la cheville.

      • didier1
        didier1 répond à philippe.edmond
        retraité
        • Posté à 14h45 le 07/10/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        Loi portant séparation des églises et de l’état (1905), ça vous fait chier hein ? : « La république ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte »...rien à ajouter...circulez y a rien à voir...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 14h16 le 06/10/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    cette loi est contraire au principe même de la laïcité, qui sépare public et privé. L’état n’est plus seul concerné, il oblige les communes à financer indirectement les écoles privées en exigeant une même subvention pour tous les enfants allant à l’école maternelle ou primaire de la commune ou hors commune.

    Il est encore temps de se bouger et intervenir auprès des parlementaires (il en faut 60) pour saisir le Conseil Constitutionnel. Le COLLECTIF POUR LA PROMOTION ET LA DÉFENSE DE L’ÉCOLE PUBLIQUE DE PROXIMITÉ CDPEPP s’y emploie

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    et une pétition à signer et faire signer
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    • solstice
      solstice répond à caro
      pigiste
      • Posté à 14h26 le 06/10/2009
      • Internaute 38451
        pigiste

      Ben non, Caro, désolée mais je ne signe pas.

      Cette loi ou une autre ne change rien au problème de nos enfants, elle entérine juste une réalité, dont je profite parce que je refuse de mettre en danger mes gosses, voir plus loin.

      Mais je comprends...

      • la champenoise
        • Posté à 14h51 le 06/10/2009
        • Internaute 27942

        C’est votre décision personnelle, conditionnée également par vos moyens. Il n’y a donc aucune raison pour que ses conséquences soient prises en charge par la communauté.

         
        • solstice
          solstice répond à la champenoise
          pigiste
          • Posté à 16h42 le 06/10/2009
          • Internaute 38451
            pigiste

          Si ma décision concernait mes moyens, mes gosses seraient dans le public. Ne rêvez pas... Les riches cathos avec leurs gosses en uniforme et le curé prof sur la photo, c’est totalement anecdotique.

          Je paye, ce n’est pas un choix, c’est une fuite, un sauvetage !

          • bleuet1
            bleuet1 répond à solstice
            espère malgré tout
            • Posté à 17h40 le 06/10/2009
            • Internaute 65892
              espère malgré tout

            Je suis totalement d’accord avec vous concernant le coût : il y a beaucoup de fantasmes à ce propos.
            Les gens pensent que l’enseignement catholique c’est pour les fils à papa chef d’entreprise, c’est qu’il n’y connaissent rien.

            • yalienx
              yalienx répond à bleuet1
              • Posté à 18h57 le 06/10/2009
              • Internaute 66859

              Entièrement d’accord, cela n’a rien à voir ! Il s’agit avant tout d’un choix d’éducation, souvent même d’un choix par défaut lié à la médiocrité de l’école publique locale (classes surchargées, école mal fréquentée).

              Perso, j’ai fait toutes mes études dans le public, et j’aimerais que mes enfants fassent de même. Malheureusement, j’habite une ville où cela deviendra impossible dès le collège et je ferais probablement le choix de les placer en privé dans une autre commune (ou de déménager dans une ville où le collège et lycée public sont d’un bon niveau, mais ce sera beaucoup plus difficile car cela implique beaucoup de contraintes).

              • Edoz
                Edoz répond à yalienx
                Os de l'Educ
                • Posté à 00h03 le 07/10/2009
                • Internaute 40092
                  Os de l'Educ

                « ...médiocrité de l’école publique locale... » et l’explication : « classes surchargées, école mal fréquentée » ? ?
                qui surcharge les classes en supprimant des milliers de postes ? qui impose la dérégulation de la carte scolaire entrainant de fait des discriminations sociales entre les établissements ? qui, plus ou moins insidieusement, fait entrer le vocabulaire et les techniques de management dans les écoles (contrats d’objectifs, lettre de cadrage...) ? qui est en train de privatiser l’École Publique en supprimant ses fonctionnaires et en les remplaçant par des personnels précaires, mal formés, sous payés et gérés par une super agence d’intérim d’état ?
                Je pourrais vous en coller des pages comme cela. Ne vous trompez pas d’ennemi et, fortuitement ou pas, ne faites pas de raccourcis simplistes sur les difficultés de l’École Publique aujourd’hui.

