mondo rugby 14/10/2007 à 12h44

Le rugby sud-africain peine à tourner la page de l'apartheid

Pierre Grundmann | Journaliste


De Villiers et Habana pendant Afrique du Sud-Australie (Mike Hutchings/Reuters).


En 1995, c’est le président Nelson Mandela, vêtu du maillot vert des Springboks, qui avait remis la Coupe du monde au capitaine de l’équipe sud-africaine, François Pienaar. C’était un an après la fin de l’apartheid, et l’équipe ne comptait qu’un seul joueur noir, un ailier génial, Chester Williams.

Ce dimanche, les Springboks jouent au Stade de France leur demi-finale contre les Pumas argentins. Sur les 30 joueurs sélectionnés, il n’y a que six Noirs. Une sous-représentation qui a créé la polémique dans le pays. Ainsi va le rugby sud-africain : impossible de dissocier ce sport de son environnement politique. C’est-à-dire racial.

Le pays a subit trois siècles de colonisation brutale et cinquante ans d’un régime de séparation raciale d’une rare brutalité, l’apartheid. Aujourd’hui, sur les 48 millions d’habitants, on compte 38 millions de Noirs, 4 millions de Blancs, 1 million d’Asiatiques et selon le terme officiel, 4 millions de « coloured » (métis).

Le sport identitaire des descendants des colons blancs

La formation nationale est au coeur de l’histoire du pays et de son identité. Arrivé en Afrique du Sud avec les Anglais, le rugby est le sport identitaire des descendants des premiers colons blancs, les Afrikaners, d’origine hollandaise et française. Ceux-là même qui ont institué l’apartheid. L’équipe est alors constituée en majorité d’Afrikaners, avec quelques joueurs anglophones. Aucun joueur de couleur, ni dans l’équipe nationale, ni dans les équipes régionales. Un interdit de plus, pour la population non blanche.

Alors que le dirigeant du principal parti anti-apartheid, Nelson Mandela, est en prison, que les manifestations sont réprimées dans le sang, la communauté internationale finit par s’émouvoir. A partir des années 70, les nations du rugby interdisent à leur formation de rencontrer les Springboks. Ce boycott, également adopté par les équipes de cricket, va contribuer à convaincre le régime blanc de céder.

En 1991, Mandela, détenu depuis vingt-sept ans, est libéré par le président De Klerk. L’apartheid est démantelé. Les Boks retrouvent leur place dans le rugby international un an plus tard. En 1994 se tiennent les premières élections multiraciales démocratiques, gagnées par l’ANC, le parti de Mandela. L’Internation Rugby Board (IRB) décide d’offrir à l’Afrique du Sud l’organisation de la troisième Coupe du monde, en 1995. La « rainbow nation » (nation arc-en-ciel) montre au monde un visage apaisé.

En attendant une équipe « black-blanc-beur »

Douze ans après, les équipes sportives nationales sont-elles devenues un symbole d’unité ? C’est un peu plus compliqué. Le foot est le sport des Noirs ; le cricket, sport anglo, a plutôt bien réussi sa mue, en intégrant pas mal de joueurs de couleur.

Mais le rugby reste perçu comme le dernier « bastion » des Afrikaners. Ce qui le place au centre de toutes les batailles politiques. La « rainbow nation » n’a pas encore accouché d’une équipe de rugby « black-blanc-beur ». Un joueur de couleur en 1995, quatre en 1999, cinq en 2003. Cette année, ils sont au total six dans la sélection, mais sur le terrain, on en voit que deux : les ailiers Bryan Habana et JP Pietersen. Impossible de ne pas les sélectionner : à ce poste, ils sont parmi les tous meilleurs de la planète. Habana, qui a percé le premier, est d’ailleurs le sportif le plus apprécié du pays, toutes communautés confondues, le Zidane sud africain.

