A la Une 14/10/2007 à 16h51

L'université traque les copieurs grâce à un scanner en ligne


L’université de Lyon, qui compte plus de 100000 étudiants, a décidé de passer à une mesure de grande ampleur en matière de lutte contre le plagiat : pour empêcher les copier-coller à outrance à partir du Net dans les copies des étudiants, les enseignants de Lyon 2 disposent désormais d’un logiciel antiplagiat, Compilatio.

Alexandre Bonucci, professeur de linguistique et vice-président de Lyon 2 chargé des nouvelles technologies, défend depuis longtemps l’usage d’un tel logiciel :

« Depuis quelques années, le niveau d’écriture et même d’orthographe de mes élèves avait étrangement augmenté dans les copies qu’ils me rendaient pour le contrôle continu. Or, bizarrement, le moins que l’on puisse dire, c’est que ces progrès ne se faisaient pas vraiment sentir dans les devoirs sur table lorsque les étudiants planchaient à la fac. »

Les facs ont-elles pourtant intérêt à lutter contre l’usage d’Internet ? Pas forcément : depuis la généralisation du web (auquel 80% des étudiants ont accès lorsqu’ils arrivent en première année de fac, selon Lyon2), on constate aussi que les étudiants ont accès à davantage de documents. De plus, la plupart des examens de validation ont encore lieu sur table.

« Ce que je demande surtout à mes élèves, ce n’est pas d’utiliser moins internet, ni même de ne pas faire de copier-coller, poursuit Alexandre Bonucci, mais d’avoir l’honnêteté intellectuelle de citer leurs références. Le but, c’est de les initier à la déontologie universitaire, d’initier avec eux une réflexion sur l’originalité du propos. Ce n’est pas du flicage mais une réflexon éducative ».

Autre souci : la fiabilité des données qui circulent sur le Net. Un site comme Wikipedia, très prisé des étudiants, constitue à la fois une mine de documents susceptibles d’être répliqués à moindres frais dans un devoir... mais aussi un piège car les infos qui y sont mis en ligne demeurent faillibles. L’université lyonnaise fait d’ailleurs valoir qu’en début d’année, tous ses étudiants ont été formés à l’usage des sources en ligne.

Fiabilité des sources

Mais de plus en plus de professeurs se plaignaient de ne pas disposer d’assez d’outils pour contrer la montée en puissance des copier-collér du Net. Comme d’autres facs, Lyon 2 a donc décidé de doter les universitaires du logiciel Compilatio. « Sur près de 800 enseignants, 260 en sont dotés depuis cette rentrée », précise le vice-président. Concrètement, l’enseignant peut charger cet outil, qui fonctionne comme un scanner et compare, phrase par phrase, les éléments se trouvant, à l’identique, entre internet et la copie. Le logiciel détermine dans un deuxième temps un pourcentage de plagiat, compris entre 10 et 90%, pour chaque document.

Evidemment, le système est faillible : un étudiant qui remplacerait méthodiquement un verbe ou un adjectif de chaque phrase par un synonyme déjouerait le dispositif. Le logiciel ne sera donc qu’une étape dans une réflexion plus vaste des enseignants sur « la révolution internet ».

Téléchargeable sur internet, Compilatio représente enfin un coût non négligeable : pour 50 analyses de document, il en coûte à un particulier 43 euros, à quoi il faut ajouter 149 euros pour l’achat du logiciel.

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  • Francois Toulouse
    • Posté à 17h24 le 14/10/2007
    • Internaute 8648

    Si je comprends bien, l’Université va verser de l’argent à chaque comparaison ? Je trouve cela effarant, pour un simple procédé de scannage et de requête envoyée automatiquement sur Google avec affichage du taux de ressemblance, techniquement cela ne va pas chercher très loin, et ça aurait très bien pu être réalisé par un service public.
    Il est vrai que le site a une bonne présentation marketing, mais j’espère que l’argent public, à l’heure où les Universités s’appauvrissent pourra être investi autrement, par exemple en faisant réaliser ce type d’outil par un labo d’informatique, et en le plaçant ensuite en licence libre plutôt qu’en versant continuellement de l’argent à cette société.

