Enquête 08/10/2009 à 16h14

A France Télécom, il n'y a jamais eu si peu de suicides

Philippe Douroux | Journaliste


Lors d’une manifestation à Lyon le 7 octobre 2009 (Robert Pratta/Reuters).

La « com », c’est pas de l’info. La preuve par France Télécom. Cela fait maintenant quatre mois que la communication a pris le pas sur l’information avec l’affaire des suicides à France Télécom. De quoi parle-t-on ? De salariés de l’entreprise qui se sont donné la mort pour des raisons personnelles ou professionnelles. Combien ? Il n’y a pas de réponse claire à cette question. Pourquoi ? La raison, jamais évoquée publiquement, est à chercher loin en arrière, en 1996, c’est le congé de fin de carrière.

Combien de salariés de France Télécom se suicident chaque année ? Personne ne dispose d’une évaluation sérieuse, mais tout le monde avance des chiffres sensés frapper l’opinion publique. Pour les syndicats et l’Observatoire du stress et des mobilités forcées, 24 salariés se sont suicidés depuis février 2008. Pourquoi démarrer ce comptage morbide en février 2008 ? Peut-être parce qu’il n’y a pas de suicide en janvier de la même année. Pourquoi parler de 24 suicides en deux ans ? Sans doute parce que le chiffre est plus fort. Il y a eu en fait, 12 suicides en 2008 et 12 en 2009, au 1er octobre. Sur ces deux chiffres direction et syndicats s’accordent.

Ces chiffres marquent-il une dégradation de la situation à France Télécom ? Il faut regarder en arrière. Mais là les choses se compliquent. Un porte-parole de l’entreprise avance une série qui démarre en l’an 2000, s’interrompt pour des raisons inexpliquées en 2003 pour reprendre en 2008. Il n’y aurait donc jamais eu aussi peu de suicides à France Télécom :

  • 2000 : 28 suicides pour un effectif de 130 000 (taux de suicide : 0,021%)
  • 2001 : 23 suicides pour un effectif de 122 000 (0,018)
  • 2002 : 29 suicides pour un effectif de 116 500 (0,024)
  • 2003 : 22 suicides pour un effectif de 116 000 (0,019)
  • 2004-2007 : n.c.
  • 2008 : 12 suicides pour un effectif de 92 000 (taux de suicide : 0,013%)
  • 2009 : 12 suicides à la date du 1er octobre

Que se passe-t-il entre 2004 et 2007 ? Mystère. De sources syndicales, on avance le chiffre de 34 pour la seule année 2007. Mais alors 2008 et 2009 marqueraient plutôt un net recul des suicides ? Difficile de l’affirmer compte tenu du trou statistique de quatre ans, mais la tendance est clairement et heureusement à la baisse.

Les suicides à France Télécom sont pourtant devenu une véritable affaire d’Etat. La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a repris les choses en main, convoqué et sermoné les dirigeants de l’entreprise, remplacé le numéro deux par son directeur de cabinet et proclamé une mise sous surveillance du groupe dont l’Etat reste le premier actionnaire.

Alors, ces chiffres sont-ils extravagants par rapport à la population française ? Loin de là, comme l’a déjà montré récemment François Krug sur Rue89.

Ils sont très en dessous du taux de suicide moyen de la population française. Sur 100 000 hommes, entre 25 et 44 ans, 37 meurent en mettant fin à leurs jours. Le chiffre pour les femmes est de 11 pour 100 000 (Source Insee, Inserm, Ined). Le taux de mortalité par suicide appliqué à France Télécom, dont l’âge moyen est de 43 ans et qui compte 73% d’hommes et à 37% de femmes, devrait se situer 32 suicides sur 12 mois.

Il faut rester prudent avec calculs puisque les salariés de France Télécom ne font pas partis des « populations à risques », comme les chômeurs, mais ils sont comme tous les français divorcés (59 suicides pour 100 000 hommes ; 18 suicides pour 100 000 femmes) ou veufs (120 suicides pour 100 000). Bref, on peut tourner et retourner ces chiffres dans tous les sens, on se suicide moins à France Télécom et c’est une bonne nouvelle.

Maintenant, la question demeure : pourquoi la tension a atteint un tel point ? Il faut revenir au milieu des années 90. A cette époque, on ne parle pas d’entreprise mais d’administration. Michel Bon, le nouveau patron, connaît le privé puisqu’il a été PDG de Carrefour. Mais à l’époque, le boss, c’est l’Etat. Et quand il s’agit de réduire les effectifs du mastodonte, on taille une solution sur mesure. C’est le Contrat de fin de carrière (CFC) mis en place pour dix ans entre 1996 et 2006.

« On offrait une sortie dans la dignité aux plus de 55 ans », se félicite Pierre Morville, responsable CFE-CGC à France Télécom. En effet, les fonctionnaires de France Télécom qui arrivaient à cet âge recevaient 85% de leur salaire pour rester chez eux jusqu’à la retraite. Entre 1996 et 2006, 42 000 personnes vont bénéficier du CFC.