L’équipe est pourtant loin de refléter la « démographie » nationale, comme l’exigent pourtant les dirigeants du pays. Pourquoi ? On évoque, sans rire, la petite taille des Noirs d’Afrique du Sud. Autres explications, plus crédibles : le rugby étant un sport lié au régime blanc, les Noirs se sont naturellement tournés vers d’autres sports. C’est aussi le sport de la classe moyenne, majoritairement blanche. Enfin, contrairement au foot, le talent ne suffit pas : il faut plus de dix années pour former de bons joueurs de rugby, surtout des avants. Mais de tels programmes coûtent cher, et, en Afrique du sud comme ailleurs, le rugby manque d’argent.

La fédération a adopté une « Charte de la transformation »

Les politiques s’impatientent. Ils ont tout essayé : imposer des quotas de joueurs noirs dans les équipes régionales et nationales, menacer de débaptiser les Springboks, un nom lié à l’apartheid, et renommer l’équipe « Proteas » (le nom d’une fleur, déjà utilisé pour l’équipe de cricket).

La fédération sud-africaine fait des efforts. Elle a inclus dans ses statuts une « Charte de la transformation » qui prévoit de mettre en place « un environnement viable pour l’égalité raciale à tous les niveaux du sport ». Insuffisant, manifestement. Après la Coupe du monde, quelque soit le résultat, les politiques ont laissé entendre qu’ils pourraient exiger de nouveau des quotas de joueurs noirs et un entraîneur noir.

Un amendement a d’ailleurs été voté par le parlement sud-africain, contrôlé par l’ANC. Il stipule que les institutions sportives du pays doivent « redresser les inégalités dans le sport en optimisant la participation des communautés autrefois désavantagées ». La nouvelle loi, critiquée par l’opposition blanche, donne pouvoir au ministre des Sports pour faire appliquer ses directives. Elle attend la signature du président Mbeki, qui lui-même attend sans doute la fin de la Coupe du monde pour la parapher.

L’entraîneur a pu bâtir son équipe sereinement

Les politiques ont cependant laissé l’entraîneur actuel, Jake White (un Blanc), à peu près tranquille pour construire son équipe. Sans états d’âme, il a bâti un groupe pour gagner la Coupe du monde, avec des Afrikaners, des anglophones et des Noirs. Les meilleurs à leurs postes. Certains ont pourtant remarqué, que, selon la terminologie raciale officielle, un seul des six joueurs de couleur est un « noir ethnique », les cinq autres, tels Habana et Pietersen, sont des « coloured ».

Jack White sait qu’il ne peut que mécontenter tout le monde. Les Noirs si il ne choisit pas assez de Noirs. Les Blancs, s’il sélectionne des Noirs pour des raisons politiques. Les joueurs, aussi, qui veulent être sélectionnés pour leur talent et non leur couleur.

Mais White a réussi à maintenir les pressions politiques hors des vestiaires. A voir les joueurs s’entraîner, détendus et souriants, répondant au quart de tour aux instructions des coaches en anglais et en afrikaans, on peut croire qu’ils vivent bien ensemble, et ont la capacité de s’unir pour remporter le trophée.

« Je n’ai jamais considéré la couleur de la peau comme un sujet d’intérêt », dit d’ailleurs Habana. « Que l’on soit blanc, rose, noir ou bleu, ça n’a aucune importance. » Si les Boks ne gagnent pas, la nation sud-africaine saura sûrement s’unifier... pour réclamer les têtes du coach et des joueurs.

Angleterre - Afrique du Sud au Stade de France - samedi 20 à 21h - diffusé sur TF1.

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Lire aussi : Mondo Rugby, le blog de Pierre Grundmann

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  • Anonyme

    Coincidence amusant que ceci soit mis sur le tapis à l’approche de la finale alors que l’équipe est connue depuis des mois ! Destabilisation ?

    Sinon, cela montre une fois de plus l’absurdité des quotas. Si, en Afrique du Sud, les rugbymen sont plutot blancs, c’est que les blancs jouent plus au rugby et depuis longtemps. Subventionner un max des écoles de rugby junior dans les quartiers noirs et vous aurez des joueurs de haut niveaux noirs...dans 15 ans tout naturellement.

    Avec cette logique, on pourrait dire que le Sud-Ouest est sur-représenté en équipe de France ! Je vois déjà notre futur secrétaire d’état aux sports imposé un quota de picards et bretons !