          • framboise92
            framboise92 répond à solstice
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 19h04 le 06/10/2009
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            Mais il n’est pas normal que le public paie pour le privé, m’enfin ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
            Sauvetage qui doit se payer car profiter de cela c’est contribuer à la mort de l’école publique.
            Pratique pour toi, citrouile, et je te comprends quelque part, sache-le !
            Vivre en HLM, crois-tu que c’est un choix aussi, par exemple ?
            Mais le plublic n’a pas besoin de cela !
            le privé est le privé, y compris les écoles parallèles.
            TRop facile, sinon !
            Nos anciens se sont batttus pour notre école publique.
            Mais bon....

            • Burpy
              Burpy répond à framboise92
              Dans...
              • Posté à 21h11 le 06/10/2009
              • Internaute 80393
                Dans...

              Tout à fait framboise. Mais aujourd’hui d’autres se battent pour la fin de l’école publique.
              Par exemple, Darcos, ancien ministre de L’ Education nationale est à l’origine de l’association « créateurs d’écoles » une association de droite qui milite pour la libéralisation du système éducatif. Pas besoin d’être conspirationniste pour comprendre que c’est pas vraiment compatible avec une école publique, laïque et gratuite. On comprend mieux les suppressions de postes, des RASED...
              Tout est fait pour rendre cette école publique effrayante.

              SAUF que, si 52% de nos concitoyens ouvraient un peu les yeux, écoutaient les profs plutôt que de parler sans savoir, s’il tenaient vraiment à leur école publique républicaine accueillante et capable de remplir sa mission de service public, ils arrêteraient peut-être d’écouter messieurs Sarkozy Darcos, Chatel et consort...

            • olivier29
              olivier29 répond à framboise92
              Petit breton sans importance
              • Posté à 23h12 le 06/10/2009
              • Internaute 92097
                Petit breton sans importance

              Raisonnement par l’absurde

              Mes enfants ont également été obligé d’aller dans le privé.

              Je suis d’accord de payer à 100% la facture de l’éducation privée de mes enfants mais dans ce cas là, qu’on me rembourse la part d’impot relative au fonctionnement de l’éducation nationale(impots locaux, TVA, impots sur le revenu, etc.) que j’ai payé toute ma vie.

              Si tous les parents du privé se mettaient à avoir ce raisonnement, je pense que le public n’irait pas loin (ni le privé d’ailleurs). Mais il faut être solidaire non ?

              • Burpy
                Burpy répond à olivier29
                Dans...
                • Posté à 01h28 le 07/10/2009
                • Internaute 80393
                  Dans...

                Raisonnement tout aussi absurde.
                Est-ce à dire que les célibataires sans enfant doivent aussi se faire rembourser ? La famille d’un mort peut être remboursée si le défunt n’a jamais été malade ? Votre quartier est sympa, vous n’avez jamais été agressé ni eu affaire à la police... vous demandez un remboursement ?

                Le salaire des enseignants d’établissement privé sous contrat est payé par l’Etat. Comme partout, les salaires sont le premier poste de dépense, s’il fallait que les parents paient ces salaires, votre « note » (sans jeu de mot) serait plus que salée.

                Il y a quelques principes républicains que vous semblez oubliez...

                • framboise92
                  framboise92 répond à Burpy
                  je choisis la campagne, la (...)
                  • Posté à 08h14 le 07/10/2009
                  • Internaute 24519
                    je choisis la campagne, la (...)

                  Bien sûr !