Et après 2006 ? Fini, terminé. Circulez, y a rien à voir. Un dirigeant de l’équipe de Didier Lombard parlera, en privé « d’abus de biens sociaux » à propos des CFC.

Certes, le dispositif coûte cher : entre 7 et 8 milliards d’euros, mais il permet de resorber les sureffectifs liés aux embauches massives des années 70 et 80. Si, à l’heure actuelle, plus personne ne peut prendre un congé de fin de carrière, ils sont encore près de 20 000 « non actifs en CDI », selon la nomenclature du plan social.

Depuis 2006, l’ambiance a donc changé du tout au tout. Pierre Morville s’indigne :

« On est passé d’une fin de carrière digne à une violence qui pèse aussi bien sur les cadres que leurs équipes. A 38 ans, pour une femme, on sait que sa carrière est terminée et, pour un homme à 53 ans, on le pousse vers la porte. Nous devons trouver un dispositif pour les trois ou quatre prochaines années qui nous permette de réduire les effectifs en douceur et pas à la hussarde. »

Pour tenter de trouver une issue à la crise direction et syndicats ont mis en place cinq groupe de travail sur l’organisation du travail, les conditions de travail, les régimes de retraite, la vie privée et la vie professionnelle, la représentativité des organisations syndicales. Le processus est mal parti à écouter Pierre Morvile :

« Didier Lombard est venu lire un texte de cadrage pour la discussion en même temps qu’il distribuait le texte à la presse... C’est une curieuse manière de cadrer la démarrer une discussion. »

Photo : manifestation à Lyon le 7 octobre 2009 (Robert Pratta/Reuters).

Article mis à jour le 22/10/2009 : les taux de suicide à France Telecom ont été corrigés. 8 suicides pour un effectif de 130 000 font un taux de suicide de 0,021% et pas de 0,21%. Merci à Pierreau de nous avoir signalé cette erreur.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 16h25 le 08/10/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    moralité :

    le travail tue... cela devrait être inscrit sur tous les contrats de travail...

    qu’attendent-ils pour voter cette loi ?

    on est habitué en ce moment : un fait divers = une loi

    (ironie)

    • Iv
      Iv répond à pablico
      Roboticien utopiste
      • Posté à 17h25 le 08/10/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Malheureusement, ne pas travailler tue encore plus...

      • yalienx
        yalienx répond à Iv
        • Posté à 18h39 le 08/10/2009
        • Internaute 66859

        C’est évident, surtout si l’on regarde le taux de suicide chez les chômeurs !

        Alors, une loi contre le chômage ?

         
        • Iv
          Iv répond à yalienx
          Roboticien utopiste
          • Posté à 11h06 le 09/10/2009
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Ne leur soufflez pas l’idée, ils seraient capable de rendre les chômeurs hors-la-loi !

          • geubeul1
            geubeul1 répond à Iv
            edité sur http://fils2prof.over (...)
            • Posté à 11h21 le 10/10/2009
            • Internaute 4028
              edité sur http://fils2prof.over (...)

            ce qui est triste c’est que pour cacher la vente de la poste à Boloré, on nous sort un fait divers sordide de pédophilie ...
            euh non pardon d’amour transgénérationel ..
            Ce qui est frappant au fond, c’est lorsque un notable se tape des mineurs c’est un amour de pureté.
            Mais lorsqu’il s’agit d’un pauvre c’est un sale pédophile …

            Lien

        2 autres commentaires
    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à pablico
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 23h12 le 08/10/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Déjà, on savait que l’homme n’était pas fait pour travailler, la preuve ?
      Cela le fatigue !
      Maintenant il tue, avec il est vrai l’aide de vrai salop ! !

  • simonna
    • Posté à 16h32 le 08/10/2009
    • Internaute 5422

    « A 38 ans, pour une femme, on sait que sa carrière est terminée et, pour un homme à 53 ans, on le pousse vers la porte. »

    Y a comme un hic...
    On vire les femmes avant qu’elles ne se suicident ?

    • yalienx
      yalienx répond à simonna
      • Posté à 18h40 le 08/10/2009
      • Internaute 66859

      Logique : le taux de suicide est plus faible chez les femmes, donc il faut bien les faire partir autrement !

      P.S. : ça devient trop morbide là je crois

  • ljos
    ljos
    photographe / géologue
    • Posté à 16h35 le 08/10/2009
    • Internaute 32902
      photographe / géologue

    « A 38 ans, pour une femme, on sait que sa carrière est terminée “

    rien que cette phrase m’affole .... surtout quand on connait les ambitions de notre cher gouvernement à vouloir passer la retraite à 70 ans. Donc à 38 ans, une femme est ‘finie’ ... les 32 années de travail qu’il lui reste ne servent donc plus à rien .... du flanc, de la bullshit.