    C’est pas une blague à Fréche ? Lui, il se plaignait du manque de blancs dans l’equipe de foot et tout le monde l’a renvoyé dans ses buts avec raison.

    • Anonyme

      Et ca n’a choqué personne que l’équipe de Namibie qui a affrontée la France n’était constituée que de blancs alors que proportionnellement il y a moins de blancs en Namibie qu’en Afrique du Sud. Et pourtant il n’y a pas eu d’apartheid là-bas à ce que je sache. Et puis en France c’est pareil, il y a beaucoup plus de noirs au foot qu’au rugby dans l’équipe nationale.
      C’est plus un problème de culture que de ségrégation. Le rugby est plus un sport de bourgeois et le foot un sport populaire. Je dis ca sans mépris ni pour l’un ni pour l’autre.

      • Arnaud Aubron
        Arnaud Aubron
        Les Inrocks (et ex-Rue89)
        • Posté à 16h06 le 14/10/2007
        • Internaute 77
          Les Inrocks (et ex-Rue89)

        Petit raccourci historique qui rend la démonstration fragile : l’apartheid a bel et bien sévi en Namibie jusqu’à la fin des années 70.

         
        • Anonyme répond à Arnaud Aubron

          Il n’empêche que le problème se pose également pour la Namibie, ex-colonie allemande, puis administrée par l’Afrique du Sud.

        • Anonyme répond à Arnaud Aubron

          Bon désolé j’avais pas vérifié. Pourquoi on ne le sait pas dans ce cas et on ne parle que de l’afrique du sud ?

          • Anonyme

            o noré pus gagner si on nété pas si sur de nous

          • Anonyme

            Parcequ’au moment de l’apartheid en Namibie, la Namibie était une « colonie » de l’Afrique du Sud. C’est l’occupant Sud Africain qui a imposé l’apartheid en Namibie. L’armée sud Arficaine s’est frittée avec l’armée Cubaine au cours de la guerre civile Angolaise. A l’époque, en Angola, il y avait les communistes soutenus par Cuba qui se battaient contre l’Unita de Jonas Savimbi soutenu par le régime sud Africain et les états-unis de Reagan.

            A un moment il y a eu des pourparlers de paix et les cubains ont accepté de quitter l’Angola si l’Afrique du Sud cessait de soutenir Savimbi, se retirait de la Namibie et liberait Mandela.

            C’est pour cette raison que Castro est l’un des premiers chefs d’état étrangers à avoir reçu la visite de Mandela.

        4 autres commentaires
      • Anonyme

        le rugby, un sport de bourgeois ? ? vous pensez vraiment que les « bourgeois » envoient leurs gamins se faire pousser des chous-fleurs à la place des oreilles ? ?

         1 autres commentaires
      • Anonyme

        Bien sûr que si il y a eu l’apartheid en Namibie, au Zimbabwe et en Afrique du sud. sais tu que les premiers camps de concentration ont été érigés en Namibie par les allemands ? et qu’ils y ont exterminé toute une population.

    • Anonyme

      ...vous pouvez arrêter vos conneries « colorifères »,cinq minutes ? ...CA DEVIENT INDIGESTE !

      • Anonyme

        +1

        Au fait ici en France 60 millions d’habitants dont pas loin de 50 « blancs » et sur le terrain lorsque l’equipe de France de football joue il n’est pas rare d’avoir 8 noirs pour 3 blancs et ça choque qui ? ? ... pas grand monde,d’ailleurs le premier qui rale se fait aussitot traiter de facho-rasiste-xenophobe-sale en foiré-etc...

        Ca devient gavant ce « racisme » orienté qui n’appartient qu’aux noirs et tout ce qui n’est pas « blancs » et qu’on manque pas d’instrumentaliser.

        Au fait personellement ma premiere idole fut Jimi Hendrix car ..... c’est le plus grand guitariste de l’histoire point barre.