              • no pasaran
                no pasaran répond à olivier29
                psychosociologue
                • Posté à 16h48 le 07/10/2009
                • Internaute 67440
                  psychosociologue

                Comment pouvez vous méconnaître à ce point les principes de l’école privée sous contrat ? mauvaise foi ? conversion à une idéologie mensongère ?
                L’école privée sous contrat bénéficie d’aides publiques pour fonctionner ( Etat,collectivités terriritoriales ) : vos impôts sur le revenu et vos impôts locaux contribuent par exemple au financement des salaires des enseignants ou à la construction/maintenance des locaux de l’école . En contrepartie l’école privée sous contrat doit se plier aux exigences de l’éducation nationale concernant par exemple la délivrance des diplômes et les programmes d’enseigement.
                L’école privée sous contrat est appelée aussi école libre parce que l’état lui reconnaît le droit d’éduquer les élèves selon les valeurs du christianisme ( loi de séparation de l’église et de l’état)
                et le droit aussi d’avoir une certaine liberté pédagogique en classe et en dehors . La reconnaissance de ces libertés par l’état implique un coût supporté par les parents d’élèves . Le premier engagement des parents d’élèves en faveur de l’école privée sous contrat est d’abord financier . L’école privée sous contrat n’a pas pour obligation d’être accessible à toutes les familles . Les parents d’élèves peuvent placer leurs enfants dans le public si l’école privée sous contrat exige à leurs yeux trop d’efforts financiers .
                Actuellement des parents veulent que leurs enfants s’instruisent coute que coute dans une école privée mais ne veulent pas assumer les efforts financiers requis ; des responsables d’écoles sous contrat font pression sur l’Etat pour bénéficier d’aides publiques supplémentaires pour satisfaire la revendication des parents et maintenir leur attractivité auprès des populations .
                Cette logique pourrait se comprendre dans une société s’appuyant sur un Etat et des collectivités ayant des marges financières importantes . Ce n’est pas le cas : l’endettement public ( Etat , collectivités territoriales) explose et les écoles publiques se serrent la ceinture . Dans un tel contexte , une telle revendication est déloyale et paradoxale : comment est-il concevable que les écoles privées cherchent à s’appuyer sur l’Etat Providence alors que leur existence est fondée sur la conviction partagée d’une école différente ? Il faudrait apprendre à assumer sa différence.

                • olivier29
                  olivier29 répond à no pasaran
                  Petit breton sans importance
                  • Posté à 22h29 le 07/10/2009
                  • Internaute 92097
                    Petit breton sans importance

                  En lisant votre réponse, je me rend effectivement compte que j’ai été un peu trop loin. Bon, par précaution j’avais quand même commencé mon texte par le titre « raisonnement par l’absurde » !

                  Cependant, en envoyant mes enfants dans une école privée, je ne l’ai pas fait pour qu’il soit éduqué selon les valeurs du christiannisme ou bénéficier de la liberté pédagogique de l’établissement.

                  J’ai envoyé mon fils dans le privé parce que seul l’enseignement privé avait mis les moyens de s’en occuper sérieusement (il est Asperger) alors que l’éducation publique n’avait concrètement aucune disposition pour prendre en charge ce type d’handicap (même si ils ne m’auraient pas interdit l’accès à l’école). Je n’avais donc pas le choix et cela n’est pas normal.

                  Je ne gagne pas beaucoup d’argent et le cout (très faible au demeurant) de l’enseignement privé ne m’enchante pas.

                  Je suis fils d’instit dans le public, très attaché aux valeurs républicaines. Je suis triste de cette situation.

                  Mais ce qui me rend le plus triste, c’est de me rendre compte que la qualité de l’enseignement privé est largement supérieure à celle du public (à mes yeux, bien entendu). Cela me désole de le reconnaitre.