    Il est temps de changer radicalement de mode de vie et d’idéaux, là ça devient vraiment puant.

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 16h43 le 08/10/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Hors sujet ...peut être ?

    J’écoute France Inter « Là bas si j’y suis »

    Une femme a dit quelle était allé chez un toubib (payé par france télécom) il ne lui a que demandé son nom et la viré de son bureau quand elle voulait parler, en pleurs sur le palier elle voit venir les flics pour l’emmener dans un hôpital psychiatrique le toubib avait appelé les flics « il y a une personne dangereuse, etc,etc…. faut l’interner »

    Cela fait des années que j’essaye de vous sensibiliser sur l’horreur de l’article L-3213-1 à 10 en particulier le paragraphe 2, si en le lisant vous ne trouvez rien d’anormal, c’est que vous êtes un fasciste.

    A vous lire

    • Lapocompris
      Lapocompris répond à Jean-Luc LUMEN
      étudiant
      • Posté à 16h52 le 08/10/2009
      • Internaute 87066
        étudiant

      Le toubib l’a peut-être sauvée d’un suicide en la faisant interner.

      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à Lapocompris
        en invalidité
        • Posté à 17h06 le 08/10/2009
        • Internaute 47198
          en invalidité

        Ah oui …il y a d’autres moyens que l’internement…ne croyez vous pas ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

         
        • yalienx
          yalienx répond à Jean-Luc LUMEN
          • Posté à 18h42 le 08/10/2009
          • Internaute 66859

          Oui, il aurait pu la laisser rentrer chez elle se suicider tranquillement. Non mais quel facho ce médecin ! Depuis quand ne peut-on plus se suicider librement ?

        1 autres commentaires
      • Les Grands Champs
        Les Grands Champs répond à Lapocompris
        Retraité, le doigt là où ça (...)
        • Posté à 23h14 le 08/10/2009
        • Internaute 61722
          Retraité, le doigt là où ça (...)

        Vous... il ne faudra pas vous sauver ! !

      • Comptesuple18octàlademandeduriverain
        Comptesuple18octàlademandeduriverain répond à Lapocompris
        bavureux mais pas ripoux !
        • Posté à 09h30 le 09/10/2009
        • Internaute 40656
          bavureux mais pas ripoux !

        Les internements achèvent les internés : locaux souvent vétustes, crasse, viols et agressions en tous genres, nourriture infecte servie froide, mise en cellule d’isolement dès la première crise d’angoisse etc.

        Ils sont même faits pour les achever. Pas pour les soigner.

        Lire Lien (clic dans colonne de droite puis « cyclone ripoux droit sur nous »)

    • spouny_boy
      spouny_boy répond à Jean-Luc LUMEN
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
      • Posté à 16h53 le 08/10/2009
      • Internaute 52117
        Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

      Je veux bien le lien sur ce texte pleaze.
      merci

      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à spouny_boy
        en invalidité
        • Posté à 17h03 le 08/10/2009
        • Internaute 47198
          en invalidité

        je pense... sur le site de France Inter.

        Emission de Mermet, là bas si j’y suis.

         
        • Jean-Luc LUMEN
          Jean-Luc LUMEN répond à Jean-Luc LUMEN
          en invalidité
          • Posté à 17h18 le 08/10/2009
          • Internaute 47198
            en invalidité

          excusez moi j’avais lu trop vite

          Pour le texte de l’article L-3213-2

          vous le mettez dans votre moteur de recherche Google, etc.

          Ce texte vient de napoléon puis en 1838 avec « la loi du 30 juin 1838 »

          à lire
          LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE D’HOSPITALISATION D’OFFICE ...Réquisitoire envers les abus de l’administration Préfectorale
          Format de fichier : PDF/Adobe Acrobat - Version HTML
          Vincent TOUCHARD. Sous la direction de. Monsieur Le Professeur Bernard PACTEAU ...... Le dualisme juridictionnel en matière d’hospitalisation d’office n’est ...
          Lien -

          • spouny_boy
            spouny_boy répond à Jean-Luc LUMEN
            Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
            • Posté à 18h01 le 08/10/2009
            • Internaute 52117
              Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

            Merci

            • Jean-Luc LUMEN
              Jean-Luc LUMEN répond à spouny_boy
              en invalidité
              • Posté à 19h21 le 08/10/2009
              • Internaute 47198
                en invalidité

              ou regardez sous hospitalisation d’office.

              — Roland Veuillet - Arrêté préfectoral internements abusifs
              Lien.
              — Michel Prévidi , histoire d’un internement forcé Lien mania.com, Lien
              — ROUSSELLE Lien
              Lien

              regardez les vidéos
              Lien LA NUIT SECURITAIRE

          • Comptesuple18octàlademandeduriverain
            Comptesuple18octàlademandeduriverain répond à Jean-Luc LUMEN
            bavureux mais pas ripoux !
            • Posté à 09h37 le 09/10/2009
            • Internaute 40656
              bavureux mais pas ripoux !