    • majdad
      • Posté à 23h02 le 15/10/2007
      • Internaute 19469

      Avec votre manie de la représentation proportionnelle de la couleur vous recréez l’apartheid dans toute sa splendeur d’antan.On va quand même pas les sélectionner parce qu’ils sont noirs et mauvais plutôt que blancs et bons, on les sélectionne parce qu’ils ont du talent. Est ce qu’en France on sélectionne des « noirs » dans n’importe qu’elle équipe de France parce qu’ils sont noirs et pour respecter les quotas, non, seulement parce qu’ils sont bons, un point c’est tout

  • Anonyme

    Vous critiquez le peu de joueurs noirs dans l’équipe de rugby Sud-Africaine alors que la grande majorité de la population est noire....et je suis pleinement en accord avec votre position, dès lors vous serez de mon avis pour dénoncer le manque de joueurs blancs dans l’équipe de foot en France, pays majoritairement blanc...

    • Anonyme

      Sauf que les raisons ne sont pas les mêmes...
      Les Noirs jouent au foot, en France, parce que de bonnes âmes leur ont facilité l’accès aux stades plutôt qu’aux universités. Quand un Noir pourra espérer réussir sa vie professionnelle autrement qu’en tapant dans un ballon, on aura constaté un progrès.

      • Anonyme

        C’est vraiment considerer que le foot est une voie de garage et victimiser une fois de plus les gens de couleurs.

        Je pense qu’il y a aussi des blancs qui souhaite réussir au foot et pas seulement des noirs parce que ceci ou cela.

        Il y a des blancs pauvres qui vivent également dans les HLM .

        L’ecole en France est gratuite et obligatoire et les familles pauvres ont des bourses scolaires. Dans quel autre pays peut-on avoir ce luxe ? Alors arretons de dire que la France est un pays qui empeche des minorités de faire leurs etudes.

    • jobik29
      • Posté à 09h46 le 17/10/2007
      • Internaute 19563

      en effet il est possible de se poser la question , peut-etre est ce du au coatching et aux selectionneurs ? les joueurs noirs sont peut-etre meilleurs apres tout , au foot ... en france .... et peut-etre aussi , en afrique du sud ( pays que je soupconne peu d’apartheid tant la memoire est fraiche en ce pays ) les joueurs de qualite au rugby sont ils blancs dans leur majorite ? au cricket , sport tres pratique en Afrique du sud , la majorite de l’equipe nationale (niveau 1er rang mondial ) est composee de joueurs d’origine indienne , et alors ou est le probleme , ? personne n’y voit de segregation ou d’un quelconque signe de racisme. l’equipe de france de cyclisme est composee en majorite de cyclistes blancs , et l’equipe mationale de basket , celle de hip hop , celle d’athletisme , sont composees en majorite de sportifs noirs , et alors ? eh ben alors chaque communaute a ses preferences en matiere de sport et c’est le cas dans bien des pays . pourquoi aller chercher midi a quatorze heures et vouloir tout traiter sur le mode du racisme et de la segregation ? il y a d’autres combats que ceux du racisme dans le sport a mener , un peu d’energie au service du combat contre les inegalites vis a vis de l’emploi serait bien venue ! mais attention la segregation qu’elle soit negative ou positive reste ce qu’elle est ... de la segregation ! et tout ca risque d’envenimer une situation a la francaise qui n’est pas si mauvaise , loin s’en faut .

  • Anonyme

    Ne faites pas l’ane pour avoir du son, mon cher, vous savez fort bien qu’on n’a jamais eu d’apartheid chez nous. La question est autrement plus sensible en Afrique du Sud.

  • Anonyme

    Je pense qu’il ne faut pas se fier aux statistiques, pourquoi obliger un quota de noire en rugby en Afrique du sud ? Seule la qualité de jeux devrait etre a démontrer et non la couleur ! En France les noires savent mieux jouer au foot que les blancs, en afrique du sed les blancs savent mieu jouer au rugby que les noires, c’est tout... Tant qu’il n’y a pas d’exemple concret de ségrégation raciale je ne vois pas le problème !