    • Anonyme répond à Francois Toulouse

      Je ne vois pas en quoi il est douteux de payer pour l’utilisation d’un service.
      Il faut cependant souligner qu’il existe des applications gratuites qui réalisent le même type d’analyse.
      Enfin 100.000 etudiants à Lyon 2, cela me paraît un peu gonflé !

      • MaxD
        MaxD
        médecin, humoriste http://maxd. (...)
        • Posté à 19h47 le 14/10/2007
        • Internaute 9540
          médecin, humoriste http://maxd. (...)

        Gonflé le nombre d’étudiants lyonnais ? Il n’y a pas 100.000 étudiants à Lyon en efte mais… 130.000. Eh oui !

         
        • Anonyme répond à MaxD

          130.000 étudiants rien qu’à Lyon ? Ca va en faire des candidats à bac + 5 pour la voirie et la police municipale !

          • Anonyme

            Quel mépris pour nos jeunes ! ! ! !

            • Anonyme

              Vos jeunes ? 15 plombes aux Bat’ d’Af, ça les formera !

              • Anonyme

                Et pour les gonzesses, 15 ans au B.M.C. !

          • Anonyme

            T’as rien compris : la gauche va revenir au pouvoir et va créer des emplois. Ils deviendront tous directeurs de recherche au CNRS ou bien chargés de mission au Conseil régional !

          • Anonyme

            Bah en fait maintenant ils ont plutot tendance à grossir les effectifs de la recherche américaine anglaise et scandinave.
            Je parle avec expérience. Tous les bacs plus 5 ne sont pas des fainéants destinés au fonctinnariat. Certains poussent leurs ambitions non reconnues dans d’autres contrées. Avec une telle vision, la France grossira bientôt les effectifs des pays les moins avancés ! ! ! !

            • Anonyme

              Toi tu n’as pas l’air très avancé en tout cas !
              Si tu veux du respect commence par respecter les autres au lieu de considérer que se diriger vers le fonctionnariat c’est être faignant !

            • Anonyme

              Je partage votre avis car je suis dans ce cas (Canada) et que je connais moult français de niveau bac +5 qui ont choisi de s’exiler pour trouver l’eldorado.
              Je ne vous cache pas qu’il y a beaucoup de déçus dans l’affaire toutefois beaucoup trouvent des postes de chercheurs au sein d’universités voire même dans la fonction publique où on valorise leurs diplômes mais également et surtout leur expérience et leur esprit d’analyse.
              Ceci revient à l’intention véritable de l’université de Lyon : encourager les élèves à former leur propre pensée, quelle qu’elle soit. Les pontes de la faculté veulent des têtes pensantes et non des émules de Wikipedia incapables de penser par eux-mêmes sur des questions parfois fort simples. Ces mêmes élèves font dans la facilité et oublient que les disparités énormes entre un texte plagié de haute tenue et le devoir typique rendu à un prof sont accusatrices...
              Un de mes instits appelait ça « la science infuse »…
              Faites travailler votre tête… et si ce devoir est jugé mauvais… il reflète peut-être votre niveau à un moment x mais cela n’est pas éliminatoire et devrait vous encourager à travailler plus fort et aussi à vous poser d’autres questions, à pousser votre réflexion dans d’autres directions.
              Et ça c’est du bon sens !

        8 autres commentaires
      • Pierrotlalune
        Pierrotlalune
        Médiateur culturel
        • Posté à 21h28 le 14/10/2007
        • Internaute 17022
          Médiateur culturel

        Pour apporter une petite précision, il y a 130.000 étudiants sur l’agglomération lyonnaise (si ces chiffres ne sont pas gonflés artificiellement par la municipalité), ce qui comprend l’ensemble des écoles (ENS, ENSA, Centrale...), des IUT, des IUFM, des 3 universités...

        130.000 étudiants à Lyon certes, mais pas 100.000 à Lyon 2.

        PS : étudiant à Lyon 2, j’ai intérêt à faire gaffe !