            L’interné doit l’être dans sa ville, or quand il gêne on l’isole illégalement dans une autre ville, loin des siens.

            Seul un établissement habilité aux hospitalisations d’office devrait accueillir les mis en internement : c’est rarement le cas.

            Les conditions d’internement sont aussi épouvantables (beaucoup de suicides) que celles des prisonniers, mais il faudra patienter, attendre que ce sujet devienne à la mode.

            Merci Jean-Luc de parler sans relâche de ce sujet.

        4 autres commentaires
    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à Jean-Luc LUMEN
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 23h15 le 08/10/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Bonne émission, TRÈS bonne émission.

    • xaxa
      xaxa répond à Jean-Luc LUMEN
      • Posté à 11h34 le 09/10/2009
      • Internaute 88669

      « Une femme a dit quelle était allé chez un toubib (payé par france télécom) il ne lui a que demandé son nom “

      J’aurai aimé avoir la version du médecin. Le nombre de fois, au travail, où j’ai entendu un collègue me soutenir que ‘non, je n’ai jamais dit ça’, alors qu’il l’avait effectivement dit (enregistrement de non réunions é l’appui) ... On appelle ça la mémoire sélective.

      Puisque vous citez le L3213-2, vous pourriez rappeler qu’il permet de faire interné pour 48h maximum sur avis médical circonstancié une personne dangereuse pour l’ordre public ou pour la sécurité des personnes. (l’internement prolongé dépend de l’application par le représentant de l’Etat du 3213-1 et de l’avis médical des médecins du lieu d’internement).

      Que cette loi, qui a forcément des effets malencontreux, permet aussi d’intervenir avant qu’un personne ne commette l’irréparrable, et que c’est un compromis entre protection de la société et principe de liberté, reposant sur le sérieux des médecins diagnostiquant le côté dangereux ou non pour la société.

      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à xaxa
        en invalidité
        • Posté à 16h37 le 09/10/2009
        • Internaute 47198
          en invalidité

        Foutaise.
        Avis médical :
        Le préfet n’a nullement besoin de l’avis d’un toubib. Et si pour faire bonne contenance il lui plait de fournir un avis de complaisance, il a assez de toubibs à sa botte pour de tel avis de complaisance

        Foutaise.
        Suicide et internement.
        Racontez moi pourquoi cela ne s’applique qu’au gens de la classe ouvrière/employée et non au députés, maires, préfet et autres hauts fonctionnaires, comme par exemple l’ancien député et maire de Thionville que le préfet savait suicidaire, pourquoi ce préfet prompt à interner des innocents, ne l’a pas fait… savez vous que cela a coûté la vie à une autre personne

        Foutaise.
        Avant d’interner des personnes même si elle sont suicidaires, ne pensez vous pas qu’il y a d’autres moyens de leur venir en aide
        Bizarre que quand c’est une « personnalité » d’autres moyens se trouvent…et vite.

        Sauf que le sarko a besoin du fric pour ses copains et pour tout son bling-bling

        Avant de causer de ce que vous ne connaissez pas, mais pas du tout, commencez par visitez les sites suivant :
        LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE D’HOSPITALISATION D’OFFICE ...
        Format de fichier : PDF/Adobe Acrobat - Version HTML
        Vincent TOUCHARD. Sous la direction de. Monsieur Le Professeur Bernard PACTEAU ...... Le dualisme juridictionnel en matière d’hospitalisation d’office n’est ...
        Lien -
        Réquisitoire envers les abus de l’administration Préfectorale
        De visionner sur You tube les vidéos du meeting du 07 février 2009 à la Maison de l’Arbre à Montreuil-sous-Bois, pour savoir ce que disent les psychiatres et d’autres personnages connus, de Sarkozy, Lien LA NUIT SECURITAIRE
        Le rapport Couty et HPST

        Lien.
        — Michel Prévidi , histoire d’un internement forcé Lien mania.com,

        Lien
        — ROUSSELLE Lien

        Puis procurez vous :
        Les Dérives de l’Hospitalisation d’Office
        –– PIRE QUE LA LOI DE 1838 –-
        Par Pierre PARESYS,

        Et le livre la bêtise administrative, vous irez de suite à la page 177.

        J’allais oublier,… les livres de Marcel Bardiaux

      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à xaxa
        en invalidité
        • Posté à 16h41 le 09/10/2009
        • Internaute 47198
          en invalidité

        avec l’article L-3213 un préfet peut selon son bon vouloir vous maintenir interné à vie ...oui vous avez bien lu...interné à vie

         
        • xaxa
          xaxa répond à Jean-Luc LUMEN
          • Posté à 18h59 le 11/10/2009
          • Internaute 88669

          Foutaise sur l’avis du médecin ?