                  Il faudrait que l’enseignement public se remette en cause sérieusement, calmement, sans idéologie. Je ne peux pas croire qu’il n’existe pas de solution. je ne peux pas comprendre qu’on en soit à payer les élèves pour qu’ils restent en cours, que l’on démolisse les cartes scolaires,...

                  Il existe malheureusement une véritable concurrence entre deux systèmes. On a l’impression que les profs du public de notre génération (40 ans) s’en moquent. Ceux de la vieille génération (maitenant en retraite) restent enfoncés dans leurs certitudes.

                  Voilà pourquoi je pense que les impots doivent financer à la fois le public et le privé : parce qu’un système (celui du public) est en train de mourir et qu’on a pas d’autre choix que celui d’aller dans le privé. En tant que parent, on se doit d’envoyer ces enfants là ou se trouve leur intérêt.

                  Ceci dit, je vous remercie pour votre réponse qui m’a fait réfléchir.

                  • Burpy
                    Burpy répond à olivier29
                    Dans...
                    • Posté à 18h29 le 08/10/2009
                    • Internaute 80393
                      Dans...

                    Je comprends tout à fait votre point de vue et bon nombre de parents sont dans votre cas. Ce n’est pas ça que je trouve personnellement gênant : vous faites face à la situation en essayant de faire le meilleur choix pour vos enfants et je ne me permettrai pas de le juger.

                    Mais il existe bien des solutions : c’est un meilleur encadrement des enfants dans les écoles, des moyens supplémentaires pour que les écoles ou les collèges puissent assurer une instruction de qualité quelques soient les besoins des enfants. (il existe bien des CLIS et des UPI, mais elles sont trop peu nombreuses, contrairement à ce que le président avait promis pendant la campagne électorale)
                    Ces arguments semblent tellement évident, qu’ils sont devenus banals et clichés de le avancer.

                    Mais le gouvernement ne le fera pas. Parce que économiquement c’est un coût trop important. Parce que idéologiquement, une école payante donnera inévitablement une hiérarchie dans l’enseignement entre écoles « performantes » et chères, et des écoles « discount » à faible coût. C’est le modèle de société qu’on nous propose. Plutôt, c’est le modèle de société qu’on choisit 52% des Français.
                    Sauf que l’Education, n’est pas sensée être un service marchand.

                  • no pasaran
                    no pasaran répond à olivier29
                    psychosociologue
                    • Posté à 00h35 le 09/10/2009
                    • Internaute 67440
                      psychosociologue

                    Merci pour votre réponse
                    A plusieurs titres je comprends votre situation
                    Il existe un vrai problème concernant l’accueil de l’enfance handicapée dans les filières normales de l’éducation . Les écoles adaptées et les places manquent cruellement partout . En matière d’handicap l’Etat est loin de passer de la parole aux actes dans le champ de l’éducation nationale . Les collectivités territoriales ( départements,communes...) appréhendent le handicap au niveau de l’acceuil spécialisé , de l’aide financière ou des transports et de l’urbanisme : elles n’ont pas compétence à doter les écoles de moyens spécifiques ( notamment moyens en personnel compétent) . Cette situation est difficile et inadmissible pour un tas de familles qui souhaitent à leur enfant une scolarité normale . Ce sera là un long combat à mener car l’Etat n’entend pas jouer un rôle prépondérant dans ce domaine .D’une certaine manière,des écoles privées pallient aux manquements de l’Etat mais cette réponse n’est pas à la hauteur des enjeux actuels .