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Pierrotlalune
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 00h04 le 15/10/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Il suffit d’un article comme celui-ci pour trouver la parade.
          La frange ( ?) d’étudiants indélicats aura vite fait de récrire les passages non personnels à coup de synonymes et en … [je ne vous en dirais pas plus]. COMPILATIO = LIGNE MAGINOT

          Je n’aimerais pas être celui ou ceux qui ont pris cette décision « peu réfléchie ». Le comble pour un universitaire ! Ou disons belle application du Principe de Peters. Je préfère penser qu’il s’agit de la décision d’un pauvre solitaire compétent dans sa discipline et particulièrement livré à ses impulsions, humeurs en dehors d’elle.

          • Redab
            Redab répond à Claude PELLETIER
            Genève
            • Posté à 06h05 le 15/10/2007
            • Internaute 15769
              Genève

            Pour sortir de l’esprit 1940

            Les informaticiens brutaux, transformant notre espace humain en champs pour robots ont encore sévi. Ils ont encore de nombreuses années devant eux pour prospérer et bétonner complètement notre intelligence humaine à moins de résister.

            Pour obtenir des budgets MAGINOT, c’est simple :
            prendre une situation « précise », pragmatique » que le bon sens trouve condamnable et le plus souvent engendrée par l’informatique elle-même ;
            la transformer en un Problème bien localisé pour toute l’institution ;
            L’institution est alors prête à payer surtout si on lui a montré qu’elle serait la Première… !
            Bien sûr, dès le départ, on connaissait la Solution informatique sous la forme d’un produit.
            Ensuite toute la collectivité humaine devra s’y adapter et les récalcitrants seront définitivement considérés comme des déviants.

            Proposition : une réflexion profonde de comment enseigner dans les Universités sachant qu’il y a Internet et que les étudiants sont de ce monde (avec « la télévision, les dvd, les play-station, les téléphones portables, les forums, les blogs, le p2p, etc... » (Courageux anonyme 19H41 14/10/2007) et non d’un autre. Ensuite on verra.

            Malheureusement il ne s’agit pas seulement de « la seule l’intelligence des professeurs, une bonne information et prévention sur l’outil informatique » (Courageux anonyme 19H35 14/10/2007).

            Pratiquement, l’enseignement avec son évaluation des connaissances doit être repensé en fonction d’Internet et en particulier de cette situation des copier-coller abusifs des étudiants tricheurs. Il existe alors des moyens simples à inventer pour empêcher ces situations abusives et qui sont spécifiques aux différentes disciplines universitaires et aux différents modes d’évaluation.

            Bien sûr il faut travailler, imaginer et non pas simplement consommer de l’Internet. Mais actuellement les plus paresseux fassent aux enjeux d’Internet ne sont pas forcément les étudiants tricheurs mais la bande de bétonneurs complices, ceux qui informatisent sans scrupule et retenue, et ceux qui se pavanent dans leur irresponsabilité complice.

            Pourtant il y a un énorme enjeu : les enseignants deviendront plus en phase avec le monde de leurs étudiants et leurs enseignements seront encore plus consistants. Il y aura des dépenses informatiques abusives évitées. Ce sera un bon moyen de défendre le service public !

            • Anonyme répond à Redab

              Condamner l’informatique pour l’apparition de ce problème n’a pas de sens, pas plus que rendre responsable la chimie de l’invention des gaz de combat.

            • Claude PELLETIER
              Claude PELLETIER répond à Redab
              Retraité dans son jardin
              • Posté à 13h48 le 15/10/2007
              • Internaute 10710
                Retraité dans son jardin

              Pardon de vous avoir embrouillé, mais je ne parlais pas d’informatique.

              Je ciblais un phénomène humain qui sévit dans les lieux où la lumière de la connaissance luit mais où l’on manque parfois singulièrement de méthode pour ne pas évoquer ce « Doyen immortalisé par Michel Colucci » quand on a enjambé les frontières de ses compétences et qu’on ne le sait même pas !