    • Anonyme

      « En France les noires savent mieux jouer au foot que les blancs, en afrique du sed les blancs savent mieu jouer au rugby que les noires, c’est tout »... C’est énorme ce que vous dites là. Demandez vous un peu pourquoi ces états de fait. Le but n’est pas ici de faire le constat, mais de se demander pourquoi et comment les choses peuvent s’améliorer. Parce que non ce n’est pas normal qu’un pays qui compte 10 fois plus de noirs que de blancs envoie une délégation comptant 5 fois plus de blancs que de noirs. Ca ne peut pas être réglé demain, c’est bien d’accord, mais ce n’est pas normal.

  • Anonyme

    MBEKI (président de la RSA) avait reçu toute l’équipe avant son départ pour la France en lui demandant de bien représenter leur pays et de gagner si possible la coupe du monde. Pour ce faire, il avait également appaisé les joueurs en leur demandant de ne pas se préoccuper de toute cette polémique régnant autour (et non au sein) d’eux. C’est probablement là que se trouve l’intelligence d’un chef d’Etat qui suit bien la ligne de Mandela.

    Mon-Al

    • Anonyme

      Mbeki « l’intelligence d’un chef d’état qui suit bien la ligne de Mandela » ? ? ? ?

      Je rêve... Renseignez vous avant d’écrire ! Mbeki et ses sbires sont TRES corrompus et ont oublié depuis longtemps le combat et les idéaux de Mandela.

      • Anonyme

        Je parlais de la vision de Mandela envers le rugby. Il faut réfléchir et lire l’article d’introduction avant de ramener tout au niveau politique ! ! ! ! ! La politique sud-africaine n’était pas le sujet abordé.

        Mon-Al

         
        • Anonyme

          Mais c’est l’objet de l’article, la politisation de l’équipe Sud Africaine !

          Et avant de parler de l’intelligence de Mbeki, je réitère, renseignez vous. Je vais traduire et transmettre vos propos à mes amis là bas et en Europe et je suis sure qu’ils vont bondir !

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        ayant vécu en Afrique du sud, je suis étonné par cette asertion. Mbeki corrompu ? on peut lui reprocher bcp de choses (exemple sa position sur le SIDA) mais pas d’être corrompu. Bien au contraire, il lutte contre la corruption ; il n’a pas hésité à démettre de ses fonctions son vice-président qui était mouillé dans un scandale de corruption suite à l’achat de matériel militaire au groupe français Thales. Lacorruption existe partout (m^me en france, exemple d’achat d’appartement sous évalué à Neuilly, compte bancaire au japon, diamants de Bokassa, autant valoriser ceux qui luttent contre.

  • Anonyme

    Ca bouge, mais doucement. Pendant pas mal de temps, les joueurs noirs étaient des alibis, à l’écart et on ne leur filait quasiment pas la balle. Aujourd’hui, les ailiers sont visiblement des membres à part enti_re de l’équipe. Dans un pays avec un tel passé, il ne faut pas s’attendre à voir les choses changer immédiatement. De tout façon, c’est vrai que le rugby, là-bas c’est le sport des blancs.

  • Anonyme

    mais 80 !
    l’equipe de france a fait des tournees en afrique du sud en 71, 75 et 80, les boks en ont fait une en france en 74.
    source : Lien

    l’argument des gouvernements et de la federationn face aux protestations, etait qu’il ne fallait pas melanger Le Sport et la politique. comme pour la coupe du monde de foot dans l’argentine des militaires.

  • Anonyme

    Comme quoi, il n y a pas que l équipe de france qui a été politisé pendant cette coupe du monde.
    Vivement le retour du top 14...

    Amir

    • Anonyme

      Je me rappelle avoir eu, quelques mois avant la coupe du monde, une conversation avec un ami sud africain qui déplorait la politisation de la composition de l’équipe des Boks (quotas, représentativité de la population sud africaine, etc...).

      Quand je lui ai raconté ces derniers temps les « bons mots » de Laporte, la récupération de N$ et la couverture de TF1, il a admis que la politisation de l’EDF dépassait de loin celle des Boks !