                    Est-ce que l’enseignement privé est supérieur à l’enseignement public ? Je n’ai pas d’avis définitif sur cette question . Personnellement j’ai fait toute ma scolarité dans le privé ( de la maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur entre 1965 et 1985 en Vendée !) . Ce qui à l’époque le distinguait de l’enseignement public : un encadrement plus strict des élèves . Nous étions plus poussés à travailler que dans l’enseignement public . Revers de la médaille : nous faisions moins l’apprentissage de l’autonomie et nous étions moins préparés à affronter la vie en général . Concernant la qualité de l’enseignement , j’ai connu des profs compétents , intéressants et des profs incompétents et inintéressants . Je pense que l’expérience est la même dans les établissements publics . Les résultats aux examens ? ils sont liés à l’origine socio-culturelle des élèves et à la politique sélective ou non des établissements .D’une manière générale, les établissements publics et privés des centre-villes ont des taux de réussite élevés parce que les élèves sont homogènes vers le haut sur le plan socio-culturel.Quand l’homogénéité socio-culturelle est orientée vers le bas les résultats sont moins bons voire médiocres .
                    La carte scolaire permettait encore à beaucoup établissements privés ou publics de fonctionner avec des élèves issus de différents milieux . Sa suppression est une catastrophe car elle condamne beaucoup d’élèves à l’échec . Une politique éducative ambitieuse aurait dû renforcer la carte scolaire pour lutter contre les stratégies de contournement. Une politique ambitieuse en matière d’éducation du plus grand nombre ne peut pas être inspirée par le libéralisme .
                    Autre point : l’heure n’est plus à la concurrence entre privé et public dans une période marquée par la pénurie . L’heure est au rapprochement et à la mutualisation des moyens . déjà de nombreux établissements publics et privés d’un même territoire mutualisent divers moyens ( personnel , matériel , salles etc...) pour assurer un meilleur accueil aux élèves . De ce fait il faut faire la guerre à ceux qui veulent réveiller les guerres d’antan . La coexistence des deux systèmes est idéologiquement et politiquement entérinée donc le principe de concurrence ( qui en soi vise à éliminer ) est caduque .
                    dernier point : seuls les élus décident de la destination de l’impôt . Pour moi les élus qui cherchent actuellement à contourner leurs obligations en matière de financement (de l’un ou l’autre système) ou par la législation ne sont pas légitimes . Une société inspirée par les valeurs républicaines a besoin d’une école républicaine sinon c’est la fin de la démocratie . Une société inspirée par les valeurs républicaines a besoin d’un enseignement privé sous contrat pour accueillir les diversités culturelles dans la république sinon c’est le début du communautarisme .

          • Tokani
            Tokani répond à solstice
            Oldmole
            • Posté à 19h14 le 06/10/2009
            • Internaute 71184
              Oldmole

            Je suis entièrement d’accord avec toi ...
            Comme une majorité de parents , je scolarise mes deux enfants dans une école sous contrat d’association catho non par Foi religieuse mais pour les protéger du système public de son environnement, de sa violence,de l’abstentéisme des profs, de ses grèves etc.... Ceci dit c’est effectivement une forme larvée de ségrégation sociale je le reconnais...Mais bon j’ai constaté que pas mal d’enseignants du Public scolarisent aussi leurs gosses dans le privé par soucis de les préserver !
            Pour être juste il devrait y avoir bien plus de collèges Musulmans et ou Juifs sous contrat d’association...

            • solstice
              solstice répond à Tokani
              pigiste
              • Posté à 19h26 le 06/10/2009
              • Internaute 38451
                pigiste

              « Mais bon j’ai constaté que pas mal d’enseignants du Public scolarisent aussi leurs gosses dans le privé par soucis de les préserver ! » Je l’avais pas osée, celle-là, pour pas me faire lyncher : je connais aussi !

              • la tite louloute
                la tite louloute répond à solstice
                précaire
                • Posté à 19h33 le 06/10/2009
                • Internaute 60941
                  précaire

                Reste que l’Etat n’a pas a payer pour le privé ! Si vous voulez mettre vos gosses dans le privé, à vous de payer, point.

              • framboise92
                framboise92 répond à solstice
                je choisis la campagne, la (...)
                • Posté à 20h08 le 06/10/2009
                • Internaute 24519
                  je choisis la campagne, la (...)