              Il y a toujours eu des tricheurs et le copier coller existait bien avant Internet et même avant l’informatique. Le plagiat, les nègres littéraires, les secrétaires spécialisées en thèses et blagues diverses. Avec une nuance, cela devient plus démocratique, cela coûte moins cher …… Dieux !

      • Anonyme

        C’est pas 100 000 étudiants à Lyon 2, c’est 100 000 étudiants à Lyon

    • Intellectuel de Gauche
      • Posté à 19h05 le 14/10/2007
      • Internaute 19314

      Encore une mesure répressive de Vichy visant à réduire nos libertés ! Résistons !

      • Anonyme répond à Intellectuel de Gauche

        Vous donnez une image totalement déplorable des intellectuels de gauche... il n’y a rien de Vichy dans cette histoire... il s’agit juste d’apprendre aux étudiants à être moins CONS... malheureusement, c’est toujours par la répression que cela doit se faire... car il faut bien le dire si la société était moins CONNE il n’y aurait pas besoin de mesures de répression.

    • Anonyme répond à Francois Toulouse

      Cher pour pas grand chose puisqu’il ne faut pas douter que la plupart des petits malins se donnera la peine de changer un mot par phrase... Il suffit de copier coller le texte , ou le patchword de textes, dans un doc word, puis d’aller dans outils + synonymes. Quand je pense qu’il suffit de réserver les courtes interrogations pratiques aux TD (genre 10 minutes pour les connaissances de la séance genre questionnaire pratique à l’américaine) et la vérification des capacités à réfléchir et composer aux épreuves sur place. Evidemment multiplier les épreuves sur place implique de payer des surveillants, des profs pour les corriger, y compris recruter du personnel non encore enseignant (genre doctorants) spécialement pour corriger les copies... mais n’est-ce pas plus efficace que de payer des logiciels demain dépassés pour un flicage aléatoire ? ... Franchement, on se demande qui peut avoir intérêt à mettre en place une mesure aussi stupide. Un truqueur mettra toujours un point d’honneur à déjouer les pièges qu’on lui tend. Ristournes consenties ou pas, quelle entreprise, quel intéressements officiels ou occultes sont ici en jeu ? Qui recevra l’enveloppe pour un si gros marché d’argent public et un si petit résultat.

    • Anonyme répond à Francois Toulouse

      Il y a par exemple la version gratuite (et e ligne) de copyscape qui permet déjà pas mal de faire le tri !

      Lien

    • Servais-Jean
      • Posté à 02h13 le 15/10/2007
      • Internaute 4591
        43

      Et si cet article avait été écrit dans le seul but de faire savoir aux étudiants lyonnais que leur travail est vérifié, alors qu’en fait on ne vérifie rien du tout parceque c’est trop cher, trop long et pas marrant à faire ? Du bluf quoi !

    • Anonyme répond à Francois Toulouse

      100.000 c’est le nombre d’étudiant à lyon, 28.000 c’est celui de lyon 2. Il y a donc une erreur, ceci étant, tous les étudiants de l’université de lyon (100.000) sont potentiellement concernés car cet outil est disponible dans toutes les universités lyonnaise. Ensuite pour corriger l’article, on ne verse pas de l’argent à chaque scan de document, c’est un prix forfaitaire compris pour une année et permettant aux enseignants d’utiliser l’outil qui est intégré à leur Bureau virtuel (pas celui de la région rhône-alpes, il ne marche pas mais celui de lyon 2 ; -) ). Enfin, je ne sais pas si vous vous êtes amusé un jour à faire du copier/coller phrase par phrase dans google pour voir si elle existe sur le web mais quand il y a 200 copies de 3 ou 4 pages à faire ca ressemble vite à un travail des plus aliénant ! ce service numérique est appréciable pour l’automatisation de la tâche et la fiabilité des sources parcourues qui vont des fois plus loin que celle de l’internet public (base documentaire protégée, …). Pour terminer sur la gratuité des services, il y a pire que de payer pour un service rendu accessible à toute une communauté, il y a croire en la gratuité d’une service qui se paye dans les ressources humaines que l’on consomme à leur faire fonctionner (dans le meilleur des cas car dans la plupart le service est gratuit mais n’existe jamais ou n’est pas utilisé).