  • Anonyme

    Je ne comprends rien aux statistiques ethniques : on nous disait hier que c’est pas « bien », qu’il ne fallait pas les autoriser comme aux USA, et rue89 nous en fait une.
    C’était incorrect pour l’équipe de foot française...
    Et là pour le rugby sud Africain ça passe...
    Soit on permet ces statistiques ethniques pour tout soit on le permet pour rien, mais cela ne doit pas être en fonction de la couleur de peau dominante du groupe, sinon cela s’appelle un traitement raciste !

  • A déménagé le 8-10-2011
    • Posté à 21h35 le 14/10/2007
    • Internaute 13512
      nc

    chez nous il n’y a pas de « Beur » dans l’équipe de rugby et peut-être que l’explication se trouve dans le fait qu’il n’y a pas de stades dans les banlieues, à Paris, dans les grandes villes et qu’il est moins facile de jouer au rugby qu’au foot sur du ciment.
    Pour l’Afrique du Sud comme pour la France, au lieu de nous bassiner avec des quotas, il serait sans aucun doute plus judicieux de donner les moyens à TOUT le monde de pouvoir jouer et aaaaaamen

    • Anonyme répond à A déménagé le 8-10-2011

      ben c’est pas vrai ! il ya des stades en banlieue depuis longtemps et des équipes de rugby : je cite stains, aulnay sous bois etc incluant toutes la péripherie evidemment 2eme serie regionnale ou honneur , ça frotte les oreilles ; et les équipes juniors rencontrent tous les grands , j’ai le souvenir personnel d’empoignades féroces avec le stade français ou le racing comme pilier , avec un entraineur bénévole célèbre mr Michel Debet arrière international j’arrète je peux en parler longtemps !

    • Anonyme répond à A déménagé le 8-10-2011

      pas de beur ?
      abdelatiff benazi

      • Anonyme

        abdelatif n’est pas beurre il est marocain naturalisé

  • Anonyme

    Parfaitement d’accord avec le CA de 14 h 59. L’indignation sélective, ça suffit !
    Si l’on ne peut pas dire, comme Frèche, que les Noirs sont sur-représentés dans l’équipe de France de foot, alors il ne doit pas être tolérable non plus de dire qu’il y trop de Blancs dans le XV d’Afrique du Sud.

    • A déménagé le 8-10-2011
      • Posté à 22h16 le 14/10/2007
      • Internaute 13512
        nc

      ça n’a rien à voir ...
      il s’agit de ségrégation raciale ET sociale en Afrique du sud alors qu’en France les droits sont censés être les mêmes pour tous et donc il n’y a que Freche (et vous) pour remarquer qu’il y a « trop » de noirs dans l’équipe de France de foot.
      en un mot comme en cent, la couleur n’a AUCUNE importance et aaaaaaaaaamen.

  • Bakima Baliele
    • Posté à 23h09 le 14/10/2007
    • Internaute 18299

    Chers amis, comme un vieil adage dit, comparaison n’est toujours pas raison. L’Afrique du Sud et la France. Le foot et le rugby, etc. Une seule verite compte a mes yeux : la verite du terrain, celle qui vient du talent. Aux USA, pays multi racial par essence, ce debat continue dans certaines disciplines(sport d froid). Mais dans les autres sports, tel l’athletisme, la boxe... il n’existe presque plus. Raymond Domenech aime dire souvent qu’il selectionne le meilleur au poste.

  • Anonyme

    Réponse à Félicité Mafoi (22 h 16)
    La comparaison ne serait pas valable parce que l’Afrique du sud et la FRance « ça n’a rien à voir ». OK. Alors restons en France et testons votre honnêteté :
    approuvez-vous les gens du CRAN qui, en France, prétendent qu’il y trop de Blancs à la télé (tout comme Frèche trouve qu’il y trop de Noirs dans le foot) ?