          L-3213-1 : A Paris, le préfet de police et, dans les départements, les représentants de l’Etat prononcent par arrêté, au vu d’un certificat médical circonstancié, l’hospitalisation d’office dans un établissement mentionné à l’article L. 3222-1 des personnes dont les troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l’ordre public.

          Je pense que vous savez lire. Donc vous voyez le certificat médical circonstancié et le compromettent la sureté des personnes.

          Donc : avis médical et le fait d’être suicidaire ne suffit pas.

          On continue : Dans les vingt-quatre heures suivant l’admission, le directeur de l’établissement d’accueil transmet au représentant de l’Etat dans le département et à la commission mentionnée à l’article L. 3222-5 un certificat médical établi par un psychiatre de l’établissement.

          Donc deuxième avis médical.

          Mais bon, puisque vous dites qu’il n’y a pas besoin d’avis médical ... vous avez sans doute raison.

          « Avant d’interner des personnes même si elle sont suicidaires »

          D’enfermer des personnes qui sont avant tout un danger pour les autres, pas uniquement suicidaire.

          « Avant de causer de ce que vous ne connaissez pas, mais pas du tout, commencez par visitez les sites suivant “

          Vous avez raison. Supprimons ce texte.

          Au passage, il y a encore plus de cas de personne qui sont passées par la ‘préventive’, et qui ont été innocenté par la suite. Supprimons la ‘préventive’.

          Mince, on a aussi des dizaines de cas de personnes non placées en ‘préventive’ qui ont récidivé ou pire. Mince, si on cherche on trouve aussi des cas de personne ‘libérées’ de l’hopital et qui sont passées à l’acte.

          C’est peut être pas aussi simple que vous le dites.

          Ensuite, vos liens sont très intéressants.

          Un lien qui critique, à juste titre, un projet sarkozien sur l’augmentation des lits sans se poser la question des soins donnés. Mais rien sur un éventuel retrait du pouvoir des psychiatres hospitatliers de confirmer ou d’infirmer un avis médical justifiant de l’internement.

          Un lien sur un pdf expliquant qu’un internement peut etre illégal sans que la justice l’ait jugé illégal. Il va falloir revoir la définition d’illégal. Uninternement peut être abusif pour l’interné et ses proches tout en restant parfaitement légal. La CEDH ne reconnait QUE le statut légal ou illégal de l’internement. La CEDH ne s’est apparement pas prononcé contre la légalité du L3213.

          Le victimes du credit mutuel. Quel est le rapport ?

          Le lien sur Filterman est les ondes GSM, je ne vois pas le rapport non plus. Il a été interné ?

          Pierre Paresys. Tiens, curieusement, Paresys confirme que la loi de 90 et celle en vigueur complique la tache de l’internement d’office. Et justement, il critique un rapport visant à mettre en place une loi plus permissive ... qui n’existe pas à l’heure actuelle.

          Vous êtes sûrs d’avoir listé les sources que vous vouliez lister ?

        1 autres commentaires
  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 16h47 le 08/10/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    « l’Observatoire du stress et des mobilités forcées, »

    S’il ne sert qu’à observer ...il est inutile comme tant d’autres institutions.

  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 16h51 le 08/10/2009
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    « A 38 ans, pour une femme, on sait que sa carrière est terminée et, pour un homme à 53 ans, on le pousse vers la porte. »

    Mais dans quel monde ils vivent ces gens la ? 38 ans ! ! ! c’est même pas la moitié de l’espérance de vie ! Et il se passe quoi après ? On les jète ? Il sont plus bon à rien ?
    Je me demande comment réagiraient les hommes politique si on appliquait ce principe ! ! ! Ça en ferai plus des masses sur les banc du sénat et de l’assemblée !

    • ninas
      ninas répond à spouny_boy
      retraitée
      • Posté à 17h15 le 08/10/2009
      • Internaute 65791
        retraitée

      Oui je crois que pour nous pauvres salariés le monde du travail s’écroule avec des salaires allant toujours vers le bas mais dans le monde politique cumuls de mandats salaires frisant l’indécence et pour couronner le tout ils peuvent rester en place jusqu’à plus de 70 ans ainsi ils sont assez égoïstes pour ne pas laisser la place à des plus jeunes aussi il serait grand temps de mettre un coup d’arrêt et de vôter utile pour les toutes prochaines élections !

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 16h54 le 08/10/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Mouais, et pourquoi pas un conge de fin de carriere a 25 ans pour les feignasses de FT pendant qu’on y est.

    Les syndicats sont terribles dans cet histoire, le suicide est une affaire plus complexe qu’il n’y parait et ramener tout a FT me parait stupide.