                PAS MOI §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

              • muji
                muji répond à solstice
                français
                • Posté à 23h54 le 06/10/2009
                • Internaute 84382
                  français

                Les traites sont partout... c’est sûr. Mais ce n’est pas un argument, sauf à vouloir démontrer que les profs ne sont pas des modèle de vertu... ils grillent des feux et trompent leur femme aussi...

            • didier1
              didier1 répond à Tokani
              retraité
              • Posté à 14h49 le 07/10/2009
              • Internaute 66204
                retraité

              Pas mal d’enseignants.........c’est quoi pas mal ?

        • Homer555
          • Posté à 18h53 le 06/10/2009
          • Internaute 45141

          Que je comprenne (parce que là ça se complique) :

          Quand le gouvernement me dit que je n’ai plus besoin d’être solidaire du papy qui attend son courrier tous les jours parce que c’est son seul contact humain, parce qu’on doit laisser tomber la poste, il faut que soit contre. Bon jusque là ok.

          Quand le gouvernement me dit que je doit être solidaire de gens qui placent leurs gamins dans une autre école que celle qu’on leurs à assignée pour une raison x ou y il faut aussi être contre ?

          Décidément ce site est trop compliqué pour moi...
          Sérieux il va falloir penser à analyser ce que dit le gouvernement avant de rejeter en bloc quand même. Parce que si ils pondent un truc pas trop déconnant, on risque de passer à coté.

          Mon avis ? Il n’y a pas que les riches qui vont en écoles privées. Dans la vie, il y a des impératifs (Horaires, lieu de travail des parent, école de niveau déplorable...) Au nom de quoi on peut dire si un gamin mérite ou non que la société paye son savoir ?

          • yalienx
            yalienx répond à Homer555
            • Posté à 18h59 le 06/10/2009
            • Internaute 66859

            Ce que vous n’avez pas compris, c’est que les parents qui vivent dans votre commune et placent leurs enfants dans une école d’une autre commune, paient leurs impôts locaux à votre commune. Et ces impôts locaux peuvent servir, entre autres choses, à financer les écoles de votre commune... qu’ils n’utilisent pas !

            En clair, deux solutions :
            - soit votre commune prend en charge une partie de la subvention de l’école de l’autre commune dans laquelle ces gens placent leurs enfants
            - soit votre commune réduit les impôts locaux de ces gens

            Finalement, ça doit revenir à peu près au même non ?

            • frdricb59
              frdricb59 répond à yalienx
              • Posté à 22h15 le 06/10/2009
              • Internaute 4524

              Mais pourquoi les parents ne mettent-ils pas leur enfant dans la commune où ils payent des impôts ?

            • AlfredoGarcia
              AlfredoGarcia répond à yalienx
              Rien
              • Posté à 10h34 le 07/10/2009
              • Internaute 47461
                Rien

              Votre raisonnement est faux ; c’est rare d’avoir une commune sans une école, mais c’est moins rare de trouver une école sans effectif et là on revient à la lois Darcos et les suppressions de poste dans l’enseignement publique, tout en augmentant les subsides (l’assistanat) au privé par voie des communes et départements, en forçant ces derniers à augmenter les impôts locaux (interdiction constitutionnelle à l’endettement).

              En clair deux solutions :
              - soit ces gens mettent dans le publique leurs enfants, et ainsi profite de la mutualisation (constitutionnelle, elle aussi) de l’éducation nationale ;
              - soit ces gens assument entièrement leur choix élitiste du privé, en sachant que si le mauvais n’était pas l’enseignement publique, mais, comme est souvent le cas, l’élève celui-ci sera viré de l’école avant le bac, histoire de maintenir les plus de 90 % de réussite au bac (allez regarder les chiffres du « retour au publique » dans les deux années avant le bac, c’est édifiant)