    • Anonyme répond à Francois Toulouse

      merci

  • Anonyme

    Une génération d’ânes bâtés prétentieux et d’analphabètes arrogants dont nous avons sur ce blog une éprouvette représentative...
    Bravo l’Education nationale !

    • Dominique MAMERE
      Dominique MAMERE
      Professeur d'Histoire- (...)
      • Posté à 19h09 le 14/10/2007
      • Expert 19131
        Professeur d'Histoire- (...)

      On sans fous de l’ortographe !

      • Anonyme répond à Dominique MAMERE

        Envoie vite ton chauffeur avec la limousine rue 89. Il faut ramener d’urgence ton frangin à l’asile !

         
        • Dominique MAMERE
          Dominique MAMERE
          Professeur d'Histoire- (...)
          • Posté à 20h44 le 14/10/2007
          • Expert 19131
            Professeur d'Histoire- (...)

          Noël ne comprend que quand on bègle.
          Mais où est donc passé le vélo du père Noël ?

          LienUploaded by Lien

          • Anonyme répond à Dominique MAMERE

            Quoi ? La limousine n’est pas encore arrivée et le frangin est toujours en liberté !

        2 autres commentaires
    • Anonyme

      « Bravo l’Education nationale ! ».
      Question, monsieur : qui avez-appris à lire et à écrire ? Votre maman, peut-être ? Non, l’école. Alors n’accusez pas notre Éducation Nationale de fabriquer une « génération d’analphabètes », elle fait correctement son boulot, merci. Qu’elle soit perfectible, je n’en doute pas, mais comparé à bien d’autres pays et surtout d’autres époques, l’école se porte bien.
      Si on veut trouver un coupable, regardons ce qui se passe hors de l’école. La génération de mes grands-parents avaient en dehors de l’école, pour seule distraction les journées en plein air et la lecture. Celle de mes parents la même chose, plus les balbutiements de la télévision. La mienne avait la télé, à laquelle il faut ajouter le magnétoscope, la console de jeux, la radio, les cassettes et parfois même les cds. Celle d’aujourd’hui à la télévision, les dvd, les play-station, les téléphones portables, les forums, les blogs, le p2p, etc... Comment voulez-vous qu’ils accordent du temps à leurs études, à la lecture, les chers enfants ?
      Du reste, n’est-ce pas ce que beaucoup veulent aujourd’hui ? Les enfants ont besoin de cartes de crédits, de téléphones portables, de vêtements de marques... Il faut les faire entrer le plus tôt possible dans le moule de la société de consommation dont rêvent tant les gouvernement de droite. A une époque où tout doit être en accord avec le rentabilisme, à quoi bon faire perdre du temps à enseigner des matières comme le français, l’histoire, le dessin, etc... ? Est-ce qu’un élève qui se destine à travailler dans l’optique (car aujourd’hui, un élève de 12 ans doit savoir ce qu’il va faire plus tard) a-t-il besoin de cours de sciences-naturelles ?
      L’école de demain aura pour mission non plus de former l’esprit, mais de fabriquer au choix de bons petits consommateurs ou des travailleurs spécialisés.

      • Anonyme

        Je n’ai jamais entendu une explication aussi débile des causes de l’échec flagrant de notre système d’éducation ! Mai 68 n’a évidemment rien à voir dans cette affaire !

         
        • Anonyme

          Mai 68... Et quand êtes vous passé par l’école vous ? Ne serait-ce pas après Mai 68 justement ?

          Si c’est bien le cas, je ne peux qu’adhérer à vos propos, l’école après Mai 68 a fabriqué de sacrés ânes et je suis en train de répondre à l’un d’eux !

          • Anonyme

            J’étais dans l’enseignement privé (chez les Jéz’). C’est ce qui m’a sauvé.