    Cela dit, il y a quasiment plus de mort a la chasse :

    Sources : ONCFS

    * 1997-1998 : 223 accidents de chasse : 75 légers, 104 graves, 40 ou 44 mortels
    * 1998-1999 : 259 accidents de chasse : 93 légers, 126 graves, 40 mortels
    * 1999-2000 : 232 accidents de chasse : 76 légers, 116 graves, 40 ou 42 mortels
    * 2000-2001 : 186 accidents de chasse : 67 légers, 96 graves, 23 mortels
    * 2001-2002 : 167 accidents de chasse : 68 légers, 68 graves, 31 ou 40 mortels
    * 2002-2003 : 181 accidents de chasse : 76 légers, 78 graves, 27 ou 29 mortels
    * 2003-2004 : 201 accidents de chasse : 78 légers, 94 graves, 29 mortels
    * 2004-2005 : 167 accidents de chasse : 68 légers, 74 graves, 25 ou 26 mortels
    * 2005-2006 : 169 accidents de chasse : 84 légers, 61 graves, 24 mortels
    * 2006-2007 : 179 accidents de chasse : 24 accidents mortels
    * 2007-2008 : 163 accidents de chasse : 15 accidents mortels

  • michel 13
    • Posté à 17h10 le 08/10/2009
    • Internaute 49378

    CFC = congé fin de carrière. Les agents qui partaient en CFC recevaient 70% de leur salaire (et non 85%) dont il fallait enlever diverses cotisations (Mutuelle, ...) ainsi qu’une prime de départ.
    Ces départs anticipés n’étant pas remplacés il est difficile d’évaluer le coût des CFC à 7 ou 8 milliards d’euros car combien auraient coûté les remplacements de ces 42 000 agents partis en CFC ?
    Il est vrai qu’en matière « d’abus de biens sociaux » comme l’évoque un dirigeant de l’équipe de Didier Lombard à propos des CFC, il faut bien reconnaître que les équipes dirigeantes de FT ( et de nombreuses autres boîtes) connaissent bien mieux le sujet que les salariés.

    • yalienx
      yalienx répond à michel 13
      • Posté à 18h46 le 08/10/2009
      • Internaute 66859

      Mouais, enfin quand même, ce CFC, c’est vraiment révélateur d’une époque (heureusement révolue).

      L’époque où FT disposait d’un monopole absolu, nous facturait des sommes indécentes pour l’usage d’un simple téléphone (puis est venu internet : l’horreur), ce qui lui permettait de faire vivre 42 000 bonshommes à rien foutre ! C’est insupportable, car ce sont toujours les mêmes qui paient : nous !

      A la limite, je dirais tant mieux pour les 42 000 personnes en question, qui ont bien joué ! Mais tant pis pour les 60 000 000 de consommateurs que FT a bien enc... pendant des années !

      • michel 13
        michel 13 répond à yalienx
        • Posté à 19h26 le 08/10/2009
        • Internaute 49378

        Vous pensez vraiment que l’époque du CFC est finie ? Ailleurs cela s’appelle souvent « plan social » ou départs anticipés » mais le principe reste le même : les boîtes sont d’accord pour payer afin de réduire leurs effectifs, c’est souvent leur seule problématique, comment arriver à réduire le personnel.
        Il faut aussi préciser que le CFC a été mis en place par le gouvernement de l’époque afin de mieux faire passer la privatisation auprès du personnel qui lui n’avait rien demandé et refusait toute forme de privatisation.
        C’est vrai que sur le principe le CFC est une aberration car comment peut-on admettre de payer des gens à rester chez eux ?
        Concernant les tarifs, je ne suis pas persuadé que la concurrence a fait baisser les prix et trop souvent d’ailleurs il y a eu entente de tous les opérateurs pour essayer de plumer au mieux les abonnés. Est-ce que cela a changé ? Chacun peut avoir son avis sur la question, mais la concurrence, souvent fausse, n’est pas synonyme de tarifs justes, pour le téléphone comme pour tous les produits de consommation.

         
        • xaxa
          xaxa répond à michel 13
          • Posté à 12h05 le 09/10/2009
          • Internaute 88669

          « C’est vrai que sur le principe le CFC est une aberration car comment peut-on admettre de payer des gens à rester chez eux ? “

          Pour une entreprise, c’est extrèmement facile.

          1) je n’ai pas de travail à lui faire faire. (je sais, certains pensent qu’on peut toujours faire faire qqch à quelqu’un. Et bien non, parfois on a vraiment rien à lui faire faire)
          2) je ne peux pas me séparer de lui (raisons légales, raisons sociales, raisons de coût, raisons syndicales, peu importe)

          Alors que faire ?

          Solution 1 : le garder à ne rien faire. Cout : 100% de son salaire.
          Solution 2 : lui proposer de le payer pour rester chez et faire ce qu’il veut, en lui versant 70% de son salaire.

          Dans la solution 2, on gagne 30% du salaire de la personne. Pour le même travail effectif.