          • unpticon
            unpticon répond à Homer555
            passant
            • Posté à 19h21 le 06/10/2009
            • Internaute 62028
              passant

            au nom du fait que l’état se fait déjà prier pour payer l’école public et que dans cette situation il est évident que l’école publique est prioritaire puisque plus « égalitaire » (gasp ! qu’est-ce que vous me faites dire !).
            je vous suis quand vous dites « Au nom de quoi on peut dire si un gamin mérite ou non que la société paye son savoir ? », l’état et la société qu’il est censé représenter doit mettre les moyens nécessaires dans l’éducation et le jour où ce sera le cas allons-y aidons aussi ceux des parents qui malgré tout voudront placer leurs enfants dans le privé. et ils seront à n’en pas douter beaucoup moins nombreux.

          • Edoz
            Edoz répond à Homer555
            Os de l'Educ
            • Posté à 00h16 le 07/10/2009
            • Internaute 40092
              Os de l'Educ

            Et quand arrêteras-tu d’écouter ce que le gouvernement te dit de faire et de penser ? Quand commenceras-tu à écouter ta conscience ? Quand exerceras-tu ton libre arbitre ?

          • louarn
            louarn répond à Homer555
            chomage
            • Posté à 04h11 le 07/10/2009
            • Internaute 29523
              chomage

            Et au nom de quoi on peut dire si une personne malade mérite ou non que la Sécu paie pour la soigner ? . Homer 555 , vous nous l’expliquez ? .

            • didier1
              didier1 répond à louarn
              retraité
              • Posté à 15h11 le 07/10/2009
              • Internaute 66204
                retraité

              Ben non...il ne s’explique pas...et au nom de quoi moi qui ne vais pas à la piscine de mon bled, devrais-je payer les impôts locaux qui la financent et au nom de quoi moi qui ne fréquente pas les transports en commun devrais-je payer ma part des impôts les concernant et moi qui n’ai plus d’enfants qui vont à l’école (publique) au nom de quoi...

              Il ne comprend pas que les fonds publiques devraient servir à financer la chose publique et les fonds privés la chose privée...

              Tu sais quoi louarn... faut pas chercher à comprendre les cons...et faut pas chercher à discuter avec eux... « De la discussion jaillit la lumière paraît-il » mais ça n’est pas vrai...les abrutis ne discutent pas...

          • didier1
            didier1 répond à Homer555
            retraité
            • Posté à 18h37 le 07/10/2009
            • Internaute 66204
              retraité

            « y a pas que les riches qui vont en école privée »...Ben pas tout à fait : y a surtout les riches qui vont en école privée...mais les écoles privées ont leurs pauvres...ça s’appelle la charité et ça s’oppose à la notion républicaine de solidarité...par la redistribution et la progressivité des contributions...

      • Hawkmoon
        Hawkmoon répond à solstice
        (enseignant en Vendée)
        • Posté à 21h37 le 06/10/2009
        • Internaute 33743
          (enseignant en Vendée)

        Dans l’absolu, soit... mais alors en quoi cet enseignement dit privé est-il privé.... sinon qu’hormis un financement public (via les collectivités territoriales et via l’Etat qui paie les enseignants) demeure-t-il privé... si ce n’est qu’il dispose de modalités de fonctionnement plus souples... ?

        En gros, parité de financement mais à contraintes différentes (sans oublier le financement par les familles). D’où, où est la parité ?

         
        • didier1
          didier1 répond à Hawkmoon
          retraité
          • Posté à 18h43 le 07/10/2009
          • Internaute 66204
            retraité

          En quoi cet enseignement privé est-il privé ? En ceci que dans la plupart des régions françaises il n’est pas soumis aux mêmes impératifs de fonctionnement...possibilité de choisir ses élèves, classes moins chargées etc... que le public...pour les moyens... ce sont en effet ceux du public(dans 95% des cas) ce qui est une formidable arnaque...