        2 autres commentaires
      • Jean-Jacques Louis
        • Posté à 20h38 le 14/10/2007
        • Internaute 2277

        Vous réduisez l’enseignement à un dressage à la consommation.
        Je suis quand même moins pessimiste.
        Des étudiants font leur travail de fin d’études chez moi et je peux vous dire qu’ils ont d’autres soucis que les vêtements de marque et les téléphones gadget.
        Ceux dont vous parlez resteront en première année.

      • Anonyme

        Une vérification sur Compilatio nous indique que vous avez pompé votre vibrant plaidoyer en faveur de l’Education nationale sur L’Humanité Dimanche.
        Ben mon coco !

  • Jo73
    • Posté à 17h41 le 14/10/2007
    • Internaute 11622

    Le copier-coller sur internet n’est qu’un symptôme du comportement des « ânes bâtés prétentieux » et non l’origine..
    Comme dit l’autre : c’est cui qui dit qui l’est : O))

    • Anonyme répond à Jo73

      C’est vrai mais c’est comme cela que la grande majorité des élèves de notre système qui fabrique de la marchandise fonctionne.

      Je pense que l’école a plus à se reprocher que les élèves.
      mon dernier article sur EADS :

      Lien

      • Jo73
        • Posté à 18h26 le 14/10/2007
        • Internaute 11622

        Ce serait pas mal que tu cesses de faire ta pub sous couvert de commentaire..

      • Dominique MAMERE
        Dominique MAMERE
        Professeur d'Histoire- (...)
        • Posté à 19h17 le 14/10/2007
        • Expert 19131
          Professeur d'Histoire- (...)

        Que tu spammes quand c’est en relation avec l’article, ok, mais là c’est pas le cas.

  • Anonyme

    CE système pose trois gros problèmes :

    - Comment obliger tous les élèves à avoir un PC avec conexion internet, et les compétences pour uploader leurs devoirs sur le site ?
    - Comment permettre au prof de corriger des dizaines de devoirs sur écran (ou d’imprimer tout lui-même ?)
    - Comment faire lorsque le logiciel ne marche pas - ce qui doit arriver parfois - et que l’élève n’a pas sa note ?

    En plus du prix, bien entendu...

    • Jo73
      • Posté à 18h25 le 14/10/2007
      • Internaute 11622

      Simple.. Au lieu de réinventer la roue comme on le fait si souvent en France, aller voir dans les universités canadiennes, américaines, suédoises.. où ça marche très bien depuis longtemps.

      • Anonyme répond à Jo73

        D’accord c’est forcément mlieux ailleurs.

        Vous en avez de la chance d’avoir pu étudier de près les universités de tous ces pays étrangers et de savoir parler toutes ces langues. Il doit y avoir une foule d’auto-collants sur votre pare-brise. Vous me faites rêver.

        CP

      • Anonyme répond à Jo73

        D’accord c’est forcément mlieux ailleurs.

        Vous en avez de la chance d’avoir pu étudier de près les universités de tous ces pays étrangers et de savoir parler toutes ces langues. Il doit y avoir une foule d’auto-collants sur votre pare-brise. Vous me faites rêver.

        CP

  • Anonyme

    Ca voudrait dire qu’il n’y a pas moyen de poser des questions pour lesquelles les réponses n’existent pas deja toutes pretes ?

    Gasp, ce serait la bibliothèque universelle de Borges cet Internet ; j’ai un peu du mal à y croire...

  • CorentinB
    CorentinB
    chercheur
    • Posté à 18h36 le 14/10/2007
    • Expert 11539
      chercheur

    Intéressant...
    Où êtes vous allé chercher que Lyon 2 comptait 100000 étudiants ? Si je me fie à leurs propres chiffres (Lien), et à moins qu’ils aient gagné plus de 70 000 étudiants au cours de l’été, les chiffres tournent autour de 28000 étudiants, ce qui est déjà pas mal (à titre indicatif, 100 000 serait plutôt le total des étudiants sur Lyon, et encore).

    Sur le fond, une telle prise de conscience des pratiques - conscientes ou non - de bon nombre d’étudiants est indispensable, mais passer par un logiciel payant, cela fait effectivement beaucoup d’argent. Alors qu’un enseignant sachant manier google peut déjà identifier 90% des plagiats. Du coup un logiciel en open source intégrant le moteur de google - voire de google books - suffirait pour l’essentiel.