          Et puis il y a les à-côtés : cette personne n’a plus besoin d’un poste de travail, ni d’un bureau, c’est une personne de moins à gérer par la planification, une personne qui n’a plus à être formée, etc ...

        1 autres commentaires
      • obey-
        obey- répond à yalienx
         : -\
        • Posté à 21h05 le 08/10/2009
        • Internaute 66286
           : -\

        Je ne peux qu’etre d’accord avec vous.

        Et meme maintenant, on constate que malgre les departs d’un paquet de feignasses, ca tourne tjs autant et aussi bien.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h24 le 08/10/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Syndicats et patrons main dans la main, pour trouver des solutions aux problèmes créés par les patrons, goguenards.

    C’est la collaboration de classe, c’est le Corporatisme de Pétain !

    • yalienx
      • Posté à 18h47 le 08/10/2009
      • Internaute 66859

      Si on en croit l’article, le problème a été créé par les patrons avec l’accord des syndicats. D’ailleurs, je ne serais pas étonné que les syndicats eux-mêmes aient poussé pour l’instauration du fameux CFC...

    • tonimarus45
      • Posté à 15h23 le 09/10/2009
      • Internaute 22823

      @autist–par contre les retraites chapeaux, les stocks options, les bonus cela ne vous gene pas

  • ljos
    ljos
    photographe / géologue
    • Posté à 17h35 le 08/10/2009
    • Internaute 32902
      photographe / géologue

    comme dirait cette chère Yolande ... :

    « C’est des gens faut les décapiter vivant, les lapider à coup de hache ! Et j’en fais du paté ! ! ! »

  • marie 75
    • Posté à 17h57 le 08/10/2009
    • Internaute 3563

    un suicide d’un ingénieur de renault/guiyancourt, hier

    • obey-
      obey- répond à marie 75
       : -\
      • Posté à 21h06 le 08/10/2009
      • Internaute 66286
         : -\

      Ya pas mal de pressions la bas cela dit. Plus que chez FT selon moi.

  • Ksven
    Ksven
    physicien
    • Posté à 18h38 le 08/10/2009
    • Internaute 92136
      physicien

    Si on peu considérer que les CFC constituaient des abus de biens sociaux, il faut aussi considérer que mes salaires, primes, retraites, stock-options des dirigeants sont également des abus de biens sociaux. Les montants sont beaucoup plus importants, d’autant qu’e ces abus là n’existent que par un système de réseaux de complices au sein des conseils d’administration, qui sont évidemment rémunérés. Peronne ne dénonce cette fuite de capitaux qui a une importance pour l’économie qui se chiffre en plusieurs dizaine de milliards d’euros par an !

    • yalienx
      yalienx répond à Ksven
      • Posté à 18h51 le 08/10/2009
      • Internaute 66859

      Vous confondez tout. Les salaires, primes, stocks etc. ne sont pas préjudiciables pour l’Etat français. Ils sont imposés et ne font pas directement partie de la fuite de capitaux que vous dénoncez.

      La fuite des capitaux, c’est uniquement si les dirigeants en question partent vivre à l’étranger avec leur cagnotte. Mais le fait de leur verser cette cagnotte n’est pas un vrai problème économique (disons plus exactement que ce n’est pas un problème de fuite de capitaux, mais après on peut discuter de l’aspect moral, normal de ces rémunérations, c’est un autre problème)

      La fuite de capitaux, c’est aussi l’argent caché, le travail au noir... Et il n’est même pas obligé de sortir de France (le commerçant qui ne déclare pas tout son CA, l’entrepreneur qui emploie des salariés sans les déclarer, etc.

  • mariesud
    mariesud
    cliqueuse
    • Posté à 18h54 le 08/10/2009
    • Internaute 92283
      cliqueuse

    La vraie question : qui faisait les comptes jusqu’en 2003 ? Qui les fait maintenant ? Pourquoi n’y a-t’il pas eu de décomptes pendant 4 ans.
    Il est temps que nos dirigeants arrêtent la com. avant que le pire n’arrive

  • nahera
    • Posté à 18h56 le 08/10/2009
    • Internaute 6180

    Attention aux sources des chiffres, il faut comparer ce qui est comparable

    Jusqu’en 2004, les chiffres proviennent de FT : ces chiffres représentent donc TOUS les suicides.

    2008 et 2009 : ce sont les chiffres recensés par les syndicats après création de l’Observatoire du stress. Ils ne que représentent les suicides connus et qu’on peut lier aux conditions de travail.

    Entre les deux, il y avait déjà eu des suicides sur le lieu de travail ! !

    • Nysos
      Nysos répond à nahera
      informaticien
      • Posté à 13h28 le 09/10/2009
      • Internaute 61865
        informaticien

      Merci pour le seul commentaire valable à propos de l’article...

      Je trouve le travail de Philippe Douroux bâclé.
      On ne commente jamais des chiffres de statistiques sans savoir comment ils ont été « produit »...