        1 autres commentaires
      • muji
        muji répond à solstice
        français
        • Posté à 23h33 le 06/10/2009
        • Internaute 84382
          français

        Vous êtes libre de scolariser vos enfants où bon vous semble (pour les protéger du soi disant danger, par conviction religieuse, ou par élitisme), c’est votre droit et personne ne s’y oppose.
        Mais cette loi est populiste en plus d’être injuste. La seule école que la nation doit financer est l’école de la République. Et je trouve scandaleux de faire payer aux mairies les plus pauvres, et donc à sa population, la scolarisation des enfants dans le privé.

      • AlfredoGarcia
        AlfredoGarcia répond à solstice
        Rien
        • Posté à 10h48 le 07/10/2009
        • Internaute 47461
          Rien

        Mon problème avec votre raisonnement est que je ne vois pas pourquoi que moi (père de deux enfants dans le publique) serais obligé de participer à l’éducation du votre dans le privé avec ma participation au financement de la société qui sont les impôts.
        Le système d’enseignement publique est une mutualisation dans le but de fournir un bon enseignement par tout en France, le subside publique du privé est du assistanat.
        La France est le seul pays du monde à financer l’enseignement catholique, des pays comme l’Italie, le Portugal, l’Espagne ou la Pologne ne subsidient pas l’enseignement religieux.

         
        • solstice
          solstice répond à AlfredoGarcia
          pigiste
          • Posté à 14h23 le 07/10/2009
          • Internaute 38451
            pigiste

          Mon problème avec le vôtre, c’est que je finance l’école de vos enfants en payant par ailleurs la mienne... Il y a une hypocrisie bien française : si la part « éducation » de nos impôts (1/3 normalement) servait à payer l’école publique OU privée, les comptes seraient vite fait.

          Je suis tout à fait OK pour dire que cette loi est une c... de +, et je serai ravie de voir ma dernière entrer, l’an prochain au lycée donc dans le public.

          • AlfredoGarcia
            AlfredoGarcia répond à solstice
            Rien
            • Posté à 01h32 le 08/10/2009
            • Internaute 47461
              Rien

            Pauvre Solstice, vous ne financez rien de tout, vous payez vos impôts comme tout le monde, et dans cette nation l’éducation publique (pas la privée) est une exigence constitutionnelle, donc je n’ai suis pas obligé de financer vos états d’âme ou vos préjugés, seulement l’enseignement public

        2 autres commentaires
    • Di
      Di répond à caro
      • Posté à 16h35 le 06/10/2009
      • Internaute 8231

      Merci pour le lien de la pétition à signer. C’est fait : -) ! Le Vatican est bien assez riche pour financer ses écoles et une République laïque n’a pas à financer une école privée, quelle qu’elle soit. Marrant, quand même, ce gouvernement veut privatiser tout pour obtenir des fonds et ne plus avoir à payer, mais là, ils veulent bien financer ! Assez contradictoire.

      • yalienx
        yalienx répond à Di
        • Posté à 19h00 le 06/10/2009
        • Internaute 66859

        Faux ! Le but est en réalité que les impôts payés soient correctement redistribués !

         
        • Di
          Di répond à yalienx
          • Posté à 19h19 le 06/10/2009
          • Internaute 8231

          Dans ce cas, l’argent des impôts sera correctement redistribué lorsque la part pour l’école ira ENTIÈREMENT à l’école publique et laïque.

        • muji
          muji répond à yalienx
          français
          • Posté à 23h48 le 06/10/2009
          • Internaute 84382
            français

          Redistribution de l’impôt ! ! ! ! ! Vous faites un usage impropre de cette notion. Redistribuer signifie prendre aux plus riches pour donner aux plus pauvres et ainsi contribuer par l’impôt à la limitation des inégalités sociales.
          Donner de l’argent aux pauvres sans contrepartie (l’aumône) est pourtant une vertu ou un devoir chez les chrétiens comme les musulmans...

        3 autres commentaires
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