  • Anonyme

    A la télé pendant longtemps « les noirs et les arabes » ont été clairement discrimés par peur que ca passe mal aupres du public. Ce n’est pas comparable avec l’equipe de france de football qui à ce que je sache ne juge que sur les competences

    Maintenant les quota et le fait de vouloir absolument que tout soit représentatif de la diversité c’est n’importe quoi je me sens aussi bien representé par un français d’origine africaine asiatique que par un français « de souche »

  • Anonyme

    Clint va faire un film sur la Coupe de monde 1995, organisée en Afrique du Sud. Une équipe réunifiée et multiethnique. Selon le même principe qu’Iwo Jima, verra-t-on l’action du côté des Afrikaners puis de celui de Chester Williams ? Ses quatres essais n’étaient-ils pas de complaisance ? Jouait-on à 14 ? Paraît-il, on ne lui passait pas la balle, et on ne lui parlait pas non plus. Comme quoi les automatismes. Ne le tolérait-on pour la « politique et l’image de la nouvelle Afrique du Sud » après le boycott ? Réponse en 2009.

  • Anonyme

    parlons de toutes les discriminations...
    Quand ça ne concerne que le fait de suer en short, passe encore mais quand ça concerne la LIBERTE D’EXPRESSION, alors là je dis STOP.
    Exemple : pour avoir le droit de pousser couragement un cri de liberté ici même, on passe un test discriminatoire : combien font 6+7 ? De façon à réserver la parole aux forts en maths et aux riches propriétaires de calculatrices.

  • Anonyme

    Lire ce genre « d’article » me désole et me met hors de moi.
    Il y aurait trop de blancs chez les boks ? ça on peut le dire ? Par contre, trop de noirs en EDF, non ?
    Ah. La pensée unique, vous connaissez ?
    Pour bien connaître l’afsud, je peux vous assurer que
    le rugby fait partie intégrante de la culture afrikaner et anglo locale. Faire du rugby, c’est CUL-TU-REL, on commence à l’école, on continue à la fac, et une cape chez les boks est sans doute l’évènement majeur d’une vie la-bas. Sans rire.

    De même, les bafana-bafana, l’équipe de foot nationale, ne compte pas un blanc (excepté un gardien dont je ne me souviens plus le nom et de l’inénarrable Pierre Issa)mais que des noirs.

    Pour revenir à cet article navrant, j’attends pour 2010 un article s’étonnant du manque de blancs en équipe de foot sudafricaine. Si je ne le lisais pas, je ne pourrais que conclure à la profonde malhonnêteté intellectuelle de Pierre Grundmann.

    PS : SI Jack White n’a pas subi de pressions, alors vous connaissez bien mal le sujet. Il a failli être écarté au moins 2 fois pour ne pas avoir sélectionné assez de noirs !

  • Anonyme

    Si vous connaissez si bien l’Afrique du Sud, et ca a l’air d’etre le cas, vous savez que la composition « raciale » de l’equipe est un sujet sensible ici. Vous savez aussi que toute comparaison avec la France est historiquement et sociologiquement malhonnete. Vous savez enfin que personne ne nie que le rugby reste un sport majoritairement blanc mais que PERSONNE NE LE DEPLORE, tant les noirs, pour la plupart, se foutent de jouer au rugby (oui c’est culturel, evidemment) mais soutiennent les Springboks sans etats d’ame...

    Les quotas n’interessent pas plus les communautes noires que les Afrikaners. L’acces aux ecoles, en revanche...

    Je vis au Cap, je vis une tres belle Coupe du monde, avec mes amis noirs, blancs, coloured et indiens, et tout le monde est derriere les Boks. Je voulais juste retablir au moins cette realite la. Samedi prochain, c’est l’Afrique du Sud toute entiere qui sera championne du monde. Je vous assure que ce sera vecu comme tel.

    Amicalement.

    Antoine

  • Anonyme

    Ceci dit, j’avais lu un article sur la discrimination positive, mais dans le sens inverse. A savoir remettre des Blancs un peu partout, histoire d’éviter que les savoir-faire se perdent. Comme par ex., les compétences sur les grandes eploitations pluricentenaires. Heureusement, Os du Randt, pilier de l’équipe, va revenir dans sa ferme. L’exil des anciens colons est dramatique pour le pays, d’après Brink ou Coetzee. Oui, comme dit l’inénarrable Daniel Herrero, les Springboks sont toujours une équipe de grands blonds au crâne rasé d’1,90 m, à l’allure de néo-nazis.
    Voir les scènes de liesse sur les essais d’Habana. Go bokke !