      En allemand on dit : « Traue keiner Statistik die du nicht selbst gefälscht hast » => « Ne fait confiance à aucune statistique que tu n’as pas toi-même manipulé »

      • nahera
        nahera répond à Nysos
        • Posté à 11h53 le 10/10/2009
        • Internaute 6180

        Merci
        ...et merci pour la citation ! !

  • marie 75
    • Posté à 18h57 le 08/10/2009
    • Internaute 3563

    A Evreux, un agent de France Télécom s’arme d’un fusil à pompe
    cf mediapart (site payant : je suis abonnée)

    A Evreux, un agent de France Télécom s’arme d’un fusil à pompe cf mediapart (site payant : je sis abonnée) Par Gérard Desportes A France Télécom, ce qui était redouté depuis plusieurs jours par la direction et par les syndicats vient de se produire : loin de retourner la violence contre lui-même, un agent a voulu s’en prendre à sa hiérarchie. Mardi 6 octobre, un homme de 55 ans est entré dans l’enceinte de son entreprise à Evreux muni d’un fusil à pompe non chargé avec une cartouche dans la poche.

    La veille, il avait sollicité quinze jours de vacances auprès de son chef d’équipe par courrier électronique et avait reçu, en retour, une fin de non-recevoir. Le supérieur hiérarchique laissait toutefois ouverte la possibilité d’une discussion le lendemain. Mais c’est avec une autre intention que l’agent est arrivé au travail. L’homme a été très vite entouré par ses collègues, parmi lesquels se trouvaient des syndicalistes, et a été désarmé. Alerté, selon la direction, le médecin du travail est arrivé sur place. Un entretien a alors eu lieu entre le chef d’équipe et l’agent, en présence d’un ami sur place. Tout s’est apparemment bien passé et des excuses publiques ont été faites. L’agent est ensuite rentré chez lui accompagné de ce camarade qui est resté sur place jusqu’à l’arrivée de l’épouse de l’employé.

    A France Télécom, cette affaire embarrasse. Les syndicats interrogés sur place ne souhaitent pas en parler. Même Christine Pernot de SUD, le syndicat le plus en pointe dans la contestation du système mis en place pour la gestion de l’entreprise, refuse de commenter les faits, se contentant de confirmer l’information et d’annoncer qu’une réunion du comité d’hygiène et de sécurité a lieu jeudi 8 octobre, au matin, sur cette affaire précise. « Tout est rentré dans l’ordre, explique-t-elle. Il s’agit d’un cas désespéré. Toutes les organisations syndicales sont d’accord pour ne pas médiatiser cette affaire. Notre collègue est très, très mal, et c’est lui qu’il faut préserver. »

    Le discours est identique à la direction de l’entreprise à Paris où l’on aurait préféré que l’incident d’Evreux ne fût pas connu. Une procédure judiciaire est pourtant en cours, la gendarmerie ayant été saisie de cette affaire après un appel, sans que l’on sache qui l’a prévenue. Les militaires sont venus récupérer l’arme le lendemain de l’incident, mercredi 7 octobre. Il semble qu’une personne extérieure à France Télécom ait vu l’agent entrer armé dans l’établissement.

    Le porte-parole de l’opérateur téléphonique, Jean-Bernard Orsini, affirme que non seulement la direction ne va pas porter plainte mais qu’elle s’est assurée que l’homme, qui est chez lui jusqu’au 18 octobre, sera suivi par la cellule de soutien psychologique mise en place depuis une semaine pour venir en aide aux salariés.

    « C’était un fonctionnaire très impliqué dans son travail, un très bon élément, très bien noté, indique le porte-parole, un gars qui allait sur tous les renforts au moment des tempêtes. »

    Nous reviendrons dans la journée sur cette affaire après la réunion du CHSCT.

    • obey-
      obey- répond à marie 75
       : -\
      • Posté à 21h08 le 08/10/2009
      • Internaute 66286
         : -\

      La veille, il avait sollicité quinze jours de vacances auprès de son chef d’équipe par courrier électronique et avait reçu, en retour, une fin de non-recevoir.

      LA VEILLE ? ! !

      Ben moi c’est un mois a l’avance et si c’est pas bon, ben on repose une autre fois.

      Franchement certains employes sont completement a cote de la plaque.

      • nahera
        nahera répond à obey-
        • Posté à 21h25 le 08/10/2009
        • Internaute 6180

        Contredire pour le plaisir de contredire, ou plutôt pour le plaisir de casser du fonctionnaire, pourquoi pas.....mais faut quand même lire ce qui est écrit et pas inventer :
        Il n’est pas écrit qu’il a demandé des vacances un jour pour le lendemain, mais que la veille du jour où il a pété les plombs il avait demandé 15 jours de vacances qui lui ont été refusé. C’était peut-être pour dans un mois, voire plus, ce n’est pas précisé ! ! !

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