    D’expérience, je dirais qu’une solution efficace associerait :
    - responsabiliser les étudiants : leur expliquer clairement ce qui est condamnable ; leur faire signer un règlement de l’université prévoyant des sanctions dissuasives et de rappeler systématiquement ces dispositions au cours de l’année ;
    - d’appliquer les sanctions à la lettre ;
    - des enseignants ayant du bon sens et sachant utiliser google.

    Au final, pas de solution miracle. Un logiciel aide, mais ne garantit aucun résultat.

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à CorentinB
      Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
      • Posté à 18h48 le 14/10/2007
        rédacteur
      • Internaute 74
        Rue89

      Dans une communication de Lyon 2... qui reprenait en fait à son compte le chiffre de l’ensemble des étudiants inscrits à l’université de Lyon. Bien vu !

      • benoue
        benoue répond à Chloé Leprince
        Croix-Roussien à mi-temps
        • Posté à 19h13 le 14/10/2007
        • Internaute 1177
          Croix-Roussien à mi-temps

        Il y a environ 130000 étudiants à Lyon pour cette rentrée 2007, selon la ville de Lyon qui a fait campagne publicitaire de « Bienvenue », ces derniers jours un peu partout dans la ville.

    • Erion
      Erion répond à CorentinB
      • Posté à 18h51 le 14/10/2007
      • Internaute 14971

      Je plussoie. Dans cette initiative, ce qui me dérange le plus, c’est bien que le logiciel soit payant.

      Il m’arrive à peu près chaque année de tomber sur des copies « pompées » sur internet. Si on est pas trop idiot, il suffit de prendre une phrase « douteuse » et de googliser le tout. Dans 80% des cas, on tombe juste et on peut mettre en marge de la copie l’url du site.

      Pour le reste, évidemment, il ne s’agit pas de sanctionner l’usage d’internet, bien au contraire, c’est un outil indispensable, mais il demande un travail de comparaisons de sources, d’identification des auteurs qui est complexe.

      La copie d’oeuvres déjà faites, ca existait avant internet. Ca se repérait aussi. Mais qu’on fasse payer le tout, c’est dérangeant.

      • Anonyme répond à Erion

        Merci de m’expliquer la différence que vous faites entre un logiciel payant (c’est l’université qui paie) et un logiciel payant comme Google (ou en fait c’est la publicité et le traquage de vos activités qui paye pour vous).
        S’il suffisait de le faire « à la main », voir même pourquoi pas d’utiliser les techniques de mash pour le faire, ce serait fait depuis longtemps !
        Qui plus est, les ingénieurs qui ont conçu ce logiciel sortent tout droit d’une université de la région (Université de Savoie). Impossible de gagner sa vie en faisant des logiciels ? Impossible de créer de outils intéressants si on ne le fait pas gratuitement ?
        Tout cela est bien étonnant ; -)

         
        • Erion
          • Posté à 23h39 le 14/10/2007
          • Internaute 14971

          Mais justement, le logiciel en question se contente précisément d’utiliser google. Donc on paye doublement, non seulement le logiciel, mais aussi google. Si vous ne voyez pas la différence, faut faire des cours de math.

          Bien sûr qu’il suffit de le faire à la main. Les étudiants ont une propension naturelle à la facilité. Quand on voit les copies, il faut pas être grand clerc pour comprendre qu’il y a supercherie. Quant à ceux qui sont un peu plus intelligent, et bien le logiciel en question ne peut justement pas les détecter.

          Et pour finir, cela ne peut concerner que des copies rendues sous forme de fichiers. Si le devoir est imprimé, cela demande au prof de « rentrer » le document sur sa machine. Quand j’ai eu le cas, j’ai subodoré le copié-collé à l’usage d’un groupe de mots qu’un étudiant normal n’utiliserait pas. 10s plus tard, j’avais retrouvé la page d’origine. 149 euros minimum, ça fait beaucoup pour 10s par copie.

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