  • Anonyme

    Je suis d’accord avec le post de 12h38, cet article est léger sur le fond et sur la forme. Celui qui l’a écrit ne connaît vraisemblablement rien au monde du sport et à celui du rugby en particulier.

    Les choses ne se décrètent pas ! ! C’est pas parce qu’on a x% de noirs et y% de blancs que l’équipe nationale aura la même composition. C’est absurde, surtout en sport ! ! Il y a des éléments culturels, politiques, sociologiques, etc, etc qui jouent pour beaucoup. Alors on peur l’expliquer, mais critiquer sans argumeneter c’est du vent.

    On pourrait comparer avec les iles du pacifique par exemple : les Tonga, Samoa et Fidji ont de magnifiques équipes avec pourtant des populations minuscules. Mais ça aussi ça s’explique même si c’est a priori bizarre. Tout n’est pas une question de populations en millions et de pourcentages ! !

    PS : l’auteur parle de « blacks, blancs, beurs » dans son article, et cela de mnaière abusive à mon goût. Car il n’y aura jamais d’équipe Black-Blanc-Beur en Afrique du Sud pour la bonne raison qu’il n’y a pas de Beurs là bas. Si l’auteur fait référence aux personnes « coloured », alors il se trompe : ce ne sont pas des « Beurs ». S’il ne fait pas référence à ces personnes, alors qu’il s’abstienne de parler des beurs alors qu’il n’y a pas lieu, cette expression étant ici complètement galvaudée.

    • Anonyme

      C’est peut être Blacks, Blancs, Boers ! ! ! !

  • Anonyme

    Je suis d’accord avec le post de 12h38, cet article est léger sur le fonds et sur la forme. Celui qui l’a écrit ne connaît vraisemblablemnt rien au monde du sport et à celui du rugby en particulier.

    Les choses ne se décrètent pas ! ! C’est pas parce qu’on a x% de noirs et y% de blancs que l’équipe nationale aura la même composition. C’est absurde, surtout en sport ! ! Il y a des éléments culturels, politiques, sociologiques, etc, etc qui jouent pour beaucoup. Alos on peur l’expliquer, mais critiquer sans argumeneter c’est du vent.

    On poourrait comparer avec les iles du pacifique par exemple : les Tonga, Samoa et Fidji ont de magnifiques équipes avec pourtant des populations minuscules. Mais ça aussi ça s’explique même si c’est a priori bizarre. Tout n’est pas une question de populations en Millions et de pourcentages ! !

    PS : l’auteur parle de « blacks, blancs, beurs » dans son article, et cela de mnaière abusive à mon goût. Car il n’y aura jamais d’équipe Black-Blanc-Beur en Afrique du Sud pour la bonne raison qu’il n’y a pas de Beurs là bas. Si l’auteur fait référence aux personnes « coloured », alors il se trompe : ce ne sont pas des « Beurs ». S’il ne fait pas référence à ces peersonnes, alors qu’il s’abstienne de parler des beurs alos qu’il n’y a pas lieu, cette expression étant ici complètement galvaudée.

  • Anonyme

    Soyons honnête,l’équipe de France de rugby c’est pire.Pierre Grundmann le sait mais n’en dit pas un mot pourquoi ?
    En effet,Il n’ya pas un seul arabe dans l’équipe.Benazzi,dans les années 90 n’était qu’une exception. De même,les antillais ne sont pas sélectionnés car ils n’aiment pas le rugby comme les maghrébins.Cessons de nous voiler la face,le rugby Français est un sport de blanc.Ce n’est pas un reproche,c’est une constatation.Ce n’est pas les deux africains Betsen et Dusautoir qui y changeront quelques choses.Le rugby n’est guère prisé en banlieue et par nos minorités ethniques.Le foot lui est un sport multiethnique,qui intéresse tous les Français(blancs et minorités ethniques).
    Les sud-africains avec Pietersen et le flamboyant Habana s’en sortent mille fois mieux que nous,point de vue rugby.

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