Budget : les cinq failles du projet de loi de finances 2010
Le budget de l’Etat pour 2010 présenté mercredi au Conseil des ministres affiche la plus grave dégradation des finances publiques en France depuis 1974. A 140 milliards d’euros (8,2% du PIB), le déficit budgétaire représente la moitié des dépenses de l’Etat.
La crise est bien sûr passée par là. Mais son impact sur les comptes publics est beaucoup plus spectaculaire que lors de la précédente récession de 1993. Il révèle l’ampleur de la destruction du tissu économique en France en cette « année 2009 cauchemar ».
Ce budget est d’abord un budget de crise, qui fait le choix de laisser filer les déficits pour éviter de prolonger la récession. Est-ce pour autant « le meilleur des budgets possibles compte tenu des circonstances » ? Probablement pas. Cinq principales critiques peuvent lui être adressées :
1. La politique de baisses d’impôts menée depuis 2002 a approfondi le déficit structurel de l’Etat de 30 milliards d’euros, soit près de 2 points de PIB. Les seules baisses d’impôts destinées aux contribuables les plus aisés représentent près de 20 milliards d’euros. Ces baisses ont limité d’autant les marges de manœuvre nécessaires pour une relance conjoncturelle en période de crise. C’est également le cas de la suppression de la taxe professionnelle en 2010, dont le coût aurait été mieux utilisé pour la relance de la consommation des classes moyennes.
2. Cette contrainte fiscale explique en grande partie la faiblesse du plan de relance décidé cette année. Elle explique également l’incapacité du gouvernement d’inscrire un second plan de relance pour 2010, pourtant nécessaire pour juguler le durcissement du chômage et de la crise sociale.
3. Le paquet fiscal est pour l’essentiel confirmé. La fiscalité des ménages restera orientée en 2010 sur l’allégement de la fiscalité du patrimoine et la baisse, ciblée socialement, de l’impôt sur le revenu. De manière symbolique, les diverses mesures « sociales » arrêtées en 2009 - dont les baisses limitées ciblées sur les plus modestes - sont supprimées de ce budget.
4. Les grandes décisions structurelles ont été une nouvelle fois repoussées. Le « verdissement » des finances publiques est entamé avec la taxe carbone mais demeure trop modeste. Les investissements dans les dépenses d’avenir sont laissées à la mission « grand emprunt ». La lutte contre les déficits structurels et le respect de la programmation pluriannuelle 2009-2012 des finances publiques, qui avaient été pourtant confirmés en juin lors du débat d’orientation budgétaire sont mis de côté : le retour des finances publiques sur une trajectoire soutenable est renvoyé à la discussion de la prochaine loi de programmation des finances publiques.
5. La hausse des prélèvements obligatoires pour restaurer les finances publiques est inévitable à terme. A défaut d’une réorientation de la politique fiscale, elle risque de frapper une nouvelle fois les classes moyennes (via la hausse des prélèvements locaux et sociaux), hypothéquant, au-delà du problème d’équité, les marges de rebond de l’économie.
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- Sur Rue89Budget de l'Etat : pas encore voté et déjà périmé
- Sur lefigaro.frUn budget 2010 de sortie de crise
- Sur nouvelobs.comLe déficit serait de 116 milliards, soit 84% du PIB
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passant
passant
Un article de presse en Allemagne que l’on ne verra JAMAIS en France, tellement les journaleux se font dans le froc.
Ci-dessous, la traduction avec les photos, le titre étant : Sarkozy « vit comme Dieu en France », en allusion à ce dicton allemand qui nous envie notre douceur de vivre...
Traduction : 8 avions, 61 voitures de fonction, 1000 employés.Toute la France est touchée par les mesures de récession. Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans)Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.- Dans les 300 mètres carrés de l’appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an- Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l’accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d’urgence.- Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d’euros) a été baptisé « Carla » du prénom de madame Sarkozy numéro 3 (c’est mimi... NdT) - Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d’euros- Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d’Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.- Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l’Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.- Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d’honneur que le Chef de l’Etat incarne la « Gloire de la nation » . Il est le successeur du Roi Soleil. Et c’est exactement comme tel qu’il vit. Légende des photos : - Gauche : Le Roi Soleil et sa Madame Pompadour : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni- Droite : Un des 30 « réfectoires » du Palais de l’Elysée




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